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 For the love I'm trying to replace - ft Nat

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MessageSujet: For the love I'm trying to replace - ft Nat Mer 24 Mai - 0:56

►For the love I'm trying to replace ◄
Nat & Josef



Il n’a pas dormi de la nuit, erre tout simplement dans les rues, entre la haine et la peine.
Mains dans les poches, veste en cuir sur le dos, il se les caille un peu mais s’en fout. Les toutes premières lueurs du jour commencent à se pointer, il est courbaturé, fourbu, des douleurs le lançant à des endroits du corps qu’il ne connaissait même pas. Et si le combat avec ce sauvage, l’incarnation pure de la dérive, de la perte de soi et de la haine, lui a été salvateur sur le moment, voir quelques heures après, en cette seconde il ressent tous les effets négatifs de la soirée chaotique qu’il a passé.
Pourquoi se mettre dans des états pareils pour une nana ? Si elle n’avait été une parmi tant d’autre, autant dire qu’il serait passé à autre chose, l’aurai envoyé se faire foutre pour aller continuer son train de vie. Mais là, venant de Daya, c’était un coup de couteau dans dos et en plein cœur. Car au-delà du fait que ça soit elle qui est porté l’assaut, l’humiliation restait amère, violente. Il se sentait salit, manipulé. Un sale pion sur une vieil échiquier où Daya a menée son jeu, il doit l’admettre, d’une main de maitre.

Il la revoit encore face à lui, le visage noyé de larmes, expression perdu, désolé, dans le regard. L’image lui noue le ventre, lui tord le cœur, lui fait de la peine. Parce que malgré toute la colère et la déception qu’il éprouve à son égard, il réussit malgré tout à se sentir touché par son désespoir. Mais jamais il ne l’avouerait et surtout, jamais ça ne serait une excuse pour être plus conciliant, pour être plus compréhensif. Il ne veut pas chercher à savoir le pourquoi du comment, il ne veut pas savoir ce qu’il lui ait passé par la tête pour lui faire un coup de pute de cette envergure. Il n’en ai foutrement pas capable, pas maintenant.
Et cette pauvre Judith qu’il a malmenée alors qu’elle est elle-même victime de cette farce. Comment a-t-elle vécu la nouvelle de son côté ? Certainement aussi mal que lui. Il se demande qui de lui ou de Judith est le plus à plaindre.
Les deux, très certainement.

Mains dans les poches, il croise son reflet dans une vitrine d’un magasin d’électronique. Il a la gueule cassée, il ne s’en était pas rendu compte jusqu’ici. Il sentait bien la douleur dans sa mâchoire, la lancée dans l’arcade, se convertissant parfois en maux de tête mais il n’imaginait pas qu’il puisse avoir cette tronche. Arcade ouverte, œil légèrement gonflé, lèvre éclatée et un bleu déjà apparent sur la mâchoire que l’on voit malgré sa barbe de 4 jours. Il a le tee-shirt tâché de sang, dégueulasse de crasse après avoir chuter sur le sol un bon nombre de fois sous les coups. Le jean on en parle même pas. Un état pitoyable, un reflet qu’il ne reconnait pas.
Il ne se reconnait pas.
Josef se rend compte qu’en plus d’être physiquement fracassé, il l’est tout autant de l’intérieur. Il ne sait pas pourquoi il sent de vieux démons remontés le long de ses côtes douloureuses, de sa gorge serrée. Son identité envolée, ses proches inconnus, son quotidien oublié. Et maintenant cette femme venu lui écraser toute dignité d’un coup de talon.
Il étouffe, se sent soudainement oppressé. Comme ces nuits à l’hosto où il entrait soudainement en crise identitaire, ne contrôlant plus cette folie qui le gagnait à n’avoir qu’un néant à la place des souvenirs.
Et parmi ces douleurs, un visage surgit. Une évidence.

Le pompier se remet en route, essaie de se repérer mais même s’il est sortie de son coma depuis plusieurs mois, Chicago est bien trop grand pour qu’il ne se souvienne de toutes les rues, de tous les coins. Quelques mètres plus loin, il s’arrête à une bouche de métro et se plante devant un plan de métro où il trouve la station souhaitée rapidement. Il ne tarde pas, prend le tout premier métro de la journée qui le mène droit du côté de Southside.
Le soleil est déjà au rendez-vous lorsqu’il se présente devant la porte des Manning, petit déjeuner à la main. Il hésite une seconde avant de frapper. S’il y a bien une personne qu’il a envie de voir ce matin, c’est elle. Le seul visage qui lui a rappelé des sensations, des choses positives et qui, il le sait, saurait le remonter vers le haut. Et puis, tout simplement parce qu’il a besoin de Natalia. Ne serait-ce que d’être près d’elle, l’entendre parler à Eliott, la regarder s’occuper de son gamin comme la mère formidable qu’elle est.

Il opte pour quelques coups à la porte plutôt que de sonner, se demandant même si quelqu’un lui répondra vu l’heure qu’il est.
Et la porte s’ouvre… mais pas sur la personne qu’il pensait.

- Salut.
James se tient devant lui, fraichement habillé, douché. Faut croire qu’il n’est pas le seul à côtoyer l’aube. Désolé, j’sais qu’il est tôt. Est-ce que Nat est levée ?

Manning le détail, certainement surprit de voir le pompier débarquer si tôt et surtout la gueule en vrac, tâchée de sang.

- Ouais. Elle prépare Eliott, j’vais la chercher. Entre.

Josef l’aime bien ce type. Enfin, pour peu qu’il le connaisse. Disons qu’à partir du moment où il rend sa frangine heureuse, il n’a aucune raison de le détester. Pourtant, il ne loupe pas certains regards de James que le pompier n’arrive pas tellement à déchiffrer. Impossible de savoir si c’est de la méfiance ou tout autre forme d’incertitude.
Josef le remercie d’un geste de la tête alors que James quitte le couloir pour aller chercher sa femme. La fatigue s’abat soudainement sur les épaules du pompier, ses yeux le brûlent d’épuisement et il étouffe un bâillement dans le creux de son poing.
Bâillement qui lui arrache un râle de douleur. Fais chier tiens.
Il entend les pas feutrés de Natalia s’approcher alors qu’il est adossé contre l’évier de la cuisine, se faisant la réflexion qu’il aurait pu au moins essuyer un peu plus proprement le sang séché sur son visage…

- Désolée de débarquer à l'improviste et si tôt. Elle est là, dans l’encadrement de la cuisine et son cœur se soulage instantanément à la vue de la personne qui lui est certainement le plus proche. Mais j’ai ramené le petit Dej’ pour m’faire pardonner.

