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 One night stand...

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PRINCE DE LA CB 〜(•‾̑‿‾̑•)ノ
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MessageSujet: One night stand... Sam 10 Juin - 23:27

One night stand
Saoirse & Ethan
••••

Un coup de massue.
Le verre en suspension dans l’air entre le comptoir du bar et mes lèvres, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés, je reste, pendant de longues secondes, immobile comme une statue. Les mots se répètent en boucle dans ma boîte crânienne et n’y tenant plus, j’explose de rire. Renversant quelques gouttes de ma bière sur le bois usé du comptoir, je repose mon verre pour plus de sûreté et laisse mon fou rire l’emporter, quelques larmes perlant au coin de mes yeux. Non ! Elle n’a pas pu sortir cette blague. Pas elle, pas la douce petite Becky de l’académie de police que je connais depuis des années. Mon coéquipier aurait pu la sortir, ce genre de blague salace est presque sa signature, mes amis d’enfance également, avec beaucoup moins d’esprit certes, mais ça ne m’aurait pas choqué. Mais elle…mon Dieu ! « C’est la blague de cul la plus dégueulasse que j’ai jamais entendu » Je reprends mon souffle, difficilement je l’avoue, et essuie mes yeux encore larmoyants. « Aucune paire d’oreilles encore un tant soit peu innocente ne devrait jamais avoir à entendre une chose pareille. Merde alors ! » Et je laisse échapper un nouveau rire, prenant cette fois-ci une gorgée de ma bière sans échouer. « Me fais pas croire que t’es choqué Moore, tu bosses avec Bill, il doit t’en sortir des pires à longueur de journée » Elle m’imite et prend elle aussi une longue gorgée de…ce breuvage très coloré qu’elle boit, avant de poser une main sur ma cuisse. « Et je compatis. » Nous échangeons un sourire de connivence. Elle a été son équipière un an avant moi, mais n’a pas tenu le choc. Elle a demandé à changer de partenaire et c’est moi qui ai récolté les fruits de sa lâcheté. Je ne la blâmerai pas pour ça, j’apprécie Bill, même si j’ai l’impression qu’il vient d’une autre planète la plupart du temps et qu’il a un sérieux problème avec les femmes et le pouvoir, ou plutôt les femmes de pouvoir. Il est d’ailleurs très fortement probable qu’il me considère comme un traître s’il savait que je bois un verre avec son ancien binôme. Du Bill tout craché !...

Mais j’aime ces instants avec elle. Becky est quelqu’un de simple, sans prise de tête, qui dit ce qu’elle pense et ne se sent pas obligée de porter un masque ou faire de fausses promesses juste pour obtenir ce qu’elle désire. C’est incroyablement rafraîchissant. Et puis il n’existe pas d’ambiguïté entre nous. Ce qui est assez rare pour un garçon comme moi qui a toujours grandi avec des potes exclusivement masculins et ne croit pas réellement en l’amitié entre un homme et une femme. Mais avec elle, ça s’est fait naturellement, et depuis l’académie on ne s’est plus lâché. Becky est mon double féminin, la même vision de notre métier – l’ambition d’évoluer en plus – la même vision de la vie et des gens. Et c’est pour ça qu’on vient souvent ici ensemble. Cet endroit nous ressemble. Il ne paie pas de mine mais il est simple et convivial, l’ambiance irlandaise en plus.

