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 god knows i tried ø max

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PRINCESSE DE LA CB ✩◝(◍⌣̎◍)◜✩
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MessageSujet: god knows i tried ø max Dim 14 Mai - 14:47



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4 : 11 AM

J’observe les fissures de mon plafond depuis une demi-heure, allongée dans mon lit, sans rien avoir d’autre à faire. Des images des derniers jours me tournent en boucle devant les yeux, et je n’arrive pas à dormir. Je me sens fatiguée, pas tout à fait au bout du rouleau mais comme si j’avais négligé les signes de plusieurs semaines de fatigue pour m’en rendre compte ce matin, prise d’une insomnie.

Je n’arrive pas à faire taire mon cerveau, comme s’il s’était entiché d’un nouveau mode de pensée à savoir tout me rabattre ce qu’il y a de négatif dans ma vie actuellement pour me forcer à regarder et m’empêcher de faire quoi que ce soit pour que ça se passe bien. Je ne suis généralement pas du genre à me laisser abattre, après tout hey, qui est toujours là après cinq années de prison plutôt sympas ? Qui est toujours là après s’être faite tabassée par daddy toute son enfance ? C’est bien moi, Elizabeth. Elizabeth qui a du couper tout contact avec ce qui lui reste de famille parce qu’on la laissait pas tranquille, parce qu’il a fallu déménager deux fois en un an, qui a choisi de devenir « Judith », la serveuse dans un bar de strip-tease tenu par un gang de bikers aux activités qu’elle imagine pas toujours légales.

Wow, incroyable, quelle vie de rêve. Parce que Judith n’est pas beaucoup plus maligne qu’Elizabeth et, Judith, qui n’a visiblement pas assez pris la leçon derrière les barreaux, s’est jetée en plein dans le piège d’une jolie fille.
Parce qu’il me suffit de pas grand-chose apparemment pour me jeter droit dans l’humiliation : une nana canon et sympa, intelligente, qui aime jouer, un peu, relever ou imposer des challenges, avec une conversation intéressante et en plus un métier super cool ! Bah oui, Daya la peintre, qui vient au crash « sans raisons apparentes », laquelle se retrouve avec un haut taché de tequila et une serveuse écervelée du Crash au creux de la main.

La honte me noue l’estomac, chaque fois que je repense à ce que j’ai dis à Josef, ma facilité à être spontanée et plutôt peu regardante sur la manière de lui dire les choses ne m’ont pas aidée. Comme une abrutie, en plus de me faire avoir, je me suis ridiculisée auprès d’un ami que j’ai peut-être perdu et que j’ai surement blessé, involontairement, sans me douter que la jolie peintre était celle qu’il essaie de reconquérir depuis sa perte de mémoire. Je revois la tête du pompier se décomposer et le sol se dérober sous mes pieds. Parce que sans aller plus loin, il n’était pas difficile de comprendre que nos histoires de nanas ne tournaient qu’autour d’une seule.

Je chasse l’image de Josef au bar avec un geste complètement inutile, que j’imagine être un réflexe et me tourne sur le côté dans mon lit. Je me demande s’il est stupide de ressentir de la peine face à cet épisode, mais je ne trouve pas la réponse dans l’immédiat car mes paupières, lourdes, enclenchent un nouveau cycle de sommeil.

5 : 32 AM

Inutile de chercher plus loin. Ça n’a pas marché.
Une petite heure plus tard j’avais les yeux de nouveau grands ouverts, posé sur le plafond. Je n’ai pas cherché plus loin et me suis levée, pris un café, installée dans mon canapé. Je regarde l’extérieur moche du south side, plus abattue que je ne l’étais déjà une heure plus tôt.

De toutes façons je crois que je n’ai pas d’atomes crochus avec les nanas de Chicago. Il a fallu que ma voisine soit la femme d’un KOS et a cru pouvoir m’insulter alors que je descendais de chez moi, non sans se demander s’il y avait une autre raison que moi me tapant son mari à ma présence dans ces escaliers. Serveuse et pute stupide, bonsoir, c’est Judith. Je ne peux apparemment parler à personne sans que ça me retombe dessus, d’une manière ou d’une autre. Doit surement y’avoir de ça ! Je ne peux donc qu’ouvrir la bouche pour m’exprimer avec un sourire tout à fait contrefait afin de faire plaisir à des quinquagénaires dégueulasses. C’est parfait. Quelque part peut-être que la femme Manning a raison, peut-être que je ne sais pas dans quoi j’ai mis les pieds. Peut-être que je me suis dis, y’a rien de pire que la prison, ça ira, avec un autre nom et un autre passé, tout ira bien. Je suis arrivée avec mon arrogance et ma grande gueule pour m’accrocher à un boulot (uniquement par fierté) de morceau de viande enrubanné. Et parce que je suis très douée et surtout très intelligente je me suis aussi dis que c’était pas grave, si c’était une boite qui appartenait à un MC. J’avais négligé les « old ladies » visiblement, et le fabuleux traitement de faveur de certains autres membres du genre dragueries lourdes à volonté.

Je pousse un long soupir et remonte mes genoux jusque ma poitrine. Mes doigts, jusque-là autour de ma tasse de café refroidi, glisse jusqu’à l’enveloppe qui traine sur ma table basse. Quand je l’ai sortie de ma boite aux lettres hier j’ai immédiatement reconnue la fine écriture de Louis. Elle a un certain charme, un côté impérieux, une calligraphie qui correspond tout à fait à ses inclinaisons en droit. On s’était dit qu’on ne s’écrirait pas au début, ou en tout cas très peu. C’est la première lettre que je reçois depuis mon arrivée à Chicago. J’ai compris qu’il avait essayé de m’écrire un lettre presque « banale », m’énonçant les faits de sa vie, celle de ma tante et d’Emerson avec précision mais sans trop non plus déployer de sentiments. Je sais qu’il fait ça pour éviter ce qu’il s’est exactement passé hier, malgré tout. Des larmes, de la fatigue, de la mauvaise humeur et surtout, du doute. Un manque abrasif, collé à la peau, qui m’a suivi toute la nuit, se mélangeant à une remise en question de ma situation exacerbée par la colère que j’éprouve à l’encontre de Daya. Beaucoup trop de choses en même temps. Mon service s’est fait dans le plus grand des calme, je suis restée professionnelle et pourtant bouillante de rage, avec l’envie de claquer mes verres sur le comptoir pour me barrer.

