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 (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis]

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MessageSujet: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Ven 12 Mai - 18:43

I don't get drunk : I just get less classy and more fun !



« Bah merde alors… Elles sont où ? »

Mes clés bordel ? Où sont mes clés ? Je fouille dans mon sac, termine même par le vider lamentablement sur le paillasson devant la porte de chez moi. Je fouille parmi tout ce qui se trouve maintenant par terre et me décompose au fur et à mesure que je le fais parce que je réalise que je n’ai pas les clés de chez moi. Je laisse échapper une plainte emplie de désespoir avant de me laisser tomber le cul sur le sol froid. Qu’est-ce que j’en ai foutu ? J’essaye de me souvenir le déroulement de la soirée : après le boulot, je suis allée directement dans un bar où j’ai bu quelques verres, sans doute un peu trop, j’ai flirté avec ce type absolument canon mais qui finalement a commencé à me raconter sa vie et j’ai pris le large avant qu’il se transforme en fontaine tant il était au bout du rouleau, j’ai pris un taxi qui m’a ramenée chez moi et... Je ne me souviens pas avoir sorti mes clés au bar où j’étais ni dans le taxi. Oh… Oh non… Oubliées au Crashdown. Je soupire et range tout mon bordel dans mon sac avant de me redresser. Je regarde autour de moi et plisse le nez avant de m’approcher de la maison de Kurtis : je peux bien aller pioncer chez lui, ça compensera les fois où je le laisse dormir à la maison, voilà. Une fois arrivée je frappe à la porte, puis sonne mais rien. Je lève les yeux au ciel en jurant pour moi-même avant de jeter de nouveau un regard aux alentours. Je pourrais bien marcher jusque chez Max mais je n’ai pas envie qu’il me voit dans cet état alors… En gros, je n’ai plus qu’à retourner au Crashdown. Magnifique. Je rappelle un taxi, m’asseois sur le trottoir et attends, me gêlant littéralement les miches, regrettant de ne pas avoir une petite bière pour me réchauffer même si j’ai déjà pas mal bu ce soir. Une de plus ou une de moins… Le taxi termine par arriver, et ce n’est pas dommage vu le temps qu’il a mis. Il s’excuse d’ailleurs. Il peut se les garder ses excuses : je suis gelée moi en attendant. Il tente de me faire la conversation sur le trajet mais je ne réponds que par de brèves phrases, n’ayant pas vraiment envie de faire la discussion à ce type qui a failli me donner des engelûres aux fesses (je suis en jupe…).

Arrivée à destination. Tant mieux.

« Je vous attends ?
- Non c’est bon. »

Je le paye et me tourne vers le Crashdown alors qu’il s’éloigne. Non, il va pas m’attendre et laisser tourner le compteur parce qu’il faut que je les retrouve mes clés hein alors ça peut aller vite mais ça peut prendre du temps et je ne roule pas sur l’or donc… Je fais quelques pas puis m’arrête en apercevant, il me semble, une silhouette à moitié afalée par terre à quelques mètres de moi. Je plisse les yeux, jette un coup d’œil autour de moi et décide de m’avancer histoire de m’assurer de ce que je crois voir. Finalement, lorsque je m’approche, je reconnais la dite silhouette. C’est Kurtis. Je fronce les sourcils en réalisant qu’il est à moitié à poil et grimace de dégoût en voyant du vomi juste à côté de lui. Il me semble voir des trucs dessinés sur lui mais je ne suis pas certaine. Ce n’est que quand je suis proche que je distingue nettement des dessins en tout genre faits visiblement au feutre sur son torse et sur ses bras.

« Kurtis ! » je l’interpelle en m’arrêtant devant lui.

C’est quand il relève son visage vers moi que je m’aperçois qu’on lui a aussi fait des dessins sur le visage, enfin, un dessin en fait mais pas n’importe lequel : un connard lui a dessiné un pénis sur la joue, un pénis qui va en direction de sa bouche. Sérieusement ? Ils ont fait ça ? J’ai envie de rire. Si je n’avais pas bu je n’aurais peut-être pas envie de rire mais là c’est tellement… Je me mords l’intérieur de la bouche pour éviter de laisser échapper ce rire qui ne demande qu’à sortir. Je me mets finalement à genoux en face de lui, en prenant soin d’éviter de marcher dans son vomi, et décide par ailleurs de respirer par la bouche : je tiens pas à l’accompagner dans son épisode vomitif voyez-vous…

« Je te demanderais bien qui t’a fait quoi mais ça changerait rien… Est-ce que ça va ? Si tu veux encore vomir faut me le dire, je me recule. » je le préviens en le pointant du doigt avant de secouer la tête en soupirant, un petit sourire accroché à mes lèvres bien malgré moi. « Tu verrais ta tête… Pardon. » Je tente de reprendre un air sérieux. « Tu m’étonnes que t’étais pas chez toi… J’ai été frapper parce que j'ai oublié mes clés ici. » je lui dis alors qu’il doit probablement totalement s’en foutre mais bon. « Je t’aide à te lever ou tu veux attendre un peu ? Faut qu’on te décrasse… »

Je lui dis pour le pénis dessiné sur sa joue ? Hm… Non. On va attendre un peu.


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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Lun 15 Mai - 17:23




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# ryan
# kurtis
Il frotte ses yeux du revers du pouce puis descend les escaliers pour s'adonner à sa dernière tâche avant le grand ménage et la fermeture des lieux. Une tâche simple pour une fois puisque Max l'a simplement chargé de marquer les niveaux des bouteilles de spiritueux du bar du sous-sol, histoire de s'assurer que les gars n'abusent pas. Ce qu'il ne lui a pas précisé, c'est que les gars en question seraient encore présents... Kurtis ralenti l'allure puis s'immobilise carrément au bas des marches, sa main baguées encore posée sur la rambarde.
Et merde...
Lui qui pensait être rentré de bonne heure et pouvoir pioncer au moins quatre heures aujourd'hui va devoir revoir ses plans, c'est certain. Cette situation pue la merde a plein nez. Enfoiré de Max ! Comment est-ce qu'il va pouvoir faire son taf si les Kings sont dans la place ? Et puis ils n'ont absolument pas l'air sur le départ ces gros relous...
« Hey, Prospect ! Qu'est-ce que tu fiches encore ici ? On pensait que tu étais parti tenir la queue de Mad ! » l'apostrophe l'Ours, provoquant quelques rires gras parmi ses camarades attablés sur une des tables, occupés à faire un poker visiblement.
Kurt ne relève même pas. Il grogne un peu et se dirige vers le comptoir en espérant que s'il évite de faire du bruit, ils lui ficheront la paix. Mais c'est bien mal les connaître. Du coin de l'œil, le grand brun les voit échanger des messes basses et fomenter - il le sait d'expérience - un plan pour le faire royalement chier. Il pousse un petit soupir en constatant l'état du bar dans lequel les gars se sont déjà largement servi...
« Ramène donc ton cul osseux par ici Kurtis ! J'crois que j'avais pas terminé de te plumer l'autre fois ! »
« J'suis à sec. Et j'ai du boulot. »
« Laisse-le en dehors de ça l'Ours. J'ai aucune envie de l'entendre chouiner ce soir. Et puis on est bien, entre hommes» s'en mêle Ezra, sans lever les yeux de son jeu.
Kurtis ne l'apprécie pas des masses (uniquement parce qu'il a senti que Max ne le portait pas dans son cœur en fait), mais pour le coup, il est plutôt content de son intervention...
« Fais pas ton rabat-joie ! Allez Prospect, viens t'asseoir. Et ramène nous un pichet ! »
« Et quelque shots ! »
« J'peux pas les gars... J'suis censé... »
« Fais aps chier Kurt ! Juste quand j'commençais à te trouver moins con ! Tu veux que j'dise à Max que tu fais d'la résistance ? »
Kurtis soupire. Ça le gonfle, voila. S'il ne leur obéit pas, ils vont lui taper sur les doigts et le balancer à son patron. Sauf que s'il s'exécute et les rejoint, il sait comment ça va finir : mal. Ils vont lui tenir la jambe pendant des heures et quand, fins bourrés et épuisés ils décideront de rentrer, il devra jouer les chauffeurs PUIS revenir ici terminer son boulot. Autrement dit : il est là jusqu'au l'aube.
« S'vous plait les mecs... »
« Tu vois, il commences déjà à pleurnicher » tique Ezra en faisant signe à son propre Prospect de miser. Kurtis lui jette un coup d'œil empreint de jalousie. Ezra le traité comme s'il était déjà patché et, même si la plupart des gars se foutent de lui, en présence du fils du Président, ils se contiennent... et reportent apparemment leur frustration de ne pouvoir l'atteindre sur lui.
« Je pleurniche pas » proteste mollement Kurt en attrapant la bouteille de JD pour servir les shots réclamés. « C'est les derniers verres et après vous bougez OK ? J'dois faire l'inventaire et si vous cussez tout au fur et à mesure... »
« Ouais, ouais. Promis maman, on sera bien sages ! »

