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 PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT

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MessageSujet: PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT Sam 20 Mai - 21:16


PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT
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« Hep hep hep ! Cal ? T’oublies pas un truc avant de partir ?
— J’ai plus douze ans maman.
—Douze, dix-neuf, vingt-quatre, quarante, c’est la même chose mon fils. » Callum la regarde avec un air de petit malin et à cet instant il lui rappelle son père. Il est son portrait craché. Il s’approche avec entrain vers sa mère et l’attrape par la taille pour la serrer contre lui. Il dépose ses lèvres sur sa joue mais Love ne le laisse pas partir comme ça, elle le garde contre elle. La chair de sa chair, son enfant, Callum est tout ce qui lui reste de son mari. Et il prend la même voie que son défunt époux, porte fièrement le cuir des Kings mais se rend quand même à l’école.

« M’man ?
— Hm ?
— J’vais être en retard.
— Ça va, ça va, je te laisse tranquille. »

Alma s’éloigne de son fils, replace une mèche de ses cheveux mi-longs et glisse une main sur sa joue. Évidemment il est plus grand qu’elle.

« Je t’aime.
— Je t’aime aussi m’man. On se voit à midi. » Callum glisse une main sur l’épaule de sa mère et dépose un deuxième et dernier baiser sur son front. Le visage qu’Alma présente à son fils est le plus doux, le plus compatissant. Il fait ressortir le meilleur d’elle, mais peut-être aussi le pire. Love, déjà capable de la haine la plus vibrante sur commande, serait surement capable de la plus pure cruauté pour sauver l’enfant qu’elle a porté.

Son fils passe la porte de la maison et quelques minutes après, une femme de ménage débarque. C’est le jour de congé d’Alma qui s’occupe ce matin pour un repas qu’elle cuisinera pour son fils et ses autres garçons. Elle n’est plus sure de se souvenir pour quelle occasion déjà ils avaient organisé ça, surtout qu’Alma n’aime pas faire à manger, bien que sa nourriture soit étrangement bonne à chaque fois. L’avocate attache ses cheveux et se met au boulot pour concocter ce qu’elle sait faire de mieux après avoir allumé sa musique pour s’accompagner.

Ø

Il n’est pas loin de midi quand la sonnette retentit, Love se ballade avec une clope au bec, le repas est en train de chauffer dans le four et laisse planer une bonne odeur dans sa petite maison du West Side. Lorsqu’elle ouvre sa porte c’est pour tomber sur un Caleb souriant qui précède Ezra et sa fiancée. Love les accueille tour à tour, embrasse Caleb, puis la nana d’Ezra qui la serre dans ses bras et lui offre une bouteille de vin. Alma n’a rien contre la fiancée d’Ezra mais elle ne peut pas dire qu’elle se sente réellement liée à elle. Les deux femmes n’ont rien à voir.

Alma ferme la porte derrière Ezra qui est le dernier entré puis se dirige vers ses trois invités. Deux déjà ont leurs habitudes, ce n’est pas la première fois qu’ils viennent ici, et même si les garçons ont du respect pour elle (pas tellement le choix en vue des représailles et de la réputation d’Alma), Love les laisse aller comme ils veulent. Après tout, ce n’est pas comme si les Kings se laissaient dicter leur conduite.

« Faites comme chez vous ! Cal va pas tarder. »

L’avocate se dirige vers la cuisine ouverte et leur parle maintenant depuis derrière le comptoir qui sépare les deux espaces.

« Vous voulez boire quelque chose ? J’ai de la bière au frigo, je garde le vin pour le repas.
— Une pour moi alors, Love s’il te plait. »

L’avocate adresse un signe de tête à Caleb puis dirige son regard vers Ezra et sa fiancée, à qui elle rapporte leur boisson.

« Alors, comment ça va ? » Sa question va directement à Ezra à qui elle adresse un mince sourire en décapsulant sa propre bière.

