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 SAISON 1 # INTRIGUE 3

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WINDY CITY


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MessageSujet: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptySam 10 Juin - 11:06




SAISON I # INTRIGUE 3


1 ■ Synopsis
10:40 pm ; OSSINOV'S GARAGE
Les habitants de Chicago sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère suite à l'inaction des autorités qui, selon eux, protègent les Kings, responsables des récents évènements. Les casseurs ayant été de la partie, la situation a très vite échappé à tout contrôle et les forces de l'ordre ont été dépêchées pour tenter de maitriser la foule qui a grossi d'heures en heures dans le courant de la journée. Le soleil est sur le point de disparaitre mais les esprits sont toujours aussi échauffés et la situation est on ne peut plus tendue.

A tel point en fait que Caleb Cavanaugh, Président des Kings, a exigé que les familles des membres se mettent à l'abri ce soir, au cas où. Il ordonne donc à ses hommes de se dispatcher au travers des différentes planques du club, mais garde ses plus fidèles alliés à ses côtés, au garage Ossinov (le Crash étant selon lui une cible trop facile).
Sebastian fait partie de ceux-là et contraint Irene de le suivre, contre son gré et sans douceur. Témoin d'un geste déplacé de sa part, Tito (qui est en service et s'occupait d'une femme à la cheville foulée) décide de s'en mêler.
Ayleen, déjà à l'intérieur du garage, auprès de son père Gabriel et de la famille Cavanaugh, assiste à la scène à travers l'une des vitres de l'établissement, de laquelle son père biologique n'a de cesse de lui ordonner de s'éloigner. Mais elle en est incapable. La raison est simple : elle a prévenu l'homme qui l'a élevée de l'endroit où elle se trouvait et ce dernier s'est mis en tête de la rejoindre pour lui apporter le matériel dont elle aurait besoin en cas de crise... Elle s'inquiète terriblement pour lui et elle a raison de le faire puisque c'est le chaos dehors.

Quelques mètres plus loin, Matthew, Daniel et Julian qui viennent de procéder à quelques arrestations parmi les fauteurs de trouble sont en grandes difficultés. La situation échappe maintenant totalement aux forces de l'ordre et ils se retrouvent vite séparés de leurs défenseurs en tenus ignifugés et boucliers anti-émeute... Alors qu'ils se sentent acculés et sont pris à parti par la foule en colère, Matthew propose aux deux autres de trouver refuge dans le garage avec les deux hommes armés et violents qu'ils ont arrêtés. Mais l'idée ne plait pas aux deux agents qui savent parfaitement où ils se trouvent et à qui appartient le garage... Mais ont-ils vraiment le choix à ce stade ?    

2 ■ Participants (ordre de passage)
# Sébastien O'Malley
# Irene O'Malley
# Tito Hernandez
# Ayleen McKinney
# Matthew Goodwin
# Daniel Mills
# Julian Stokes

3 ■ Règles à suivre pour cette intrigue
# 600 mots maximum par réponse
# suivre l'ordre de passage défini ci-dessus : si c'est votre tour et que vous savez que vous n'aurez pas le temps de répondre dans la journée, prévenez vos camarades dans le flood intrigue, merci  :dan:  
Il vous est permis de vous arranger avec vos partenaires pour intervertir votre tour avec un autre joueur si l'action s'y prête
# dans un premier temps, compte tenu du contexte, il vous est permis de jouer uniquement avec les personnages entourant le vôtre  

■ le staff de C911
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Sebastian O'Malley


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyMar 13 Juin - 17:10



saison 1 # intrigue 3
ossinov's garage


"Au garage, maintenant." Trois mots. Seulement trois mots mais il n'avait pas fallu plus à Sebastian pour comprendre, pour assimiler cette récente panique à la foule qui grandit et s'étend, qui se perd dans les horizons de ruelles qu'il a si souvent pensées comme sûres ; pour lui en tout cas, pour les siens. Parce qu'ils ont veillé sur cet endroit, parce qu'ils ont fait en sorte qu'une certaine protection soit offerte à quiconque voudrait s'y perdre, s'y installer ne serait-ce que provisoirement. Ils ont été les héros silencieux avant d'endosser la cape des dangereux criminels à écarter. D'un extrême à un autre, autrui n'a jamais su faire que cela et ça l'amène à soupirer, lui, cet homme dont le devoir à toujours privilégier sur le reste quand seulement certains venaient se sacrifier pour une patrie qui aujourd'hui renie, en soit, tous les risques bravés par ceux qui ont suivi son parcours, des anciens combattants pour beaucoup. Aussi, il avait relevé la tête, parcouru bien des mètres au-travers d'une ville peu reconnaissante des années de paix essuyées ; ça pour mettre à l'abri celle qui lui appartient, la seule sur qui aucun mal ne devrait être davantage fait. Caleb veut ses plus proches alliés à ses côtés, offrant asile sûr à leur famille ; O'Malley n'aura mit qu'une fraction de seconde à acquiescer pour s'en retourner vers la jeune femme dont le dos semble doucement se tourner sur leur passé, sur une histoire finalement un peu trop violentée, celle qu'il n'hésitera pas à rappeler. Pression ravalée, tension tue, il sera parvenu à la faire monter sur cette bécane qu'elle méprise très certainement plus que de raison, menant son petit être au-travers des ruelles animées pour cette nouvelle légère soirée d'été ; une petite vague de chaleur et les voilà tous dénués de cœur. Puis pied à terre, plus que quelques pas à faire. Son regard dévie des portes du garage pour se poser sur celle qui l'accompagne, celle qui s'arrête en comprenant où il l'emmène, peut-être encore sans savoir pourquoi. Parce qu'il s'est fait silencieux, de marbre quant à une justification qui aurait pu faciliter les choses. Non, Sebastian rumine dans un recoin de sa tête toutes les questions qui se posent depuis qu'ils ont établis cette règle de sécurité. Il en manque un dans les rangs des proches alliés d'un homme qu'ils sont venus – surtout – protéger. Bien des choses commencent à se perdre, bien des obstacles se posent sans qu'il ne puisse réellement en voir la base. Sebastian rumine, Sebastian s'y perd. Assez pour en oublier le peu de conventions dont il pourrait faire preuve, assez pour perdre le peu de bon sens qui lui soit rester. Revenu vers elle, poignet empoigné, il a voulu l'y obliger parce qu'il doit la mettre en sûreté, parce qu'ils doivent se mettre en sûreté et quand bien même elle pourrait en douter, il préfère la savoir saine et sauve avant de se préoccuper des autres. Vérité sûre et qui, pourtant, se cache derrière une manière de faire délicate, un peu noirci par l'horreur d'une guerre mais surtout par l'éducation d'un père dont la morale fut brutale et, avouons-le, tout à fait anormal. A voir l'exemple qu'on suit agir – que ce soit de façon correcte ou non – on finit par y voir une banalité absolue, quelque chose qui puisse s'ancrer dans des conventions dont la définition, en soit, change selon cette dernière. Comme ici alors qu'il s'agace, alors qu'il perd patience, s'en retournant violemment vers celle qu'il appellera jusqu'à la fin de ses souffles « sa femme », dents serrés, la mâchoire féminine méchamment emprisonnée. « Arrête de faire ta gamine avec tes caprices, ok ? »

