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 Ethan Moore

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PRINCE DE LA CB 〜(•‾̑‿‾̑•)ノ
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MessageSujet: Ethan Moore Mar 6 Juin - 19:57


Ethan Moore

A recent police study found that you’re much more likely to get shot by a fat cop if you run # Dennis Miller


Âge ■ 32 ans.  Lieu de naissance ■  Chicago, Illinois Nationalité ■ Américaine. Lieu de résidence ■ West side. Occupation/métier ■ Officier de police. Situation amoureuse ■ Célibataire. Groupe ■ Police Department. Avatar ■ Julian Morris. ||►

# Caractère ■ « C’est un bon petit gars ! » Voilà ce que les gens diront souvent de moi. Ça ne veut pas dire que le bon petit gars en question aime qu’on le prenne pour un con. Certes, je ne suis pas à ranger dans la catégorie des salauds ou des profiteurs et je suis toujours là pour les autres, souvent au détriment de ma propre personne, mais je n’apprécie pas pour autant qu’on se serve de moi, et je n’hésite pas à le faire savoir, un peu trop spontané pour cacher ce que je ressens. Je n’ai d’ailleurs pas grand-chose à cacher. Je ne dis pas que je suis du genre à m’épancher sur ma vie dès que l’occasion se présente mais je n’ai pas de squelettes dans mon placard et assume tout ce que j’ai pu faire dans ma vie. De ce fait je déteste la malhonnêteté. Et ça n’a rien à voir avec une quelconque déformation professionnelle due à mon statut. J’ai grandi dans un univers familial malsain, dans un quartier où la violence et les cris étaient notre normalité, j’ai côtoyé bon nombre de gosses qui ont fini derrière les barreaux. Je connais cette ambiance, le fait de se cacher derrière un masque pour prétendre être quelqu’un d’autre. Plus fort, plus dangereux, plus important. Je suis un piètre menteur et un plus mauvais manipulateur encore. Je n’aime ni les gens compliqués ni les gens malsains. La plupart des situations sont simples et ce sont les gens qui compliquent tout. Je n’en suis pas. Je dis ce que je pense, fais ce que je dis, et refuse de me prendre la tête pour des choses qui n’en valent pas la peine.

Ça ne veut pas dire que je me désintéresse. Bien au contraire. Je suis trop curieux pour ça. Vraiment trop curieux. A dire vrai j’ai passé les dix premières années de ma vie avec un père qui s’est évertué à me traiter comme un fantôme. On ne s’est jamais vraiment parlé et je n’ai jamais suscité le moindre intérêt à ses yeux. Il déambulait dans notre piteuse maison avec cet air absent qui ne l’a jamais réellement quitté, le visage creux et ciré des trop nombreux verres ingurgités. Ça aurait pu être pire, mon paternel aurait pu être du genre violent. Il était simplement du genre absent. Là, sans être là. Et je l’ai toujours détesté pour ça. Parfois je me dis qu’il aurait dû se tirer lui aussi, que ça aurait eu plus de sens que de rester là en oubliant mon existence. Avant de me rappeler que malgré tout ce qu’il était, il est resté, lui.
C’est peut-être ce qui m’a rendu si bavard et curieux. Peut-être aussi la raison pour laquelle je déteste qu’on joue la carte de l’indifférence avec moi. Je dois l’avouer, j’aime qu’on fasse attention à moi et être le centre de l’attention. Je vis assez mal le fait qu’on m’ignore. Ça a tendance à faire ressortir ce gosse de quatorze ans planqué loin dans mon subconscient, petite tête de nœud à la langue bien pendue qui se prenait déjà pour un grand. Parce que par-dessus le marché, je suis du genre rancunier. Je passe pour les petites choses mais dès que ça pique mon orgueil ou qu’on va trop loin, le sourire angélique s’efface. Je pardonne difficilement et quand on perd ma confiance, il est quasiment impossible de la retrouver.
C’est souvent ce qui a mis un point final à mes trop nombreuses relations. Ça, et ma jalousie. Du moins c’est ce que disent les autres. De mon point de vue tout le monde est jaloux, mais apparemment, je le suis un peu plus que la norme. Beaucoup plus. De quoi me faire perdre mon self control légendaire, de quoi m’obliger à aller cogner dans un sac pour évacuer la frustration. De quoi m’attirer des ennuis que je préférerai éviter…


