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 you put the lime in the coconut

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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Ven 26 Mai - 22:31


and shake it all up !
Maeve & Milo


Ma tête s’agite entre mes deux épaules pendant que Mungo se lance dans une série d’onomatopées absolument géniales. Remise de son fou rire, Maeve se rapproche de moi, passant son bras autour de mon cou, comme si elle s’apprêtait à me rouler un gros patin. Mais c’est autre chose que nous allons rouler. Un bon gros joint. Ou deux, ou trois selon ce qu’elle pourra encaisser.
« Toi, tu laisses tes doigts magiques rouler ce pétard tant attendu, et moi, je vais exercer ma passion légendaire des couteaux et nous préparer de quoi nous sustenter. »  
« J’aime quand tu parles mal comme ça, ça m’excite, t’as pas idée ! » je plaisante alors qu’elle dépose un bécot sur ma joue et s’éloigne pour aller mettre son plan à exécution. « We're no threat, people, we're not dirty, we're not mean. We love everybody but we do as we please » je chantonne en commençant à sortir précautionneusement mon matériel de ma boite magique.
Je dispose tout devant moi et frotte mes mains l’une contre l’autre, la langue tirée dans une expression de concentration. Et puis, agitant un instant mes longs doigts fins, je me met finalement à l’œuvre. Je sélectionne la quantité que je vais mêler à mon tabac, prépare mes filtres en découpant soigneusement des bandes de carton chopé ici et là et installe mes feuilles à rouler. Il va m’en falloir deux par joint, ce qui m’oblige à en sacrifier six. Pour la bonne cause.
« Chh chh-chh, uh, Chh chh-chh, uh ! Chh chh-chh, uh, Chh chh-chh » je continue de fredonner en me déhanchant, jetant un rapide coup d’œil en direction de Maeve qui se débrouille de son côté.  

Je viens de terminer les deux premiers joints lorsque mon amie réapparait avec une assiette sur laquelle repose deux sandwiches de compétition. Elle me les présente avec grandiloquence et je me fends d’un sourire lubrique lorsqu’elle me demande si elle va devoir se servir de ses charmes pour obtenir satisfaction. Pas le temps de lui sortir une saloperie. Elle m’assène une petite tape à l’arrière du crâne avant de se laisser tomber sur le sofa, évoquant de nouveau ma petite amie.
« Clairement ma p’tite dame ! » je lui signifie tout de même (petite vengeance) avant de me remettre au boulot pour terminer de rouler le troisième et dernier joint de la journée. Celui que j’ai le plus chargé et qui sera également le premier à être consommé.
Je termine de tasser le mélange d’herbe et de tabac à l’aide d’une mine de crayon de papier et roule le papier fin sous mes doigts pour clôturer mon œuvre. Je l’observe un instant, satisfait, puis le présente respectueusement à Maeve, en lui servant un petit « Ta-dah » de circonstance.
« Ça ne lui pose pas de problèmes à ta fliquette que tu consommes ? »  
« Si. D’ailleurs, j’ai basculé du côté obscur de la force et en réalité, j’t’ai attiré dans un piège ! Vois le bon côté des choses, tu vas enfin te trouver une copine en taule, c’est sûr ! Orange is the New Black style ! » je plaisante avant d’attraper l’un des briquet de ma boite Marvel (celui en forme de bite, bien sûr) et de m’affaler contre le dossier du sofa. « Nah mais en vrai, elle s’en branle un peu. Tant que j’consomme seul, dans mon coin. Elle sait pas que j’fais tourner. Et qu’parfois j’vends un peu. Mais on s’en fout ! » je conclu dans un sourire espiègle, avant de lui filer le joint. « A toi l’honneur ! J’me charge de manier la bite, j’sais pas si t’es très douée avec ça » je la taquine en faisant glisser mon pouce sur la roulette pour faire sortir la flamme dans un agréable crépitement.
La flamme vient lécher l’embout du joint et Maeve aspire jusqu’à être capable d’apprécier la première bouffée. Je me pends alors à ses lèvres, guettant ses réactions.
« Alors ? Bien ou bien ? »


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Sam 27 Mai - 0:16

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Précautionneusement, ma main s’avance pour saisir le joint entre mon index et mon majeur, les yeux brillants comme une gosse à qui l’on offre une sucette. Etudiant le travail minutieux de Milo, à qui l’on devrait définitivement offrir un oscar pour tant de maîtrise, je stoppe mon geste retour en pleine course, souriant niaisement à son commentaire. « Oh mon Dieu ! Je viens d’avoir une sublime vision d’un threesome avec Piper Chapman et Alex Vause. Magnitude 8.5 sur l’échelle explosion ovarienne. Orange is definitely the new black… » Je laisse mon regard, rêveur, se perdre encore quelques secondes dans ce fantasme irréalisable, me mordant la lèvre inférieure. Je n’y peux rien, j’ai toujours été attirée par les blondes filiformes, mais je ne crache pas non plus sur les grandes brunes portant des lunettes de secrétaire. So sexy.

Sortant de ma rêverie par la flamme qui danse devant mes prunelles, je glisse l’objet de tant de convoitises entre mes lèvres et approche mon visage du feu. « Dix contre un que j’ai fait jouir autant de femmes que toi. » Et avec un sourire espiègle, je comble les quelques centimètres entre le joint et la flamme et le laisse s’embraser avant de me reculer, aspirant une première bouffée. Je recrache la fumée devant moi, appréciant le goût particulier de l’herbe. Quand Milo se rapproche et m’interroge, je me contente de lever un index, lui imposant l’attente alors que j’aspire à nouveau, cette fois-ci plus longuement. Bloquant ma respiration, je retiens la fumée de longues secondes, la laissant faire son chemin dans mes bronches. Puis, fermant les yeux, je la laisse s’évacuer dans un nuage opaque et dans une longue expiration. Laissant un sourire étirer mes lèvres, je finis par tourner mon visage vers mon grand benêt. « Clairement dans mon top 3 cher ami, tu peux encore remonter d’une place quand j’en aurais goûté les effets. » Et pour la troisième fois, je prends une longue taffe du « précieux » avant de le tendre à Milo. « T’es mon meilleur dealer joli cœur » Je lance en retirant le gilet que je portais jusqu’à présent et en m’affalant un peu plus dans le canapé. « Mais prends pas trop la grosse tête, t’es le seul dealer que je connais » Je laisse un rire s’échapper de mes lèvres alors que j’appose ma tête sur le dossier du canapé.

J’oublie mes projets pour la soirée, ceux de nous dégoter une soirée dans un endroit glauque mais sympa avec de la musique électro en me laissant porter par le rythme des basses. Je n’ai pas encore assez consommé pour ressentir les multiples effets de la drogue mais je sais de source sûre qu’avec une aussi bonne weed toute motivation désertera bientôt mon corps. Je ne suis même pas certaine d’avoir assez de force après cette soirée pour mouvoir mes jolies petites fesses jusqu’à mon propre appartement. J’espère secrètement que Taylor est de garde toute la nuit pour, au pire des cas, m’affaler sur son lit et m’éclipser au matin. Tout ce que je souhaite maintenant est me poser, fumer, et oublier pendant quelques heures tous les soucis qui m’assaillent dernièrement. Mon cœur, l’examen qui approche, cette saloperie d’épée au-dessus de mon crâne, tout. « Tu savais que les impulsions nerveuses voyagent à une vitesse de deux cents soixante-treize kilomètres heure ? Enfin avant toute consommation de ce petit bijou bien sûr. Je connais tout un tas d’anecdotes sympa comme ça sur le corps humain » Merde je commence déjà à dériver. Mais ça ne peut pas être déjà l’herbe, je mets donc ça sur le compte de la fatigue, ou de ma bizarrerie naturelle, au choix. « Comme le fait que ta bite est en réalité deux fois plus grande qu’elle n’y paraît. La moitié de ton sexe se trouve en fait à l’intérieur de ton corps, attaché à l’os pubien. Et si tu faisais une IRM tu verrais qu’il ressemble à un boomerang » Je ris toute seule à l’image qui se superpose dans ma tête après cette information pourtant véridique. « Peut-être que pour vous, les hommes, le berceau de l’humanité n’est pas l’Ethiopie mais l’Australie ! »