Pardonner de lui imposer sa présence aussi tôt le matin mais surtout de lui imposer une tronche comme la sienne. Une tronche à faire peur.

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MessageSujet: Re: For the love I'm trying to replace - ft Nat Jeu 1 Juin - 22:44

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Δ  Natalia & Josef



C’est le cri tonitruant de son fils suivi de ses pleurs déchirant qui avait sorti Natalia du sommeil profond dans lequel elle était plongée. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine et ses yeux s’étaient ouverts avec précipitation, tout à fait le genre de réveil brutal auquel elle ne semblait pas réussir à s’habituer, quand bien même ils étaient plus que récurrents ces derniers mois. Elle se roula contre son mari qui s’était lui aussi réveillé…difficile de faire autrement en même temps. « J’y vais. » lui dit-elle dans un soupir, se frottant les yeux en se relevant péniblement. La jeune femme se met sur ses jambes et se dirige vers la chambre du petit garçon qu’elle entend l’appeler entre deux sanglots, lorsqu’elle pénètre dans la chambre, celle-ci est baignée dans la faible lumière de la veilleuse accroché au mur et Eliott est recroquevillé dans ses draps le visage luisant de larmes. Elle s’empresse alors évidemment de le rejoindre et de le prendre dans ses bras pour le rassurer et le calmer. « Tout va bien mon trésor, c’était juste un cauchemar. » La Serbe le berce lentement tandis que le petit essaye tant bien que mal de s’exprimer, elle passe une main sur son front trempé et dépose un baiser sur le sommet de sa tête. « Shhhh, c’est rien, maman est là maintenant. » Il continue de pleurer, mais la pièce devient lentement silencieuse et elle le sent respirer à vive allure contre sa poitrine, elle le rallonge et reste de longues minutes près de lui, son coeur se brise un peu de le voir dans cet état et elle se sent tout bonnement impuissante, certes la psychologue qu’il voyait depuis maintenant presque trois mois les avait prévenus que les séances risquaient dans un premier temps de provoquer chez lui un comportement erratique et des terreurs nocturnes plus intenses et clairement, elle n’avait pas exagéré la chose. Il est difficile de dire si elle s’inquiète plus de l’un ou de l’autre, le cumul rend son jugement difficile, tout comme le manque de sommeil que son enfant lui impose ces derniers temps et si James n’était pas là pour s’en occuper la moitié du temps, elle serait probablement dans un état plus que désastreux. Lorsque que finalement, les yeux du petit garçon commence à se fermer, Natalia esquisse un mouvement pour se relever, mais il se remet à chouiner, elle s’arrête donc immédiatement, désireuse de pouvoir retourner se coucher sans avoir à se relever d’ici cinq minutes. « Maman, tu restes avec moi siteuplait ? Je veux pas rester avec eux tout seul. » Finit-il par lui dire en lui adressant de grands yeux suppliants, la jeune femme fronce légèrement les sourcils, surprise par la fin de sa phrase. « Qui eux ? Y a personne d’autre que nous et papa à la maison mon coeur. » La lèvre inférieure du blondinet se met en mouvement, menaçant d’une nouvelle crise de larmes, alors elle décide pour y parer de s’allonger auprès de lui, ramenant le corps chaud de son petit garçon contre le sien. « C’est les autres enfants maman, ceux qui sont morts à noël, j’aime pas, il me font peur avec les monstres » Son sang se glace d’effroi et elle peine à déglutir, les propos qu’il tient sont tout bonnement terrifiants et elle ne sait sur le moment pas vraiment quoi répondre à ca... « Ce sont juste de mauvais rêves Eliott d’accord ? Il n’y a pas de monstres et pas d’enfants et tu sais pourquoi ? Parce que papa et maman sont là pour te protéger et ils ne peuvent pas venir te faire de mal, parce qu’ils existent juste là-dedans. Elle tapote gentiment son doigt contre la tempe de son enfant et lui adresse un sourire rassurant. Alors quand ils viennent dans tes rêves, il faut que tu te concentres très fort sur quelque chose qui te rend heureux, tu crois que tu peux faire ca ? » Il l’écoute attentivement et hoche lentement la tête. « Ca peut-être Fish qui me rend heureux ? » Elle laisse échapper un rire réjoui. « Oui ca peut-être Fish mon trésor ! Elle dépose un baiser sur son nez et remonte la couverture sur lui. Allez, on essaye de dormir maintenant, maman reste avec toi. »

***

Elle s’affère dans la cuisine, les gestes sont bien rôdé et fort heureusement parce qu’elle se sent plus fatiguée encore qu’avant d’aller se coucher, d’autant plus que ce matin, il avait été nécessaire de se lever plus tôt que prévu pour cause de sortie scolaire au musée d’histoire naturelle, programme qui cela va sans dire rendait Eliott plus qu’excité. James était venu la réveiller alors qu’elle s’était finalement résigné à dormir dans le lit de son fils, ce qui n’avait rien de très confortable, mais au moins elle n’avait pas eu à se relever au cours de la nuit, elle s’était ensuite préparée avant de s’acquitter de la préparation du petit-déjeuner. Son mari avait fini par la rejoindre, l’attrapant par la taille pour la ramener contre lui et obtenir un peu plus d’infos sur ce qui avaient terrorisé leur fils cette nuit, elle lui avait fait un topo global et la conversation avait vite trouvé sa limite chacun d’eux étant un peu démuni face au comportement à adopter. « Peut-être que tu devrais ramener cte sale bestiole ici. Elle lève un doigt menaçant devant lui. Et non ca m’enchante pas, mais peut-être que ca aiderait avec les terreurs nocturnes. » Le sourire victorieux de James lui fait secouer la tête à la négative contrastant avec celui qui s’affiche également sur ses lèvres. « Je savais que tu résisterais pas longtemps, il est trop mignon. » La Serbe roule des yeux tandis que son mari enroule ses bras autour de sa taille « Non, il est pas mignon et je te préviens-je m’en occuper pas, tu te débrouilles avec ! » Ajoute-t-elle finalement avec un air sérieux. « Deal ! » lui répond son mari avant de l’entraîner dans un baiser.

