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 What the hell are you doing here?

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MessageSujet: What the hell are you doing here? Sam 20 Mai - 22:52

What the hell are you doing here?
Daya & Maeve
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« Yes. You have made a decision. So here's what it means going forward. You may not come running to me again. Not with your problems. Not with your love. Not with your need, or sadness or anger. Not even your laundry unless it is specifically your laundry day. You may never come to me again. Ever. »

La main en suspension dans l’air, un pop corn à deux centimètres des lèvres, je regarde, au travers de l’écran de ma télévision, la grande brune se lever et quitter la bibliothèque, louchant sur son corps de rêve avant que la caméra ne revienne sur la blonde, certes tout aussi sexy, mais au regard, à présent, de chien battu. Rejetant la boule de maïs dans le saladier, je fais pause, un brin agacée. « Pfff, tu peux être triste bondie, tu viens juste de laisser partir l’amour de ta vie, qui, au passage, a plus de sex appeal que Xena et Emma Peel réunies et qui peut te faire jouir sept fois en une nuit pour choisir une vie hétéronormée avec un type sans charisme ennuyeux à mourir tout ça parce que la société veut que tu épouses un juif propre sur lui qui te donnera deux enfants virgule deux et une jolie maison avec une barrière blanche. Tu crains Piper Chapman! Sérieusement! » Et secouant la tête de gauche à droite, je remets en route l’épisode, me calant à nouveau au fond de mon canapé avant d’avaler une poignée de pop corn. La scène change, de nouveaux personnages apparaissent à l’écran et c’est cette fois-ci un rire qui passe la barrière de mes lèvres. Voilà ce que j’aime dans cette série, ce savant mélange de drame et d’humour, cette façon d’aborder des thèmes de société sur un ton d’apparence léger mais qui touche son public. Et puis ces filles sont rock’n roll! Toutes, sans exception. Elles ont le don de me sortir de mon quotidien, de me faire oublier mes problèmes. Elles sont mon antidépresseur naturel en fin de semaine.

Néanmoins, après trois épisodes, je ressens le besoin de faire une pause. La journée, la semaine a été interminable. J’aurais aimé que ce soit par une charge excessive de travail mais la vérité est que ces cinq derniers jours de boulot ont été d’un ennui mortel. Un seul client a retenu mon attention. Un seul. Tous les autres ont rejoint la masse fantomatique des gens qui entrent dans ma vie et en ressortent aussi vite sans y laisser grande impression. Et l’ennui fatigue. Moralement. La réflexion est trop intense quand on ne fait rien. Toutes ces idées qui se bousculent dans votre tête, tous ces problèmes qui, jusque là, restaient retirés dans un coin sombre de votre inconscient ressurgissent sans crier gare. C’est épuisant. Psychiquement épuisant.
Alors je m’octroie un plaisir bien mérité et me dirige dans la salle de bains, retirant mes vêtements en évitant soigneusement de me regarder dans le miroir. Mais c’est toujours quand on se force à faire quelque chose que l’envie surpasse la raison. Je grogne en voyant mon corps nu se refléter, passant une main sur mon ventre plus que plat. J’ai maigri. Un peu trop. Un peu trop vite. Et j’en connais la raison. Le stress de l’examen médical qui approche. Je finis par abandonner ma jumelle, pénétrant dans la douche pour profiter d’une douche chaude. Fermant les yeux au contact de l’eau presque brûlante, je laisse s’évacuer l’angoisse, la fatigue, ce futur incertain qui ombrage mon quotidien depuis quelques semaines et met à mal ma positivité légendaire. Vingt minutes de pur extase avant que je ne ressorte, passant une serviette autour de moi. La pièce ressemble maintenant d’avantage à un hammam et ma peau a quelque peu rougie.

Je me dirige à nouveau vers le salon, qui n’est en fait qu’un seul grand espace ouvert avec un coin cuisine, et un coin « chambre ». Un simple rideau transparent et trois marches séparent le premier espace de mon lit et de mon armoire. J’enfile quelque chose de plus confortable avant de m’installer devant ma télévision dans la ferme intention de m’avaler encore quelques épisodes. Au moment où je m’apprête à appuyer sur le bouton play, des coups sont frappés à ma porte.
Je n’attends pourtant personne, ai décommandé ma soirée. Soufflant d’exaspération, je traîne les pieds jusqu’à l’entrée et ouvre la porte à la volée.

Une gifle! Je reste là, plantée dans l’embrasure de ma porte, le regard fixé sur l’intrus de ma soirée et j’ai la sensation qu’on vient de me gifler. Rien ne m’avait préparé à Elle. Ni ce soir, ni un autre soir. Parce qu’il n’y a aucune raison qu’elle soit là, devant mon appartement. Parce que ça fait maintenant des années qu’on ne se parle plus, qu’on ne se voit plus. Parce que la plupart du temps j’oublie même qu’elle a fait partie de ma vie. C’est plus facile ainsi. Mais il faut croire que je n’ai pas couru assez loin, en tout cas pas assez vite. Merde alors! Et toutes ces émotions à la con qui m’assaillent de toute part alors que je reste comme une conne, muette. La surprise, le ressentiment, un brin de colère, d’incertitude, de doute, et de culpabilité….

« Daya? » Wow brillant, vraiment. Après tout ce temps, toutes ces années de silence, avec mon talent inné pour la répartie, c’est avec ce simple mot que je me lance. « Qu’est-ce que tu fais ici? » Oui, beaucoup plus sensé et logique comme question. « Et comment tu sais où j’habite? » Non, celle-ci est plutôt stupide. Elle est flic idiote! « Et, qu’est-ce tu fais ici merde? » Je ne l’ai pas déjà posé celle-ci?

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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Lun 22 Mai - 22:10

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L’argent ne faisait pas forcément le bonheur, c’est vrai, mais il servait sans aucun doute les intérêts des plus puissants. C’est une constatation qu’elle avait déjà eu l’occasion de faire à de nombreuses reprises, mais dans le cas des Skorobogatov c’était aujourd’hui plus que prédominant. Leur gamin avait disparu depuis plusieurs semaines maintenant et bien évidemment, la police était informés que l’enfant prodigue en question trafiquait joyeusement les médicaments qu’il récupérait au Chicago Medical Center, son propre lieu de travail et qu’il avait revendu sans vergogne à un gang minable qui en avait fait une drogue fatale. Daniel et Daya avaient perquisitionné le domicile parental deux jours auparavant, mais ca ne lui paraissait que trop peu suffisant.

