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 L'audace n'est que le commencement ...

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MessageSujet: L'audace n'est que le commencement ... Ven 2 Juin - 2:11



L'audace n'est que le commencement ...



Ce soir, tu repensais à de lointains souvenirs, enfin lointain, cela dépends du point de vue évidemment, pour toi c'est assez lointain, mais si tes parents étaient encore là, pour eux, cela ne serait pas si lointain, tu le sais pertinemment parce que pour eux, le temps filait à la vitesse de la lumière. Une année s'écoulait pour eux comme un mois pour toi, tu en avais presque l'impression parfois quand tu n'étais qu'une simple serveuse dans ce bar. Tes parents avaient toujours des milliers d'idées à mettre en oeuvre, c'est pour cela que les burgers du moment changeaient aussi souvent à l'époque. Aujourd'hui tu as gardé cette tradition, mais les burgers changent un peu moins souvent à vrai dire. Et oui, tu essayes de faire au mieux pour satisfaire une clientèle pas toujours des plus commodes. Mais ce soir, tu repensais à cette première soirée ici au Blue Frog's alors que tu n'étais encore qu'une enfant. Oui, tu n'avais pas guère plus de 13 ans quand vous êtes arrivés ici, à moins que ce ne soit une année de moins. Il faudrait que tu regardes tes bulletins scolaires de l'époque pour le savoir. C'est ainsi que tu te mets à fouiller dans de vieux cartons. Parce que tu vis dans le même appartement depuis tout ce temps, au dessus du Blue Frog's, sauf que maintenant, il est tout à toi. Mais comme tu n'utilisais pas toutes les pièces tu as fais du rangement, mais jamais tu n'as pu te résoudre à jeter quoique ce soit. Alors, si jamais tu veux te replonger dans certains souvenirs, tu sais où est ce que tu dois te rendre, tout est bien étiqueté et ranger à sa place. Tu cherches donc le carton où il y a tes affaires scolaires à l'intérieur et tu le trouves enfin, après quelques instants d'hésitation. Il était bien dans l'ancienne chambre de tes parents qui contient quelques cartons importants à tes yeux. Cette chambre qui te parait si vide à chaque fois que tu y entre dedans, même des années après. Souvent tu t'allonges sur le lit et tu t'endors, c'est dans ces moments là que tu fais tes plus beaux rêves, comme si tu étais entourée d'un cocon protecteur. Mais là, tu as juste envie de te souvenir de quand tu es arrivée ici. En regardant le bulletin scolaire, tu te rends compte que tu es arrivée là quand tu avais donc 12 ans, tout juste en 2003 donc déjà. Le temps passe vite, tu ne pensais pas que quelques années plus tard, tes parents ne seraient plus là et que tu aurais pris malgré toi leur succession. Tu ne sais pas si c'est simplement un gâchis énorme, ou si c'est autres choses de différents. Tu ne sais toujours pas pourquoi tes parents sont morts, tu n'as pas l'ombre d'une piste à te mettre sous la dent, pas un seul témoin, rien du tout et la police n'aide pas vraiment, enfin, l'affaire doit être classé au fin fond d'un carton, à cause du manque de preuve. C'est drôle quand on y repense quand même, n'est ce pas ? Allez, tu regardes l'heure, il est 20h, tu as un peu faim, mais en regardant ce qu'il y a dans le frigo tu te rends compte que tu n'as rien, et qu'il faudrait faire des courses mais ce soir, tu n'as pas l'âme d'en faire. Alors, tu descends pour voir comment se porte le Blue Frog's. Ce soir, le gérant n'est pas là, c'est une de ces soirées où il est de repos en général même s'il est un peu là tout le temps, comme toi à vrai dire. Tu n'as pas d'horaires spécifiques mais tu es souvent là, en même temps, tu habites juste au dessus, alors s'il y a un soucis, tu peux rapidement arriver. Malgré ta jeunesse, tu inspires la confiance mais aussi la crainte, parce que tout se passe dans la détermination et l'audace de ton regard Fanny. Mais ce soir, tout se passe bien, plus que ça même. Alors tu viens derrière le bar et tu observes les gens. Tu vois des habitués, et puis, tu vois surtout Leo. C'est un habitué aussi, il est déjà venu chanter ici pour ton plus grand bonheur, alors tu lui fais un petit sourire. Il est auxiliaire pour personnes âgées, un noble métier pour de noble personne. Tu ne sais pas si tu en aurais eu le courage, toi tu aurais voulu devenir pompier, pour sauver des vies, c'était ce que tu devais faire, mais la mort de tes parents à tout fait capoter. Alors, un jour, tu te dis que tu vendras le Blue Frog's et que tu t'engageras. Tes parents n'approuveraient pas, alors pour le moment, tu ne le fais pas, tu n'as que 25 ans, tu as encore le temps quoiqu'il arrive. Peut être l'an prochain ? En tout cas, tu fais en sortes de toujours tenir la condition physique qu'il faut, au cas où. Perdue dans tes pensées, tu continue d'observer Leo sans te rendre compte que tu le fixes peut être avec un peu trop d'insistance.