Je laisse retomber l’enveloppe, incapable de me remettre à la lire, finalement. Ce mélange d’émotions me suit depuis plusieurs jours déjà, j’ai l’impression d’être une bombe à retardement, qui finira bien un jour ou l’autre par exploser. Il s’agit pas de me battre avec une nana jalouse ou renverser une table par caprice et besoin théâtral. Je me sens sur le versant descendant d’une pente incroyablement dangereuse et une idée, une envie que j’apprécie moyennement, s’immisce dans mon esprit depuis lors.

Il est étrange de se sentir aussi énervée, proche du point de rupture, lors d’un matin aussi calme. Pourtant, je ne ressens rien d’apaisant dans les couleurs du ciel à cette heure-ci, ni dans le silence imparfait qui règne assez rarement dans les rues de Chicago. Le contraste est saisissant. Le profond sentiment de solitude qui m’enveloppe depuis ces quelques jours est étouffant, et avant que je prenne une décision tout à fait irréfléchie (une de plus), je me lève et attrape mes affaires.


6 : 45 AM

Lorsque je passe la porte de l’église, j’essaie de mettre de côté la rancœur que j’ai à l’encontre de mes propres principes religieux. J’ai hérité ça de ma mère, j’imagine qu’il n’est pas possible de faire disparaître toute implication parentale dans son caractère.

Quand je me sens seule ou sur le point de faire quelque chose de plus stupide encore, je ne peux m’empêcher de venir ici. Je peux sentir la tension sur mes épaules s’alléger alors que je marche en direction de l’autel, prudente, comme si je ne voulais pas réveiller ce qui sommeille ici. Mes sentiments à l’égard de l’église et de ma propre foi sont contradictoires. Je déteste avoir besoin de cette béquille, je me trouve imbécile de penser que quelqu’un là-haut pourrait possiblement m’écouter. Mais je ne peux nier le soulagement que j’en retire. Je viens ici quand je me sens arriver au point de rupture, quand je sais que je vais difficilement supporter ce masque que je me colle tous les jours. J’ai choisi de le porter mais ça n’en reste pas moins difficile. Dans l’idée, je me dis que cette présence là-haut si elle existe vraiment connaît mon nom, mon passé et ce qui m’a amené jusque-là. J’avance en terrain neutre.

Il n’y a personne ce matin car il est encore tôt, ce qui m’arrange. Je suis pudique de cette partie de moi. Parce qu’ici, alors que je m’assois sur un des bancs en bois, je peux laisser tomber ce qui me pèse, baisser la tête, courber les épaules, et prier. A ma manière, avec mes mots, c’est pas toujours tout à fait correct, mais c’est comme ça. Et plus les minutes passent, tandis que j’égrène mes misères en silence, ma force et ma colère semblent s’éloigner de moi, pas très loin mais juste assez pour laisser la place à autre chose, une sensation brûlante qui remonte le long de la gorge et perle au bord de ma paupière. Ça me pique autant que cela semble me soulager. Je ne fonds pas en sanglots longs et pénibles, juste quelques larmes brûlantes qui dévalent mes joues et entrainent avec elle ma rancœur et mes doutes.


EXORDIUM.

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MessageSujet: Re: god knows i tried ø max Mer 17 Mai - 16:05

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La nuit a été longue et pénible.
Je n’ai que trop peu dormis si ce n’est pas du tout, maintenu éveillé par la frustration, l’irritation et la rancœur que toute cette soirée avait amenée avec elle. Dire que je ne l’avais pas vu venir est un euphémisme, bien évidemment, je savais que le prospect n’était pas le candidat idéal, je doutais de ces capacités à tenir la distance et à véritablement pouvoir devenir un Kings avec tout ce que cela impliquait, je ne le sentais pas près, je sentais le poids que cela représentait sur ses épaules qui n’avaient jamais été préparé à tout ca contrairement à la plupart d’entre nous. Je ne sais pas quoi penser de tout ca, je ne sais pas si j’ai encore envie de le voir rejoindre nos rangs et surtout, je ne sait pas si il est préférable de reporter l’information au reste du groupe ou non…

La dualité qui se joue entre son éducation, le cocon dans lequel il a été élevé et le milieu qu’il a choisi (pour une raison qui me dépasse encore) je ne peux pas vraiment la comprendre, alors oui, je connais la raison profonde, cette histoire avec son frère en est l’élément déclencheur, mais bien au-delà de ca, c’est un choix de vie, il ne signe pas pour dix ans avec l’espoir de retourner à une vie bien rangé dans le confort et la chaleur de sa petite famille quand il en aura marre, c’est un engagement à vie…

On ne sort pas du club…jamais, on finit six pieds sous terre.