***

Sauf qu'ils n'avaient pas été sages du tout. Aucun d'entre eux.
Étendu sur le lino pailleté du Crashdown, Kurt essaie de se remémorer à quel moment la situation à dérapé et échappé à son contrôle. Il en vient à la conclusion que tout était déjà joué d'avance, dès l'instants ou les gars ont eu l'idée de venir faire leur poker au QG... Ils avaient prévus de s'éclater et l'arrivée du Prospect avait été la cerise sur le gâteau.
Kurtis laissé échapper un grognement plaintif, fermant les yeux en espérant que le décor arrête enfin de tourner. Il aimerait dormir mais une part de lui sait qu'il a des choses à faire. Des choses importantes. Sauf qu'il n'arrive plus à se souvenir de ce que c'est. Son ventre est noué par une appréhension qu'il n'arrive pas à identifier et il a le cœur au bord des lèvres. Il déglutit, encore et encore. Sa salive est acide et il sait que dans peu de temps, tout passera dans l'autre sens...
Peut-être que ça vaudrait mieux, qu'il en finisse avec ces conneries et cette sensation désagréable de nausée. Mais il est trop fatigué pour se déplacer jusqu'aux toilettes. Il ne sait même pas où il se trouve et dans quelle direction s'orienter. En plus il fait tout noir. C'est évidemment parce qu'il a les paupières fermées mais le Prospect n'en a même pas vraiment conscience.
Il est en train de sombrer lorsque du bruit quelque part autour de lui le ramène à un vague état de conscience. Il essaie de bouger et c'est le mouvement de trop. Son estomac se contracte d'un coup et il sent un liquide brûlant (dans tous les sens du terme) remonter et s'échapper de sa bouche. Les épaules secouées par ses hoquets gras et douloureux, Kurtis subit les assauts répétés de son estomac malmené dans trouver la force de se relever ou de changer de position. Les yeux larmoyants, il attend que ça se termine, incapable d'agir.
Quand les spasmes cessent, il se sent lessivé. Et il sent surtout le vomit...
Mais ça ne l'empêche pas de recommencer à somnoler, maintenant qu'il se sent effectivement un peu moins nauséeux...

« Kurtis ! »
Il rouvre subitement les yeux, observant le décor de son regard vitreux. Il voit quelqu'un planté devant lui et met une éternité à reconnaître Ryan.
J’ai un peu vomi, fais gaffe, aimerait-il lui dire. Mais sa bouche est trop pâteuse. C’est comme si sa langue était venue se coller contre son palais et il n’arrive pas à ouvrir la bouche. Alors il se contente de la regarder, de cet air de poisson mort caractéristique des gens ivres.
Elle s’agenouille devant lui et parle, mais il n’entrave rien de ce qu’elle lui raconte. En tout cas ça doit être drôle, parce qu’elle sourit avant de lui parler de clés. Il a perdu ses clés ? Si c’est ça, Max va le tuer. Il lui a confié le jeu en lui disant bien qu’il avait intérêt à y faire attention…

« Je t’aide à te lever ou tu veux attendre un peu ? Faut qu’on te décrasse… »
« J’ai vomi » parvient-il finalement à lui dire, trois ans après que l’idée ait germé dans son cerveau noyé sous les flots d’alcool que les gars l’ont obligé à ingérer. Bon OK, ils ne lui ont pas non plus collé un entonnoir dans le gosier mais… Bordel, ils savent bien qu’il peut rien leur refuser ! C’est dégueulasse !

Ryan se montre conciliante, elle lui explique qu’elle a bien vu et qu’ils s’occuperont de ça après, avant de lui proposer son aide pour qu’il se relève. Observant les alentours pour essayer de se repérer, encore confus, Kurtis accepte mais doit s’y reprendre à quatre fois au moins. Et lors de sa dernière tentative, il dérape un peu dans la flaque de vomi qu’il a généré et s’en colle plein le pantalon.
« Ah meeerde… » s’exclame-t-il en entreprenant, bien sûr, de frotter son jean avec ses mains « Chu plein d’vomi maintenant, t’as vu ? »



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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Mer 17 Mai - 21:03

I don't get drunk : I just get less classy and more fun !



« J'ai vomi. »

Sans déconner ? J'avais pas remarqué mon grand, j'avais pas remarqué. Je le pense mais ne le dis pas parce que je ne suis pas là pour le mettre encore plus bas que terre mais au contraire pour l'aider alors lui faire remarquer qu'il vient de dire un truc qui est totalement évident... Non. Je ne le fais pas. Pas comme ça. Je lui adresse un sourire compatissant bien que je ne sois pas certaine au fond qu'il percute vraiment. Pas grave. Puis, je choisis mes mots avec soin.

« Je sais mais ça ne fait rien. On va nettoyer après. Enfin, je vais nettoyer après mais faut d'abord que je m'occupe de toi, allez viens-là que je t'aide à te relever... »

Et sur quoi, je l'aide à se remettre debout. Enfin, j'essaye parce que ce n'est pas vraiment une réussite. Il essaye, il n'y arrive pas. J'essaye, je n'y arrive pas. C'est difficile parce qu'il n'arrive pas à troubler l'équilibre nécessaire et moi j'ai beau essayer... Bon, le fait que j'aie moi aussi de l'alcool dans le sang ne doit pas aider même si je suis bien moins saoule que lui. Et finalement, il termine par déraper dans le vomi. Je le vois et ma bouche s'entrouvre parce que... C'est crade et que ça ne va pas arranger nos affaires. Pas du tout même. Lui, il ne va pas arranger nos affaires parce que voilà qu'il se met à frotter son pantalon plein de vomi. Avec ses mains... Nues...

« Non bordel laisse... Ah Kurtis ! »

Là, pour le coup, je suis désespérée et je suis à la limite de vomir moi-même parce que non, c'est vraiment...

« J'ai vu mais touche plus ! Arrête ! » je lui dis en essayant de maintenir ses poignets pour qu'il arrête de tripoter son pantalon plein de vomi.

Et il finit par arrêter. En même temps, il a les bras qui sont comme ses jambes : du chewing-gum. Je glisse finalement mes mains sous ses bras.

« Maintenant, à trois tu te lèves et je te tiens, ok ? Sinon on n'est encore là demain. Un. Deux. Trois. »

Et à trois comme convenu je le soulève et il est encore assez lucide pour bien comprendre qu'il faut qu'il se redresse au trois et le voilà ENFIN debout. Je passe très rapidement son bras autour de mes épaules, en ignorant tant que possible l'odeur du vomis qu'il a en plus sur les mains maintenant et en réprimant une nausée.

« Allez, tu vas aller te laver et c'est pas négociable. A la douche ! »

Et sur quoi, je l'entraîne avec moi en direction des douches du Crashdown. Je jette un regard en coin vers son visage et vois du coup de bien plus près le pénis dessiné sur sa joue en direction de sa bouche. Je réprime un rire et toussotte.

« Dis euh... Tu te souviens de ce qu'il s'est passé ? » je lui demande alors que nous titubons du coup à deux en direction des douches. « Parce que... Ils ont dessiné sur toi Kurtis... Tu sais ce qu'ils ont utilisé comme euh... Feutre ? Tu te rappelles ? »

S'ils ont pris un truc indélébile on va être dans une merde noire. Enfin, moi pas tant que ça, c'est surtout lui qui va être dans la merde parce que le reste des dessins en soin, ça peut se planquer sous les vêtements mais le pénis sur la joue franchement c'est justement impossible de le cacher.

« Et puis pourquoi t'as autant bu ? »

La question ultime et essentielle : POURQUOI ? Pourquoi diable s'est-il mis dans un pareil état ? Qu'est-ce qui a pu le pousser à boire autant ? Parce que moi aussi je bois, c'est pas le problème, mais jamais au point de me retrouver malade comme ça... Jamais au point de me retrouver avec des dessins partout... Et encore heureux que ce soit moi qui soit tombée dessus parce que si c'était Max... Oh bon sang, si Max l'avait trouvé dans cet état il lui aurait fait passé l'envie de recommencer, à n'en pas douter.

« Attention ! » je dis alors qu'il manque de tomber et de m'emmener avec lui dans sa chute. « Regarde devant toi. »

Parce que si on tombe maintenant, déjà, je ne suis pas certaine qu'il sera de nouveau capable de se relever et en plus, je vais me retrouver moi aussi avec du vomi sur moi et là, je risque de vomir aussi et après ce sera une véritable hécatombe.

Mais vraiment...



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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Dim 21 Mai - 20:08