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MessageSujet: Re: L'audace n'est que le commencement ... Lun 5 Juin - 17:28



L'audace n'est que le commencement...
ft. Fanny


Quelques notes, une perdition des plus salvatrices. Leo s'y perdrait presque, dans cette ambiance qui n'appartient qu'à ses sons, qu'à ses paroles, qu'à cette musique qu'il vient créer et offrir pour le plus bonheur de ceux qui se sont tournés vers lui, ceux qui se sont présentés dans l'espoir d'avoir un peu de bon temps ; pari réussi. Parce qu'il les perçoit ces sourires, toutes ces bonnes ondes enfin partagées. Car ça lui avait manqué, plus que de raison, de pouvoir s'ouvrir musicalement à autrui, ne donner qu'un peu de joie quand les temps commencent à se faire plus durs qu'ils n'avaient pu l'être quelques semaines auparavant, lorsque l'hiver peinait à s'estomper. Alors il le savoure, ce moment, il laisse ceux qui se risquent jusqu'à lui le remercier tandis qu'il range ses biens, acceptant l'aide d'un serveur plutôt poli et franchement séduisant ; mêler l'utile à l'agréable disaient-ils. S'en suit l'invitation à prendre un verre, cadeau de la maison s'il en croit ce qu'on lui dit et ce à quoi il sourit, sympathiquement, comme pour ne rien changer à ses habitudes. Ça suffit à Leo pour savoir que sa soirée ne sera pas mauvaise, que les choses pourraient être pires ; elles l'ont déjà été et, d'ailleurs, suffisamment. Assez pour qu'il ne fasse le choix de les oublier, rien que pour ce soir, rangeant finalement sa guitare pour la laisser en sécurité derrière le bar, là où celui qui lui était venu en aide disparaît un instant pour finalement ne pas revenir, pas de suite en tout cas. A sa place, une jeune femme qu'il commence à connaître de par ses nombreux allés et venues par ici. Propriétaire de ce qu'il a cru comprendre, une âme charitable qui aura accepté son dérivé de jazz et qui aurait su lui donner une chance agréable, une chance des plus inestimables de ce que certains diraient, ça au vu des pourboires qu'il parvient à récupérer de ses prestations, insistant néanmoins souvent pour que tout ça ne leur revienne. Parce qu'il ne joue pas pour l'argent mais bien pour le plaisir, pour cette passion partagée qu'ils auront su finalement apprécier. Raison pour laquelle il vient lui rendre son sourire, celui qu'elle vient offrir en salutation alors qu'il essaie de se frayer un chemin dans la petite foule de plus en plus dense pour la soirée dans l'espoir de trouver une place, rien qu'une petite place, n'importe où, juste dans l’optique de pouvoir se reposer, baisser les bras ne serait-ce qu'un court instant, une fraction de seconde qui viendrait marqué le véritable commencement de cette soirée. Une petite place qu'il parvient enfin à trouver tandis que quelques uns de ses amis le rejoignent, la conséquence d'un sourire qui ne fait que croître alors qu'il se propose d'aller chercher les verres, gentleman comme toujours, désireux de toujours faire avant les autres, de retrouver aussi les traits d'un serveur intéressant bien qu'il s'abstienne encore de le dire. De le dire mais pas de le montrer, parce qu'il y revient, ce dernier, prêt à le servir comme si personne d'autre n'était en train d'attendre ; ironiquement parlant.

Et si son attention s'était faite accaparée par la présence de cet homme, c'était sans compter le regard qu'il sent peser sur lui depuis peu ; pas méchamment mais de manière assez insistante. Aussi, son regard vient balayer les alentours jusqu'à ce que ses prunelles ne se posent sur la petite blonde postée un peu plus loin. Il lui faudra un petit moment de réflexion pour finalement s'élancer, demandant à celui qu'il était venu sollicité s'il peut servir ses amis à sa place, délaissant un généreux pourboire d'avance auquel ce dernier répond par un clin d’œil ; geste qui arrache un large sourire à Leo qui se défait de sa place, de quelques pas seulement. « Vous avez de la chance que ce ne soit que moi. » Sa voix s'extirpe d'entre ses lèvres, plus sûre lorsque quelques verres d'alcool viennent souiller ses veines et le sang qui y voyage. « D'autres vous auraient demandé ce que vous cherchez. » Plaisante-t-il, sous-entendant l'humeur massacrante de certains lorsqu'ils se risquent ici, parlant aussi en connaissance de cause pour s'être déjà presque fait frappé en pleine musique parce qu'il dérangeait une conversation ; souvenir qui lui arracherait presque un rire franc quand il y repense. « Les gens s'énervent pour rien maintenant, de toute manière. » Et c'est malheureusement vrai, n'importe qui le saurait. « Qu'est-ce qui vous arrive pour être aussi songeuse ? » Demande-t-il finalement, conscient que ce ne sont pas ses affaires mais il était parvenu à arracher de lourds secrets à Daniel en seulement quelques mots alors pourquoi pas elle ? Après tout, il n'a jamais été que celui à qui on donne sa confiance aisément parce qu'il l'est, finalement, de confiance. Il l'a toujours été. Et bien qu'il en soit content, le but premier de sa question fut de calmer son inquiétude quant à des traits qu'il commence à bien connaître. Elle savait ce qu'il faisait, ce qu'il était. Elle sait certaines choses concernant sa vie et les tourments qui grognent dans un recoin de son âme. Ils ne sont plus inconnus et il part de ce principe-ci pour s'oser à s'occuper de ce qui pourrait, elle aussi, la tourmenter. S'occuper des autres pour ne pas avoir à s'occuper de soi. « Ah, au fait. C'était dans ce que les gens m'ont donné. » Se souvient-il finalement, sortant de sa poche quelques billets abandonnés sur le dos de son piano, un peu plus tôt, petite somme qu'il n'accepte pas comme chaque soir passé ici et qu'on lui dira sûrement une fois de plus de garder. Il fait partie de ceux dont la bonté les perdra, de ceux qui pensent que le monde – un jour – pourrait leur rendre cet élan de gentillesse instinctif à l'égard du monde. Des idiots, en somme. C'est ce qu'il est, un idiot au cœur trop grand et à l'espoir facile ; parce qu'il n'a pas su l'être au bon moment, parce qu'il n'a pas su prendre conscience de l'importance que ça aurait pu avoir. Désormais masque aux ténèbres qu'il renferme, à ce chagrin qui sent s'élargir et contre lequel il ne peut néanmoins rien faire.

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MessageSujet: Re: L'audace n'est que le commencement ... Mar 6 Juin - 14:15



L'audace n'est que le commencement ...



