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 you put the lime in the coconut

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MessageSujet: you put the lime in the coconut Dim 14 Mai - 9:22


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Maeve & Milo


J’essuie mon visage moite de sueur dans le bas de mon teeshirt pour chasser les quelques gouttes qui viennent attaquer mes yeux depuis tout à l’heure. Mais rien à faire, ça continue de me brûler. Alors pendant que les gars se prennent la tête pour je ne sais quelle faute imaginaire, je me rapproche des bancs.
« Femme ! Lance-moi cette bouteille d’eau que je me désaltère ! » je crie à Maeve qui m’observe depuis les estrades rouillées et branlantes installées il y a une bonne décennie autour du terrain de basket en plein air. Enfin m’observer c’est sans doute un bien grand monde. Elle a son ordinateur portable à portée de main, quelques bouquins dans son sac je crois et de la musique à portée d’oreille. N’empêche, elle est dans le coin et ça me fait quand même plaisir.
J’attrape la bouteille qu’elle me jette à la figure et ricane un peu bêtement, amusé par mon humour à deux balles. C’est à dire que si j’ri pas, y a aucune garantie que quelqu’un le fasse à ma place ! Et s’il ne faut pas laisser Bébé dans un coin, il ne faut pas non plus laisser une blague mourir dans un silence gêné. C’est cruel.
« J’espère vraiment que t’as glissé une drogue quelconque là-dedans » je lance à la jeune femme en terminant de me rapprocher des bancs pour être à portée de voix sans avoir besoin de m’époumoner. C’est à dire que je suis un peu essoufflé, là tout de suite, et si crier était nécessaire à ma blague il y a un instant, maintenant je peux m’épargner ça.  
Pendant qu’elle me répond, j’avale une longue gorgée d’eau, puis m’en renverse un peu sur le sommet du crâne, la laissant rafraichir mon visage rougeaud. Je secoue ensuite la tête, envoyant voltiger quelques gouttelettes aux alentours, avant de passer ma main libre sur mon visage dans un soupir satisfait.

« Hey Lawless ! Tu fous quoi ? Lâche ta meuf et vient foutre une branlée à ces connards ! » le hèle un de mes coéquipiers.
« Bon, j’dois aller foutre une branlée à des connards alors j’y retourne » je fais mine de me désolée, avant de renvoyer ma bouteille en direction de Maeve qui n’est visiblement pas aussi douée que moi pour rattraper des objets volants…
C’est donc hilare et encore affublé d’un sourire vaguement moqueur que je rejoins le terrain de basket et prend position, surveillant le ballon et le joueur qui l’a entre les mains. En quelques secondes – le temps de me remettre dans le jeu – j’oublie la présence de Maeve et tout le reste pour ne plus penser qu’à ce qui se passe sur le terrain. Et mes efforts portent rapidement leurs fruits.  
Je voudrai pas me vanter, mais je suis plutôt bon. Plutôt très bon. Si je ne m’étais pas flingué le genou au lycée, je serai passé pro. Ma bourse m’attendait déjà et j’avais un sponsor au moment où ma vie avait pris un tournant aussi brutal que ma rotule… Ca avait été un coup dur… En fait, j’ai encore du mal à avaler ce clou là, il me reste au travers de la gorge. Bien sûr, j’essaie de positiver, de me dire que c’était le destin, que j’ai fait pas mal de rencontres qui n’auraient jamais eu lieu si j’avais quitté mon quartier pour vivre de ma passion mais… Ouais, non, quand même. Ca fait chier.
Le ballon se retrouve tout à coup entre mes mains et j’effectue mes trois pas règlementaires et sur le dernier, prend mon impulsion et étire mon corps au maximum pour passer au-dessus de toutes les mains qui se dressent face à moi pour faire barrage. Mon regard se porte au-delà d’elles, en direction du cercle de fer que je vise et, après quelques secondes de suspense, je vois le ballon amorcer sa descente pile poil comme je le voulais…
Et puis plus rien.

Un connard vient de me foutre son coude dans la tronche et mon visage s’électrise sous la douleur provoquée par l’impact. Je me retrouve le cul par terre, sonné. Ca commence à gueuler autour de moi, les insultes fusent. Moi je ne m’en occupe pas, préférant porter mon teeshirt détrempé à mon visage pour essayer d’endiguer le flot de sang qui s’échappe de mon pif abimé. Je fais pression comme on m’a appris à le faire et un de mes potes vient me tendre la main pour m’aider à me remettre debout.
Changer de position pour me retrouver à la verticale me file un peu le tournis mais dans l’ensemble, je m’en tire plutôt bien. Je préfère que mon nez ait pris plutôt que mes dents. Un des gars a pris un mauvais coup dans la bouche y a pas une semaine et, en plus d’avoir l’air d’un couillon avec sa lèvre tuméfiée, il lui manque maintenant une incisive…
« Fais une pause mec. T’es tout blanc… »
« La vache, ouais ! T’as une tête de cul ! »
« Putain d’merde Milo ! On dirait qu’t’es passé à la machine ! T’as perdu toutes tes couleurs » glousse un autre gars.
« Ha-ha, vous êtes hilarants » je fais semblant de bouder.
Des blagues de ce genre, j’en entends une centaine par jour. Faut dire que sur la petite bande d’une quinzaine de type qu’on ait, je suis le seul blanc…
« Pour la peine, j’me tire ! Débrouillez-vous sans moi et mourrez ! »
« Oh non, si missié pawti, nous tout pewdwe ! Sauvez-nous missié » se moque Dante en forçant son accent, faisant mine de s’accrocher à moi comme si sa vie en dépendait.
Je le repousse en riant un peu, avant de lever mon majeur dans leur direction à tous, avant de rejoindre l’estrade métallique. Cette fois, Maeve vient à ma rencontre.
« T’as vu ? J’ai même pas pleuré ! Enfin si, mais à l’intérieur, comme un homme » je plaisante d’une voix de nez, pinçant encore ma narine dans mon teeshirt complètement foutu que j’ai levé et qui révèle mon torse couvert de tatouages.


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 14 Mai - 17:01

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"Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre." Et tandis que je « réfléchis » à cette profonde pensée de Pierre de Coubertain, je ne lui trouve aucune résonance. Réellement, quand je relève les yeux de l’écran de mon ordinateur pour offrir quelques secondes d’attention au match qui se joue plus bas devant moi, je ne vois qu’une bande de mecs qui s’auto congratulent en se masturbant l’ego. Plus précisément une belle brochette de noirs aux muscles saillants avec, au milieu, un grand maigrichon tout blanc. Du genre, vraiment blanc. Mais c’est mon grand maigrichon à moi et je n’ai d’yeux que pour lui.
Et puis j’aime cet endroit, même s’il ne paie pas de mine. Ça me rappelle mon ancien quartier, celui dans lequel j’ai débarqué quand j’avais treize ans. L’époque où il n’y avait que ma mère et moi. Notre maison n’avait rien d’extraordinaire, juste assez de place pour elle et moi mais c’était confortable, sécurisant, rassurant. Un endroit que l’on pouvait appeler foyer. Un sentiment que je n’ai jamais retrouvé depuis. Et le parc municipal qui ressemblait d’avantage à une ancienne zone industrielle désaffectée qu’à un espace de jeux pour gosses. Mais c’était notre parc, bien loin de ceux des quartiers chics avec leur bac à sable aseptisé à l’eau de javel. Il y avait une vraie identité, et quelque part, ça me plaisait. Comme cet endroit, ce terrain, ces bancs qui menacent de s’écrouler et qui grincent de manière inquiétante dès que je bouge un peu trop. Mais je m’y sens bien.

Si bien que lorsque je me fais apostropher par mon blanc bec préféré par une remarque sexiste, je me contente de lever le majeur dans sa direction, obtempérant néanmoins à sa requête. Je pourrai laisser ressortir mon côté féministe et lui rabattre le caquet sauf que…je ne suis pas féministe pour un sou! Le minimum syndical, juste ce dont une fille a besoin pour s’en sortir, mais défiler en grande ponte les seins à l’air dans les rues pour je ne sais quelle revendication, très peu pour moi. Déjà parce que tout ce que retiennent les hommes de ces manifestions sont lesdits seins et ensuite parce les grands combats féministes ont tous eu lieu au vingtième siècle et ont tous été gagnés. Je conçois qu’il reste encore du chemin mais je n’ai pas besoin qu’on me dise que je suis l’égale des hommes pour ancrer cette idée profondément dans mon crâne. Même avec notre nouveau président orange….
Laissant Donald là où il est, j’étire mes lèvres dans un sourire énigmatique à sa remarque, le regardant s’asperger la tête. « J’ai effectivement glissé un petit quelque chose là-dedans y’a vingt minutes mais après t’avoir vu gaspiller une aussi bonne marchandise pour nourrir ton cuir chevelu, il est clair que je ne recommencerai pas! » Je prends un faux air offusqué avant de sourire à nouveau. Cette eau n’est réellement que de l’eau mais inutile de le préciser, ce n’est pas comme si Milo n’était pas habitué à mon humour.

