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 you put the lime in the coconut

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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut    Sam 12 Aoû - 22:18


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Maeve & Milo


Je recrache la capsule de ma bouteille de bière fraichement ouverte dans l’évier sitôt que mon amie s’éclipse pour aller chercher des fringues. Je ne sais pas si elle aurait trop apprécié… Y a des gens qui s’formalisent pour pas grand chose. J’avale une gorgée de ma boisson et essuie mes lèvres d’un revers de la main en m’approchant du sofa pendant qu’elle fouille sa commode, à la recherche de quoi me vêtir un peu. Je n’en reviens pas au mur de photos que Maeve affichent dans son appartement. J’en ai certainement pas fait le tour et elle aurait sûrement un tas d’autres anecdotes à me raconter, mais pour le moment, j’ai envie d’autre chose.
« Il faut que je développe ou c'était une simple constatation verbale ? » me demande-t-elle, toujours penchée sur son tiroir.
« C’toi qui voit ma gueule » je lui fais savoir dans un haussement d’épaules, la laissant libre de choisir si elle va continuer sur la lignée des grandes confidences ou choisir de se taire. Entretenir le mystère, c’est bien aussi, non ? L’un dans l’autre, ça m’ira de toute façon, c’est pas comme si j’étais très difficile en matière de conversation…
Alors que je suis installé sur son accoudoir, elle revient vers moi avec un teeshirt et de quoi couvrir mes superbes jambes d’Apollon des bacs à sable ! D’ailleurs, elle me fait une remarque sur ma silhouette. Je pourrai mal le prendre si j’étais un adepte de la gonflette mais, puisque ce n’est pas le cas, je laisse glisser. Enfin presque.
« C’parce que j’muscle d’autres parties d’mon anatomie ! Mon boomerang par exemple » je ricane, faisant référence à notre conversation de tout à l’heure à propos de la forme de l’engin sexuel mâle.
Là-dessus, sans attendre qu’elle réagisse vraiment à ma remarque stupide, j’enfile le teeshirt qu’elle m’a confié. Ce n’est qu’une fois que je le porte que je prends la peine d’observer ce qui l’orne.
« Les Clash ! Cool ! Ton ex avait du goût » je lui fais savoir avant de me relever pour prendre le boxer et l’enfiler sous ma serviette, nouée autour de ma taille. Je vois Maeve détourner le regard à ce moment et esquisse un sourire. « Ouuuh, c’est qu’elle est gênée la p’tite dame » je la taquine en laissant tomber la serviette maintenant que je suis un peu plus vêtu. Pour le moment, je n’enfile pas le jean, me sentant plus à l’aise comme ça. Je sais qu’il ne me serrera pas trop mais moins j’en porte et mieux j’me porte…  

Je me laisse tomber près de Maeve et attrape ma bière bien fraiche pour en avaler une nouvelle gorgée, souriant niaisement.
« Bon alors t’as un truc à m’proposer ? J’ai laissé tout mon matos à l’appart et ça inclut mes clopes ! …Et mon insuline » je réalise tout à coup, avant de baisser les yeux sur la seconde bière que je m’enfile, après une longue séance de sport et un joint… Ce n’est pas une très bonne idée. En fait, c’est même une idée carrément à chier. « Merde, ça craint » je grimace en poussant un soupir, conscient qu’il va falloir que je renonce à mon petit plaisir de fin de journée dans ces conditions… Je la porte une dernière fois à mes lèvres avant de lui faire mes adieux et de tendre la bouteille à Maeve. « J’te la confie... Prends en soin… Siffle la avec égard et dévouement. Et n’oublie pas de roter pour achever le rituel, sans quoi une horde de succubes pourraient venir pendant la nuit pour réclamer tes ovaires et faire naitre l’antéchrist. J’ai lu ça dans Couillons Magazine. C’est du sérieux ! On déconne pas avec l’occulte… » je marmonne, un peu blasé.
Je ne suis pas tellement du genre à me plaindre. Surtout pas de mon diabète dont je parle finalement très peu. Je me suis fait à l’idée que je ne peux pas tout faire comme tout le monde, mais parfois, c’est un peu casse pied. Comme aujourd’hui où ça vient me casser mon délire. Je n’ai pas envie de prendre le moindre risque et de mettre Maeve dans une sale situation. Ce serait pas cool et on a eu notre dose de drame pour la journée.  
« T’as eu un ex ou une ex qui fumait et qu’aurait laissé son paquet dans l’coin alors ou pas ? »