Ce soir, comme chaque soir passé ici, tu étais la petite blonde souriante derrière le comptoir qui fait souvent son tour en salle pour savoir si tout convient à ces clients, les réguliers que tu commences à bien connaître, et ceux qui sont là de façon occasionnelle, tu ne fais pas de distinction. Parce que tu le sais, c'est en voyant tout le monde et en prenant de leurs nouvelles que tu gagnes leur coeur et que peut être ils reviendront ici pour devenir des habitués. Tu le sais parce que depuis que tu es devenue propriétaire, tu as su gagné des clients de cette façon afin de te faire un bon chiffre d'affaire, encore plus confortable que du temps de tes parents, un temps où tu n'étais qu'une humble serveuse qui s'efforçait de simplement bien faire son travail. Aujourd'hui, tu es au dessus de tout cela, parce que tu as l'appartement à l'étage mais surtout parce que tu es propriétaire du lieu. Mais tu n'as pas changé ta façon de travailler, non. Tu restes très souriante, courtoise, aimable, tu es même devenue plus généreuse parfois en offrant quelques verres, par-ci par là. L'autre jour, un de tes réguliers n'avait pas assez d'argent pour payer son dernier verre. Il n'avait pas sa carte sur lui, et même s'il n'habite pas loin, il t'avait dit qu'il pouvait passer chez lui pour la récupérer et retirer un peu d'argent pour compléter le tout. Mais tu lui as gracieusement offert le verre avec un doux sourire et quelques paroles aimables. S'il avait consommé plus que prévu, c'était qu'il se sentait bien dans le cadre du Blue Frog's, n'est ce pas ? Oui, c'était une certitude. Pour tes employés, tu faisais en sorte d'avoir seulement des gens souriants. Si vous voulez postuler et que lors de l'entretien d'embauche, vous n'êtes pas assez souriant, vous pouvez être sûrs de ne pas être pris. Après, il y a un minimum à avoir, mais si vous tirez la tronche pendant que vous êtes observés par toi, Fanny, les chances sont très minces. Surtout qu'en général, le Blue Frog's ne manque pas de personnels. La transition entre tes parents et toi a été un peu difficile, mais depuis, tu as réussis à prendre le dessus pour que tout aille bien pour toi. Et c'est le cas, tu as instauré ta patte sur le bar, tout en restant dans la continuité de ce que tes parents proposaient. Tu as imposée un peu plus de régularité pour les burgers par exemple, les changements se sont fait au mois, plus au grès des envies de tes parents qui pouvaient décidés de changer de recette du jour au lendemain en fonction des courses qu'ils pouvaient faire. Pour le reste, tu n'as pas changer tellement de choses. Tu as privilégié le personnel, en fonction de leur besoin, tu as donc adapté leur temps de travail. Certains avaient besoins de plus d'argent, et si tu n'avais rien à leur reprocher, tu as accepté de leur augmenter leur contrat par exemple, de même pour ceux qui avaient besoin de souffler, ou d'avoir une plus grande vie de famille. Au final, après la période de transition, tu as embauchée deux personnes.

Mais ce soir, s'il y avait suffisamment de mains pour servir tout le monde, tu avais décidé de venir voir comment cela se passait. Leo avait donné un petit concert, quelques choses qu'il savait faire à merveille, dont le secret était bien gardé, mais que la majorité des personnes aimaient. Il y a parfois des mécontents, mais cela est inhérent à votre commerce, les bars, les restaurants et tout. Il était donc là avec des amis et toi, tu venais d’apparaître, tu lui avais fait un petit sourire en guise de salutations avant de te perdre dans les méandres de ton esprit, pensant à ces souvenirs que tu venais tout juste d'explorer à l'étage au dessus. Tu ne t'étais pas rendue compte qu'après ton sourire, tu avais continué de le fixer de façon abrupte et presque trop insistante, comme si tu n'étais pas encore rentrer dans la peau de Fanny, la propriétaire du Blue Frog's et que tu étais simplement une jeune femme parmi les autres. Sa première remarque te fit sourire d'avantage, te faisant par la même occasion revenir sur terre, pour ainsi dire. Instinctivement alors tu détournais le regard quelques instants, comme pour lui dire inconsciemment que ce n'était pas ce que tu voulais qu'il pense. Ce n'était que lui, que Leo, le doux musiciens, passionné qui venait là de temps en temps. Vous n'êtes pas encore les meilleurs amis du monde, non, mais une certaine complicité s'est développée entre vous deux, comme si cela pouvait aller plus loin, jusqu'à des confidences qu'il ne devrait pas entendre. Mais à qui pourrait-il le répéter ? Et puis Fanny, est ce que tu as vraiment des choses à cacher ? Non, tout le monde connait ton histoire, du moins, les événements assez récents. Tu n'étais que la serveuse des propriétaires, puis ils sont morts, tes parents sont morts et malgré tes envies d'ailleurs, tu n'as pas voulu salir leur mémoire en accédant à leur voeux, celui où tu as repris le Blue Frog's qui continue d'avoir bonne réputation. Il faut dire qu'il est quand même bien situé dans la ville alors cela y fait, mais il est plus simple de faire couler une affaire, que de la maintenir à un bon niveau. Mais tu as repris fièrement le flambeau, tu as eu l'audace de le faire, et cette audace paye actuellement. Leo te dit que les gens s'énervent pour un rien et cela te laisse échapper un petit rire. Il fait évidemment référence à ce client qui l'a frappé l'autre jour alors qu'il jouait avec passion une chanson un peu mélancolique. Soit disant, il jouait trop fort et l'homme ne pouvait pas parler correctement. Mais, le client a été rabroué gentiment. S'il ne veut pas entendre de musique, il peut se mettre plus loin, ou alors, partir d'ici. Le client a décidé de partir, te semble-t-il ce jour là, mais bon, ce n'est pas ton affaire, le type a eu de la chance que Leo ne porte pas plainte, il a eu de la chance d'avoir à faire à Leo, parce qu'il s'était amusé à te toucher, cela n'aurait sans doute pas été le même résultat. Soit il s'en serait pris un bon entre les jambes, soit tu serais allé porté plainte pour coups et blessures. Mais peu importe, cette histoire prêtait plus à rire qu'autre chose à présent. Il te demanda alors ce qui te laissait songeuse de la sorte.