Aux mots « ta meuf » j’arque un sourcil amusé au grand blondinet qui me fait face, sans pour autant faire une quelconque remarque. « Va homme! Et je te promets que la prochaine fois je n’oublierai pas ma jupette et mes pompons. Donnez-moi un M, donnez moi un I, donnez moi un….hum… » Je fais mine de réfléchir à la prochaine lettre de son prénom, ce qui me fait rater lamentablement la bouteille qu’il me renvoie et qui s’échoue à mes pieds. La ramassant dans un soupir, je le regarde s’éloigner et reprendre le cours de sa partie, me concentrant à nouveau sur l’écran de mon pc posé sur le banc à mes côtés. Attrapant mon téléphone, je compose le numéro de mon « client ». « On a été très vilaine Jennifer, très très vilaine…. » À la troisième sonnerie il décroche. « Hey! J’ai les infos que tu m’as demandé mais ça te coûtera cent dollars de plus. » […] « Pourquoi? Parce que tu m’as dit que tu voulais tout savoir et que je n’avais pas prévu qu’il y aurait autant à trouver. J’ai dû fouiner d’avantage et prendre plus de risques donc c’est plus cher. » […] « Si tu ne veux pas de ces infos c’est toi qui voit mais je ne rembourse pas les sommes déjà versées. » […] « Écoute, crois-moi, parfois, mieux vaut ne pas savoir, ça rend la vie beaucoup plus simple. » […] « C’est ton argent, ta vie, pas de jugement. Viens me voir demain à vingt heures où tu sais. » Et sur ces bonnes paroles je raccroche et ferme mon ordinateur, rangeant le tout dans mon sac.

Quand je laisse mon regard dériver à nouveau vers le terrain, je vois Milo le cul par terre et le nez en sang et me redresse d’un bon, faisant grincer les gradins au passage. Qu’est-ce que? Mais déjà un de ses coéquipiers l’aide à se remettre sur ses pieds et je lève les yeux au ciel. Les mecs….
Quand il s’approche à nouveau des gradins je descends à sa rencontre, une serviette et une bouteille d’eau dans les mains. « Ouais ouais, je suis super fière de toi M. Pose tes fesses sur ce banc » Et alors qu’il obtempère, j’arrose la serviette d’eau et m’assoit à côté de lui, retirant doucement le sang qui a coulé jusqu’à ses lèvres et vers son menton. « Et penche pas la tête en arrière tu vas faire remonter le sang vers le cerveau, et il a vraiment pas besoin de ça! » Je ris de façon moqueuse en continuant de le « soigner ». Je n’avais vraiment pas choisi de jouer les infirmières aujourd’hui. « T’as fini pour aujourd’hui on peut se tirer? Parce que d’une, faut qu’on se trouve un plan pour ce soir et de deux… » Je le renifle avec une mine quelque peu dégoûtée, « T’as vraiment besoin d’une douche. Tu schlingues! ».

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Dernière édition par Maeve Wheelan le Dim 14 Mai - 22:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 14 Mai - 19:39


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« Ouais ouais, je suis super fière de toi M. Pose tes fesses sur ce banc » l’invite Maeve en me désignant le dit banc pendant qu’elle humidifie une serviette avec la bouteille que j’ai précédemment utilisée. Je m’exécute docilement, essayant de remuer mon nez en me demandant si la violence du coup pourrait l’avoir dévié ou un truc du genre. Mais je crois que non. C’est douloureux, au point de m’avoir foutue la nausée pendant deux secondes tout à l’heure et de m’avoir bien sonné, mais ça devrait aller.
Elle me conseille de ne pas pencher la tête en arrière pour éviter que le sang reflux jusqu’à mon cerveau et je plisse les yeux dans une expression se voulant menaçante. Pour bien lui montrer ce que je pense de ses remarques sur mon QI, je dresse mon majeur dans sa direction pendant qu’elle glousse et applique sa serviette humide sur son visage, essayant de nettoyer le gros des dégâts.
« J’te f’rai dire que j’vis avec un médecin alors j’connais le B.A.-BA. quand même » je lui rétorque, histoire de sauver un peu mon honneur.
Sauf que ça ne va pas être facile avec mes yeux qui commencent à larmoyer sitôt qu’elle s’essaie à tamponner un peu mon nez douloureux. J’aspire une bonne goulée d’air entre mes dents et serre le poing, prenant sur moi pour encaisser la douleur. Oui, ben je suis douillet, et alors ? J’suis un homme avec des failles, ça fait mouiller les filles !

« T’as fini pour aujourd’hui on peut se tirer ? Parce que d’une, faut qu’on se trouve un plan pour ce soir et de deux… T’as vraiment besoin d’une douche. Tu schlingues ! » me fait-elle remarquer avec sa franchise habituelle.
« J’m’en fous, j’peux plus rien sentir » je lui fais remarquer en récupérant la serviette entre ses mains pour l’appliquer moi-même et appuyer un chouia moins fort. Ce sera du coup moins efficace mais fuck it. « Mais oui, j’ai terminé ma bonne dame. Nous pouvons nous retirer comme des princes. »
Je la laisse rassembler ses affaires puis les miennes pendant que mon hémorragie nasale se calme un peu. Le temps que nous quittions le terrain de basket - après que j’ai salué mes camarades de jeu de loin – plus rien ne s’écoule et je peux me débarrasser de la serviette dans la poubelle mise à disposition. Je renifle pour vérifier que c’est vraiment bon et, satisfait, adresse un sourire à mon amie.
« C’est badass à quel point sur une échelle de 1 à John McClane ? » je la questionne alors que nous nous éloignons en direction du métro aérien le plus proche. Nous allons devoir marcher une bonne dizaine de minutes avant de l’atteindre pour rejoindre, au choix, son chez elle ou l’appartement du South Side que je partage avec Taylor. Ma coloc est absente pour la journée, ce qui m’arrange bien parce que, si on échoue chez moi finalement, je préfère garder Maeve pour moi tout seul. Ouais, c’est égoïste et blablabla, mais je m’en tamponne un peu. Elles sont irlandaises toutes les deux et quand elles sont ensemble, j’ai l’impression de ne plus exister…aux yeux de l’une comme de l’autre d’ailleurs. Détestable !

Je récupère mon sac des mains de la jeune femme qui me le tenait le temps que je gère mon nez et en sort ma veste que j’enfile pour éviter de crever de froid. Le ciel est bien dégagé mais il y a quand même une saleté de vent frai que je commence à sentir maintenant que je ne suis plus sur le terrain, en train de me dépenser.
« On fait une passe chez toi ou chez moi pour la douche ? Si ça peut t’aider dans ton choix : je viens de recevoir de la Royal Caramel de toute beautéy… Mais y a des chances que si on se pose pour ça, on se relève plus. C’toi qui voit ! ...mais sache aussi que j'ai très mal et que ça pourrait m'aider » je minaude avant de tirer la langue d'un air mutin, balançant négligemment mon sac de sport sur mon épaule.  


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 14 Mai - 22:23

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Je m’applique, consciencieuse, feignant de ne pas remarquer ses grimaces de douleur alors qu’il évoque sa colocataire. J’ai envie de lui répliquer « Non mec, tu ne vis pas avec elle, tu vis chez elle, tu squattes son canap pour une durée indéterminée et tu laisses probablement traîner tes caleçons sales un peu partout » mais je n’ai nullement l’envie de glisser sur ce terrain. Je n’ai pas envie d’évoquer Taylor. Non pas que je ne l’aime pas, bien au contraire. Après tout, j’ai joué au docteur avec le docteur….mais depuis que je lui ai avoué pour ma maladie, les choses ne me semblent plus aussi simples. Il va me falloir un peu de temps pour m’adapter à cette évolution dans notre relation. Et ce n’est pas une chose sur laquelle j’ai envie de m’appesantir présentement. Une chose à laquelle je n’ai pas envie de penser alors que je suis avec Milo. Lui ne sait pas et c’est une vraie bouffée d’oxygène. Il ne me materne pas, ne s’inquiète pas à chaque fois que je dévie du droit chemin, ne me regarde pas de travers quand je fume un joint parce que c’est mauvais pour mes artères et donc mon cœur. Je veux profiter de la légèreté de cette relation sans penser aux complications des autres. Ô joie de l’ignorance et de l’insouciance!