   


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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut    Mar 15 Aoû - 22:05

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Je laisse échapper un rire légèrement moqueur quand il s'extasie un bref instant sur le t-shirt que je viens de lui donner. Il me faut même quelques secondes pour me souvenir du prénom de cet « ex » furtif. Je ne suis pas vraiment à l'aise pour le qualifier ainsi d'ailleurs. Ce diminutif sous entend que l'on a partagé plus que du sexe, qu'il a été, à un moment donné, important à mes yeux, qu'il a été plus qu'un substitut à ma solitude et un faire valoir pour ce que je ne pouvais avoir avec un ou une autre. Mais je ne vais pas me perdre dans les dénominations sous prétexte que je suis compliquée, pas maintenant. Jackson n'a été qu'un courant d'air dans ma longue liste d'amants, un courant d'air que je n'ai pas mis longtemps à oublier. « Seulement pour la musique. Il n'était pas très intéressant pour tout le reste. » Un constat honnête même si intransigeant. « Et il n'était pas si doué que ça avec son boomerang... » Je laisse mes lèvres s'étirer en un sourire encore une fois moqueur. Peut-être mon avis est il biaisé par le fait que ce sont d'autres mains plus délicates que je rêve sur mon corps. Mais je n'ai jamais retiré un plaisir énorme dans ses bras, c'est une triste et médiocre réalité.
Je repose mon regard sur Milo quand il se moque gentiment de ma soit disant gêne, arquant un sourcil amusé. « J'veux pas que tu te fasses des idées joli cœur c'est tout. Ton ego n'a pas besoin de moi pour être démesuré » Oui c'était totalement gratuit mais nous n'en sommes plus à ça près. Et dans ma grande maturité céleste, je laisse ma langue passer mes lèvres alors qu'il s'installe à mes côtés.

Ce n'est qu'à cet instant que mon ami se rend compte qu'il lui manque certains de ses effets personnels, insuline incluse. Je sens la culpabilité me gagner face à ce constat. Si je n'étais pas partie précipitamment après mon léger malaise et sur un coup de tête, Milo ne se serait pas lancé à ma poursuite et nous n'en serions pas là. Je baisse quelque peu le regard, mal à l'aise. Un malaise qui ne fait que croître lorsque je sens sa déception et qu'un air blasé apparaît sur son visage. Je prends la bière qu'il me temps sans mot dire, me forçant à sourire à sa déclaration théâtrale, le fixant plus longuement que la politesse ne le voudrait. Il n'y a pourtant ni pitié ni condescendance dans ce regard, juste, encore une fois, de la culpabilité. Parce qu'il a assez confiance en moi pour partager sa maladie avec moi et que je n'ai pas le courage de lui avouer la mienne. Je sais que bientôt je devrais prendre le taureau par les cornes et l'affronter, mais c'est plus fort que moi, je ne veux pas que cette relation change. Et elle changera forcément. Dès que les mots auront franchi mes lèvres, ce que nous partageons évoluera. Et pas forcément en bien. Fini les soirées déjantées et clandestines à expérimenter les effets du LSD ou de l'ecstasy. Fini les joints et l'herbe et nos longs débats sans queue ni tête pour les autres mais philosophiquement profonds pour nous. Fini cette liberté d'être qui je veux en sa compagnie, sans jugement ou inquiétude. Quel ami ferait ça s'il savait que ça aggravait l'état de mon cœur ? Pas lui, j'en suis certaine et je peux difficilement l'en blâmer. Mais j'aime ça. J'aime ce que je partage avec lui, cette bulle d'oxygène qu'il m'offre sans même s'en rendre compte. Et j'ai beau lutter contre le temps, il me rattrape inexorablement. Davantage maintenant que Taylor est au courant. Je ne peux pas continuer à lui mentir et encore moins à faire mentir les autres pour moi par omission. Mais ce n'est ni le lieu ni le moment. « Tu ne devrais pas utiliser les mots 'succubes', 'ovaires' et 'antéchrist' dans la même phrase, je risque de mouiller ma petite culotte » L'humour comme détour pour les sentiments négatifs qui m'habitent présentement.