Je tourne mon visage vers lui et reprends le joint qu’il me tend, inspirant plus profondément encore sur ce dernier. *Allez douce amie, couvre moi de tes bienfaits !*





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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 28 Mai - 10:24


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« Dix contre un que j’ai fait jouir autant de femmes que toi. »
« Souviens-toi que j’suis parti en Europe près d’un an » je lui glisse dans un haussement de sourcils évocateur. « Les filles sont chaudes là-bas ! Et cette histoire comme quoi elles s’épilent pas : c’est complètement faux… Des plans à trois, j’en ai eu des tas ! Pas avec Piper ou Alex mais avec des bonasses de haut vol… »
Et puis je m’interromps, pour mieux guetter ses réactions lorsqu’elle porte le joint allumé à ses lèvres. Je retiens mon souffle alors qu’elle aspire sa première bouffée. Je me doute qu’elle va apprécier, mais je veux l’entendre dire. Je veux voir son visage s’épanouir, son regard s’allumer… Maeve doit le savoir parce qu’elle prend un malin plaisir à faire durer le suspense, levant un index dans ma direction lorsque je finis par l’interroger. Je jure entre mes dents et recommence à respirer, affichant une moue un peu boudeuse. La patience n’est pas mon fort. Et je déteste qu’on me fasse taire… Je sais qu’elle le fait exprès, et comme je sais AUSSI qu’un compliment va forcément suivre, je me fais violence.
Je la vois prendre une nouvelle inspiration et se laisser aller contre le fauteuil, ses paupières closes derrière les verres de ses grandes lunettes noires. Celles qui la rendent carrément sexy. Un peu comme Miss Vause dans Orange is the New Black justement (je crois que c’est l’effet recherché). BREF ! Je la surveille et quand elle rouvre les yeux, mon sourire s’élargit, pressentant ce qui va suivre.
« Clairement dans mon top 3 cher ami, tu peux encore remonter d’une place quand j’en aurais goûté les effets. »
« Yes ! Je l’savais » je glousse alors qu’elle tire une dernière fois sur le joint, rechignant visiblement à s’en séparer, mais le faisant tout de même.
Puisque je connais mon produit, je ne cherche pas autant à faire durer le plaisir et m’en empare sans beaucoup de cérémonie. J’aspire une grande bouffée de mon savant mélange, appréciant la justesse de la balance entre herbe et tabac. Je suis un Dieu…
Ce qu’elle vient de confirmer, avant de nuancer ses propos, pour que je ne prenne pas la grosse tête. Mais c’est raté.
« Alors déjà, on avait dit qu’tu devais jamais te moquer de ma grosse tête, ou de mes oreilles de Dumbo. C’est pas cool ! J’suis né comme ça et tu connais pas ma vie OK ? » je fais mine de me lamenter, envoyant un petit nuage bleuté alourdir l’air de la pièce qui aurait sans doute besoin d’être un peu aéré. D’autant que je ne suis pas passé par la case douche après mon match… « Puis, si j’suis l’seul, c’est qu’t’as pas besoin d’aller voir ailleurs. Conclusion : je suis le meilleur. Tu peux pas test ! » je conclu fièrement en tirant une fois de plus sur le joint, gardant un moment la fumée en bouche avant de m’essayer à projeter quelques ronds. Un de mes potes sait faire des bulles mais je n’y arrive pas encore… Et ça me gave, franchement.

Je suis en train de m’amuser comme un gosse lorsque Maeve reprend la parole pour me sortir des trucs scientifiques à propos d’impulsions nerveuses. Quand elle fait ça, elle me fait définitivement penser à Ellie ! Le côté blague salace, c’est du Taylor tout craché et le côté gentil chiot foufou, c’est un peu du Ayleen. Maeve est le mix parfait entre toutes mes amies en fait… Bref, je l’écoute, fronçant les sourcils, un sourire étirant la commissure de mes lèvres, renfermées autour du cône finement roulé.
« T’es sérieuse ? J’ai une bite boomerang ? » je lui demande, franchement ravi par cette idée. « Putain ! J’adore ! »
Je recrache ma fumée puis lui tend le joint pour qu’elle en profite un peu. Après tout, je l’ai roulé pour elle de base.
« Dis-moi d’autres trucs sur ma bite ! Tu peux m’expliquer pourquoi elle est si grande ? Non parce que j’suis bien embêté quand les filles me demande comment c’est possible… » je lui demande, gardant mon sérieux à peu près quatre secondes. Après quoi, je me penche en avant pour attraper le sandwich qu’elle m’a amoureusement préparé pendant que je nous mijotai notre amuse-bouche…  
« Et ton clito du coup, il a quelle forme ? C’est un boomerang ou bien une poêle à frire ? Fais-moi un dessin ! » j’exige en laissant échapper un rire idiot, la bouche pleine. « Pas mal » j’approuve, avant de faire passer ma bouchée avec une nouvelle gorgée de soda, pour retourner m’affaler contre le dossier du sofa.

Maeve est en plein cours d’anatomie lorsque je réalise qu’il n’y a plus de musique depuis un moment. Je me relève donc pour placer un disque un peu plus moderne et contenant plus de trois titres, histoire de ne pas avoir à me relever toutes les dix minutes. J’opte pour mon dernier achat en date : la bande originale des Gardiens de la Galaxie. Donc forcément, je l’interromps très vite pour chanter à tue-tête, réclamant le joint qu’elle monopolise quand même un peu !  


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 28 Mai - 17:07

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Beaucoup de personnes ne croient pas en l’amitié homme/femme, ce que je conçois. En règle générale, ce genre de relation est emplie d’ambiguïtés, de jalousie lorsque l’un ou l’autre est en couple et que soudainement, vous n’êtes plus le centre d’intérêts. Certains sujets restent tabous dus à la méconnaissance ou à l’incompréhension du sexe opposé. C’est pourquoi je suis d’autant plus fière que rien de tout ceci ne vienne polluer la relation amicale que je partage avec Milo. Je ne fais qu’arquer un sourcil intéressé lorsqu’il me parle de ces plans à trois, visiblement régulier, avec des européennes proprement épilées, laisse un rire passer la barrière de mes lèvres lorsqu’il exprime sa joie face à mon appréciation de son herbe, et lève les yeux au ciel d’amusement – presque un tic quand je suis en sa compagnie – lorsqu’il rejoue pour la millième fois l’un de ses rôles préférés, celui de la drama queen. Qui va de pair avec son côté un brin mégalo. « Puis, si j’suis l’seul, c’est qu’t’as pas besoin d’aller voir ailleurs. Conclusion : je suis le meilleur. Tu peux pas test ! » Je fais mine de réfléchir un instant mais finit par acquiescer et lui laisser le point devant cette logique imparable. Ça, et le fait qu’il soit probablement le moins cher. La preuve, je fume une herbe d’excellent qualité et au lieu de lui glisser une poignée de billets verts dans les mains, je me suis fait offrir un jus de fruits. Maeve 1, capitalisme et profit maximum 0 !