En parlant d’irlandaise, mon regard traîne quelque peu sur la salle et mon sourire se fane quand mes yeux se posent sur une blondinette un peu trop familière. Saoirse. Elle ne me regarde pas, je ne sais même pas si elle m’a vu mais au fond quelle importance. Même si elle avait capté ma présence elle ne serait pas venue pour autant me saluer. Elle a été plutôt claire sur ses attentes. Elle n’en a aucune. Je ne peux pas lui reprocher ça. Clair, net, et concis. J’aimerais que ça me laisse froid et indifférent, j’aimerais être au-dessus de tout ça, que ça ne m’affecte pas. Mais ça m’affecte. Je déteste l’indifférence. Je l’ai toujours détesté. Ma compagne de beuverie suit mon regard et je le remarque trop tard. Déjà un sourire amusé étire ses lèvres et je me tourne complètement vers elle, éliminant Saoirse de mon champ de vision. « Une connaissance ? » Je bois une gorgée de ma bière pour me donner contenance et me donner le temps de la réflexion. « Si on veut… » « Ouuuh une histoire compliquée ? » Je reconnais bien là le caractère féminin de mon amie, qui pressent le sujet croustillant. Et je ne peux guère lui reprocher d’être curieuse quand moi-même le suis un peu trop. « Oh non ! Une histoire plutôt claire. En réalité, pas d’histoire du tout. » Et c’est vrai. S’envoyer en l’air dans un taxi et plusieurs fois dans mon appartement une seule nuit ne fait pas une histoire. Un coup d’un soir, un très bon coup d’un soir, mais définitivement pas une histoire. « Je vois. C’est elle qui manie la baguette pas vrai ? » Je la regarde, un sourcil arqué, avant de rire à nouveau face au double sens tendancieux de sa phrase. Et elle doit s’en rendre compte aussi puisqu’elle me suit durant quelques secondes.

Nous évitons le sujet de la jolie blonde et parlons de tout et de rien pendant les vingt minutes qui suivent, commandant une nouvelle tournée de bières. C’est Vendredi soir et nous ne sommes pas de service. Mais son téléphone finit par sonner, nous interrompant dans un discours enflammé sur nos goûts musicaux diamétralement opposés. « Je dois prendre ça, problèmes familiaux. » Je lève les bras en signe de reddition, connaissant plus que bien le sujet. Elle se penche pour m’embrasser sur la joue et tandis que je fronce les sourcils, elle murmure à mon oreille : « Au cas où ta blondinette regarde » Je souris, amusé, la regardant sortir pour prendre l’appel. Je me tourne à nouveau face au comptoir, les coudes appuyés sur ce dernier, buvant une gorgée de ma blonde, celle qui se trouve devant moi. Car celle qui se trouve derrière moi au fond de la salle n’est clairement pas du style jalouse.


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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 19 Juin - 15:12


La jeune femme jette des regards un peu nerveux autour d’elle, craignant de croiser l’Inspecteur Goodwin ou un autre des officier présent sur les lieux de sa récente agression. Enfin récente…pas tellement, n’empêche que l’impression d’insécurité persiste autant que la cuisante gêne qui l’assaille chaque fois qu’elle pense au comportement qu’elle a eu ce soir là.
Le comportement d’une stupide victime. Oh bien sûr, elle avait fait preuve de jugeote en contactant les autorités, cachée dans un rayon avec son téléphone et davantage encore lorsqu’elle avait été finalement repérée par le braqueur à cause du stupide miroir utilisé par le caissier pour surveiller le fond de son épicerie. Lorsque le braqueur avec son sordide masque de bonne sœur l’avait débusquée, elle avait pris soin de dissimuler son portable entre les produits sur l’étagère et continué à distribuer des informations à son interlocuteur heureusement discret pour faciliter l’intervention de la police.  Mais la suite avait été bien moins glorieuse. Elle avait perdu son sang froid, s’était mise à pleurer comme une imbécile et avait même perdu quelques instants connaissance dans les bras de Goodwin. Il ne l’avait pas jugée pour ça, mais elle le faisait suffisamment pour deux depuis cette effroyable soirée…
C’est la première fois que Saoirse ose remettre les pieds au Maureen’s où elle a eu peur de recroiser l’homme et/ou ses équipiers. Et s’ils l’abordaient pour lui reparler de cette nuit-là, faire un suivi ou quelque chose de ce genre ? Elle perdrait tous ses moyens, la jeune femme le sait et cette idée la rend complètement folle. Elle refuse d’être une victime. Mais c’est ce qu’elle est devenue et elle a l’impression qu’elle n’arrivera plus à se défaire de cette image que tous ses collègues lui renvoient depuis qu’ils ont eu vent de l’affaire.
Si la presse n’a pas formellement dévoilée son identité, elle a évoquée une interne en médecine et ses collègues travaillant avec elle ce soir-là - et l’ayant envoyée justement dans cette épicerie acheter à la dernière minute des cochonneries pour fêter l’anniversaire d’une infirmière - n’ont pas tardés à faire le rapprochement. Beaucoup ont été choqués et lui ont demandés pourquoi elle n’en avait pas soufflé mot en reprenant son poste moins d’une demi-heure après les faits, sans rien signaler à personne. Mais qu’est-ce qu’elle était supposé faire d’autre ? Aller pleurer sur un siège inconfortable du commissariat, une tasse de mauvais café fumante entre les mains ? Non. Cette perspective lui avait immédiatement déplut. D’abord parce qu’elle n’avait pas franchement été élevée dans le respect des forces de l’ordre et puis parce qu’elle connaissait trop de monde sur place et n’avait aucune envie que des connaissances à elle aient vent de cette histoire et l’observent avec pitié. Retourner travailler et faire comme si de rien était lui avait paru la meilleure option à ce moment.
Mais ça n’avait pas été aussi simple que prévu, bien entendu… Ni ce soir-là, ni les suivants d’ailleurs.