" Pardonnez moi, ce n'était pas volontaire. Mais si je suis songeuse, c'est simplement, parce que je repense à ce qui s'est passé ici, avec mes parents. Je me suis replongée dans un vieux carton, pour ressortir mes vieux bulletins de notes, rien d'important en somme. "

Et finalement, tu balayes de la main ces pensées avec un petit geste de celle de droite, pour l'agrémenter d'une petite moue avec les yeux regardant le ciel. Tu ne sais pas ce qu'il attendait vraiment comme réponse, peut être autres choses, mais si tu es restée figée sur Leo, ce n'est pas simplement pour non plus. Tu aimes l'écouter jouer de la musique, tu aimes cette passion qu'il a pour cela, et en fin de compte, tu aimes l'homme plus que tu ne veux bien te l'admettre. C'est un véritable passionné, que ce soit pour la musique, ou pour son travail avec les personnes devenues d'une grande sagesse avec le temps. Puis finalement, il te pose les pourboires qu'il a reçu sur son piano sur le comptoir. Il n'a jamais voulu les garder pour lui, preuve s'il en est qu'il vient surtout ici pour transmettre sa passion, pour se faire plaisir et pour faire plaisir aux personnes qui sont là. C'est quelques choses que tu ne comprends pas totalement cependant, mais toi à l'époque, les pourboires te faisaient un petit plus à la fin du mois, un petit plus non négligeable l'été notamment. Mais le fait qu'il refuse de garder l'argent, te fait comprendre qu'il est vraiment passionné et désintéressé à l'intérieur. Tu te dis qu'il n'y a finalement pas tant de personnes comme lui sur terre, que toi-même tu es sans doute moins pure et bonne que lui à l'intérieur. Si tu savais jouer du piano, tu ne te priverais pas de garder tes pourboires pour toi seule, puisque le mérite n'en revenait qu'à toi.

" Vous êtes sûr que vous ne voulez pas les garder ? Les gens vous ont donnés cette argent parce qu'ils ont appréciés votre prestation, il vous revient de droit. Gardez-le, je vous en pris. "

Tu ne voulais pas faire suppliante, et s'il refusait, tu n'insisterais pas le moins du monde, mais voilà, c'était son argent, et toi-même tu en avais bien assez, tu n'en manquais pas vraiment, alors tu partageras avec les autres lorsque la soirée sera finie ou presque, puisque de toute évidence, malgré ton beau petit discours, il n'en voudra quand même pas.


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MessageSujet: Re: L'audace n'est que le commencement ... Jeu 8 Juin - 22:51



L'audace n'est que le commencement...
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« Pardonnez moi, ce n'était pas volontaire ; à cela, il n'offre qu'un rapide coup de main comme pour lui faire comprendre que ce n'est rien, Leo n'est pas contrariant, il ne l'a jamais été. Aussi, il ne la blâme pas, pas le moindre du monde, davantage en l'écoutant, davantage en laissant la Belle se justifier. Mais si je suis songeuse, c'est simplement, parce que je repense à ce qui s'est passé ici, avec mes parents. Il aurait préféré qu'elle ne le fasse pas. Parce qu'il baisse la tête, gêné. Parce qu'il connaît cette manière de se perdre et les séquelles que ces songes peuvent laisser. Il les connaît sûrement même par cœur pour les expérimenter chaque soir que Dieu fait, là, entre les murs d'un appartement qu'elle n'a pourtant jamais songé. Claudia lui manque, plus que de raison, sûrement autant que ses parents quand elle vient en parler. Ce pourquoi il ne réagit pas, ne donnant en réponse à la petite blonde qu'un silence compatissant comme par peur de s'étaler sur le sujet, comme par besoin de ne pas succomber à la tentation de parler de sa sœur et donc de ceux qu'elle s'est vue perdre aussi par le passé. Je me suis replongée dans un vieux carton, pour ressortir mes vieux bulletins de notes, rien d'important en somme. » Aussi il acquiesce, mêlant un triste sourire au regard qu'il vient poser sur elle. Il n'y a pas de mots, pas de phrase miracle pour apaiser la conscience qui se torture sans qu'on ne puisse y faire quoi que ce soit. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, d'avoir cherché. Leo a fait son possible pour se défaire de ses tourments, pour se défaire des ombres qu'à laisser la disparition de sa mère, de sa sœur, de son frère aussi, finalement, en grande partie. Il n'est pas sans savoir la douleur que laisse la solitude quand elle s'invite et s'ancre dans la vie d'une quelconque personne, dans la sienne comme elle a pu déjà le faire par le passé. Il compati, c'est là tout ce qu'il soit en mesure de faire tandis qu'il s'essaie à un autre sujet, délaissant ses pourboires à la jeune femme qui lui prête volontiers son bar afin d'exercer ce dans quoi il n'a pas su percer. « Vous êtes sûr que vous ne voulez pas les garder ? Les gens vous ont donnés cette argent parce qu'ils ont appréciés votre prestation, il vous revient de droit. Gardez-le, je vous en prie. » Et c'est sur une note un peu plus joviale qu'il retrouve son sourire, levant les yeux au ciel tandis qu'il s'adosse davantage contre le comptoir, essayant de se soustraire à ce qu'il croit être des mensonges finalement, bêtement bien-sûr mais tout de même. Il ne croit mériter cet argent, il ne croit pas l'avoir gagné justement, amoureux des musiques qu'il produit et qu'il fait entendre, laissant toute sa passion se déverser sur les touches qu'il caresse mais loin d'être à même de penser que quiconque puisse réellement apprécier.  Confiance tremblante en ce qu'il compose, confiance fragile quant à ce qu'il croit un peu trop personnel pour être tout à fait compris.