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« Tu nous avais pas dis qu’t’étais l’roi du bluff Kurtis ! Bordel va falloir se méfier d’ce gars-là ! » lui lance l’Ours en venant lui pincer l’épaule et le secouer un peu. Les lèvres de Kurtis s’étirent pour former un rictus satisfait alors qu’il ramasse la mise qu’il vient d’empocher. « Regardez-moi ce p’tit trou du cul ! Ca fait combien d’temps qu’on se connaît maintenant ? Un an ? C’est la première fois qu’j’te vois sourire ! C’est quand même dingue ! T’attendais d’m’enculer en fait ! »
« Non. C’est gay » proteste mollement le garçon, perdant du coup son ébauche de sourire et provoquant l’hilarité des autres participants.
Kurtis craignait de les froisser en remportant cette énième manche, mais non. Personne ne lui en veut. Ça lui fait tout drôle de ne pas les entendre lui crier dessus ou lui aboyer des ordres. Habituellement, il les regarde jouer de loin pendant qu’il passe la serpillère, fait la plonge ou assure le service. Mais ce soir, il est au milieu de ces gars qu’il admire de loin depuis des mois. Et il se sent à sa place.
Même Ezra, qui l’a regardé de travers plus longtemps que les autres a l’air de s’être détendu. Il a même ordonné à son Prospect à lui d’aller leur rechercher à boire, afin de permettre à Kurt de rester assis et de "profiter un peu". Ca lui a fait tout drôle. Ça lui a fait vachement plaisir. C’est depuis ce moment que lui-même a commencé à se tranquilliser pour profiter de sa soirée. Il n’est plus du tout pressé de foutre les gars dehors à présent et s’est fait à l’idée de veiller jusqu’à l’aube s’il le fat pour remettre tout en ordre avant l’arrivée des premières filles et de Max. Peu importe s’il ne dort pas, tant qu’il profite du moment présent.
« Merde, on a épuisé ce cher JD » grommèle l’un des motards, levant la bouteille de whisky que Kurt a accepté (après quelques supplications) qu’ils utilisent pour leurs shots. « Paix à son âme… J’vais pisser ! »
« Ça tente quelqu’un un billard ? » leur propose l’Ours, après avoir jeté un coup d’œil à son portable. « Kurtis ? »
« Mouais. OK » approuve-t-il en s’allumant une cigarette, avant de tirer son portefeuille pour y ranger les 500 billets qu’il vient de remporter. Mais son geste est stoppé par son ainé.
« Wow ! Tu fais quoi là ? »
« Ben j’range… »
« Ben tu ranges rien du tout ouais ! On va pas jouer pour l’plaisir de tâter d’la queue mon gars ! La mise est d’100$. »
Kurt réfléchi quelques secondes et puis soupir, résigné. Toute façon, il n’a jamais été très près de ses sous et puis il vient d’empocher une coquette somme. Il peut se le permettre. Il accepte donc de relever le défi de l’Ours et le suit jusqu’à la table installée au sous-sol, près du sanctuaire.
Il a des papillons dans le ventre. Pas seulement à cause de l’euphorie provoquée par le plaisir de se sentir accepté ou provoquée par les verres de Jack Daniels qu’il a enquillés, mais parce qu’il n’a pas vraiment mangé ce soir et que son estomac grogne un peu. Le Prospect prend place près de la table sur laquelle tout le monde a déposé son billet et, puisqu’il a remporté la partie de poker, il est désigné pour casser. Il examine la queue, frotte le carré e de craie bleutée sur son embout et puis se penche sur la table.
« Putain, c’est qu’il m’excite ce salaud, penché comme ça » se moque l’Ours en faisant glisser la queue de billard entre ses jambes. Kurt secoue la tête avec réprobation puis se concentre sur son coup et éparpille les boules sur le tapis vert.  
« Hey les gars ! J’nous ai ramené une copine ! »
Mais alors que les gars s’attendent à voir débarquer une vraie fille, en chair et en forme, le motard ne leur présente qu’une bouteille de Tequila à peine entamée.
« Merde, non ! On avait dit… »
« On avait rien dit du tout ! Détends-toi Grand Chef ! »
Un verre lui est servi et avant qu’il retouche à la table, ils l’incitent à l’avaler cul sec. Et puis Ezra tire ses cigarillos de l’intérieur de la poche de sa veste et en distribue à tout le monde. Sauf à son Prospect à qui il demande d’aller faire une course…
On ne peut plus fier, Kurt le regard s’éloigne, soutenant sans aucun mal son regard courroucé. Pour une fois que les putains de rôles sont inversés, il va savourer ! Et pour fêter ça, il avale le second verre de Tequila qui lui est tendu, avant de placer ses doigts sur la table, prêt à faire glisser la queue dessus.

***

Le retour à la réalité est brutal, cruel. Il était couvert de gloire il y a quelques heures et le voilà à présent couvert de son propre vomi. Ryan grimace à ses côtés, l’air désespérée. Elle lui demande d’arrêter de se toucher et il s’exécute, penaud. De toute façon, il n’a pas vraiment le choix puisque les mains de son amie se sont refermées sur ses bras engourdis.
« Maintenant, à trois tu te lèves et je te tiens, ok ? Sinon on n'est encore là demain. Un. Deux. Trois. »
Il a envie de rigoler. Parce qu’alors qu’elle entame son décompte, il pense à cette stupide chanson qu’apprennent les gosses à l’école. Mais il prend sur lui et résiste à l’envie de glousser qui l’aurait trop accaparé pour qu’il agisse.
Sauf que le changement de position fait remonter son estomac dans sa bouche et descendre son cœur dans son estomac. En gros : il a soudainement très envie de recommencer à vomir. Kurtis serre les dents alors que Ryan fait passer son bras autour de ses épaules pour le maintenir debout, constatant qu’il tangue dangereusement et menace de rejoindre une nouvelle fois le sol. Sol qui n’arrête pas d’onduler. Alors le Prospect ferme les yeux pour ne plus avoir à le contempler et calmer ses nausées.
Il entend la voix de Ryan mais n’arrive pas à comprendre ce qu’elle déblatère. Il a la tête qui tourne. Tout tourne. Et c’est difficile de se concentrer.
« Dis euh... Tu te souviens de ce qu'il s'est passé ? » le relance-t-elle après quelques instants, d’un ton suffisamment concerné pour qu’il daigne lui accorder un peu de sa très fragile attention « Parce que... Ils ont dessiné sur toi Kurtis... Tu sais ce qu'ils ont utilisé comme euh... Feutre ? Tu te rappelles ? »
« Hein ? »
Intrigué, il baisse les yeux sur son torse, couvert de tatouages. Sauf qu’il y en a des nouveaux. Qui donc ne sont pas des tatouages mais des dessins réalisés au feutre. Enfin c’est ce qu’elle dit. Il repère une paire de seins, quelques jeux de morpions et d’autres trucs qu’il n’identifie pas parce qu’il les voit à l’envers ou trop de travers.
« J’ai plus d’tee-shirt… » parvient-il finalement à articuler. « Ou c’qu’il est mon teeshirt ? Et mon cuir ? L’est où mon cuir ? »
Il veut se retourner pour retourner sur ses pas, regarder autour de lui, mais le moindre mouvement faire revenir l’ennemi vomi au galop. N’empêche, l’idée d’avoir perdu son cuir le contrarie beaucoup ! QU’est-ce qu’il va devenir ? Ils vont le virer s’il a perdu son cuir ! C’est sûr !
Oh putain ! Putain d’chierie de putain de merde !
« Attention ! » le met en garde Ryan alors qu’il s’essaie à nouveau à chercher son blouson, remis par le club, du regard. « Regarde devant toi. »
« Mais j’plus mon cuir ! ‘vont m’virer ! T’comprends pas ! C’trop grave ! » panique-t-il, son regard vitreux et exorbités par la peur fouillant frénétiquement le décor.
Ryan le rassure tant bien que mal et lui promet que, dès qu’il sera douché, elle l’aidera à retrouver son cuir.  
« Tu promets d’ta plus grande promesse ? » s’assure le grand brun, s’appuyant sur la jeune femme et essayant de sonder son regard pour être certain qu’elle ne cherche pas à l’entuber. « Parce que j’te bute si tu mens. »
Qu’elle se le tienne pour dit !

Sa promesse faite, Ryan continue de le faire avancer vers les vestiaires. Le couloir continue d’onduler désagréablement et Kurtis peine à rester droit et continuer de faire avancer ses jambes qui, par moments, se trompent complètement de sens. Alors qu’il essaie de poursuivre sur sa lancée, il se met tout à coup à reculer, incapable de se contrôler. Ryan le rouspète, s’agace, mais continue de l’aider quand même.
« T’es une chic fille » lui confie-t-il en souriant bêtement. « J’t’aime bien Ryan ! Mais pas pour ton cul. T’as un trop p’tit cul. Et t’as pas d’seins. Moi j’aime les gros seins. Comme Mia ! ‘fin ils sont pas non plus trop énormes tu vois, mais ils sont juste bien. Cette fille est parfaite ! » s’entend déclamer Kurtis avec conviction, avant de menacer de se casser la figure.
C’est qu’il a du mal à se concentrer à la fois sur sa langue et sur ses pieds capricieux…
Après ce qui lui semble une éternité, ils se retrouvent tout à coup du côté des douches, utilisées par les danseuses du club.
« Qu’est-ce qu’on fait là ? » demande-t-il alors à Ryan.


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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Sam 3 Juin - 18:24

I don't get drunk : I just get less classy and more fun !



Nom de… Quel dégât. Ils abusent… Je veux bien qu’ils s’amusent un peu, quoique j’aie beaucoup de mal à comprendre en quoi c’est drôle de faire autant chier quelqu’un comme ils peuvent faire chier Kurtis, mais à ce point-là… On se croirait dans une université alors qu’un nouveau venu doit faire face à un bizutage totalement débil mais Kurtis ne vient pas d’arriver dans le coin bordel… Il va falloir qu’à un moment donné ils arrêtent leurs conneries, s’ils ne veulent pas le faire fuir. En attendant… Eh bien en attendant je suis là pour lui, prête à l’aider autant que je le peux et ce soir, mon aide consiste à lui faire prendre une douche et à le ramener chez lui sain et sauf ce qui ne va pas être une mince affaire vu son état et vu que j’ai moi-même quelques verres d’alcool à mon actif ce soir. Oh je ne suis pas dans un état aussi lamentable que lui mais je ne suis pas autant capable que d’habitude, j’en ai bien conscience. Alors je j’intime à Kurtis de regarder droit devant lui pour lui éviter une chute qui entraînerait la mienne également, il se met à beugler qu’il n’a plus son cuir et qu’ils vont le virer. Il semble en proie à une véritable crise de panique et je secoue la tête en soupirant. Il doit pas être loin son cuir, c’est juste qu’il ne s’en souvient pas. Si ça se trouve, ce sont les petits cons qui lui ont fait qui l’ont caché mais il ne doit pas être bien loin.