Quatre heures du matin…Allongé sur le dos, je cherche un sommeil qui ne vient pas et après un temps incertain qui me semble s’étirer encore et encore, je décide de me lever, lassé de la contemplation silencieuse du plafond dont la peinture craquèle légèrement par endroit. Quand on en arrive à notifier ce genre de détail, c’est qu’il est vraiment temps de bouger, j’hésite un instant avant de pousser un soupir et de me mettre sur mes pieds. En toute logique, je commence par un café, un de seuls vices dont j’ai pas réussi à me débarrasser, l’appartement est silencieux et désert…comme d’habitude, ca ne me gêne pas vraiment, j’ai du mal à m’imaginer supporter une gonzesse assez longtemps pour la laisser envahir mon espace vitale et de toute façon entre le club et le crash j’ai pas vraiment le temps d’avoir une femme et des mioches à gérer en plus de tout ca. Alors je me contente de courir les jupons quand ca me chante, pas d’attaches, pas d’obligations, pas d’emmerdes, je trouve que c’est plutôt un bon credo ! Je sais franchement pas comment les frangins arrive à balancer leurs vies de famille et le club, surtout ceux dont les nanas ne sont pas impliquées dans la vie du MC…les pauvres, je les envie franchement pas. Quatre heures trente…je suis debout dans ma cuisine à me demander encore ce qui s’est passé hier, à me repasser des bribes de la conversation que j’ai eu avec Kurtis, de ce que ca signifie pour l’avenir, de ce que je risque de devoir balancer à Caleb et comment. Je pense surtout à l’impact que ces conneries vont avoir sur moi, sur la réputation que je me suis forgé au fil des ans et que je pense avoir amplement mérité, j’ai donné sans doute beaucoup trop au club et je ne peux pas imaginer voir tout ces efforts balayés ou même être égratigné par quelqu’un d’autre que moi….Je pousse un soupir las, dans ces cas là y a qu’une chose à faire, un seul endroit où j’arrive à réellement me poser pour réfléchir, sauf que là, un coup d’œil à l’horloge de mon salon me rappelle qu’il est encore bien trop tôt, la ville est encore profondément endormie, et même les plus valeureux reposent encore au milieu de leurs draps. Bon dans ce cas, on va se reporter sur le deuxième endroit, celui que je fréquente le plus après le Crash, la salle d’entraînement, je pose à la hâte ma tasse désormais vide dans l’évier et file dans ma chambre pour enfiler des fringues et choper mon sac de sport, tant pis pour mes poings déjà bien amochés, ils ont déjà vu bien pire par le passé (petit souvenir joyeux de la prison 3.2.1 disparut). La porte se claque ainsi sur un appartement plongé dans le silence, dans lequel trop peu de vie semble s’animer au quotidien.

Six heures vingt, me voilà de retour le corps encore tendu par l’effort et la tête un peu plus vide qu’au réveil, je file sous la douche que je prend brûlante histoire d’éviter tout éventuelle contractures, il faut dire que je n’y ai pas été mollo pour le coup. J’enfile un t-shirt, un jean et un pull, un tant soit peu plus décontracté que quand je me pointe dans mon club de strip, pas besoin de bien présenter pour causer cinq minutes avec le tout-puissant.

Lorsque j’arrive devant l’église, mon estomac se serre un peu, ca me fait toujours la même sensation désagréable comme si j’allait gerber, je grimpe les quelques marches sur lesquelles ma pouffiasse de mère m’a déposé comme si j’était un vulgaire déchet trente-trois ans plus tôt…je crois pas que mon amertume pourra un jour disparaître et contrairement à des milliers de gamins qui comme moi ont été jeté dans le service avant même d’avoir pu parler, j’ai aucune envie de mettre un visage sur mes géniteurs, ils ne sont rien pour moi et je ressens pas le besoin de savoir qui ils sont ou pourquoi ils m’ont déposé sur des marches pourries en plein mois de décembre. Lorsque je pénètre dans l’église, le silence est roi, pas un bruit ne vient troubler la quiétude de l’endroit et tandis que je m’avance, j’aperçois deux personnes, un vieux type en pleine prière, les genoux au sol, sa tête dodelinant d’avant en arrière comme si il était littéralement en transe et de l’autre côté une nana tête baissé, silencieuse et stoïque. Je m’assois au fond, à bonne distance des deux âmes qui échangent déjà avec ce qu’ils pensent sans doute être une puissance divine, personnellement, je crois pas trop à ces bullshit, en réalité, je suis même pas sûr de croire en la religion elle-même ou peut-être que si, parfois..je vient surtout ici parce que ca me calme, peut-être aussi parce qu’inconsciemment ca me donne une impression de retour aux sources, de m’asseoir au point de départ de ma vie et d’avoir ainsi le recul nécessaire pour faire un vrai point sur mes actions, qui je suis et ou je vais. C’est sans doute idiot, mais ca fonctionne plutôt bien et dieu sait que là tout de suite, j’ai vraiment besoin de mettre mes idées à plat.

Je ne suis là que depuis quelques minutes quand le type finit par se relever, attirant mon attention l’espace d’une seconde, mais il ne la retient pas, non parce que mon regard dévie machinalement vers l’autre occupante des lieux qui elle aussi tourne la tête vers l’homme qui s’en va et je ne réalise que maintenant que cette fille, je la connais…Judith, la serveuse reloue que j’ai embauchée y a trois mois et qui me donne pas mal de fil à retordre. Je n’ai l’occasion d’apercevoir son visage que l’espace de quelques secondes, mais c’est suffisant pour que je me rende compte qu’elle a vraiment une tête de merde, de toute évidence, elle a plus besoin que moi de converser avec le chevelu magique et je sais pas pourquoi, mais je me lève et m’avance vers elle sans vraiment y réfléchir, je me demande juste ce que je fais pendant que je suis en train de le faire et à présent que je suis lancé, difficile de faire machine arrière, alors je me contente de m’asseoir à côté d’une Judith dont les larmes tâchent encore légèrement ses joues, sans rien dire, avant de finalement ouvrir la bouche pour chuchoter.