Assise devant son ordinateur dans le bureau qui lui servait autrefois d’atelier, elle referma le dossier concernant l’étudiant en médecine et poussa un profond soupir, rien ne se passait, rien n’avançait et elle se décourageait un peu plus chaque jour. Les responsables de ces attentats semblaient occupés ses pensées de façon plus que constantes, obscurcissant progressivement son esprit et plus elle y pensait, plus son obsession se renforçait et depuis qu’elle n’avait plus Josef et ce qui aurait pu advenir d’eux, plus rien ne venait entraver la toile qui se tissait autour des informations qu’elle tâchait de mettre bout à bout. Il ne s’était passé qu’une semaine depuis la terrible dispute qui avait frappé le couple qui n’en était plus ou pas encore un et Daya essayait de ne pas y penser, de laisser s’échapper l’image de Josef qui restait graver dans son esprit et provoquait à chaque fois dans sa poitrine une sensation de malaise et de chagrin. Oublié, les moments de complicités, les regards épris et les moments de passion, il ne lui restait que le visage plein de colère et les gestes brusques et dévastateurs de l’homme qu’elle aimait et c’était une chose qu’elle préférait oublier et ranger avec les autres douloureux souvenirs qu’elle tachait d’enterrer aussi profondément que possible dans le fin fond de son esprit. C’était globalement quelque chose qu’elle avait appris à maîtriser même si ses efforts se voyaient souvent rattraper le soir quand logé dans ses draps, ses pire angoisses se manifestaient pour la maintenir éveiller et profondément angoisser. Elle se refusait pourtant à se médicamenter, elle en avait assez de ses cocktails de drogues autorisés que les médecins ne cessaient de lui administrer et pourtant dieu sait qu’elle en aurait plus que besoin ces derniers temps ou ses nuits ne dépassaient que très rarement deux ou trois heures. L’Indienne ouvrit son ordinateur et commença à faire quelques recherches sur les Kings, elle avait listé les noms des membres, ceux connu des services de police en tête de liste, elle glissa son doigt sur le morceau de papier noirci, s’arrêta un instant sur le nom de Manning et passa son chemin, jusqu’ici, elle avait pris le partie d’éviter de s’attaquer sciemment à la meilleure amie de Josef et son mari, quand bien même ils avaient tout deux, les deux pieds au centre de la machine. Elle s’arrêta finalement sur le nom suivant O’Malley, le type en question n’avait pas de casier, mais une rapide recherche lui apprend qu’il s’agit d’un ancien soldat, une voie somme toute honorable et tellement loin du gang dans lequel il tient maintenant une place importante. Elle se demande les yeux perdus sur le nom aux consonances irlandaises ce qui peut bien faire basculer quelqu’un de la sorte, ce qui en soit est une question un peu ironique venant d’elle, sachant tous les détours qu’elle commence à prendre à la recherche du soulagement tant désiré. Un rien, la réponse est aussi simple que ca, il ne faut pas grand chose : Une mauvaise décision, une rencontre fortuite, un drame qui vous laisse le cœur vide, une attaque violente et meurtrière…La vie telle qu’on la connaît ne tient finalement pas à grand chose.

Ses recherches sont un peu vaines, tout ce qu’elle arrive à dénicher est l’identité de sa femme, son historique dans l’armée et la mention de son fils dans la rubrique nécrologique de décembre….ca lui soulève un peu le coeur et lui rappelle soudainement que si elle a eu de la chance en survivant à la balle qui avait frappé sa poitrine, cela n’avait pas été le cas de tout le monde. Elle culpabilisait parfois….Souvent…se demandant pourquoi elle ? alors que des enfants on ne peut plus innocents avaient quant à eux perdu la vie sur les trottoirs enneigés de Chicago en cette veille de Noël.

***

Les accès privilégiés qu’elle pouvait avoir de par son travail et ses accréditations avaient leurs avantages, ainsi, elle obtient bien plus d’informations via les services de recherche de la police sur le dénommé O’Malley ou plutôt sur son épouse Irene, enfin sa futur ex femme si elle en croit les informations répertoriées, madame à donc engager une procédure de divorce…Intéressant ! Daya poursuit donc cette piste qui lui semble juteuse si ils divorcent, elle imagine fort bien qu’ils ne sont plus en bons termes et que par la même madame doit être en position de cracher sur le dos du KOS, elle note également qu’elle aurait fait une tentative de suicide plus que récente, une fragilité évidente. Un instant, elle se dit que profiter de la faiblesse de cette pauvre femme qui en peu de temps à vu son mariage volé en éclats et a dû enterrer son enfant n’est pas juste, mais cela ne dure qu’un instant, rien n’est juste dans la vie de toute façon et la fin justifie les moyens, elle doit s’en persuader…Tout ca est intéressant, c’est une piste potentiel qui pourrait la mener plus loin, mais ce n’est pas suffisant, ce qui lui faudrait, ce sont des éléments plus personnel et elle n’en a pas les moyens en utilisant les ressources de la police.

***

Deux jours se sont écoulés, deux jours à retourner cette histoire dans tous les sens et puis Taylor l’avait appelé pour parler de tout et de rien, enfin surtout de sa nouvelle copine et quelque part au milieu de cette conversation qu’elle s’était bien gardé d’alimenter de nouvelles par rapport à Josef, ca avait fait tilt…Maeve ! L’époque où elles avaient été amies, (si tant et bien qu’elles l’aient été au final)était bien lointaine à présent et Daya était toujours complétement dans le flou en ce qui concernait la raison pour laquelle la jeune femme l’avait un jour rayé de la carte, du jour au lendemain, sans explications aucune…Elle en avait cherché évidemment, mais avait finit par abandonner devant le mur épais que son ancienne colocataire avait bâti entre elles. C’est sans doute pourquoi aujourd’hui, elle avait bien moins de scrupules à envisager de grandement l’invité à coopérer pour l’aider dans sa petite vendetta, ne restait qu’a trouver son adresse, ce qui ne devrait pas être trop compliqué.

***

« Daya? » L’Indienne reste stoïque devant la porte de la jeune femme, bien moins surprise que la propriétaire des lieux, c’est certain. « Qu’est-ce que tu fais ici ?… Et comment tu sais où j’habite ? Et, qu’est-ce tu fais ici merde ? » Elle la laisse faire son petit chemin, s’interroger sur sa présence après sept longues années sans jamais se croiser. « T’as pas perdue ton sens de l’accueil à ce que je vois ! » C’est ironique évidemment et probablement pas la meilleure entrée en matière possible, c‘est certain, mais contrairement à ce qu’elle imaginait la rancœur qu’elle éprouvait à son égard ne s’était pas totalement dissipée. « Je suis flic je te rappelle, c’était pas compliqué de te trouver ! elle lui adresse un sourire en coin. Ca t’ennuie pas si je rentre ? » C’est une façon de parler puisque la jeune femme s’avance déjà vers l’intérieur de l’appartement profitant de la surprise qui est encore parfaitement affichée sur le visage de la jolie vendeuse.

