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 you put the lime in the coconut

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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Sam 10 Juin - 8:47


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Maeve & Milo


J’ai pas envie que la journée se termine comme ça. Jusque là, ça a été très sympa. Je me suis levé, il restait plein de céréales et de lait parce que Taylor a été faire les courses hier, j’ai eu de l’eau chaude, Zara a été plutôt cool et j’ai entendu une nouvelle chanson cool à la radio. J’ai retrouvé Maeve sur le terrain de jeu et j’ai marqué de bons paniers avec les gars. Bon, j’ai reçu un mauvais coup, mais ça ne m’a même pas tellement dérangé parce que c’était non intentionnel et que j’ai quand même eu les points. Avant qu’elle me fasse cette blague pourrie, tout se passait également pour le mieux avec Maeve et je n’ai aucune envie que tous ces petits plaisirs soient occultés à cause de ce stupide incident. De mon côté, je suis prêt à passer à autre chose. Faut dire que je ne sais pas être rancunier. Oui, je suis encore un peu fâché et j’aurai préféré qu’elle ne réagisse pas comme elle vient de le faire et le comprenne, mais tant pis. On ne peut pas attendre des gens qu’ils réagissent toujours précisément comme on le voudrait après tout. Sinon le monde serait fort ennuyeux.
Mais à présent que j’ai pris la peine de la rattraper dans les escaliers pour lui tendre une perche et lui proposer de remonter pour étouffer toutes ces rancœurs inutiles sous une fumée bleutée… J’espère que Maeve va jouer le jeu. Sauf qu’elle n’a pas vraiment l’air décidée à se montrer coopérative. C’est agaçant franchement ! Ce serait tellement simple de me répondre : Ouais, t’as raison, gâchons pas cette herbe divine et ces bons sandwich !
Bon, c’est faux bien sûr, rien ne sera perdu et je me contenterai de manger et fumer pour deux, mais je le ferai en ruminant si elle en remonte pas avec moi et ça me gâchera au moins un tiers du plaisir ! Uncool ! Mais vu la manière dont elle s’emporte tout à coup, après avoir réalisé qu’elle ne pourrait jamais me passer sur le corps…je pense que c’est très mal parti. Et ça ne me convainc pas du tout de m’écarter de son chemin pour qu’elle puisse aller dormir cent ans.

« Non » je m’obstine en espérant que ma volonté de fer la fera plier.
« Laisse-moi passer merde… » reprend-t-elle d’un ton cette fois un peu moins assuré, qui me laisse espérer que mon charisme exceptionnel a encore fait son œuvre, bien plus rapidement que je ne l’aurai espéré avec une adversaire comme Maeve.
Mes sourcils se froncent alors qu’elle va s’appuyer au mur puis m’annonce qu’elle a besoin d’une minute avant de s’asseoir. Evidemment, ma première pensée est qu’il s’agit d’une ruse pour tromper ma vigilance et me filer entre les doigts. Ce serait perfide mais pas si étonnant que ça. Après tout, Maeve est une fille intelligente (bien plus que la moyenne) et elle n’hésiterait sûrement pas à me duper.
Sauf que je vois bien qu’elle a vraiment perdu des couleurs et je repère quelques gouttes de sueur sur ses tempes qu’elle vient masser, comme pour chasser une migraine naissante. Et je sais de quoi je parle puisque je partage l’appartement de Taylor qui y est sujette à cause de son hyperacousie. Bref, je vois que quelque chose cloche vraiment.
« Ca va pas ? » je lui demande donc en m’appuyant à la rambarde (un peu branlante, bienvenue au South Side et ses immeubles pourris) pour me pencher sur elle. « C’est pas la beuh quand même ? » je m’inquiète un peu, ne voulant pas être tenu pour responsable si jamais elle fait un malaise ou quoi.
Elle secoue doucement la tête mais ne reprend plus la parole. Comme si tous ses efforts étaient consacrés à autre chose. Ne pas vomir ? Maitriser son mal de crâne ? Lutter contre un tas de petits insectes volants venant assombrir son champ de vision ?
« T’as mangé aujourd’hui ? Tu vois, t’aurais dû prendre ton sandwich ! C'est pas raisonnable » je bougonne avant de soupirer, jetant des regards autour de moi, comme si la solution à ses problèmes pouvaient se trouver quelque part… Y a peu de chances dans un tel décor.
« Bon en tout cas, j’te laisse aller nul part dans cet état, désolée ! Si tu comptais m’appitoyer pour te faire la malle plus vite, c’est raté. J’vais te coller au cul comme un chewing-gum à une basket ! » je tente de la dérider un peu, venant m’asseoir à ses côtés, apposant une main sur son épaule et me taisant une minute pour la laisser s’exprimer ou, au moins, être un peu au calme.