« Ca va ? T’as l’air ailleurs ? » s’inquiète Olivia, son amie et collègue.
« Tout baigne » lui assure Saoirse en portant sa paille à ses lèvres, creusant ses joues le temps d’aspirer le fond de son verre. Lorsqu’elle s’en rend compte, elle se force à sourire et le soulève. « Je retire ce que je viens de dire : je suis à sec et ça ne va pas du tout ! »
Olivia glousse un peu et approuve sa constatation en faisant signe à un serveur d’approcher. Saoirse profite que son attention soit un peu détourner pour souffler discrètement et essayer de se reprendre, ne pouvant s’empêche de scanner à nouveau les lieux en espérant ne croiser aucun visage familier pouvant faire remonter de pénibles souvenirs…
how about two night stand ?
FT. ETHAN & SAOIRSE
Sauf qu’évidemment, ce qu’elle redoutait arrive et elle reconnaît tout à coup un des clients du bar. Sa bouche, légèrement engourdie par l’absorption de plusieurs cocktails, s’assèche tout à coup et son cœur bondit dans sa poitrine. Merde !
La jeune femme fouille sa mémoire et réalise très vite qu’elle n’a aucun mal à se souvenir du garçon et de son nom. Ethan Moore. Elle l’a rencontré ici même il y a des mois et ils ont passés une excellente soirée ensemble. En fait, elle aurait pu garder un souvenir irréprochable de lui s’il n’avait pas commencé à lui parler de se revoir alors qu’elle n’avait renfilé que sa petite culotte en dentelle bleue marine. Trop tôt mec… C’est ce qu’elle avait essayé de lui faire comprendre, avec sa diplomatie légendaire (c’est à dire pas beaucoup) avant de mettre les voiles en s’excusant pour la forme.  
Qu’est-ce qu’il fait là ? s’interroge-t-elle stupidement.
Il lui suffit de jeter un coup d’œil sur le siège face à celui du policier pour deviner ce qu’il fait là... Cet enfoiré est en train de faire revivre SA soirée à une parfaite étrangère ! Il lui sort le grand jeu, comme il l’a fait avec elle. Il joue les parfaits gentleman, la fait rire, la complimente en passant et dans peu de temps, il effleurera sa main l’air de rien et la fera frissonner ! Tellement typique, bon Dieu ! Et il fait ça juste sous son nez en prime, comme pour la ridiculiser, pour…