« Donnez-les au jeune homme là-bas, alors. » Dit-il finalement, sachant ce sujet un peu trop tumultueux. Parce qu'elle insistera pour qu'il garde les quelques billets présentés et il fera de même pour qu'elle les lui prennent. C'est un cercle vicieux, quelque chose qui n'en finit plus et qui pourrait durer bien longtemps. Alors il y met court, venant de ce fait contempler un peu le garçon qui s'éloigne pour servir d'autres tables, s'intéresser à d'autres regards que le sien. Ce qui lui arrache un sourire, bien que triste, lui qui s'était trouvé un but pour ce soir, il s'en défait aussi rapidement qu'il n'en revient à sa nouvelle compagnie, tout aussi agréable à ne pas s'en méprendre. « La dernière fois que je suis venu, vous n'étiez pas là. Vous avez raté l'ignorance la plus totale de la part de la salle, c'était... honteux à souhait. » Vient-il ajouter sur une note un peu plus enthousiasme, bien décidé à en rire plutôt qu'à en pleurer ; après tout, il n'agit ici d'abord pour lui avant de le faire pour les autres. C'est un plaisir qu'il doit assouvir pour parvenir à le partager, il ne reviendra pas sur cette croyance. « J'ai eu de la chance que l'une de vos employés joue le jeu des applaudissements ; continue-t-il sur sa lancée, sachant que ces remarques pourraient faire sourire la Belle à qui il s'adresse. Je suis parti tout de même après, je ne voulais pas déranger comme la dernière fois. » Nouveau rire, nouveau souvenir qui vient lui rappeler à quel point la bonté peut être une option qui, aussi surprenant que ce puisse être, n'est pas attribuée au monde entier. « Rassurez-vous, en tout cas, ils sont un peu plus compatissants ce soir, vous n'aurez pas à en virer. » Une nouvelle plaisanterie, un nouveau sous-entendu quant à ce qu'ils ont déjà vécus, ici même d'ailleurs. Mais c'est aussi pour cette raison qu'il y revient, aussi souvent que possible. Parce qu'il se souvient de la manière dont elle avait pu réagir, de la manière dont elle était venue défendre le fruit de son imagination. Fanny s'était permise de rappeler qu'elle considérait sa musique comme étant la bienvenue et que, quiconque viendrait songer le contraire serait invité à rejoindre les portes par lesquelles il serait entré. Une consolation qu'il accepte à bras ouverts, davantage entre ces murs. « Vous ne vous lassez pas de cet endroit, sans indiscrétion ? » Parce qu'il s'est attardé sur ceux-là, parce qu'il est venu balayer la salle du regard, songeant au temps qu'elle a dû passer à faire remonter une affaire qu'elle aurait pu laisser tomber, sans remord peut-être, ou par amour pour ce qui n'est plu. Non, finalement, il comprend. « Je veux dire, vous n’espérez pas autre chose ? » Il se rattrape, il réoriente sa question, il fait au mieux pour ne pas avoir à raviver d'autres mauvais souvenirs ; comme ce qu'il a déjà pu faire, malgré lui, vraiment. « Si je peux me permettre, dîtes-moi si je vais trop loin bien-sûr, mais vous semblez encore... jeune ? » Et sa voix se teinte d’admiration ; car c'est le cas. Partir sur de grandes choses aussi tôt, il ne l'imaginait pas. Ce pourquoi il ne la juge pas, n'étant que sagesse, cherchant plutôt à savoir si ses rêves ne sont pas différents de ceux qu'elle fait perdurer pour quelqu'un d'autre.

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MessageSujet: Re: L'audace n'est que le commencement ... Mar 20 Juin - 19:01



L'audace n'est que le commencement ...



Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu l'as fixé de la sorte, pourquoi lui, pourquoi pas un autre, pourquoi pas un point imaginaire sur le mur d'en face. Mais tu l'as fait, heureusement, Leo n'est pas le genre de personne qui t'en tiendra rigueur, parce que tu sais, enfin, tu es persuadée qu'il aime venir jouer du piano par ici dans ce lieu mythique qu'est le Blue Frog's. Enfin, pour toi ce lieu n'a rien de véritablement mythique, mais il est tellement particulier que pour le moment, tu ne te vois pas ailleurs même si tu sais que tu n'y feras pas ta vie entière. Au bout d'un moment, tu changeras d'air, même si tu sais que tu y réfléchiras à deux fois, sans doute même trois, parce que la symbolique de ces murs est si forte pour toi, tellement encrée en toi que tu ne sais pas si tu réussiras à t'en séparer véritablement. Peut être que tu en resteras la propriétaire à vie mais que petit à petit tu ne géreras plus grand chose ici, tu ne sais pas, tu ne saurais dire, une chose est sûre, tu as le Blue Frog's dans la peau et même si tes parents sont morts ici, il te le rend bien. Tu as dit à Leo que ce soir, tu t'étais laissé gagner par la nostalgie, et même si tu le vis bien à présent, elle t'a rongée férocement pendant plusieurs mois, elle te ronge toujours insidieusement de l'intérieur, mais elle est plus calme. Tu n'es plus là à pleurer sur ton sort comme cela fut le cas au tout début. Tu as du faire un deuil qui n'était pas prévu, tu as du faire un deuil trop rapidement, tu as t'imprégner de cette armure de façade, celle où tu es souriante, tout le temps, celle où tu es de bonne humeur, à chaque moment. Pourtant, même si cette armure est devenue ta seconde nature, par certains moments, tu repenses trop fort à certaines choses, tu te dis que tes parents pourraient être là pour t'aider, te conseiller, et qu'aujourd'hui, tu ne serais pas la propriétaire des lieux, mais peut être simplement une sorte de manager, à moins que tu ne sois encore plus ou moins en bas de l'échelle. Quoiqu'il arrive, tu as du apprendre vite, sur le tas pour devenir celle que tu es aujourd'hui. Tu n'as pas eu le choix, cela a été abrupt, tu es passée de la jolie petite serveuse, à la propriétaire des lieux en quelques minutes même s'il a fallu plusieurs mois pour t'y faire. En tout cas Leo ne dit rien par rapport à cette nostalgie qui a pu te prendre durant quelques heures aujourd'hui. Il semble te comprendre dans son regard triste, sans vouloir en ajouter une possible couche. Qui n'a jamais perdu un être cher ? Personne évidemment, personne n'est dans ce cas là, alors tout le monde peut te comprendre même si perdre ces deux parents, d'un coup, comme ça, n'est pas la plaie de tout un chacun. Tu ne connais pas assez Leo pour savoir quel être ou quels êtres chers il a pu perdre, et tu préfère ne pas lui demander, parce que même si tu l'apprécie, tu n'es sans doute pas assez proche encore de lui pour rentrer dans ce genre de détails là. Ici, tous les habitués connaissent ton histoire Fanny, tous, Leo y compris, cela fait partie du folklore entourant le Blue Frog's même si la plupart des touristes n'ont absolument aucune idée de ce qui a pu se passer, à quelques mètres de là, et c'est sans doute tant mieux.