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Lun 12 Juin - 18:55

You put the lime in the coconut
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Saloperie de cœur.
La tête qui me tourne, la respiration difficile, et, sans être docteur, probablement une légère chute de tension. Et cette douleur thoracique plus tôt disparue plus rapidement encore qu’elle est arrivée. Je ne suis pas stupide, je connais la cause sous-jacente à tous mes maux, je me refuse juste à l’admettre à voix haute, à l’admettre tout court. Dans mon malheur j’ai eu de la chance pendant ces six dernières années. Six longues années à ne rien ressentir, ni douleur, ni gêne, et si ma vie n’avait pas pris un tournant si pathétique j’aurais presque pu oublier ce diagnostic reçu comme une bombe en pleine gueule à l’âge de vingt-deux ans. Mais la menace a toujours plané. J’ai toujours été consciente qu’un beau jour je ressentirai les premiers signes et que je n’aurai aucun contrôle sur la suite des évènements. Ça ne m’empêche pas d’espérer que ce soir n’est qu’une mauvaise coïncidence, une sonnette d’alarme sur mon corps fatigué depuis quelques temps de ne pas se nourrir suffisamment. Parce que même si je suis défaitiste sur mon propre sort j’ai besoin de me raccrocher à une minuscule lueur d’espoir. J’ai besoin de croire que, même consciente que je mourrai probablement jeune, j’ai encore le temps.

Saloperie de timing.
Ironie du sort qui s’acharne sur moi en me pointant du doigt d’un rire moqueur. Six années sans traitement sans que je ressente les affres de ma maladie. Et juste au moment où je décide de prendre un tant soit peu les choses en mains, que je décide que j’ai besoin de certaines réponses. Au moment même où je prévois un test médical et la prise d’un traitement provisoire, mon cœur me trahit comme la pire des putes.

Saloperie de beuh.
Fidèle amie qui m’abandonne au moment où j’ai le plus besoin d’elle. Où sont passés le réconfort et l’oubli ? Les rires et l’envie de vivre dans le présent sans se préoccuper du reste ? Ne reste que ce sentiment intense de déprime et le vide qui me laisse sur le carreau, épuisée, lessivée, au bout. Et pour couronner le tout il fallait que le spectacle ai besoin d’un public. Milo. Je n’ai pas envie qu’il me voit ainsi mais je n’ai pas envie qu’il me laisse. Je veux lui dire de partir, de retourner à l’appartement, que je peux me débrouiller seule, mais je ne veux pas être seule.