« Qu’est-ce que j’vous sers ? »
Saoirse s’arrache à sa contemplation et donne son attention au serveur plutôt mignon qui s’est rapproché de leur table pour prendre leur nouvelle commande.
« La même chose. Et des shot de Tequila. Deux chacune, s’il vous plait » décide la jeune femme sur un coup de tête, jetant un second coup d’œil agacé en direction du couple de l’année, installé un peu plus loin. Le dernier de la soirée, se promet-elle.
Sitôt qu’il s’éloigne, Olivia laisse échapper un lourd soupir et bat des cils en observant le grand blond s’éloigner. D’habitude, Saoirse l’imite et elles ne se font pas prier pour fantasmer sur lui et son regard rieur. Mais pas cette fois. Cette fois, c’est aux yeux chocolat d’Ethan qu’elle pense… Ce qui l’agace particulièrement. Elle les revoit braqués audacieusement dans les siens pendant qu’ils s’envoyaient en l’air sur la banquette arrière d’un taxi. Avec ses airs de premier de la classe, l’interne en médecine ne se serait pas douté une seconde qu’il oserait relever son défi…et pourtant, il l’avait fait et elle avait adoré ça. Peut-être que c’était l’alcool qui l’avait désinhibé au point qu’il en oublie sa bonne éducation, mais quelque chose lui disait que non, ce n’était pas seulement ça.
Pendant qu’Olivia continue de déblatérer à propos de ses conquêtes du moment, Saoirse se déconnecte un peu pour revivre cette soirée, sentant un doux picotement prendre naissance dans son bas ventre…
La jeune femme se mord la lèvre, résistant à l’envie de plus en plus difficile de ne pas craquer et accorder son attention à Ethan. Le picotement s’accentue et elle contracte ses cuisses en essayant de chasser les souvenirs qui remontent malgré elle à la surface et lui font revivre sa soirée avec le policier. Heureusement, leur adorable serveur se montre une fois de plus efficace et vient déposer leurs boissons devant elles alors que Saoirse s’apprête à craquer. Sans même attendre qu’il se soit éloigné, elle attrape l’un des verres de Tequila et l’avale cul sec, grimaçant au passage brulant de l’alcool.
« Hey ! » proteste son amie. « Tu fais ça n’importe comment ! Et le sel ? Et le citron ? »
« Désolée » s’excuse-t-elle alors que le serveur termine de vider son plateau sur leur table, un sourire vaguement amusé aux lèvres. Si elle n’était pas tellement obsédée par Ethan, elle trouverait assurément ça craquant et aurait sauté sur l’occasion pour le draguer. Mais puisque c’est le cas, elle n’en fait donc rien et se contente de rougir, contrariée, en attendant qu’il s’en aille.
« Bon, tu vas me dire ce qu’il y a ? »
« Rien ! Allez, on trinque ! A… Wonder Woman et le girl power ! » tente de se dérider Saoirse, faisant référence au film qu’elles viennent de voir avant de terminer au Maureen’s.
Olivia accepte le toast, un peu sceptique malgré tout, et relance la conversation. Après avoir avalé son second shot (dans les règles de l’art cette fois), Saoirse recommence à siroter son cocktail en essayant de se concentrer sur ce qui se passe à sa table. Sauf que son regard continue d’être attiré par le comptoir du bar…

Alors qu’elle craque une nouvelle fois et se risque à jeter un œil dans cette direction en espérant sans se l’avouer capter le regard d’Ethan, c’est tout autre chose qu’elle capte… Une scène à vomir en fait ! D’ailleurs, elle se met à grimacer, partagée entre l’écoeurement, la vexation et la colère. Il est sérieux ? s’agace-t-elle tandis que la gonzesse s’éloigne de la table en ondulant des hanches, après avoir déposé un baiser trop près des lèvres d’Ethan à son goût et lui avoir chuchoté quelque chose à l’oreille. Surement son prix, en bonne professionnelle qu’elle semble être !
Saoirse voit rouge.
Il faut qu’elle fasse quelque chose. N’importe quoi. Qu’elle le chasse de là et lui fasse comprendre qu’ici c’est SON terrain de jeu ou…ou qu’elle lui adresse la parole pour réentendre sa voix…
« Je reviens. Envie pressante » s’entend-t-elle lancer à son amie en attrapant son sac pour se lever et rejoindre le comptoir, sans se soucier d’avoir interrompue son amie en pleine phrase. De toute façon, elle ne l’écoutait pas vraiment…
Essayant d’avoir l’air décontractée, elle s’approche du bar en réajustant sa tenue (un top sombre sur un short en jean mettant son postérieur en valeur)  et s’accoude au bar, à la place laissée libre par l’autre poufiasse…
Elle fait alors mine d’attendre le serveur, sa carte de crédit en mains, attendant qu’il se manifeste. Hors de question qu’elle l’aborde. Elle a déjà fait le premier pas en venant jusqu’à lui après tout ! C’est à son tour de jouer.
Mais si jamais il n’en avait pas envie ? S’il faisait mine de ne pas la voir lui aussi ?