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MessageSujet: Re: PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT Jeu 25 Mai - 15:54

family portrait
Alma Lennox ; Caleb Cavanaugh ; Ezra Cavanaugh & Genevieve Tonkins (PNJ)

Il savoure la brûlure de l’eau sur son corps musculeux et rougissant. Les paupières closes, il ouvre la bouche pour laisser l’eau l’envahir et finalement la recracher alors qu’il baisse à nouveau la tête sous le jet. Il a toujours aimé cet élément. L’eau. Sans doute pour ses vertus purificatrices. En tout cas, il apprécie toujours ces moments en solitaires durant lesquels il laisse son esprit vagabonder librement. C’est souvent durant ces instants là qu’Ezra a ses meilleures idées, qu’il trouve les solutions à ses problèmes et peu peaufiner ses mensonges en paix.
Mais comme souvent, son moment de grâce est interrompu par sa stupide fiancée qui vient de se faufiler dans son dos. Les mains appuyées contre le mur de sa douche hors de prix, de chaque côté du pommeau, il voit les pieds manucurés de Genevieve apparaître entre ses jambes écartées. Dans les secondes qui suivent, il sent ses bras rachitiques s’enrouler autour de sa poitrine en passant sous ses aisselles et le menton de la jeune femme s’appuyer contre son dos tatoué.  
Il se contracte, contrarié par cette intrusion délibérée dans son intimité. Il l’a déjà prévenue qu’il n’appréciait pas du tout ce genre de choses. Mais elle n’en fait toujours qu’à sa tête. Ses mains caressent sa poitrine et ses doigts s’attardent sur ses tétons alors qu’elle frotte sa toison rêche contre son postérieur.
« Annule… Retournons nous coucher. Fais-moi l’amour aujourd’hui… » lui propose-t-elle de sa voix suave, avant de venir mordiller le haut de son épaule, dressée sur la pointe de ses pieds.
Ezra prend une longue inspiration et tâche de garder son calme. Il écarte ses paumes du mur pour venir attraper les mains de sa fiancées et les contraindre à lâcher prise et redescendre. Mais lorsqu’il la relâche pour couper l’arrivée d’eau, elle referme ses mains entre ses jambes.
« J’ai envie de toi Bébé… »
Une fois encore, Ezra la contraint à lâcher prise et, cette fois, se retourne vers elle, son regard dur croisant le sien. Il perçoit un voile d’inquiétude sur ses traits, qu’elle essaie de faire disparaître pour se fendre d’un sourire plein d’espoir. Un espoir qu’il tue, comme d’habitude, dans l’œuf.  
« Non. Sois raisonnable Gen. Maintenant pousse-toi. »
Elle ouvre la bouche, pour insister, et puis renonce. Elle sait que lorsqu’il arbore cette expression, il vaut mieux ne pas le contrarier, ne pas l’agacer. Alors elle s’exécute et fait volte face pour quitter la douche et aller lui chercher une serviette qu’elle lui tend. Ezra l’enfile autour de ses hanches et plaque ses cheveux sombres derrière ses oreilles en observant son reflet. Il renifle, passe ses mains sur ses joues un peu creusées et son menton, réfléchissant à ce qu’il va faire de sa barbe. Finalement, il juge qu’il n’aura pas besoin d’y toucher aujourd’hui.
« Est-ce que tu me trouves jolie ? » lui demande tout à coup Genevieve, s’observant elle aussi dans l’imposant miroir de leur salle de bain luxueuse et aseptisée.  
Il sait qu’un homme normal lui répondrait qu’elle est la plus belle femme du monde, qu’il l’aime, mais Ezra n’est pas comme la plupart des hommes.
« Je ne me serai pas fiancé à une fille laide. Ton ventre commence à gonfler en revanche. Fais attention. »
« Je fais attention » gémit-elle, la réponse ne lui plaisant apparemment pas beaucoup. « Je n’ai pas mangé de la journée hier, pour être sûre de rentrer dans ma robe aujourd’hui. Je veux être jolie. Je veux qu’Alma me trouve jolie… »
« Pourquoi tu voudrais qu’elle te trouve jolie ? »
« Parce que…parce que son avis est important. Je veux lui plaire. Pour toi… » chuchote-t-elle, la tête basse.
« C’est une idée complètement stupide. Et tu es en train de mouiller le carrelage. Va donc t’habiller, tu vas nous mettre en retard avec tes bêtises. Ça, Alma n’appréciera pas, tu peux en être sûre » tique le motard avant de se pencher au-dessus du lavabo pour se brosser les dents et éviter d’avoir à faire la conversation à son écervelée de fiancée.  