Alors j’abandonne, assise sur cette marche d’escalier. Et je lui assure d’un simple geste de dénégation que la drogue qu’il a partagée n’a rien à voir là-dedans, sans pour autant lui donner la vraie raison de ce passage à vide soudain. C’est un sentiment égoïste je le sais, il aurait le droit de savoir en tant qu’ami. Oui, je suis égoïste, mais j’ai besoin qu’il l’ignore. Parce que ça en serait fini de nos soirées joints, de nos fêtes extravagantes sous trip de LSD. Et j’ai un besoin vital de cette bulle d’oxygène qu’il sait si bien m’offrir.
Je souris faiblement à ses remarques et quand il prend place à mes côtés et que je sens sa main sur mon épaule, je l’évince gentiment, mais seulement pour poser ma joue contre son épaule à lui, me laissant aller contre lui en fermant quelques instants les yeux. « Est-ce que t’es amoureux d’elle ? » Je rouvre les yeux sans pour autant bouger, ne sachant pas réellement d’où vient cette question. « Ta petite amie t’es amoureux d’elle ? » Comme si la première version de ma question pouvait prêter à confusion…  « Quand j’ai avoué à ma mère que j’étais bisexuelle, elle m’a dit que peu importe qui j’aimerai, si je trouvais quelqu’un qui me rend heureuse, pleinement heureuse, je ne devais pas la laisser partir. Même avec les complications, même avec des doutes, je devais m’accrocher à ça. Tu veux que je te dise, c’était un putain de bon conseil ! » Que je n’ai évidemment pas suivi. « Si elle te rend heureux ne la laisse pas partir Milo. Parce que tu te retrouveras tout seul comme un con en sachant pertinemment que tu ne retrouveras ça avec personne d’autre. » Je ne sais même plus si je parle pour lui ou si je m’apostrophe moi-même pour ma propre connerie. Je suis tellement épuisée… « Si Taylor bosse toute la nuit, je peux dormir ici ? Je partirai avant qu’elle rentre promis. S’il te plaît ?» Je prends le courage de relever mes yeux lui, plongeant mon regard dans le sien, le menton reposant tout de même sur son épaule. « Tu pues toujours autant » Et un faible sourire étire à nouveau mes lèvres.






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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Lun 19 Juin - 15:28


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Maeve me fait comprendre que le souci ne vient pas de sa sous-alimentation ou de ce qu'elle a consommé chez moi. Mensonge et calomnies je dis ! C’est exactement comme ces gens qui, en soirée, m’apostrophe en peinant à articuler pour me prévenir qu'ils ne sont pas du tout bourrés, non monsieur ! Mais bon, comme elle a l’air mal en point je décide de ne pas trop enfoncer le clou et me moquer d’elle. Parce que bon, elle allait bien et puis tout à coup, après avoir fumé de l’herbe à forte dose (j’avais quand même sacrément dosé le premier joint de notre série) elle se sent mal. La course dans les escaliers y est sûrement pour quelque chose. Avec mon diabète, je dois éviter les sensations trop fortes par exemple. Elle fait sans doute juste un peu d’hypoglycémie et tout ira mieux dès qu'elle aura remonté les marchés avec mon aide.
Enfin pour l’instant, mon amie me fait comprendre qu'elle préfère squatter encore un moment les escaliers. Ça me va. Je la laisse s’installer à son aise et fait de même, étendant mes interminables jambes devant moi dans les escaliers et admirant mes chaussettes. Ben oui, j'ai pas pris le temps de me rechausser avec tout ça. Et vu que je n’ai toujours pas pris de douche au final… Ça fait rêver.

« Est-ce que t’es amoureux d’elle ? » m’interroge tout à coup Maeve, m’arrachant à mes contemplations. Je fronce un peu les sourcils, essayant de rattacher les wagons. Amoureux de qui ? Ma chaussette ? Taylor ? Mais elle m'éclaire au moment où j’en arrivais justement à la conclusion qu'elle parlait certainement de Zara.
Sauf qu’avant que j’ai pu répondre, mon interlocutrice enchaîne pour me parler d’une anecdote concernant sa mère, son coming out et l’Amour. C’est profond. C’est beau. Un bon conseil effectivement et une belle leçon que beaucoup de parents devraient suivre en faisant face aux conversations sur la sexualité avec leur progéniture. J'ai rencontré tellement de gens en galère parce que leurs parents les avaient reniés pour leur orientation sexuelle. Des camés mais pas que. Des types cultivés avec la niak qui n’arrivaient malgré tout pas à joindre les deux bouts et se retrouvaient avec deux jobs en parallèle de leurs études. Des gens dont les parents auraient dû être fiers au lieu d’en avoir peur et honte…
Mais c’est pas trop le sujet. Le sujet c’est moi et Zara. Enfin mes sentiments pour elle. Ou pas. Est-ce qu’elle parle encore de moi ou est-ce qu'elle est revenue à elle ? J’ai beau ne pas avoir inventé l’eau tiède, je ne suis pas complètement abruti et j’ai bien l’impression que Maeve pense à sa propre situation plutôt qu'à la mienne.
« T’inquiet pas pour moi. Je sais ce que j’fais » je me contente de lui répondre avant qu’elle enchaîne sans trop m’écouter. Ça me dérange pas ceci dit. Elle est dans son délire et moi je me suis déjà calmé et je profite un peu du calme après la tempête. Je pourrai plutôt me questionner sur la nature de mes sentiments envers Zara mais je n’en ai pas tellement envie.