# Le métier que vous exercez est :
■ Une vocation

Une vocation tardive. Personne n’aurait misé un centime sur le gosse que j’étais, moi le premier. Une mère évanouie dans la nature, un père alcoolique, un petit gars du South Side avec de très mauvaises fréquentations. A quatorze ans, tout le monde m’imaginait plus volontiers avec l’uniforme orange que celui d’officier de police, et je ne peux pas vraiment leur reprocher. Si je n’avais pas fait la bonne rencontre au bon moment, c’est sûrement la voie que j’aurais emprunté. Heureusement pour moi, je n’ai frôlé la délinquance que du bout du pied, avant d’être rattrapé au vol par celui qui est devenu un repère, un modèle, un conseiller, et sans doute ce qui se rapproche le plus d’un père à mes yeux. Il m’a inculqué des valeurs auxquelles je me raccroche encore à l’heure d’aujourd’hui, le respect des autres et également de moi-même. Il m’a offert une échappatoire à toute cette merde qui m’entourait, celle que j’avais connu toute ma vie, celle que je pensais mériter à défaut de connaître autre chose de mieux. Il a su voir le bon en moi quand les autres me condamnaient déjà, me tirer vers le haut et me laisser espérer à un avenir plus radieux. Me mettre son pied au cul au bon moment pour que je me donne les moyens d’y arriver.
Puis le déclic. Peut-être est-ce sentiment d’injustice longtemps éprouvé étant gosse, le besoin de réparer ce qui peut l’être, équitablement. Ou cette droiture restée en retrait trop longtemps pour coller au décor ambiant. Je ne saurais dire précisément quand l’idée a commencé à germer dans mon esprit, mais peu à peu elle s’est imposée comme une évidence. C’était ça et rien d’autre. Et ça n’a pas été facile. Ça ne l’est toujours pas. J’ai beau avoir grandi dans ces quartiers, connaître les règles, savoir comment les aborder, leur parler, je reste l’ennemi. Parce que j’ai l’uniforme, parce que j’ai réussi à quitter ces rues. Mais je ne regrette pas. Je me revois à quatorze ans et je suis fier du chemin parcouru. Je sais pourquoi je me lève le matin, que demain ne ressemblera jamais à aujourd’hui. J’aime l’adrénaline, l’imprévu, le risque, la routine qui n’en est pas vraiment une. Patrouiller dans cette ville que je connais par cœur mais qui me surprend toujours, positivement et, malheureusement, de manière plus négative. Mais j’y crois. Je crois en ce que je suis et en ce que je fais. Certains mes pensent naïfs, un brin utopique quand je me borne à croire en la Justice face au monde qui nous entoure. Quel sens pourrai-je trouver à être flic si je ne croyais pas à ça ? Quel sens pourrai-je trouver à ma vie ?




Drustan

Âge ■ 28.  Comment as-tu connu C911 ? ■ J’ai posé mes valises et je ramène un nouveau colis. Présence ■ 5/7. Un commentaire ? ■ Mon matériel génétique appartient à Saoirse Fuller.
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Julian Morris # [url=LIEN DE LA FICHE]Ethan Moore[/url]

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★ He was two sides of the same coin ★


Dernière édition par Ethan Moore le Jeu 8 Juin - 19:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 19:58



Good guys get left behind




Boum boum. Boum boum.
Mon cœur martèle dans ma cage thoracique, faisant battre la petite veine située sur ma tempe. La gorge sèche, la main tremblante, mon regard ne cesse de faire des allers retours entre les paquets de cigarettes et le gérant de la boutique, visiblement trop occupé à faire ses comptes pour me prêter la moindre attention. J’en ai l’habitude et pour la première fois de ma vie être considéré comme un fantôme me provoque un soulagement que je n’aurais pas cru possible. Ma main se tend, attrape l’un des paquets et après une dernière vérification visuelle le fourre dans la poche intérieure de ma veste. Putain ça y est ! Je l’ai fait ! J’ai tout ! Tout ce que mes amis m’ont défié de rapporter. Les cigarettes, le briquet, quelques fioles d’alcool. Tout ! Ils ne m’en croyaient pas capable – et très honnêtement moi non plus – mais je l’ai fait. Et pendant de longues secondes je reste planté entre les rayons, frustré de ne pas ressentir plus de fierté. D’habitude je suis un suiveur. Je traîne avec les gars, dans ce quartier merdique du South Side où il n’y a rien à faire et je suis le mouvement. Je n’initie jamais aucune connerie. Je n’ai jamais eu l’idée d’aller exploser les vitres de la bagnole du nouveau copain de la mère de Todd, pas plus que crever les pneus de celle de notre professeur de biologie. Je n’ai pas non plus émis l’idée de faire cramer cette poubelle sur cette chouette propriété – on n’avait pas prévu que le feu se répandrait aux fleurs et à l’arbre du jardin et que les pompiers se mêlent de la partie – mais je l’ai fait. Toutes ces conneries, je les ai faites avec eux. Et encore aujourd’hui, dans cette boutique, c’est Chad qui m’a défié d’aller piquer tous ces trucs. « T’as pas les couilles » qu’il m’a dit. Alors je l’ai fait. Sauf que c’est la boutique de Jo. Et tout le monde dans le quartier sait qu’on ne fait pas chier Jo. Même les plus vieux, ceux qui ont déjà fait de la taule ne viennent pas lui chercher de noises. Et il existe mille histoires sur le pourquoi du comment. Certaines terrifiantes, d’autres dérangeantes et dégueulasses, mais personne n’a le cran de venir démêler le vrai du faux.
Essuyant la sueur qui perle de mon front d’un revers de la main je m’avance vers le comptoir. Jo est un quadragénaire d’un bon mètre quatre-vingt-cinq, à l’allure sportive et aux épaules larges. Son visage parle pour lui. Un visage qui dit clairement qu’il en a chié dans sa vie et qu’il veut qu’on lui foute la paix.