Je finis par me pencher vers la table basse et passe la main en dessous pour faire coulisser le tiroir planqué en-dessous. « Pas besoin d'ex pour des clopes. J'en ai toujours en dépannage » J'attrape le paquet qui s'y trouve, neuf, et le défait pour en extirper une cigarette que je porte à mes lèvres. Je l'allume, aspire une bouffée pour qu'elle se consume un peu et la recrache sans avaler la fumée, n'en ayant jamais apprécié le goût. Je finis par la tendre à Milo, laissant le paquet sur la table à disposition. Je me rassois en tailleur, face à lui, laissant mes yeux s'égarer sur son bras le plus proche et sur les dizaines de tatouages qui le recouvrent. Je pars de l'épaule, m'attardant longuement sur l'oeil dessiné sur celle-ci, appuie chaque détail noir et blanc. Mon index glisse le long des arabesques bleutées de son avant bras, et redessine de l'ongle le symbole du pique rouge, dernier rempart avant sa peau restée vierge. « T'es un putain de tableau vivant, j'ai toujours aimé ça chez toi. » C'est une des premières choses que j'ai remarqué chez lui et ça m'a tout de suite plu. À moi les dreads, à lui les tatouages. « Ils racontent tous une histoire ou certains sont des coups de tête ? » Nous n'en avons jamais vraiment parlé et même si je suis intéressée par sa réponse, c'est un moyen comme un autre de lui faire oublier son état présentement.



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut    Mer 16 Aoû - 18:31


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Je sais que je peux compter sur Maeve pour rapidement me redonner le sourire. Je suis de bonne composition de nature et je ne reste jamais fâché ou maussade très longtemps (sauf quand des types armés viennent me canarder et tuer des enfants…) mais je sais qu’avec une partenaire de crime dans son genre, mes tracas ne vont pas me peser sur le cœur bien longtemps. Quand elle commence à me parler de sa petite culotte que mes propos risquent de faire mouiller, je suis déjà en train de sourire comme un benêt. Faut dire que, dès que ça cause pipi, caca, coucherie, je suis en train de me bidonner. Il m’en faut peu. C’est comme ça qu’on m’aime.
Et quand elle me répond qu’elle a des clopes, j’ai déjà retrouvé la banane.
« Cool ! Bordel, c’est con que j’sois pas amoureux et qu’tu sois chasse gardée à cause de Tay-Tay, sinon j’t’aurai déjà épousée » je lui fait remarquer en l’observant se lever pour aller me dégotter de quoi encrasser un peu mes poumons. « Remarque, si dans dix ans t’es toujours seule et qu’moi aussi – ce qui paraît tout de même nettement improbable et triste ! - viens m’faire un coucou qu’on passe devant l’hôtel et au pieu. »
Je la regarde s’allumer une clope, salivant d’avance, et ne la suite pas des yeux jusqu’à ce qu’elle vienne me tendre l’offrande. J’aspire goulûment et savoure pour ma part l’apparition de la fumée qui descend sur mes bronches, la gardant un peu au chaud avant de l’expulser doucement. La première bouffée est toujours la meilleure. Ce serait bien s’il y avait de quoi me faire tourner la tête là-dedans mais…bon, tant pis.

