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 So close - Irene O'Malley

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MessageSujet: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 19:10


IRENE O'MALLEY

Puis vient le jour des révélations de l'Apocalypse, où l'on comprend qu'on est maudit, et misérable, et aveugle, et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu'à traverser les cauchemar de cette vie en claquant des dents.
# JACK KEROUAC - Sur la Route


Âge ■ Trente-six ans.  Lieu de naissance ■ Chicago. Nationalité ■ Américaine. Lieu de résidence ■ North Side, un appartement au pied du lac North Pond. Occupation/métier ■ Chef de service de chirurgie générale. Situation amoureuse ■ Mariée, en instance de divorce. Groupe ■ Medics. Avatar ■ Natalie Portman. Thème song

# Caractère ■ L'infime détail, la dorure discrète et volatile qui fait d'une simple peinture un chef d’œuvre. L'instrument de musique particulier, sorti de nul part, qui fera de la symphonie un mythe. Le rythme mélancolique d'une mélodie qui se perd dans la nostalgie d'un souvenir. Le rayon factice de lumière nécessaire pour illuminer le monde carbonisé de la vie d'un seul et même homme; se pliant aux arabesques de son ombre. Le pilier sur lequel on fait reposer toutes les fondations. On ne la voit pas de suite, on a du mal à retenir son mètre soixante dans la foule dense qui se précipite, pourtant elle est bien là et on noterait irrémédiablement son absence. Petit air faussement frigide, rire contenu, délicatesse mise dans ses moindres gestes ; elle est une femme à l'aura teinté d'un mystère dont elle se pare en permanence dans son silence mortifère. Déchéance dans le regard qui remonte des enfers, c'est pourtant le paradis promis lorsque vous êtes à l'aube de son cœur. Elle est une jolie porcelaine qui dissimule un grand vide : un grand cru terni par le temps, dont les bulles n'entonnent plus leur hymne à la joie. L'entendre rire est une rareté, l'entendre pleurer une légende. Soleil qui fond, neige qui irradie. Irene est le socle de la balance, le point central des opposés. Une créature chimérique aux allures cristallines et pures mais au regard brut, franc et implacable quand il ne décide pas de fuir face aux vautours de son existence. Une méduse à la langue fourchue et au venin acide quand elle la délie. Elle est le cygne des légendes, celui qui transperce de son éclat, de sa grâce, qui sait quand battre de ses ailes fatiguées dans la justesse de sa détermination à sortir victorieux ; blanc et noir, il avance, vole coûte que coûte accroché à l'espoir des lendemains plus radieux. Intelligente, consciente et stratège, dans ses robes sans couleurs, elle est un bloc fin à la démarche affirmée, aux jambes taillées dans le marbre d'une peau aux nerfs d'aciers. Elle ne se noie pas, ne se débat pas, ne s'enlise pas ; elle glisse. Elle s'adapte, se conforme, parfois malléable, influençable mais pas naïve, encore moins timide, elle laisse simplement le temps et la nature vile de l'homme filer sur sa surface calme, agitée que dans ses tréfonds. Elle est une mer sage, impassible qui averti du ciel brun de ses yeux quand la tempête approche, quand ses pires vices grondent au loin. Une mer qui laisse les éclats de l'aube habiller son horizon d'un sourire maternelle, qui donne sans compter dans une abondance désintéressée. Capable du meilleur comme du pire, elle ne laisse rien deviner aux premiers abords. Exit le livre ouvert, elle est une statue patiente qui semble s'effriter et qui pourtant traverse les âges sans s'effondrer. Elle est l'eau qui dort, l'élément assez froid pour vous éloigner, assez profond pour vous submerger, assez beau pour vous apaiser, assez souple pour vous suivre, assez généreux pour vous aider, assez fort pour vous ébranler, assez miséricordieux pour vous faire flotter, assez présent pour ne plus être noté.