Boum boum. Boum boum.
Je suis face au comptoir, face à lui et j’attrape un paquet de chewing-gum que je pose devant lui. Et c’est l’indifférence. Mais j’ai l’habitude. Son regard glisse sur les friandises avant de se reporter sur la ligne de calculs qu’il termine calmement. J’ai le feu aux joues, je sens une goutte perler le long de ma colonne vertébrale, une goutte glacée sur ma peau brûlante alors que mon cœur continue de cogner dans ma poitrine. « 23 dollars » Mes sourcils se froncent, je ne comprends pas. « Pour un paquet de chewing-gum ? C’est marqué qu’ils coûtent 1 dollar ! » Je ne parviens déjà plus à réfléchir. Je voudrais prendre mes jambes à mon cou, laisser tomber tout ce qui fait du poids dans ma veste et me tirer, mais les potes sont dehors, ceux-là même qui me traiteront de tafiole si je reviens bredouille. Et le silence me tue, comme s’il me laissait mariner dans mon jus et dans la propre merde de mon mensonge. « Pour un paquet de chewing-gum, un paquet de cigarettes, un Zippo et les quelques mignonettes d’alcool. » Mon sang se glace, je déglutis le peu de salive que ma bouche parvient encore à former. Merde ! Merde !!! Il sait ! Et il reste calme, ne relevant toujours pas les yeux sur moi. J’ouvre la bouche, la referme, tente de répondre sans qu’aucun son ne sorte. Je déglutis une nouvelle fois. « J’vois pas de quoi vous parlez ! » Oh merde. Il referme son livre de compte. Merde, il redresse enfin les yeux et les pose sur moi. Un regard froid, inexpressif, et c’est encore pire que la colère ou….merde ! « M’oblige pas à faire le tour de ce comptoir fiston » Ah ouais et quoi ? Qu’est-ce que tu vas me faire, me tuer ? C’est ça que je devrais lui répondre pour lui montrer que je n’ai pas peur de lui mais je suis reste là, sans savoir quoi dire ni quoi faire. Cours putain ! Ouais c’est ça, si je cours il ne pourra pas me rattraper. Il est vieux et….