« Du calme. Du calme ! » je hausse un peu le ton. « Il est forcément quelque part ici, on va le trouver quand tu seras lavé. »

Il me demande de lui promettre de ma « plus grande promesse » et j’ai envie de rire : on dirait un gosse. C’est mignon. Je laisse finalement échapper un petit rire quand il menace de me tuer si je lui mens.

« Mais oui je te le promets. Allez petite terreur, on avance. »

Et ce n’est vraiment pas facile parce qu’il semble avoir de plus en plus de difficultés à tenir sur ses jambes et bon, j’ai du mal moi de mon côté à le maintenir debout. Et quand il recule ça n’aide pas du tout, mais VRAIMENT pas du tout.

« Non Kurtis ! En avant bon sang ! Allez ! »

Parce qu’à ce rythme on ne sera pas arrivé aux vestiaires qu’il aura déjà désaoulé en fait. Je maintiens avec fermeté mon bras autour de sa taille pour continuer à essayer de le faire avancer, secoue la tête pour essayer de garder les idées claires de mon côté. L’envie de rire me reprend mais je me retiens en me mordant la lèvre. Kurtis me dit soudain que je suis une chic fille. Je lui jette un regard en biais et ai encore plus envie de rire en voyant le sourire bête qu’il affiche. Non mais sa bouille… Je l’adore ce mec. Vraiment. Parfois il m’agace un peu, dans des circonstances comme… Maintenant quoi. Et le fait que moi aussi je sois un chouilla saoule ne m’aide pas à mieux supporter mais oui, je l’adore. Alors je me mets à sourire bêtement aussi et puis je ris quand il parle de mon cul et de mes seins, que je n’ai pas selon lui ou en tout cas pas assez vu qu’il préfère les gros seins comme… Mia. Bon, des détails dont je n’ai finalement pas besoin mais enfin, toute façon impossible de l’arrêter.

« Oui, elle est parfaite. » je lui dis sur le ton de la conversation, en essayant d’afficher une mine sérieuse ce qui n’est pas gagné.

Et il manque de tomber. Je le rattrape in extremis en laissant échapper un juron et pousse un long soupir : c’est franchement pas passé loin.

« Allez on y est presque. » je dis en voyant les vestiaires plus très loin maintenant.

Quand on arrive enfin jusqu’aux douches, je laisse échapper un profond soupir de soulagement : ça n’aura pas été sans mal mais on a réussi. Et maintenant…

« Qu’est-ce qu’on fait là ? » me demande soudain Kurtis ayant visiblement oublié qu’il est couvert de vomi.

« Bah là, on va te laver parce que tu pues et que si on te lave pas, aucun taxi voudra de nous et qu’on a besoin d’un taxi pour rentrer se pioncer. Capice ? »

Sauf que je ne suis pas certaine qu’il ait bien compris vu l’air ahuri qu’il arbore.

« T’es plein de vomi Kurtis ! Faut que je te lave ! Allez, retire-moi ça ! »

Sur quoi j’entreprends de retirer son pantalon sauf que le bougre ne semble pas décidé à se laisser faire. Il me semble l’entendre bougonner des trucs du style « t’es pas mon genre, m’touche pas là. » alors j’insiste, il se débat davantage et je ne sais pas vraiment qui a le geste qui fait qu’il se passe ce que je redoutais mais en tout cas, il chute, je chute, et il se retrouve allongé sur moi de tout son long. Ma tête cogne contre le sol mais la douleur ne me gêne que quelques secondes parce qu’après ça, je suis soudain pris d’une putain de crise de rire. Parce que c’est drôle. C’est chiant, parce qu’il va me mettre du vomi partout sur mon propre pantalon mais c’est drôle.

« T’imagines si quelqu’un rentre maintenant ? » je lui dis entre deux rires. « On aurait beau s’expliquer qu’on nous croirait pas. »

Et je ris de plus belle parce que oui, si quelqu’un nous voyait comme ça… Les rumeurs iraient bon train après ça.

« Allez pousse-toi. » je lui dis et sans préambule le pousse et le fais rouler sur le côté.

Je me mets à genoux, secoue la tête pour me remettre les idées en place et toujours à moitié en train de rire, je déboutonne son jean et me mets à tirer dessus, non sans grimacer en voyant les traces de vomi.

« Putain… Tu crains… »

Une fois le jean retiré, je le jette dans un coin et me redresse pour mettre la douche en route sauf que je vacille et manque de basculer en arrière.

« Whouaoh… » je dis en plaquant mes mains contre le mur. « Va pas trop vite Ryan. » je me dis pour moi-même avant de faire couler l’eau. « Allez Kurtis ! Viens-là ! »

Encore faut-il qu’il arrive à se relever.
Je sens venir le truc.
Je sens que je vais être forcée de me mouiller aussi si je veux qu’il soit propre.



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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Lun 5 Juin - 12:42




by the end of the night I'mma have you drunk and
throwin' up And by the end of the night I'mma have you so fucked up
# ryan
# kurtis
Il n’a plus les yeux en face des trous. Ca ne l’empêche pas d’être euphorique et de passer un bon moment, au contraire. Ca l’amuse que le décor tourne un peu. Evidemment, ça l’a empêché de remporter ses deux dernières parties de billard et il a perdu tout l’argent qu’il avait amassé au poker pratiquement, mais peu importe. Ce qui compte, c’est qu’il passe un excellent moment avec ses amis. Parce que, Kurtis en est certain à présent, ils sont ses amis. Après des mois et des mois d’acharnement, ils ont enfin réalisé ce qu’il valait et l’acceptent comme un des leurs. Ils boivent, fument ensemble et plaisantent comme s’ils avaient toujours été proches, ça leur vient naturellement.
D’ailleurs, alors qu’il tentait de rejoindre l’étage et titubait un peu trop dangereusement, l’Ours n’a pas hésité une seconde à lui accorder son aide. Il l’a rattrapé et l’a encouragé à continuer d’avancer en plaçant sa main dans son dos pour le remettre sur le droit chemin. Un vrai pote ! A présent, ils sont vautrés dans l’un des salons privés du nightclub, l’un de ceux dans lequel les filles viennent offrir des performances privées aux clients.  Les canapés sont confortables. Un peu trop d’ailleurs… Kurtis commence à somnoler et perd plus d’une fois le fil des conversations qui se tiennent entre ses camarades. A un moment il les entend parler de leurs familles respectives et quand il rouvre les yeux, ils sont en train de se marrer en évoquant un ancien coup ayant mal tourné, et puis sans transition aucune : les voilà en train de parler d’une actrice porno particulièrement chaude. Kurt ne se mêle pas trop de leurs échanges mais il savoure chaque seconde de ce temps passé avec eux, regrettant que Max ne soit pas là… Il aimerait bien se sentir aussi proche de lui qu’il se sent proche d’Ezra, l’Ours et John en ce moment. Il aimerait qu’il le voit, là, installé sur ce sofa à fumer et boire avec eux, comme s’ils étaient de vieux frères, que son mentor se rende compte qu’il n’est pas aussi méprisé par eux tous qu’il essaie de le lui faire croire. Ils l’apprécient ! Ils l’apprécient comme il est !
C’est la meilleure soirée de sa vie…

« J’crois qu’il pionce » commente John d’une voix qui paraît très lointaine au Prospect qui peine à rouvrir ses paupières et a effectivement perdu une nouvelle fois le fil de la conversation.
« Faut dire qu’t’as eu la main lourde. »
« J’dors pas » marmonne Kurtis en essayant de se redresser, malgré l’engourdissement de ses membres.
« Ah ! Tant mieux ! Parce que la soirée fait que commencer ! » ricane l’Ours en passant son bras autour de ses épaules pour l’attirer vers lui en lui donnant de grande tape dans la poitrine. Kurtis serre les dents, sentant son estomac se contracter douloureusement. S’il gerbe sur les jambes de l’Ours, y a peu de chance qu’il reste son pote… « Ezra a eu une super idée mais on va avoir besoin d’toi Prospect ! »
« B’soin d’moi ? »
« Ouep ! Tiens, bois donc un coup, ça va t’réveiller ! »
« J’crois pas qu’c’soit une bonne idée… J’me sens pas super… »
« Mais si, allez ! Le meilleur moyen d’combattre une gueule de bois, c’est d’boire encore ! Ca va te donner un coup d’fouet ! »
Et avant qu’il ait vraiment eu le temps de réagir, il se retrouve avec un shot de vodka entre les doigts, que ses camarades l’incitent à ingurgiter. Où est passé la Tequila ? se demande-t-il en grimaçant au passage de l’alcool qui a bien failli lui ressortir par le nez… On tournait à la Tequila, j’m’en souviens… Putain, combien d’bouteilles ils ont ouvertes ? Max va m’tuer…  
« Allez en route ! »
« Hein ? On va où ? »
« C’est une surprise. Lève-toi et marche Prospect. Et arrête un peu de te plaindre » le cingle Ezra en l’obligeant à se remettre debout.
Contraint et forcé, Kurtis leur emboite donc le pas, s’aidant de tout ce qui passe à portée de sa main pour se maintenir droit et suivre la cadence qu’ils lui imposent. Il les entend parler à voix basse, rigoler de temps à autre et lui lancer des regards plus ou moins discrets. S’il était moins ivre, il sentirait certainement venir le coup fourré, mais il est totalement fait et est trop occupé à se concentrer sur sa marche pour cela. L’Ours l’aide à grimper les quelques marches qui mènent au bureau de MadMax et Kurt entend une petite alarme se déclencher au fond de son esprit noyé sous les différents alcool qu’il a ingurgité.
« Pourquoi on va voir Max ? » s’inquiète-t-il, se cramponnant à la rambarde pour stopper sa progression et obliger l’Ours à s’immobiliser. S’il me voit dans cet état, j’suis foutu ! J’devais nettoyer… Et demain j’dois être là à l’ouverture, putain d’putain !
« Il n'est pas là. »
« Ah… Mais alors pourquoi on… »
« Tu poses trop de questions Prospect. T’es pas censé poser de questions. Tu suis le mouvement et tu fermes ta grande gueule » tique Ezra en terminant de gravir les marches pour enfoncer une clé dans la serrure et déverrouiller le bureau de son patron.
Lorsque c’est fait, il balance les clés en direction de Kurtis qui a malgré tout encore assez de réflexe pour les attraper. Ben merde alors… A quel moment il m’a pris mes clés ? Mais il n’a pas le temps de s’interroger plus longtemps. L’Ours le bouscule un peu et l’incite à emboiter le pas au reste de la troupe.