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Dernière édition par Daya Laghari le Sam 10 Juin - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Mar 23 Mai - 22:24

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La surprise.
D’ordinaire, je suis le genre de fille qui aime les surprises. D’ordinaire, elles ressemblent davantage à une soirée improvisée au dernier moment entre amis, à un plan initialement foireux qui se termine de la plus extatique des façons, à une rencontre fortuite qui débouche sur un agréable inattendu. Je suis la spontanéité incarnée, ait en horreur la planification sur le long terme, ne supporte pas les choses trop installées dans la routine. Je dis ce que je pense, je fais ce que je dis, au diable les conséquences. A quoi bon planifier une vie condamnée à être si courte. L’intensité prime sur la sécurité, telle est ma philosophie. Je n’aime pas savoir de quoi demain sera fait, comme une solution à l’ennui et à la monotonie du quotidien. Parce qu’au milieu de cette désorganisation organisée je garde le contrôle. Oui, c’est ça, le contrôle, qui s’étiole comme un fil de laine alors que je fais face à la figure fantomatique d’un passé que je pensais révolu.
La colère.
De ne rien maîtriser, ni la situation, ni ma propre personne.  Parce que je reste figée sur le pas de ma porte à la regarder pendant un long moment sans parvenir à prononcer le moindre mot. Parce que de toutes les personnes susceptibles de frapper à ma porte aussi tardivement dans la journée elle appartient encore au domaine de l’impossible. Parce qu’il n’y a aucune raison logique à sa présence ici. La seule chose que nous partageons encore aujourd’hui sont des connaissances communes. Et je ne sais pas comment agir, comment réagir au fait qu’elle soit présentement face à moi après sept longues années.

Sept. Ans. Putain.
Et les images défilent dans ma tête aussi sûrement qu’un film en vitesse accélérée. Une vision de nous deux alors que nous venions à peine d’aborder notre vingtaine. Précisément la partie de ma vie que je me suis forcée à oublier ou au moins la partie que je me refuse à aborder avec les autres. Cette fille brillante que je ne suis plus, les espoirs envolés, le couperet tranchant de la maladie…et elle, déjà flic, colocataire, encore amie.
Alors elle revient, sournoisement, la culpabilité, celle que j’étouffe la plupart du temps pour me faciliter la vie. Parce qu’avec elle ma lâcheté m’est renvoyée comme un boomerang en pleine face et ce n’est pas un sentiment que j’ai envie d’affronter ce soir. Pas plus qu’elle. Daya.
Tellement proches autrefois, tellement étrangères aujourd’hui. La fuite, une habileté sociale qui ne contente que ma seule personne. Egoïste jusqu’aux tréfonds de mon cœur. Cette saloperie de cœur imparfait qui, paradoxalement, n’a rien à voir avec le fait que j’ai un jour coupé les ponts avec la jolie indienne. Je ne savais pas à cette époque, je vivais à cent à l’heure, prisonnière enchantée de mes études de biologie, me préparant à ma thèse avec intérêt, curiosité et bonheur. Et c’est cette Maeve là qu’elle a connu. Rien de ce que je suis maintenant n’a d’écho pour elle. Je suis plus étrangère encore que la jeune femme ne peut l’imaginer.  Mais encore une fois, ma cardiomyopathie n’a rien à voir sur la séparation de nos chemins, de nos vies. Et je me souviens bien trop précisément de cette raison. Alors aussi sournoisement que la culpabilité, je la sens poindre, la rancœur.

Et sa réponse n’aide en rien à atténuer ce sentiment qui, à contrario, grandit en moi alors que mon visage efface la surprise pour se refermer, ne laissant plus transparaître aucun sentiment. La rancœur d’autrefois, et la colère d’aujourd’hui de la voir ainsi devant ma porte, sans savoir la raison de sa présence ici. La colère quand elle « force » le passage et pénètre à l’intérieur de mon appartement, empiétant sur mon territoire, volant mon oxygène et mon espace privé. Je serre les mâchoires et me retourne vivement. D’un coup sec du pied en arrière je referme la porte, la laissant lourdement claquer. Terminé la surprise, bonjour…autre chose. A me sentir acculée ainsi dans mon propre chez moi, je prends le parti de la défensive.

« Excusez-moi madame la détective » Un ton ironique avec tout le mépris dont je suis capable. Ça ne me ressemble pas vraiment mais le comportement de Daya, sa façon de s’imposer ainsi à moi après toutes ces années ne fait pas forcément ressortir ce qu’il y a de meilleur en moi. « Je ne savais pas qu’une insigne et un flingue donnaient les plein pouvoirs. On se la joue série télévisée et je te demande si t’as un mandat ou tu me dis ce que tu fous ici putain ? »

Pourquoi maintenant ? Pourquoi faire ressurgir tout ça ? Pourquoi tout simplement ?


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Jeu 1 Juin - 21:06

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La porte claque dans son dos, mais elle ne s’en formalise pas vraiment. Après tout ce n’est pas comme si elle s’attendait à un accueil chaleureux ou à de grandes retrouvailles, ce n’est ni ce qu’elle veut, ni même quelque chose qu’elle n’a ne serait-ce qu’envisager. Elle jette un coup d’œil alentours, l’endroit est à l’image de sa propriétaire, tout du moins c’est le ressenti qu’elle a en observant l’appartement, bien différent de ce qu’elles avaient un jour partagé, c’est évident, mais elle reconnaissait la touche de la jeune femme. Cette époque aujourd’hui révolue, lui semble faire partie d’une toute autre vie aujourd’hui et en quelque sorte, c’est un peu le cas. En sept ans Daya avait l’impression d’avoir vécu déjà plus de vie qu’elle ne l’aurait imaginée, celle dont Maeve avait fait partie, celle qu’elle avait endossée pendant près d’un an et qui s’était terminée dans la douleur, celle qu’elle avait crue un instant retrouvé et finalement celle qu’elle vivait actuellement et qui la poussait dans ses plus lointains retranchements. Cette dernière ne lui convenait pas vraiment, elle n’avait rien de suffisamment positif là-dedans pour envisager un futur engageant, la seule chose qui lui laissait encore penser à un échappatoire lui avait échappé avec violence et douleur sans possibilités aucune de retour en arrière, tout ce qu’il lui restait à présent était sa vengeance, cette vendetta qui lui permettrait finalement de se libérer de ce poids bien trop lourd qui pèse sur ses épaules sans qu’elle ne puisse s’en libérer.

Se retrouver aujourd’hui face à son passé n’était pas sans conséquence, cela lui rappelait sans aucun doute qui elle avait été, avec ses principes et ses espoirs aujourd’hui somme toute si différents pour les uns et déchus pour les autres, mais elle ne pouvait envisager de retour en arrière, c’était lui semble-t-il bien trop tard, sinon comment pourrait-elle se justifier d’avoir déjà tant perdu pour sa cause ?