« T'es un putain de tableau vivant, j'ai toujours aimé ça chez toi. »
Je lui souris, appréciant sa remarque. C’est vrai que je me donne du mal avec tout ça. Et mine de rien, ça représente un budget assez conséquent… En fait, la plupart du temps, quand je m’accroche à un job, c’est surtout dans l’optique de me payer quelques tatouages. C’est plus important que la bouffe. Presque plus important que la came… En tout cas, c’est nettement plus important que de payer un loyer ou de rembourser des dettes quelconques !
Je la laisse effleurer ma peau grimer, sans cesser de sourire, mon moral déjà pratiquement totalement retrouvé. Une clope, une bonne pote, des compliments… Que demande de plus ? Bon OK, de la booze, du sexe et de la beuh. Mais quand même ! C’est pas mal.  
« Merci ma belle. »
« Ils racontent tous une histoire ou certains sont des coups de tête ? »
« Ben pas vraiment des coups de tête, parce que j’en regrette aucun tu vois. Même si j’me souviens pas de tous les avoir fait faire. Mais tu vois, mêmes ceux-là, en fin de compte, ont une histoire. Parce que si j’m’en souviens pas, c’est que j’étais vraiment raide et dans ce cas, c’est lié au pourquoi du comment j’étais déchiré. Soit parce que j’passais un putain d’bon moment, soit parce que ça allait pas vraiment. Mais c’est important de se souvenir du bon et du mauvais » je lui explique en recrachant ma fumée en évitant son visage. C’est jamais cool de cracher sa fumée dans le visage de la personne à qui on parle. « Bon après, y en a que j’ai fait quand j’étais tout jeune du coup ils sont un peu… T’sais… "mignons" » je me marre en mimant les guillemets dans l’air alourdi par ma fumée « Mais j’les kiff quand même. Puis y en a qui sont vraiment importants… Qui sont là pour que j’oublie pas certaines personnes ou certaines choses. Là j’suis en train d’finir un truc par rapport à… ‘fin par rapport à Noël. C’qui s’est passé. »
Et hop : envolé le moral.
« Bon et toi tu vas retenter l'expérience bientôt ? J'pourrai m'occuper de ton tattoo moi-même, ce serait cool, nah ? » je lui demande en lui rendant la clope, comme s’il s’agissait d’un bâton de parole ou une connerie de ce genre.



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut    Lun 11 Sep - 17:24

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Si dans dix ans je suis toujours seule...
Bien sûr Milo n'en a pas conscience, de par l'ignorance dans lequel je le plonge concernant mon état de santé mais cette phrase fait mouche d'une manière plutôt négative. J'ai appris depuis six ans maintenant à ne plus prévoir ma vie sur le long terme. Des projets cours, réalisables et simples. Rien de plus. Évitant soigneusement d'entraîner quiconque sur le fil brinquebalant de ma vie. La question n'est pas de savoir si je serais seule dans dix ans mais bien de savoir si je serais encore en vie. Peu probable. Non pas que je n'aimerai pas atteindre l'âge tendre de trente-huit ans, et même passer la quarantaine. Mais la simple idée de me projeter aussi loin m'est simplement insupportable. Évidemment je ne montre rien, laisse un rire passer mes lèvres à la remarque de mon ami et le bouscule gentiment du coude. « Je te préviens, je veux la totale Lawson. La robe blanche, la jarretière, le bouquet assorti à la décoration de la salle, un discours poignant sur tes sentiments sincères et profonds, un vrai groupe de musique et pas une vulgaire playlist d'un DJ has-been, et une nuit de noce mémorable. Mé-mo-ra-ble ! » Je joins mes mains et croise mes doigt dans une prière feinte, un sourire niais accroché au visage, battant des paupières comme Barbie princesse des connasses. Tout l'inverse de moi en somme.