Lorsqu’il pénètre dans la pièce, il voit Ezra fouiner dans les tiroirs du bureau du gérant des lieux et John se laisser tomber dans le sofa sur lequel dort parfois Maximilian. Kurtis sent l’angoisse monter. Il sait qu’il n’est pas censé se trouver là. Ni lui, ni les gars. Pas quand Max est absent. Mais s’il le dit, ils vont le prendre pour un rabat-joie, ils vont recommencer à le détester… Il va passer pour un con et il n’en a aucune envie. La soirée commençait si bien…
Mais lorsqu’il voit Ezra sortir les couteaux de son mentor, il est obligé de réagir.
« Non ! Touche pas à ça ! » s’entend-t-il lui ordonner en s’avançant déjà pour els lui confisquer et les refaire disparaître dans le tiroir. Mais l’Ours intervient et l’immobilise. « Déconnez pas les gars ! S’il sait qu’on a touché à… »
« Et comment il le saurait ? » sourit Ezra en examinant la lame d’un des couteaux de Max, avant de relever son regard sournois vers le Prospect. « Tu comptes nous balancer ? »
« …Non… Non, bien sûr que non mais… S’il voit qu’ils sont pas à la même place ou… »
« Il te fait peur hein ? » s’amuse encore le fils du Président en se rapprochant de Kurtis, toujours fermement maintenu à sa place par l’Ours.
« …Non ? »
L’Ours éclate de son rire sonore près de lui et Kurtis commence à vraiment se sentir mal à l’aise.
« Tu vois…je pense que ce n’est pas de lui que tu devrais avoir peur, là tout de suite… »
Kurtis déglutit péniblement en voyant la pointe de la lame du couteau glisser sur le cuir de sa veste. Il essaie de conserver un air digne mais il n’aime pas du tout ce qu’il voit dans le regard de son vis-à-vis. Il n’a jamais vraiment fait confiance à Ezra… Un conseil qu’il a entendu toute sa vie lui revient alors en mémoire, à propos du fait que, face à un prédateur quelconque, il ne faut jamais fuir et lui cacher sa peur. C’est donc ce qu’il tente de faire, gardant le menton bien haut et ne cillant pas.  Les effets de l’alcool se sont un peu dissipé, chassés de ses veines par l’adrénaline qui commence à se déverser et lui permet d’y voir plus clair.

Et alors que la tension est à son comble et que la lame remonte vers sa gorge, Ezra se met tout à coup à éclater de rire, imiter par tous les autres. Il éloigne la lame en ricanant à propos de la tête qu’il fait et repasse derrière le bureau pour sortir le jeu complet de couteaux appartenant au gérant du Crash.
L’Ours lui donne une énième claque dans le dos en le relâchant et Kurtis manque de perdre l’équilibre et de s’étaler. Il recommence à avoir envie de vomir et ses jambes deviennent cotonneuses.
« Bordel de merde, vous m’avez bien eu les gars » bougonne-t-il, vexé de s’être fait si facilement avoir.
« C’est trop facile avec toi ! Et puis franchement, tu devrais pas avoir si peur de Max ! Il est cool » reprend la montagne de muscle barbue en se laissant tomber sur l’un des fauteuils devant le bureau de l’intéressé. « Tu t’souviens d’son prospectorat Johnny Boy ? » demande-t-il à John qui continue de glousser en portant la bouteille de vodka qu’il a emporté avec lui à sa bouche. « Bordel, quel trou du cul c’était ! Moins dégonflé qu’toi Kurt, nettement moins assisté, mais un trou du cul quand même ! Et ses cheveux ! Oh putain ses tifs de boyzband ! »
John et lui pleurent à présent de rire, alors qu’Ezra continue d’examiner les couteaux de son mentor, sous le regard toujours un peu anxieux de Kurtis qui se dit qu’il va devoir les nettoyer avec soin. Juste au cas où… En même temps, cette histoire de cheveux l’intrigue et il finit par se laisser distraire. Il finit même par ricaner un peu, sans trop savoir pourquoi. Faut dire que l’Ours a un rire communicatif…
« T’as déjà vu une photo d’lui à c’t’époque ? »
« Nan. Pourquoi ? »
« Putain tu m’étonnes ! Il les a toutes fait disparaître ce con ! »
« Pas toutes » s’en mêle Ezra en sélectionnant deux couteaux qu’il soupèse en souriant mesquinement. « J’en ai quelques unes à la maison. »
« Mais z'avaient quoi ses tifs ? » les interroge Kurtis, provoquant l’hilarité des trois hommes.
« Tu vas jamais l’croire ! Prospect ! La prochaine fois que Max te gueulera dessus : imagine-le plus rondouillard qu’aujourd’hui, avec de bonnes petites joues imberbes et des cheveux blonds ! T’as bien entendu ouais ! Ce sale con était blond ! »
« Non, c’pas vrai… »
« Si si ! Blond comme les putains d’blé ! Et tout frisé ! Un vrai mouton ! » se tort de rire l’Ours. « Chaque fois qu’il passait, on imitait le mouton ! Mêêê ! »
« J’l’appelais Mary ! A cause de la putain d’chanson pour gamin, tu sais là ? Mary had a little lamb » commence à chantonner le KoS avant d’éclater à nouveau de rire, tendant vers lui sa bouteille de vodka.    
« C’pas vrai… J’vous crois pas… » sourit malgré tout Kutis en essayant de visualiser la tronche de Max, attrapant la bouteille pour en avaler une longue gorgée et rincer le goût métallique de la peur dans sa bouche.
« Ezra ! Faut qu’tu ramènes ces photos ! On va les placarder partout dans le Crash ! Oh putain ! Faut absolument qu’on fasse ressortir ce dossier ! »
Et aussi simplement que ça, la bonne humeur de Kurtis réapparut et il se mit à glousser en même temps que les autres, avalant une nouvelle gorgée du liquide transparent et brûlant.

**

Il observe le décor, sans trop comprendre ce qu’il fabrique dans les vestiaires des filles. Il a le droit d’y entrer, pour y faire le ménage ou pour appeler les filles quand elles doivent monter sur scène (et donc se bouger les miches) ou parce que Max a besoin de leur parler. Mais il ne comprend pas bien ce qu’il y fabrique MAINTENANT. Il devrait être en train de chercher son cuir… Ryan a promis de l’aider à le faire…
« Bah là, on va te laver parce que tu pues et que si on te lave pas, aucun taxi voudra de nous et qu’on a besoin d’un taxi pour rentrer se pioncer. Capice ? »
Un taxi ? C’est quoi cette histoire de taxi, putain ? Non, il faut qu’il fasse du ménage. Il doit astiquer les couteaux de Max sans quoi il le plantera avec, c’est sûr ! Kurtis se revoit dans le bureau de son patron, en train d’essayer de convaincre Ezra de ne pas y toucher et son horreur grandi alors que les souvenirs remontent… Il se souvient tout à coup de ce qu’Ezra a voulu faire avec. Ils ont joué aux fléchettes. Ils l’ont obligé à se mettre devant le jeu et se sont amusés à faire du lancer de couteau. Quand ça a été son tour, il s’est foiré et a coupé John à l’oreille. Ca a pissé le sang… Mais tout le monde se marrait.
Ensuite…ensuite… Ensuite quoi ? John est parti avec Ezra et il est resté avec l’Ours… Ils ont continués à boire et… Non. Ezra est revenu. Il a dit qu’il avait croisé son Prospect et lui avait confié John pour…
Mais il est interrompu par les gestes de Ryan qui tente de le déshabiller.
« Qu’est-ce tu fous ? » s’agace-t-il en essayant de virer ses mains de sa braguette. « Meuh arrête enfin ! T’pas mon genre ! Oh ! M’touche pas lààà » se plaint-il alors qu’elle repousse sans ménagement ses mains pour continuer à le désaper. C’est contrariant parce qu’il a jamais imaginé qu’elle puisse vouloir être plus qu’une amie pour lui. Il n’a pas envie de ça. Il est très bien avec Mia, merde !
Dans une ultime tentative de s’arracher à son emprise, il bascule tout à coup et entraine la brune dans sa chute, atterrissant sur elle.  