Au moment où mon corps se remet en marche et que j’amorce un mouvement de recul sa poigne de fer me retient par le poignet, me faisant grimacer, et j’ai beau tirer, tirer de toutes mes forces, je ne parviens pas à me dégager. « Lâche moi putain espèce de vieux con ! » Horrifié par l’audace de mes propres mots, je sens une vive douleur sur ma joue, ma tête bascule en arrière et quand Jo me lâche je retombe lourdement sur le sol, cul le premier. Il nous faut quelques secondes à moi et à mon orgueil pour comprendre qu’on vient de se faire frapper par ce type. Cet inconnu ! Portant la main à mon visage, sidéré plus qu’énervé, je relève les yeux vers lui tandis qu’il s’approche de moi. « Vous m’avez frappé ! » « C’est ce qui arrive quand on me manque de respect » Il me tend une main pour m’aider à me remettre sur pieds mais ma fierté la refuse et je me redresse avec beaucoup moins d’assurance que je l’aurais souhaité. « Vous allez appeler les flics ? » Je n’ai pas encore de casier et même si ce n’est qu’une question de temps, je préférerai que ce soit pour autre chose que quelques babioles volées dans une boutique. « Non. » Un peu rassuré, j’acquiesce lentement, blanc comme un linge. « Tu me dois 23 dollars » J’acquiesce à nouveau, commençant à sortir de mes poches les articles que je ne comptais pas payer. Mais il m’arrête d’un geste, secouant le visage de gauche à droit. « Non, ça, tu me l’as volé. Tu me dois 23 dollars. » Dans le flou le plus total, je tente de balbutier quelques mots sensés, mais rien ne me vient. « J’comprends pas. » « Je vais te laisser une chance de faire le malin auprès de tes copains. Ceux qui épiaient depuis l’autre côté de la rue et se sont tirés dès que ça a commencé à chauffer pour toi. Je te laisse partir avec ce que tu as pris, mais tu me dois toujours 23 dollars. Et si l’idée grotesque de ne pas revenir me payer traversait te petite cervelle, ton père vient s’acheter sa drogue presque tous les jours ici, je sais où tu vis Moore. Et t’avise pas de m’apporter de l’argent sale ou volé, je le saurais » Mes yeux s’écartent devant cette menace à peine voilée. Merde ! « Et comment je vais trouver 23 dollars ? » Le seul argent que mon père me donne est celui pour acheter à manger. « C’est pas mon problème. Fallait y penser avant de me voler. 23 dollars. Tu me dois 23 dollars. »

Il ouvre la porte de sa boutique et je me cours. Le temps nécessaire pour être sûr qu’il ne me suit pas. Le temps de retrouver mes amis. De faire le malin avec mon butin, de leur narrer mes péripéties devant Jo l’invincible, en remaniant mon rôle afin de passer pour un héros intrépide et pas un gosse qui a failli se faire dessus. Et encore une fois, je suis frustré de ne pas ressentir de fierté. Je suis seulement mal à l’aise. Ce n’est pas moi ça. Mais je n’ai que ça. Que ce quartier, que ces gens, que cette vie.

J’ai fini par rembourser Jo. En devenant son esclave. En tondant sa pelouse, en allant lui faire ses courses, en nettoyant sa voiture, en repeignant son salon. Et pour chaque tâche il retirait un dollar de ma dette. Un minuscule dollar. Pour m’apprendre la valeur de l’argent, le prix de l’effort, et tout un tas d’autres conneries du genre. Du moins c’est ainsi que je l’ai perçu au début. Parce que quand j’étais avec lui je ne traînais pas les rues, je ne faisais pas de conneries avec mes « potes » et ça ne me manquait pas. Je n’avais plus besoin de faire semblant. Alors j’ai commencé à écouter ce qu’il disait, à comprendre où il voulait en venir. Il ne parlait jamais de lui mais ça m’était égal, il ne posait pas de questions non plus.
Jusqu’au jour où ma dette a été remboursée. « On est quitte fiston. Félicitations ! » Je le regarde surpris. « Vous me félicitez alors que je vous ai volé ? » « Non. Je te félicite parce que tu as commis une erreur et que tu as tout fait pour te racheter et remettre de l’ordre à tout ça. Ce n’est pas donné à tout le monde. J’suis fier de toi. » Et là c’est le choc. Parce que personne n’a jamais été fier de moi, ni mon père, ni…non, personne. Et c’est comme une claque, un sentiment inconnu. Et il a fallu que ce soir lui, un type sorti de nulle part, un étranger. « Et tu peux l’être aussi. » J’acquiesce lentement mais ne percute pas. Etre fier de moi ? Depuis quand ? Pourquoi ? « Et si on recommençait à zéro » Je secoue la tête, encore un peu perdu par tout ce qui passe par la tête et par le cœur. « Jo » Et il tend sa main comme pour se présenter. J’hésite, ne sachant pas encore réellement ce que m’inspire ce grand gaillard un peu bourru mais qui s’est plus préoccupé de moi que n’importe qui jusqu’à présent. Je finis par la lui serrer. « Ethan. »
_____________________________