Quand il part sur l'histoire de ses tatouages j'acquiesce de façon muette, pas certaine d'être d'accord sur le principe d'être tellement déchiré ou perché qu'on ne se souvient même pas s'être fait faire marquer quelque chose de permanent sur le corps. Mais ça ressemble bien à Milo et sa conception du bonheur, alors je me contente d'acquiescer. C'est son corps après tout, sa liberté d'expression à lui.
Ma mine s'assombrit quelque peu quand il évoque une nouvelle fois les incidents de Noël, heureuse de n'avoir pas eu à affronter ce que bon nombre de mes amis ont vécu à cette période, et désolée qu'ils aient eu à faire le deuil de certaines personnes et à voir la mort d'aussi près. Mais rien de ce que je pourrai dire ne le fera se sentir mieux. Je ne suis pas vraiment douée pour ces choses là. Réconforter les autres. Je prends plus facilement la tangente. Faire face aux situations complexes n'est pas mon meilleur costume je dois l'avouer. La fuite me sied mieux. L'inverse se vérifie néanmoins. À la mort de ma mère, j'ai méprisé tous les signes de compassion, les regards désolés, l'affection forcée qui me donnait la sensation d'étouffer. J'ai tout rejeté en bloc, ai envoyé promener tout le monde. Je n'ai jamais eu besoin de ça pour faire le deuil. Je n'avais besoin que de moi et mes souvenirs. Peut-être est-ce aussi pour cette raison que je ne suis pas douée pour le réconfort. N'ayant pas besoin des autres, j'imagine plus aisément qu'ils n'ont pas besoin de moi.

Heureusement Milo ne s'éternise pas sur le sujet et la culpabilité d'être une incapable dans ce domaine s'estompe donc un peu. À sa question je louche quelques secondes sur l'intérieur de mon poignet où trône mon premier et unique tatouage, une coquille de nautile inachevée. J'en aime la symétrie parfaite, les courbes géométriques et l'infini même du symbole. « Tu me le fais gratis ? Parce que j'ai pas vraiment les moyens pour un second tatouage... » Et même si j'avais cet argent, il servirait probablement pour des médicaments et pas pour ce genre de plaisir. « Pourquoi pas 'Love is pain' sur le front ? Ou une licorne sur mon joli popotin ? Oh non ! 'Pussycat' en lettre gothique en haut de mon mont de Venus ? » Quand il me tend la cigarette je repousse gentiment son bras, faisant non de la tête. « Je fume que de la weed tu te rappelles ? » Jamais de cigarettes, je n'en aime pas le goût, tout simplement. « Peut-être quelque chose en rapport avec ma mère. » Je réfléchis quelques secondes. « Pour le tatouage... » Je précise. « Quelque chose de personnel qui n'appartiendrait qu'à nous. Faudrait que j'y réfléchisse. C'est la seule personne que j'aimerai avoir dans la peau pour le restant de mes jours. Quelque part, c'est mon seul amour éternel. » Je ris à ma dernière phrase. « Putain c'est profond, tu devrais noter. Pour ta gonzesse ! » Clin d'oeil évocateur alors que je me penche vers la table basse pour récupérer mon portable et lui tendre. « Tiens ! Si tu veux essayer de joindre Taylor ou lui envoyer un message pour lui raconter tes malheurs et te sortir de l'enfer de mon appartement... »



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MessageSujet: Re: you put the lime in the coconut    Ven 15 Sep - 19:27