De toute façon, Maeve reprend déjà la parole pour me demander si elle peut rester avec moi jusqu'au retour de Taylor. Je n’y vois aucun inconvénient bien sûr.
« Ben c’est c’qui était prévu de toute façon » je lui réponds une seconde avant qu'elle…me signale que je pue. « Tout en finesse, écartez les fesses ! Toi t’as lu un bouquin sur la diplomatie récemment. Allez avoue ! » je la taquine en faisant mine de la repousser, alors que je lui rend son sourire.
Un silence s’installe ensuite, qui n’a rien de désagréable ou de gênant. Jusqu’à ce que ses paroles me reviennent et que je commence à me questionner sur mes sentiments à l’égard de Zara. Est-ce que je suis amoureux ? C’est possible, j’en sais rien. Je sais que je tiens à elle et que je suis en mesure de supporter ses défauts autant qu’elle supporte les miens. Quand ça va entre nous, c’est le pied franchement ! On rigole beaucoup, on se fait du bien et le sexe est merveilleux. Mais quand ça ne se passe pas bien, quand elle commence à se laisser envahir par le doute…alors ça ne va vraiment plus du tout et on se fait un mal de chien. Mais je suppose que c’est ce qui se passe justement quand le lien est fort… Plus c’est fort, plus ça fait mal. Il n’y a qu’à voir dans quel état je me mets lorsque Taylor et moi nous disputons (ce qui arrive très rarement) ou quand je me prends la tête avec Ellie, ma jumelle (ce qui arrive déjà nettement plus souvent)…
« Pour répondre à ta question de tout à l’heure » je reprends tout à coup, alors que Maeve est revenue s’appuyer sur mon épaule « je sais pas si c’est de l’Amour mais en tout cas…c’est puissant. Et j’adore ça. Elle me rend heureux la plupart du temps. Parfois elle me rend horriblement malheureux aussi, mais j’suppose que ça fait parti du package, tu vois ? Si j’tenais pas à elle, elle pourrait pas m’faire autant chier. En tout cas j’veux pas la laisser filer, ouais. D’où mon agacement tout à l’heure. Parce qu’on a déjà failli se séparer au moins dix fois quand elle était en crise… » je soupire en fouillant mes poches à la recherche d’une cigarette. Sauf que bien sûr, j’ai oublié mes clopes là-haut et… « Oh merde… » je réalise tout à coup, me rejouant la scène de mon départ précipité de l’appartement pour courir après mon amie. « J’crois qu’j’ai laissé la porte se refermer derrière moi… Et j’ai pas les clés… »
Du moi tout craché ça ! Combien de fois est-ce que je me suis enfermé dehors déjà ? Ca ne se compte même plus sur les doigts des deux mains. Taylor va encore se ficher de moi. Ou se fâcher.
« C’est nul ! » je proteste mollement, alors que mes lèvres engourdies s’étirent malgré moi en un sourire niais. Parce que bon, quand même, c’est drôle un peu. Non ?



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Dim 25 Juin - 20:36

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« Tout en finesse, écartez les fesses ! Toi t’as lu un bouquin sur la diplomatie récemment. Allez avoue ! »

Un léger rire m’échappe tandis que je fixe un point dans le vide entre la balustrade et les escaliers. Je n’arrive pas à rester fâchée contre ce grand cornichon. Je n’y suis jamais parvenue. Détenteur d’un pouvoir que les autres n’ont pas, celui de briser mon satané fichu caractère et de passer par-dessus mon côté rancunier. Une pensée qui me fait sourire tandis que j’apprécie le moment. Bien que très inconfortablement installée, j’aime le fait de pouvoir me reposer sur son épaule, au sens propre comme au figuré. Surtout le figuré en réalité. Querelle déjà oubliée, je me fiche de l’endroit où nous nous trouvons. Le temps n’a plus vraiment d’importance et le silence devient salvateur. Il me donne le temps de remettre mes idées en place, de tenter de mettre de côté la noirceur qui a envahi mes pensées plus tôt, de faire taire la crainte de cette douleur thoracique et de laisser à ma tête un peu de repos avant de penser à me relever.
Je ferme les yeux quelques instants, me concentrant sur la respiration de Milo sur laquelle je me calque, trouvant ce rythme apaisant.