Cédant la serviette pour le laisser continuer les soins, je laisse échapper un rire. « Ouais, y’a pas de doutes, dans le duo alambiqué que nous formons, t’es le ptit veinard! » Référence à l’odeur de mâle en rut qu’il dégage. Et souriant à sa remarque, je rassemble nos affaires. Des princes? Pas certaine qu’on en ai l’allure. Pas de doutes qu’on aurait été les premiers touchés par la peste noire, bien loin des remparts sécurisants de la Cour du roi, question de karma.
Par pure politesse j’adresse moi aussi un vague signe de la main aux potes de mon pote et prend la direction de la sortie à ses côtés. Quand il me pose une colle à cent mille, je le détaille longuement, tentant d’évaluer sa mésaventure. « Je dirai…..trois! Y’a pas eu d’explosions ni de voitures, ni d’avions et encore moins de tanks, t’as pas tiré genre mille coups de feu en trois minutes, t’as pas sauvé le monde d’un méchant russe, asiatique ou français, et ton nez n’est même pas cassé! » Ouais ça vaut seulement un trois. « Sans compter que j’aurai bien envie de me faire John McClane. Même tout transpirant. Au mieux, je te branlerai à l’arrière d’un taxi parce que t’es un pote….mais comme tu es toi et que t’es une des rares personne dont j’apprécie la compagnie sans avoir besoin d’être ivre ou défoncée, je t’accorde le bonus Chuck Norris agrémenté de ses dix meilleures répliques de films. J’te filerai même un lien de vidéo assez fun. » Voilà qui me semble être un bon compromis pour un coup de coude dans le pif.

Cette fois c’est son sac que je lui cède et je ne suis pas mécontente qu’il enfile une veste. Nous possédons déjà le pouvoir inné de se faire remarquer, inutile d’ajouter un t-shirt imprégné de son sang. Et tandis que je m’apprête à hausser les épaules pour lui dire que je me fiche de notre point de chute, j’entends deux mots magiques qui font se tourner vers lui deux prunelles étincelantes et un sourire ravi. Royal Caramel. Vive l’Espagne putain! Je lève les yeux au ciel à la suite de son speech, sans pour autant me départir de mon sourire. « Pourquoi tu poses une question si tu as déjà la réponse dans ta tête? Bien sûr qu’on va chez toi, t’as de la weed! » C’est une évidence non? Le fondement de notre amitié! La fumette, la stimulation cérébrale, et des débats improbables mais enflammés qui n’ont de sens que pour nous! Le pire c’est qu’ils en ont! Philosophiquement parlant je suis certaine qu’on a révolutionné deux ou trois théories du genre. Si seulement Platon avait fumé de l’herbe….Einstein, lui, il a essayé le LSD et la DMT et on sait tous ce qu’il a apporté à notre monde.

Nous discutons de choses et d’autres le temps d’arriver à la station la plus proche et tandis que nous attendons le métro je perçois du coin de l’œil une cinquantenaire qui nous dévisage d’un air réprobateur. Mon regard se tourne vers Milo qui a encore le nez rougi par le coup qu’il s’est pris et quelques traces de sang. Lui donnant un léger coup de coude dans le bras, j‘attends qu‘il soit lui aussi face à l‘inconnue du jour « Il m’a trompé avec ma meilleure amie qui se trouve être aussi ma sœur jumelle. Il a bien fallut que je lui apprenne les bonnes manières. Mais il a retenu la leçon maintenant » Et je glisse ma main dans la sienne, tout sourire, alors que la femme s’éloigne en marmonnant quelque chose que je ne comprends pas. Me tournant à nouveau face à Milo, je lève les yeux au ciel. « Pourquoi c’est toujours aussi facile? »

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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Ven 19 Mai - 14:34


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Je fais mine d'être offensé par sa notation. Trois, c'est bien proche du zéro... En même temps, je n'ai jamais dis que John McClane représentait un dix donc j'estime mon honneur sauf. Bon puis d'accord, se prendre un coup de coude dans le pif n'est pas exactement l'action la plus badass du monde. N'empêche que j'ai quand même réussi à le marquer ce panier ! C'était quand même digne d'un film. Un film centré sur le basket où tous les espoirs du protagoniste repose sur le score qu'affichera le tableau à la fin. Dans un film drama de ce genre, mon lancé aurait été filmé au ralenti et tous les spectateurs auraient retenus leur souffle, voila !
Pendant que je récupère mes affaires, Maeve temporise un peu et me parlé de branlette et de Chuck Norris. C'est flatteur. Enfin plus ou moins je suppose. En tout cas ça termine de me dérider et je ricane bêtement en enfilant ma veste pour me protéger du froid ambiant. Mon rire meurt cependant très vite sur mes lèvres quand je réalise que ça me fait mal. Tout mon visage est encore un peu électrisé par le choc que mon nez a reçu sur le terrain. J'espère que ça va vite passer parce que si je dois me priver de glousser en présence de Maeve, ça va être rudement compliqué !

Nous enchaînons sur le choix de notre destination et je lui laisse le choix. Enfin plus ou moins. Je sais pertinemment que si je parle de l'herbe que j'ai acheté il y a peu, elle va laisser son museau la guider dans cette direction. C'est de la triche mais tant pis !
Moi aussi j'ai bien envie de m'anesthésier un peu la tête. Pas seulement parce que ça traitera efficacement mon mal de nez, mais aussi parce que ça me permettra de me détendre un peu... Je ne le montre pas mais j'ai quelques raisons d'être nerveux ces temps-ci. Enfin nerveux c'est peut-être un grand mot... Bah j'en sais rien ! En tout cas, je juge préférable d'être chez moi au maximum les jours où je ne bosse pas.
Je n'en suis pas certain mais je soupçonne que Zara, ma nouvelle petite amie, traque mon téléphone. Je lui ai dis que j'allais faire un match et puis que je rentrerai directement à l'appartement. Ce plan a eu l'air de lui convenir et je compte bien m'y tenir pour m'éviter une nouvelle dispute. D'où ma proposition de consommer chez moi. Si j'avais eu mon matos à portée de main, Maeve aurait peut-être préféré que nous allions chez elle et si Zara s'en était rendu compte j'aurai eu droit à une énième crise. Mais ça n'arrivera donc pas ! Problèmes évités ! Je suis un génie du mal...
« C'est triste que tu sois si prévisible. Ah ces foutus junkies ! » je fais mine de me désoler. « Oh en parlant d'addiction ! J'arrive plus à décrocher de Resident Evil ! Je l'ai déjà terminé en normal et en facile. J'ai tenté le mode survie hier soir et j'ai cru que j'allais sauter par la fenêtre ! Premier combat contre cette garce de Mia : je me fais rétamer ! J'l'ai headshot genre douze fois et elle se baladait encore avec sa connasse de tronçonneuse et moi j'avais plus de munition ! Va falloir que tu m'aides » je lui lance avant d'accélérer un instant mon allure pour la dépasser et me planter devant elle, laissant tomber mon sac. Maeve s'immobilise donc pour ne pas me marcher dessus et je rejoins mes mains devant moi avant de lui sortir un : « Vous êtes mon seul espoir, Obi Maeve Kenobi ! » qui nous fait rire tous les deux comme des glands.