La porte claque doucement derrière moi et je grimace face à l’odeur qui se dégage de l’intérieur de la maison. Un mélange de tabac froid et de vapeurs d’alcool emplit mes narines et posant mon sac de sport à l’entrée, je fais quelques pas jusqu’au salon, lâchant un soupir de lassitude devant le tableau devant moi, trop souvent admiré pour qu’un autre sentiment naisse de cette vision. La télévision est allumée et diffuse un vieux film policier des années cinquante, mais comme toujours le seul spectateur présent n’est plus en état d’apprécier ce classique du genre. Affalé sur le fauteuil qu’il ne quitte presque jamais, je contemple la ruine physique qu’est mon paternel, les yeux clos et la bouche légèrement entrouverte qui laisse échapper un souffle rauque mais régulier. Son visage cireux et émacié penche légèrement sur le côté et se balance en de rares occasions, le faisant ressembler à un pantin désarticulé. La barbe non entretenue qu’il porte lui donne aisément dix ans de plus que son âge véritable et les cernes interminables et violacées sous ses yeux, contrastant avec le teint grisâtre de sa peau lui donne un air malade. Ce qu’il est. L’alcoolisme est considéré comme une maladie et je la côtoie depuis toujours. C’est le plus triste au fond. Ma mère s’est tirée quand j’avais quatre ans mais si j’ai quelques fragments de souvenirs d’elle, de son visage, de son sourire, de son rire, je n’ai rien à quoi me raccrocher en ce qui concerne mon père. Parfois je me demande ce qui l’a fait devenir ainsi. Si son alcoolisme a fait fuir ma mère ou si le départ de ma mère a été le début de sa fin à lui. Même avec le peu d’indices en ma possession je crois plus volontiers à la seconde option. Premièrement parce qu’il est trop difficile d’accepter qu’elle aurait fui en me laissant seul avec lui, avec tous les risques que ça impliquait. Ensuite parce qu’il a toujours refusé de parler d’elle. Et en de rares occasions, quand les questions me brûlaient trop les lèvres, au-delà de sa colère j’ai vu la blessure cuisante dans ses yeux. Cette déchirure. Je crois qu’il l’aimait à en crever et que quand elle s’est enfuie du jour au lendemain c’est exactement ce qui est arrivé. Et il ne reste qu’une coquille vide qui déambule comme un zombie dans cette maison.
Mais je ne me souviens pas. Aucun moment heureux auquel me raccrocher. Etait-il un bon père quand elle vivait encore avec nous ? Se sentait-il concerné par son fils ? Je n’aurai sans doute jamais la réponse à cette question, pas plus qu’aux autres.

Soupirant parce qu’épuisé plus psychiquement que physiquement je m’approche doucement de lui et éteins la télévision après avoir attrapé la télécommande parmi les canettes de bières qui jonchent la table et le tapis usé du salon. La reposant là où je l’ai trouvée, je secoue doucement l’épaule de mon père, le faisant geindre sans le réveiller. « Allez Sam, réveille-toi, tu seras mieux dans ton lit. » Je réitère l’opération, le bousculant un peu plus fort. Je n’appelle plus mon père « papa » depuis longtemps maintenant. Je ne saurais dire précisément quand. Il m’a juste semblé que partager la moitié de mon ADN avec lui n’en faisait pas un père. Il finit par entrouvrir les yeux, le regard vitreux et piaffe à plusieurs reprises, le gosier probablement asséché. « T’étais où ? » Pour n’importe qui ces quelques mots seraient probablement incompréhensibles mais j’ai appris à déchiffrer son langage depuis toutes ces années. Je me retiens de lever les yeux au ciel. Parce que comme toujours, il ne se souvient de rien. Grand paradoxe de Sam. Depuis mon enfance j’ai été un fantôme dans cette maison, un courant d’air qui pouvait aller et venir à sa guise sans qu’aucune question ne lui soit posé. J’ai vécu comme un clandestin entre les quatre murs de mon propre chez moi et maintenant que j’ai quitté le ‘domicile familial’ il ne semble pas avoir remarqué que je ne vis plus ici et considère que j’appartiens encore à cette bicoque. « J’avais un entretien médical à passer. Pour l’académie de police, je t’en ai parlé l’autre jour. » Je ne sais pas s’il m’a entendu, il n’est pas du genre à poser une question en s’intéressant réellement à la réponse, et si son indifférence m’a fait plus de mal que n’importe quoi d’autre dans ma vie, elle ne me fait plus ni chaud ni froid. « Allez ! Aide-moi un peu… » Je lève son bras et le passe autour de mes épaules, entourant l’autre autour de sa taille pour l’aider à se relever. Heureusement il ne pèse pas grand-chose et attendant qu’il trouve un semblant d’équilibre une fois debout, nous nous traînons dans une lenteur folle jusqu’à sa chambre. Je le laisse retomber doucement sur son lit et il finit en étoile, les yeux déjà mi-clos à nouveau. Lui retirant ses chaussures, je le recouvre avec un drap et attrape le cendrier plein sur sa table de nuit. « Des salauds. Les flics, tous des salauds. » Je le regarde sans expression particulière, usé. Il a passé plus que quiconque dans ce quartier des nuits entières en cellule de dégrisement. « Je suis fier de toi Ethan. T’es devenu quelqu’un de bien » Je soupire comme si je parlais pour lui, quittant la chambre pour revenir au salon. Je fais ce que je fais toujours quand je passe lui rendre visite. Vider les cendriers, ramasser les cadavres de bouteilles, faire sa vaisselle et un brin de ménage et m’assurer qu’ils paient ses factures et encaisse son chèque des aides sociales. Après avoir réapprovisionner son réfrigérateur pour être certain qu’il se nourrisse un minimum, je quitte sa maison et prends la direction de celle de Jo.