Leo te pose alors ces pourboires sur le comptoir, les gens ont appréciés ce qu'il a fait, mais il n'en veut pas, il n'en veut jamais alors que pourtant, il a largement mérité ces quelques billets, ce n'est pas forcément une très grosse somme, mais avec ça, il pourrait s'acheter quelques bricoles utiles, un peu de nourritures, mais il ne semble pas en vouloir, comme si l'argent n'avait aucune importance pour lui. Tu ne dis pas que tu es accrochée à l'argent comme une sangsue, mais bon, il en faut pour vivre, pour faire tourner une affaire comme celle-ci. Il vient ici pour faire partager sa passion de la musique, alors cette argent lui revient vraiment de droit. Tu ne vas pas lui dire qu'il n'a plus le droit de revenir, tu aimes ce qu'il fait et visiblement tu n'es suis pas la seule. Mais lui, aime-t-il vraiment ce qu'il fait ? Parfois tu te le demande, comme s'il venait ici, simplement pour extérioriser quelques choses de personnels, comme si justement, il ne venait ici que dans ce but là, comme pour donner un peu de son âme aux clients qui sont là. Personne encore ne t'as dit qu'il fallait le virer ou qu'ils n'aimaient pas ses prestations. Certains te demandent même s'il sera là certains soirs, et quand ils réservent à l'avance, te demande leur réserver une place, un soir où Leo sera là. Parce qu'il vient régulièrement, les gens sont habitués à le voir, même s'il ne le veut pas, il fait partie du paysage du Blue Frog's. Certains pensent même qu'il est un employé du bar restaurant, mais non, ce n'est pas le cas, il est juste là pour jouer sa musique, pour faire contempler son art à tous ceux qui sont là au moment où il se délecte de ces notes si particulières. Il te dit alors de donner l'argent à un jeune homme dans un coin du bar. Est ce que le jeune homme s'est montré particulièrement attentif à sa musique ? Ou bien le désigne-t-il comme ça, par défaut ? Tu ne saurais dire, la tête du jeune homme ne t'est pas inconnue, puisqu'il désigne un des serveurs qui officie aujourd'hui. Peut être qu'il l'aime bien, qu'ils ont appris à sympathiser un peu ensemble depuis qu'ils sont tous les deux là, à moins que ça ne soit sans rapport. Mais tu ne vas pas insister plus par rapport à cet argent et tu le donneras au serveur. Ah non, tu as mieux, tu le feras donner à Leo, cela aura sans doute plus d'impact.

" Comme vous voudrez, vous n'aurez qu'à lui donner dans ce cas, je suis certaine que cela lui fera très plaisir. Il bosse bien, et dur, mais il n'a pas eu de formation particulière, alors il a parfois un peu de mal, mais il est véritablement passionné, alors entre passionnés vous devriez vous comprendre. "

Tu lui souris légèrement, comme pour lui faire comprendre que tu aimes ce qu'il joue même si ce ne sont pas des grands standards la plupart du temps, mais des mélodies personnelles, ou des reprises de chansons que tu ne connais pas forcément. Il vient alors te parler de l'avant-dernière prestation qu'il a fait ici. Tu n'as pas pu être là malheureusement et visiblement, ça ne s'est pas forcément très bien passé, mais bon, tu ne peux pas être là en permanence, même si tu apprécie le Blue Frog's tu as une vie à côté, n'est ce pas ? Ce soir là, les gens l'ont totalement ignoré, comme s'il n'avait pas été là, et cela te rends triste pour lui. Il ne le mérite tellement. Mais cela est la réalité des choses, certaines personnes ne sont pas aussi sensibles que lui ou toi. Si tu avais été là, les choses ne se seraient pas passés comme ça, il peut en avoir la certitude, tu aurais toi-même joué le jeu et fait en sorte que les clients aussi le joue, parce que durant son petit numéro, tu serais passée aux tables, et tu leur aurais parler de Leo, mais tu n'étais pas là pour le faire, alors leur insensibilité à pris le pas sur le reste, comme si ce monde partait en déliquescence. A vrai dire, c'était vraiment le cas, mais bon, tu ne pouvais rien y faire. Mais ton personnel avait joué le jeu, comme pour te prouver que tu ne l'avais pas choisi par hasard, comme pour te prouver que tu n'avais pas fait de mauvais choix. Peut être même que c'était le serveur à qui il veut donner le pourboire qui a joué le jeu la dernière fois, sûrement même. Ah mais non, il avait parlé d'une employée, ce n'était donc pas lui mais peu importe. Le pauvre est parti ensuite, de peur de trop déranger. Tu en diras quelques mots à ton gérant, parce que ce n'est clairement pas normal ce qui s'est passé ce soir là, vraiment pas normal.