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Dernière édition par Saoirse Fuller le Jeu 22 Juin - 16:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: One night stand... Mar 20 Juin - 0:35

One night stand
Saoirse & Ethan
••••

Terminant ma bière d’une longue gorgée, je lève mon verre à l’attention du barman. « Une autre s’il te plaît ! » Il me fait signe à l’autre bout du comptoir et tandis que je le regarde remplir un second verre, des rires féminins attirent mon attention sur ma droite. Tournant le visage dans la direction des éclats de voix, je vois trois filles, la petite vingtaine, en train de glousser, visiblement éméchées. L’une d’elle titube et se rattrape de justesse à l’une de ses amies, accroissant leurs rires. La vision peut prêter à sourire mais mon visage se ferme inconsciemment. Je n’y peux rien. J’ai beau me dire qu’elles sont jeunes, que c’est normal pour des étudiantes de faire la fête et de décompresser le week-end, que je ne suis qu’un rabat joie de première, assister à ce genre de scène me laisse toujours un petit goût amer. Parce que je connais ça par cœur, ce spectacle que je trouve affligeant maintenant, et que je ne peux empêcher mon cerveau, à chaque fois, d’y superposer l’image de mon paternel. Je sais que ceci n’a rien avoir avec cela, que ces deux situations ne sont absolument pas comparables mais c’est plus fort que moi. J’ai eu beau me blinder depuis toutes ces années, jouer les indifférents pour ne pas qu’il m’entraîne dans sa chute, il reste comme un putain de fantôme, un boulet accroché à ma jambe qui refuse de me faire lâcher prise. Secouant légèrement la tête je décide cependant que ce ne sont pas mes affaires et que le jugement est sans doute trop hâtif et surtout trop sévère.