« Maaamaaan » Natalia s’écarte de James et hausse les épaules. « Dommage pour toi. Elle lève un sourcil. le devoir m’appelle ! »
« Ce n’est que partie remise de toute façon ! Et il a l’air bien sûr de lui. Vas-y, je m’occupe de son petit-déj ! »

***

« Josef est là. »
Natalia se redresse et jette un coup d’œil surpris à son mari. « À cette heure ? » Le motard lève les épaule, visiblement pas plus avancé qu’elle. « Oncle Josef !!! » Se met à sautiller Eliott la tête à peine sortie du pull que sa mère vient de lui enfiler. « Nope, toi, tu reste avec moi, on finit de se préparer. Natalia le regarde avec un air interrogateur. « crois moi » lui dit-il alors dans le silence le plus total. La serveuse se dirige alors vers son salon et aperçoit la silhouette du pompier dans sa cuisine et à mesure qu’elle s’approche, elle comprend pourquoi son mari à préféré gardé le petit à l’écart, car oncle Josef fait littéralement peine à voir, le visage marqué et du sang séché sur les bords de son visage et ses vêtements. Elle se renfrogne presque instantanément. « Désolée de débarquer à l'improviste et si tôt… Mais j’ai ramené le petit Dej’ pour m’faire pardonner. »

« Bon dieu Josef, qu’est-ce qui t’es arrivé ?? Elle franchit les quelques mètres qui les séparent encore et attrape le menton du pompier entre ses doigts pour regarder son visage, c’est le genre de blessures qu’elle connaît bien pour les avoir vues à de nombreuses reprises sur son inconscient de mari. Tu t’es battu avec un mur ou quoi ? » Elle relâche son emprise et pose ses poings sur ses hanches, attendant une réponse que finalement, elle ne lui laisse pas vraiment le temps d’apporter. « Ramène-toi à la salle de bains, je dois avoir de quoi limiter les dégâts et hors de question que mon fils te voit dans cet état ! » Elle prend presque immédiatement la direction de la salle d’eau et laisse Josef y entrer. Je vais aller te chercher un t-shirt. Les serviettes sont sous l’évier. » Elle récupère alors un t-shirt dans le placard de son mari et le rejoint dans la chambre de leur fils pour lui demander de le déposer à l’école avant de rejoindre le pompier. « Tiens ! » Elle lui tend le vêtement et reste le regard fixé sur son visage franchement amoché. « Alors ? il s’est passé quoi ? »

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MessageSujet: Re: For the love I'm trying to replace - ft Nat Ven 7 Juil - 0:21

- Bon dieu Josef, qu’est-ce qui t’es arrivé ??

Rien et un tas de choses à la fois. Il a été bien trop con de se présenter ici dans cet état alors qu’Eliott se trouve dans la pièce d’à côté et que le gamin est déjà suffisamment traumatisé par ce qu’il s’est passé dernièrement. C’est pas comme si Josef n’était pas au courant de tout ça… Mais à l’aube du jour, le cœur en miette, la fierté souillée et l’humiliation pour seule compagnie, il n’a tout simplement pas su quoi faire d’autre que de venir voir sa meilleure amie de toujours, sa sœur, la seule personne qui arrive aujourd’hui à lui faire sentir qu’il n’est peut-être pas totalement paumé dans ce monde qu’il ne reconnait plus tellement. Il a besoin de Natalia, aussi égoïste que cela puisse être de sa part.
En attendant, la jeune serbe saisit le menton de son ami entre ses doigts fins pour observer la moindre microcoupure qui orne son visage désormais abîmé et gonflé à certains endroits. Josef grimace légèrement et ravale la douleur pour lui faire face, un pauvre sourire sur les lèvres.

- Tu t’es battu avec un mur ou quoi ?

Un vieux mur plutôt résistant et surprenant ouais.
Pas qu’il sous-estimait son adversaire mais Elijah s’est retrouvé bien plus à la hauteur qu’il n’aurait pu le penser. Cette animalité dans ce regard, cette rage qu’il mettait dans chacun de ses gestes savamment calculés et précis, Josef ne les avait pas vu venir mais ne les a pas regrettés pour autant.

- Ramène-toi à la salle de bains, je dois avoir de quoi limiter les dégâts et hors de question que mon fils te voit dans cet état !

Il comprend, acquiesce, ne bronche même pas. Natalia manifeste une colère à son égard qui n’en est pas vraiment une, bercée également par l’inquiétude de savoir ce qu’il s’est passé et pourquoi son ami d’enfance frappe à sa porte dans cet état. Malgré cela, il la trouve attendrissante, trouvant en quelques instants tout ce qu’il recherchait en venant ici. Le simple fait de voir la jeune femme apaise ses maux même s’il n’en dit rien. Le vide qui s’est creusé depuis qu’il a compris que Daya n’était qu’une petite garce manipulatrice ne cesse de s’ouvrir, agrandissant la brèche sanguinolente mais surtout acide d’amertume.

- Je vais aller te chercher un t-shirt. Les serviettes sont sous l’évier.
- Merci.

… Est la seule chose qu’il trouve et réussit à dire pour l’instant, maintenant qu’il se trouve dans la salle de bain dont la lumière lui agresse la rétine. Yeux plissés, paupières brûlante, Josef s’observe dans la glace pour constater les évidents dégâts.

- Nom de dieu.

Entre une vitrine et une glace, le résultat n’est effectivement pas le même. Pas qu’il ne se reconnaisse plus mais force est de constater qu’il va en garder les stigmates pendant quelques jours, voir, quelques semaines.
Il se penche et sort une serviette noire de sous l’évier qu’il humidifie pour ensuite tenter de nettoyer le sang sur son visage, tout en étouffant quelques jurons douloureux. Maigre punition pour avoir voulu jouer au Warrior pour une femme qui lui a fait mordre la poussière de la trahison.
Natalia revient rapidement, Josef tentant toujours de se débarbouiller sans trop souffrir.