Mais parce que nous sommes…nous, nous en revenons rapidement au sujet du sexe, ou plus particulièrement des attributs sexuels. Ce que je n’avais pas prévu, en revanche, est qu’une simple anecdote scientifique débouche sur un laïus sur son « immense » pénis, et un autre sur mon clitoris. Gardant le silence quelques dizaines de seconde pour mieux apprécier une nouvelle taffe du joint, puis finalement une deuxième, je me retourne à nouveau vers lui. « Le mot clitoris est l’un des mots dont l’origine étymologique reste controversée mais pour certains, il vient du mot ‘divine’, alors traite-moi comme une déesse, ou je te demande de me montrer ton zizi » j’insiste sur le dernier mot qui l’a tant amusé plus tôt, « pour couper court à toute ta vantardise. Et vu que tu passes ton temps à dire qu’elle est immense, laisse-moi te dire que je me suis imaginée quelque chose de vraiment extraordinaire, ce qui me laissera forcément déçue. »  

Tirant à nouveau sur le joint, je lui offre un sourire satisfait quand il goûte à mon sandwich, délaissant volontiers le mien pour le moment, mon appétit me faisant défaut depuis plus d’un mois. « Mais comme je ne suis pas une connasse, finie, je vais glorifier ton pénis une dernière fois en te laissant croire que tu es plus performant que la dernière création de Apple. » Bon, ok, dis comme ça, cette phrase n’a aucun sens, c’est pourquoi je ne tarde pas à ajouter : « Un spermatozoïde contient 37.5 Mégabits d'informations relatives à l'ADN. Une éjaculation représente un transfert de données de 15,875 Gb, équivalent à la capacité totale de 62 ordinateurs MacBook Pro. » J’acquiesce à mes propres mots, sentant agréablement l’herbe commencer à faire son effet, lentement mais sûrement. « Tout ce trésor d’informations compressé dans tes testicules. Tu devrais peut-être te faire tatouer ‘Winzip’ sur chacune d’elles ! » Et cette fois-ci c’est ma propre blague que je ris, me laissant retomber une nouvelle fois au fond du canapé.

Un instant parfait, sans soucis, sans sombres pensées. Appréciable. Délectable. Du moins avant que Milo ne se décide à se la jouer ‘The voice’ et se mette à chanter beaucoup trop fort pour mon pauvre crâne. Et quand il réclame le joint en tendant sa main vers moi, je secoue vivement la tête de gauche à droite en le gardant pour moi, et prenant une nouvelle taffe. « Pas moyen que tu récupères ça sauf si tu la boucles » Mais je ne suis même pas certaine qu’il ait entendu un traitre mot de ce que je viens de dire.




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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Mar 30 Mai - 7:31


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Je lève les yeux au ciel et fait mine de vomir quand elle me parle de l’étymologie du mot clito et se la joue grande déesse. Bon en vérité, j’considère les femmes comme telles donc c’est pas un souci et elle sait que je  suis pas misogyne pour un sou, c’est juste pour la forme. Et le fun. Heureusement, el sujet revient quand même très vite sur moi et mon instrument de taille tout à fait honorable ! Et c’est pas moi qui l’ait dit, ce sont mes conquêtes. Enfin je le dis aussi, mais j’ai la certitude que je ne mens pas depuis que je baisse mon caleçon à tout va pour honorer les déesses !
« Jusque là, aucune déesse n’a eu à se plaindre des services de mon trois pièces divin ou n’a eu l’air déçue en faisant sa connaissance ! …Enfin si, y a une nana qui voulait m’la couper quand elle a cru qu’elle était enceinte, mais c’est une autre histoire. Et finalement elle l’était pas du tout, elle avait juste mal compté ou j’sais pas quoi. C’était une déesse un peu à côté de ses pompes » je ricane bêtement en mordant à nouveau dans mon sandwich. C’est bête, je devrai attendre un peu, que les effets de mon joint fassent effets et me file la dalle…
Pendant que je mastique, Maeve a repris la parole pour "glorifier mon pénis" et le comparer avec… Hein ? Quoi ? Pourquoi ? Et la voilà qui se met à me débiter une série de chiffres qui seraient dans mes testicules ou j’sais pas trop quoi. Je raccroche les wagons quand elle me parle de tatouages, mais la blague du "Winzip" m’échappe un peu… Faut dire que moi et les ordinateurs, on n’est pas trop amis. J’ai un téléphone qui marche très bien (de la marque Apple d’ailleurs), mais j’ai jamais eu d’ordinateur à moi et j’ai tellement de choses à faire que j’emprunte très rarement celui de Taylor. Lorsque je le fais, c’est généralement pour regarder des vidéos de chats sur le net ou mettre en route Netflix parce que j’ai la flemme de me lever pour allumer la télévision et récupérer la manette de la console…
« J’ai rien bité à c’que tu viens d’dire » je lui annonce donc sans aucune gêne, un grand sourire aux lèvres. « Mais comme je sais que tu m’aimes, je vais partir du principe que c’est hyper flatteur et donc te remercier pour tes éclaircissements chelous ! Maintenant, file-moi mon award » j’ajoute en désignant le joint qu’elle ne consent toujours pas à me céder.

« Pas moyen que tu récupères ça sauf si tu la boucles » me prévient-elle.
Je m’interromps dans mon concert et ouvre au contraire grand la bouche, affichant une expression d’indignation pure.
« Non mais le culot d’la meuf quoi ! Elle vient chez MOI, elle fume MON herbe et elle se permet de critiquer ma voix MAGNIFIQUE ? » je me plains, avant de tchiper, plissant les yeux en deux fentes accusatrices, braquées sur ma traitresse d’amie. Et parce que je suis moi, je décide de pousser le vice encore plus loin et, saute subitement sur mes pieds pour me retrouver debout sur le canapé. Pile poil au bon moment puisque le refrain se lance ! « I’m hooked on a feeling ! I’m High on believing that you’re in love with meeee ! »
Et là-dessus, je me déhanche n’importe comment pendant qu’elle couvre ses oreilles et fait semblant de vivre un supplice. Faut jamais faire des trucs comme ça. Maintenant, je suis partie pour me faire toute la chanson.
« Lips are sweet as candy, it's taste stays on my mind. Girl, you got me thirsty for another cup of wine ! » j’enchaine donc en sautant à bas du canapé pour attraper la télécommande et me lancer dans une chorégraphie de boyzband complètement ridicule, incluant des battements de cœur sous le teeshirt et des bouches en cul de poule.
Mais comme je suis vraiment très doué, je finis par convaincre Maeve de quitter son canapé pour se remettre sur ses jambes et danser avec moi. Je la tiens fermement, sachant qu’avec ce qu’elle vient de fumer, passer soudainement d’une position assise à debout peut être un peu déstabilisant.
Bien sûr, je profite qu’elle soit entre mes bras et un peu distraite pour récupérer le joint. Dès que c’est fait, je l’abandonne là où elle est et m’éloigne en vitesse.
« Haha ! T’es tombée dans mon piège de crevard ! » je la moque en encrassant mes poumons et en anesthésiant encore un peu ma cervelle, alors que le morceau des Blue Swede touche à sa fin « Je veux l’divorce et je garde le joint ! Tu peux garder les sandwiches, sale ingrate ! Sache juste que j’ai de l’herpès et qu’il vaudrait mieux que tu ne touches pas au mien ! » je lui souris en désignant mon sandwich maison entamé, avant de tirer une nouvelle fois sur le joint.  
   
Mon portable choisi ce moment pour sonner et je réalise avec horreur qu'il se trouve sur la table basse, juste à porté de main de Maeve. Oops ! Elle a maintenant les moyens de me faire chanter. Ou presque. Si c'est Taylor ou un autre pote, je m'en moque, mais si c'est Zara...



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Mar 30 Mai - 22:17

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Un rire moqueur m’échappe devant l’incompréhension de mon ami et je secoue la tête d’amusement, complètement relaxée à présent. Je la sens monter peu à peu, insidieuse, souhaitée, apaisante, et durant de longues secondes je ferme les yeux pour mieux en ressentir les effets. Rien à voir avec le LSD ou l’ecstasy que je consomme en de plus rares occasions. C’est doux, progressif, mesuré et surtout sans perte de contrôle, mais c’est exactement ce dont j’avais besoin. De ce calme intérieur, même feint. Car il serait stupide d’oublier que tout ceci est faux, que même si la sensation est réelle elle disparaîtra dans quelques heures pour laisser la réalité frapper de nouveau de plein fouet. Mais quelques heures, c’est loin...et je ne vis que pour le moment présent ce soir.
Mes yeux restent clos quand Milo reprend la parole mais je laisse un sourire étirer mes lèvres. J’ai envie de lui balancer « Chez toi ? Vraiment ? » mais mes lèvres restent scellées et ces quelques mots ne restent qu’une pensée élaborée quelque part, loin, dans ma petite cervelle embrumée. Je me contente de lui adresse un ‘fuck’ d’un majeur fièrement dressé.