" Je suis désolée que ce soit passé ainsi Leo la dernière fois. Croyez moi que je ferais en sorte que ça ne se reproduise pas. Si nécessaire, je virerais une nouvelle fois les clients condescendants. En tout cas vous auriez dû vous faire payer votre verre et votre repas en compensation. D'ailleurs, vous avez envie de quelques choses ce soir, c'est moi qui offre. "

Comme toujours lorsque tu étais là, même s'il y avait de grandes chances pour qu'il refuse un repas complet, comme si cela était pour compenser les pourboires, ou quelques choses comme ça. Tu ne voulais pas le forcer à la consommation cependant, ce n'est pas ton genre même si tu proposes toujours un café et un dessert à chaque client, ou presque. Tu te souviens une fois avoir virer une bande de garçons qui se moquaient de Leo justement, qui se fichait de sa musique. Tu t'étais assise juste à côté d'eux, comme si tu étais une client lambda pour les écouter, et ce que tu avais entendu ne t'avait pas plu du tout. Lorsque tu leur as dit qu'ils pouvaient s'en aller, ils étaient tout penauds, ils ne savaient plus quoi dire. Ils ont à peine pris le temps de finir leur assiette, de payer la note et de s'en aller. Même si tu avais perdu quelques clients, tu ne tolérais pas un tel manque de retenue. Que cela ne leur plaise pas était un fait, mais rire et se foutre aussi ouvertement du musicien n'était pas une chose qui te plaisait, peu importe s'ils avaient à peine ton âge ou pas. Dans ce genre de situations, ton âge n'est pas un frein, au contraire. Puis Leo lança un débat que tu avais déjà eu plusieurs fois en tête, mais la nostalgie avait toujours été la plus forte. En tout cas, tu lui fais un grand sourire, celui que tu fais finalement à peu de personnes, parce que celui-ci est vraiment franc et massif. Tu aurais pu aller voir ailleurs, tu aurais pu échouer, tu aurais pu vivre ton rêve, ta vocation, mais non. Tu es restée même si durant des semaines tu t'es posée la question. Devais-tu continuer sans tes parents ou ne devais-tu pas continuer ? Aurais-tu les épaules assez larges pour cette mission difficile mais pas impossible ? Tu aurais très bien pu laisser ce rôle à ton gérant, et si durant quelques mois, il a joué ton rôle, tu as finis par reprendre le dessus. Le temps a prouvé que tu avais les épaules assez larges pour tenir sur ton dos le Blue Frog's, en restant dans la continuité, mais aussi en le faisant à ta sauce, le personnalisant, juste ce qu'il fallait pour te l'approprier.

" Je pense que je ne pourrais jamais me lasser du Blue Frog's Leo. Jamais ce ne sera le cas. Après, c'est vrai, je suis jeune, j'ai encore la vie devant moi, je ne la passerais pas entièrement ici, c'est une certitude, mais ma jeunesse n'est en rien un handicap. Bien sûr, j'avais dans l'esprit de devenir soldat du feu. J'ai dû mettre ce rêve dans un coin de ma tête pour le moment, mais qui sait ce qui pourrait arriver dans quelques années ? Peut être que je finirais par vendre le bar et que je me lancerais corps et âmes en tant que pompier. Mais être ici est devenu une véritable seconde nature, et je veux rendre fiers mes parents, alors je serais ici le temps que je le juge nécessaire. Et vous y serez toujours le bienvenue. Toujours. "

Tu as essayé de ne pas trop t’étaler, parce que tu aurais pu en dire tellement, trop, mais ta réponse est sincère, très sincère. Oui, tu aimes être au Blue Frog's, mais oui tu aurais voulu devenir pompier. Tu continue à t'entrainer dur régulièrement pour garder cette condition physique irréprochable d'ailleurs. Un jour peut être que tu réaliseras ce rêve d'enfant, celui réservé habituellement aux petits garçons, celui qui était le tien, parce qu'au fond de toi, tu as ce courage, cette part de bravoure que personne ne pourra t'enlever. C'est sans doute ce courage qui t'a permis de faire face et de faire en sorte que le Blue Frog's reste au top.


_________________


    « L'audace n'est que le commencement, La compassion est l'étape intermédiaire, Le résultat en est la finalité. Une vie n'est jamais simple, ce n'est pas un long fleuve tranquille, mais cela tombe bien, je n'aime pas les choses trop simples. »

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MessageSujet: Re: L'audace n'est que le commencement ... Dim 9 Juil - 15:08