- Tiens !

Il saisit le tee-shirt de nouveau face à son amie mais ne l’enfile pas tout de suite, subissant le regard analytique de Natalia.

- Alors ? il s’est passé quoi ?

Avant les plaintes, avant les confidences : les explications. Et ce n’est que devant le fait accompli que Josef se dit que ça n’est peut-être pas la meilleure idée du siècle que devenir ici. Natalia est bienveillante, toujours présente pour son frère amnésique, certes… mais Josef n’est pas certain que cette bienveillance durera bien longtemps lorsqu’elle apprendra qu’il s’est de lui-même frotter à un type pour se faire volontairement dérouiller la gueule.
Tout ça pour une femme, en plus de ça.
Il hésite quelques secondes, sourcils légèrement froncés, tapotant le tee-shirt dans la paume de sa main.

- Tu te souviens du film Fight-Club ?

Oui, elle s’en souvient, il en est certain. Et comment lui-même réussit à s’en souvenir ? Pas de miracle, il l’a tout simplement visionné il y a peu sous les conseils d’Aaron, ce dernier lui ayant raconté qu’ils se l’étaient mater tous les trois plus jeunes.

- Bah voilà.

Bah voilà quoi ? Il marque une pause avant de reprendre.

- J’ai trouvé des types dans une espèce de cave avec ce concept-là, j’y suis aller pour voir puis j’ai finalement fait un combat. Juste un seul.

Comme si ça allait changer quelque chose aux yeux de Natalia qu’il en ait fait un ou dix…

- J’avais pas prévu de tomber sur un type aussi coriace. Et bien plus vieux que moi en plus de ça.

Il tente une trace d’humour qui tombe à l’eau, la jeune serbe n’ayant certainement pas envie de rire en apprenant que son abruti de meilleur ami a été se faire volontairement fracasser la gueule. D’ailleurs, il prend soin de raconter son histoire à l’envers, ne mentionnant pas tout de suite Daya et ce jeu qu’elle a si bien mené sans qu’il ne se rende compte de quoi que ce soit. L’humiliation est encore trop vive, lui colle une boule dans la gorge. Blessé et plus en colère que jamais, il ne sait pas par où commencer pour lui expliquer à quel point il se sent terriblement con, brutalement seul et vide. C’est comme refaire face à ce mur de plomb qu’il n’a jamais réussi à franchir, tous ses souvenirs derrière dont il n’en verrait plus jamais la couleur.
Et il n’a de toute façon pas le temps d’enchainer, de prendre le temps de le lui expliquer que Natalia réagit aussitôt à l’inconscience de son abruti de Josef.

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MessageSujet: Re: For the love I'm trying to replace - ft Nat Mar 25 Juil - 6:47

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Δ  Natalia & Josef



« Tu te souviens du film Fight-Club ? »

Elle lève un sourcil et croise les bras sur sa poitrine et c’est ainsi la seule réponse qu’elle lui apporte, parce que la sienne n’en est pas une et qu’il est bien trop tôt selon elle pour faire des subtilités, surtout dans l’état dans lequel il se trouve. « Bah voilà. » Si c’est de l’humour, ca ne le fait pas rire du tout et si c’est là son explication, il allait clairement falloir qu’il trouve beaucoup mieux que ca…Encore une fois, elle ne bronche pas et se contente de lui jeter un regard à la fois dubitatif et impatient, il allait falloir qu’il passe à table, et cela, incessamment sous peu si il ne voulait pas voir les gestes bienveillants de la Serbe tourner au vinaigre.

« J’ai trouvé des types dans une espèce de cave avec ce concept-là, j’y suis aller pour voir puis j’ai finalement fait un combat. Juste un seul. »

Et la suite n’est pas vraiment pour lui plaire, des combats de rue ? Sérieusement ? Ca ne lui ressemblait pas vraiment, mais tant de choses avaient changés le concernant et si elle ne s’était pas entièrement adapté au nouveau personnage qu’il représentait, c’était là un enchaînement d’actions qu’elle n’aurait su anticiper, voir même, envisager. Sa bouche s’arrondit sous la surprise, tandis que le pompier joue la carte de l’humour, ce qui tombe bien évidemment à plat, il serait difficile de faire autrement quand le visage qui nous fait face est tuméfié de la sorte.