Je ne rouvre les yeux que pour croiser brièvement ceux du grand blond, un quart de secondes avant qu’il ne saute à pieds joints sur le canapé, me faisant sursauter. Et je n’ai pas le temps de m’appesantir sur mon cœur défaillant qu’il s’égosille déjà sur la chanson, me faisant désagréablement grimacer. Il a certes beaucoup de talents mais définitivement pas celui de chanteur. Et je reste convaincue qu’il s’évertue à chanter encore plus faux juste pour me taper davantage sur les nerfs. Mon Dieu ! Est-ce que ce type est vraiment réel ? Avec sa chorégraphie à la N’SYNC ? Je pourrai le prendre en vidéo et le faire chanter plus tard face au ridicule de la situation – qui me fait tout de même pouffer de rire – mais…c’est Milo, et il se fiche royalement qu’on puisse le voir dans ce genre de situation, c’est le problème quand on est amie avec un type comme lui, sans limites, il existe peu de moyens de pression.
Et quand il prend ma main pour me remettre sur mes deux pieds je sens ma tête tourner légèrement, me rappelant que je n’ai rien avalé de la journée et que la beuh fait donc effet plus vite. Sentant le joint glisser d’entre mes doigts et l’appui que m’offrait Milo disparaître, je me laisse retomber mollement sur le canapé. « Je retire tout ce que j’ai dit de positif sur toi Lawson, t’es un connard ! » Le ton est agressif, faussement agressif. Et laissant une mine dégoûtée apparaître sur mon visage quand il parle d’herpès j’ajoute, « tu sais vraiment te vendre, vraiment. » Je vais finir par croire qu’il en vraiment une énorme parce que c’est visiblement son seul atout présentement.

Je m’apprête à abandonner ce combat quand son téléphone se met à sonner et sur le coup, je ne pense qu’au fait que notre soirée va être interrompue par je ne sais qui, jusqu’à ce que je croise le regard horrifié de Milo. Alors mes méninges se remettent à fonctionner correctement et mes yeux glissent à nouveau vers le téléphone, un sourire mesquin sur ses lèvres. Retrouvant soudainement de mon ardeur je l’attrape dans un geste rapide pour voir le nom de Zara sur l’écran, me levant pour faire le tour du canapé en faisant glisser mon doigt pour accepter l’appel. Du moins c’est ce qu’il croit, et c’est tout ce qu’il me faut. Collant l’appareil contre mon oreille, je laisse échapper un « Allo », plantant mon regard dans celui de mon ami autant pour le défier que pour surveiller ses gestes. « Hum, non il est sous la douche. Il avait besoin de se détendre après tous ces exercices physiques. » Je laisse volontairement planer un instant de silence comme si une autre personne répondait, et fais quelques pas sur le côté, me servant du canapé pour contrer l’approche du jeune homme, qui fait déjà beaucoup moins le malin. « Wow, tu peux la refaire mais moins vite parce que je suis à moitié défoncée et je suis certaine que je ne connais pas les trois dernières insultes. » Un nouveau pas sur le côté et je contourne le canapé. « Je suis d’habitude très friande des joutes verbales mais y’a un grand blond qui m’attend sous la douche alors… » et je ‘raccroche’ au moment où Milo m’arrache le téléphone des mains.

« Je crois que moi et Zara sommes parties du mauvais pied. Milo Lawson, vous êtes officiellement mort ! » Je le laisse assimiler l’idée et penser que je suis la pire des salopes, en profitant pour récupérer le joint au passage et tirer une longue taffe. Vingt bonnes secondes à le faire paniquer avant d’exploser de rire. « Tu devrais voir ta tronche de crevard ! Tu crois vraiment que je t’aurai fait un truc pareil ? J’ai pas décroché couillon ! »





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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Sam 3 Juin - 11:26


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Maeve & Milo


Je retiens mon souffle, espérant que mes actions précédentes ne jouent pas en ma défaveur. Si j’ai l’air de défier Maeve du regard d’une quelconque façon, elle aura certainement envie de me moucher et de faire une bêtise… Si elle répond à Taylor ou un autre de mes amis, encore une fois, ça ne posera pas vraiment de soucis, mais si c’est à Zara qu’elle répond, alors que ma petite amie me pense seul : s’en sera fini de moi. Dire que ma fliquette de copine est jalouse serait un doux euphémisme. Elle pète déjà les plombs en sachant que je vie tous les jours avec Taylor, même si je lui ai prouvé par A + B qu’elle était lesbienne et absolument pas intéressée par moi. Elle continue d’émettre des doutes et quand j’ai eu le malheur de lui confirmé que je l’avais déjà vu nue et que l’inverse était vrai parce que nous n’étions pudique ni l’un no l’autre, ça a été le drame. J’en entend encore parlé de temps en temps et j’ai eu droit à un discours d’une heure (une vraie heure, ce n’est pas une façon de parler) sur le Respect.    
Zara adore parler du Respect, avec un R majuscule, de la taille du panneau Hollywood, en néon rouge sanglant ! Elle estime que parler à des filles quand elle n’est pas présente pour écouter la conversation est un cruel Manque de Respect. Si je reçois un SMS d’une fille, elle doit le lire (elle lit tous mes messages) puis passe dix minutes à insulter copieusement cette « chiennasse en chaleur qui ose me demander du sel » et à faire des sous-entendus dégeulasses sur nos intentions, avant de m’autoriser à répondre quand je suis parvenu à la convaincre qu’il n’y a rien entre mois et l’émetteur du message. Bien entendu, c’est Zara qui dicte ce que je dois répondre, pour que ce soit Respectueux pour elle.  
Si elle savait que je passe mon après-midi avec Maeve, elle me tuerait très probablement… C’est pour cette raison que je ne lui en ai pas parlé d’ailleurs et que je ne compte pas le faire. Ce qu’elle ignore ne peut ni lui faire de mal, ni m’en faire à moi. Mais si c’est elle qui m’appelle et que Maeve me fait le sale coup de lui répondre et de me trahir, alors ce serait l’Apocalypse.
Heureusement que le sexe est bon. Encore que je me retrouve souvent privé de ma partie de jambes en l’air si Zara estime que j’ai été trop loin et que je lui ai manqué de Respect avec mon attitude. Ce qui arrive quand même relativement souvent…

Bref, mon sort repose entre les mains de Maeve, que je vois avec une horreur grandissante se saisir du téléphone pour accepter l’appel d’un glissement de doigt. Cette fois, je n’ai plus la moindre envie de rigoler. J’ai l’impression que du ciment à prise rapide vient de m’être déversé sur les épaules et me cloue au sol. Mes jambes s’alourdissent alors que mon cœur rate un battement et que le contenu de mon estomac me remonte dans la gorge. Je serre les dents, adressant une prière à quiconque m’entendra pour que ce soit Taylor ou ma jumelle à l’autre bout du fil… Parce que vu les propos qu’elle tient, si ce n’est aucune d’elles, si ce n’est pas un pote, si c’est Zara… Je n’arrive même pas à imaginer la chose. Ma cervelle embrumée par les fumées du joint refuse de fonctionner. C’est le grand Rien, le Néant. Je n’arrive plus à réfléchir, plus à bouger. Je me transforme en statue. Mais une statue cotonneuse parce que je me sens tout à coup fébrile.
Lorsqu’elle évoque des insultes et que je comprends que c’est bel et bien à ma petite amie qu’elle parle, j’ai l’impression que mes jambes vont me lâcher et se dérober sous mon propre poids. Comment est-ce que la situation a pu déraper à ce point et m’échapper aussi totalement ?
Il va falloir que je fuie la ville ! Non, il va falloir que j’aille m’expliquer et que je subisse le courroux de Zara. Elle va me faire la gueule pendant des semaines après un coup pareil, ou alors tout simplement me quitter ! Putain, pour une fois que j’ai trouvé une bonnasse avec une bonne situation et qui supporte mes innombrables défauts !
« …un grand blond qui m’attend sous la douche alors… »
Cette fois, je suis pris d’un véritable haut le cœur et ravale ma bile, mon poing étroitement collé à mes lèvres. Mes yeux et mon nez se mettent à me picoter. C’est trop affreux pour être vrai. C’est complètement horrible ! Comment est-ce qu’elle a pu me faire un truc pareil ? Je viens de lui offrir ma came et elle me remercie comme ça ? Si j’étais d’un naturel violent, elle se serait déjà mangée une mandale. Elle a de la chance…de la chance d’avoir affaire à moi et pas…
Oh putain, et si Zara débarque ? Elle est en service, ce qui veut dire qu’elle a son arme sur elle… Chier, couilles bite ! je jure en français mentalement, réalisant l’ampleur désespéré de la situation dans laquelle je viens de me fourrer. Dans laquelle Maeve vient de me fourrer !
Furieux, paniqué, je lui arrache l’appareil des mains, retrouvant enfin ma capacité à me mouvoir.  