« Excusez-moi madame la détective » Le ton n’est pas amical, loin de là, il est même condescendant au possible, mais elle s’en fiche un peu, elle sait qu’elle vient ici avec des arguments que la jeune femme ne pourra pas refuser et après tout ce ne sera qu’un prêté pour un rendu…Elle lui doit bien ca non ? « Je ne savais pas qu’une insigne et un flingue donnaient les plein pouvoirs. On se la joue série télévisée et je te demande si t’as un mandat ou tu me dis ce que tu fous ici putain ? » Daya qui se balade un peu au milieu du salon, s’arrête finalement pour se retourner vers son ancienne colocataire et lui présenter une expression totalement neutre de sentiment, un mince sourire en coin finit cependant par s’afficher sur ses lèvres et elle reprend son petit tour comme si de rien n’était. Alors que son doigt glisse sur une des étagères laissant apparaître bibelots et photos, elle finit par lui offrir une réponse. « T’as vu un insigne peut-être ? Te méprends pas, je suis pour autant pas là pour le plaisir parce que bon…elle laisse planer un court silence et hausse les sourcils dans une expression entendue. Tu vois, je me suis rappelé de ton petit passe-temps. Tu sais toujours te servir d’un ordinateur, je présume ? Elle se retourne de nouveau, passant son regard qui devient interrogatif, des photos à son hôte. Et puis on peut dire que tu me dois bien une faveur ! Après ton petit numéro du courant d’air et la merde dans laquelle tu m’as foutu en te tirant comme une voleuse…ce serait un minimum, tu ne crois pas ? » La question est rhétorique, ce n’est pas comme si elle comptait vraiment lui laisser le choix de l’aider ou pas ! Elles n’étaient, après tout, plus amies depuis longtemps et c’était Maeve qui avait fait ce choix pour elles deux, à elle d’en assumer les conséquences désormais. Tout ceci pouvait rester plus ou moins cordial en réalité, si la jeune femme ne laissait pas son caractère impétueux faire des siennes et forcer la flic à user de chantage pour parvenir à ses fins, ce qui certes ne la dérangerait pas, c’est sur sinon elle ne serait pas là, mais si elle pouvait s’en passer ce ne serait sans doute pas un mal et s’avérerait bien moins fatiguant pour sûr.

Tout ca était, au final, bien dommage, mais le mal était fait et le mystère qui entourait la rupture qui s’était produite entre les deux jeunes femmes ne faisait qu’alimenter la tension qui circulait librement dans la pièce et les rancœurs qui elles, ne s’exprimaient pas encore pleinement, mais ce n’était qu’une bombe à retardement, c’était une certitude, les caractères bien trempés des deux anciennes amies ne laissaient guère d’autres finalités.

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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Dim 4 Juin - 20:53

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Je n’aime pas ça.
Quelque chose plane dans l’air, quelque chose sur lequel je ne parviens pas à mettre le doigt, mais je n’aime pas ça. J’ignore la raison qui a poussé Daya à rompre le silence radio que j’ai imposé de nombreuses années plus tôt mais ça ne sent pas bon pour moi. Pas bon du tout. Cet appartement a beau être mon territoire j’ai la désagréable impression d’être la mouche qui vient de se faire prendre au piège dans la toile d’araignée. Immobile, prisonnière, qui sent l’étau se refermer par la vibration des fils et attend le moment où le prédateur daignera abréger ses souffrances.
Et j’attends, qu’elle se décide à me donner une explication sur sa présence ici, quelque chose à quoi me raccrocher, mais rien. La jeune femme conserve ce jeu de mystères qu’elle a imposé et quelque part je suis certaine qu’elle y prend du plaisir. Je l’ai sans doute mérité, mais je ne suis pas vraiment d’humeur à jouer la carte de la culpabilité, des excuses et des réponses aux questions. D’un autre côté, obtenir des réponses à ma fuite ne semble pas être sa priorité.

« Tu vois, je me suis rappelé de ton petit passe-temps. Tu sais toujours te servir d’un ordinateur, je présume ? »

Une alarme se met en route dans mon cerveau. Prudence. Mon passe-temps ? Mon ordinateur ? Mon visage reste fermé mais mes pensées se bousculent. Jamais Daya n’a eu vent de mes activités illégales via ordinateur ou de mes petits services payants non déclarés. Déjà à l’époque elle était flic et même si elle n’offusquait pas de me voir fumer de l’herbe sagement cachée entre les murs de notre appartement, je ne me serai pas risquée à trop jouer avec le feu. Je tente donc d’écarter cette hypothèse mais ne vois rien d’autre qui concerne les ordinateurs et pourrait me porter préjudices. Et quand bien même je vise juste dans toutes ces suppositions, en quoi ça la concerne elle ? Est-ce qu’elle a changé de branche et bosse maintenant à la répression des fraudes, à la cyber sécurité ? Et son petit numéro de cow-boy, à quoi ça rime ? « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Quoi ? C’est le moment où je dois passer à table, confesser mes crimes et pleurer pour qu’elle ne me passe pas les menottes ? Encore une fois à quoi ça rime ?

La suite de son discours ne m’aide pas clairement à calmer le jeu. Je décroise les bras et fais quelques pas dans sa direction, l’expression peu sympathique. « Est-ce que tu te rends compte que je pige que dalle à ce que tu dis putain ! » C’est bien beau de débarquer avec ses grands airs de princesse et me sortir des phrases alambiquées mais on parle, on parle, et je me demande encore ce qu’elle fout dans mon putain d’appartement ! « Je te dois bien ça ? Je te dois bien quoi bordel ? » je m’emporte quelque peu, ne supportant pas qu’elle vienne ici, chez moi, faire la loi en me regardant avec condescendance comme si elle connaissait une vérité inaccessible. « Pour la dernière fois Daya, qu’est-ce que tu fous ici ? » Je me rapproche encore, ne laissant qu’un petit mètre entre nous deux. « Et ne t’avise pas de me la jouer mystère et compagnie. Parle, ou tire-toi ! »

Non, décidément, ce quelque chose qui plane dans l’air, et sur lequel je ne parviens pas à mettre le doigt, ne sent vraiment pas bon pour moi. Et finalement, je ne suis pas certaine de vouloir connaître la vérité, la raison de sa présence ici. Car dans tous les cas, je suis sûre que je n’apprécierai ni la réponse, ni les conséquences qui en découleront.



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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Mar 4 Juil - 7:29

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Elle joue la carte de l’ignorance et Daya ne saurait en être étonné, elle ne lui a pas encore donné assez d’éléments pour qu’elle se décide à passer immédiatement aux aveux et encore moins à une collaboration annoncée, car oui, la flic ne doute pas de ce qui s’annonce comme une association, plus ou moins forcé, c’est vrai, mais une association tout de même. Une partie d’elle-même ne pouvait s’empêcher de se dire qu’utiliser les informations qui avaient été porté à sa connaissance sur le ton de la confidence n’était pas très fairplay, mais elle avait désormais compris que le monde dans lequel elle évoluait ne l’était pas plus et que jouer en respectant les règles ne l’amènerait nulle part. C’était une situation presque risible, absurde même, elle qui avait un jour prêché le règlement, elle qui s’était construit ce code d’honneur qu’elle appliquait avec rigueur, les avait désormais fait voler en éclats, aussi sûrement que ceux contre lesquels elle luttait plus que de raison, avait brisé sa vie tout entière. Bien évidemment loin d’elle l’idée de révéler d’une façon ou d’une autre que le petit secret de Maeve avait été dévoiler par Taylor, elle doutait même du faite que la jeune femme face à elle ne sache que ces deux-là étaient amies de longue date, il faut dire que si ces souvenirs étaient bon, elles n’avaient eu l’occasion de parler de Maeve qu’au début de leur relation et Daya s’était bien gardé de lui dire qu’elle la connaissait déjà, ce n’était pas dans un but malintentionné, mais plus dans l’idée de ne pas briser la bulle de bonheur dans laquelle elle semblait gardé l’interne et qui au final rendait la flic plutôt heureuse pour son amie. Elle avait ensuite évité toute rencontre, usant de la plus vieilles excuse du monde, celle que personne n’osait remettre en cause : le travail….et de ca elle n’en manquait jamais…puis elle avait été infiltrée et avait juste disparue de la circulation et de la vie de tous ses proches pendant plus d’un an avant de finalement revenir pour retrouver une Taylor célibataire…le problème n’était plus vraiment d’actualité, elle en avait cependant gardé cette information, qui elle ne le savait pas à l’époque lui serait de la plus grande utilité aujourd’hui.