« Est-ce que tu plaisantes ? » Elle déplace ses bras et pose fermement ses poings sur ses hanches, elle réalise alors que le volume sonore qu’elle vient de laisser échapper risque fort bien d’attirer l’attention pas seulement de son mari, qui soit dit en passant ne s’en étonnerai guère, ayant été le premier témoin de la situation, mais surtout celui de son fils qu’elle ne souhaite pas ne serait-ce qu’inquiéter. Elle marque donc une pause avant de prendre une inspiration et de continuer sur un ton nettement moins élevé. « Depuis, quand tu te comportes comme le dernier des abrutis hein ? Ca va pas ou quoi putain Josef ! Non seulement, tu te mets en danger consciemment, mais en plus, tu viens chez moi dans cet état pour faire quoi ? des traits d’humour ? Est-ce que ta perdue l’esprit ? Je te rappelle que j’ai un enfant de six ans dans la pièce d’à côté et que la dernière chose dont il a besoin, c’est d’assister à ce genre de spectacle et encore moins de se retrouver avec un oncle défiguré, blessé ou pire encore ! Et moi ? tu veux qu’on parle de moi ? Oui parce qu'apparemment toi ca te paraît sensé alors bon! Tu crois pas que j’ai assez dégusté dernièrement ? Faut aussi que je m'inquiète pour toi maintenant ? Elle pousse un soupir agacé et secoue la tête à a négative de façon répétée. C’était bien la dernière chose dont elle avait envie de s’inquiéter, jusqu’ici elle n’avait jamais vraiment rencontré ce genre de problème avec lui, c’était plutôt le terrain de son mari et honnêtement elle estimait que c’était déjà bien assez à gérer pour en plus devoir se faire un sang d’encre pour Josef. Force était de constater que cette époque était désormais révolue et qu’il ne lui laissait guère le choix. La prochaine fois que t’as envie de te défouler, tape dans un sac et réfléchie un peu bordel ! » Elle ne lui laisse pas vraiment de répit, c’est vrai, mais l’inquiétude à laisser place à la colère et si de toute évidence ca ne le gêne pas plus que ca d’aller se faire tabasser au coin d’une rue, tous les moyens sont bon pour lui ouvrir les yeux, quitte à user de son enfant pour éclairer la lanterne visiblement éteinte de son meilleur ami. La jeune femme s’approche de lui et lui ôte sans ménagement la serviette qu’il tient entre ses mains. « Assied toi. » Oui, parce qu’il fait approximativement trois têtes de plus qu’elle et qu’elle ne risque pas de pouvoir faire grand chose si ils restent tous les deux plantés de la sorte. Natalia ouvre le robinet et passe sa main sous l’eau pour ne l’en retirer que lorsque son contact s’avère tiède. Elle y glisse alors le coin de la serviette avant de refermer l’arrivée d’eau et de se diriger vers son ami qui entre-temps s’est exécuté sans demander son reste. Elle s’applique ensuite à le débarrasser du sang sécher qui couvre les plaies qui bardent son visage, ignorant les crispations que cela provoque chez lui. « T’as mal ? C’est bien fait ! » Elle s’arrête et le regarde un instant croisant son regard qu’elle soutien sans faille avant de se remettre au travail précautionneusement, restant silencieuse, préférant le laisser parler, plutôt que d’avoir à lui soutirer le pourquoi du comment, elle sait qu’il a bien compris ce qu’elle pensait de tout ca à présent.

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MessageSujet: Re: For the love I'm trying to replace - ft Nat Mer 9 Aoû - 13:46

- Est-ce que tu plaisantes ?

Il a tenté de le faire oui mais l’effet est retombé comme un soufflet, le visage de Natalia traduisant suffisamment le choc mais aussi le mécontentement d’apprendre que son abruti de meilleur ami a été se frotter à des mecs pas nets juste histoire de se prendre des torgnoles dans la gueule. Le ton monte et ça suffit à Josef pour grimacer, redoutant l’incendie Manning.

- Depuis, quand tu te comportes comme le dernier des abrutis hein ? Ca va pas ou quoi putain Josef ! Non seulement, tu te mets en danger consciemment, mais en plus, tu viens chez moi dans cet état pour faire quoi ? des traits d’humour ? Est-ce que ta perdue l’esprit ? Je te rappelle que j’ai un enfant de six ans dans la pièce d’à côté et que la dernière chose dont il a besoin, c’est d’assister à ce genre de spectacle et encore moins de se retrouver avec un oncle défiguré, blessé ou pire encore ! Et moi ? tu veux qu’on parle de moi ? Oui parce qu'apparemment toi ca te paraît sensé alors bon! Tu crois pas que j’ai assez dégusté dernièrement ? Faut aussi que je m'inquiète pour toi maintenant ?

C’est ce qu’il appellerait une énorme claque dans la gueule. Elle n’est pas physique mais est tout aussi douloureuse que si ça avait été le cas. En quelques mots, Natalia lui remet les idées en place en lui rappelant que de 1) Ses problèmes de cœur face à un gamin de 6 ans qui risque d’être choqué pour des semaines de voir son oncle dans cet état, n’a aucune importance. Un point pour elle. Que de 2) qu’il aurait mieux fait de fermer sa gueule, de ne pas trop la ramener parce que vu les circonstances, l’humour on en a rien à péter. Deuxième point pour elle. 3) Natalia a suffisamment mangé chaud avec les derniers évènements entre Décembre et ce qu’il s’est passé lors de cette soirée pour qu’il ne vienne avec ses petits problèmes à la con. Troisième et dernier point pour elle.
Conclusion ? Il venait de se comporter comme le pire des connards égoïste en moins de cinq minutes. A tel point qu’il ne trouve absolument rien à redire, fermant sa gueule malgré son air renfrogner de celui qui est blessé, voir vexé. Mais il ne l’ouvre pas parce que sa sœur à raison sur toute la ligne, tout simplement.

- La prochaine fois que t’as envie de te défouler, tape dans un sac et réfléchie un peu bordel !

Ca n’aurait pas été suffisant mais ça, il doute que Natalia le comprenne. La lassitude l’étreint soudainement, lui enlevant tout courage pour se débattre ou ne serait-ce qu’essayer de se défendre. Défendre de quoi ? Quand t’as joué au con, t’assumes mon vieux.
Natalia lui arrache sans ménagement la serviette qu’il tenait entre les mains en lui donnant l’ordre de s’asseoir. Le pompier ne bronche pas avant de prendre position sur le rebord de la baignoire, évitant soigneusement le regard de son amie. Par honte, culpabilité et agacement contre lui-même. Il venait de redescendre de son petit nuage de colère en quelques phrases et la chute n’était pas forcément agréable.
Elle lui essuie le sang séché à l’aide d’un morceau de serviette imbibée d’eau tiède et il ne peut contrôler les crispations de son visage tant la douleur est insidieuse et aiguë à certains endroits.

- T’as mal ? C’est bien fait !

Leur regard se croise, s’affronte mais aucun mot n’est formulé. Josef finit par clore les yeux et d’inspirer profondément, se laissant faire sans broncher, encore une fois. S’il y avait bien une personne capable de le refoutre à sa place, c’était bien Natalia. Depuis le temps qu’ils se connaissaient, ça n’avait rien d’étonnant et elle est d’ailleurs la seule à pouvoir se vanter d’être encore dans les souvenirs de Josef. Il ne se souvient pas d’évènements précis mais n’a rien perdu de son affection pour elle, ayant conservé tout l’amour à son égard sans avoir eu l’obligation de retravailler leur lien. Il sait qu’il tient à elle, qu’ils sont liés par quelque chose de plus fort qu’une simple amitié, proche d’une fraternité profonde et sincère.