« Je crois que moi et Zara sommes parties du mauvais pied. Milo Lawson, vous êtes officiellement mort ! » me confirme-t-elle, alors que je titube maladroitement vers le canapé pour me laisser tomber dessus, avant que mes jambes ne me trahissent.
Je voudrai lui expliquer ce qu’elle vient de faire, les conséquences que sa blague complètement pourrie et mesquine vont avoir, mais je n’arrive pas à décoller ma langue de mon palais. J’ai la bouche affreusement sèche, le cœur qui cogne trop fort dans ma poitrine et le souffle un peu court.
C’est foutu. Complètement foutu ! On est mort ! J’suis mort !
J’en suis arrivé à cette conclusion lorsque j’entends Maeve éclater de rire. Lorsque je la regarde, l’horreur a laissé place à la colère dans mon regard. Comment est-ce qu’elle peut se bidonner dans un moment pareil ? Elle n’a pas compris ce qu’elle vient de faire ou quoi ?
Mais alors que je m’apprête à l’engueuler et lui faire réaliser sa connerie, elle me coupe l’herbe sous le pied et m’annonce que… Hein ? Quoi ? Comment ça elle n’a pas décroché ? Pourtant je l’ai vu faire… Je l’ai vu faire !
« J’t’ai vu faire ! » je lui balance donc, avant de faire pivoter mon téléphone d’une main tremblante pour constater que j’ai un appel en absence… Et si c’est le cas, ça veut dire qu’elle dit vrai : Maeve n’a pas décroché. Soit dit en passant, l’appel provient bel et bien de Zara… Elle n’aime pas que je ne réponde pas dans la seconde et va sans doute rappeler dans un instant.
« Tu…tu… »
Mais je n’arrive pas à parler. Je suis trop furieux, encore paniqué, sous le choc, même si une vague de soulagement vient se mêler au reste des émotions qui m’envahissent. Je dois me répéter plusieurs fois qu’elle n’a pas décroché pour retrouver un semblant de calme et m’en convaincre.  Maeve reprend d’ailleurs la parole et continue de me taquiner, de se moquer et me reparle du joint que je tiens toujours dans mon autre main et se consume bêtement.
Vexé, sans l’avoir véritablement écouté, je relève les yeux vers elle et, sans réfléchir, balance le joint dans sa direction dans un « Le v’là ton putain d’joint ! ». Evidemment, elle ne prend pas le risque d’attraper le cylindre dont l’une des extrémités pourrait la brûler et le laisse retomber à ses pieds sur le parquet.
La bonne ambiance qui régnait jusque là vient de retomber comme un soufflée et, un peu gêné par ma réaction mais encore très vexé, je décide de prendre la fuite. Mon téléphone en main, je me relève donc en vitesse et, sans prêter attention à ce que peut me dire mon amie, je vais m’enfermer dans la salle de bain pour bouder. Et calmer mes nerfs mis à rude épreuve.
J’ai à peine refermé la porte que déjà, mon cellulaire recommence à vibrer dans ma main et à émettre sa sonnerie familière. Zara. Je prends une longue inspiration pour essayer de me calmer et lui réponds en tâchant d’avoir l’air le plus normal possible.
« Hey. Ca y est ta terminé ta douche ? C’est pour ça que tu en m’as pas répondu tout de suite bébé ? »
« Oui, voilà, c’est ça. J’sors de la douche. »
« Ca va ? T’as une voix bizarre. »
« Non, j’ai pas une… »
« Si. J’te dis que t’as une voix bizarre. T’as pas l’air à l’aise. T’as pas envie de me parler ? »
« Si si ! J’suis juste un peu HS. »
« Hmm… Si tu l'dis. »
Et voilà, il va maintenant falloir que je la convainque que je ne suis pas agacé par son appel… Il me faut près de quinze minutes pour y parvenir.
A plusieurs reprises, j’ai entendu les pas de Maeve de l’autre côté du couloir et ait flippé à l’idée qu’elle cogne à la porte et me parle. Si Zara l’avait entendu, elle m’aurait fait un scandale et mes prédictions de tout à l’heure se seraient probablement révélées exactes. Heureusement, Maeve ne fait rien de ça et, après avoir raccroché (uniquement parce qu’elle devait filer en intervention, sans quoi notre échange aurait pu durer deux bonnes heures encore) je me rends de nouveau au salon pour la rejoindre. Je n’ai pas entendu la porte d’entrée mais ça ne veut rien dire et peut-être qu’elle est partie.  
J’espère que non parce que je n’ai pas envie que nous nous quittions sur une note pareille, mais d’un autre côté…je suis encore un peu fâché.
« Maeve ? »




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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 4 Juin - 0:25

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What the fuck ?
Comment je peux me retrouver plantée au milieu du salon, seule, le joint à mes pieds, Milo dans la salle de bains ? Comment a-t-on pu passer des rires de gorges, blagues infantiles et sous-entendus salaces à...ça ? Je reste là, interloquée, me refaisant le cheminement des évènements, la culpabilité prenant le pas en premier lieu. Me mordant la lèvre inférieure, un brin gênée, je me fustige mentalement pour être sans doute aller trop loin dans la plaisanterie. Peut-être que j’ai dépassé certaines limites, mais je me rappelle que nous n’en avons jamais réellement eu quand il s’agit de ce genre de conneries. Alors quoi je l’ai vexé ? Pour m’être ouvertement moqué de lui ? C’est ainsi que nous fonctionnons depuis que le monde est monde, ou en tout cas depuis qu’on se connaît. Blessé ? Non. Parce que je n’ai pas décroché putain ! Jamais je n’aurais fait un truc pareil, pas gratuitement, pas de manière aussi vile et mesquine. Je n’ai pas décroché ! Ce n’était qu’une blague et monsieur prend la poudre d’escampette comme un gamin de six ans qui se sent vexé mais ne veut pas le montrer !
Alors la culpabilité laisse place à un sentiment de colère. Alors lui peut tout se permettre, toutes les plaisanteries même les plus puériles, les plus nulles, les plus débiles qui puissent exister en ce bas monde mais dès que l’on touche son petit ego mal proportionné rien ne va plus, c’est ça ?

Je marche jusqu’à la salle de bains, prête à en découdre parce que sa lâcheté ne l’empêchera pas de m’entendre lui dire ses quatre vérités mais je stoppe mes pas devant la porte quand j’entends sa voix, faiblement, s’élever de l’autre côté. Je serre les dents parce que je devine l’interlocutrice et peste intérieurement, retournant à grandes enjambées dans le salon. Des pas trop rapides pour un estomac pas assez rempli et un cerveau embrumé par l’herbe. Je me rattrape d’une main au dossier du canapé, me courbant légèrement vers l’avant. Et pendant une seconde, mes pensées s’envolent pour ne se concentrer que sur mon autre main. Celle qui s’est portée automatiquement sur ma poitrine, du côté gauche. Parce que je me rends compte que ma soudaine halte forcée n’a rien à voir avec un étourdissement mais qu’une légère douleur, à vrai dire plus que légère, a fait se contracter mon cœur d’une désagréable façon. J’inspire doucement, chassant la panique qui pointe suite à cette constatation. Non, ce n’est que la colère, et la douleur est déjà partie, envolée, aussi vite qu’elle est survenue. Oui, la colère, et rien d’autre.
Je contourne le canapé, récupère le joint qui gît toujours au sol, m’assoit et le rallume après plusieurs tentatives ratées. J’inspire, une fois, deux fois, autant de fois nécessaires pour le terminer et m’étourdir un peu plus les sens.