# Le métier que vous exercez est :
■ Une vocation

Une chambre d’hôpital pour garderie. Des fils, une aiguille et des fruits comme jeux éducatifs. Des blouses d'infirmières comme déguisements. Depuis toute petite déjà Irene marchait fièrement dans les traces de son chirurgien de père. Homme respecté, il était l'exemple et le héros de la toute petite famille qu'ils composaient avec son frère et ses parents. Elle avait les bases, les ambitions, la volonté et la vision bien marquée d'arpenter, elle aussi un jour, ces couloirs immaculés, blouse blanche en cape, reconnaissance de famille en récompense. Façonnée, modelée à son image comme le réceptacle direct de sa personnalité, elle tire tout son sang froid, sa patience et sa raison de cet homme.

Mais petit à petit la perte d'un troisième, puis d'un quatrième enfant ont précipité l'alcool dans l'artère professionnel. Des erreurs irréparables et des procès perdus ont mis fin à une carrière modèle. L'argent a vite manqué, les gosses se sont succédé, comblant le vide et l'espace de plus en plus restreint des baraques de plus en plus miteuses. Conséquences directes sur les deux aînés, les cours pour eux se sont arrêtés, des jobs de merdes ont dû être trouvés et la violence des quartiers s'en est en plus mêlées.

Les perspectives ont été abandonné jusqu'à son mariage avec Sebastian O'Malley. Nouvel héros, sauveur inespéré, il a changé la donne en la poussant moralement et financièrement à réaliser ses projets. Épouse parfaite, mère dévouée et grand chirurgien, Irene s'est battue pour tout concilier.



PANDAMALIN

Âge ■ 22 ans et toutes mes dents...enfin presque.  Comment as-tu connu C911 ? ■ Je ne vous connais pas bande de moches. Présence ■ 5/7. Un commentaire ? ■ Sortez les violons, ça va pisser les larmes dans les chaumières.
images by ikyrel, tumblr (c) fiche by .reed


Code:
Natalie Portman # [url=http://chicago911.forumactif.org/t441-so-close-irene-o-malley#14987]Irene O'Malley[/url]

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The air around feels like a cage love is just a camouflage for what resembles rage againMy smile was taken long ago I still press your letters to my lips, cherish them in parts of me that savor every kiss All of that was ripped apart when you refused to fight So save your breath I will not hear I made it very clear You never needed help You sold me out to save yourself I won't listen to your shame


Dernière édition par Irene O'Malley le Jeu 18 Mai - 23:59, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 19:10



DEEP WATER



PART I - 1998
Le sommier continue de lâcher ses dernières prières lorsqu'il se redresse enfin victorieux au-dessus du corps éprouvé. Il renifle, essuyant la sueur qui perle sur toute la largeur de son front sale, frottant avec force les traces de sang séché des griffures tantôt infligées. Dans un râle métallique provenant du fin fond de sa gorge, il se retire, sans panache ni regard. Chancelant par ses derniers efforts, ivre de la puissance de sa jouissance, il se raccroche au rideau de la fenêtre qui gerbe les derniers rayons du soleil qui se couche au loin. Et puis, il éclate d'un rire nerveux, dérangeant, humiliant alors que ses pieds nus claquent sur le lino poussiéreux de la chambre. Dans un sourire après quelques étirements de circonstance, il souffle et vient s'étendre aux côtés de la silhouette meurtrie, l'emprisonnant d'une main moite qu'il fait aller le long des nouvelles ecchymoses qui couvrent la peau blafarde. « Tu devrais pas autant te débattre Iry, ils vont finir par voir, poser des questions et tu sais qu'ils sont supra chiants quand ils s'y mettent. Ça s'ra pas d'ma faute, tu te démerderas pour leur expliquer. » Le tyran appuie alors juste là où ça fait mal, de la pointe de son doigt, sur les multiples bleus comme pour marquer son avertissement. Les membres de la jeune fille se raidissent, la font se recroqueviller sur le matelas aux draps défaits. « Aller lève toi faut que t'aille bosser et que je fasse à bouffer et une lessive. Ils doivent crever la dalle, il est sept heure passé. » Les conseils avisé du paternel improvisé s'étouffent dans les sanglots qui montent. « Irene, on a des choses à faire toi et moi, ils comptent sur nous, c'est nous les têtes de la famille maintenant alors fais pas ta chialeuse, lève toi bordel. » attrapant le reste du linge au sol et le jetant sur la carcasse endolorie de sa sœur, Henry se rhabille et sort de la pièce pour rejoindre leurs cinq petits frères ainsi que leur père encore endormi par l'alcool.