- Eh doucement ! Il se retire vivement de la main de Natalia, grimaçant de douleurs. Je sais que j’ai merdé mais c’est pas une raison pour te venger sur ma gueule d’handicapé.

Il croise de nouveau son regard pour constater qu’elle n’a pas décolérer de ce qu’il lui a dit. Il est loin le Josef de tout à l’heure qui fanfaronnait comme un abruti.
Le pompier pousse un soupire et se laisse de nouveau faire.

- Je suis désolé, ok ? Ça ne suffira pas à te faire arrêter de grogner mais c’est vrai, je suis désolé.

Il lève un œil d’excuse vers elle avant de poursuivre.

- J’ai merdé, j’ai pété les plombs j’ai pas forcément d’excuses mais même si j’aurai dû réfléchir dix fois avant de me pointer d’ici, je savais pas quoi foutre d’autre. J’avais besoin de te voir, de te parler. Il grimace en silence sous une énième douleur qui lui rappelle la violence des coups qui lui ont été attribués. J’crois qu’il m’arrive encore de flipper de perdre contacte avec la réalité, j’sais pas comment expliquer.

Il n’a pas tellement de mot pour décrire ce qui lui est tombé sur la gueule après qu’il soit passé chez Daya. Le toubib lui a dit qu’il ne devrait plus rencontrer le moindre problème de crises désormais, qu’il était au moins totalement guéri à ce niveau-là grâce à la rééducation et à quelques séances chez le psychiatre des pompiers. Pourtant, cette nuit Josef a clairement eu l’impression d’un gouffre sous ses pieds, un vide intersidéral qu’il ne savait pas comment combler si ce n’est que par la violence.

- Daya s’est foutu de ma gueule. Dans tous les sens du terme. On s’est rendu compte avec une amie qu’elle sortait et flirtait avec nous deux, en même temps. Sans savoir que l’on se connaissait.

Il lâche un juron marmonné, suivant un soupir de mépris. Josef était profondément blessé mais surtout humilié, encore nerveux.

- J’ai été régler mes comptes avec elle et c’est après que j’ai péter les plombs. J’en sais rien, c’est un peu flou mais c’est comme si j’avais eu besoin de ça pour me remettre les pieds sur terre avant de n’être déconnecté.

Il hausse les épaules, ses deux mains accrochées sur le rebord de la baignoire, se sentant terriblement con mais aussi vulnérable. Sentiment qu’il n’apprécie absolument pas en cette seconde.

- Bref, j’suis désolé. J’aurai dû te prévenir avant de débarquer ici à l’improviste.

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MessageSujet: Re: For the love I'm trying to replace - ft Nat Lun 28 Aoû - 5:49

For the love I'm trying to replace

Full of broken thoughts I cannot repair
Beneath the stains of time the feelings disappear

Δ  Natalia & Josef




Visiblement il n'apprécie plus autant la douleur que quand il se faisait joyeusement cogné sur la tronche, c'est bien dommage pour lui parce que Natalia n'en a prestement pas grand-chose à faire. Elle est parfaitement consciente de ses gestes qui sont clairement mesurés, pas franchement pour lui faire passer un quelconque message bien que cela puisse être le cas, mais plutôt pour lui faire payer sa bêtise quelques minutes de plus. Il se recule et pinaille et elle plante son regard dans le sien, figeant son geste dans l'espace, clairement pas ni touché, ni apaiser par ses tentatives pour calmer le jeu, c'est un peu tôt pour ça et il ne lui donne pour l'instant aucune réelle raison de le faire, tout du moins estime t-elle. Il finit par pousser un soupir et se redresser pour qu'elle puisse continuer à nettoyer les plaies qui barrent son visage. Elle lui tourne un instant le dos et rallume le robinet pour humidifier de nouveau la serviette qu'elle tient entre ses mains. « Je suis désolé, ok ? Ça ne suffira pas à te faire arrêter de grogner mais c’est vrai, je suis désolé. »

Non effectivement ça ne suffira pas, elle tourne son regard vers lui qui affiche un air un peu penaud, mais elle n'est pas encore tout à fait prête à lui faire de grand sourire et à lui coller une tape dans le dos. Elle termine ce qu'elle est en train de faire tandis que le pompier se lance dans des explications cette fois-ci un peu plus poussées et vient le rejoindre pour continuer à soigner ses blessures. « J’ai merdé, j’ai pété les plombs j’ai pas forcément d’excuses mais même si j’aurai dû réfléchir dix fois avant de me pointer d’ici, je savais pas quoi foutre d’autre. J’avais besoin de te voir, de te parler. Oui bon s’il la prend par les sentiments aussi elle ne risque pas de faire passer un quelconque message pour le décourager de recommencer. J’crois qu’il m’arrive encore de flipper de perdre contact avec la réalité, j’sais pas comment expliquer. » Elle pousse un soupir, mais ne répond pas, pour autant ses gestes semblent s'adoucir progressivement l'encourageant sans doute à poursuivre. Elle peut comprendre qu'il se sente peut-être perdu ou tout du moins un tant soit peu désorienté, qui ne le serait pas dans sa situation ? Bien sûr le pus dur est derrière lui et sa santé n'est plus en péril, mais il est toujours sujet à ce trou béant dans son esprit, au manque de toutes ces choses qui avaient forgé son caractère, sa personnalité et ses choix de vie…aujourd'hui il ne pouvait en quelque sorte que les subir sans les avoir véritablement choisis et elle imagine que cela doit être parfois pesant et perturbant pour le trentenaire.