Je ne les rouvre que lorsqu’il reprend la parole, ne tournant pas mon visage vers lui pour autant. Et la résonance de ses mots est presque douloureuse. Oh oui, je vois parfaitement. Pour l’avoir vécu, pour le ressentir encore aujourd’hui. C’est la double peine pour avoir aimé si fort. Pour avoir tout fait foirer. J’ai fait souffrir, et le karma – une des rares notions un tant soit peu mystique en laquelle je crois – se joue de moi depuis peu. Maintenant qu’Elle est heureuse avec une autre, c’est moi qui mange le revers de la médaille et qui trinque. Dûment mérité. Mais je suis heureuse pour lui, sincèrement. Même si sa relation semble s’imaginer à merveille par des montagnes russes, même si sa copine semble posséder un caractère un peu extrême et être jalouse à un point que j’ai du mal à imaginer, je suis réellement heureuse pour lui. Et je finis par laisser un sourire naître à nouveau sur mes lèvres. « Ouais… » Je prends une profonde inspiration avant de souffler. « Tu ne peux pas souffrir si tu t’en fiches.  Comme l’a si bien dit Joan Jett, ‘love is pain’ » Et c’est tellement vrai. Mais on ne choisit pas où son cœur va. On ne contrôle jamais son cœur, je suis bien placée pour le savoir. Il me contrôle depuis toujours, et ce dans tous les sens du terme. Pour le meilleur et pour le pire, Hallelujah ! Parce que le pire ne devrait pas tarder à arriver, comme un mauvais pressentiment qui ne me quitte jamais totalement. « Et je suis désolée, tu as raison, c’était nulle comme blague. » Voilà, c’est dit. Et si ce n’est pas assez, il faudra qu’il s’en contente quand même.

J’entends jurer Milo et je pense qu’il s’apprête à faire une remarque stupide sur l’amour, sur sa relation, ou sur moi, jusqu’à ce qu’il lâche une information qui a, sur le coup, du mal à se frayer un chemin jusqu’à ma matière grise. Non…il n’a pas fait ça ! Je redresse mon visage pour m’assurer qu’il me fait à son tour une plaisanterie de bas étage, pour se venger, mais son expression parle pour lui. Je ferme les yeux, cette fois-ci pour m’éviter de pester à haute voix contre lui. Parce que je ne veux pas prendre le risque de me jeter à la figure que si je n’étais pas partie sur un coup de tête il ne se serait pas précipité à ma poursuite et nous n’en serions pas là. Reposant l’arrière de mon crâne cette fois-ci sur le mur, je fixe mon regard sur le plafond, me retenant de surenchérir sur son rire. En effet, c’est nul ! La situation pourrait être marrante et en d’autres circonstances je me serai laissée aller à un bon fou rire. Mais je suis crevée et tout ce dont j’avais besoin était de m’évanouir jusqu’à demain dans un bon lit. Besoin qui s’évanouit avec l’impossibilité d’entrer à nouveau dans l’appartement. Le plus ironique dans tout ça est que même après ma rupture avec Taylor j’ai gardé pendant de longs mois la clé de son appartement et ne lui ai rendu que très récemment...

« Sérieusement ? » Encore un sale coup de cet enfoiré de karma. « J’ai de nombreuses compétences mais pas celle de crocheter des serrures. Alors à moins que tu enfiles ta capuche et que tu te la joues Ezio Auditore… » je louche sur ses pieds et ses chaussettes « Va falloir qu’on aille chez moi. » Une chance pour nous, je ne vis qu’à deux blocks de Taylor dans le South Side également. « Tu crois que tu peux le faire ? » Je pointe d’un mouvement de tête son absence de chaussures. « Si tu m’aides je crois que je suis capable de marcher. Ma tête tourne moins. » J’avais, de toute façon, prévu de rentrer seule en premier lieu. Et comme je ne peux plus squatter le lit de notre amie commune… « Faut que je m’occupe d’Einstein en plus » aka mon rat.