Dans l'encadrement de la porte, les bruits des jouets et de la télévision résonnent, lui nouant les entrailles, la forçant à enfiler ce tas de tissus sur elle même avant qu'un petit n'entre la voir. « Iry ! Iry ! Viens voir ! Iry ! Regarde comment je fais l'avion ! » Les ombres noires des gosses qui s'agitent dans le couloir submergent le peu de lumière qui fend les ténèbres de cet espace d'horreur. Des sursauts violents la prennent, lui font claquer des dents tandis qu'elle cherche mécaniquement sa tenue de strip-teaseuse pour prendre son service dans un quart d'heure. 100$ pour se trémousser sans grande conviction quatre heures par soir, sans compter les pourboires ; le seul boulot qui paie bien une fille sans diplôme et qui ment sur son âge. Le cœur au bord des lèvres, ses longs ongles capturent le paquet de cigarettes laissé sur la table de chevet. Salve acre et fumeuse, elle tente de calmer cette douleur sourde qui la prend aux tripes, qui lui brûle le bas du ventre dans cette brume qui monte. Écorchée, décharnée, terrassée, elle ravale avec peine les larmes qui humectent ses poignets graciles. « Iry ! Bryan m'a tapé ! Mais ! Rend le moi. Irene ! Henry ! » Exilée dans cette baraque délabrée d'East Garfield Park, Irene vient de survivre encore à ce putain de même quotidien. «  Ils ont appelé ce matin pour maman. Ils vont commencer les électrochocs pour sa dépression. Ils ont dit que c'était la dernière solution. » Son bourreau reparaît le petit dernier perché dans ses bras subitement protecteurs, un tablier blanc par dessus son jean. « Billy et son frangin Seb vont passer demain, ça serait cool que tu nettoies un peu en rentrant avant d'aller dormir, comme ça demain je les fourre à l'école et on est tranquille. » Lui présentant que son visage baissé, elle acquiesce et quitte la chambre avec son sac pour se rendre à son travail. Espérant que le fameux Seb soit encore de retour pour la regarder danser.



PART 2 - 2008
Il s'approche, après un long moment, suffisamment long pour qu'elle puisse se détourner de lui, tenant encore les lambeaux brûlants de sa propre joue écarlate contre sa paume. Elle recule, par instinct, par nécessité aussi surtout dans l'appréhension du pire. En haut le petit est entrain de hurler, recouvrant le silence pesant qui vient de s'abattre sur les derniers vestiges de leur dispute ; mais elle ne l'entend pas encore. Ses tympans résonnent les ondes tremblantes des coups dans des sifflements stridents. Sans équilibre, elle en traîne difficilement sa carcasse, collant son dos endolorie et les pans déchirés de ses vêtements contre un des murs du salon. Elle fait de son mieux pour se tenir loin de lui, recluse sur elle même, en chien de fusil dans un coin de la pièce. Lui, il laisse aller les ombres de son imposante silhouette quand il arrive à quelques centimètres de là pour dégager du pied les morceaux de la chaise qu'il s'est acharné à exploser. Des miettes de bois, des centaines de copeaux qui auraient pu être de chair. Une mise en garde de ce qu'il est capable de faire. De lui faire. Et puis il entame les cent pas, use le parquet de leur demeure du cuir dur de ses bottes avant de se retourner pour s'attarder sur la vision du sang qui se dilue contre les manches dentelées d'une robe claire. Il avance enfin vers elle et c'est quand elle aperçoit les doigts se tendre, non loin de son visage, que le premier mouvement l'agite. Un sursaut violent, brusque, qui projette un de ses bras contre celui son mari. Ça brise encore un peu plus la quiétude, l'équilibre à peine retrouvé une fois la violence calmée. Elle le rejette, le repousse, le dégage par fierté, et par peur aussi. Le mouvement spontané réveille la douleur et, comme prise d'un haut le cœur, la jeune femme retourne à sa position initiale, assommée, défaite. Elle ne sait pas comment lui demander de partir, comment faire en sorte qu'il déserte son espace vital, qu'il lui rende l'air qu'il a pu lui prendre durant de longues minutes après la simple remarque amère d'une épouse à nouveau bafouée.