Je ramasse ensuite mon sac et nous reprenons notre route pour rejoindre le métro, évoquant des stratégies pour me faire gagner mon jeu puis enchaînant sur les dernières sorties. On embraye sur le sujet cinéma/série qui nous occupe jusque sur le quai du métro. Je suis en train de m'enflammer en lui parlant de Spartacus que je suis en train de redévorer lorsque mon amie m'interrompt pour me désigner quelqu'un un peu plus loin. Intrigué (et un peu contrarié d'être aussi sauvagement interrompu), je me retourne pour découvrir une bonne femme propre sur elle au regard plein de jugement. J'ai l'habitude. Ça ne me fait plus grand chose, mais apparemment son attitude perturbe la brune à mes côtés qui lui sort un bobard pour justifier de mon allure.
Je sens sa main attraper la mienne et sers un sourire mièvre de circonstance à la commère de service. Celle-ci marmonne dans sa moustache (ouais, elle en a, je la vois d'ici !) et se détourne.
« Pourquoi c’est toujours aussi facile? »
« Parce que les mecs sont tous des salauds ? » je tente, haussant une épaule en me faisant la réflexion que si Zara m'avait surpris en train de tenir la main de Maeve comme ça, elle aurait sans doute fait plus que me casser le nez... Mais je suppose que c'est le risque quand on sort avec une créature sublime avec du caractère. « Te tracasses pas va. »
Le métro approche et nous patientons sagement avant de nous engouffrer dedans. Je nous dégotte des sièges et laisse tomber mon sac sur le siège vide près de moi. C'est qu'à cette heure ci, Chicago n'est pas tant en ébullition que ça.
« J'sais plus si j't'ai dis mais Tay sera pas là. Elle bosse » je la préviens en portant mes mains à mon nez prudemment, m'assurant qu'il n'a pas doublé de volume. Heureusement, ce n'est pas le cas. Pendant que Maeve reprend la parole, je laisse mes pensées vagabonder vers la soirée d'Halloween qui avait dégénérée et au cours de laquelle j'avais également reçu un coup à cet endroit là. J'avais eu un énorme bleu sous les yeux qui m'avait fait ressembler à un espèce de vengeur masqué au rabais... Toujours pas à John McClane.
Surveillant vaguement les stations, je continue de faire la conversation à Maeve jusqu'à ce que nous arrivions à destination. Récupérant mon sac, je guide mon amie vers la sortie et nous reprenons notre marche vers l'appartement que je partage avec notre amie commune.
« Tu bosses toujours dans ta boutique de geek ? » je lui demande alors que nous approchons de la bonne rue.


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Sam 20 Mai - 19:39

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« Vous êtes mon seul espoir, Obi Maeve Kenobi ! »

*Que la force soit avec moi! Et pas mal de chance pour dégommer cette salope de Mia.*
Non franchement, une histoire d’amour comme je les aime, épique, avec du sang et des larmes. Surtout du sang, et des couteaux, et un tournevis, et une tronçonneuse…..du sadomasochisme à haut niveau sans aucun doute. Je me retiens d’avouer que j’ai moi-même difficilement passé ce niveau de l’histoire, et que j’ai juré un bon millier de fois parce que cette pute finit toujours par se relever! J’aurais de ce fait l’air moins tarte si je galère encore une fois! Ouais, c’est un bon plan d’action pour sauvegarder la fine couche de vernis de mon ego.
Je laisse donc Mia de côté pour argumenter sur mes coups de cœur récents télévisuels et cinématographiques, et pour une addict comme moi il y a évidemment énormément à dire. Et même lorsque madame moustache me fait front je l’écoute me distraire avec Spartacus. Passé la déception de la disparition du premier acteur et tout le sexe inutile - mais qui fait vendre j’en conviens - je me suis laissée entraîner comme une gamine dans les pérégrinations de tous ces corps huilés. Et puis une série avec Xena ne peut pas être foncièrement mauvaise, question de principe!

Ce n’est qu’après ma petite scène et la disparition de la femme que je me tourne à nouveau pleinement vers Milo, souriant à sa remarque. Non, c’est faut, pour le côté salaud attitude, je prône ouvertement l’égalité des sexes et des ethnies. J’en ai rencontré de toutes origines, et tout sexe confondu. « Je ne me tracasse pas » Et c’est évidemment faux. Ça m’énerve. Que l’on soit si prompt à juger sur un physique. Peut-être que je cherche un peu avec ce look atypique qu’est le mien. La plupart des gens doivent penser que je ne suis qu’une fille qui profite du système en allant danser tous les soirs avec Marie-Jeanne. Ce qui n’est pas entièrement faux soyons honnêtes, je vais chez Milo pour ça, entre autre. Oui, Marie-Jeanne est une de mes amies les plus fidèles mais je ne suis pas que ça. Je suis brillante…enfin je l’ai été. Et je me rends compte que ça n’a sans doute rien à voir avec les autres, avec cette femme, mais seulement moi. Parce que le cap des vingt huit ans est dur à encaisser. Parce que je devrais être à ce tournant de ma vie où j’ai accompli tout ce pour quoi j’ai travaillé. Et que je ne suis qu’une vendeuse. Non! Stop! Ce n’est pas le moment. Ni maintenant, ni jamais.

Le métro arrive et j’abandonne toutes ces tristes idées. Je suis mon ami et me laisse tomber à ses côtés, soufflant mentalement de soulagement au fait que Taylor ne soit pas là. Un soulagement qui se lit d’ailleurs également sur mon visage. Comment je fais ça? Être si douée pour cacher ma maladie à tout le monde et être aussi nulle pour les autres mensonges? Est-ce je ne peux en gérer qu’un à la fois et le premier étant si énorme il prend toute la place? Ne pas penser à Taylor. Ne pas penser au fait qu’elle sait. Au fait que ce fameux soir on a….Non! Alors comme à chaque fois je choisis la voie de l’humour, la seule qui fonctionne à peu près. « Mmmm toute cette virilité rien que pour moi, je ne sais pas si je vais pouvoir me contenir, fais gaffe Lawless! » Je le bouscule légèrement d’un coup d’épaule dans la sienne, riant légèrement. Ce n’est pas comme s’il y avait eu un jour une quelconque ambiguïté entre nous et qu’on ne pouvait pas faire ce genre de blagues. « Ouais, jusqu’à ce que je me lasse et me dégote un autre job vide de sens » Je réponds en haussant les épaules, avant que mon visage ne s’éclaire et que je me tourne vivement vers lui, le faisant légèrement sursauter. « Oh si attends! Tu te souviens de ce gosse qui vient quasiment tous les deux jours à la boutique et qui passe plusieurs heures à tenter de battre mon record à son jeu préféré? Celui que j’ai baptisé Marcus. Il finit toujours par s’énerver au beau milieu du magasin, rouge comme un porcelet. Il m’a filé dix dollars pour que je lui dise qui se cachait derrière le pseudo OCHAC et j’ai eu pitié et je lui ai avoué que j’étais son supérieur hiérarchique dans le monde on-line T’aurais dû voir sa tronche! Oh et j’ai gardé les dix dollars, évidemment » Je ris à nouveau au souvenir de ce crétin réalisant qu’il tentait de battre en vain une fille, qui plus est une adulte.

Me redressant une fois arrêtés à la bonne station, je suis Milo de près pour retrouver l’air « pur » de la ville. « Et toi? Comment se passe la routine hebdomadaire de mon tatoué au royaume du tatouage? Est-ce que t’as au moins le droit de mater le cul des filles quand elles viennent se faire tatouer l’arrière train? » Question innocente. Haussement se sourcil beaucoup moins.

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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Jeu 25 Mai - 14:05


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Lorsque Maeve me glisse qu'elle va avoir du mal à se maîtriser en ma seule et radieuse présence, je lui adresse un haussement de sourcils évocateurs. Je suis comme tout le monde et j'aime que mon égo soit flatté, que voulez-vous !
« En intérieur, je ne fréquente que des personnes du sexe opposé pour contrebalancer toutes cette testostérone qui émane de mon corps d'Apollon. C'est pas facile pour moi, tu sais. J'ai l'air parfait comme ça, heureux et tout mais je suis un type brisé au fond. Sensible, avec des failles. Je pleure sous la pluie, les bras en croix et tout et tout ! Mais vaut mieux que je me taise, je ne voudrai pas que tu perdes tout contrôle et me prenne comme une bête ici là. J'te respecte trop, tu vois » je lui explique avec une modestie à l'épreuve des balles, avant de lever une main vers elle. « Allez, je suis bon prince, je t'autorise à embrasser ma bague. »
Nous plaisantons encore un peu sur le sujet de ma virilité et mon incroyable prestance, jusqu'à la station qui nous rapproche le plus de mon quartier d'habitation.