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pour une durée de quatre à six mois.
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Irene Howard


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyMar 13 Juin - 23:05

SAISON 1 # Intrigue 3
Ossinov's Garage



La chaleur du réservoir d'essence mord dangereusement la peau des cuisses nues qui se tordent. Le métal brûlant arase la posture déjà bien limitée par l’étau de bras masculins qui étouffent cette maigre carcasse qui n'ose se débattre plus. Les souvenirs amers des dernières révoltes semblent encore lanciner contre une joue pâle frictionnée par la grandeur d'un casque de moto apposé de force.  La prise ferme, violente, ne se détend seulement que lorsque la circulation dicte au corps du conducteur intrépide d'épouser les courbures de la route et des nombreux véhicules qui les entourent. Slalome dangereux, vitesse à peine calculée, Irene retient son souffle et les nombreux soubresauts qui secouent le plus profond de ses entrailles nouées par la sévérité des virages qu'ils entreprennent. L'acidité du moment laisse un goût amer entre ses lèvres qu'elle clôt de force, tiraillée par la bile qui remonte et cette envie ultime de hurler contre la bête qui rajuste précairement sa robe entre ses jambes avant de la serrer à nouveau – et ce non sans donner d'affreux coups de guidon. La guerre qu'elle a enclenché n'a entraîné qu'une succession de défaites. Sensible aux beaux discours, la longueur d'avance qu'elle s'est évert..,et même tuée tout court, à creuser entre leurs deux êtres n'est à présent réduite qu'au faible nombre de millimètres qui séparent leurs corps crispés.
Les enseignes crasseuses du garage Ossinov se dessinent derrière la vision opaque qu'offre le plastique teinté de la visière. Et alors que la peur causée par la conduite totalement décérébrée est censée cesser ses grondements en son for intérieur ; c'est désormais la peur de se retrouver auprès des membres de son ancienne famille de cœur qui lui prend dans tout le bide. Parquée dans le coin froid et humide d'un mur décrépi, probablement jugée comme ces femmes que l'on déshabillait et rasait publiquement en 40, le destin qui est entrain de l'attendre ne lui donne nullement l'envie d'échapper aux manifestations légitimes de la rue qui commencent à se lever contre les institutions et les blousons noirs. Dégagée de force de la bécane par des gants attrapant l'une de ses jambes, le casque arraché à sa chevelure qui retombe lourdement sur ses épaules, Sebastian la pousse et la tire dans tous les sens à embrasser au plus vite un futur qu'elle n'a compris que trop tard. « Lâche moi. Mais tu es vraiment un putain d'animal ! » La résistante instaurée au pied de son immeuble persiste. En vain. La mâchoire capturée, sa langue se trouve coincée entre ses dents, forçant un peu plus son esprit à se rebeller jusqu'à pousser l'homme à asservir sa tignasse malgré qu'une voix s'élève à quelques mètres de là, malgré la prise qui se fait sur le dos de Sebastian qui fait volte-face en la poussant vers le sol sur lequel elle s’étale sans ménagement. Aucun. « Non non non, laissez laissez, ce n'est rien monsieur. » Les paumes se portent en avant, à l'attention de la future victime des poings du motard qui se hissent déjà en l'air.

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Puis vient le jour des révélations de l'Apocalypse, où l'on comprend qu'on est maudit, et misérable, et aveugle, et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu'à traverser les cauchemar de cette vie en claquant des dents. # JACK KEROUAC - Sur la Route

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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyMer 14 Juin - 17:15

SAISON I INTRIGUE III


J’aurais pu prendre plus de jours. Le chef voulait que j’en prenne plus mais j’avais besoin de revenir travailler et les garçons avaient besoin de retourner à l’école. Leur vie à eux ne peut pas s’arrêter aussi, elle doit continuer. On doit continuer. Enfin, moi, si je continue, c’est juste pour eux. Je suis trop… Vide, pour être capable de continuer pour moi. Ces quelques jours ont suffi, parce que reste seul à la maison en attendant qu’ils rappatrient le corps de mon fils, c’est tout simplement impossible à faire. Travailler est le mieux. Au moins ça occupe l’esprit. Alors je suis là, au boulot. Je le fais. Je le fais bien. Je sais que je ne suis pas comme « d’habitude », peut-être que je ne serai plus jamais comme « d’habitude », mais je fais mon travail. Que j’aie le sourire ne change rien à ma façon de travailler. Nous sommes rapidement envoyés sur les lieux de la manifestation qui tourne en véritable émeute. Les gens sont mécontents, ils sont à bout et il y a de quoi. Trop de massacres, trop de morts, trop d’impuissance de la part des forces de police. Je n’excuse pas les casseurs, je n’excuse pas ceux qui profite de la manifestation pour faire des dégâts, mais je comprends ceux qui veulent protester à la base, c’est tout. C’est avec cette compréhension et dans l’idée d’essayer de calmer les tensions que je me rends sur les lieux avec mon collègue du jour. Quelques blessures légères par-ci, par-là, fort heureusement rien de bien grave. Le pire est une plaie assez conséquente à la tête que je parviens à recoudre sans trop de difficultés malgré la situation qui est plus que délicate, malgré la tension, malgré le brouhaha. C’est garder le patient qui est difficile. A peine est-il rafistoler qu’il veut s’en aller alors, comme d’habitude dans ces cas-là, je lui fais signer une décharge. Pas le temps de souffler qu’un homme m’amène une femme qui ne peut plus poser sa cheville. L’examen est rapide et même s’il faudra une radio pour confirmer vu qu’elle a très mal, c’est sans aucun doute une foulure. Je le lui explique, prend le temps de lui poser une atelle en lui expliquant qu’il va falloir qu’elle aille à l’hôpital. Elle non plus ne veut pas y aller alors je me redresse pour aller chercher une autre décharge à lui faire signer et c’est là que ça m’interpelle.

Plus loin, un homme qui semble être assez… Vif avec une femme.

Je fronce les sourcils, observe la scène et réalise qu’il a carrément des gestes violents : la façon dont il lui attrape le poignet, dont il essaye de l’entraîner visiblement vers le garage à côté de nous. Non. On ne traite pas une femme comme ça.

« Hey ! » je le hèle, oubliant ma patiente à la cheville foulée pour m’avancer rapidement vers le type qui tient toujours trop fermement la femme. « Hey ! », je répète une seconde fois en arrivant à leur hauteur. « Lâchez-la ! »

Un ordre. Pas une demande. Et une main posée sur son épaule pour l’inciter à la lâcher et à se retourner. Elle tombe à la renverse, je lui jette un regard alors qu'elle m'assure que ce n'est rien. Non, ce n'est pas rien. On ne traite pas une femme comme ça. Je sais que je cours le risque de m’en prendre un mais tant pis. Ce n’est pas comme si ça avait la moindre importance… Que je m’en prenne un je veux dire. Son bien-être à elle compte plus que le mien et il est hors de question que je laisse faire ce type.