Parce qu'il a recommencé. Encore. Après trois années à se mettre une laisse autour de ses démons, le clébard qu'il peut être parfois a décidé de sortir de sa taule pour récidiver. Tu le sais...tu le sais. Voilà ce qu'il lui a répété, sortant en boucle le diagnostique des médecins sur son état bien avancé de nymphomanie chronique ; lui répétant qu'elle est bien placée pour le comprendre puisqu'elle vient tout juste de finir son clinicat de chirurgie – un cursus qu'il a payé comme il le lui a aussi rappelé, argument récurent beuglé pour dire qu'à cette heure-ci elle serait probablement pute dans un caniveau et enceinte de son cher frère. Il a gueulé, hurlé, attendant impatiemment qu'elle lui desserve une médaille pour l'outrageux respect qu'il a su montrer durant sa grossesse et les premières années de vie de leur progéniture. Elle n'a rien lâché. Dans sa furie, dans ses excès et ses tourbillons soudains, Irene a précipité les claques contre son visage, les poignes contre ses cheveux sans que cela ne l'arrête dans son dur et juste plaidoyer. Pourquoi tu fais ton hystérique d'un coup ? C'est pas de ma faute et tu le sais. Je reviens toujours vers toi et tu le sais. Elles ne sont rien, tu le sais. Non justement. Elle l'avait oublié. Après plusieurs années à le comprendre, elle n'est pas encore totalement parvenue à l'accepter. La fêlure n'a cessé de remonter, de s'écarter, de ronger la matière du maigre cordeau de leur mariage. Et maintenant elle est là. Dans son coin. Minuscule. Laisser passer, laisser couler jusqu'à ne plus avoir pieds ; jusqu'à se noyer. Irene a subitement lâché ce lourd parpaing qui l’entraînait au fond. Le vide émotionnel et protecteur s'est emparé d'elle. Ses yeux détaillent l'homme en face entre les lianes emmêlées de ses cheveux. Longtemps. Elle l'observe, fermée, impassible, fracturée mais pas encore cassée. Elle le contemple de son regard noir alors qu'il prévoit déjà de revenir vers elle, de soigner ses blessures en lui chantant à nouveau la même litanie douce et déculpabilisante qui parvient toujours à la bercer. Gourou charismatique de la secte hermétique de leur famille, la bénédiction qu'il a représenté dans sa vie à toujours contrôlé son pardon. Mais elle ne veut pas l'entendre. Pas ce soir du moins. Elle ne veut pas le voir au travers du prisme de ses sentiments. Elle ne veut pas y voir son sauveur, son dieu, le seul homme qu'elle a connu. Son pilier, son cœur. Cette antithèse de sa personne, son opposé, la seconde moitié de son cercle parfaitement équilibré. Cet enculé qui l’abîme mais qui l'aime.