Maeve finit par faire quelques pas dans la direction de l’Indienne qui se retourne alors pour lui faire face « Est-ce que tu te rends compte que je pige que dalle à ce que tu dis putain ! » Évidement qu’elle s’en rend compte et très honnêtement ca la fait plutôt sourire, ce n’est, après tout, pas vraiment cher payer, il lui semble. « Je te dois bien ça ? Je te dois bien quoi bordel ? » Le ton de sa voix monte d’un cran et l’agacement se fait sentir, mais ce n’est pas ca qui fait ciller Daya qui continue de la laisser monter doucement, mais surement dans ses tours. Ce n’est peut-être pas la chose la plus judicieuse à faire quand on sait pourquoi elle est là, mais elle ne peut nier que cela lui provoque une certaine satisfaction. Lorsque Maeve se rapproche encore un peu plus, les sourcils froncés et un air plus que contrarié sur la tronche, Daya se plante toute droite et croise les bras sur sa poitrine et la toise sans considération. Parle ou tire-toi…hum parler ca elle compte bien le faire, elle se demande simplement si elle continue de la malmener avant de le faire ou non…Ce n’est habituellement pas vraiment son genre, il faut bien reconnaître que la jeune femme n’a probablement jamais eu l’occasion de ne serait-ce que d’apercevoir cette facette de la personnalité de Daya ou peut-être un peu, de loin, à bien y réfléchir, ce n’est pas le genre de comportement qui sort de nuls parts, il n’avait jamais vraiment été exploité voilà tout. La différence était que désormais, elle en avait assez de jouer les gentilles citoyennes bien sous tous rapport, parce qu’au final qu’avait-elle gagné à la jouer réglo hein ? Rien si ce n’était un retour violent en pleine face. Peut-être que cela valait le coup de tester une approche différente…

« Oh oui parce que maintenant, tu veux parler ? T’étais pas aussi enclin à le faire y a quelques années si mes souvenirs sont bon. Elle fronce les sourcils faisant mine d’essayer de se souvenir de ce dont elle était toutefois certaine. Enfin…elle hausse les épaules, lui adresse un sourire avant de s’écarter un peu, jetant un œil autour d’elle avant de poursuivre. Puisque je suis là et que c’est pas une visite de courtoisie, on va aller droit à l’essentiel, j’imagine ! » L’Indienne plante son regard dans le sien un instant, elle est agacée plus qu’elle ne l’aurait imaginé, la revoir après tout ce temps fait remonter une rancune tenace. « Tu vois, je suis au courant de ton petit business informatique comment dire, pas tout à fait légal elle emphase ce dernier mot en l’entourant de guillemets invisibles qu’elle mime dans le vide de l’appartement et il se trouve que tu me dois une faveur. Elle lui décoche un sourire contrefait. Je pense que j’ai pas besoin de m’étendre sur le pourquoi du comment, mais si c’est le cas n’hésite pas à m’arrêter… De nouveau, elle se rapproche de son ancienne colocataire avant de terminer. Du coup, je me suis dit que tu pourrais me rendre service. »

Et si ca ne suffit pas alors elle serait contrainte d’avoir recours au chantage, ce qui en soit la laissait littéralement sans scrupules. « C’est plus clair comme ca ? »

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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Mer 5 Juil - 0:13

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Ils sont rares, mes regards de glace. D’une nature joviale, je ne les décoche que peu de fois. Mais il ne réside néanmoins aucune once de sympathie ni de douceur dans celui que j’adresse à Daya en cet instant. Je secoue la tête, et j’ai presque envie de lui rire au nez. Parce que j’ai blessé son orgueil il y a des années elle justifie sa présence ici ce soir et ce comportement invasif. Et c’est risible. Mille occasions se sont présentées à elle de me confronter et c’est maintenant qu’elle décide de pointer le bout de son nez pour me faire la morale ? C’est du grand n’importe quoi. C’est vraiment de ça qu’elle veut qu’on parle, là, maintenant, tout de suite ? De mon départ précipité de sa vie ? Qu’elle aille se faire foutre, j’ai d’autres soucis en tête en ce moment que l’ego blessé de la jolie métisse. « Puisque je suis là et que c’est pas une visite de courtoisie, on va aller droit à l’essentiel, j’imagine ! » « Ouais ! C’est l’idée depuis le début en fait ! » Et je lève les bras dans un signe défaitiste avant de les laisser retomber le long de mon corps. Mais le couperet tombe, et je peux enfin mettre le doigt sur cette chose qui planait depuis le début entre nous. La garce ! Je me force à rester de glace, continue de la toiser de manière vindicative, mais je sens mon cœur cogner contre ma poitrine. Mon business informatique. Illégal. Les mots se bousculent dans ma tête. Et mes pensées se mélangent à m’en faire perdre la tête.

Ça n’a pas de sens, elle ne peut pas être au courant. Non, disons plutôt qu’elle n’a aucune raison d’être au courant. Parce que ce n’est pas son secteur. Elle bosse à l’antigang putain, rien à voir avec la cybercriminalité. Je ne suis pas un puits de sciences concernant les forces de l’ordre mais je sais à quel point les divers services sont compartimentés et à quel point ils refusent l’idée que l’on vienne empiéter sur leur terrain de prédilection. Et quand bien même je me plante sur toute la ligne, pourquoi elle ?
Elle se rapproche de moi et en plus de pénétrer ma demeure elle empiète sur mon espace vital. Je serre les dents, ne lui montre à aucun moment qu’une alarme s’est mise en route quelque part dans ma tête et m’assèche la bouche. « J’te dois que dalle ! Ni à toi, ni à personne ! » Je lui crache cette phrase au visage avec véhémence. Parce que même acculée il est hors de question que je lui facilite la tâche. Parce que même si j’ignore comment elle est au courant pour ma petite affaire, il me reste un argument de poids. « Si j’avais effectivement ce genre de business et je dis bien si… » je m’écarte d’elle et la contourne «  j’aimerais vraiment voir les preuves qui m’incriminent. » Je me tourne à nouveau vers elle, gardant mes distances. « Parce que SI j’avais ce genre de business, je suis certaine que je n’aurais laissé aucune preuve de mes activités, sur aucun appareil encore existant » Ce qui est vrai. « Alors SI j’avais ce genre de business, ce serait ta parole contre la mienne, ou celle de ta source contre la mienne pas vrai ? » Je reprends du terrain, et la confiance prend le pas sur la panique. « Ne dit-on pas innocent jusqu’à preuve du contraire ? »