Une autre bière apparaît devant moi et je remercie le barman, lâchant quelques billets sur le comptoir pour payer ma commande et la précédente, avant de loucher sur la consommation à peine entamée de mon amie. Et relevant les yeux sur ma gauche pour tenter de l’apercevoir au travers de la vitre du bar, c’est sur un profil un peu trop familier que mon regard tombe. Juste-là, à la place qu’occupait Becky cinq minutes plus tôt. Saoirse. Regard fixé droit devant elle, comme si je n’existais pas. Parce qu’il n’y a aucune chance pour qu’elle ne m’ait pas vu. Là, à quelques dizaines de centimètres de moi ! Et je sens la colère monter, sournoise, insidieuse…
Je me sens comme un fantôme, assis là, sans qu’elle ne daigne me prêter la moindre attention. Et je déteste ça, ce sentiment de ne pas exister, ce sentiment qui fait me sentir comme un gamin de six ans vexé qu’on ne le regarde plus faire le pitre parce que les grands ont plus intéressant à faire ou à dire. Oui, je me sens comme un gosse, et si elle m’a effectivement vu alors son attitude est tout aussi puérile que mon ressenti sinon plus. C’est donc ça ? c’est vrai après tout, pourquoi s’encombrer de politesse basique ou d’un minimum de savoir-vivre quand on peut la jouer comme ça ? Indifférente et froide au possible. Pourtant je sais que derrière cette indifférence clairement affichée se cache un volcan des plus délicieux. J’ai joué avec ce volcan, je m’y suis brûlé également. Et sans que je ne les contrôle mes yeux dessinent chaque courbe de son corps, s’attardent longuement sur ses jambes nues et plus particulièrement sur ce short qui laisse deviner suffisamment mais pas trop pour que l’imagination fasse le reste. La garce ! Et traitre sont mes yeux !
Et puis merde, je n’ai pas à subir ça. Je n’ai rien fait de mal. J’ai rencontré une fille dans un bar, je l’ai séduit, je me suis laissé séduire, j’ai couché avec elle à l’arrière d’un taxi et…STOP ! Traitresses sont mes pensées ! Les images qui me reviennent avec un peu trop d’aisance alors qu’elle se trouve à mes côtés auront raison de moi. Je n’ai rien fait de mal. Je ne lui ai pas fait de grandes déclarations, je ne lui ai pas demandé quoi que ce soit sinon de la revoir, ce n’était quand même pas une demande en mariage ou une promesse d’engagement putain ! Non, le problème c’est elle. Je n’ai rien fait de mal. Et si elle veut jouer l’indifférence, je peux jouer aussi, même si mon sang bouillonne. Parce que je déteste ce qu’elle me fait ressentir. Je voudrais être au-dessus de tout ça, que ça me laisse froid comme la plupart des gens mais je n’y parviens pas. J’ai horreur qu’on m’ignore, c’est ainsi que je suis fait. Et je déteste devoir me contrôler pour ne pas laisser à nouveau mon regard dévier dans sa direction. Parce qu’elle me plaît, plus que je ne veux l’admettre, et qu’elle le sait très bien. Bordel ce que c’est tordu, et les choses compliquées, très peu pour moi.

Je bois une gorgée de ma bière pour tenter d’apaiser mes idées quand je sens une main sur mon épaule. Surpris, l’effet passe quand mes yeux se posent sur Becky, visiblement plus vraiment d’humeur à faire la fête et à décompresser. « Je suis désolée Ethan je dois y aller. » Visage fermé, déception dans le regard, avec une pointe de haine. Je connais ce regard par cœur. Il est trop souvent figé sur mes traits. C’est aussi une des raison pour lesquelles on s’entend si bien tous les deux. « Peter ? » Elle acquiesce, terminant son verre cul sec. « Cooper vient de m’appeler, ils l’ont collé en cellule de dégrisement » J’acquiesce à mon tour. « Tu n’es pas forcé d’y aller, laisse-le pour la nuit et récupère-le demain matin » « Tu le laisserais toi ? » Et nous savons tous les deux qu’elle ne parle pas de Pete mais de mon père. « Probablement pas » Un voile assombrit mon regard le temps de quelques secondes. « Tu veux que je t’accompagne ? » « Non ! » Réponse un peu trop brusque. « Non, je n’ai pas envie de t’imposer ça. Je n’ai envie d’imposer ça à personne. Tu as déjà ton propre show privé avec ta famille, inutile de mélanger nos scènes okay ? » Et je la comprends parfaitement. Je n’ai aucune envie que mes amis ou autres assistent à la déchéance de mon père quand on m’appelle pour venir le cueillir en cellule. Je glisse une main sur son épaule. « Appelle si t’as besoin d’accord ? » Elle acquiesce. « Merci. » Et elle attrape son sac et s’éclipse, me laissant avec une douce amertume pour seule compagne.

Du moins, avant que mon regard ne se porte à nouveau sur Saoirse. Ce petit interlude m’a presque fait oublier ma rancœur, ma colère et…non je ne veux pas entrer sur cette voie. Et merde…j’ai besoin de me vider la tête, de me changer les idées, j’ai même presque envie de suivre les conseils de mon coéquipier bordel ! Et je n’ai pas envie de laisser mes pensées s’assombrir à cause de ce qui vient de se passer. Alors sans que je ne contrôle vraiment mon corps, je pivote sur mon tabouret, faisant pleinement face à la jolie blonde à la peau diaphane. « Tu vas vraiment continuer de nous prendre tous les deux pour des imbéciles et prétendre que tu ne m’as pas vu ? » Et quand enfin son visage se tourne vers moi, j’arque un sourcil interrogateur, un sourire en coin.