Qu’il aille se faire foutre, lui et sa copine flic au crâne rasé ! Parce que je comprends maintenant que tout n’a aucun rapport avec Milo mais avec elle. Parce qu’il n’a pas voulu décroché devant moi et m’a laissé partir devant au bas de l’immeuble, parce qu’il s’est enfermé dans la salle de bains, me laissant encore tout seule pour aller la réconforter au Dieu sait quoi. Parce que je suis certaine après ça que cette…Zara, ne sait même pas qu’il est avec moi en ce moment. Comme si nous faisions quelque chose d’autre de mal que fumer de la weed ensemble !
Je les emmerde tous, eux et leur bonheur ! Parce que je suis égoïste et seule. Parce qu’une condamnée à mort n’aura jamais la chance d’avoir quelqu’un à ses côtés autrement que par pitié. Parce que j’ai trop fumé et que la larme qui coule soudainement le long de ma joue n’est que le reflet de mes pensées qui s’embrouillent.

Je l’efface d’ailleurs prestement quand j’entends mon nom et la voix de Milo qui daigne faire son grand retour tel le fils prodigue. Mais je ne redresse pas mes yeux sur lui. La colère elle aussi s’est envolée, et l’euphorie de la drogue aussi.

« Va te faire foutre »

La phrase est certes agressive mais le ton est morne, la déception s’y fait sentir.

« Je n’ai rien fait de mal, rien de plus que ce que l’on se fait à longueur de temps niveau plaisanterie à la con. » Et je garde la tête baissée, jouant avec mon briquet, plus vraiment dans mon état normal. « Alors quoi ? Ça va être comme ça à partir de maintenant nous deux ? On va s’imposer des limites ? Je vais devoir me taire dès qu’elle t’appelle pour ne pas trahir ma présence et subir son courroux sacré pour que tu puisses tirer ton coup et obtenir la paix de l’esprit ? Je vais devoir réfréner ce qui a toujours été naturel avec toi juste parce que t’es en couple ? Devoir faire attention par peur de tes réactions en écho aux siennes ? Et quand t’en auras marre tu m’appelleras pour qu’on déconne et se défonce ? » Je déballe tout ça sur le même ton, sans agressivité, sans colère, ce qui est sans doute pire pour une sanguine comme moi. « Bah allez bien vous faire foutre, toi et Taylor, pour votre bonheur à la con ! »

Waow, celle-là, je ne sais pas vraiment d’où elle sort, ni pourquoi j’ai embarqué mon ex là-dedans. Je ferme les yeux, ressentant un peu trop les dernières taffes fumées un peu trop vite. J’aimerais dire que c’est seulement la drogue qui parle, mais ce serait une solution de facilité. Une solution un brin hypocrite.






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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 4 Juin - 8:29


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Je sais bien que j’ai été un peu idiot, que j’aurai dû réfléchir avant d’agir sous le coup de la colère, mais ce qui est fait est fait. Et puis pourquoi j’aurai pas le droit de quitter mon costume de bisounours de temps en temps pour faire comprendre aux gens qu’ils ont dépassé les bornes ? Des limites, j’en ai pas tellement mais quand elles sont franchies, je suis comme tout le monde et je m’emballe. Après coup, je me sens très bête, bien sûr.
C’est comme la fois où j’ai fais mes valises et me suis fait prendre en train de fuir l’appartement comme un lâche par Taylor au lieu de lui expliquer que ce n’était pas la forme… S’en est suivi une grosse dispute qui nous a fait chialer tous les deux comme des gonzesses et m’a fait réaliser que je n’avais pas envie de partir, j’avais envie qu’elle me retienne et m’aide. Bref, c’était débile, mais au final, ça nous a fait grandir tous les deux et… Hm…en fait ça n’a rien à voir avec la situation actuelle. Enfin si, pour le côté : agir sans réfléchir et faire du mal à l’autre, mais le contexte était tout de même nettement différent. N’empêche que c’est à cette fameuse dispute entre ma colocataire et moi que je pense en retournant au salon pour m’assurer que Maeve est encore là.
Et c’est le cas. Sauf qu’elle n’a pas l’air particulièrement ravie de me voir revenir et me le fait savoir en m’accueillant avec un charmant « Va te faire foutre » un peu désabusé. OK, comme ça c’est fait. Si elle veut la jouer comme ça, on va la jouer comme ça, mais il se pourrait bien que je gagne à ce petit jeu ! C’est tout du moins ce que je me dis en venant me planter non loin d’elle pour essayer de croiser son regard qu’elle garde obstinément baissé. C’est elle qui me fait une sale blague et c’est elle qui boude ? Tss ! Tellement typique des filles ça !

Quand elle entame son discours par un « j’ai rien fait de mal », je vois un peu rouge. Rien fait de mal ? T’es sérieuse ma grande ? Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait et a certainement très vite compris que ce qu’elle faisait ne me plaisait pas. Ca a dû se voir à ma putain de tronche ! J’ai perdu quinze kilos de sueur en quelques secondes quand j’ai cru qu’elle était au téléphone avec Zara pour de vrai ! Elle ne peut pas nier qu’elle a fait ça dans le but de me punir, de jouer avec mes nerfs ! Quand on vient faire chier l’ours avec un bâton, même pour rire, faut pas s’étonner qu’il réagisse et vous arrache la moitié de la face avec sa grosse patte pleine de griffes ! Merde alors !
Le reste de son discours est dans la même trempe, tout autant de mauvaise foi. Et ça m’agace, franchement. Je n’aime pas qu’on m’impose quoi que ce soit, et encore moins une image. Dans sa tête, je suis un joyeux luron capable d’accepter n’importe quoi, qui n’a aucune limite et peut subir quantité d’affront sans réagir ? Elle me prend pour un attardé ou quoi ?
Et qu’est-ce que Taylor vient foutre là-dedans ? Ca y est, je passe dans le camp des traitres ? Des gens qui l’ont terriblement déçue ou je ne sais pas quoi, juste parce que je n’ai pas aimé une de ses blagues ?
Et c’est quoi cet air complètement dépité ? Elle essaie de me culpabiliser ou quoi ? Pas de chance, ça ne marche pas avec moi, j’ai été entrainé à ce genre d’attitude passive agressive avec Ellie… Alors quand elle se tait enfin et que je reprends la parole, ce n’est certainement pas pour m’excuser ou entrer dans son jeu pour jouer les lutins festifs.
Oh non M’dame !
« Tu t’fous d’ma gueule là ? Tu vas vraiment jouer les victimes incomprises là ? Et qu’est-ce que Taylor vient faire là-dedans ? » je l’interroge en rouvrant le boitier métallique Marvel pour y piocher un des trois joints que j’ai roulé précédemment et me détendre un peu en le fumant. Puis ce n’est que justice puisque, ayant fuis la pièce un peu plus tôt, je n’ai pas pu terminer l’autre. « C’est pas cool c’que tu viens d’me faire. Point ! T’as très bien vu que ça m’faisait pas rire ! Tu SAVAIS que ça m’ferait pas rire ! » j’insiste en coinçant le joint entre mes lèvres, baissant les yeux sur la flamme que je viens de placer à son extrémité pour l’allumer. « J’t’ai dis qu’elle était jalouse et si t’avais vraiment répondu, même pour rire, ça m’aurait mis dans la merde ! En quoi c’est fun de m’faire croire ça, mh ? T’as fais une blague pourrie, ça a pas marché et maintenant c’est toi qu’est vexée ? C’est débile ! »
Ca me rappelle un tas d’anecdotes déplaisantes. Comme cette fois où je dormais et où Ellie est venue me réveiller en me chatouillant, puis m’a fait la gueule deux semaines parce que, dans un geste réflexe, j’ai tapé dans sa lunette et la lui ai tordu. Il a fallut que je m’excuse alors que j’avais rien demandé et que mon geste avait été non intentionnel !
« C’est une question d’respect, Maeve » je m’entends la sermonner en crachant un petit nuage de fumée bleuté qui vient alourdir l’air déjà saturé de la pièce qui aurait eu besoin d’être aérée. « Et oui, désolé qu’tu l’découvres comme ça mais j’ai des limites ! J’encaisse pas tout sans broncher. J’suis pas une piñata humaine qui crache perpétuellement des bonbons quand on lui tape dessus ! Moi j’suis un être humain et parfois, je rends les coups ! »