Et puis une lumière s’éclaire quelque part dans mon cerveau, une pièce encore non imbriquée dans le puzzle que forme la jeune femme depuis son arrivée ici. Un « pourquoi » s’illumine comme une enseigne au néon. « Sans compter que je suis quasi certaine qu’il y a tout un tas de types très compétents en informatique pour te rendre tout un tas de services. Au cas où essaie de mettre une jupe courte » Je tombe bien bas mais le ressentiment est tenace face à son comportement et un sourire vicieux étire mes lèvres. « Tu as les ressources » je lève mon index pour compter « et les moyens humains » et mon majeur rejoint mon index. « Et pourtant tu débarques chez moi après six ans de non relation pour jouer les gros bras et faire dans la menace pour demander » Je secoue la tête à la négative « Non exiger un rendu de service pour une hypothétique dette. » Je finis par me laisser tomber sur le canapé, étendant mes jambes jusqu’à ce qu’elles se posent sur la table basse devant moi. « Du coup, une question s’impose… »

Mes yeux viennent s’ancrer dans les siens, à la fois curieux, espiègles, et un brin amusé. Parce que sa venue n’a aucune logique, pas quand on dispose d’autant de moyens techniques en informatique. Personne dans sa fonction, n’aurait besoin des services d’une fille comme moi si elle n’avait pas quelque chose à cacher. Et je m’interroge. « Pourquoi moi ? Qu’est-ce que tu ne dis pas…Daya ? » J’arque un sourcil et mon regard est comme un défi. Parce que si elle veut jouer, on va jouer. Si elle veut fouiner dans ma vie je fouinerais dans la sienne. Si elle veut tirer les ficelles, il faudra qu’elle accepte que les rôles puissent s’inverser. Parce que je ne resterai pas la mouche prise au piège dans la toile de l’araignée. Parce que je me sais plus maligne que ça. Et que si Daya m’a sous-estimée, elle risque de s’en mordre les doigts.




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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Mar 25 Juil - 5:06

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La tension monte d’un cran et Daya se contente d’observer son ancienne colocataire s’agiter et la rembarrer sèchement. Sur la défensive hein ? Bon, il est évident que si quelqu’un se pointait chez elle de cette façon pour laisser entendre que ses petits secrets ne l’étaient pas tellement, l’Indienne ne le prendrait certainement pas très bien non plus. Elle imagine sans mal les émotions qui s’entrechoquent et font très certainement palpiter le coeur de la brune, la contrariété de voir cette ancienne connaissance débarquée de la sorte, la peur de voir ses activités énoncées à voix haute et bien évidemment la colère de se retrouver confronter à une situation qui la met en danger. Plus d’une alarme avaient dû se mettre en route dans l’esprit, elle le sait aiguisé, de la jeune femme et en toute honnêteté elle n’en tirait pas autant de plaisir qu’elle ne l’aurait crû de prime abord, à dire vrai et si elle n’avait aucun scrupule à venir lui soutirer une coopération forcée, force était de constater que cette infime dominance qu’elle avait sur elle et dont elle ne semblait pas encore mesurer l’importance l’ennuyait.

Sa réflexion a du sens et Daya n’en attendait pas moins d’elle, elle la connaissait plutôt bien en tous les cas elle s’était préparé à ce genre de réaction, tout du moins si elle n’avait pas changé du tout au tout ces dernières années, ce qui apparemment n’était pas du tout le cas. Elle la laisse parler, lui laisse penser que ses petites remarques changeront la donne, est-ce qu’elle pense vraiment que ce genre de discours serait suffisant pour lui faire rebrousser chemin ? Non, elle ne peut décemment pas se dire que cela serait une possibilité, pas avec elle. « Ne dit-on pas innocent jusqu’à preuve du contraire ? » Daya ne peut retenir une exclamation amusée, on ne pouvait certainement pas faire plus paradoxale que cette affirmation bien trop innocente et naïve sur l’innocence même. Parce que oui s’était sans aucun doute baigné d’un fond de vérité, mais les circonstances n’en faisaient pourtant pas forcément une réalité.

« Sans compter que je suis quasi certaine qu’il y a tout un tas de types très compétents en informatique pour te rendre tout un tas de services. Au cas où essaie de mettre une jupe courte » Pour le coup, elle ne rigole plus vraiment. « Oh c’est très fin et classieux, c’est tout ce que t’as trouvé ? Utiliser la patriarchie ? » La jeune femme secoue la tête à la négative, ce genre de réflexion n’était jamais très maline, mais venant d’une nana c’était encore plus navrant, surtout quand on voit qu’il reste encore tellement à faire concernant le statut de la femme dans notre société et ce n’est clairement pas avec des réflexions dans ce genre-là qu’on risquerait d’avancer, enfin, là n’est de toute façon pas vraiment le sujet, ce n’est que désolante provocation, une manière sans doute comme une autre de se protéger ou de faire dévier la réalité dans laquelle elle se trouve toutes les deux enfermées ce soir. Bien évidemment qu’elle possède plus de ressources qu’elle ne pourrait en demander, sauf que dans le cas présent, elles ne lui sont d’aucune utilité, elle ne peut les atteindre, pas même les toucher alors que ses doigts pourraient sembler les frôler, mais comment pourrait-elle expliquer ce qu’elle s’apprête à demander si ce n’est plutôt exiger de la part de Maeve ? Et la jeune femme doit bien s’en rendre compte si on en crois son perceptible changement d’attitude, elle prend du galon, ose un sourire, une position soudainement bien plus décontractée, oh oui elle sait qu’elle vient de toucher un point sensible, celui-là même sur lequel il est si facile d’appuyer pour dévier l’attention, mais Daya n’est pas du genre à se laisser faire et encore moins à abandonner aussi facilement, aussi elle tâche de ne rien laisser paraître, pas la moindre émotion ou réactions au propos savamment choisi par la brunette. « Pourquoi moi ? Qu’est-ce que tu ne dis pas…Daya ? » Elle se déplace pour de nouveau lui faire face, gardant une position dominante en restant debout contrairement à sa vis à vis, puis alors qu’elle se fige, elle pose ses mains sur ses hanches et la fixe l’espace d’une seconde. « Pourquoi, comment…ca n’a pas la moindre importance. La seule chose qui en est, c’est que je sais ce que tu trafiques derrière les quatre murs de ton petit appart ! Ce qui compte c’est que je te propose de détourner le regard de ton petit trafic et de te laisser pianoter à ta guise, en échange d’un petit service rendu… Elle hausse les épaules, ses traits exagérant la confiance qu’elle affiche. Vois ca comme un échange de bons procédés plutôt que comme une menace Maeve. En souvenirs du bon vieux temps, en compensation du peu d’égard que tu as bien voulu me porter ou juste pour continuer ton petit job en toute tranquillité et te débarrasser de moi, choisie ce qui t’arrange ca n’a pas la moindre importance à mes yeux. » Un mince sourire vient perler sur les lèvres de l’Indienne, le chemin est tout tracé, il n’y a au final que deux options, elle collabore et tout se passe pour le mieux ou elle décide de rejeter son offre plutôt généreuse de son point de vue et elle n’aurait qu’à passer un coup de fil pour le lui faire regretter et sans risque que quiconque ne puisse ne serait-ce qu’envisager que cet échange n’ait eu lieu, après tout ce serait sa parole de flic respectable contre celle d’une délinquante prête à tout pour salir la responsable de son arrestation…personnellement elle sait ou se porterait son choix. Ainsi elle attend pendant que son interlocutrice digère les informations données s’en pouvoir se retenir d’alimenter le silence. « Comme tu dis des ressources j’en ai et trouver des preuves aussi difficiles puisse-t-il être n’est pas impossible, il suffit de connaître les bonnes informations, mais je suis sûre que je ne t’apprends rien…personne n’est invisible, même pas toi, mais c’est toi qui vois, je ne vais pas te forcer à quoi que ce soit, c’est une proposition tu l’acceptes ou tu la refuses. »Ce n’était bien évidemment pas tout à fait exact, ce n’était qu’une question de point de vue