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Ayleen McKinney


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyMer 14 Juin - 18:43

SAISON 1 # Intrigue 3
Ossinov's Garage



Se redressant difficilement le long de la chaise inconfortable sur laquelle on lui a demandé de se poser il y a déjà plus d'une demie-heure, Ayleen tend subitement tout son petit mètre soixante vers son père biologique. Poupée de chiffon dissimulée derrière la fumée des clopes qu'il enchaîne comme un moteur en manque cruel de carburant, elle tente d'imposer sa voix dans la conversation qu'il entreprend entre lui et lui même. Silencieux, éreintant le sol du caoutchouc dur et crade de ses bottes, pas un regard ne lui est accordé. « Qu'est ce qu'ils cherchent tous exactement là ? Vous avez fait quoi pour que ça tourne comme ça hein ? Je comprend pas tout ce délire dehors. » D'un rictus acide il renvoi ses questions juste là où elles sont sorti, là où ça reste un court instant ouvert, béat par aussi peu de considération. Stress intense dans les muscles, elle se lève, s'assoit, se relève, se rassoit à nouveau avant d'attaquer encore quand un bruit sourd de détonation en provenance de la rue la fait sursauter. « Gabriel ? » Bim. Dans le mile. Il se retourne enfin. Il déteste qu'un autre titre que son statut paternel lui soit attribué par la bouche en cœur qu'elle arbore et qui ne demande rien de plus que de débiter les questions qui se bousculent contre sa langue; et ce avec l'espoir tenace d'obtenir des réponses. « Il se passe quoi je comprends pas. C'est comme ça dans toute la ville, c'est une vendetta contre vous c'est cela ? » Un hochement de tête confirme les esquisses de cette théorie un peu trop simpliste qu'elle élabore rapidement. Elle s'en contente, tendant la main pour récupérer son téléphone confisqué un peu plus tôt pour son soit disant « propre bien ». « Donne moi mon portable que je demande à Keith de nous rejoindre. » Sifflement acerbe de serpent entre la barbe fournie ; Gabriel rajuste son cuir en signe de déni. « La tarlouze qui m'a élevé a autant le droit d'être en sécurité que moi non ? » elle réaffirme la position de ses doigts déployés devant lui avant qu'il ne cède. « Voilà ! 10 appels en absence. Il s'est inquiété par ta faute ! Je vais lui demander de ramener Billy 2 en espérant qu'il arrive à traverser le quartier. » Et sous ses dires elle ne peut s'empêcher d'adresser un regard inquiet au travers de l'épaisse vitrine du garage dans lequel ils se terrent tous.
«  Mais bon sang, c'est pas vrai ! » Il n'aura suffit que d'une vision pour que la jeune femme sorte immédiatement. Au milieu d'une route bloquée un peu plus haut par les heurts qui se rapprochent dangereusement de leur position, Sebastian dicte sa loi en martelant le visage d'un pauvre secouriste. « Hey ! Ça suffit ! Stop » Fille de VP et bien consciente de l'être dans des moments comme celui-ci, le moineau déploie ses ailes frêles pour pousser de toutes ses forces la brute qui s'arrête et se recule, un peu surprise. « Le sang n'arrive pas à tout irriguer chez toi ? Ça pompe un peu trop en bas c'est ça ? » La pointe de son doigt tapote sa tempe pour souligner la débilité de son action. « Il faut rentrer et peut être proposer un dédommagement à monsieur afin de vous faire un peu moins détester par les temps qui courent. »

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I'm drifting through the halls with the sunrise, Climbing up the walls for that flashing light. I'm gonna be free and I'm gonna be fine. Now the sun is up and I'm going blind, Another drink just to pass the time. It's a different kind of danger And the bells are ringing out. Too fast for freedom.

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Matthew Goodwin


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyJeu 15 Juin - 21:01



saison 1 # intrigue 3
ossinov's garage


Le souci des émeutes c'est le monde, ces conversations incessantes, ces hurlements, ces cris de colère, parfois de peur. Le souci c'est cette société qui descend et s'impose, là, sous ses yeux lassés de voir autant de stupidité au-travers le regard des autres. Ça l'agace, ça l'impatiente ; lui qui n'aspire plus qu'à rentrer chez lui, qu'à retrouver le silence salvateur des murs de son appartement. Ou presque au vu de celle qui vit encore chez lui, elle et ses flots de paroles interminables qu'il n'entend plus vraiment en vérité. Finalement, ses songes ne s'arrêtent pas plus sur cet obstacle, vagabondant ici et là tandis qu'il défile lentement dans les allées des ruelles attribuées à sa personne, à son équipe, non très loin d'en endroit stratégique pour ceux qui sont visés par cette nouvelle révolte citoyenne. Il pourrait en esquisser un sourire, il pourrait s'en satisfaire ; ça si rien n'était voué à davantage se compliquer. Car c'est le cas, quelques mètres plus loin. Il voit les ombres dansantes et les gestes entrepris, il voit les mouvements rapides et violents qui s’enchaînent, rythme effréné de la part d'une hauteur qu'il connaît ; peut-être un peu trop, malgré lui. Bien malgré lui. Il soupire, rejoignant un nouveau martyr. Et il faudra plus que ses bras pour parvenir à maîtriser le mètre quatre-vingt dix qui s'était acharné sur l'un des secouristes de la zone. Un coup d’œil, quelques allés ici et là pour comprendre. Aussi, il se décide à agir, essayant de faire reculer au mieux la brune qu'il connaît, celle qui s'est vu partager plus qu'un verre à ses côtés. Il hésite mais s'y risque, venant à ses côtés pour tenter de calmer les tensions, cette pression brûlante qui s'immisce dans chaque esprit présent dans un périmètre des plus courts. Puis sa plaque se lève, elle vient se rappeler à chaque paire d'yeux présente jusqu'à prendre à partie la jeune femme qu'il fréquente – fréquentait ? Il ne sait plus, notion du temps oubliée. « Je me fais frapper pour t'avoir partagé mon lit mais on te laisse vagabonder dans une préparation de vendetta à l'encontre de ton père et de ses sbires ? » Agacé, fatigué. Une question qui ne demande qu'éclaircissement parce qu'il a du mal à jauger le niveau de danger que représente ces descentes en pleine rue, parce qu'il a du mal à prévoir ô combien les prochaines nuits pourraient être longues pour lui, son équipe et leurs collègues ; collègues vers qui il s'en retourne, constatant que ce n'est nul autre que Daniel qui s'est fait présent pour l'aider dans des chamailleries ridicules quant à une colère qui peine à visiblement être maîtrisée. S'en suit Julian qui arrive à leur hauteur, comme pour parfaire cette situation des plus difficiles. « Laissez, je m'en occupe. » Des dires risqués parce qu'il le sait, le lieutenant Mills l'a à l’œil et il le fait avec pas mal d'insistance. Rester ici, si proche d'alliés qui – dans le fond – n'en sont pas plus que ça, pourrait causer bien des dommages, pour lui, pour sa carrière, pour cette réussite qu'il n'a fait qu’accroître jusqu'alors. Pourtant il doit jouer le jeu, pourtant il doit garder cette position. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » Demande-t-il finalement à celui dont le nez saigne encore, posant son regard sur lui après s'être attardé sur Sebastian, moyen silencieux de lui faire entendre que le moment est mal choisi pour se faire ainsi remarquer. Il voudrait régler ça tranquillement, il aimerait pouvoir s'assurer que ça n'ira pas plus loin ; parce qu'il sait que O'Malley ne se pliera pas aux exigences des deux autres lieutenants et, encore moins aux siennes. Un nouveau soupire. Rien qu'un parmi tant d'autres encore à venir.