Il l’entend glousser et ça lui rappelle le rire distordu de John. C’est là qu’il comprend qu’elle a un petit coup dans le nez. Et ça le fait rire aussi du coup. Il oublie ses préoccupations et glousse lamentablement, incapable de se relever. D’ailleurs, il n’en a même pas vraiment envie. Il est bien mieux, étalé là de tout son long sur le corps de Ryan.
« T’imagines si quelqu’un rentre maintenant ? On aurait beau s’expliquer qu’on nous croirait pas. »
Il rigole et puis réalise qu’il ne comprend pas ce qu’elle veut dire. Il laisse donc échapper un : « Hein ? », juste avant qu’elle lui ordonne de se pousser sans préciser sa pensée et l’oblige à rouler hors d’elle pour lui permettre de se redresser. Kurtis n’oppose aucune résistance.
Le corps chaud et confortable de Ryan était bien, mais le sol frai de la salle d’eau est en fait encore plus confortable. Alors Kurtis pousse un soupir contenté et ferme les yeux en souriant niaisement. Du moins jusqu’à ce que Ryan revienne le secouer sans ménagement pour qu’il se relève et fasse il ne sait quoi.
« Putain mais laisse-moi tranquille » s’agace-t-il en essayant de repousser ses petites mains qui s’évertuent encore à le débarrasser de son pantalon. Cette fois cependant, il la laisse faire. Parce qu’il est trop bien, vautré par terre. Puis merde, qu’elle le viole si elle veut. C’est pas son problème…
« Allez Kurtis ! Viens-là ! »
« Nan » marmonne-t-il en gardant les paupières closes, prenant ses aises sur le carrelage. Mais Ryan ne le laisse pas faire et elle l’oblige à s’asseoir puis à se déplacer vers le jet d’eau sans prendre en compte ses molles protestations.

Après une lutte plutôt lamentable, il finit par sentir le jet d’eau tiède sur lui et grimace, proteste encore un peu plus, mais se laisse faire, trop épuisé pour continuer son combat. Il aide même plus ou moins son amie à l’asseoir dans le fond du bac et rejette sa tête en arrière, l’appuyant contre le mur carrelé pendant que l’eau continue de lui dégringoler dessus. Si ce n’est pas hyper agréable dans un premier temps, ça finit par le devenir.
Un peu trop pour le bien de Ryan qui se retrouve obligée de mettre la main à la pâte et de se charger elle-même de frotter sa peau claire, couverte de dessins obscènes qui, heureusement, partent au lavage.
« Efface pas mes tatouages. C'des tatouages de gang, pa'ce que chui l'un des leurs » marmonne-t-il dans un demi-sommeil.


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Dernière édition par Kurtis Hawkins le Mer 21 Juin - 9:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Dim 11 Juin - 17:21

I don't get drunk : I just get less classy and more fun !



Non, je ne laisserai pas tranquille. Oui, il va aller se laver et plus vite que ça parce qu'à un moment donné, l'odeur du vomi va me faire vomir moi. Et puis j'ai envie d'aller me coucher et je ne peux pas aller me coucher sans l'avoir ramené chez lui avant et pour le ramener il doit passer par la case douche DONC... Il faut qu'il vienne se laver. Mais monsieur ne semble pas décidé, oh que non. J'ai le droit à un « non » marmonné alors qu'il me donne l'impression de s'endormir sauf que pas de ça : si je ne dors pas, personne ne dort, c'est clair ? NON MAIS OH ! Je laisse l'eau (pas trop chaude d'ailleurs histoire que ça se le réveille, tiède juste ce qu'il faut) couler et m'approche de lui pour l'obliger à s'asseoir puis, ignorant ses protestations alors qu'il somnole encore à moitié (ce qui me fait monter dans les tours car je rêve d'être dans mon lit là mine de rien), je le traîne jusqu'à la douche. Monsieur grimace encore et proteste encore plus et cette fois-ci j'insiste, hausse le ton parce qu'il faut arrêter les caprices. Je l'adore mais on va pas y passer la nuit hein... Il termine enfin par se laisser faire et je soupire, satisfaite. Il y va même de son propre chef pour s'asseoir ce qui est en soi un véritable exploit. Il rejette la tête en arrière et c'est tout. Je l'observe alors qu'il cesse de bouger, profitant visiblement du jet d'eau sans plus penser qu'il est là pour se laver. Non mais on n'est pas dans un spa là, c'est pas de la détente c'est de la désincrustation bordel ! Du coup, je me retrouve obligée de me coller au nettoyage. Je récupère un peu de savon dont l'odeur n'est pas franchement exquise mais ce sera bien mieux que le vomi, et me met à frotter doucement son visage pour faire partir les dessins et bon, même si je préférerais être dans mon lit, même si je préférerais ne pas être en train de jouer les nettoyeuses improvisées, je suis soulagé quand je vois que les dessins s'en vont : heureusement qu'ils n'ont pas fait ça au feutre indélébile, sinon ça aurait été une véritable catastrophe. Je m'occupe en priorité du pénis parce que c'est à mon sens celui qu'il faut retirer en premier, puis je m'attaque à son corps où je frotte pour retirer tout ce que... Oh la la, je ne veux même pas lire ce qui est écrit.

Les cons...

Et voilà que Kurtis se met à parler des dessins ou, plus exactement de ses tatouages de gang car il est « l'un des leurs ». Il marmonne, encore à moitié endormi et je lui mets une petite claque sur la joue pour le tenir éveillé et aussi pour lui remettre les idées en place et aussi pour le sermonner.

« C'est pas des tatouages. Moi j'en ai des vrais et des tas. Si t'ouvres les yeux tu les verras de près. »

De très près même vu que je suis en train de le nettoyer, penchée sur lui, et qu'il a une vue imprenable sur mon décolleté et ainsi sur mon cou et tous les tatouages.

« Ils t'ont juste fait des dessins ridicules sur le corps. T'es pas un des leurs, t'es mieux qu'eux. » je dis sur un ton plus sérieux parce que malgré l'alcool, tout ceci me sort par les trous de nez.

Ils jouent tellement avec Kurtis que j'aie souvent envie de leur faire savoir ma façon de penser mais je dois rester à me place, c'est comme ça. J'aimerais cependant que lui ouvre les yeux, qu'il se rende compte que s'il doit faire des efforts pour se faire accepter, il n'a pas à supporter d'être traité comme un moins que rien non plus. Je veux dire, ça ne doit pas être impossible de trouver un équilibre quand même, si ? Et du coup, pour marquer un petit plus le coup, je décide de lui avouer ce qu'il avait de dessiné sur la joue.

« Kurtis, ils t'ont dessiné un pénis sur la joue. Un pé-nis. » je répète en articulant. « Alors arrête de croire qu'ils sont sympas avec toi et que tu es l'un des leurs. J'aimerais bien d'ailleurs que tu me dises avec qui tu as passé la soirée histoire que j'en parle à Max. Je sais que je dois pas m'en mêler et je m'en mêlerai pas mais y'a des limites quand même merde. Ce sont juste des connards... »

Heureusement, tous ne sont pas comme ça sinon, je ne pourrais pas supporter de faire partie de cette famille. Enfin... Est-ce que j'en fais vraiment partie au final ? C'est une autre histoire et je ne tiens pas à y penser maintenant.

« Bouge pas... » j'ajoute en récupérant la pomme de douche pour venir passer un coup d'eau sur son torse pour terminer de le rincer. J'en profite pour passer un coup sur tout le reste de son corps pour le débarrasser des quelques traces de vomi qu'il peut avoir sur la peau. « Voilà... » je dis en esquissant un petit sourire.

Je coupe l'eau et regarde autour de moi.

« Bon, reste assis, je vais chercher de quoi te sécher et essayer de te trouver un truc pour t'habiller. »

Et pour ça, il me faut fouiller dans les vestiaires. Finalement, le butin n'est guère intéressant : je récupère une toute petite serviette et un jean qui semble avoir pris la poussière depuis un moment et qui me semble être au moins trois fois trop grand pour Kurtis mais bon, c'est ça ou en caleçon alors... Je reviens auprès de lui et commencer par sécher un peu ses cheveux puis son visage et mes gestes sont loin d'être vifs, ils sont plutôt à l'image de gestes qu'aurait une sœur pour son petit frère. Y'a de la tendresse dans mes gestes et c'est plus fort que moi.

« Tu te sens mieux ? Est-ce que ça t'a fait du bien ? »

Et moi de continuer de le sécher.

« Tu vas aller boire un peau d'eau après et on va chercher ton blouson. »

Parce que je n'ai pas oublié ma promesse de le chercher.