« Daya s’est foutu de ma gueule. Dans tous les sens du terme. On s’est rendu compte avec une amie qu’elle sortait et flirtait avec nous deux, en même temps. Sans savoir que l’on se connaissait. » Elle se stoppe dans son geste et le regard avec un air ahuris, quoi ? Elle n’était pas très sûre d’avoir compris ce qu’il venait de lui dire. Il lâche un juron et ses traits se renfrognent immédiatement, laissant apparaître un mélange de colère et de profonde tristesse, à moins que ce ne soit de la déception, probablement un mélange des trois. Il continue et justifie ainsi ce qui l’avait conduit à agir de la sorte, à vider son esprit et exorciser sa colère au travers de ses poings, elle comprend un peu mieux sans doute, même si rien de tout ça ne lui semble suffisant pour véritablement oublier le visage tuméfié qu’elle s’applique à nettoyer. « Bref, j’suis désolé. J’aurai dû te prévenir avant de débarquer ici à l’improviste. » A bien y réfléchir, elle ne pouvait pas vraiment le blâmer surtout pas quand à peine quelques semaines avant elle menaçait cette pétasse de serveuse de lui péter la gueule si elle s'approchait encore d'un peu trop près de son mari, sans compter qu'elle n‘avait pas franchement été très tendre avec ce dernier non plus…enfin bon elle n'avait pas non plus été jouer les wonderwoman dans un combat de rue. « Attend elle a quoi ? Est-ce que t'a dit UNE copine ? Elle fronce les sourcils. Depuis quand Daya est bi ? C'est nouveau ça, bon d'accord c'est pas comme si elles se connaissaient très bien, mais elle l'avait suffisamment fréquenté quand elle vivait chez Josef pour justifier d'être surprise par cette révélation, bien que bon peut-être que c'était déjà le cas, mais qu'elle ne l'avait simplement pas révélé. Natalia reste tout de même un peu perplexe, elle n'aurait pas imaginé que la flic puisse être ce genre de personne, mais les gens changent fallait-il croire. Elle pousse un soupir et finit par s'asseoir à côté de lui. Ecoute je suis désolée. Elle laisse retomber la serviette sur ses genoux. Je comprends que ça t'ait mis hors de toi, je sais à quel point elle compte pour toi et…si j'avais été dans cette situation à ta place j'aurai sûrement tué James alors ! La jeune femme hausse les épaules. J'étais d'ailleurs pas loin y a quelques temps alors ce serait malvenu de ma part de te juger, mais putain la prochaine fois que tu te sens comme ça, appelle-moi au lieu d'aller jouer les malin dans des streetfight. Elle se tourne vers lui et lui adresse un regard menaçant. Si t'as besoin que je te botte le cul y a pas de soucis Josef ce sera avec plaisir! Elle hausse les sourcils et le fixe une seconde avant de lui coller son poing dans l'épaule. Et… »

« Nath ! »
Elle lève son index vers le pompier. « Toi tu restes ici ! » puis part rejoindre le couloir d’où son mari vient de l’appeler, en prenant bien soin de refermer la porte derrière elle.
« J’emmène Eliott à l’école. »
« Je veux voir tonton Josef moiiii » Natalia adresse un sourire à son fils puis s'accroupie pour se mettre à la hauteur de son petit garçon. « Tonton Josef est malade mon trésor, tu ne peux pas le voir sinon tu vas attraper ses microbes ! Elle lui adresse une grimace. Mais il a promis que dès qu'il ira mieux tu pourrais aller passer TOUT un week-end avec lui (elle prend bien soin de hausser le ton pour être sûre que le balafré l'entende) et vous ferez tout ce que tu as envie d'accord ? » Un large sourire se peint sur le visage de l'enfant. « Ouiiiiiiiii » Sa mère laisse échapper un rire amusé. « Ahah vient me donner un baiser maintenant. » Il s’exécute immédiatement. « Et moi j’ai le droit d’en avoir un aussi maman ? Elle secoue la tête à la négative avec un sourire et vient coller un baiser sur les lèvres de son mari. Tout un week-end hein ? Elle lui adresse un sourire et il se met à rire. Ca va aller ? »

« Oui t'inquiètes pas, je t'appelle plus tard okay. » Elle re-dépose rapidement ses lèvres sur les siennes avant de leur souhaiter une bonne journée et de les regarder partir. Une fois la porte refermer sur sa famille, elle ouvre de nouveau, celle de la salle de bain. « Allez grand malin on passe dans le salon ! » Elle s'avance dans la pièce récupère de quoi désinfectez et panser ses plaies et le rejoint dans la pièce principale où il s'était installé. « Bon alors elle t'as sortie quoi comme excuse ? »

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MessageSujet: Re: For the love I'm trying to replace - ft Nat Sam 16 Sep - 17:04

- Attend elle a quoi ? Est-ce que t'a dit UNE copine ? Depuis quand Daya est bi ?

Josef arque un sourcil, regardant Natalia d’un air passablement surprit.

- Sérieux ? C’est tout ce que tu retiens quand j’te dis ça toi ?

Il grimace aussitôt pour avoir prononcé ces paroles qui lui arrache une énième douleur sur le coin du visage. Sûrement une autre punition pour avoir débarqué ici sans prévenir avec sa gueule de Légo.
Et à bien y réfléchir, la réflexion de Natalia était loin d’être anodine. Depuis quand Daya avait-elle des attirances pour le même sexe qu’elle ? Josef n’a aucun souvenir de ce détail avant de prendre conscience que de toute façon, il n’a plus souvenir de rien. Il a certainement dû le savoir avant son accident et ne pas avoir l’occasion de l’apprendre de nouveau jusqu’à aujourd’hui de la plus jolie des manières …

Perdu dans ses pensées, il ne vit pas tout de suite sa meilleure amie s’assoir à ses côtés.

- Ecoute je suis désolée.

Il balaie d’un geste mou ses mots. La personne qui devait le plus s’excuser dans cette pièce, c’était lui et il en avait parfaitement conscience.

- Je comprends que ça t'ait mis hors de toi, je sais à quel point elle compte pour toi et…si j'avais été dans cette situation à ta place j'aurai sûrement tué James alors ! J'étais d'ailleurs pas loin y a quelques temps alors ce serait malvenu de ma part de te juger, mais putain la prochaine fois que tu te sens comme ça, appelle-moi au lieu d'aller jouer les malin dans des streetfight. Si t'as besoin que je te botte le cul y a pas de soucis Josef ce sera avec plaisir!