La ruse fonctionne et, les yeux humides de larmes, déçue et certainement vexée, Genevieve s’éloigne pour aller se préparer, lui permettant à lui s’en faire autant. Il enfile un jean sombre, une chemise bleue et un gilet de costume qu’il alliera à ses chaussures en cuir. Il se parfume, dompte ses cheveux noirs en les coiffant vers l’arrière puis quitte la pièce d’eau pour retrouver Genevieve qui lui demande de l’aide pour fermer sa robe d’un rouge criard. Il l’observe un instant alors qu’elle prend la pose, relevant ses cheveux blondins et bouclés en un semblant de chignon pour dégager sa nuque.
Sans un commentaire, Ezra s’approche et s’exécute, sans s’attarder. Il sait bien qu’elle attendait plus. Un geste ou un mot tendre, un compliment, mais ça l’agace et le motard n’a aucune intention de se montrer gentil avec elle aujourd’hui. Elle ne récolte que ce qu’elle a semé en venant troubler son moment de calme. A présent, elle va devoir assumer sa mauvaise humeur.
Se désintéressant donc de sa fiancée, il se rend dans la pièce de vie du loft qu’il partage avec elle et enfile sa montre hors de prix, avant d’aller récupérer son cuir, aux couleurs du club. Le temps qu’il passe quelques coups de fils à des clients et envoie quelques emails, Genevieve a terminé de se maquiller et de s’apprêter. Elle s’approche timidement et lui réclame un baiser.
« Tu vas ruiner ton maquillage » prétexte-t-il en lui passant devant pour se saisir des clés de voiture qui traine sur le meuble du hall, avant de l’inciter à se mettre en route.
Ravalant sa fierté, la jeune femme attrape son sac à main et lui emboite le pas, la tête basse. Ils rejoignent le parking et elle prend place du côté passager, dans un silence qu’il savoure mais qu’elle doit assurément trouver gênant. Ezra met le contact et lance un disque d’opéra qu’il affectionne particulièrement et apaise ses nerfs. Le message qu’il véhicule en montant le son est clair : je ne veux rien entendre. Et Genevieve le reçoit bien et ne cherche pas à lui parler, préférant accorder toute son attention à son téléphone portable sur lequel elle pianote tout le trajet durant.

Le couple arrive dans le West Side en une petite demi-heure et se gare face à l’habitation d’Alma en même temps que Caleb, grimpé sur sa moto. Ezra se tend et, pensant bien faire, Genevieve – qui connaît ses sentiments partagé à l’égard de son paternel – se risque a poser une main sur la sienne. Il la repousse sans ménagement et la fusille du regard. Elle se rétracte immédiatement, offensée et, comprenant qu’elle est sur le point de fondre en larmes, Ezra change d’attitude. La dernière chose qu’il veut, c’est que l’attitude de sa fiancée attire trop l’attention. Alors il ravale sa bile et cherche lui-même à rattraper sa main qu’il presse gentiment, avant d’embrasser le bout de ses doigts bagués.
« Excuse-moi. J’ai eu une nuit difficile. »
« Je sais Bébé… Ce n’est pas grave. C’est moi qui suis trop bête. Je veux trop bien faire. »
« Mais non » la rassure-t-il avant de relâcher doucement sa main, satisfait de voir un sourire apparaître sur les lèvres peintes de sa fiancée. « Tu es parfaite. Et Alma t’adore déjà. Tu n’as pas à t’en faire autant. »
Visiblement ému, elle lui adresse un sourire et ils s’extirpent tous deux du véhicule pour venir saluer Caleb en emportant la bouteille de vin qu’ils comptent offrir à leur hôte. Si le Président des Kings semble heureux de croiser sa belle fille, il se contente d’une brève poignée de mains pour saluer son fils.
Alors que Genevieve prend de ses nouvelles et de celle du reste de sa belle-famille, ils remontent l’allée menant à la maison des Lennox. Caleb se charge de sonner et quelques instants après, Alma apparaît sur le seuil de son habitation pour les saluer, en commençant par le Président des KOS. Genevieve, toute excitée, tend son offrande à la propriétaire et parle d’une voix trop forte, traduisant sa nervosité. Ezra sert les dents et tâche de ne pas s’en formaliser. Il n’aime pas qu’elle se donne en spectacle de cette manière… Il ravale son agacement pour étreindre rapidement Alma avant de pénétrer chez elle et de s’enfoncer dans la propriété qu’il connait comme le dos de sa main.
Caleb prend place dans l’un des canapés du salon alors qu’Ezra s’approche d’une des fenêtres donnant sur le jardin qu’il contemple en silence. Genevieve reste dans son sillage, un sourire pour pub de dentifrice étalé sur son visage trop parfait.    
« Vous voulez boire quelque chose ? J’ai de la bière au frigo, je garde le vin pour le repas. »
Sans surprise, son père se commande une bière.
« Un martini pour moi. Si vous avez. »
« Whisky » commande Ezra, obligeant Alma à aller fouiner dans ses placards pour lui dégotter une bouteille qu’elle ramène avec elle pour les servir, pendant qu’ils prennent place autour de la table.