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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Mer 21 Juin - 13:59




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« Il a une jumelle, pas vrai ? » entend-t-il dans le demi-sommeil dans lequel il est plongé, sans être certain de reconnaître la voix. Ezra peut-être ?
« Ouep ! Une bonnasse, j’ai vu sa photo ! »
Kurtis aimerait trouver la foce d’ouvrir les yeux et de refermer son poing dans les dents de l’Ours dont il a parfaitement reconnu la voix cette fois ! De quel droit se permet-il de parler de sa sœur comme ça ? S’il avait su qu’il dirait un truc pareil, il ne lui aurait jamais montré la photo de Meghan ! Jamais !
Sauf qu’il n’a pas la force de soulever ses paupières ou de remuer le petit doigt. Il est comme englué dans quelque chose. Son corps lui paraît affreusement lourd. En même temps, il n’a plus l’impression de le sentir come il faudrait. Il se demande ce qui se passera s’il essaie de bouger le bras et se fait la réflexion qu’il serait bien possible que ce soit sa jambe qui remue à la place. Tout lui semble être dans le désordre.
« Alors je sais quoi écrire » ricane l’autre interlocuteur qui pourrait bien être John plus qu’Ezra…
Il y a un moment de flottement, pendant lequel Kurtis essaie de rassembler ses pensées et de faire quelque chose de lui-même. Mais ce n’est pas facile. Déjà parce qu’il n’a aucune idée d’où il est. Au Crashdown sans doute…mais peut-être ailleurs. Peut-être qu’ils ont bougés et qu’il ne s’ne souvient plus. Il est confortablement installé en tout cas… Dans son lit peut-être ? Non, c’est quand même plus dur qu’un lit… Où ça alors ? Une banquette ?
Mais au fur et à mesure qu’il revient à lui, le Prospect réalise qu’il n’est pas si bien installé que ça… D’ailleurs, sa nuque lui fait un peu mal et il a froid.  
« Les Lannister vous saluent ? Ca veut dire quoi ça ? »
« Tu connais pas Game of Thrones ? » s’étonne John (Kurt reconnaît sa voix nasillarde à présente). « Putain mec… Va vraiment falloir t’y mettre ! C’est une série pleine de cul et de guerre qu’une de mes meufs regarde. Elle est complètement accro à ce truc et j’comprends pourquoi. Ca m’excite à chaque fois. J’te raconte pas les séances de baise que j’me suis faite grâce à ce show ! »
« Ouais, t’as raison, j’aime mieux pas qu’tu m’raconte… »
John se met à ricaner avec fierté et Kurtis rouvre un œil prudent sur le décor qui tourne immédiatement et lui file envie de vomir.
« Bon en tout cas dedans y a une famille de tarés sanguinaires. Les Lannister. C’est genre les gros méchants du truc, tu piges ? »
« Ouais, et ? »
« Et bah en fait, les deux méchants, c’est un frère et une sœur jumeaux qui s’envoient en l’air. Ils baisent comme des chiens ! »
« C’est dégueulasse ton truc… » grimace l’Ours, qui tient un gros marqueur dans la main.
John aussi visiblement. Mais ce n’est pas ce qui l’interpelle. Ce qui l’interpelle, ce sont les propos que ce sale fumier vient de tenir et que Kurtis compte bien lui faire payer.
Rassemblant ses forces, il se redresse alors, prêt à lui faire ravaler ses paroles. Il n’a jamais laissé personne sous-entendre qu’il baisait sa sœur s’en sortir sans quelques dents et ne compte pas commencer aujourd’hui.
Mais, contrairement à John, il manque de reflexe et le temps qu’il essaie d’agir, ce dernier s’est déjà éloigné. En tombant sur ses fesses et en pédalant avec ses talons pour s’éloigner, donc de manière peu élégante, mais le résultat est le même : Kurtis frappe dans le vide.
« Enculé » grogne-t-il, encore dans le gaz.
« Oh merde, il s’est réveillé » se marre l’Ours, apparemment très peu impressionné par cette démonstration de force.
« J’vais t’crever » continue de grommeler Kurtis dont la tête tourne de plus en plus. Il essaie de se relever mais n’y arrive pas. Ses jambes sont trop engourdies et il est courbaturé. Il faut dire que, contrairement à ce qu’il pensait, il n’est pas du tout installé sur un canapé. En fait, il est vautré sur le sol, au beau milieu d’un couloir du Crash… Et il ne porte plus que son jean.
« Ben merde… » lâche-t-il en s’en rendant compte, réalisant également que son torse est un peu plus bariolé que d’ordinaire.  « Hey… C’quoi ça ? »
Mais il n’a pas le temps de se poser beaucoup de questions. Il sent quelque chose remuer dans son ventre et remonter vers sa gorge alors qu’il est pris de hauts le cœur. Merde, j’ai avalé un serpent en feu… se fait-il la réflexion, juste avant de vomir une partie de l’alcool qu’il a ingurgité dans la nuit, provoquant l’écoeurement de ses deux ainés.

**

« C'est pas des tatouages. Moi j'en ai des vrais et des tas. Si t'ouvres les yeux tu les verras de près. »
Bien sûr que c’est des tatouages ! voudrait protester Kurtis. Mais il n’en voit finalement pas l’intérêt. C’est évident toute façon qu’il est tatoué… Pas autant qu’elle, c’est certain. Pas besoin d’ouvrir les yeux pour le constater une nouvelle fois. Ca a d’ailleurs été l’un de leur premier sujet de conversation. Des filles tatouées, il en a connu des tas, mais jamais autant que sa voisine et il a trouvé ça plutôt sexy, pour être tout à fait honnête.
Cependant, quand elle rouvre la bouche pour lui parler de dessins qu’il a sur le corps, il se risque à rouvrir les yeux, recevant quelques gouttes dans les yeux. Le Prospect prend donc la peine de les écarter et de protéger ses yeux de toute autre attaque perfide du liquide en plaçant sa main contre son front. Il observe alors son torse, certes tatoué, mais également couvert d’inscriptions grotesques et moqueuses. Il se souvient alors de cette histoire sur les Lannister… C’est la trame qu’il aime le moins dans la série et quand il a vu les scènes d’incestes avec sa sœur (qui lui a fait découvrir la série) il s’est senti affreusement mal à l’aise. S’il y a bien un sujet avec lequel le jeune homme ne plaisante pas : c’est celui-ci. Personne n’est autorisé à se moquer de Meghan ou de leur relation parfaitement saine, merci bien !
Sauf que dans le cas présent, ça ne l’énerve même pas. Non, ce qu’il ressent, c’est de la déception. Une déception cuisante. Il est blessé par ce qu’ils ont osé faire. Parce que lorsqu’il se rejoue sa soirée, qui lui revient depuis son éveille aux côtés de Ryan par flash, Kutis se rend compte que les trois motards se sont copieusement foutus de sa gueule. Ni plus, ni moins. Dès le départ, ils ont eu l’intention de le tourner en ridicule, il en est certain. Et comme le gros con qu’il est, il n’y a vu que du feu et s’est même senti flatté.
Putain d’enfoirés…

Sans le vouloir, Ryan en rajoute une couche en évoquant le pénis qu’ils lui ont dessiné sur le visage. Le coup bas ultime. Encore qu’en comparaison avec cette histoire de Lannister… Ca lui reste au travers de la gorge. Ca a au moins l’avantage de le faire dessoûler un peu plus vite.
Kurtis ne dit rien. Il se contente de la laisser terminer ce qu’elle a commencé, se sentant las, vexé. Blessé en fait. Le terme convient bien mieux à ce qu’il éprouve. Il se sent stupide. Stupide de ne rien avoir vu venir, de leur avoir fait confiance, d’avoir cru qu’enfin, ils étaient prêts à l’accepter et désiraient vraiment passer du temps en sa compagnie. Mais qui voudrait faire un truc pareil ? Il n’est qu’un loser. Un loser avec une bite dessinée sur la joue duquel il a toujours été trop facile de se moquer.
C’est à se demander ce que Mia peut bien lui trouver. Si bien sûr elle lui trouve quelque chose… Peut-être qu’elle s’amuse juste avec lui ? Et pourquoi pas ? Il ne le verrait pas plus venir qu’il n’a vu venir la trahison de l’Ours, John et Ezra…
Il a toujours été une cible facile. Pour ses frères, pour ses camarades de classe, ses profs, ses collègues et employeurs… Pourquoi est-ce que les choses changeraient au sein du club de motards ? Ce n’est pas comme s’il avait changé de personnalité entre temps. Il reste Kurtis, le type bizarre et jugé trop lent, prompt à s’emporter et susceptible au possible.    
« Bon, reste assis, je vais chercher de quoi te sécher et essayer de te trouver un truc pour t'habiller. »
Il bouge vaguement la tête pour lui signifier qu’il va faire ce qu’elle lui dit et patiente effectivement. Kurt n’aspire plus qu’à aller s’allonger et laisser toute cette histoire derrière lui. Il sait qu’une fois qu’elle en aura terminé ici, Ryan le raccompagnera chez lui et qu’il pourra mettre ce plan à exécution.