« Alors princesse, qu’est-ce qui t’arrive ? »


© GASMASK

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Dernière édition par Maximilian Warham le Sam 10 Juin - 16:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: god knows i tried ø max Sam 20 Mai - 13:29



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Je pense à Louis, je pense à Emerson, qui ne sont pas là. Louis a été le pilier de mon existence pendant pas mal de temps, on s’est raccrochés l’un à l’autre toute notre enfance, notre adolescence et quand nous sommes partis vivre chez notre tante. La seule chose que je ne regrette pas, ce matin, est d’avoir pris cette arme à la place de notre petit frère. Mon père était un connard, violent, stupide, avec cet égo de flic mal placé. Je n’aime pas les flics. Qui, à part eux, se pensent au-dessus des lois ? Les criminels. Cette connexion qu’ils renient sans cesse, moi, je la vois bien, très bien même à cet instant. Essayez de poursuivre un flic en justice pour voir. Allez faire comprendre que votre père, respectable agent de police qui a une carrière plus que brillantes, aimé de ses collègues, est en fait un tyran agressif incapable de s’occuper de ses gamins. Chaque témoignage a été un couteau replanté exactement à l’endroit de la plaie que Reagan avait ouvert des années plus tôt chez moi.

C’est ce à quoi je pense alors que je laisse quelques larmes défiler sur mes joues. J’ai perdu l’habitude de pleurer, avec les années passées à l’ombre. Dans un monde aussi brutal que la prison pour femme, croyez-moi que toutes ces conneries de « ça ne fait pas de toi quelqu’un de faible » ne passe plus. C’est quelque chose que je ne m’autorise plus, excepté dans cet endroit, la zone neutre de mon existence, là où tout un chacun peut venir et apparaître nu. La foi est quelque chose d’ultra-personnel, chacun à sa manière d’aborder le sujet, chacun y trouve son intérêt. Avant de passer au trou, je n’y allais jamais. Je ne supportais pas l’adoration que ma mère portait à l’église, elle y passait plus de temps avec ses copines qu’avec nous, incapable de faire face à la réalité. Je ne suis pas comme ce type, là, plongé dans sa transe cheloue, je ne me jetterais pas à corps perdu dans ce qui est une farce à mes yeux. Type que je suis des yeux alors qu’il se relève enfin, visiblement sorti de sa confrontation avec l’Eternel.

Mes larmes ont cessées de couler mais je ne me sens pas spécialement mieux pour autant. Je délaisse le type en transe du regard et glisse une main sur mon visage pour essuyer les dernières gouttes d’eau qui perlent sur mes yeux et pousse un long soupir.

Je croyais être seule mais j’entends des pas, qui semblent se rapprocher de moi et quand je tourne la tête c’est pour constater que Madmax, mon boss, Kings of Speed, se pose à côté de moi sur le banc, sans rien dire. Masquer le choc ? Trop tard, ça ne risque pas d’arriver, mes yeux se sont arrondis et je me suis redressée par réflexe. Le sang bourrine à mes tempes. Quelle chance pour qu’un matin à six heure je croise mon boss, moi qui voulait être seule, méconnue. C’est raté. C’est de la honte qui m’apparaît là, je ne suis pas une fervente religieuse, je ne veux pas avoir l’air d’en être une. Cette partie de moi est tout à fait privée, je la cache et en plus, je pleurais. Double catastrophe. D’un autre côté, je ne m’attendais pas vraiment à ce que lui, en particulier, soit celui que je croiserais ici.

« Alors princesse, qu’est-ce qui t’arrive ? »

Mes yeux sont toujours rivés sur le sol alors qu’un mince sourire se dessine sur le côté de mes lèvres. Je glisse à nouveau une main sur mes joues, rapidement, et remonte finalement mes yeux vers les siens alors que je redresse mes épaules. Je l’observe quelques secondes, puis secoue la tête à la négative, un air désabusé sur le visage.

« Sale journée… et sale nuit aussi. »

Je glisse une main dans mon cou que je sens tiré par les tensions. Il ne fait pas spécialement chaud dans la chapelle non plus, ce qui n’aide pas vraiment. Mes yeux baissés remarquent les nouvelles marques sur ses poings, ses phalanges, irritées. J’interromps un froncement de sourcil avant de remonter mes yeux dans ceux de mon nouvel interlocuteur.

« J’suis pas la seule à ce que je vois ? » J’indique la coloration peu habituelle de ses mains d’un geste du menton. Mon ton est calme, bas, absolument pas sarcastique, je ne suis pas là pour le faire chier. Mais je connais ces marques, je sais ce qu’elles indiquent, je ne suis pas née de la dernière pluie. Je les ai vues sur les poings serrés de mon père, sur les miens aussi, à moindre échelle.

« Tu viens te faire pardonner ou défier le grand manitou ? » Un mince sourire sans vraiment de conviction s’étire sur mes lèvres. Je n’ai pas spécialement l’envie de rire, c’est juste ma manière de parler, de ça, de changer la donne et donner l’impression que ma tête n’est pas si merdique que ça malgré les yeux rouges et la pâleur de mon teint que je visualise parfaitement. Donner dans l’apparence, un peu, servir la Judith serveuse, ne pas paraître trop prise de court. Je suis las de ce masque.  


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MessageSujet: Re: god knows i tried ø max Dim 21 Mai - 22:44

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Elle ne dit rien, mais je vois sa posture changée, elle se redresse et passe une main sur ses joues pour en faire disparaître les dernières traces de ces larmes qu’elle vient de laisser échapper. J’imagine bien que la situation ne doit pas particulièrement la mettre à l’aise et pourtant ca m’empêche pas de rester assis là à attendre une réponse (que ca se trouve, elle ne me donnera même pas), je suis conscient d’envahir un peu son espace vitale la tout de suite, mais je ne sais pas si c’est la curiosité ou une once caché de sympathie qui font que mon cul reste collé sur ce banc pourrie et inconfortable au possible. Je dis rien de plus, je regarde devant moi, appréciant le silence de l’endroit, c’est apaisant, ca pousse à la réflexion, je sais pas comment, ni pourquoi, mais c’est pourtant le cas.