Ses ongles grattent les meubles pour se redresser, pour rattraper toute sa hauteur misérable face à lui qui sent bien le vent tourner. Ils se dévisagent, se défient un court laps de temps. Elle qui ne s'attarde jamais dans les prunelles d'autrui - par traumatisme de ses viols - maintient l’orbe terreux dans l'azur tempétueux. « Je ne vais pas faire comme si de rien n'était. Tu vas pouvoir me frapper des heures je n'en démordrais pas. T'es une enflure, j'étais là à disposition, tu n'avais aucune excuse pour celle là. D'ailleurs, tes motards de merde, ton gang de merde, ta bite de merde et ta moto de merde vous pouvez tous allez vous faire foutre. Pars. Va t'en. Va en baiser encore une autre pour passer tes nerfs. J'ai notre fils à élever et d'autres ambitions que de te voir humilié par des pouilleux pour finir en prison parce que tu as perdu tout le contrôle sur ta carrière militaire. Et ce n'est pas en t'enfonçant encore plus bas et en emportant James et moi dans la mafia que tu vas remonter. »  Il n'en faut pas plus pour que l'épiderme masculin réponde, frissonne, se hérisse et se crispe. Le corbeau déploie ses ailes sombres et les replient sur la gorge de la mésange qui résiste. Cette fois ci c'est lui qui le sait. Il sait qu'il doit obéir, partir, revenir plus tard bourré d'excuses, de projets, de bonnes résolutions et d'un tas de ce genre de choses conçues pour rattraper sa connerie. Il sait qu'elle est capable du pire sans éprouver une once de remords. Il sait qu'elle peut lui crever les pneus, niquer les freins, mettre du poison dans son repas. Il le sait. Il s'en va.


PART 3 - 2017
Le craquement du bois qui fend les flots s’effrite doucement avec le temps. La coque du voilier grince, s'épuise contre l'abîme à la robe de velours, aux reflets pâles et frémissants sous la lune éclairante. Chatoyante, elle soulage la silhouette flottante qui s'éloigne progressivement et librement au large du lac. Paisible, celui-ci accueille les nombreux malheurs éprouvés par la jeune femme entre ses vagues. Il ne pose pas de questions, pas de pourquoi, il n'est pas là pour parler, il n'attend rien de ce qui s'est invité en son centre depuis que le jour est tombé. Il est juste là, présent, calme, doux, langoureux quand il épouse le corps et qu'il console l'âme désolée. Irene s'est aventurée en pleine nuit à bord de son bateau ; seul vestige de sa famille, seul héritage de son père en plus de la médecine. Elle a embarqué sur une rive non protégée, celle qu'ils arpentaient pour de longs pique-niques quand ils étaient gosses avec Henry et que les autres gamins n'étaient pas encore nés. Un rituel, une habitude depuis des décennies désormais. L'eau comme élément principal, comme réceptacle de la douleur, puits sans fond et éternel des peines, sac hermétique et catharsis. Tout s'enfuit et tout s'efface, tout disparaît et tout s'en va, dilapidé dans la grande surface. Elle a descendu l'échelle, s'est allongée sur la surface dentelée, toute habillée, vidée. Et elle divague. Elle oublie. Elle s'exile loin du monde. Loin de tout. Loin du vacarme assourdissant de la ville, des coups de téléphones des assurances pour le décès du petit, de l'agent immobilier pour le nouvel appartement, de l'avocat pour le divorce, des KOS pour les fêtes de charité, du travail pour les opérations et les internes à diriger. Elle part. Loin de ce goût insipide pour le jour, pour les rayons du soleil, loin du manque d'envie de se lever, du sommeil permanent, de la gerbe à l'idée de manger.
Certains restent des heures sous l'eau chaude de leur douche, dans le confinement sécurisant de leur bain. Irene, elle, se perd dans l'immensité du lac.
Les vaguelettes s'agitent et semblent s'amuser, s'écrasant les unes contre les autres, se chassant dans des remous en faisant bouger ses bras frêles écartés. Croix humaine qui attend que l'univers se plie en deux pour calmer sa souffrance, pour la sauver, pour la soigner. Dériver, laisser le courant l'emporter parce qu'elle n'a pas envie de rentrer, de remonter sur sa grande barque qui chavire déjà à plusieurs minutes de nage d'elle maintenant. La terre ferme est un enfer, une réalité, un présent trop dur à affronter. Elle préfère encore rester là, à errer sans but ni pensée. Elle laisse faire, sans bouger par instinct minimal de survie, pour ne pas sombrer, ne pas briser l'équilibre de sa méditation perdue. La voûte céleste comme seul repère visuel, elle contemple là où les choses n'ont pas de limites, pas de fin. Les bruits anesthésiés, les sens asphyxiés par le froid nocturne et l'agueusie contre la peau, elle cherche au delà des étoiles. Il est là. Derrière, loin. Dans un souffle, les fantômes reviennent, glissent et viennent cajoler la mère orpheline qui pleure en silence. C'est un sourire timide et d'une tristesse infinie qui vient étirer ses lèvres. Ses yeux se ferme sur la vision de son garçon dans une douleur profonde, dans un gouffre sans fin d'amour, d'images qui s'éloignent et mettent fin à l'histoire.
On viendra la repêcher quelques heures plus tard, presque endormie, presque inconsciente. On apposera à tord tentative de suicide sur son dossier à l’hôpital dans l’incompréhension même que, parfois, on ait envie de s'oublier dans l'horizon.