La brune au corps couvert de tatouages réapparait après un moment avec une serviette qu’elle utilise pour le débarrasser de l’eau qui dégouline de ses cheveux et le fait frissonner maintenant que les effets de l’alcool s’estompent. Là encore, il se laisse faire, docilement, la tête ailleurs, embrumée.
« Tu te sens mieux ? Est-ce que ça t'a fait du bien ? »
S’il se sent bien ? …la blague.
« Ouais » lui répond Kurtis en gardant la tête basse pendant qu’elle le sèche.
« Tu vas aller boire un peau d'eau après et on va chercher ton blouson. »
Son blouson ? Il lui faut quelques secondes pour comprendre qu’elle fait référence à son cuir de Prospect. Il se contente d’acquiescer. Il n’a pas envie de se plaindre, de faire un scandale et de lui dire qu’il n’a aucune envie d’endosser son cuir ce soir. Pas après le sale coup que les gars lui ont fait. Certains pourraient dire que c’est bon enfant, qu’il devrait s’estimer heureux, mais Kurt est encore trop vexé pour être partager cet avis.
Le silence s’installe entre les deux jeunes gens. Il finit par chasser doucement Ryan en lui disant que c’est assez, et puis entreprend de se relever (sans son aide, qu’il refuse) avant d’enfiler le jean qu’elle lui a dégoté.
Une fois un peu plus habillé, ils quittent ensemble les vestiaires, à la recherche de son blouson qu’ils ne mettent pas longtemps à retrouver, dans les toilettes, roulé en boule dans la cuvette et accompagné d’un petit mot.
"T’es un Prospect à chier" lit-il  à voix basse avant de le froisser et de récupérer sa veste en retenant quelques jurons bien sentis.  
C’est un putain d’affront. Pas seulement à lui mais au club. Les gars devaient vraiment avoir un coup dans le nez pour oser faire ça…

Son blouson récupéré, Ryan (qui semble tout aussi contrariée que lui et ne se gêne pas pour couvrir d’insulte les gars dont elle ignore encore l’identité) et lui se dirigent vers la sortie. Elle lui parle de ses clés de maison qu’elle a oublié, d’un taxi qu’ils vont devoir partager et qu’il devra payer parce qu’elle est en rade à présent. Kurt acquiesce silencieusement. D’ailleurs, il n’ouvrira pratiquement plus la bouche jusqu’à ce qu’ils atteignent le seuil de sa petite maison. Les seuls mots qu’il prononcera en sa présence seront « On est arrivé ? » quand elle le réveillera dans le taxi et puis « Merci », juste avant qu’ils se séparent.
L’espace d’une seconde, il est tenté de lui demander de garder le secret sur tout ça, de ne surtout pas parlé de leur aventure nocturne à qui que ce soit, surtout pas Max, mais il s’abstient. Quelque chose lui dit qu’elle sait à présent à quel point il se sent honteux et qu’il n’a aucune envie que ses déboires soient publiquement révélés.
En tout cas, on ne l’y reprendra plus à présent.




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MessageSujet: Re: (flashback) I don't get drunk : I just get less classy and more fun ! [Kurtis] Sam 24 Juin - 17:52

I don't get drunk : I just get less classy and more fun !



Il a beau grommeler dans sa barbe qu'il se sent mieux, j'ai du mal à y croire. Il n'a franchement pas l'air d'aller mieux. Puis plus rien. Il ne dit rien. Je ne dis rien non plus. Je l'observe en silence et, au bout d'un moment, je termine par me pencher vers lui pour essayer de l'aider à se relever mais il me repousse. Pas méchamment, mais il me repousse, estimant sans doute que j'en ai assez fait pour l'aider, ayant sans doute aussi envie d'essayer de se débrouiller par lui-même. Pour retrouver un semblant de fierté après ce qu'il s'est passé ce soir ? Sans doute oui. Je le laisse donc faire tout en l'observant du coin de l'oeil histoire de m'assurer qu'il ne tombe pas soudainement par terre, sait-on jamais. Il se rhabille et nous quittons ensemble les vestiaires, toujours en silence. Je n'aime pas trop que ce soit comme ça entre nous, qui d'ordinaire parlons facilement. Sans doute a-t-il honte que je l'aie trouvé dans cet état, ce que je peux comprendre, tout comme je peux comprendre qu'il n'ait pas envie de parler du tout. Nous nous mettons à la recherche de son cuir et finalement, il ne faut que peu de temps avant que l'on parvienne à mettre la main dessus, enfin, pour que Kurtis mette la main dessus. Il est dans les toilettes. Non, plus précisément, dans la cuvette des toilettes. Ma mâchoire se décroche sous le choc qu'ils aient osé faire ça. Je veux dire, j'ai beau ne pas le porter, je sais ce qu'il représente ce blouson et même si Kurtis n'est qu'un prospect et qu'ils aiment le pousser à bout, mettre son cuir là... A quelques pas derrière Kurtis je l'entends finalement marmonner quelque chose et ma bouche se ferme, mes lèvres se pincent sous la colère : ce qu'ils ont écrit sur ce petit morceau de papier est juste immonde. Comment peuvent-ils être aussi cons ? Aussi cruels ? J'ai bien compris comment ça fonctionnait, j'ai bien compris qu'il fallait faire ses preuves pour avoir le droit d'être patché mais bordel, aller jusque là c'est... En fait, ça me met tellement hors de moi que les insultes, je ne parviens pas à les garder pour moi. Je ne parviens pas à les passer sous silence.

« Ce sont des connards. De gros connards. Ils n'ont rien dans le crâne ces enfoirés. Comment ils peuvent faire ça ? Les salauds... »

Et ça continue, encore et encore, une véritable diarrhée verbale de noms d'oiseaux à l'égard de ceux qui ont fait ça, même si j'ignore qui ils sont. Je finis par me taire alors que nous nous dirigeons vers la sortie. Et ça s'illumine dans mon esprit.

« Oh merde ! Je suis venue parce que j'ai oublié mes clés ici. Bouge pas. »

Sur quoi je le laisse le temps d'aller récupérer mes clés qui sont, en théorie, restées dans mon casier dans les vestiaires. J'y retourne donc et quand je les vois dans mon casier, je suis rassurée : ça m'aurait franchement fait chier d'être obligée de me mettre à les chercher partout dans le bar maintenant. Les clés récupérées, je retourne auprès de Kurtis.

« On va partager le taxi pour rentrer. Par contre... » Je fouille dans mon porte-feuille et grimace : c'est bien ce qu'il me semblait. « T'as de quoi payer ? Parce que j'ai plus un centime sur moi là. »

Il a effectivement assez pour payer le trajet du retour avec le taxi et nous nous y installons. A plusieurs reprises, durant le trajet, j'ouvre la bouche pour essayer d'entamer la conversation avec Kurtis mais je me ravise à chaque fois parce qu'il semble vraiment fermé à la moindre discussion, à ruminer ce qu'il s'est passé pour lui ce soir. Et quand il s'endort, je n'ai pas le cœur à le réveiller alors je le laisse dormir et je me contente d'observer les rues plutôt calmes ce soir en repensant à ce qu'il s'est passé pour lui, à la façon dont il a été traité. Ce n'est pas la première fois que ça arrive, qu'ils le traitent vraiment très mal mais j'ai l'impression que ce soir, ils ont été encore plus loin que d'habitude, vraiment très loin. Trop loin à mon sens. J'ai du mal à comprendre... J'ai du mal à comprendre comment ils peuvent se comporter de cette façon et espérer faire de lui l'un des leurs ? Faire de lui un frère ? On peut se faire des vacheries entre frères et sœurs, c'est sûr, mais là, c'est tellement poussé à l'extrême... Et est-ce qu'il va tenir le coup ? Est-ce qu'il va réussir à ne pas craquer et continuer à encaisser tout ça ? Est-ce que ça en vaut seulement la peine ? Ce cuir, il en vaut la peine ? Est-ce que faire partie de cette famille alors qu'ils peuvent être si cons et cruels est une bonne chose ? Moi, de mon côté, j'ai des doutes. Pourtant, depuis quelques mois, je n'ai quasiment qu'eux dans ma vie. C'est sans doute parce qu'ils sont devenus ma famille que je ne voulais pas voir ce dont ils sont capables, la façon dont ils peuvent traiter les autres... Et ça ne me plaît pas. Pas du tout. Est-ce que ça veut dire que je n'ai pas ma place là-bas ? Au Crashdow ? Auprès de Max ? Alors que c'était la volonté de mon père. Mon père... Je me demande bien comment il a pu être l'un d'entre eux. Sincèrement ça me dépasse mais je ne saurai jamais.

Jamais.

Le taxi termine par s'arrêter juste devant la maison de Kurtis et c'est là que je me tourne vers lui et pose ma main sur son épaule.

« Kurtis... »

Il me demande si nous sommes arrivés et je hoche la tête à la positive avant de sortir du taxi. Je le ramène jusque sur le pas de sa porte, décidée à ne pas le lâcher comme ça mais quand il me lance un « Merci », je sens que dans ce petit mot il y a un « j'ai envie d'être seul, tu peux rentrer chez toi » alors je me contente d'esquisser un petit sourire amical.

« Je t'en prie. » je lui réponds. « Si t'as besoin de quoi que ce soit... » j'ajoute avant que nous nous séparions.

Je reste un instant sur le pas de sa porte une fois qu'elle est refermée, hésitant pour la énième fois ce soir : est-ce que je frappe à la porte ? Est-ce que je lui propose de passer le reste de la soirée et de la nuit avec lui ? Ma main se lève, mon poing se ferme mais il se stoppe juste avant de frapper. Je secoue la tête en soupirant : s'il voulait de moi, de mon aide, il me l'aurait demandé. J'ai plutôt l'impression qu'il a envie d'être seul, de dormir, d'oublier tout ça... Et je ferai au mieux pour qu'il oublie. Jamais je n'en reparlerai. Si lui souhaite en parler nous en parlerons mais jamais je ne mettrai de moi-même le sujet sur le tapis, jamais. Ce qu'il s'est passé ce soir, je le garderai pour moi et je ne lui ferai pas l'affront d'essayer de découvrir qui a fait ça car si je commence à poser des questions, ça se retournera contre lui. Par contre, je vais être vigilante au Crashdown. Je vais les observer et quelque chose me dit que je vais facilement me rendre compte de ceux qui sont derrière tout ça en fonction du comportement qu'ils auront avec Kurtis. Et, quand je saurai, je ne garantis pas de rester inactive. Je vengerai Kurtis à ma manière, discrètement, sournoisement mais je le vengerai.

Parce qu'il mérite bien mieux que ça.
Il mérite tellement mieux...


(c) sweet.lips

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