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It's gonna start very soon now... the Fall. But don't be scared : falling's just like flying, except there's a more permanent destination. But it's not the fall that kills you. Of all people, you should know that, it's not the fall, it's never the fall. It's the landing. »
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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyVen 16 Juin - 20:17

SAISON I INTRIGUE III


’est une saloperie de journée comme je les déteste. J’aime mon boulot, j’aime faire mon boulot, mais être obligé de descendre dans la rue pour aller arrêter des manifestants… Non, ça, je n’aime pas. Ce n’est pas ce pour quoi je suis fait sauf que voilà, quand ça déborde, quand ça devient ingérable, on fait appel à toutes les mains et les miennes sont utiles comme le sont les mains de Matthew et de Julian. Pas le choix. Quand nous arrivons sur les lieux, c’est la débandade. Il y a tellement de monde… Nos collègues anti émeute sont là mais ils ne sont pas les seuls, d’autres collègues aussi sont là, des visages que je ne connais pas, sans aucun doute des flics d’autres postes de police de la ville. Pas le temps d’hésiter, on y va. Il le faut. A peine arrivé que déjà nous sommes confrontés à des soucis, à des types visiblement décidé à casser du flic et à casser tout un tas d’autres choses. L’équipe anti émeute parvient à envoyer des types dans notre direction et chacun fait ce qu’il a à faire. Genou appuyé contre le dos d’un homme plaqué au sol, mains dans le dos auxquelles je passe les menottes. Tout va très vite.

Trop vite.

Je ne sais pas comment ni pourquoi mais quand je relève le visage alors que je suis sur le point de relever le type que je maintiens au sol, la brigade anti émeute s’est éloignée et nous sommes… Sans défense ? Oh nous avons nos armes à feux mais face à autant d’émeutiers…

« Merde… » je souffle dans ma barbe, et c’est là que ça part totalement en vrille.

J’ai à peine le temps de relever le type menotté que la foule s’avance vers nous. Je pourrais lâcher le type, ça rendrait les choses plus faciles mais je le refuse : il possède une arme, il est dangereux, hors de question qu’il s’en tire comme ça. Sauf que nous sommes dans une situation difficile et c’est Matthew qui propose une solution. Qui ne me plaît pas, mais une solution malgré tout. Pourtant, il me faut quelques instants pour le rejoindre, entraînant le type arrêté et menotté avec moi, alors que la tension semble monter cette fois-ci entre d'autres personnes devant le garage. Dont Tito que je reconnais et qui a visiblement pris un mauvais coup. Tito que je n'ai pas revu depuis des mois en fait... Il fallait que ce soit dans ces circonstances... Alors, tenant toujours le type arrêté par le poignet, je l’entraîne avec moi en direction du garage. Matthew nous assure qu'il gère, qu'il s'en occupe, et demande ce qu'il s'est passé et moi de reporter mon attention sur la foule.

« On n'a pas le temps pour ça là tout de suite. » je dis, craignant qu'attendre trop ne soit trop risqué. « Il faut qu'on se mette à l'abri maintenant. »



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Sebastian O'Malley


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyLun 19 Juin - 21:48



saison 1 # intrigue 3
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Il aurait pu s'en tenir à une solution des plus simples, il aurait pu seulement défaire son emprise de la mâchoire féminine et lui rappeler qu'ils doivent rejoindre les autres, jouer sur le fait qu'ils se soient fait remarqué pour qu'elle ne cède à sa requête. Mais non, l'impulsivité l'emporte et avec elle, sa colère teintée d'une légendaire stupidité. Il est dépassé, affolé, pris de court par tout ce qui s'avance vers eux, tout ce qui vient se retourner contre eux malgré les longues d'années de loyauté et de protection offertes par le passé. Il en soupire, tentant vainement de taire cette rage qui vient faire bouillir le sang qui peine à circuler dans ses veines. Il aurait voulu faire autrement, il aurait pu le faire si les circonstances n'avaient pas été celles-ci. Alors il se tourne, n'en demandant pas son reste, venant déjà abattre ses poings sur celui qui s'est dressé contre lui, contre lui et sa Belle qu'il se doit de traîner afin de la mettre en sûreté ; chose qu'elle ne semble pas comprendre, se doutant sûrement du mal qu'elle a pu lui faire en partant, le laissant à ses démons et ses erreurs, abandonné dans des précipices dont ses frères ont entendus parler, naturellement. Mais là n'est pas le danger qu'elle doit craindre, là n'est pas la priorité de la soirée. Et s'il le sait, il ne parvient pas à s'y intéresser tant sa colère grogne et dicte chacun de ses mouvements ; ça jusqu'à ce qu'on parvienne à l'en empêcher, la fille McKinney à l'origine de la distance qui se rétablie doucement entre lui et sa proie. S'en suit l'autre enfoiré de flic qu'ils ne connaissent sûrement que trop depuis sa poignée de main avec Caleb et leur arrangement fixé. Il prend sur lui, à nouveau, il souffle une ultime fois en secouant sa main comme pour faire partir la légère douleur qui s'y invite. Il n'a pas retenu ses coups, dirigé uniquement par des noirceurs qu'il ne contrôle pas plus que ça ; pas encore. Il lui aura fallu quelques secondes de plus pour pleinement faire la part des choses, en revenant à Irene en essayant de garder son calme et de maintenir une distance qui pourrait plus ou moins la mettre en confiance. « Il faut que tu rentres là-dedans. Tous ces connards qui arrivent là se sont mis en tête de nous faire la gueule pour une raison pas très claire visiblement alors... ; il hésite, souffle, fermant les yeux comme lassé par ces politesses dont il doit visiblement user au vu du regard qu'elle vient porter à son encontre. S'il te plaît, vas foutre ton cul en sécurité avec les autres dans ce putain de garage, Irene. » Laisse-t-il entendre tandis qu'il sent les tensions se risqués jusqu'à eux tandis qu'au loin, quelques hurlements se font déjà entendre. Des cinglés à la mémoire courte, c'est tout ce qu'il croit distinguer dans la horde qui se vante des pas entrepris. Alors il se tourne vers les quelques connards qui se tiennent à ses côtés, posant d'abord les yeux sur la gamine de Gabriel. « Rentrez toutes les deux, toi aussi le connard. » Il désigne Goodwin d'un rapide coup de main qui l'arrête sur sa lancée, prétextant que les autres ont tout aussi le droit d'asile que lui dans cette histoire, feignant une hostilité qui ne lui va pas, jouant comme s'ils ne se connaissaient pas. « Je te demande pardon ? » Crache-t-il en s’avançant vers lui, retrouvant cette menace teintée le long de ses traits. « C'était un cadeau pour t'être fait la gamine mais t'as raison en fait, j'préfère vous voir crever là que d'entrer là-dedans. » Parce qu'il y revient à la situation actuelle, Caleb se trouve derrière ces portes et il ne permettra pas la présence d'hommes comme les trois qui se trouvent ici aussi près de lui.