Elle finit par lever la tête pour la secouer à la négative m’indiquant qu’elle avait passé non seulement une sale journée, mais en plus de ca une sale nuit. Je dois avouer que contrairement à d’habitude où j’ai toujours un œil et une oreille partout au club, je suis pas très au fait de comment la soirée d’hier à bien pu se dérouler, parce que j’avais comment dire les mains occupées. J’acquiesce d’un signe de tête avant de jeter un coup d’œil vers elle, ca me fait franchement bizarre, de la voir dans ce genre d’endroit certes disons qu’elle collait moyen à l’image du genre de gonzesse que je peux parfois croiser quand je décide de m’aventurer ici de temps en temps, mais surtout la Judith qui se trouve là ce matin est somme toute très, peut-être trop différente de celle que j’ai eu à côtoyer ces derniers mois. Bye-bye le bruit constant qui sort de sa bouche, cet air triomphant qu’elle trimballe constamment comme si elle était de toute façon dans son élément partout, apparemment partout sauf ici. Je sais pas trop quoi lui répondre sur le coup, ouai moi aussi, j’ai passé une nuit de merde et c’est en partie la raison pour laquelle je suis ici, la petite conversation que j’ai eu avec le prospect m’a un peu fait redescendre d’un étage, alors je dis pas que ca me fait me remettre en question, parce que c’est pas le cas, mais effectivement, je me dit avec un peu de recul que j’y ai peut-être été un peu fort et ca me fait surtout réaliser qu’en ce moment, je sais pas trop dans quelle direction, je vais, je m’emporte, je m’agace plus vite que mon ombre et c’est forcément quelque chose qui finira par me retomber dessus. Le genre de période un peu branlante où rien ne semble vouloir allez dans la bonne direction, ou tout prend un sens tortueux et maussade. Alors je hoche en quelque sorte la tête, en réalité, je la penche sur le côté plus qu’autre chose pour lui signifier que je comprends, enfin en tous les cas, j’imagine parce que je ne sais pas ce qui a bien pu la mettre dans cet état-là.

« J’suis pas la seule à ce que je vois ? »
Je capte son regard qui est posé sur mes mains et je referme machinalement les poings laissant apparaître les marques rougeâtres qui s’y dessinent comme une photo souvenirs de la rencontre de mes phalanges avec le visage de mon petit con de prospect. « Tu viens te faire, pardonner ou défier le grand manitou ? » Je laisse échapper un rire amusé sans vraiment le vouloir, mais il sort de façon automatique. « Ni l’un, ni l’autre princesse, je viens juste profiter de l’air frais et réfléchir à mon mauvais comportement. Je tourne ma tête vers elle et lui adresse un franc sourire, je peux franchement pas m’empêcher de faire le paon, je suis comme ca et c’est pas parce que y a trois types en robes qui traînent dans les parages que je vais faire genre. Il paraît que c’est l’endroit idéal pour faire ca, alors je m’essaye à voir si je peux avoir droit à ces conneries d’absolution ! Rien de mieux pour donner le change que de tout tourner à la plaisanterie. Et toi qu’est-ce qui t’amène dans la maison du seigneur hein ? T’as fait des cochonneries avec un client ? t’as vendu ta couronne au plus offrants ? Je lui adresse un sourire amical, parce que bon, elle fait peine à voir quand même. Non sérieusement, c’est quoi qui te fait pleurer comme ca ? ou peut-être que c’est un qui ? »

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Dernière édition par Maximilian Warham le Sam 10 Juin - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: god knows i tried ø max Ven 26 Mai - 12:01



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J’imagine qu’il y a un millier de manières qui me sont à portée de main pour lui dire que sa présence dans mon espace, actuellement m’est déplaisante. Après tout, je passe ma vie à lui faire comprendre qu’il m’ennuie, je m’amuse assez spécialement à faire tout ce qui le gonfle, c’est facilement visible de voir quand on le soule. Alors je deviens bavarde, plus reloue que ma moyenne habituelle déjà relativement élevée, j’use et abuse du sarcasme. Je ne sais pas pourquoi ça m’amuse autant, au quotidien de le faire chier. J’imagine que je devrais m’abstenir justement parce que c’est mon boss, mais je ne peux pas m’en empêcher.

C’est davantage la honte d’être croisée au sein d’un église qui me tord l’estomac. Ce n’est pas sa présence qui me dérange, mais le lieu de cette rencontre. Aujourd’hui il me voyait avec un short doré ultra court et demain je me taperais la coiffe de nonne.
Je pousse un léger soupir tandis qu’il referme ses poings sur lesquels j’ai les yeux posés. La coloration de ses phalanges, tirant dans les rouges, me donne une idée assez vague du visage de la personne en face (je me doute qu’il s’agit pas d’un sac de mousse dans lequel il a éventuellement cogné), mais j’imagine que ça n’est pas joli à voir. Peut-être finalement que j’aime m’entourer de violence. Peut-être qu’inconsciemment je choisis les milieux davantage enclins à lever les poings. Ça ne me fait pas spécialement sourire.

« Ni l’un, ni l’autre princesse, je viens juste profiter de l’air frais et réfléchir à mon mauvais comportement. » Il m’adresse un sourire plein de fierté, ce qui me fait sourire à mon tour, levant les yeux au ciel, faussement offensée. Réfléchir à son mauvais comportement. Je ne peux que le croire, bien que je n’aie jamais été témoin du spectacle de sa violence, mais je m’en doute. Je ne sous-estime pas l’agressivité qui se cache sous les cuirs des Kings of Speed. Il n’est pas difficile non plus de remarquer la carrure de mon boss, qui en impose, je sais qu’il ne faut pas sous-estimer les personnes de maigres gabarits, mais bon. J’imagine que le tas de muscles qu’il se cultive n’est pas là pour aller faire des concours culturiste en huile et string.