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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Hier à 15:11


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Maeve & Milo


Mon sourire continue de s’élargir et je finis par ricaner niaisement. Et pourquoi est-ce que je ne pourrai pas rire ? Maeve n’est certes pas au meilleur de sa forme mais je ne m’en fais pas pour elle. Elle a juste surestimé sa capacité à ingérer de l’herbe. Ou alors j’ai eu la main un peu trop lourde et puis c’est tout. En tout cas elle ne va pas en mourir. Donc elle va bien, je vais bien et en prime, j’ai eu droit à des excuses. Et pas des excuses du genre : c’est bon, on passe à autre chose alors je te caresse dans le sens du poil. Non ! Maeve a reconnu que sa blague n’était pas drôle et je suis prêt à parier qu’elle le pense vraiment et qu’elle se sent bête d’avoir agit de cette manière. Moi en tout cas, je me sens un peu bête d’être monté sur mes grands chevaux. Bref. On est tous les deux désolés et tout va pour le mieux entre nous à présent !
Sauf que je n’ai pas les clés de chez moi et que j’ai claqué la porte en sortant pour rattraper la princesse qu’est parfois mon amie. Sauf que j’ai pas de soulier de verre à lui enfiler pour gagner son amour. J’ai pas de souliers tout court. Soulier… C’est drôle comme mot ! Je glousse encore un peu, alors que Maeve réagit enfin à mon annonce.
Elle me demande si j’appartiens à la Confrérie des Assassins et si je suis capable de me la jouer Ezio et de pénétrer autrement dans l’appartement pour nous sortir de ce mauvais pas. Alors, bien sûr, je fais mine de passer une capuche imaginaire sur mon visage et joins mes mains pour me mettre en mode discrétion. Me manque plus que quelques silhouettes encapuchonnées pour me fondre parfaitement dans la masse et passer les portes ! …Ridicule Ubisoft ! C’est comme se planquer sous un carton… Snake, si tu nous lis…

Alors que je continue de prendre tout ça à la légère, Maeve pose un regard un peu sceptique sur mes chaussettes alors que j’agite mes orteils dedans. Elle propose que nous allions chez elle et cette idée m’emballe bien. Je ne me souviens pas à quand remonte la dernière fois où je me suis pointé dans son antre. En fait, je crois que j’y suis toujours passé qu’en coup de vent pour aller la chercher mais que je ne suis jamais entré. Je suis doublement emballé par l’idée donc !
« Tu crois que tu peux le faire ? »
« Meuf, tu m’connais pas. J'peux TOUT faire ! » je lui rétorque sur un ton de défi, le regard rieur.
Combien de fois est-ce que j’ai du détaler pieds nus ? Par tous les temps et dans différentes circonstances…
Je me souviens d’une fois où j’ai raccompagné une fille chez elle après une soirée arrosées et, alors que nous étions en pleine action, la porte d’entrée de son appart s’est ouverte sur un joli : Chérie, j’ai réussi à finir plus tôt ! J’ai eu le temps d’enfiler mon boxer, choper mes fringues et de détaler par l’issue de secours de l’immeuble. J’ai couru sur la glace en plein mois de janvier sur plusieurs dizaines de mètres avant de m’arrêter. Plus parce que mon fou rire mettait mes poumons à rude épreuve que parce que je ma course me fatiguait.
C’est un de ces moments où je me suis senti vraiment vivant… Un de ces souvenirs que je chéri.  
« Si tu m’aides je crois que je suis capable de marcher. Ma tête tourne moins » m’annonce Maeve avant d’ajouter qu’elle doit aller s’occuper de sa bête.
« Ca m’va. Tant que tu m’obliges pas à le tripoter. »
J’ai rien contre les rats en particulier…mais j’ai quelque chose contre les animaux en générale. J’aime bien qu’ils restent loin de moi. Les bébés aussi. J’y comprends rien et ils me fichent mal à l’aise tous autant qu’ils sont. En plus c’est pas super hygiénique. Ouais, je sais, venant de moi et mes pieds puants c’est pas hyper crédibles mais c’est vrai. Fuck you.
« Bon en route alors ! » je décrète tout sourire, me plaçant devant Maeve pour l’inciter à grimper sur mon dos. Elle hésite un peu, voulant à nouveau savoir si je suis sérieux et, quand elle comprend que c’est le cas, elle prend place.
Je la réajuste pour qu’elle me gêne le moins possible et descend le restant des escaliers avec mon amie sur le dos, pendant qu’elle s’accroche le plus délicatement possible à moi.