Nous descendons les escaliers nous menant à la terre ferme, puis je reprend notre échange en abordant le sujet de son boulot. Personnellement, je le trouve tout à fait cool ! Mais c'est certainement parce que j'ai l'impression que c'est une bonne planque... Le genre de boulot qui ne vous prend pas la tête et vous permet de jouer toute la journée, écouter de la bonne musique et échanger avec des clients pas prise de tête. Enfin il doit bien y avoir un ou deux connards dans la journée mais c'est certainement moins relou que de bosser dans une banque ou quoi. Moins physique que d'être coursier ou traumatisant comme le taf que fait ma meilleure amie. Non mais franchement, je ne comprends toujours pas POURQUOI elle a été s'enfermer dans une morgue ! La simple idée de me retrouver enfermé dans une pièce avec des gens morts me fiche des palpitations et la nausée. Et pour elle c'est un choix volontaire et réfléchi !
Bref.
« Vide de sens ? » je répète, un peu étonné, ne comprenant pas trop ce qu'elle entend par là.
Mais alors que je vais ajouter quelque chose, elle me coupe soudain l'herbe sous le pied et me fait sursauter en se tournant vers moi pour beugler. Je l'écoute donc fait référence à une histoire dont je ne me souviens absolument pas. Ce que je vais bien me garder de lui dire. Ayleen et Zara ont raison, je ne suis pas le type le plus attentif du monde... Ellie et Taylor aussi me le rabâchent d'ailleurs. Tout le monde en réalité. Ça doit donc être vrai...
En tout cas cette fois, je l'écoute et en la voyant si enjouée, je ne peux m'empêcher de sourire. Le temps qu'elle arrive à la fin de son histoire, sa bonne humeur a déteint sur moi et je glousse de plaisir en lui proposant un high five.
« Yeaaah ! Tu rocks ! » je lui lance alors que nos mains se rencontrent. Avec Taylor, ce geste serait suivi d'une multitude d'autres complètement débiles mais Maeve et moi n'avons pas encore notre check perso ! « J'aurai voulu voir sa tronche ! Ça devait être épique ! »
Nous continuons à avancer et je regrette de ne pas avoir pris ma planche de skate. On aurait pu délirer un peu sur le trajet avec ça. Je ne crois pas avoir déjà vu Maeve skater... Faudra que je lui propose !
« Bon et pour cette histoire de faire un job vide de sens, j'te signale que j'suis pas d'accord. Quand tu ruines pas les espoirs de trou du cul macho, tu sauves sûrement la vie de tous ces nerds ! Venir à la boutique c'est sûrement leur seul sport de la semaine et ça leur permet de voir autre chose que leur queue. C'est un job super important ! »
Bon, OK, je me moque un peu. Mais juste un peu...

Mais je ne ri pas tr ès longtemps. Dès que la question m’est retournée, mon sourire s’effrite. Depuis la fusillade de Noël qui a touché le salon et blessé le gérant des lieux, mon ami, je n’y ai plus remis un pied. Je pensais qu’elle le savait… Mais apparemment, ce n’est pas le cas. Elle n’oserait pas plaisanter à propos de ça.
« Ben… » je commence, avant de me souvenir que, récemment, je lui ai annoncé avoir retrouvé mon ancien boulot. Sauf que je parlais de mon boulot au bar, pas celui au Speakeasy. « En fait j’y bosse plus. Depuis décembre… C’est pas ça qu’j’ai repris. C’est mon boulot de serveur au Penitent, le bar juste à côté dans la même rue. Le patron a accepté que j’revienne en temps plein au lieu de mon temps partiel. »
Dire que je ne suis pas à l’aise avec le sujet serait un euphémisme. Je détourne le regard pour le porter sur les rues familières du quartier où s’est installée Taylor et que je suis venu squatter à mon retour d’Europe. J’essaie de repousser les flashes pénibles des images qui me reviennent de cette nuit-là. Le coup que j’ai reçu à la tête et m’a mis KO pour un moment m’a permis d’oublier une partie des détails sordides de cette soirée et j’en suis reconnaissant, mais…mais du coup, ce que j’ai occulté, je me l’imagine et c’est peut-être pire.
« On arrive bientôt » je lance, pour couper court au sujet. « Du coup j’ai d’nouveau les moyens d’me payer l’abandonnement Netflix. On pourra se mater un truc si tu veux. »

Le reste du trajet se fait dans un silence un rien pesant. J’essaie de le combler mais rien de très pertinent ne me vient. De toute façon, je suis interrompu dans mes réflexions par un SMS de Zara qui me demande où je suis et accapare un petit moment mon intention. Elle me propose de m’appeler au moment où nous arrivons devant l’immeuble et je file les clés à mon amie en lui proposant de se mettre à l’aise pendant que je passe un rapide coup de téléphone.
Il règne un bordel monstre dans l’appartement, ais je me fiche un peu de ce que Maeve pourrait en penser. Et puis je ne pense pas que des caleçons sales balancés à gauche et à droites et un peu de vaisselle dans l’évier vont lui faire si peur que ça…
Pendant qu’elle disparaît dans les escaliers du hall, je contact Zara qui me demande d’emblée pourquoi j’ai mis si longtemps à l’appeler après avoir reçu son message me proposant de le faire…  

Près d’une quinzaine de minutes se sont écoulées, le temps que je parvienne à la convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que je n’ai pas cherché à l’éviter. Lui promettant de la rappeler après la sieste dont je lui ai parlé, je sonne à l’interphone pour que mon amie, occupant l’appartement présentement m’ouvre. Elle me fait mariner un peu (pour le plaisir sans doute) et après lui avoir juré solennellement que je lui cuisinerai quelque chose une fois en haut, je pénètre dans l’immeuble. En quelques enjambées, je rejoins le bon pallier et pénètre dans l’appartement. Je balance mon sac de sport dans un coin (où il trainera sans doute un bon moment) et retrouve Maeve sur le canapé que j’occupe depuis des mois maintenant.
« T’as pas trouvé ma planque alors ? » je lui demande alors qu’elle zyeute les vinyles que Taylor et moi possédons. L’un d’eux tourne déjà sur le platine. « Tu veux boire un truc ? » je lui propose en me rendant dans le coin cuisine. A sa place, je me serai déjà certainement servi mais tout le monde n’est pas aussi décomplexé (certaines mauvaises langues diront mal élevé) que moi. « Y a de la bière, du jus de j'sais pas quoi et des sodas » je constate en ouvrant la porte du frigo, faisant porter mon choix sur un soda après avoir jeté un coup d'oeil à l'heure pour m'assurer que je puisse manger quelque chose.
Ceci dit, puisque je viens de faire du sport, je vais pouvoir me le permettre.  
Je reviens donc au salon avec nos deux boissons et me laisse tomber sur le sofa pour attraper ma trousse et tester mon taux de glycémie avant mon petit quatre heure, au cas où.    


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Jeu 25 Mai - 17:34

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« C’est l’unique raison pour laquelle je couche avec des femmes, pour contrebalancer toute cette testostérone qui émane de mon corps de déesse, tu prêches une convertie » Je reprends ses propres mots en laissant échapper un léger rire.
Pour être honnête, dans le monde merveilleux de ma bisexualité, je traîne d’avantage en zone hétérosexuelle depuis de nombreux mois, de très nombreux mois. On aura beau dire ce que l’on veut, les hommes sont plus faciles à vivre, moins exigeants, moins prise de tête et c’est exactement ce dont j’ai besoin ces derniers temps. Des personnes qui ne s’accrochent pas et ne cherchent pas à obtenir de moi plus que je ne peux offrir. Parce que même si je ne souhaite pas m’attacher à qui que ce soit sur le plan sentimental, je ne suis pas une garce pour autant. Si personne ne souffre c’est encore mieux, et encore une fois les hommes sont plus doués à ce niveau-là, du moment que je leur offre ce qu’ils désirent et ne parle pas trop, du moins pas assez pour les faire se sentir moins intelligents que moi…
Ils peuvent gérer une petite vendeuse sans ambitions qui vit dans le présent et ne fait pas de plan sur la comète. Un peu moins cette brillante petite chose qui ose les contredire et semble en savoir plus que ce qu’elle laisse paraître sur tout un tas de sujets.

Oui, une simple petite vendeuse. Et oui, comme tous les autres jobs que j’ai fait ces dernières années : serveuse dans un restaurant, guichetière dans un cinéma, barmaid…je sais qu’un jour j’exècrerai cette boutique. Mais c’est un schéma récurrent de ma vie, cette sensation d’être pieds et poings liés, d’être trop installée dans une routine qui ne me ressemble pas, ne me ressemble plus. Alors je fuis, je coupe les ponts, et cherche autre chose de nouveau dans lequel m’oublier pendant un temps. Un schéma qui a tendance à ne pas se cantonner à la sphère professionnelle et à s’élargir sur la sphère privée.
Alors oui, comme tous mes autres boulots, celui-ci deviendra tôt ou tard vide de sens, si tenter qu’il ne le soit pas déjà mais que je parvienne encore à fermer les yeux sur l’inutilité de ma fonction. Et tandis que je souris et frappe dans la main de Milo, la suite de son discours ne fait que renforcer ce sentiment. Bien que mon visage n’affiche que bonne humeur, qu’un rire franc passe la barrière de mes lèvres à la description peu avantageuse et un brin stéréotypée de mes clients – mais pas si loin de la vérité pour certains – mon esprit s’évade un peu plus. Comment peut-il frapper aussi juste sans ne rien savoir ? Sauver des vies, oui, c’était ça le plan. Peut-être pas directement mais dans l’ombre d’un laboratoire. Chercher des solutions, inventer, innover, construire et contribuer. Améliorer des traitements, découvrir de nouveaux procédés. Quelque chose avec du sens, bien plus qu’empêcher un type de se boucher les artères avec des chips en favorisant la marche pour venir à la boutique. « Ouais, t’as raison, je suis une ouvrière qualifiée et essentielle à l’effort de guerre, ils ne m’enverront pas dans un camp et j’éviterai probablement la chambre à gaz ! »
Et oui, j’ose aussi les blagues sur les juifs, parfaitement.