Dernière édition par Irene O'Malley le Jeu 18 Mai - 23:23, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 19:18

:perv: :perv: :perv: :perv:
Salut toi !

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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 19:42

T'es trop belle madame !
Vas-y, laisse tomber ce blaireau de Seb, il te mérite pas ! J'ai deux beaux bébés poilus qui t'attendent chez moi (j'parle pas d'mes boules, mais d'mes chiens wesh :nope: ). On pourra vivre d'amour et d'eau fraiche, toussa. Mais va d'abord me chercher une bière s'te plait... J'ai soif.

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Sick of those wounds that never heal

Yeah, I've been dancing with the devil, I love that he pretends to care
Oh, all the time that I have wasted, chasing rabbits down a hole when I was born to be the tortoise
I was born to walk alone


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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 19:48

Waow, c'est trop poétique Kurtis. Tu arrives à parler de bébés, de testicules, de chiens et d'amour dans la même phrase. C'est beauw :pleaaaase:

Bienvenue ou Rebienvenue (hum j'hésite) même si je penche pour le deuxième. Osef!
J'ai bien envie d'en apprendre plus sur la madame quand même :red:

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Here I lie in my hospital bed
Tell me, sister Morphine, when are you coming round again?
Oh, I don't think I can wait that long
Oh, you see that I'm not that strong
.


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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 20:04

TIENS QUI MAIS VOUALA DONC :yerk:

T'es belle twa :perv:

Fais pas trop attention à Kurtis, il a pris trop de coups récemment :red:

Bon, Hellcome back chez toi mon p'tit chat I love you Même si j'sais déjà des trucs j'ai hâte de lire tout ça :joe:

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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 22:11

Bon vous pouvez déjà me dire haut et fort que ce personnage est encore chelou avec le caractère que je viens de poster What a Face

Natalia <3 Toi et moi allons faire de grandes choses What a Face

Kurtis on se reparlera quand tu ne seras plus prospect mon garçon I love you

Maeve Vouiii c'est un REbienvenue, je suis Jadou et Ayleen What a Face Merci à toi petit bouchon =)

Merci Vivi de la Vega <3

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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Dim 14 Mai - 22:19

Je t'attend avec impatience mon petit chou à la crème ! :lilheart: en attendant je dois allez m'occuper de ton mari ! Bisous :bye:

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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Lun 15 Mai - 10:35

Hellooo ! Rebienvenue meuf, faudra qu'on se trouve absolument un truc après lecture de ce merveilleux caractère What a Face Bon courage pour le reste de ta fiche ! :lilheart:
( :sex3: :sex2: :sex3: :sex2: :sex3: )

_________________
i will not let anyone hurt you.
i'll burn the entire world just to see that shine in your eyes
I think I'll miss you forever, like the stars miss the sun in the morning skies, Late is better than never, even if you are gone I'm gonna drive, drive
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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Lun 15 Mai - 22:06

Ma bébé c'est la plus belle ! I love you

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Why can't I get over this ?
Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.
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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Mar 16 Mai - 10:47

Rebienvenuuue!

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can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


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MessageSujet: Re: So close - Irene O'Malley Mar 16 Mai - 16:09

Bienvenue ma jolie !! Avec ta dépression et tes larmes *out*

_________________

   
ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit ", comme un doigt levé bien haut à tous les Dieux, tous les suppôts, c'est l'solidaire des travailleurs puis c'est la liberté du cœur.

   
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