Nous déboulons ainsi dans la rue et, bien entendu, les passants nous dévisagent.
« C’est l’prix du progrès mes bonnes gens ! » je scande à qui veut l’entendre. « Voilà c’qui arrivera si on laisse le pouvoir aux femmes ! Enfermez vos mégères dans leur cuisine messieurs, si vous n’voulez pas finir comme votre humble serviteur ! » je fais mine de me lamenter, avant de faire rebondir Maeve sur mon dos en riant, manquant de nous faire tomber tous les deux. Mais ça ne fait que m’amuser encore un peu plus.
Les effets du joint se font enfin sentir et Dieu que ça fait du bien. Je me sens léger. Je ne pèse rien et Maeve non plus.
« Tu crois qu’on pourrait s’envoler ? » je lui demande en retrouvant une démarche un peu plus tranquille.



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut Hier à 22:51

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Arquant un sourcil à l’adresse de mon ami, je jauge de la sincérité de sa proposition, pesant le pour et le contre de cette invitation pour le moins étrange. Monter sur le dos d’un type un peu trop haut perché dans des escaliers branlants ou tenter la descente moi-même. Prenant appui sur le mur pour me relever le plus lentement possible, quelques points blancs viennent irradier mon champ de vision pendant quelques secondes et un léger étourdissement me fait contracter les doigts sur le béton. Voilà pour la prise de décision rapide…
Réajustant mon sac en bandoulière, je grimpe sur le dos de Milo, trouvant le ridicule de la situation comique. Mais ce n’est rien quand nous parvenons enfin au rez-de-chaussée et que nous quittons l’immeuble pour les rues, encore peuplées à cette heure de la journée et en ce temps estival. Je ne prête guère attention aux nombreux regards qui se portent sur nous. J’ai des dreads et j’ai été en couple deux ans avec une femme. Le premier point ne me rend pas sympathique pour toute personne ayant dépassé la cinquantaine voire moins, les banlieusards, et les gens ayant réussi dans la vie, le second pour tous les misogynes et fachos qui pensent encore que l’homosexualité est une maladie ou une tare. Un peu d’électrochocs et ça repart ! Alors non, les regards surpris, condescendants, réprobateurs ou choqués m’indiffèrent au plus haut point et que le grand blond se met à se donner en spectacle dans le rôle qu’il tient le mieux, c’est-à-dire Milo, je ne peux empêcher un rire franc de s’échapper de mes lèvres. Un rire difficilement contrôlable jusqu’à ce qu’il me fasse rebondir sur lui et manque de nous faire tomber. Je resserre un peu mon étreinte autour de ses épaules et une fois la surprise passée, laisse à nouveau échapper un rire. Un passant me demande si j’ai besoin d’aide mais levant la paume de ma main face à son visage afin de le stopper dans son élan, je l’apostrophe d’un « J’peux pas, j’ai poney » avant de laisser Milo nous conduire jusqu’à chez moi.