Je frappe quelques coups avant de rentrer, le trouvant dans la cuisine. « Tu voulais me voir ? » J’ai reçu un appel plus tôt et je lui ai dit que je passerai en milieu de soirée. Il pose ses yeux sur moi à rien qu’à mon expression sait d’où je viens. Il me tend une bière que j’accepte volontiers avant de prendre place sur une tabouret, face au comptoir qui nous sépare du salon. « Comment va ton paternel ? » « La même vieille routine. » Je souffle en haussant les épaules et il ne va pas plus loin dans l’interrogatoire. Nous avons tous les deux nos démons et n’en parlons pas souvent. Seulement quand c’est nécessaire, quand le besoin s’en fait ressentir. Jo en sait quelque chose. Il a perdu sa femme et sa fille dans un accident de la route. Un type conduisant sous l’emprise de stupéfiants les as percutés, elles sont mortes du le coup. Ça explique beaucoup sur le personnage, et sur toutes les histoires que j’ai entendues sur lui étant gosse. Personne ne sait à part moi, personne ne saura jamais. « Attrape le sac à côté de toi tu veux ? » Reposant ma bière après en avoir avalé une longue gorgée je pose mes yeux sur un sac en carton banal sur le tabouret à côté de moi. L’ouvrant, j’y déniche une paire de gants de boxe neufs, la même marque et la même couleur que les premiers que Jo m’a offerts quand je n’étais encore qu’un gamin borné et perdu. C’est lui qui m’a enseigné l’art de ce sport, qui m’a donné une passion pour m’éloigner de la rue, qui m’a inculqué les valeurs de respect, d’endurance et de ténacité. Se donner à fond, ne jamais laisser tomber. Se contenter de ce qu’on a mais se battre pour obtenir ce que l’on désire. « Joyeux anniversaire fiston. » Il n’a pas oublié. Evidemment. Lui n’oublie jamais. Il tend sa bière dans ma direction et reposant les gants, je trinque avec lui, un sourire reconnaissant sur les lèvres. « Merci Jo. »

_________________

« …donc on se donne rendez-vous dans ce bar sympa sur la 33ème, et devine quoi, Katya ne ressemblait pas du tout à sa photo de profil. Du moins, c’était bien Katya, mais avec vingt kilos de plus et une bonne dizaine d’années ! Et elle n’était même plus rousse. Tu sais à quel point j’aime les rousses ! »