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Sam 5 Aoû - 17:55

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« Oh c’est très fin et classieux, c’est tout ce que t’as trouvé ? Utiliser la patriarchie ? »
Je ne me donne pas la peine de surenchérir, me contente de lui adresser un sourire amusé. À dire vrai, je pourrai exposer mon avis tranché sur le féminisme moderne qui m'amuse plus qu'il ne stimule un quelconque sentiment d'appartenance. Oui, nous vivons dans un système patriarcal, oui, nous évoluons dans un monde d'hommes, fait par des hommes pour des hommes. Je me suis faite à l'idée depuis longtemps et n'ai jamais été convaincu qu'un monde gouverné par des femmes soit moins chaotique. Preuve en est la métisse qui me fait face, contrôlée par le ressentiment que j'ai fait naître en elle, et qui impose sa vision, qui impose sa présence et joue dans la menace et le chantage pour obtenir ce qu'elle désire. En quoi est-ce si meilleur que l'orgueil masculin et la soif de pouvoir qu'ils aiment tant ? Tous se laissent dicter leurs actes par leurs sentiments, et s'ils sont différents, la finalité reste la même. Sans compter que je n'ai jamais eu besoin qu'un groupe de bonnes femmes seins à l'air défendent des droits que je peux obtenir seule. Je n'ai jamais eu besoin d'elles pour obtenir le respect qui m'était dû. Première de ma classe dans mes études, major de promotion, dans le top à l'université grâce à une bourse de mérite. On ne m'a jamais considéré plus faible parce que j'étais une femme, parce que j'étais la meilleure, on ne discute pas avec ça.
Daya, en revanche, dans le monde plus que masculin qu'elle a choisi, ça doit être une autre paire de manche...et ça me fait sourire un peu plus, de l'imaginer batailler deux voire trois fois plus pour obtenir ce que ses collègues hommes obtiennent sans grand effort. Sa petite taille et son joli minois ne doivent pas arranger les choses. Et dans un élan sadique l'idée me plaît, qu'elle soit jugée si promptement seulement à cause de son genre. J'espère qu'elle galère autant que je l'imagine.

Je la vois se rapprocher pour me faire à nouveau face, me dominant certes par sa stature mais uniquement par celle-ci. Mains sur les hanches, dos droit, port de tête presque altier, ça ressemble très étrangement au jeu de celui qui pissera le plus loin, les féministes approuveraient sans aucun doute. Un échange de bon procédés ? Sérieusement ? Je laisse passer un rire amer au choix de mots plutôt foiré. Tout ce que je vois, c'est que je vais lui rendre service et qu'elle fermera les yeux, je n'y vois en aucun cas un échange mais une libre menace et une saloperie de cage qui se referme sur ma personne. Parce que je n'ai aucune confiance en ce qu'elle me dit. Qui me dit que tout ceci n'est pas un piège pour me faire avouer et me la mettre à l'envers ? Qu'elle se contentera de ce service ? Qui me dit qu'elle ne reviendra pas me voir quand ça la chante pour obtenir plus et me menacer de plus belle ? Rien, strictement rien. Peut-être aurai-je eu davantage confiance en l'ancienne Daya. Mais cette femme devant moi ne m'inspire que méfiance et prudence. Que colère et ressentiment. Je suis peut-être acculée au mur, mais c'est sans doute la position la moins certaine. Parce qu'un animal qui n'a plus rien à perdre trouvera toujours le moyen de sortir les griffes et de planter les crocs une dernière fois. Qu'elle aille se faire foutre avec son bon vieux temps et ce qu'on a partagé. J'ai fait une croix dessus depuis longtemps, j'ai oublié tout ça et je ne lui dois rien. Rien.

Et alors que je m'apprête à lui rétorquer une nouvelle fois de dégager de mon appartement, elle reprend la parole et les mots qui sortent de sa bouche font se noircir mon regard.  « Comme tu dis des ressources j’en ai et trouver des preuves aussi difficiles puisse-t-il être n’est pas impossible » Je sais que ce n'est pas ce qu'elle dit mais les mots se répètent et ce que je comprends alors que je suis acculée est que si elle ne trouve pas de preuves il est toujours possible d'en fabriquer. Je laisse retomber mes bras le long de mon corps et je la fixe alors qu'elle m'avoue ne me forcer à rien. Un nouveau rire amer passe la barrière de mes lèvres. L'utopie que j'ai le choix me donne presque envie de vomir.
Pourtant, le choix, je l'ai. Daya est à court d'arguments. Tout son pouvoir réside dans la menace de ce qu'elle pourrait détruire dans ma vie. Or, à bien y réfléchir, il n'y a plus grand chose à détruire. Je suis une condamnée en sursis, avec le cœur en miettes qui me trahira tôt ou tard. « D'accord » Je finis par rompre mon silence trop long depuis qu'elle a repris la parole. Je braque mon regard dans le sien. Elle a raison. Soit j'accepte, soit je refuse, d'après ses propres mots. « Je refuse. » Je continue de la fixer, aucune émotion particulière sur le visage. « Je n'ai rien à perdre. Tout ce que je possédais, tout ce que j'ai réussi à accomplir a volé en éclats. Je ne suis plus étudiante en biologie moléculaire et je ne serai jamais docteur. Je bosse dans une boutique à la con pour renseigner des crétins. J'ai perdu la seule personne que j'ai jamais aimé. Et ma mère est morte alors je ne peux plus la décevoir. Alors vas-y, fais ce que tu as à faire Daya. Je t'en prie » J'ouvre mes bras dans une invitation gestuelle à bousiller le peu qui me reste. «  En souvenir du bon vieux temps, en compensation du peu d’égard que j'ai bien voulu te porter » Je reprends ses propres mots employés plus tôt. « Ou pour toute autre raison qui t'aidera à justifier la salope que tu es devenue. Fais ce que tu veux Laghari. Si tu penses pouvoir me prendre plus que je n'ai déjà perdu...tu sembles avoir les couilles pour faire ce genre de choses » et c'est là plus pour souligner la bassesse dans laquelle elle est tombée qu'un quelconque compliment sur le pouvoir qu'elle semble aujourd'hui posséder.