« Il paraît que c’est l’endroit idéal pour faire ca, alors je m’essaye à voir si je peux avoir droit à ces conneries d’absolution !
— Je sais pas si tu vas trouver ton bonheur mais ça vaut le coup d’essayer. »

Conneries d’absolution, c’est surement le terme le plus adéquat quant à mes pensées autour du pardon divin. J’avale pas un quart des stupidités que la Bible nous balance à la tronche comme un dogme infaillible, incontestable. Je me demande souvent comment c’est possible qu’un lot de pensées de milliers d’années tout à fait désuètes arrivent à garder autant de cerveaux dans sa matrice. La religion est un rendez-vous avec soi-même, c’est tout.
Quelle hypocrisie quand on vient se rassurer sur les bancs d’une chapelle n’est-ce pas ?

« Et toi qu’est-ce qui t’amène dans la maison du seigneur hein ? T’as fait des cochonneries avec un client ? t’as vendu ta couronne au plus offrants ?  »

Je me tends imperceptiblement, mon sourire s’évanouit alors que le sien reste dessiné sur ses lèvres dans une expression affable. En l’écoutant j’avais oublié une seconde la pression que je me suis posée sur les épaules. Des cochonneries avec un client, hein. Si tu savais Max, tout ça me coûterait surement mon boulot. Je pousse un soupir.

« Non sérieusement, c’est quoi qui te fait pleurer comme ca ? ou peut-être que c’est un qui ?
— Tu crois vraiment que j’oserais vendre ma couronne ? A moi ? Il faudrait me passer sur le corps pour me l’arracher ! Je me redresse et pousse un soupir à nouveau, stoppe net ma plaisanterie peu convaincue. Tss, je sais même pas pourquoi je cherche à sauver les apparences. » Je secoue la tête à la négative, inutile de plaisanter s’il n’y a pas de conviction derrière, juste un paquet de larmes brouillant la communication entre ma gorge et mes lèvres. Ridicule. Je défais un tour d’écharpe et repose mes mains sur mes jambes, auparavant jointes.

Je relève la tête pour rencontrer son regard, glisse une main dans mon cou, rabat une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je suis épuisée je le sens mais je n’ai aucune envie de dormir.

« Je viens là sans vraiment y croire, pour éviter de prendre des décisions stupides et trop hâtives. Je viens pas là en espérant « qu’Il » m’écoute. Je hausse les épaules. C’est des conneries. Mais visiblement ils se sont tous donnés le mot en deux jours, t’as eu l’occasion d’abriter pas mal de cons cette nuit. Peut-être c’était la pleine lune, je sais pas, d’habitude ça se passe bien, mais bon. C’est comme ça. »

Je redirige mon regard vers l’autel un peu plus loin, glisse mes mains jointes entre mes genoux, la fatigue me donne froid.

« J’me suis clairement faite avoir par une relation que j’estimais bien partie. Stupide Judith. La nana d’un de tes potes en cuir s’est crue légitime au moment de m’traiter de pute dans les escaliers d’notre immeuble. Je galère dans cette ville. Mais ça, ça c’est rien, c’est des prétextes pour chouiner, c’est idiot. » Je lève une main comme pour chasser ces débilités, consciente que mes histoires n’ont rien d’intéressant, rien de grave. Pauvre et simple Judith. Je hausse les épaules une nouvelle fois et baisse la tête une seconde.

« On s’en fout. Je relève le visage vers lui. Ma famille se réduit à mes deux frères et je regrette d’être ici au lieu d’être là-bas. Alors je viens ici pour pas dégager de Chicago sur un coup de tête et tout gâcher, tous les efforts mis dans ce bordel. Je ne peux pas retourner… pause, au Texas. Et non pas en Californie. Secrètement j’espérais que notre la maison du vieil Absent m’inspire, j’avais besoin de souffler dans un endroit comme celui-là. »

Je lui adresse un regard du genre, « je sais, c’est tout-à-fait surfait et peut-être même bête, mais que veux-tu, je le suis aussi » et repose mes mains sur mes cuisses, glissant sur le jean qui couvre toute la peau de mes jambes, pour une fois. Après un moment de silence, je baisse à nouveau les yeux sur ses phalanges.

« La correction était méritée ? J’ai déjà vu des marques comme ça, t’as décidé de te la jouer Picasso ? » Petit sourire sur le côté. S’il s’imagine que je suis une simple princesse dépourvue de substance, c’est que ce que je laisse paraître fonctionne. Glisser dans la foule et garder mon anonymat, être banale, c’est ce qui me fait du bien après avoir été victime d’une image distordue. Mais plus la peine de tenter de sauver les apparences, comme exprimé plus tôt. Pour une fois.