L'audace n'est que le commencement...
ft. Fanny


L'idée se glisse et s'ancre dans la tête de la jeune femme presque autant que la sienne, y aller. Il devrait y aller et lui donner et le simple fait d'y penser vient faire naître un sourire le long de ses lèvres qu'il cache en détournant le regard un instant, rien qu'un instant. Quelques fractions de secondes d’intimité pour une timidité qu'il ne contrôle pas toujours ; pas cette fois en tout cas. C'est honteux, ça le met mal à l'aise alors il essaie de passer à autre chose, il essaie de se concentrer sur les dires qu'il est venu énoncer, sur ces questions indiscrètes qu'il ne regrette pas d'avoir posé. Parce qu'en vérité, il ne la connaît que trop, de vu parfaitement mais pas tellement, pas plus que ça et ça l'attriste, lui, l'homme au grand cœur et à la parole facile. Ça l'attriste de ne pas avoir osé de pas plus tôt, de conversation quant elle se risquait à ses côtés, une mélodie en fond, l'ambiance propice pour celui qu'elle considère finalement comme un artiste. Ce qui l'enchante, ça lui fait plaisir ; plus qu'il ne pourrait finalement le dire. Et elle vient lui faire savoir que son talent ne devrait pas être ignoré, ça suite aux souvenirs d'une soirée qu'il n'oubliera pas, qu'il ne pourrait oublier. Ça l'amuse, en soit, d'y songer mais le regard que laisse percevoir Fanny lui laisse comprendre qu'elle n'aurait rien permis de ces actes-ci. Ça le réconforte dans ce qu'il essaie d'accomplir, apporter du plaisir à autrui et s'il y parvient ne serait-ce qu'à l'égard de la jeune femme, c'est une victoire comme les autres qu'il saurait apprécier. Mais elle demeure têtue, convaincue, il mériterait mieux et s'il n'était pas aussi modeste, Leo serait probablement d'accord. « En tout cas vous auriez dû vous faire payer votre verre et votre repas en compensation. D'ailleurs, vous avez envie de quelques choses ce soir, c'est moi qui offre. » Pour ne rien changer. Il lui rend son sourire, cette gentillesse dont elle use si souvent lorsqu'ils se croisent, comme ce soir, comme d'autres soirs. Leo acquiesce, poliment, loin d'être à même de pouvoir en user, là n'est pas son habitude, il l'a déjà dit, mainte et mainte fois finalement. Elle ne l'écoute pas, pas quand il vient se faire aussi tenace qu'elle ne pourrait l'être, un duel de force qui ne dure jamais trop longtemps ; chacun acceptant les choix de l'autre, ça sans que les propositions ne perdent de leur valeur. Elle le prouve ici, belle âme au grand cœur. Ce pourquoi il se risque finalement sur un sujet plus sérieux, plus dur, quelque chose qui vient faire perdre un peu d'éclat au regard qu'il guettait jusqu'alors. Il s'en veut déjà, se sentant rougir quand ce sourire l'atteint, ce sourire qu'il ne croise que peu souvent, celui qu'on aimerait apaiser au vu des secrets qu'il porte et qui l'écrasent. Et ce qu'elle laisse entendre vient lui rappeler ô combien l'univers peut-être cruel, parfois même un peu trop. Assez pour aider bien des âmes à se renforcer, parce qu'elle l'est finalement, forte. Fanny est désormais l'une des femmes les plus fortes qu'il puisse connaître et elle mérite haut la main ce titre, le peu d'histoire qu'elle lui permet d'entendre venant affirmer ce rang dans sa tête.

Aussi, il lui rend son sourire, il vient laisser ce faible rictus s'accrocher à ses lèvres tandis qu'elle vient affirmer qu'il sera toujours le bienvenu, évidemment, il n'en doutait pas ; pas le moindre du monde d'ailleurs. Elle s'est toujours faite accueillante, avide de l'entendre jouer, s'émerveiller de ses propres sons. Ça l'a conforté dans l'idée qu'il ne jouait pas pour rien en plus de son plaisir personnel. Non, la belle parvient à lui ouvrir les yeux sur les définitions qu'on pourrait attribuer au plaisir, à toutes ces choses qui nous échappe sans qu'on ait vraiment eu le temps de s'en rendre compte. Elle parvient à faire remonter une vérité des plus simples, à savoir que réfléchir n'a jamais été pleinement une solution ; car sans ça, la Belle serait déjà sur un tout autre chemin que celui qui les mène toujours ici, quelques soirs, elle par mémoire, lui par ce qu'il croit être un devoir. « C'est gentil, je n'hésiterai pas à venir un peu plus souvent alors. » Plaisante-t-il, estimant déjà monopoliser bien des soirées entre ces murs, parfois pour le plaisir des autres, parfois un peu moins. « En tout cas, vous êtes courageuse. » Fait-il enfin entendre en se décidant à se redresser, se laissant tenter par les bouteilles qui trônent là sous ses yeux, sous quelques lumières finement choisies, accueillantes, attirantes. Les bars ont toujours su faire vendre ce qu'ils pouvaient avoir de mieux, et cet endroit n'a jamais manqué à cette liste malgré les retenues du blond qu'il choisit de faire taire rien que pour ce soir. Aussi, il se risque à une commande que la jeune femme vient appuyer comme offerte, chose qui pourrait presque le mettre mal à l'aise mais sur laquelle il essaie au mieux de ne pas se concentrer. Il faut savoir abandonner, parfois ; davantage quand celle qu'on accompagne pour un moment parvient à se faire aussi têtue. Et ça vient s'imposer à nouveau, ce besoin de faire entendre qu'il ne souhaitait en aucun cas lui rappeler de douloureux moment. « Je suis désolé si mes remarques vous ont gêné ; tente-t-il alors de dire, venant guetter le regard de la Belle comme pour être sûr qu'elle acceptera ses excuses, probablement inutiles. Mais en soit, Leo reste ce qu'il a toujours été, un ours trop plein de gentillesse qui n'a de cesse d'être distribué, parfois à tord, parfois mérité. Aussi, il ne s'attardera pas sur cette conversation, loin de s'en foutre mais plutôt mal à l'aise de s'être fait aussi intrusif. J'y pensais, sinon ! Vous m'avez confié que vous aimez ce que je joue, peut-être que vous pourriez venir là où je travaille ? Je vous préviens, c'est loin d'être aussi... animé qu'ici, les personnes que j'accompagne ont laissé leur jeunesse passer mais ils sont tenaces et j'aime à leur rappeler que tout ça peut n'être que dans la tête. » Il s'arrête, essayant de s'assurer qu'elle vienne suivre ce qu'il énonce, remerciant le serveur qu'il contemple parfois, avide, d'un sourire plus séduisant que sympathique, réflexe sur lequel il revient rapidement. Concentré, il a du mal à l'être, parfois. « Je travaille dans une maison de repos, c'est pour ça que je disais tout ça. J'ai déjà dû vous en parler en fait. » Il se rattrape, au mieux, comme toujours. Tête en l'air.

Codage par Emi Burton

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