Continuant à marcher aux côtés de Milo tandis que nous nous rapprochons de son appartement, je me sens soudainement comme la dernière des garces quand il répond à ma propre question. Fronçant les sourcils, il ne me faut que quelques secondes pour resituer les choses dans leur contexte et me souvenir des évènements du mois de décembre.
Est-ce qu’il m’avait prévenu qu’il ne travaillait plus là-bas ? Est-ce que j’ai été si accaparée par mes propres problèmes que je ne me suis pas intéressée à ceux de Milo ? Je suis ce genre de personne ? je suis ce genre d’amie ?
Le sentant mal à l’aise et l’étant tout autant pour mon manque cruel de tact sur un sujet aussi sensible, je clos le débat. « Je viendrai sûrement te faire chier pour que tu lâches une bière gratis 'dickhead' » Mouais, pas le meilleur moyen d’obtenir une boisson gratuite j’en conviens. Le silence retombe, légèrement plus pesant que les autres et je me mords la lèvre pour tant de maladresse. Je ne redresse les yeux vers lui que lorsque ce dernier reprend la parole. « Waow, tu bosses à temps plein et t’es prêt à claquer 12 dollars par mois pour ne pas télécharger illégalement comme un gros porc, tu deviens un mec un peu trop sérieux à mon goût Milo Lawson. Ça perd de son charme ! » Je laisse ma langue poindre quelques secondes d’une façon très mature avant de continuer ma marche jusqu’à l’immeuble tant convoité.

Levant les yeux au ciel en attrapant les clés qu’il me tend, je me dirige seule jusqu’à l’appartement, ouvrant la porte à la volée et m’assurant – comme une preuve plus tangible que celle offerte par Milo précédemment – que Taylor est bel et bien absente. La jeune femme n’a pas vraiment besoin d’être ici, son odeur est partout dans l’air et tout ici me fait penser à elle. Jusqu’à ce que mes yeux se posent sur le canapé, me renvoyant un peu trop précisément les souvenirs de ma dernière visite en ces lieux. Ma confession, ce qui a suivi, et les complications que ça entraînent aujourd’hui, de mon point de vue en tout cas. Secouant la tête je finis par me diriger vers les vinyles, préférant instaurer une ambiance qui me fera oublier la jolie brune. « Adham Shaikh – Basswalla. » Je baisse le volume pour laisser simplement un fond musical, étirant mes lèvres dans un sourire appréciateur. Heureusement le fil de mes pensées est interrompu par l’interphone et quelques minutes plus tard, sagement assise sur ledit canapé, le grand blond pointe le bout de son nez. Retirant mes chaussures je prends mes aises. « Va pour le jus de j’sais pas quoi ! » Je lance depuis le salon alors qu’il me rejoint quelques instants plus tard.

Attrapant ma boisson, je me cale au fond du canapé et le regarde sortir sa trousse de soins. Je l’envie quelque peu. Pas pour la maladie bien sûr, et qui plus est, j’ai assez à faire avec la mienne. Non, pour son aisance, pour se moquer de ce que les autres en pensent, pour le fait que lui ne mente pas sur son état de santé. Arrêtant ici le cours de mes pensées, un sourire étire à nouveau mes lèvres, mon humeur taquine revenant au galop.  « Alors cette fille, c’est du genre elle siffle et tu t’exécutes ou c’est seulement parce que son humeur laisse croire qu’elle a ses règles 26 jours sur 30 ? » Et alors qu’il tourne son visage vers moi j’ajoute « Oh je t’en prie, tu me laisses en plan pour passer un coup de téléphone, il n’y a que deux raisons pour ça. D’une, tu ne veux pas que j’entende ce que tu dis, deux, ton zizi a des intérêts florissants dans le business. Dans les deux cas, on en revient à une fille. »


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Jeu 25 Mai - 20:57


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Je sens le regard de Maeve peser un peu sur moi alors que je déballe tout mon matériel. Ça ne me fait ni chaud ni froid. Je sais pas si c’est parce que j’ai l’habitude d’être regardé ou si c’est simplement parce que je sais qu’elle ne juge pas. Elle m’a posé des questions la première fois qu’elle m’a vu sortir mon lecteur de glycémie et mon stylo injecteur mais elle l’a fait sans me prendre la tête, sans accompagner ses propos d’une quelconque pitié condescendante… J’installe la bandelette à usage unique dans le lecteur et lui accorde un bref regard alors qu’elle avale une gorgée de son jus de j’sais pas quoi. Un simple jus de pomme en réalité. Idéal pour rafraichir une bouche asséchée par la consommation de Marijana.
Je me concentre ensuite une seconde pour piquer mon annulaire sur le côté et le pincer pour faire apparaître une perle sanglante. Je la dépose précautionneusement sur le buvard et attend la lecture des résultats pour voir où en est mon taux de sucre.
« Alors cette fille, c’est du genre elle siffle et tu t’exécutes ou c’est seulement parce que son humeur laisse croire qu’elle a ses règles 26 jours sur 30 ? » me lance-t-elle tout à coup, affichant un sourire espiègle.
J’ouvre la bouche, près à tout nier en bloc, mais elle me coupe l’herbe sous le pied. Mes propres lèvres s’étirent alors en un demi-sourire un peu gêné. Le genre de sourire niais qui apparaît sur le visage de n’importe quel type qui est raide dingue d’une nana.
« Ouuuh ! T’as dit zizi » je cherche à plaisanter, approchant mon index pour essayer de tapoter son nez. S’ensuit un petit combat ridicule que je termine par remporter. Enfin plus ou moins, vu que c’est sur sa lunette qu’atterrit mon gros doigt de crétin puéril. Pendant qu’elle est contrainte de les ôter pour nettoyer le verre crasseux, je reprends la parole pour lui faire un topo de ma situation amoureuse.  
« Elle s’appelle Zara. J’l’ai rencontré…bah tiens ! Je l’ai rencontrée le jour où j’suis allé réclamer mon ancien job à M’sieur Haynes. Enfin il veut que j’l’appelle Elijah, donc M’sieur Elijah » je lui raconte en remballant mon lecteur pour préparer mon injection d’insuline et la doser convenablement. Mieux veut que je le fasse maintenant, avant d’être trop stone… « Tu devineras jamais ce qu’elle fait dans la vie ! »

Mais cette petite garce trop perspicace trouve la réponse à ma question dès son second essaie.
« Tu fais chier Maeve ! Ouais, elle est flic » je bougonne en tournant l’embout de mon stylo pour préparer la quantité d’insuline que je vais m’injecter, après avoir vérifié les chiffres sur mon petit carnet et ajouté le dernier taux obtenu. On rigole pas avec ça, j’suis super consciencieux ! …Bon, OK, la plupart du temps j’essaie de l’être. « Pour le moment c’est une bleue, même si elle a la trentaine. Elle a feu des soucis avec ses supérieurs du coup elle stagne en bas de l’échelle. En gros elle fait surtout du taf de bureau, tu vois l’genre ? » je lui demande en commençant à défaire ma ceinture.
Je m’interromps cependant, dans mes propos come dans mes gestes.
« J’vais l’faire dans la cuisse. J’te conseille de fermer les yeux si tu veux pas être complètement éblouie par ce que tu risques de découvrir entre mes jambes » je la taquine avant de soulever mon cul osseux de manière à pouvoir plus facilement baisser mon bas de survêtement. Bien sûr, je porte un caleçon et elle ne peut rien voir ou même deviner à quoi ressemble ma queue. C’est pour la blague. Ha-ha-ha… Bref. Je passe un coup de coton imbibé d’alcool sur ma cuisse en évitant les zones déjà bleutées et appose le stylo sur ma peau. Sans réfléchir, j’appuie alors sur la gâchette pour libérer l’aiguille et pouvoir injecter l’insuline qui va venir soutenir mon corps de merde défectueux.
« Elle collecte les infos sur les victimes d'accident ou de meurtre ou les vilains messieurs et puis elle fait le standard. Parfois elle m'envoie des photos, c'est trop glauque. L’autre fois, elle devait surveiller l’aile de l’hosto où ils amènent les prisonniers pour des soins en dehors de la prison et tout ça. C’est plutôt badass, avoue ! »
Même si ça fait un peu peur en même temps… Côtoyer des morts, c’est chaud, mais côtoyer des gens qui vous veulent du mal et n’ont parfois plus rien à perdre… Ça fait froid dans le dos.
« Faut qu’j’te montre des photos quand elle porte son uniforme ! J’savais pas qu’ça pouvait m’faire cet effet là, j’te jure » je ricane en retirant le stylo le déposer sur la table basse avant de lui demander de me filer un second morceau de coton pour nettoyer la zone récemment piquée et faire disparaître la goutte de sang diluée de produit qui est remontée en même temps que l’aiguille. « Elle me rend dingue. Déjà parce qu’elle est grave bonne et ensuite parce que littéralement, parfois, elle me fait royalement chier et pète les plombs pour que dalle. »