J’inspire lourdement sur le cône finalement roulé que j’ai entre les doigts puis soupire avec tout autant d’intensité. La vérité, c’est que maintenant que j’ai un peu vidé mon sac et dis ce que j’avais sur le cœur, j’ai envie de passer à autre chose. C’est que je suis pas tellement rancunier et que je déteste les conflits…
« Maintenant c’est fait, j’t’ai dis qu’ça m’avait pas plu, j’pense que t’as compris alors on peut passer à autre chose » je lui lance en me laissant tomber sur le canapé, l’observant avec un peu plus d’attention et constatant que ses yeux sont rougis… A cause de ce qu’elle a consommé ou parce qu’elle a chialé ? Elle a quand même pas chialé pour ça…si ?
Ses propos me reviennent en tête… Cette histoire avec Taylor et notre bonheur…
« Ou alors on s’attarde encore un peu sur le sujet et tu m’dis pourquoi tu m’parles de Taylor et d’not’ bonheur… C’parce qu’on est en couple et pas toi ? C’est ça qui t’emmerde vraiment, là, tout d’suite ? » je lui demande en lui tendant le joint. Ou en l’occurrence ici : le calumet de la paix.




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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 4 Juin - 15:09

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Oui, je me fous de ta gueule, je me fous de la gueule de tout le monde, et plus cruellement de la mienne. Masochiste au cœur tendre qui refuse tout once de bonheur pour sa propre personne. Je l’entends me rabrouer mais ça ne me fait ni chaud ni froid. Je ne suis ni en colère, ni triste, ni rien. C’est l’effet de la drogue que je déteste le plus. Finie l’euphorie, bonjour la déprime. Quand je me sens ainsi je suis exactement ce que je suis supposée être, un cadavre ambulant qui a deux bras, deux jambes, qui mange, qui parle et qui pense, mais une saloperie de cadavre quand même. Et je ne veux pas vivre ça, je n’ai pas le temps pour ça. Ma vie sera courte et je m’évertue à ne vivre que les bons instants, mettant volontairement les autres de côté, comme un monde parallèle dans lequel j’ai les plein pouvoirs et le contrôle absolu. Illusion qui, parfois, s’effrite et me renvoie la réalité de plein fouet au visage.

J’ai envie de l’envoyer se faire foutre une seconde fois, juste pour la forme. Juste pour qu’il se taise. Je veux dormir trois jours et me réveiller en ayant oublié cette soirée pourtant si prometteuse. Ne plus rien ressentir. Ni la jalousie qui ne me ressemble pas et n’est absolument pas justifiée. Je ne suis même pas certaine que ce soit réellement de la jalousie, puisqu’au fin fond de mon petit cerveau embrumé, je suis heureuse pour lui, sincèrement. Même si ça ne dure pas, je suis heureuse qu’il ait trouvé une fille avec qui ça colle et qui lui fasse apparaître ce pétillement dans le regard et ce sourire benêt.
Ni la tristesse et les regrets qui l’accompagne. Pour ce que j’ai fait, pour ce que je n’ai pas fait. Ce que j’ai dit, et encore plus les non-dits. C’est ce que je suis, c’est ma façon de faire. Bousiller toutes les choses positives qui arrivent dans ma vie.
Je l’écoute, mais je ne veux pas entendre ce qu’il à dire. Egoïsme à son paroxysme. Je comprends ce qu’il tente de me faire comprendre mais ne peux m’empêcher de rire intérieurement face à l’hypocrisie de son propre discours. Son ton moralisateur ne plaide pas en sa faveur. Sérieusement ? se prendre une leçon de morale par Milo Lawson ? Si j’en avais la force j’éclaterais de rire, mais je me sens vidée. Physiquement et émotionnellement.

Mon cœur rate un battement quand je l’entends parler de Taylor. Je sais que c’est moi qui l’ai invité sournoisement dans la conversation mais je n’ai aucune envie de la mêler davantage à cette histoire. Je louche sur le joint qu’il me tend mais n’amorce aucun mouvement pour le récupérer. Je reste immobile de longues secondes, comme une statue, les yeux dans le vague. Et je secoue la tête de dépit face à la formulation de sa question. Non, ce n’est pas ça qui m’emmerde ! Je n’ai pas quinze ans merde. Je suis heureuse pour eux. J’aimerais juste avoir la chance de m’abandonner à quelqu’un, moi, entièrement, sans ressentir la peur de l’autre quand je vais mal, sans avoir peur qu’il parte, ou, encore pire, qu’il reste par pitié. J’aimerais pouvoir être avec une autre personne en ayant la certitude que je ne vais pas mourir dans quelques années en la laissant seule. Et je les envie. Souvent. Parce qu’à la fin de la journée, quand on s’est bien marré entre amis, ils ont quelqu’un à qui se raccrocher.

« Tu sais quoi, j’ai compris, tu as tes limites » Mon ton est calme, posé. « Et je crois que je vais adopter le mouvement. On ne parlera plus de ma situation amoureuse, ou de ma non situation amoureuse. Genre…jamais. » Voilà ma nouvelle règle. « C’est bien connu, Maeve Wheelan offre son corps, pas son cœur. Dans le cas inverse, elle foire tout »

Et je me lève, enfile mon gilet délaissé à l’autre bout du canapé, et attrape mon sac. Je me penche vers lui, et une main sur sa joue, pose mes lèvres sur la seconde. Je ne lui en veux pas, je ne veux juste pas affronter cette dispute et ce malaise ce soir.

« Bonne nuit Milo. » Et je me dirige vers la porte, l’ouvrant doucement. « Merci pour la weed » Et dans un dernier regard, je quitte l’appartement.







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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Lun 5 Juin - 10:45


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Je ne l’ai jamais vu dans un état pareil et, très franchement, ça ne me plait pas. Pas dans le sens où ça m’inquiète mais bel et bien dans celui où ça m’agace. Ce ton détaché, ce regard dans le vague...ça me rappelle un peu trop ma mère quand elle tente de me culpabiliser ! Quand elle estime que je l’ai vraiment beaucoup déçue et qu’elle refuse de me regarder et me fait la leçon comme si elle était au bout de sa vie. Ca fonctionnait quand j’avais sept ans – je me mettais à chialer et m’accrochait à ses jupons en lui suppliant de m’aimer encore et de me pardonner – mais ce n’est plu le cas depuis des années. C’est pas comme si j’avais tué son chien ou craché dans son Yop, merde ! Tout ce que j’ai fait, c’est ne pas apprécié une blague de mauvais gout. Si elle est vexée à présent, elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même, je n’ai pas à subir ce genre d’attitude.
Pourquoi est-ce que je suis puni maintenant ? C’est quoi cette histoire de nouvelle règle et ces lamentations ? Bordel, si j’avais su que fumer ma nouvelle came la transformerait en dramaqueen, je me serai abstenu de la partager ! C’est assez insupportable.
Je prends sur moi, serre les dents et attend qu’elle ait terminé sa petite comédie. Je l’observe donc se lever du canapé dans des gestes lents et théâtrales pour récupérer ses affaires et venir m’embrasser. N’importe quoi… On dirait une scène d’un mauvais film romantique, quand le type annonce à sa copine adultère qu’il la quitte parce qu’il n’en peut plus et qu’elle fait tout son cinéma, feignant d’accepter sa sentence et prenant tout son temps en espérant l’entendre lui demander de rester finalement. C’est ça qu’elle espère ? Que je la retienne, que je la supplie et que j e m’excuse pour quelque chose que je n’ai pas fait ?
Et alors qu’elle embrasse délicatement ma joue, je réalise que ce n’est pas vraiment ma mère qu’elle me rappelle en jouant à ce sale petit jeu là, c’est Zara… Evidemment, Zara est bien plus froide, bien plus violente, mais le coup de retourner la situation pour que je devienne le méchant de l’histoire, elle me le fait constamment. Sauf qu’elle, je l’aime. Je sais même pas pourquoi. Ca m’est tombé dessus et ça me surprend autant que mon entourage qui ne comprend pas vraiment cette relation. Je m’attache très facilement aux gens mais avec elle ça a été différent, plus fort, démultiplié. Elle est devenue un genre d’obsession.