« Alors, comment ça va ? » demande-t-elle après avoir assuré son boulot d’hôte, décapsulant sa propre bière en adressant un sourire au trésorier des Kings.
« Ça va » répond-t-il sobrement, se fendant d’un sourire emprunt de mystère.
Et c’est vrai. Mis à part quelques contrariétés dans sa vie privée, tout roule pour lui. Tout se passe exactement comme il le souhaitait… La roue continue de tourner à son avantage et il savoure toutes ces petites victoires.
« Ça va même très bien » s’en mêle Genevieve en sirotant son verre. « Ezra a hameçonné un nouveau gros client récemment et va certainement avoir une prime ! Ses patrons sont très contents de lui, pas vrai bébé ? Du coup, on hésite à booker un autre lieu pour le mariage. Quelque chose de plus grand et de plus…féérique. »
« On n’hésite pas vraiment, elle a déjà pratiquement réservé l’endroit. Il ne me reste qu'à signer le chèque. »
« Oui c’est vrai » glousse Genevieve, dans un sourire faussement coupable, avant de caresser délicatement la cuisse d’Ezra qui est contraint de se laisser faire. « D'ailleurs, il faut absolument que tu le fasses aujourd'hui, si on ne veut pas que ça nous passe sous le nez. C’est un manoir en dehors de la ville. Somptueux ! J’ai toujours voulu un mariage de princesse. Mais quelle fille n’en a jamais rêvé ? »
« Et toi ? » l’interrompt Ezra qui n’a pas tellement envie de parler de ses plans de mariage et d’être tourné en ridicule devant son père qui ricane déjà dans sa barbe avec un évident mépris, pendant qu’il siffle sa bière…  

   
Nymeria.

_________________

the dog is black
The whole town needs us here to get down
When I feel it crawling
I feel it just behind my back
Close me off my right and noble track
I call it a dog, I call it a dog
The dog is black

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MessageSujet: Re: PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT Dim 28 Mai - 17:36



PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT
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Quelques nouvelles chaleurs, elles s'invitent, insistantes, jusqu'aux dessous de son cuir ; brises salvatrices pour le corps qui tente de se défaire des suées. Il lui faudra se balader pendent une petite heure avant de pouvoir prétendre ne pas sentir l'humidité désagréable de son t-shirt dont il viendra se défaire, enfin arrivé dans la maison déserte dans laquelle il erre désormais depuis quelques jours, quelques semaines. En vérité, il s'est vu perdre toute notion du temps en comprenant que des limites avaient été franchies, que les abords de l'acceptable n'étaient pas ceux qu'il pensait être. Une légère grimace, quelques pas injustifiés dans le séjour assombrit par les volets toujours clos, parade aux reflets qui viendraient se perdre sur les photographies qui, quant à elles, n'ont pas disparues et auxquelles, contre toute attente, il n'a pas touché. Le pourrait-il simplement, derrière ses airs de grand méchant ? Bien-sûr que non. Car si le masque résiste, ses sentiments bien qu'enfouis n'ont pas disparus, parfois ramené par quelques vagues, quelques rafales exagérées par les tourments qui perdurent dans les recoins noirs de son âme. Il aurait pu en rire, de se le dire, ironiquement, mais rien. Rien ne vient briser le silence macabre des lieux, le calme plat qu'à laisser James derrière lui lors de son assassinat, le calme bourré de tension qu'offrait Irene dès lors qu'il se risquait entre les murs partagés dans l'attente de savoir si ses pulsions ont été plus fortes que sa raison. Il comprend maintenant, où toutes ses croyances l'ont mené, lui qui se disait défait de toutes ces choses, de tous ces malheurs. Raté. Et pourtant, il choisit de relever la tête, de faire face à cette énorme photo qui trône au-dessus de la cheminée fatiguée, là où quelques sourires survivent, figés dans un temps désormais perdu. Il y fait face, de toute son arrogance, de toutes ses forces avant de taire la nostalgie et les souvenirs tranchants. Sebastian s'en retourne à sa petite vie paisible, nageant dans une solitude salvatrice – avouons-le – pour l'esprit instable du Sergent d'Armes. Elle lui a donné l'occasion de n'offrir d'attention qu'à ceux qu'il a choisit de rejoindre, qu'à ces hommes pour qui il donnerait tellement et qu'il doit désormais épauler à défaut d'avoir la possibilité de mener sa vendetta contre ceux qui lui ont tout enlevé jusqu'à son propre fils. Il s'en retourne vers ce chemin-là, aussi lugubre soit-il à ce que l'on dit, aussi peu prometteur puisse-t-il être depuis tous les méfaits auxquels on les destine ; ça en la sachant loin d'un danger certain, loin de toute menace : y comprit la sienne, bien qu'il soit encore persuadé de ne pas en être une. De mauvaise foi, ou simplement élevé là où les conventions diffèrent, remises en question petit à petit par celui qui se serait tué, autrefois, pour les faire valoir. Les temps changent, lentement, peut-être même trop tardivement. Et, tandis qu'il se défait de ses tissus, s'abandonnant à l'eau tiède de la baignoire à peine remplie, Sebastian s'affaire à réduire au silence tous ces songes, jusqu'au dernier, ne laissant de place qu'aux missions qui lui sont confiées, qu'au devoir qu'il se doit d'accomplir. Le personnel se voit noyer, aussi certainement que sa nudité derrière la barrière d'une eau dans laquelle il s'abandonne. Pont entre clarté et opacité, O'Malley donne davantage de crédit à ses ténèbres pour laisser le répit à ce qui entretient son humanité, au moins aujourd'hui. Rien qu'aujourd'hui. Par pitié, pas de maux.