Il n’a ni le temps de lui en demander plus sur cette histoire avec James, ni quoi que ce soit d’autre d’ailleurs qu’ils furent interrompus par la voix de son mari, à l’extérieur de la salle de bain. Josef s’apprête à se lever, peut-être par réflexe, il n’en sait trop rien mais se fait bien vite stopper par Natalia qui lui ordonne de ne pas bouger de sa place.
Il abdique, poussant un soupire lasser. C’était bien fait pour sa gueule. Imaginait-il un seul moment de pouvoir voir Eliott avec cette tronche ? Bien sûr que non. Pas après les traumatismes que le petit a vécu à Noël dernier et même si quelques mois le séparent maintenant de l’attentat, ça ne change rien au fait qu’il ait été profondément marquer.
Comme beaucoup d’entre eux, d’ailleurs. Lui le premier où, certaines nuits, il se retrouve face à des cauchemars qu’il aurait aimé plus que tout oublier.

Il se redresse pour se planter de nouveau devant la glace et constater les dégâts maintenant qu’il avait l’impression d’être plus lucide. Ces derniers allaient le marquer pour plusieurs jours et il devait trouver de quoi mentir à son entourage et notamment à ses collègues concernant ces bleus. Ou il pouvait tout simplement ne rien dire, c’était également une option.

- Je veux voir tonton Josef moiiii.

Les mots d’Eliott le sorte de son observation et il vient coller son oreiller près de la porte… Chose inutile vu que pour la suite, Natalia semble prendre un soin tout particulier à articuler chacune de ses paroles et à parler suffisamment fort pour que Josef entende et surtout saisisse le message suivant : Il devra garder Eliott tout un weekend où le gamin pourrait faire tout ce qu’il veut. Là est sa « punition » pour se faire certainement pardonné de son geste de ce matin…
Si c’était le « mal » à payer pour ça alors, il signait tout de suite. Garder Eliott n’avait jamais été un soucis et l’idée de l’avoir un weekend l’enchanterait s’il n’avait pas l’impression d’avoir un trou béant en plein milieu du thorax.

Il s’écarte, secoue la tête avant d’entreprendre de terminer de nettoyer les tâches de sang de son cou, d’un air distrait. Le pompier s’applique, tentant de chasser les images d’une Daya en larmes, suppliante de l’écouter tout en essayant de digérer cette colère brûlante.

- Allez grand malin on passe dans le salon.

Il la suit sans se faire prier, en silence jusqu’à la pièce principale où il part s’installer, non content de retrouver un univers qui lui est familier, presque chaleureux. Natalia revient vers son ami, avec de quoi désinfecter en main. Il ne sait même pas pourquoi il lui inflige ça alors qu’il aurait tout aussi bien pu rentrer chez lui, se démerder seul – il est pompier, merde ! – pour APRES venir la voir. Mais force est de constater qu’il avait tout simplement besoin de la présence de celle qu’il considérait comme sa sœur avant tout.

- Bon alors elle t’as sortie quoi comme excuse ?

Il lâche un rire sec et amer.
La scène lui revient en mémoire avec une précision douloureuse et acide. Il se revoit débarquer sans prévenir – comme souvent -, tâter le terrain, vicieu, jusqu’à jouer de ses soit-disants sentiments à la con en lui disant qu’il avait tout simplement envie de la voir avant de lâcher la bombe d’un ton acerbe. Ensuite, ce fut un flot de haine qui s’était déversé sur elle sans qu’elle ne puisse rien y faire, ni l’en empêcher, ni le contredire et pour être honnête, il ne l’aurait pas supporter. Rien que d’y repenser, il a l’impression de retrouver ce feu brûlant qui s’était glissé des heures plus tôt dans ses veines et qui l’avait poussé à se mêler au Fight Club.
Josef grimace légèrement sous le désinfectant, le faisant revenir sur terre par la même occasion.

- Je n’lui ai pas laissé le temps de m’en donner, j’avais pas la patience d’écouter un nouveau tissu de mensonge à la con.

La fin de sa phrase est suffisamment acide pour comprendre qu’il la terriblement mauvaise et qu’il en est terriblement blessé même s’il ne l’admettra pas.

- J’étais au bar avec cette pote et au fil de la discussion on s’est rendu compte que la nana dont elle me parlait depuis des semaines et qu’elle comptait se serrer d’ici peu n’était autre que la même femme que j’ai emmené à Miami et avec qui j’étais en passe d’entamer une nouvelle relation.

Une bile acide lui remonte le long de la gorge. Il déglutit difficilement, n’accordant pas un seul regard à Natalia, bien trop fier et pudique de ses propres douleurs pour les afficher clairement. Il serre la mâchoire, le cœur cognant violemment dans sa poitrine, comme prêt à exploser.
Elle s’était tellement foutue de sa gueule… Putain.

- Je suis allé directement chez elle après, pour justement avoir des explications… Il marque une pause avant de reprendre. Mais une fois sur place, je lui ai juste cracher tout ce que j’avais à lui dire à la gueule avant de me tirer après lui avoir fait clairement comprit que j’voulais plus ni la voir, ni entendre parler d’elle.

Josef était un homme de sang-froid, son métier lui imposant de garder la tête froide afin d’être en pleine possession de ses moyens pour agir le plus rapidement et de la façon la plus logique et pragmatique possible face aux situations d’urgence. Mais cette fois ? Il avait clairement pété les plombs. Comment aurait-il pu faire autrement après ce qu’il venait de comprendre et d’apprendre ? Il avait tout donné pour cette nana, TOUT.
Le retour de flamme était d’une violence à laquelle il ne s’y attendait pas.

- Honnêtement ? J’en ai strictement rien à foutre de ses excuses. Si c’est pour entendre des justifications toutes faites, très peu pour moi. Et même sans ça, j’ai ni envie de l’écouter, ni de la voir tout court.

Après tout ce qu’ils avaient vécus ensemble, entre le réveil de Josef, sa réhabilitation, l’attentat de Noël, l’opération et la convalescence de Daya… Il avait du mal à prendre conscience à quelle vitesse tout ça avait volé en éclat mais surtout à quel point elle avait réussi à se jouer de lui, le manipulant comme un pantin.
Et ça, c’est sans parler de Judith qu’elle a autant manipulé que lui.
Le pompier pousse un soupire désabuser, lassé. Il aimerait presque oublier, encore une fois. Juste cette passade, cette histoire, pour ne plus sentir le poids qui l’écrase et l’étouffe désormais.

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