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MessageSujet: Re: god knows i tried ø max Dim 11 Juin - 23:11

god knows i tried

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J’en demande pas temps en vérité, juste du calme, un moment où je me donne le droit de ne pas être disponible, ni pour le club, ni pour le crash, ni pour personne, juste pour moi. Ca peut paraître un peu exagéré comme ca, je suis pas un putain de ministre, mais il faut jamais sous-estimer un groupe comme les Kings et surtout les exigences de monarque de Caleb. Alors oui l’église ca fait cliché et un chouia extrême, mais c’est pourtant une solution efficace qui a prouvé son efficacité. Après tout qui pourrait me reprocher de pas répondre à mon téléphone si je suis censé être en retraite spirituelle. Judith à l’air d’en avoir bien plus besoin que moi en toute honnêteté, je sais pas ce qui se trame dans sa vie, mais vu la tronche qu’elle tire et l’attitude qu’elle adopte, je suis pas sûre que ce soit très réjouissant. J’essaye de détendre l’atmosphère qui entoure mon questionnement, je suis pas vraiment sûr d’être à ma place e posant la question, non en vérité, je sais que je le suis pas, mais bon la curiosité m’appelle et puis on sait jamais peut-être qu’elle a besoin de parler…avec quelqu’un qui sera en mesure de lui répondre.  «  Tu crois vraiment que j’oserais vendre ma couronne ? A moi ? Il faudrait me passer sur le corps pour me l’arracher ! Les mots sont là certes, mais l’intention n’y est pas tout à fait, je l’ai vu bien plus convaincante et surtout bien plus convaincu de ce qu’elle dit, faut dire que c’est bien compliqué de la faire taire généralement et plus on essaye, plus il faut s’accrocher, c’est le genre bien relou et persévérante par-dessus le marché et si franchement en générale, c’est le genre de gonzesse que je me plais à remettre à leur place en deux temps, trois mouvements, elle, à réussir à obtenir jusqu’ici un passe droit, pourquoi ? je sais pas ! Sans doute parce que dans cette période ou les emmerdes s’empile sans nous laisser de répit, j’ai moins tendance à me prendre la tête avec des choses futiles qui en plus au final sont tout de même plutôt agréable en ce qui la concerne. Tss, je sais même pas pourquoi je cherche à sauver les apparences. » Voilà qui confirme la conclusion à laquelle j’était arrivé tout seul. Bon sauf que pour le coup, je ne sais pas vraiment quoi répondre, ca à l’air plutôt sérieux et le côté plaisantin n’a pas vraiment l’air de fonctionner. Heureusement, je n’ai pas vraiment loisir de chercher à meubler puisqu’elle s’étend dans ses propres explications sans que je n’aie besoin de dire quoi que ce soit. Au final, on est pas là pour des raisons bien différentes, quelle était la probabilité qu’on se retrouve là tous les deux et qu’aucun d’entre nous ne soit vraiment croyant ? C’est presque drôle au final, presque risible aussi.

Je hausse les épaules, je sais pas trop si elle attend de moi que je dise quelque chose par rapport aux clients, parce que je compte pas m’excuser, faut pas non plus abuser et ouai y a des soirs qui sont plus durs que d’autres, c’est la même chose dans tous les boulots, faut pas croire que parce que nos clients sont souvent alcoolisé et que l’image d’un club de strip est pas le truc le plus reluisant du monde, c’est pour autant la croix et la bannière, en toute franchise, je suis quasiment sûre que mes employés sont quand même loin d’être les plus à plaindre, m’enfin ca ne reste que mon opinion et elle peut pour sûr être considéré comme arbitraire et puis merde de toute façon moi aussi j’ai passé une nuit à chier, mais c’est comme ca ! « Y a des jours comme ca ! l’avantage, c’est que la clientèle change tous les soirs ! » C’est tout ce que peux dire, j’ai pas envie de blablater dans la maison du seigneur, j’ai pas envie que ca me porte la poisse ou des conneries de ce genre. La petite blonde après un temps de latence finalement relativement court finit par me faire ce qu’on pourrait sans doute qualifier de confidences ? C’est pas trop dans mes habitudes de jouer les épaules réconfortantes, mais apparemment mon clair manque d’expérience n’a pas l’air de l’arrêter et à elle de m’expliquer que non seulement, elle s’est fait plaquer ou un truc dans ce goût-là, mais qu’en plus, elle s’est fait alpaguer et insulter par une old lady, ca aiguise sans aucun doute ma curiosité, je doit l’avouer, elles ne sont pas nombreuses de toute façon, mais mon pari initial ce porterait sans doute sur la femme de James, elle a pas l’air comme ca, mais je l’ai déjà vu plus d’une fois montrer les crocs et c’était un sacré spectacles, bon okay c’était y a longtemps, mais bon avec son mec fraîchement sortie de cabane, y a avait rien de très surprenant à ce qu’elle monte sur ses grands chevaux. « Allez princesse, faut pas te laisser allez, des connards c’est pas ca qui manque en ville, passe au suivant, ca devrait pas être trop difficile pour toi d’en trouver un autre ! Je lui adresse un clin d’œil amical et encourageant, elle est loin d’être vilaine, je m’inquiète pas vraiment pour elle. Et c’est qui, qui t’as sauter à la gorge dis moi ? Je retiens plutôt mal le petit sourire qui point sur mes lèvres, pas que je me foute de sa gueule, mais les nanas qui se crêpent le chignon ca m’a toujours fait marrer. Je lui donne un petit coup d’épaule dans un geste contrôlé. C’est le début ma jolie ca va venir, faut prendre ton mal en patience. » En tous les cas j’imagine, je sais pas trop ce que c’est que de débarquer dans une ville inconnue, mais je suis plutôt du genre à penser qu’avec un peu de volonté, on arrive à tout, j’en suis après tout la preuve vivante, peu importe le jugement qu’on pourrait porter à ce que je perçois comme ma réussite.