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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyMar 20 Juin - 18:44

SAISON I INTRIGUE III


Quand le poing rencontre mon visage pour la première fois, je sens le nez craquer, je sens la douleur et ça me sonne tant il n'y va pas de main morte. Je recule mais je n'ai pas le temps de me remettre du premier coup qu'un autre arrive. Puis encore un autre. Puis encore un autre. Il me semble sentir mon arcade se fendre sous son poing en tout cas, une chose est certaine, je sens le sang couler sur mon visage et j'ai aussi son goût métallique dans la bouche. Je pourrais essayer de l'empêcher de continuer mais je n'essaye même pas parce que dans le fond, il y a cette petite voix qui me souffle tout bas que je mérite cette correction et paradoxalement, c'est un peu comme si j'en avais besoin. Sentir ses coups, sentir la douleur, ça me prouve que je suis encore en vie. Or, depuis la mort d'Emilio, même si je reste fort pour mes deux autres garçons, j'ai franchement l'impression d'être mort de l'intérieur. Je me retrouve finalement les fesses au sol mais les coups s'arrêtent. Je porte ma main à mon visage, essuie avec la manche de ma veste le sang qui coule de l'arcade qui a été effectivement touchée, mais également de mon nez. Lorsque je relève mon regard vers ceux qui nous entourent, je réalise que le petit groupe s'est agrandi et quand un type s'adresse à moi en me demandant ce qu'il s'est passé, je le fixe en fronçant les sourcils : de quoi je me mêle ? C'est quand je vois Daniel arriver que je comprends. Oh... Policier. Je détourne le regard volontairement de Daniel, n'ayant pas particulièrement envie de lui parler puisque nous ne nous sommes pas adressés la parole depuis des mois maintenant et que je ne sais pas trop s'il a envie de me l'adresser la parole. Puis, pendant l'espace d'une seconde ça me frappe : j'aurais dû l'appeler. Lui, il sait. J'aurais dû l'appeler...

Pas le temps de m'attarder sur cette pensée cependant. Daniel intervient en disant qu'il se mettre à l'abri et il n'a pas tort. Il sera toujours temps d'expliquer ce qu'il s'est passé une fois en sécurité. Je me redresse tout en ramassant mon sac dans lequel se trouve tout mon matériel de soins.

« C'est bon... Il vaut mieux rentrer à l'intérieur... »

D'ailleurs, le type qui m'a mis dans cet état est d'accord. Il s'adresse à la femme avec lequel il s'est montré violent et je devine qu'il doit s'agir de sa femme, au moins de sa petite amie. Certes il veut qu'elle se mette à l'abri mais la violence... Ce type est cependant, à première vue, un sacré connard, d'où son attitude. Attitude qui est de plus en plus abjecte quand il propose aux deux jeunes femmes et au flic que je ne connais pas d'aller se mettre en sécurité. Donc les autres peuvent crever la gueule ouverte. Ok. Je secoue la tête, crache un peu de sang par terre et me détourné, décidé à aller retrouver la jeune femme à la cheville foulée, d'aller la mettre dans l'ambulance, en profiter pour me soigner moi aussi avant de partir pour l'hôpital sauf que voilà, je ne la vois plus.

« C'est pas vrai... » je souffle dans ma barbe.

Disparu la jeune femme. Alors soit elle va plutôt bien et est partie d'elle-même, soit la foule lui a marché dessus. Je regarde autour de moi et réalise avec horreur que l'ambulance est hors de portée. Je me retourne vers le petit groupe et regarde celui qui m'a frappé.

« Il vous appartient ce garage ? » je m'approche en reniflant le sang qui continue de couler de mon nez. « Parce que si ce n'est pas le cas, c'est au propriétaire de nous donner ou pas son autorisation. Et je crois qu'on n'a même pas besoin de l'autorisation vu la situation. Non assistance à personne en danger ? » je demande en me tournant vers Matthew, continuant d'ignorer Daniel pour le moment.



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Irene Howard


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyJeu 22 Juin - 21:54

SAISON 1 # Intrigue 3
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Les genoux rappent contre le bitume, s'écorchent et roulent sous les gravillons secs. Suppliante, les paumes levées en direction du secouriste, elle fait de son mieux. Elle alarme, succède le mot « non » dans l'espoir vain que les actes qui surviennent s'amenuisent et disparaissent à sa simple écoute. Qu'il parte, qu'il dévie sa route, qu'il empreinte un autre chemin que le leur, opposé, loin du danger. Seulement les voilà, ces coups durs, ces poins implacables qui martèlent comme des enclume les contours osseux d'un visage qui bringuebale sur lui même comme accroché à une fine cordelette rongée. Un, deux, trois et puis dix et plus encore s'abattent tonitruants. Ils déferlent et pleuvent dans l'humidité d'un liquide carmin qui s'écoule lentement. Irene se relève, Irene trébuche mais reste déterminée à tirer comme une forcenée sur les muscles des bras qui ne s'arrêtent pourtant pas jusqu'à ce qu'une silhouette aussi petite et frêle que la sienne ne vienne lui prêter main forte.
La fille McKinney se tient, fronce les sourcils, balance des éclairs avec des yeux qu'elle a hérité de son paternel. Elle en use, habilement, tourne sa candeur en des éclats épineux. Sebastian toise, fulmine, creuse des fossettes le long de ses joues pincées mais s'exécute alors qu'un et puis deux autres hommes les rejoignent. Elle ne comprend pas tout parce qu'elle divague sous ses pupilles tournantes alors qu'elle s'avance vers l'inconnu pour constater l'ampleur des dégâts. Elle chancelle, s'épuise et se fatigue sous les pics d'adrénaline constants qui maintiennent leurs montées fulgurantes à chaque bruit sourd de vitre brisée derrière eux. La vitesse, la chaleur, la violence et maintenant la peur tirent sur son énergie. Elle plisse les yeux, arrache la sueur de son front alors que devant elle s'éternisent quatre mâles, quatre chiens qui aboient pour clamer leur raison. « Arrêtez, arrêtez, rentrez s'il vous plaît. » Faible parole qui ne couvre en rien le bruit assourdissant de leurs menaces et encore moins le vacarme de la rue qui se rapproche d'eux. Vacillante avec ses tempes qui fourmillent, elle décide de sauver sa propre peau en abandonnant d'elle même le groupe pour rentrer à l'intérieur du garage. Les effluves d'essence et de transpiration font monter une nausée au bord de ses lèvres qu'elle clôt par la paume de sa main sans même adresser un regard aux cuirs qui se tiennent prêt à verrouiller leur antre après l'arrivée en trombe de ceux qu'elle a laissé derrière elle. Affalée contre un mur, elle se laisse tomber lourdement au sol en contemplant impuissante la tension qui s'installe entre les hôtes et leurs invités inattendus. « Si ils veulent s'en prendre à vous pourquoi est ce qu'on est exactement dans un endroit qui vous appartient sans aucun secret et à l'intérieur duquel ils savent qu'ils peuvent vous trouver ? » A moitié amorphe, paupières fermées, se concentrant pour ne pas dégainer son repas du midi ; elle ose tout de même placer sa remarque, ne démordant pas quant à l'inutilité de sa venue ici et quant à la sécurité bien plus efficace du cinquantième étage de son appartement.
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Puis vient le jour des révélations de l'Apocalypse, où l'on comprend qu'on est maudit, et misérable, et aveugle, et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu'à traverser les cauchemar de cette vie en claquant des dents. # JACK KEROUAC - Sur la Route