Ma cuisse nettoyée, je renfile mon pantalon et profite d’avoir encore le cul levé pour attraper mon portable dans ma poche et chercher des photos à lui montrer. Je fais remonter un peu le fil de nos échanges SMS et cherche une photos où Zara ne serait pas à poil en train de se toucher pour m'exciter… Je finis par trouver mon bonheur et lui présente une photo de ma petite amie, en uniforme. Son visage basané est à moitié mangé par ses lunettes de soleil malheureusement.
« Elle est italienne. C’t’une vraie italienne d’ailleurs, elle peut pas renier ses origines. Elle parle avec les mains et tout, puis elle a le sang vachement chaud » j’explique en cherchant une image où elle n’aurait pas quelque chose devant la face. Je fini par en trouver une et la montre à mon amie qui sirote tranquillement son jus. « Elle a le crâne rasé. Ça se voyait pas avec sa casquette d’uniforme tout à l’heure. C’est pas complètement badass ça ? » je lui demande en récupérant mon appareil.
« Enfin voilà. Ça fait trois semaines maintenant qu’on est ensemble. On verra bien c’que ça donne » je conclu dans un haussement d’épaule, avant de me lancer dans le changement de mon aiguille pour pouvoir faire disparaître tout ça et aller chercher ma beuh. Il est temps que les choses sérieuses commencent.
Mais avant ça…
« Et toi du coup ? T’en es où ? Dans quelles paires de bras tu essaies d’oublier notre amour impossible ? »
    


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Jeu 25 Mai - 23:13

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Combat tout aussi puéril que ridicule.
Et je lâche un râle d’agacement et lève les yeux au ciel quand une trace grasse vient brouiller ma vision, retirant mes lunettes pour les nettoyer dans mon t-shirt. Tout ça pour le mot « zizi ». Salut, je m’appelle Maeve et l’un de mes meilleurs amis est un grosse de sept ans ! Bonjour Maeveeee…

Mais ce crétin se fait rapidement pardonner quand j’obtiens un nom. Ah donc j’avais raison, c’est bien d’une fille dont il s’agit. Une fille du nom de Zara ! Me rapprochant un peu de lui je l’écoute avec une attention redoublée me narrer ses péripéties sentimentales. Milo n’est pas vraiment du genre à se caser alors nul doute que tout ce qu’il aura à raconter sera folklorique. J’acquiesce à ses propres, ne le coupant pas pour une fois, et, dans un autre temps, ne rate rien de son petit rituel médical. Je ne me permets d’ouvrir la bouche que lorsqu’il me pose une question. « Strip-teaseuse ? Flic ? » Et éclate de rire face à une solution si aisément trouvée pour une problématique apparemment difficile. Cela dit même après ce léger fou rire, je n’arrive pas à imaginer mon ami sortir avec une fliquette.  C’est comme imaginer que je sois en couple avec un homme du Congrès, ça ne colle définitivement pas au décor. Mon petit anarchiste avec une figure de l’autorité, quand je vous disais que ça allait forcément être folklorique !
Mais plus son discours avance et plus je trouve du sens. Des problèmes avec ses supérieurs, coincée en bas de l’échelle, vraiment ? Peut-être pas l’image stéréotypée que je me fais d’une flic après tout. J’imagine qu’il est déjà suffisamment compliqué de s’en sortir en tant que femme dans un univers presque exclusivement masculin alors prendre le risque de fâcher les grands messieurs en costume, outch ! Possiblement pas le meilleur plan de carrière en effet. Mais qui suis-je pour juger ? Personne.

Et c’est encore l’évocation d’un zizi qui me fait lever de nouveau les yeux au ciel, le sien qui plus est. « La seule chose que je veux dans ma bouche dans la prochaine demie heure est plus petit que ta queue, du moins je l’espère pour toi, tu sais, assez fin, blanc et d’environ cette taille. » Et pour lier le geste à la parole, j’écarte mon pouce et mon index jusqu’à obtenir la taille approximative d’un joint.

Cela dit, encore une fois et bien que très peu intéressée par ce qui se trouve entre les jambes de Milo, je ne perds pas une miette de ses gestes. Le coton imbibé d’alcool frotté sur sa cuisse, les bleus, témoins et dernières traces des précédentes piqûres, l’aiguille qui pénètre sa peau, et la petite goutte de sang qui perle quand il la retire. J’attrape un morceau de coton et lui tend, fasciné par cet éclat rouge jusqu’à ce que la ouate l’absorbe et la fasse disparaître. Est-ce qu’un jour, moi aussi, j’aurai mon petit rituel personnalisé ? Le cachet blanc le matin : les béta bloquants, le bleu et le jaune le midi : les inhibiteurs calciques et les anti-arythmiques et au besoin le rose pour le soir : les anticoagulants. Ma propre boîte de M&M’s haute en couleur.
Reprenant mes esprits j’essaie de retenir toutes les informations qu’il a débitées en peu de temps. « Ouais, badass à souhait ! » Je réponds. Ouais des taulards en orange qui viennent se faire soigner gratis au frais de la princesse quand une fille comme moi n’a pas les moyens de passer un simple échocardiogramme !
Mais je n’arrive pas à rester morose plus de quelques secondes avec ce zigoto qui continue de parler de sa nouvelle copine avec un sourire de gros niais. Et puis j’ai même droit à la photo, et même si je suis plus sensible à tenue de médecin – étrangement – qu’à l’uniforme de police… « J’avoue qu’elle a des arguments de poids, et je ne parle pas que de ses seins. » Il me montre la seconde photo et quand je la vois sans casquette et sans lunettes de soleil pour obstruer son charmant visage, ce qui m’avait paru incongru dans les premières secondes de son discours prend tout son sens. Si je n’avais pas vu la photo précédente jamais je n’aurais pu croire qu’elle faisait partie des services de police. Ce qui est assez hypocrite de ma part puisque personne ne pourrait penser qu’à l’heure actuelle, si tout avait fonctionné comme prévu, on m’appellerait Docteur Wheelan. « Ok joli cœur, je te l’accorde, c’est un appel au crime et je peux parier qu’elle n’a pas que le sang de chaud » Je hausse un sourcil provocateur mais si ça roule pour lui alors je suis heureuse pour Milo.