Je ne peux m’empêcher de rire devant l’air scandalisé de mon coéquipier. Ça fait seulement trois mois qu’on fait équipe et même si nous ne partageons absolument aucun point commun, ni sur la vision du monde, des gens, ou des femmes, Bill est un joyeux luron qui ne manque pas de mordant, qui me fait oublier mes problèmes, mais sur qui je peux compter. C’est le genre à avoir toujours une connerie à balancer, une pensée profonde sur le monde qui n’est philosophique que pour sa propre personne, mais qui au boulot est d’un professionnalisme irréprochable et qui a un bon contact avec les gens. J’ai confiance en ces aptitudes et délirer pendant notre pause déjeuner est un bonus plutôt agréable. « Pourquoi tu te marres, ça n’a rien de marrant, j’ai dû lui payer deux verres pour ne pas passer pour un mufle avant de trouver une excuse pour me carapater. » Oui, il a tout de même deux défauts de taille, radin et misogyne. « C’est pas toi qui a payé un gosse pour photoshoper tes photos et te faire retirer du ventre et des cuisses sur tes photos à Miami ? » Il me regarde comme si j’étais un traitre de la pire espèce pour ne pas prendre immédiatement son parti. Oui, parce qu’en tant que membre de l’élite masculine, sur le sujet des femmes, je dois me ranger avec lui, systématiquement. « Ça n’a rien à voir ! » « Et on quoi c’est plus honnête ? » Je ne comprendrai décidément jamais sa logique. « Parce que les femmes se moquent du physique. Passées trente ans elles veulent de la stabilité, un homme réconfortant qui assure et peut prendre soin d’elle. Les photos c’est juste une accroche ! Comme ces produits détachants qu’elles aiment tant. Elles savent que la publicité est mensongère mais ne peuvent pas s’empêcher d’acheter le produit ! Je suis de putain de produit détachant miracle ok ? » Je secoue la tête, les yeux écarquillés, juste pour m’assurer que ce type est bien réel. Merde alors, je sais que son discours n’a aucune cohérence et qu’il est sexiste à souhait mais j’ai quand même envie de me marrer. « Donc, si je résume. Tu peux trafiquer tes photos parce que tu es flic, que tu as une maison et une retraite assurée mais...hum…Katya ne peut pas mettre des photos d’elle qui datent un peu juste parce que c’est une femme ? » « Exactement ! T’es long à la détente Moore. » Je secoue à nouveau la tête, reposant le reste de mon sandwich dans son emballage. « Donc pour toi, les femmes sont inférieures aux hommes ? » Son regard parle déjà pour lui, comme si la question n’avait aucune raison d’être posé. « En tant cas elles ne sont pas nos égaux. » Il mord dans son sandwich avec envie tandis que je bois un peu d’eau, regardant un instant par la fenêtre de notre véhicule de service. Je compense à comprendre pourquoi son ancienne coéquipière, Becky, a demandé à changer de partenaire. « Mais le pire ce sont les lesbiennes ! » Je me retourne vers lui, cette fois un peu choqué. « On est en 2017, ne me dis pas que l’homosexualité te choque » « Non ! Tu me suis pas ! » Clairement pas, et ça me ferait chier qu’un bon coéquipier que je trouvais marrant jusque-là se transforme en facho. « Je n’ai rien contre deux types qui s’envoient en l’air et s’embrassent en public. Tout le monde peut aimer tout le monde tu vois le genre ? » « Je crois… » Quelque peu rassuré, mais pas tellement. « Mais les lesbiennes…elles congèlent notre sperme pour concevoir des bébés et les élèvent sans nous. Un simple petit prélèvement, un petit tube, et hop, elles nous évincent comme si nous n’avions jamais existé ! » Et il claque des doigts pour affirmer ses dires. « Genre, un complot lesbien ? » J’avoue, je deviens moqueur. « Ouais, elles sont dangereuses ! Mais je mate quand même des pornos lesbiens, je reste un mec ouvert d’esprit ! » « Evidemment. »

Je n’ai aucune idée de comment on est passé de Katya la rousse plus vraiment rousse à un complot lesbien mais cette conversation est définitivement dans mon top 10 des délires alambiqués de Bill. « Et toi, t’as rien à raconter ? » Mon silence lui fait dire qu’il y a effectivement quelque chose à raconter et il saute sur l’occasion, froissant le papier de son sandwich et se tournant quelque peu vers moi. « Comment elle s’appelle ? » Il laisse un rire passer la barrière de ses lèvres, et face à mon silence il s’impatiente. « Oh fais pas ta pute Moore, j’tai tout balancé concernant Katya ! » J’ai envie de lui rétorquer que je ne lui ai rien demandé mais je commence à connaître le personnage, il ne lâchera pas le morceau avant que j’ai tout raconté. « Y’a pas grand-chose à dire. J’ai rencontré cette fille dans un bar, je lui payé un verre et c’était sympa. » « Sympa ? » « Ouais. Plus que sympa. Elle avait l’air…j’en sais rien. Elle était drôle, avait de la répartie, intelligente, et plutôt canon. Et… » « Et ?... » « On s’est envoyé en l’air à l’arrière d’un taxi et dans mon appart » Je finis par cracher le morceau en levant les yeux au ciel. « Ça c’est mon garçon ! » Et il me tape amicalement sur l’épaule. « Oh pitié ! » Je secoue ladite épaule pour dégager sa main. « Et ?... » « Et rien. Elle m’a fait goûter à l’égalité des sexes. » Face au silence de mon collègue je tourne le visage vers lui et sa mine interloqué fait naître la surprise sur la mienne. « Est-ce que c’est un truc sexuel dans lequel je ne préfère pas t’imaginer ou est-ce que tu t’es rendu compte trop tard que ‘elle’ était en fait un ‘il’ ? » « Quoi ? » Je sursaute sur mon siège et me refais la conversation en vitesse accélérée dans ma tête jusqu’à revenir à la fameuse égalité des sexes. « Putain non ! Je lui ai dit que je voulais la revoir et elle m’a fait comprendre que c’était sympa mais que je n’étais qu’un plan cul ! » Bill expire son soulagement de manière grandiloquente avant de laisser un large sourire étirer ses lèvres, puis enfin, prend un air résigné. Le tout en à peine une seconde, ce qui est assez marrant à regarder. « On ne revient à ce que je dis. Fini le temps où elles étaient de pauvres petites choses fragiles et nous les salauds qui leur brisaient le cœur. On leur a donné du pouvoir et maintenant, ce sont elles les salauds ! » Et c’est reparti pour un tour…  « Tu veux mon conseil ? » « Non. Définitivement non. » Mais évidemment il me le donne. « Si elle te rappelle pour du cul, donne-lui ce qu’elle demande et tire-toi sans demander ton reste. Si elle a une sœur, tape-toi sa sœur. Et sa mère, et sa meilleure amie. Reprend le pouvoir Moore, deviens un salaud ! » Heureusement pour moi la radio nous envoie un signal et Bill répond, me laissant le temps de digérer ces prodigieux conseils que je ne compte évidemment pas suivre. Y’a pas, ce type est hors catégorie.