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Ayleen McKinney


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyJeu 22 Juin - 23:01

SAISON 1 # Intrigue 3
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Elle pousse un profond soupire. L'animalité s'injecte comme un poison dans les veines de chaque individus se trouvant dans le périmètre de ce quartier. Le troupeau dangereux fait trembler le sol du nombre affolant de ses pattes au loin tandis que d'autres loups, attirés par l'odeur du sang que la bête vient de faire couler, s’amènent pour fourrer leur museau dans cette malheureuse histoire. Et alors qu'elle s'approche en même temps qu'Irene de la victime pour essayer de raccommoder les horreurs passées, la silhouette de Matthew se poste devant elle, menaçante, provocante même. L'eau du printemps à coulé sous le pont des souvenirs de leur dernière rencontre et les nouvelles qu'elle se décide à apporter aujourd'hui sont autant de mystères que de justifications à l'espèce de rupture de leur espèce de relation. Béate, elle recule, sent un poids lui tirer dans le gosier pour descendre jusque dans le creux de son petit cœur qui s'affole. Vu le ton employé elle lui dirait bien qu'elle ne le croit pas et puis qu'au pire c'est mérité après avoir joué les têtes brûlées en annonçant à son père qu'il lui arrivait parfois de la fourrer. Mais elle n'en a ni le courage, ni l'envie, ni même le temps.
Les voix braillardes des manifestations se font de plus en plus fortes, de plus en plus distinctes et son père adoptif n'est toujours pas là. Soucieuse, elle délaisse le quadragénaire, abandonnant facilement quand il s'agit de la volonté de ses ex-amants. Elle ressort son téléphone, guette, envoie un énième et dernier message demandant à l'homme de sa vie de rebrousser chemin et de rester cloisonné chez eux. « On va tous rentrer à l'intérieur dans le calme sans s'étriper et sans se faire de procès ou que sais-je encore. » Se faisant violence pour ne pas céder aux traumatismes de Noël qui l'habitent encore, elle hésite une fraction de seconde, tremblant devant la foule avant d'attraper le bras du secouriste blessé - qui selon elle, a plus le droit de se mettre à l’abri que les autres puis-qu’amoché par un débile de patché – et se diriger vers l'intérieur du garage. Là, elle pose de ses petites mains l'homme sur le bois branlant d'une chaise, lui tend un chiffon trouvé sur un établi et ouvre le sac de secours qu'il a apporté avec lui. « C'est qui ça ? » La voix de Gabriel s'élève à côtés de ses tympans alors qu'elle hausse les épaules. « Le monsieur avec la moustache se faisait tabasser par O'Malley, je me suis dis qu'il ne fallait pas vous faire mauvaise presse en le laissant mourir inconscient et piétiné. C'est ce que tu m'as toujours enseigné papa, le respect, le soucis de l'image que peuvent renvoyer nos actions tout ça...Les autres je ne sais pas, ils ont suivi, je n'y suis pour rien. » Mensonge, mais au moins elle n'aura pas à immédiatement justifier la présence de Matthew et de ses petits copains – ce même si ce n'est pas tant eux que leur profession qui vont finir par gêner dans les secondes à venir. Mais ça, elle n'en sait encore rien. « Décale toi un peu je dois essayer de m'occuper du monsieur et l'esprit aussi pour ne pas te déranger.»

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Matthew Goodwin


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptySam 24 Juin - 0:42



saison 1 # intrigue 3
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Il soupire, ose quelques pas, se risque jusqu'à l'intérieur du garage qu'il a déjà arpenté plus d'une fois, malgré lui ou peut-être pas dans le fond, qui sait. Matthew s'y fait, Matthew s'y résigne. Il vient perdre quelques pas ici et là, il suit leur petit cortège jusqu'à ce que les portes se referment, jusqu'à ce qu'une pénombre ne prenne d'assaut leurs alentours, il n'en fait rien, vraiment. Il ne vient pas s'alarmer, déjà fatigué, lassé. Un soupire, un deuxième, un coup d’œil vers une montre qu'il peine à voir jusqu'à s'habituer au faible éclairage, jusqu'à parvenir à trouver un petit coin dans lequel se coincer par nécessité, par besoin de solitude puisque déjà éreinté par la stupidité de beaucoup. On les regarde, on les toise avec une certaine hostilité ; évidemment, l'ennemi débarque entre leurs murs, comment pourraient-ils réagir autrement ? Et il regrette déjà de ne pas avoir fait demi-tour, de ne pas avoir su se faire assez téméraire pour aller se perdre vers les manifestants bien décidés à casser, à user de force et de stupidité. Autrui est faible, stupide, vide. Aussi, il baisse les yeux, il baisse la tête comme pour ne pas avoir à se focaliser sur toute autre chose que ses songes. Il ne veut pas voir ceux qui règnent sur ces lieux, il ne veut pas voir Ayleen, il ne veut pas voir Daniel, Julian, il ne veut voir personne parce qu'ils l'agacent, tous. Matthew a besoin de silence, d'un moment de réflexion. Matthew a besoin de tout ce qu'il ne peut avoir, davantage ici. Et la voix de McKinney père lui parvient, rappel rapide à la réalité de l'instant. S'en suit des mensonges, des dires qui lui arrachent un sourire parce qu'il sait, sûrement mieux que personne, comment elle s'y prend pour inventer de belles phrases, de beaux discours qui dissimulent la plus grande partie des réponses adéquates. « Ça n'aurait pas qu'endommagé votre image mais surtout la possible lueur d'humanité que les gens voient encore en vous. Jusqu'à maintenant, ils vous considéraient comme des hommes, comme des pères, peut-être des frères mais si ta chère fille nous laissaient pas entrer pour nous cacher dans cet endroit ridicule bientôt à la merci du monde qu'il y a dehors, vous auriez eu les violences faites à l'encontre de trois lieutenants de police et d'un secouriste sur le dos. Chose que vous n'êtes pas en mesure de gérer en sachant que même l'un de vos patchés n'est pas foutu de voir que sa femme est, soit malade, soit enceinte à la manière dont elle est pale et se tient le ventre par réflexe complètement humain dans un contexte comme le dernier évoqué. Alors oui nous sommes là, oui on compte rester, non les autres questions ne sont pas nécessaires. On peut passer à autre chose de plus importants comme qu'est-ce qui s'est passé pour que vous soyez de nouveau les truands et pas les héros ? » Petite pause, léger silence, quelques froncements de sourcils, des traits interrogatifs. « Vomissements, elle est enceinte si ça peut épargner plus de suspens. Voilà ! Félicitations, confettis, fleurs, etc, etc. Daniel, vu ton passé, s'il te reste un peu de whiskey à partager avec la dame c'est le moment. » Agaçant, fouille-merde. Matthew.