« …Merci pour la weed » me glisse mon amie en quittant l’appartement, tirant la porte derrière elle alors que je n’ai toujours pas bougé d’un iota.
« Ouais, c’est ça, de rien » je marmonne, bougon, portant justement le joint à mes lèvres, avant que mon regard voilà d’amertume se pose sur la table basse. Plus précisément : sur les deux assiettes qui trônent sur la table et contiennent nos sandwich, à peine entamés l’un comme l’autre.
Elle a même pas mangé, je me plains mentalement, décidant tout à coup que c’est rudement impoli et que je ne peux pas laisser passer ça. Je ne peux pas non plus laisser passer son attitude et lui faire croire que la manière dont elle vient de me traiter est OK. Elle ne peut pas gagner. Si je la laisse partir, alors elle aura gagné ! Et de quel droit déciderait-elle de ce dont on a le droit de parler ou pas ?
Avant d’avoir vraiment établi un plan d’action, je suis sur mes jambes et me dirige d’un pas rapide et décidé vers la porte récemment franchie par Maeve et la claque dans mon dos. En quelques enjambées, je la retrouve dans les escaliers.
« Hey ! Attends ! » je la hèle, attirant son attention. Elle ralenti un peu son allure et me permet de les rattraper, elle et son air déconfit. « C’est quoi c’t’attitude de pimbêche ? » je lui demande en m’arrêtant deux marches au-dessus d’elle, la dominant de mon mètre quatre-vingt-treize. « T’as même pas fini ton sandwich et tu m’plantes comme un couillon, c’est naze ! Pourquoi tu fais ça ? Il nous reste encore un joint à fumer en plus de c’ui-là. J’ai roulé pour toi, tu pourrais au moins rester jusqu’à ce qu’on ait terminé. Sauf si c’est la fumette qui te transforme en…en j’sais pas quoi là » je lui lance en la désignant d’un vague geste de la main, terminant de descendre les marches qui nous séparent encore, pour l’empêcher de reprendre sa route et lui loquer le passage. « M’oblige pas à t’trainer jusqu’en haut. Tu sais que j’le ferai et ça finirait sûrement très mal. »


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Lun 5 Juin - 21:45

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 Saloperie de cœur.
La tête qui me tourne, la respiration difficile, et, sans être docteur, probablement une légère chute de tension. Et cette douleur thoracique plus tôt disparue plus rapidement encore qu’elle est arrivée. Je ne suis pas stupide, je connais la cause sous-jacente à tous mes maux, je me refuse juste à l’admettre à voix haute, à l’admettre tout court. Dans mon malheur j’ai eu de la chance pendant ces six dernières années. Six longues années à ne rien ressentir, ni douleur, ni gêne, et si ma vie n’avait pas pris un tournant si pathétique j’aurais presque pu oublier ce diagnostic reçu comme une bombe en pleine gueule à l’âge de vingt-deux ans. Mais la menace a toujours plané. J’ai toujours été consciente qu’un beau jour je ressentirai les premiers signes et que je n’aurai aucun contrôle sur la suite des évènements. Ça ne m’empêche pas d’espérer que ce soir n’est qu’une mauvaise coïncidence, une sonnette d’alarme sur mon corps fatigué depuis quelques temps de ne pas se nourrir suffisamment. Parce que même si je suis défaitiste sur mon propre sort j’ai besoin de me raccrocher à une minuscule lueur d’espoir. J’ai besoin de croire que, même consciente que je mourrai probablement jeune, j’ai encore le temps.

Saloperie de timing.
Ironie du sort qui s’acharne sur moi en me pointant du doigt d’un rire moqueur. Six années sans traitement sans que je ressente les affres de ma maladie. Et juste au moment où je décide de prendre un tant soit peu les choses en mains, que je décide que j’ai besoin de certaines réponses. Au moment même où je prévois un test médical et la prise d’un traitement provisoire, mon cœur me trahit comme la pire des putes.

Saloperie de beuh.
Fidèle amie qui m’abandonne au moment où j’ai le plus besoin d’elle. Où sont passés le réconfort et l’oubli ? Les rires et l’envie de vivre dans le présent sans se préoccuper du reste ? Ne reste que ce sentiment intense de déprime et le vide qui me laisse sur le carreau, épuisée, lessivée, au bout. Et pour couronner le tout il fallait que le spectacle ai besoin d’un public. Milo. Je n’ai pas envie qu’il me voit ainsi mais je n’ai pas envie qu’il me laisse. Je veux lui dire de partir, de retourner à l’appartement, que je peux me débrouiller seule, mais je ne veux pas être seule.

Alors j’abandonne, assise sur cette marche d’escalier. Et je lui assure d’un simple geste de dénégation que la drogue qu’il a partagée n’a rien à voir là-dedans, sans pour autant lui donner la vraie raison de ce passage à vide soudain. C’est un sentiment égoïste je le sais, il aurait le droit de savoir en tant qu’ami. Oui, je suis égoïste, mais j’ai besoin qu’il l’ignore. Parce que ça en serait fini de nos soirées joints, de nos fêtes extravagantes sous trip de LSD. Et j’ai un besoin vital de cette bulle d’oxygène qu’il sait si bien m’offrir.
Je souris faiblement à ses remarques et quand il prend place à mes côtés et que je sens sa main sur mon épaule, je l’évince gentiment, mais seulement pour poser ma joue contre son épaule à lui, me laissant aller contre lui en fermant quelques instants les yeux. « Est-ce que t’es amoureux d’elle ? » Je rouvre les yeux sans pour autant bouger, ne sachant pas réellement d’où vient cette question. « Ta petite amie t’es amoureux d’elle ? » Comme si la première version de ma question pouvait prêter à confusion… « Quand j’ai avoué à ma mère que j’étais bisexuelle, elle m’a dit que peu importe qui j’aimerai, si je trouvais quelqu’un qui me rend heureuse, pleinement heureuse, je ne devais pas la laisser partir. Même avec les complications, même avec des doutes, je devais m’accrocher à ça. Tu veux que je te dise, c’était un putain de bon conseil ! » Que je n’ai évidemment pas suivi. « Si elle te rend heureux ne la laisse pas partir Milo. Parce que tu te retrouveras tout seul comme un con en sachant pertinemment que tu ne retrouveras ça avec personne d’autre. » Je ne sais même plus si je parle pour lui ou si je m’apostrophe moi-même pour ma propre connerie. Je suis tellement épuisée… « "Si Taylor bosse toute la nuit, je peux dormir ? Je partirai avant qu’elle rentre promis. S’il te plaît ?» Je prends le courage de relever mes yeux lui, plongeant mon regard dans le sien, le menton reposant tout de même sur son épaule. « Tu pues toujours autant » Et un faible sourire étire à nouveau mes lèvres.








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Dernière édition par Maeve Wheelan le Lun 12 Juin - 18:20, édité 1 fois
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