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MessageSujet: Re: What the hell are you doing here? Jeu 10 Aoû - 5:40

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Le sourire que la jeune femme lui adresse lorsqu’elle remet en cause son choix d’attaque, la laisse terriblement perplexe et l’agace considérablement. Elle roule des yeux et secoue légèrement la tête à la négative, gardant pour elle les quelques mots qui lui viennent subitement en tête. Son "hôte" se veut provocant ça ne fait aucun doute, mais autant de bêtise ne l’est finalement peut-être plus. Daya n’a rien à répondre à cela, ça ne serait de toute façon qu’une perte de temps et d’énergie et autant dire qu’elle n’a pas vraiment envie de faire bénéficier Maeve ni de l’un, ni de l’autre, elle veut ce qu’elle est venue chercher ce soir et peut-être ne l’aura-t-elle pas, c’est une possibilité à laquelle elle s’est en quelque sorte préparée, imaginant sans mal que leur passif pouvait aussi bien être une force qu’une véritable barrière pourtant, de son côté, elle estime qu’elle a de bonnes chances de ne pas repartir bredouille avec un deal aussi simple car en toute honnêteté la jeune femme n’a que peu à perdre à accepter. Pourtant, plus les minutes avancent, plus l’Indienne se dit qu’elle a peu être sous-estimer son ancienne colocataire et si chaque mot qui sort de sa bouche est consciencieusement choisi, ils n’ont pas tout à fait l’impact espéré. Il faut dire que l’attitude clairement je m’en foutiste de cette petite peste, qui au final ne fait que lâcher bêtement des gloussements au lieu de s’exprimer proprement comme n’importe qui ayant un minimum de répondant, est relativement frustrant, elle peut bien lui accorder au moins ça, elle a un don inné pour user de la patience de ses condisciples, pourtant la flic continue, elle ne compte pas s’arrêter à ce genre de conduite, elle en a vu bien d’autre et Maeve semble oublier un instant que Daya la connaît ne serait-ce qu’un minimum et qu’elle n’est donc pas complètement surprise par son comportement. Lorsque finalement elle lui pose clairement les éléments et l’informe de sa liberté de choisir la finalité de cette conversation, Maeve ne prend guère longtemps pour la lui présenter.  « Je refuse. »

Bien. De toute évidence le temps n’avait pas joué en sa faveur, elle qui avait un jour été une étudiante plus que brillante s’était apparemment transformé en la dernière des idiotes, c’était particulièrement mal joué et Daya ne peut s’empêcher de se faire cette réflexion silencieuse, après tout ce qu’elle lui avait dit, elle avait choisi de la provoquer à de multiples reprises pour finalement refusé ?  T-t-t Game over semble-t-il, ne lui a-t-on pas appris que d’énervé celui qui vous tient entre ses filets ne donnait jamais rien de bon ? que pensait-elle qu’il allait se passer hein ? Que Daya ne faisait que balancer des mots dans le vent sans intention . C’était là une énorme erreur de jugement, grossière même ! Parce que si elle n’avait aucun intérêt de prime abord à apporter sa touche de merdier dans la vie de Maeve, elle venait ce soir de lui en donner une. Ce n’était sûrement pas juste, mais dans la pénombre actuelle dans laquelle se trouvait Daya, la différence entre le bien et le mal n’était séparé que par un infime voile qu’il était parfois difficile de ne pas franchir.

« Je n'ai rien à perdre. Tout ce que je possédais, tout ce que j'ai réussi à accomplir a volé en éclats. Je ne suis plus étudiante en biologie moléculaire et je ne serai jamais docteur. Je bosse dans une boutique à la con pour renseigner des crétins. J'ai perdu la seule personne que j'ai jamais aimé. Et ma mère est morte alors je ne peux plus la décevoir. Alors vas-y, fais ce que tu as à faire Daya. Je t'en prie »

Bouh bouh bouh et elle est censée faire quoi ? sortir les violons peut-être . Des emmerdes tout le monde en as ! et Daya pourrait très certainement et aisément se hisser dans la compétition si cela en était une. Sa vie est pourrie jusqu’à l’os. Bienvenue au club ! Elle aussi n’a plus que des morceaux ternis de sa vie, elle aussi a perdu celui qu’elle aime et bouh bouh elle aussi a vu son père s’éteindre. Alors quoi ? Elle devrait avoir un passe-droit pour ça . Personne ne lui en avait donné à elle alors non désolé ce genre d’argument ne lui fait ni chaud, ni froid. Ça n’aurait sans doute pas été le cas si les choses s’étaient terminé autrement entre elles, mais c’est Maeve qui avait choisie de disparaître sans un mot, c’est Maeve qui avait filtré toutes ses tentatives pour comprendre, réparer ce qu’elle avait bien pu faire et dont elle ignorait tout et c’est encore Maeve qui l’avait lâchement abandonnée quand elle avait estimé qu’elle ne lui était plus d’aucune utilité. Alors non de la pitié, elle n’en avait plus. Pas pour elle en tout cas.

« Ou pour toute autre raison qui t'aidera à justifier la salope que tu es devenue. Fais ce que tu veux Laghari. Si tu penses pouvoir me prendre plus que je n'ai déjà perdu...tu sembles avoir les couilles pour faire ce genre de choses »

« Tu veux un mouchoir peut-être? C’est quoi une tentative pour m’attendrir?Elle fronce les sourcils d’un air perplexe. Tu peux me dire ce que tu veux Maeve, t’es pas plus à plaindre qu’une autre, tu crois que t’es la seule à avoir subi? Elle se retient puis se reprend, elle ne lui donnera pas la satisfaction de lui donner ne serait-ce que la plus petite information sur elle, elle a perdu ce droit il y a longtemps maintenant. Alors ta petite histoire à faire pleurer dans les chaumières c’est bien mignon, mais ça m’intéresse plus. Et ce dernier mot est choisi encore une fois avec soin, plus et non pas pas. Néanmoins et comme je te l’ai dit c’est ta décision alors je la respecterai, je dois dire que je m’attendais à un peu plus de jugeote de ta part, elle hausse les épaules mais les gens changent n’est-ce pas ! Elle lui adresse à présent un sourire. Oh et tu peux bien penser ce que tu veux de moi, tu ne connais rien de ma vie et c’était là encore TA décision ! Sur ce je connais le chemin merci et je te dis probablement à bientôt alors ! » Ainsi elle tourne les talons, bien décidé à exécuter ses menaces, tant pis pour le karma, elle n’en a déjà plus de toute façon.

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