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Je préfère la faire rapidement enchainer sur autre chose. Enfin pas sur autre chose parce que je reste dans le thème des tatouages, mais je centre la conversation sur elle. Peut-être que c’est ce qu’elle voulait depuis le début en plus : qu’on parle tatouage, que je lui demande si elle compte s’en refaire un, ce à quoi elle me répondra qu’elle aimerait bien mais que c’est cheeer. Depuis que je suis passé de l’autre côté de la Force, j’ai entendu des tas de demande plus ou moins subtiles. Maeve ne tourne pas autour du pot et attaque directement en me demandant si je lui en ferai un gratis. Je souris, parce que c’est le genre d’approche que je préfère. Les approches franches. En même temps, je me doute que ma brunette dit juste ça comme ça, pour le plaisir de me défier et qu’elle n’est pas vraiment sérieuse. La connaissant, elle chercherait un moyen de me rembourser que ce soit en herbe, en bouffe ou avec un gadget trop classe piqué dans sa boutique. Un troc en somme. Ses idées me déride encore un peu et, par réflexe, j’insiste pour lui filer ma cigarette qu’elle refuse.
« Ah ouais, désolé… Mémoire de fumeur de weed » je plaisante en pointant mon index contre ma temps avant de faire mine de faire feu. Je reporte donc la clope à ma lèvres et continue de fumer pendant qu’elle reprend d’un ton un peu plus sérieux. Et je comprends rapidement pourquoi… On déconne pas avec les mamans.  
Je sais pas ce que je ferai si ma mère venait à disparaitre. Si n’importe quel membre de ma famille venait à disparaitre d’ailleurs ! Je suis peut-être le mouton noir de la famille Lawson, mais je suis quand même aimé et je rends la pareil à tout le monde. Mes deux frangines et mon frère. Je crèverai pour n’importe lequel d’entre eux, comme je le ferai pour Taylor et quelques autres personnes. La famille c’est sacré, alors quand Maeve me parle de sa mère et de son idée de tatouage, je retrouve un air solennel de circonstance et hoche la tête d’approbation.
Peut-être qu’elle n’apprécie pas vraiment le tournant de la discussion et je ne peux pas lui en vouloir pour ça. Alors quand elle plaisante à son tour et me commande de noter ses propos pour les ressortir à Zara, je lui accorde le sourire amusé qu’elle attendait et joue le jeu.
J’aurai pas mal de choses à dire sur le sujet que nous venons de survoler, mais puisqu’elle enchaine, je décide de ne rien dire. Elle a respecté mon choix de ne pas m’étendre sur le sujet de Noël, alors je vais respecter le sien de ne pas parler de sa relation avec sa génitrice.

« Rah j’ai bien cru que tu me le proposerais jamais ! J'en peux plus d'toi et ton appartement de hipster » je ricane en allant écraser mon mégot dans le premier cendrier venu, avant d’attraper le portable et de fouiner dans le répertoire pour y trouver le nom de ma meilleure amie. « Elle est mise à quoi ? Schtroumpfette-de-mon-coeur ? Ex-à-ne-pas-appeler-bourrée ? Petite-chose-verte ? »
Elle me renseigne et alors que je suis sur le point de passer mon appel, je m’interromps, pris d’un doute.
« C’est quand la dernière fois qu’vous avez causé ? Parce que bon, j’veux pas qu’elle s’emballe ou quoi en voyant apparaitre ton numéro… »
Là encore, la jeune femme me rassure et, parce que je bouge toujours en téléphonant, je saute sur mes pieds et commence à faire les cent pas dans l’appartement de Maeve. Evidemment, comme je m’y attendais un peu, je tombe sur le répondeur de ma meilleure amie. Je lui explique donc mon problème de clés et lui propose de lame rappeler pour me donner son horaire et me mettre en route en même temps qu’elle pour l’attendre devant la porte. Je préfère le proposer directement sur le message pour ne pas la mettre dans l’embarras quand elle me rappellera, si jamais elle n’a aucune envie de croiser son ex. Mon message laissé, je retourne vers le sofa et envoie son portable à Maeve qui le réceptionne sans soucis.
Je reviens me laisser tomber à ses côtés et tire sur le bas de mon teeshirt de location que j’observe quelques instants, avant de pousser un soupir contenté. Je m’enfoncer alors un peu plus confortablement contre le dossier, fermant mes paupières un moment pour profiter du calme et du confort de l’assise.
« Bordel, ça fait du bien… Parfois j’ai la tête qui part trop loin… J’me dis que c’est à cause de tout c’que j’fume, mais j’crois que c’est parce que sur le canapé de Tay…j’ai tout le temps au moins un ou deux ressorts dans l’fion ! C’est trop stimulant pour moi » je lâche le plus sérieusement du monde, avant d’éclater de rire et de me tourner vers mon amie. « Bon…on s’fait une partie d’un truc avant que je sombre dans le coma ou tu m’enfonce un truc dans l’cul pour me stimuler ? Les deux options m’conviennent parfaitement, sache-le ! »


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