J’écoute le central. Une plainte pour de la musique trop forte, rien de bien exaltant mais dans ce métier, même la plus petite intervention peut devenir délicate. Mais Bill se tourne vers moi, me fixe dans les yeux, sans démarrer. Et je percute. « Je vais prendre tout ça en considération. » Il acquiesce et démarre enfin la voiture, reprenant son sérieux et son masque de flic. Et pendant le trajet, j’inscris une nouvelle règle à ma liste mentale. Ne plus parler de femmes avec Bill.

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Dernière édition par Ethan Moore le Sam 10 Juin - 19:19, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 20:01


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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 20:22

Rebienvenue chez nous avec ce joli monsieur ♥

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can you show me where it hurts ?
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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 20:57

Re-bienvenue à la maison avec cette belle gueule !
Tu connais les lieux :aaaaaaaaaaaaaaah:

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As I walk along I wonder a-what went wrong with our love, a love that was so strong. And as I still walk on, I think of the things we've done together, a-while our hearts were young.
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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 21:47

Ouuuuuh le souaaaajee ! Rebienvenue ici ma belle <3

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The air around feels like a cage love is just a camouflage for what resembles rage againMy smile was taken long ago I still press your letters to my lips, cherish them in parts of me that savor every kiss All of that was ripped apart when you refused to fight So save your breath I will not hear I made it very clear You never needed help You sold me out to save yourself I won't listen to your shame
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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 22:00

Rebienvenue avec ce nouveau bébé !
Saoirse, tu m'oublie pas de m'inviter à ton mariage è_é

Amuse toi biiiiien !

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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 22:06

Re-Bienvenue dans le coin toi What a Face

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    « Il est temps de passer aux choses sérieuses. Il ne faut pas se fier aux apparences. Un joli minois n'est pas forcément mauvais signe, bien au contraire. Quand on cherche, on trouve, et croyez moi, je trouverais. »


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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 22:06

Saoirse: Je l'ai vraiment ce numéro? Je suis pas sûr vu la façon tu m'as jeté! Rolling Eyes


Je suis un peu déçu, moi qui pensais avoir un accueil plus pourri que la première fois en mode blasé et tout, et voilà que vous assurez à nouveau, comment je fais pour râler moi après ça?

Merci les loulous, mais c'est grâce à vous ce second personnage, on est bien ichi avec vous :luv4:

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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 22:12

Bouh tu sais pas lire... ce qui fait de toi un cliché terrible ! Beau mais illettré. Laisse-moi deviner, tu aimes le football américain ? Rolling Eyes
Toute façon tu ne me sonnes pas, c'est moi qui décide où et quand, beau gosse... Tu te contentes de venir avec tes menottes et ta matraque (si tu vois ce que je veux dire...)

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MessageSujet: Re: Ethan Moore Mar 6 Juin - 22:16

Shame on me....ouais bah j'ai mal au crâne, et ça, c'est un cliché de gonzesse (ce qui n'arrange pas mon cas!) Et non, je préfère la boxe, tu comprendras pourquoi.

Tsssss tu choisis de faire un second personnage masculin pour espérer faire partie du sexe fort et tu te retrouves en "Billieboy"....

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MessageSujet: Re: Ethan Moore Ven 9 Juin - 7:23

JE SAVAIS QUE J ÉTAIS PAS ENCORE PASSÉE :yerk:

Superbe choix de scénario mon chat **

Revienvenue à La maison : AMOUR SUR TWA <3

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