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It's gonna start very soon now... the Fall. But don't be scared : falling's just like flying, except there's a more permanent destination. But it's not the fall that kills you. Of all people, you should know that, it's not the fall, it's never the fall. It's the landing. »
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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptySam 24 Juin - 10:24

SAISON I INTRIGUE III


Ce connard ne veut pas nous laisser entrer ? Il ose refuser ? Pire, il ne le propose qu'à Goodwin ? Je plisse les yeux en les observant. Peu importe que l'enflure ne sorte comme excuse qu'il aurait couché avec la jeune femme qui nous a rejoints : je n'y crois pas, et ça ne fait que confirmer les soupçons que j'avais déjà et sur lesquels je bosse depuis un moment maintenant. Pourquoi accepterait-il de faire rentrer Goodwin et pas nous ? Juste pour une partie de jambes en l'air ? Non. Des conneries. Goodwin ne s'en tirera pas comme ça. Je jure qu'il ne s'en tirera pas comme ça. Je jure que je découvrir ce qu'il cache, ce qu'il fait dans notre dos. Je jure. Mais pour l'heure, il faut d'abord se mettre à l'abri, éviter de se faire acculer par toute cette foule. C'est finalement Tito, malgré ton état lamentable, qui met les pieds dans le plat avant même que je ne puisse ouvrir la bouche. Il utilise des mots justes, des mots véritables, des mots qui feront peut-être changer l'autre connard d'avis. Une femme entre à l'intérieur, la seconde, celle qui visiblement a couché avec Goodwin si l'information est véridique, se mêle du problème. Et c'est elle qui nous offre notre porte de sortie, ou plus exactement, notre porte d'entrée. Elle prend Tito par le bras, l'entraîne avec elle et nous invite à faire pareil. Et je ne me fais pas prier pour la suivre.

« Toi tu me suis sans broncher. » je dis à l'oreille de celui que j'ai arrêté et que je tiens toujours par les poignets.

Je le fais avancer en premier, ne le lâchant pas même une seule seconde. A l'instant où je pénètre à l'intérieur du garage, je me tends, c'est instinctif. Je sais que je me retrouve au beau milieu de types qui me détestent autant que je les déteste. Des ennemis jurés ? On peut dire ça oui, sans aucun doute possible et plus encore depuis que la ville s'est transformé en chaos, aujourd'hui plus particulièrement. Seulement voilà, ennemis ou pas, nous allons avoir besoin de compter les uns sur les autres.

« Avance. » j'ordonne à l'homme arrêté qui ne semble pas particulièrement ravi de se trouver là.

Matthew y va soudain de son débit de paroles détestables, pas totalement dénuées de sens, c'est vrai, mais détestables. Autant que lui est détestable en fait. Qu'il parle de ce que ça aurait entraîné de nous laisser crever dehors est une chose, qu'il se mêle de la vie privée de la femme qui est entrée en premier dans le garage en est une autre. Qu'il se mêle de ma vie privée à moi et étale comme ça des faits de mon passé (présent mais ça il l'ignore) en est encore une autre. Je le fusille du regard et si je n'avais pas les mains occupées avec le type arrêté, je serais déjà sur lui à le cogner, à n'en pas douter. Du coup, à la place...

« Va te faire foutre connard. »

Ambiance sympathique entre les flics, mais Matthew est un connard, ce n'est pas nouveau et il le prouve cette fois encore. Je jette un regard circulaire et quand j'aperçois un vieux radiateur un peu plus loin, je décide d'aller y accrocher le type. Je l'entraîne avec moi sous le regard des autres (dont je ne m'occupe pas) et l'y accroche.

« Bouge pas. Je t'ai à l'oeil. Fais pas le con parce que si t'as bien saisi où on se trouve et que tu les mets eux en danger, je pense que tu sais ce que tu risques. »

Sur quoi je me détourner de lui. J'observe Tito qui se fait soigner par l'autre demoiselle et décide de m'approcher d'eux.

« Comment il va ? » je demande à la fille alors qu'elle s'occupe de finir d'éponger son sang et de poser tant bien que mal des strips sur la plaie à l'arcade sourcilière. D'après ce que je vois, il a le nez cassé et pas d'une jolie façon. Je glisse mon regard sur lui. J'hésite mais je ne peux pas l'ignorer, comme lui ne peut pas m'ignorer : si j'ai pu reparler à Lloyd, je peux bien lui reparler à lui aussi, non ? On peut laisser tout ça derrière nous. « Va falloir que je remette ton nez en place je pense Tito. » je lui dis, mon regard planté dans le sien. Il me répond qu'il sait. Bien sûr qu'il sait. Je me retourne vers la demoiselle qui se débrouille pas trop mal. « Je vais lui remettre son nez en place. Vous pouvez récupérer des compresses ? Va falloir éponger le sang et après lui en mettre dans les narines parce que ça vraiment pisser le sang. »

Sur quoi je me place face à Tito pendant que la demoiselle cherche ce qu'il faut dans le sac. Main gauche sur son front, main droite sur son nez.

« J'suis désolé ma gueule... »

Pour ce qui va suivre, pour ce qu'il s'est passé avant. Ces mots englobent un tout. Et « crac ». Il étouffe un grognement de douleur et le sang se met à pisser comme prévu.