Ses mains viennent s'emparer de son col pour réajuster au mieux le haut de sa veste, déjà un peu mieux parfumée. Ça, avant que Sebastian ne vienne jeter un coup d’œil au miroir brisé qui orne l'un des murs du hall d'entrée de son mausolée toujours plongé dans le noir. Il essaie d'y percevoir une faille dans les traits qu'il aborde, ceux qui cachent toute la misère même de son existence, celle qu'il sent prendre un nouveau tournant bien que peu décidé à s'accorder quant à cette direction. Il soupire, retrouve toute sa hauteur, son mètre quatre-vingt dix pour finalement mettre les voiles loin des spectres qui hantent cet endroit, rejoignant le monde réel, celui dans lequel il s'est ancré avec violence finalement depuis son retour d'une guerre qui aura laissé bien des séquelles ; celles-ci même en vérité, car ce sont elles qui lui ont permit d'ouvrir les yeux et de trouver un horizon plus ajusté à cette nature qui l'anime. Aussi, ses perles bleues braquées sur des routes plus ou moins libérées pour l'heure qui défile silencieusement, Sebastian enjambe sa bécane pour rejoindre les allées jusqu'à cette demeure dans laquelle il se sentirait presque également chez lui. En chemin, il en oublierait ses tourments, toutes les tornades qui menacent de passer, toutes ces tempêtes qui grondent au loin sans encore trop s'approcher. Il en oublie les douleurs et les peines, les souvenirs dévastateurs d'une vie brisée, fissurée. Il en oublie les conséquences de ses actes, tout ce que ça a pu lui coûter jusqu'à finalement cette vérité : il saura tout retrouver. Raison pour laquelle il n'arrive pas à trouver de préoccupation dans le fait qu'on lui demandera où est Irene, pourquoi son absence vient -elle l'accompagner, pourquoi elle ne se porte pas à son bras, Old Lady légitime d'une place à la table qui l'attend. Elle sera là, les prochaines fois. C'est une promesse qu'il se fait, une sorte de rappel constant que rien ne doit se briser sur les feuilles qui traînent encore dans son séjour ; peu disposé à laisser tout ça arriver, il ne le permettra pas. Jamais. Aussi, oui, il parvient à ne pas s'en faire, prêt à faire face aux questions, à tout ce que viendra engendrer sa présence seule tandis qu'il parvient enfin jusqu'à la demeure de Love, d'extérieur si attractive pour ceux qui savent ce qu'elle referme. Bécane appuyée, sécurisée dont il se détourne pour rejoindre la porte contre laquelle s’abat quelques légères tapes avant que la poignée ne trouve refuge entre ses doigts. Il est le bienvenu, il l'a toujours été et en jouera jusqu'à son possible dernier souffle, parce qu'il est ainsi, à prendre ce qu'on lui tend et à en user jusqu'à ne plus pouvoir. « Love ! On avait dit un verre sur la table de l'entrée à chaque fois que j'arrive ! » Lance-t-il sans trop vouloir voir son entrée se faire silencieuse, parce qu'il aime à ce qu'on le remarque, tout de même ; narcissique après tout. Ça avant de s'élancer d'abord vers elle, regard disposé à s'offrir que sa silhouette avant la présence d'autrui lorsque reçu entre ces murs, silhouette qu'il rejoint pour l'enserrer, déposant un baiser contre sa joue : pour ne rien changer. « Ils ont été gentils ? Désolé du r'tard. »

Codage par Emi Burton

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As I walk along I wonder a-what went wrong with our love, a love that was so strong. And as I still walk on, I think of the things we've done together, a-while our hearts were young.
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MessageSujet: Re: PIECES OF THE FAMILY PORTRAIT Jeu 13 Juil - 12:03


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L'air d'Ezra contraste nettement avec celui de sa fiancée. Fiancée qu'Alma ne porte pas vraiment dans son cœur, à vrai dire, bien qu'elle s'entête à afficher un sourire simple qui lui est directement adressé maintenant qu'elle a pris le tour de parole de son fiancé. Genevieve. Si le boulot d'Alma consiste également à s'occuper des old lady et régulières en passe de le devenir, elle se serait bien passée de Genevieve. La veuve n'aurait jamais parié sur elle, bien qu'elle soit parfaitement consciente qu'il ne faut pas se fier aux apparences, celles-ci correspondent tout à fait à ce qu'Alma attendait d'elle. C'est-à-dire pas grand chose. Mais Ezra l'a choisie, et maintenant Love doit faire en sorte que la jeune fiancée se sente acceptée dans le cercle restreint et rude des femmes du club.

Alors elle l'observe, acquiesce de temps à autre à son blabla autour du mariage. Ce n'est pas que le mariage ne l'intéresse pas, mais la vision que les deux femmes ont de l'évènement n'ont rien à voir. Alors quand Gen lui demande qui n'a jamais rêvé d'un mariage de princesse, Alma se pince les lèvres pour ne pas lui répondre un « Moi », sincèrement aigre.

« Et toi ? » Un sourire vient rattraper ses lèvres pincées alors qu'Ezra interrompt Genevieve dans son babillage et Alma glisse un regard en coin à Caleb qui ricane derrière sa bière. Elle ne peut pas s'empêcher de laisser son sourire s'agrandir à cette vue et se permettrait bien de lui coller un coup de coude dans les côtes, mais le Président est trop loin d'elle, alors elle réajuste une mèche de cheveux et relève son regard gris sur Ezra, glisse le goulot de sa bière entre ses lèvres et élève enfin la voix.