C’était sans compter sur le fait qu’il me retourne la question et pendant quelques secondes je reste muette. J’ouvre la bouche, la referme, l’ouvre de nouveau. « Je… » J’ai couché avec…non, je ne peux pas vraiment balancer ce genre de choses comme ça. Pas ici. « Tu me connais, rien de sérieux, ça va ça vient sans mauvais jeu de mots. Je ne cherche pas à me poser. Tu connais mon habileté à tout faire foirer… » Ouais, il vit avec mon ex, je pense qu’il a une bonne idée de mes talents innés à tout faire foirer en beauté.
Pendant quelques micro secondes je perds ma bonne humeur et un voile sombre passe sur mes yeux. Je suis décidément très nulle pour mentir quand il ne s’agit pas de ma maladie. Je me reprends néanmoins bien vite, lui donnant un coup dans l’épaule pour le secouer, affichant un nouveau sourire. « Bon, tu me la fais goûter cette beuh ? »



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Ven 26 Mai - 9:53


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Je suis content de constater qu’elle ne juge pas ma petite amie. Elle complimente ses gros airbags (qui sont effectivement deux arguments de poids) et ne critique même pas son crâne rasé. Taylor n’a rien dit non plus, même si j’ai vu son petit nez se retrousser un peu, dans une moue réprobatrice. Mais ça compte pas parce que, pour ma meilleure amie, aucune fille ne sera jamais suffisamment bien pour moi. Je l’aime pour ça. Parce qu’elle veut toujours prendre soin de moi et que l’idée qu’une autre gonzesse qu’elle le fasse lui fiche un peu les boules…
Ma jumelle - avec qui j’ai du mal à communiquer ces derniers mois - ne s’est en revanche pas gênée pour me signaler qu’elle avait l’air bizarre, ne lui revenait pas et que je ferai mieux de me méfier. Bien sûr, je sais qu’Ellie est un peu du même genre que Tay, qu’elle ne veut que mon bien (et aussi que je me bouge un peu le cul et me prenne en mains comme elle le fait) mais elle ne s’est pas contentée de grimacer et m’a tenu la jambe avec son discours moralisateur pendant de lonnngues minutes. Et comme toujours, le reste de ma famille a décidé de soutenir l’opinion de ma respectable frangine et de ne pas entendre mon bonheur.
Tout ça pour dire que je suis content que Maeve la juge sur sn physique mais dans le bon sens du terme, qu’elle comprenne d’office ce que je peux lui trouver.
« Pas que, nan » je confirme lorsqu’elle sous-entend que Zara est une chaudasse.
Je range tout mon bazar et prépare le terrain pour rouler pendant qu’elle répond à mes questions sur sa vie sentimentale.

Enfin faut le dire vite. Elle commence par jouer les carpes hors de l’eau, ouvrir et refermer la bouche sans sortir le moindre son. Ca, ça veut dire qu’elle va me mentir. Ca veut dire qu’elle voulait me parler d’un truc et s’en est empêchée. Franchement ? C’est vexant… Parce que je viens de lui parler de ma meuf pendant trois minutes, en toute confiance, et de son côté, Maeve n’ose pas… Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Ou bien qu’est-ce que je n’ai pas fait ?
Sa dernière phrase, à propos de sa capacité pour tout faire foirer me laisse entendre qu’elle a bien eu quelqu’un récemment. Quelqu’un d’important pour elle et que ça a mal terminé, par sa faute. Sujet délicat donc… Sujet à aborder sous l’emprise de certaines substances ! Un peu d’herbe lui déliera la langue, c’est certain.
D’ailleurs, elle aborde le sujet et me rappelle la raison de sa présence entre mes murs.
« T’as pas dis le mot magique ! » Elle tente le s’il te plait et je secoue la tête à la négative. « Non, ça c’était le mot magique du siècle dernier… Qui êtes-vous… Qu’avez-vous fait du véritable Agent Wheelan ! Imposteur ! Saleté d’AI ! Chier, couilles ! » je jure dans la belle langue française que j’ai apprise lors de mes pérégrinations en France, avant de faire mine de fuir le canapé pour échapper à Maeve. « J’ai un…nain ! Et j’hésiterai pas à m’en servir ! » j’enchaine, en référence aux Noces Funèbres de Burton, avant de faire mine de chercher quelque chose du regard. « Bah merde…où est Taylor quand on a besoin d’elle ? »
Gloussements, gloussements, et puis je me ressaisi.
« Putain, dire que j’ai encore rien consommé. J’me fais peur parfois la vache » je me désespère tout seul, avant de prévenir mon invitée que je reviens.

Je fais chercher ma réserve dans la planque de la salle de bain et reviens avec une boite de déjeuner métallique Marvel, couverte d’autocollant divers et sur laquelle j’ai pas mal gribouillé. Je la dépose sur la table puis m’approche de la platine, silencieuse depuis un moment. Je sélectionne mon disque de Mungo Jerry, In the Summertime et après le crépitement familier, revient m’asseoir aux côtés de Maeve. J’avale une gorgée de soda avant d’ouvrir la mallette magique, prenant tout mon temps pour la faire languir.
« Je roule tu nous prépares un encas ou on inverse les rôles ? »  
    


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Ven 26 Mai - 17:34

You put the lime in the coconut
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 Un rire passe la barrière de mes lèvres, impossible à contrôler, et surtout, à stopper. Je me laisse retomber en arrière sur le canapé en le regardant faire son numéro, et mon rire ne fait que croitre lorsqu’il cite notre amie commune. C’est petit, sans mauvais jeu de mots, mais je n’arrive plus à m’arrêter de rire. Ce type est cinglé et c’est le plus grand gamin que j’ai rencontré dans le monde des adultes mais je l’adore pour ça. Essuyant une larme de rire qui menace de perler le long de ma joue, je reprends mon souffle, difficilement. « Ne change rien Milo, c’est pour ça que les gens t’adorent. C’est sûrement aussi pour ça que certains ne peuvent pas te sentir mais on s’en fout. Moi, je t’aime comme ça. Tu es ma bouffée d’oxygène personnelle, alors ne change rien, jamais. » Je sais aussi que le jeune homme n’est pas que ‘ça’ justement. Si j’avais quelque chose de sérieux à lui confier il mettrait volontiers le show de côté pour m’écouter avec attention. Il sortirait forcément une ou deux plaisanteries bien placées pour détendre l’atmosphère mais il serait là. La magie de Monsieur Lawson, on aime ou on déteste mais il est le genre de personnage à ne pas laisser indifférent.

Tout ça, et ses goûts musicaux loin des standards modernes des radios populaires. Ce qui est un gros bonus pour une réfractaire comme moi à la musique d’aujourd’hui. Louchant sur la boîte qu’il ramène avec lui et qui me fait sourire, j’approuve la nouvelle chanson en fermant les yeux quelques secondes quand le son emplit l’air de sa douce mélodie. Les rouvrant pour le regarder ouvrir avec une lenteur toute calculée la boîte à malice, je finis par les lever une nouvelle fois au ciel. « Hum hum » Je passe mes bras autour de son cou. « Toi, tu laisses tes doigts magiques rouler ce pétard tant attendu, et moi, je vais exercer ma passion légendaire des couteaux et nous préparer de quoi nous sustenter » Je dépose un baiser sonore sur sa joue et me lève du canapé pour rejoindre le coin cuisine.

Ce n’est pas comme si j’étais une complète étrangère dans ce décor. J’ai passé de nombreuses nuits ici pendant un temps, parfois des semaines entières. Taylor et moi n’avons jamais vécu ensemble à proprement parler, mais au cours de nos deux années de relation, c’était souvent ainsi, deux semaines chez elle puis une chez moi ou inversement. Et elle est plutôt du genre à aimer que chaque chose soit à sa place. C’est pourquoi je ne me sens pas dépaysée et me dandinant sur le rythme de la musique, j’ouvre le réfrigérateur pour choisir scrupuleusement ce qui composera notre en-cas. J’évite seulement d’ajouter davantage de sucre qu’en apporte la bouteille de soda que Milo s’autorise et commence à préparer un sandwich pour chacun de nous deux. Pendant quelques minutes seul le son de la platine brise le silence des lieux et je me concentre sur ma tâche, bercée par les notes. J’attrape ensuite une assiette et y dépose les deux sandwichs, revenant vers le salon. « Son altesse royale est servi » Et après une petite courbette, je pose l’assiette sur la table. « Bon, tu me la fais enfin goûter ou faut que je montre mes seins ? » Je reprends place sur le canapé et lui tape gentiment l’arrière du crâne pour éviter toute remarque. « Purement rhétorique Lawless, et puis je ne soutiens pas la comparaison avec Zara » J’ajoute avec un sourire, le regardant terminer de rouler le joint.

Bon, je force un peu le trait de mon impatience, je ne suis pas à ce point accroc pour ne pas pouvoir attendre quelques minutes supplémentaires mais la weed est mon seul petit péché mignon. Je ne fume pas de cigarettes, n’ai jamais aimé ça, et je ne bois pas plus que de raison. Même en soirée je suis rarement ivre. Mais j’avoue que je pourrais difficilement me passer de l’herbe. Je connais les risques, multipliés à cause de ma maladie mais ça aide également pour le stresse qu’elle provoque et pour ne pas sombrer comme une merde chaque fois que mes pensées s’appesantissent un peu trop sur mon état de santé. J’ai besoin de ça, et tant que ma consommation reste récréative et non quotidienne, je ne vois pas où est le mal. « Ça ne lui pose pas de problèmes à ta fliquette que tu consommes ? » Je n’avais pas vraiment pensé à ça avant mais repensant à la photo de la jolie italienne au crâne rasé et le regardant terminer de rouler avec minutie, je me dis que ça peut déjà être un sujet de conflit en soit.




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