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Sebastian O'Malley


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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyDim 2 Juil - 16:55



saison 1 # intrigue 3
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Il entre parce qu'il n'a plus le choix, parce qu'il est parvenu à obtenir ce qu'il souhaitait : Irene en sécurité, loin de toute la merde qui commence à se mettre en place à l'extérieur de ces murs, de cette barricade fragile qu'ils ont choisis comme repère, comme lieu de quarantaine. Parce qu'ils connaissent les alentours, parce qu'ils connaissent les issues, les entrées, toutes les failles qui pourraient, dans d'autres circonstances, leur coûter bien chères. Ici, Sebastian sait ce qu'il fait, comme la plupart de ceux qui ont été appelés à les rejoindre. Pour ce qui est de ceux qui entrent à sa suite, ceux que la fille McKinney laisse pénétrer malgré les risques et les tensions déjà plus que palpables, il choisi de ne pas s'en mêler, de n'y faire aucune référence. Car la présence de ces âmes ne sont pas de son fait et il refuse d'en prendre la responsabilité, même malgré l'ampleur des dégâts, même malgré le nez malmené de celui dont on vient s'occuper. Un regard vient se perdre sur les autres patchés présents, sur ces yeux qui vont et viennent sur cette scène improbable et ridicule. Et, quant à lui, Sebastian ne fait que soupirer, allant et venant entre le mur et sa Belle désormais à même le sol, plus pâle qu'elle ne l'a jamais été. Chien de garde, il refuse qu'on l'approche pour l'instant, il refuse que quiconque ne vienne laisser entendre un mot sur sa présence quant à ce qu'elle a pourtant déclenché entre elle et lui. Sebastian ne sera pas à même de le supporter et son état en témoigne aisément. Pourtant, il en est un qui ose, un qui vient l'ouvrir comme dans l'espoir de ramener un peu de logique à cette pièce sans sens. Il fronce le regard, il vient toiser sa personne comme prêt à mordre, prêt à frapper, encore, malgré les quelques lancements que sa main tente de lui faire ressentir. Mais la rage, la colère, l'impulsivité ont toujours été maîtresses de sa misérable personne, autrefois si grande. O'Malley en étoufferait presque un grognement, quelque chose qui se perd dans le vaste espace qu'ils animent tous à leur manière et lui en usant un peu trop d'une éloquence qui pourrait lui coûter bien cher. Alors il va pour continuer sa course jusqu'au devant de Goodwin, il va pour finir ce qu'il a commencé sur  un tout autre visage mais les mots qui suivent, les paroles qu'il vient faire résonner jusqu'à lui ont l'effet d'une balle, froide et violence, surprenante. Son souffle se coupe et ses sens s'éteignent. Il n'entend pas les autres, il n'arrive pas à comprendre les réponses qui s'en suivent et les faits qui s'engendrent. Rien ne lui parvient car son monde si morose, si terne, gris se brise d'une légère lueur dans un horizon jusqu'alors invisible. Quelque chose vient défaire la noirceur qui s'est accumulé dans son esprit, une faible vague d'espoir, à peine conséquente qu'elle lui paraît improbable. Il voudrait le tuer, Goodwin, pour lui infliger ce genre de maux. Il voudrait le tuer, purement et simplement, dans un sang froid des plus légendaires. Parce qu'il n'est pas à même de supporter ces suppositions, pas encore, parce qu'il ne le sera peut-être pas avant un long moment. « Qu'est-ce qu'il vient juste de dire ? » La question se pose, s'ancre dans l'instant tandis qu'on s'affaire ailleurs, lui vient poser ses perles claires sur la concernée, sur celle qu'il est allé chercher. Il en oublie les autres, l'instant, l'urgence. Il en oublie jusqu'à certaines présences dont celle qui se rappelle à sa mémoire. « Seb, c'est quoi ce bordel ? »

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MessageSujet: Re: SAISON 1 # INTRIGUE 3   SAISON 1 # INTRIGUE 3 EmptyMar 4 Juil - 0:40

SAISON 1 # Intrigue 3
Ossinov's Garage



Elle pousse un profond soupir en grimaçant lorsque le sol se déroba sous ses pieds. Le corps humide de chaleur et d'angoisse s'affale de façon désinvolte contre le sol froid et puant du garage. Elle suffoque, halète derrière sa main battante qui chasse la lourdeur de l'air contre son visage tiraillé. L'estomac se tord, s’arase par le va et vient qui monte contre la trachée. La nausée ne faiblit pas, s'accentue avec les effluves d'essence, de cambouis, de transpiration et de liquides chimiques en tout genre laissés ouvert sur les établis. Irene souffle, Irene se concentre, abat ses paumes contre ses tempes humides qui n'en finissent pas de grésiller. Pendant ce temps là, les cuirs commencent à donner de la voix face aux arrivants. Les insultes et les questions s’emmêlent et se démêlent. C'est qui ces cons là. C'est quoi ce bordel. Je vais m'en faire un de flic... Tout fuse de manière tonitruante dans l'antre qui résonne. Les confrontations sont aussi proches que les impacts qui menacent contre le petit groupe de la loi. Le petit bout de femme que peut être Ayleen tente de calmer le jeu alors que quelques uns tentent encore d'imposer leurs pions par la force de leur éloquence. Le bruit tourne, frappe, attire le cœur au bord des lèvres qui se closent dans l'espoir vain que rien ne franchisse leurs frontières. Elle voudrait partir, que ça s'arrête, que chacun se pose dans un coin en attendant que l'orage de l'émeute aille abattre sa colère ailleurs, plus loin jusqu'à épuisement total et complet de ses revendications. Irene craque, Irene vomit juste à côté de la gomme d'un pneu de moto tout juste changé.
Le bruit distinctif et guttural a clos le brouhaha. Les visages tournés en sa direction, on la jauge, on la juge surtout. Un revers de robe remonté au delà de ses cuisse jusqu'à son menton, essuie les dernières gouttes alors qu'elle peine à se relever pour échapper aux possibles réactions physiques sur son état. « Je suis désolée, j'ai dû manger quelque chose qui ne passait pas. Je vais nettoyer ça. » Elle titube, se barre dans le fond, poussant de ses frêles épaules ceux qui peuvent se trouver sur son passage. Un seau en étain avec un peu de flotte se voit jeté sur les dégâts alors qu'elle tente de pousser le tout avec une raclette vers la fosse. Ça lui occupe l'esprit l'espace de deux minutes, suffisantes à ce qu'on l'oublie à nouveau, le regard planqué derrière les longues mèches de ses cheveux humides. Sebastian vient à sa rencontre, inévitablement, le bleu de son regard bourré d'interrogations et de réponses à celles-ci déjà toutes faites. « Écoute c'est peut être pas ce que tu crois d'accord ? On en parlera plus tard, ce n'est pas trop le moment je crois. » Se détachant de sa présence, elle range les ustensiles dans un coin avant de partir vers le secouriste amoché un peu plus tôt par sa faute. Toujours un peu pâle, évitant d'imposer son haleine et le restant de ses nausées elle glisse doucement vers le policier qui vient d'achever son travail d’orfèvre sur le bijoux cassé de son ami. « Si vous avez vraiment le fond d'une flasque à me dépanner, ne serait-ce qu'une gorgée je vous en serais très reconnaissante. » Murmurant, elle peaufine sa requête par des phrases un peu plus fortes et distinctes en appuyant son regard sur l'amas de sang qui s'écoule des narines du moustachu. « Vous avez fait ça bien, si il y a une quelconque gêne plus tard ou un soucis d'esthétique je m'occuperais de vous, je suis chirurgien. » Ses petits doigts vont et viennent de parts et d'autres du visage du blessé pour véritablement constater son état quand des bruits sourds de vitre brisées et de claquements métalliques se font entendre non loin de là. « Han ?! Qu'est ce que c'était que ça ? »
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Puis vient le jour des révélations de l'Apocalypse, où l'on comprend qu'on est maudit, et misérable, et aveugle, et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu'à traverser les cauchemar de cette vie en claquant des dents. # JACK KEROUAC - Sur la Route

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