Elle a pas nécessairement envie de s’étendre et loin de moi l’idée d’insister, après tout c’était pas a moi qu’elle avait dans l’idée de confier ses malheurs. Ma serveuse mentionne sa famille qui visiblement lui manque et qu’elle a clairement envie de rejoindre même si elle ne le peut pas d’après ce que je comprend, pourquoi par contre, je saurait pas le dire. « C’est une façon détournée de me demander des congés pour aller voir ta famille ? » Je lui adresse un clin d’œil, au final en tous les cas ca me fait l’espace d’un instant oublier les miens de problème, enfin jusqu'à ce qu’elle reporte finalement la conversation sur moi, fallait bien que ca arrive. Mon regard se reporte sur mes mains une fois de plus, mérité ? ca c’est un euphémisme, bon peut-être pas avec autant de force que j’ai pu en mettre sur le visage de Kurtis, mais ca a eu le mérite de faire naitre une conversation un tant soit peu productive, enfin, j’espère qu’elle l’était. « C’est toujours mérité. Disons que parfois parler ca suffit pas, ou que c’est pas la meilleure façon de faire avancer le truc…je pousse un soupir et détends mes doigts avant de me tourner vers elle, un sourire un peu contrit sur la tronche. Je suis content de voir que tu sais reconnaître un travail de qualité.je souris un peu plus franchement cette fois. Nan en vrai mérité ca l’était, après je me suis peu être laissé emporté… » Je pousse un soupir, ouai je suis pas connu pour être modéré.


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MessageSujet: Re: god knows i tried ø max Dim 16 Juil - 14:50



god knows i tried
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Il essaie, à sa manière, de faire naître un sourire sur mes lèvres et quelque part il y arrive, c’est vrai. Ce type est particulier, c’est pas la première fois que je me fais la réflexion. Il a une manière de faire, de dire, bien à lui, qui oscille entre des contraires de façon permanente. À sa manière il déconstruit d’un côté le mythe du biker dessiné d’un trait violent par les scénaristes hollywoodiens, de l’autre il le renforce, le concrétise. En tout cas je me surprends à me dire que là, tout de suite, c’est pas mon boss, pas un membre d’un culte motorisé mais juste un mec sympa qui m’écoute et qui me dis pas de la boucler. Il aurait pu, j’ai enchainé, sans vraiment savoir pourquoi je me laisse aller de cette manière mais alors que je termine mon récit et lui repose une question, je n’ai pas vraiment de regrets quant à l’idée de lui avoir raconté ma petite vie de serveuse. Dans l’immédiat ça ne résous pas mon problème, mais finalement ça soulage plus que de causer à une force immatérielle et surement inexistante à ce stade.

C’est agréable de ne plus avoir la force de garder mon masque, de laisser retomber les épaules. Bien sur le mensonge de ma vie préfabriquée tiens toujours, peu importe les barrières tombées ou non, mais j’ai moins l’impression de jouer un rôle, qui me sied certes, mais quand même.
« C’est toujours mérité. Disons que parfois parler ca suffit pas, ou que c’est pas la meilleure façon de faire avancer le truc… » Il pousse un soupir et se tourne vers moi. Je pose mon regard dans le sien et il reprend la parole. « Je suis content de voir que tu sais reconnaître un travail de qualité. » Cette fois-ci il y arrive, un léger rire passe la barrière jusque-là hermétique à l’humour et je secoue la tête à la négative. Pour sur que je sais reconnaître un bon tabassage en règle. Ça ne me fait même pas mal de me dire ça, c’est un fait.  « Nan en vrai mérité ca l’était, après je me suis peu être laissé emporté…
— Parfois j’imagine que c’est ce qu’il faut pour remettre les pendules à l’heure. » Je hausse les épaules, je ne porte pas de jugement sur ses manières de réagir, chacun gère. Tant qu’il tape pas sur sa femme/copine/amante/que sais-je ou son gosse, il est assez grand pour régler ses problèmes, son entourage également. Je doute qu’une morale sur l’abus de violence serait bien malvenu de ma part, de toutes façons c’est pas comme si j’avais envie de lui en faire une. « J’espère quand même que ça va s’arrange ton truc, si c’est pas déjà le cas. Puis ce serait con de blesser à nouveau tes jolies mains d’couturière. » Je lui adresse un sourire malin. « Ça c’est pour le petit sourire que t’as à peine réprimé quand j’t’ai dis qu’une grognasse a voulu m’arracher la tête. » À mon tour de lui filer un coup d’épaule, nettement moins imposant que le sien, nécessairement, je me trimballe pas une carrure d’ours mais d’aiguille, plutôt.

« La grognasse en question étant la charmante femme Manning. Je savais qu’t’étais un type à potins en fait, celle-là c’est cadeau. Je sortais d’chez moi et elle m’a sauté dessus, me menaçant à grands renforts d’insulte qu’elle allait m’refaire le portrait si je retournais faire des ronds de jambe devant James — ce que je n’ai pas fais, je tiens à le préciser. Mon récit est accompagné d’un sourire et se ponctue sur un rire étonnant mais sincère qui s’échappe de mes lèvres alors que je secoue la tête, réellement amusée. C’est mignon. » J’hausse les sourcils pour lui laisser comprendre clairement ce que j’en pense. Si ça m’a soulé, très certainement, c’est loin de me faire peur. Je suis clairement d’un peu meilleure humeur qu’à mon arrivée puisque ça arrive à me faire rire encore une fois alors que je repense à la scène que Madame Manning m’a faite. Je glisse une main sur ma joue et pousse un soupir. Elle est pas la première à me menacer, loin de là, si au début ça m’effrayait, maintenant je sais que je suis capable d’endurer ce genre de scènes ridicules sans retourner pleurer dans les jupes de ma mère.

« Et non, rassures-toi, pas de congés. Je lui adresse un sourire pincé, même si je le voulais je ne pourrais pas. Le club tomberait en ruines si je partais, j’sais bien. » L’expression de mon visage est un peu plus franche cette fois, plus amusée. Il est plus facile de se faire passer pour plus important qu’on ne l’est. Je pousse un soupir, replace mes mains jointes entre mes cuisses. Il fait pas forcément bien chaud ici. « J’sais pas toi, mais moi, un café me ferait le plus grand bien. »


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god knows i tried ø max

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