« Écoute, ça va. Au cabinet tout se passe bien. » Elle ne mentionnera pas que les demandes affluent depuis l'épisode de Noël, qui est encore trop frais et douloureux dans les esprits. « Pas grand-chose de neuf, c'est tellement plat que j'me demande si j'vais pas acheter un chien pour meubler la maison. » Elle qui n'a jamais aimé les animaux, quels qu'ils soient, fait de notoriété publique

« Faites-moi savoir si vous avez besoin de quelque chose pour le mariage, je serais ravie d'y apporter ma contribution. » N'est-ce-pas ? Ça semble ravir Genevieve au plus haut point qui se redresse, l'œil brillant, ne s'attendant surement pas à une telle proposition de la part de la matriarche. Love se dit qu'il vaut mieux l'avoir dans la poche, malgré tout. Les old lady rebelles, c'est agaçant. Autant utiliser son esprit mince pour le mieux plutôt que de se la mettre à dos.

C'est à ce moment que des légers coups résonnent dans l'entrée de la maison Lennox et Alma s'excuse. Ce n'est pas son fils, qui n'aurait pas toqué pour entrer dans sa propre maison. La brune pose alors sa bière sur la table au passage et s'éloigne vers la porte qu'elle ouvre non sans avoir jeté un œil à travers le judas.

« Love ! On avait dit un verre sur la table de l'entrée à chaque fois que j'arrive !
— Mais tu n'as plus qu'à me dire ce que tu veux, tout est prêt pour toi ! »

Un grand sourire sincère s'étire sur les lèvres de la brune qui se laisse aller dans les bras de Sebastian qui lui colle un baiser sur la joue. Il la serre dans ses bras et elle en fait de même et lorsqu'elle s'éloigne c'est pour ne pas totalement sortir de l'étreinte puisqu'elle garde une main dans son dos, et lui dans le sien.

« Ils ont été gentils ? Désolé du r'tard.
— Oh tu sais il faut composer. Elle adresse un sourire malin à ses trois hôtes déjà présents Y'a pas de mal, t'es tout excusé. Entre donc ! »

Love s'écarte du chemin de Sebastian pour lui laisser faire ses premiers pas dans cette maison qu'il doit connaitre comme sa poche et jette un œil derrière lui. Elle s'attendait à voir Irene, qui n'est pas là mais la brune ne dit rien en fermant la porte. Elle lui posera des questions plus tard.

« Tu veux boire quoi ? Le repas est bientôt prêt mais je te sors une bière ? »

Sur ces mots elle récupère la sienne et va pour en chercher une autre mais, le four émet une exclamation visant à alerter la maitresse de maison que le repas est prêt. Alma s'éloigne du petit groupe pour éteindre son four, et préparer l'entrée.

« Tiens Sebastian, t'es encore debout, viens m'aider. » La porte de l'entrée s'ouvre sur le fils d'Alma qui salue un par un ses frères, puisque celui-ci est également Kings, pour la plus grande fierté de sa mère. « Ah, Cal, pile à l'heure chéri ! On va pouvoir passer à table les garçons ! » Alma tend du pain et un couteau à Sebastian qui vient près d'elle et de son côté, elle attrape les crudités d'entrée. « Tiens tu veux bien couper le pain ? Et le mettre là-dedans. » La maitresse de maison lui tend une petite corbeille et s'attèle à sa propre tâche. Le dos tourné aux convives qui se rapprochent de la table en discutant, Love lève un regard soucieux adressé à Sebastian. Elle le questionne du regard mais ne prononce pas un mot pour l’instant. Elle glisse une main dans son dos et lui sourit avant de s’éloigner. Elle aura le fin mot de l’histoire mais préfère ne pas embêter son ami avec des questions dans l’immédiat. La matriarche s’éloigne pour récupérer un baiser de son fils qui s’installe alors qu’elle amène désormais le repas. Elle va récupérer le pain coupé par Sebastian et le pousse à venir s’asseoir avec eux. « Bien ! Mangeons ! Je vous sers du vin ? »

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