« Tu crois qu’on pourrait s’envoler ? » J’attends quelques secondes pour répondre, me penchant vers son oreille pour lui susurrer un « Pourquoi, tu veux m’emmener au septième ciel beau gosse ? » avant de pouffer. « Je pars du principe que tout est possible. Alors oui, je pense qu’on pourrait s’envoler, comme je pense qu’on pourrait s’écraser. Mais ça vaudrait quand même la peine d’essayer. » Je l’encombre encore de mon poids pendant la première moitié du trajet, avant de décider que je peux en partie me débrouiller seule. « Fais gaffe je descends » je le préviens en prenant une légère impulsion pour retrouver le contact du sol, me laissant quelques secondes pour ne pas avoir un nouveau vertige. Mais c’est bon. Pas d’étourdissement, pas de points blancs. C’est déjà ça. « T’es trop con ! » Un large sourire illumine mon visage tandis que je le bouscule à l’épaule. « Mais c’était du grand Milo, j’avoue. » Et attrapant son bras pour plus de sécurité me concernant, nous continuons à déambuler dans le quartier jusqu’à arriver à mon immeuble. Quatre étages, sans ascenseur, et évidemment, je vis au dernier. Je dois encore faire appel à l’aide de mon ami pour gravir les marches jusqu’à mon palier et ma porte d’entrée, et, farfouillant dans mon sac pour y dégoter mes clés, je finis par ouvrir mon antre et le laisse passer en premier, prenant sa suite avant de refermer derrière nous.

Mon chez moi. Qui ne paie pas de mine mais dans lequel je me suis toujours senti bien. Peu de murs, de grandes fenêtres le rendant lumineux, et un grand espace à vivre. Le salon nous fait face. Il comporte peu de meubles, seulement le strict nécessaire. Un canapé, une table basse, un meuble TV et autres appareillages électroniques et une bibliothèque qui couvre presque tout un pan de mur. Sur la gauche, un coin cuisine, ouvert, avec un comptoir en L et quelques tabourets. Sur la droite du salon, trois marches séparent ma chambre du reste de l’appartement, et seul un rideau coloré mais transparent fait office de cloison. Plus loin, les commodités, séparées par la deuxième porte de cet appartement. Et pour seule décoration murale, un énorme panneau de liège composé d’une bonne centaine de photos. De ma mère, de mon enfance avec elle, de mes amis – dont Milo – de ma vie avec Taylor. Tous les moments qui me sont chers et que j’ai besoin de pouvoir revoir quand l’envie m’en prend. « Fais comme chez toi » Et je retire mes chaussures, faisant quelques pas avant de faire volte-face. « Enfin, fais comme chez toi mais…chez moi » Un sourire conquis et je me dirige directement vers la cage qui se trouve sur un petit meuble entièrement dédié au confort de ma petite bestiole. « Salut Einstein » Au son de ma voix il ouvre un œil, faisant remuer son museau et ses moustaches. Reconnaissant mon odeur, il finit par bailler à s’en décrocher la mâchoire et après s’être étiré, se décide enfin à sortir de son nid. J’en profite pour lui remettre de l’eau fraîche et lui donner sa ration quotidienne de nourriture. « Tu peux te servir un truc à boire si tu veux » Je lance à Milo en tournant mon visage vers lui. « Et même prendre une douche. La salle de bains est par-là » je pointe la porte deux mètres derrière le canapé. « Il y a des serviettes dans le placard et j’ai même les fringues d’un ex dans ma commode si tu veux te changer. Il avait pas un look trop craignos » Après quelques caresses à mon rat, je lui donne une friandise et referme la cage. « Désolée trésor, ce grand cornichon n’aime pas les bêtes. Je te sortirai plus tard » Mais il grignote déjà ce que je viens de lui donner à manger et ne me prête plus la moindre attention. Je me retourne vers Milo, levant les yeux au ciel. « Les hommes et leur estomac. Aucune reconnaissance, c’est navrant. Et on se demande pourquoi j’en suis un jour venue à aimer aussi les femmes » Je me la joue dépitée mais c’est juste pour la forme. « Bon en fait, je le sais. Jessica » et mes yeux se perdent un instant dans la nostalgie de mon premier béguin féminin. « Tiens c’est elle » Je m’approche de mon panneau photo géant et pointe une photo de moi étudiante, avec un look diamétralement opposé à celui que j’ai adopté depuis quelques années. Mes années punk apparemment. Et à côté de moi, une grande blonde aux yeux bleus et au regard pétillant, taille mannequin, et avec le cerveau qui va avec. Enfin, ça, Milo ne risque pas de le voir sur la photo.








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by Wiise

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