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 i can't walk away from that | jade&lijouh

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MessageSujet: i can't walk away from that | jade&lijouh Jeu 8 Juin - 14:28



i can't walk away from that
ft. jade&lijouh


Ses prunelles se sont perdues sur la façade tranquille des lieux. Il guette et erre dans les méandres d'un esprit encore embrumé. Une légère brise vient s'abandonner contre lui, contre l'être fatigué qu'il traîne malgré lui ; comme souvent, comme toujours. Elle aimerait pouvoir faire face à cette noirceur, aux ténèbres qui hantent ses songes comme pour le défaire de toute raison, de tout bon sens. Une voie audacieuse et pourtant tellement prometteuse à la manière dont il sombre depuis peu, depuis qu'Elle est venue offrir un nouvel abandon aux nombreux déjà essuyés. S'en suit un soupire, quelque chose qui vient briser le presque silence qu'il est venu instauré, là, au-delà des conversations de ceux qui viennent joncher le sol devant lui, au-delà de ce qu'il croit percevoir au derrière des murs devants lesquels il se tient encore, appuyé sur sa bécane, les pensées tournées vers un petit être perdu depuis noël en sachant que toute justice qui pourrait lui être rendue réside entre les mains d'un homme dont il ne sait rien. Rien qu'un nom, qu'une description. Rien qu'une image faite selon ce qu'on est venu lui dire à défaut d'avoir pu faire partie de ceux qui auraient eu à décider. Il aurait dû, d'ailleurs, en savoir davantage. Sebastian veut en savoir davantage. Et c'est un fait qui s'ancre dans un recoin de sa tête, violemment. Ça ravive l'esprit, ça ramène la conscience à son état d'alerte parce qu'il revient des limbes de son for intérieur. O'Malley retrouve de la contenance tandis qu'il se redresse, enfouissant ses clés dans l'une de ses poches, là où bien des mystères semblent parfois se perdre ; ou presque. Il sait qu'attendre n'arrangera rien, il sait qu'aucune réponse ne lui parviendra s'il ne se décide pas à les quérir lui-même, toujours debout devant une porte qu'il se doit d'ouvrir ; quitter la tombée d'une nuit certaine pour rejoindre les lueurs colorées d'un lieu méconnu mais visiblement bien rénové. Aussi, il s'y risque, âme éperdue au milieu d'un combat mené par sa colère, son chagrin, son impuissance et pourtant les forces qu'il possède. Quand l'instant se porte sur ce qui s'est passé, sur la manière dont on lui a arraché son fils, il ne l'avouera jamais pleinement mais le cœur s'estompe et toute raison avec. Alors, oui, c'est bêtement qu'il s'impose ce soir, aussi stupidement qu'il n'avait pu le faire par le passé, lorsque son frère rendait son dernier souffle sous l'avant-bras d'un Sebastian aux profondeurs dangereuses et aux priorités bien personnelles. Une dernière bouffée de ce qui noircit ses poumons avant de la laisser s'éteindre sous ses bottes, osant un bref geste de la main pour s'engouffrer dans ce qu'ils pourraient appelé l'antre du loup un jour, ça s'ils ne se font pas prudents ; ou généreux au vu de ce qui le motive à se tourner vers telle ou telle âme. Et quand même bien cette simple idée puisse être horrible pour beaucoup, lui comprend. Lui compatirait presque de ne pas avoir à se sacrifier pour une loyauté quelconque, bien qu'incapable d'y renoncer puisque celle-ci allant vers ceux qu'il appelle désormais avec fierté « famille ».

Quelques pas, quelques regards. Les prunelles qui se perdent ici et là, il essaie de se familiariser avec les lieux, avec l'ambiance qui s'impose d'elle-même, chaleureuse et pourtant si froide, un paradoxe des plus complets ou alors des plus occasionnels pour ceux qui y sont habitués. Parce qu'il les sent, les regards. Parce qu'il comprend que les yeux présents n'ont de champ de vision que sa personne et le cuir qu'il aborde fièrement en plus de son rang. Ça ne passe pas inaperçu, ça attise la curiosité, les questions, celles qu'il croit percevoir alors qu'elles se taisent encore. Celles auxquelles il n'accorde aucune attention parce qu'il trouve enfin ce qu'il était venu chercher, l'humanisation du portrait qu'on a pu lui faire alors que la réunion s'écoulait, que les ordres se donnaient, alors que son fils – lui semble-t-il – lui revenait, là, remontant les océans sombres de sa conscience. Un soupire, un élan, une tête haute malgré sa position qu'on lui fait comprendre comme n'étant pas acquise, pas ici en tout cas ; ce à quoi il aurait pu en sourire si les raisons de sa venue ne lui tenait pas autant à cœur. « Haynes. » Laisse-t-il entendre faiblement, sachant qui il est, l'ayant reconnu grâce aux mots écoutés mais il tient à en avoir le cœur net, il veut voir celui qui pourrait les aider à rendre justice à son fils s'identifier lui-même, prouver ce courage – ce qui s'avère en être à leurs yeux en tout cas – qu'on veut vanter dans les rangs des siens. Et tandis qu'il laisse ses perles s'accrocher aux mouvements qui se font près du bar, il découvre aussi des traits familiers, une teinte qu'il ne connaît que trop pour fouler – malheureusement de plus en plus dernièrement – les murs des locaux dans lesquels elle erre. Là-bas plutôt qu'ici, curieuse volonté à la manière dont elle vient se tenir aux côtés de ce qui se fait raison de sa venue. Et s'il est d'un naturel taquin, plutôt lourd, là rien ne vient franchir la barrière de ses lèvres. Pas encore, pas de suite ; pas cette fois. Au lieu de ça, il perd sa contemplation sur cet homme qui ne semble plus qu'ombre de lui-même, et ça, depuis son arrivée, depuis qu'il est venu ici poser les pieds. Ce pourquoi Sebastian vient faire perdurer cette silencieuse confrontation, essayant de lire ce qui ne peut l'être. « On ne se connaît pas, pas tout à fait. » Tout n'aurait pu être que murmure et pourtant, il maintient l'instant, il laisse ses mots se perdre dans les conversations qui peinent à reprendre parce qu'en réalité, il tient à cette vue publique ; autant pour lui que pour l'autre. « Il a fallu qu'on fouille un peu partout pour en savoir plus que ce qu'à déjà dit ta lady à l'un de mes frères ; et si ça peut te rassurer, t'es un putain de fantôme. Mais t'as un frangin arrangeant visiblement, ça aide à... ça, j'imagine. » Un bref geste de la main qui se perd sur les alentours tandis qu'il lui laisse comprendre une seule chose : ils le connaissent, ou du moins la surface de ce qu'il fut.

Codage par Emi Burton

_________________


runaway
As I walk along I wonder a-what went wrong with our love, a love that was so strong. And as I still walk on, I think of the things we've done together, a-while our hearts were young.
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