Non, la colère n’est pas partie, loin de là. La rancœur non plus. Mais ce n’est pas de ça dont j’ai envie ce soir. Si elle veut jouer, jouons.



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MessageSujet: Re: One night stand... Jeu 22 Juin - 16:50


La pression monte. Saoirse sent son cœur s’emballer dans sa poitrine alors que les secondes s’écoulent avec une lenteur difficilement supportable. L’interne tapote le comptoir avec une impatiente qu’elle espère que sa cible mettra sur le compte de l’absence de barman à ses côtés, et pas celle d’être remarquée par lui…  
Ethan l’a forcément remarquée. Sa pimbêche s’est éclipsée et il est seul au bar, sans rien d’autre à faire qu’observer le verre devant lui. Même s’il était perdu dans ses pensées, en voyant sa silhouette s’approcher et sa chevelure si particulière, il aura forcément glisser un coup d’œil dans sa direction… Forcément ! C’est un homme normalement constitué et elle est prête à jurer qu’il l’a détaillée de haut en bas, comme ils le font tous. Elle porte un short plutôt court après tout et a de belles jambes. Ce n’est pas de la vantardise, c’est un fait et elle ne voit aucune raison de dissimuler ses atouts. Surtout pas avec cette insupportable chaleur qui sévit depuis plusieurs jours.
Bon, mais alors s’il l’a remarquée : pourquoi ne l’aborde-t-il pas ? Est-ce qu’il est encore vexé pour l’autre fois et a décidé de la snober ? A moins qu’il se sente gêné et n’ose pas lui parler, de peur de se faire rembarrer. A-t-elle autant manqué de tact que cela ? C’est possible malheureusement… Et puis contrairement à une idée reçue, les hommes sont bien plus susceptibles que les femmes et ont la rancune aussi tenace. Surtout lorsque ses performances ont été remises en question.
Enfin ce n’est pas ce que Saoirse a fait, elle lui a même précisé que son départ précipité et son absence de volonté de le revoir n’avait rien à voir avec ses capacités mais…peut-être a-t-elle justement un peu trop insisté là-dessus et a-t-elle fait naitre un doute quelconque chez lui ?
Ce que c’est frustrant !
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Les ongles courts de l’interne en médecine d’urgence continuent de claquer sèchement sur la surface poisseuse du comptoir sur lequel elle s’est appuyée, faisant mine de vouloir passer commande. Toujours aucune réaction de son voisin… Sale con !
Alors qu’elle est à deux doigts de craquer et de se retourner, innocemment pour faire semblant de le repérer et le saluer, Pimbêche fait son grand retour.  
L’irlandaise tend donc l’oreille, ravie que les mots sortant de sa bouche soit l’annonce d’un départ imminent. Quel dommage… Bon débarras, bisous bisous ! Un sourire mutin vient étirer les lèvres légèrement maquillées de Saoirse alors qu’elle écoute le restant de la conversation. Elle pourrait éprouver un peu de sympathie à l’égard de la fille, aux vues du ton grave et las qu’elle emploie, mais elle n’est plus assez sobre et un peu trop vexée pour cela.
En revanche, elle déchante un peu en entendant Ethan proposer à la fille de l’accompagner. Heureusement, cette dernière refuse son aide, ne souhaitant pas lui imposer ses problèmes. Trop aimable ma belle…
Saoirse tend l’oreille, essayant de savoir de quelle manière Ethan et son accompagnatrice vont se quitter. Une accolade, une bise à l’européenne ou un baiser… ? Elle n’entend rien de particulier et se risque à jeter un rapide coup d’œil en biais dans leur direction. Pas de baiser. La femme se contente de récupérer son sac à main et s’éclipse subitement, abandonnant Ethan à son sort. Le lui livrant sur un plateau d’argent.

Saoirse prend une inspiration, essayant de se vider l’esprit (embrumé par l’alcool) pour laisser place à quelques répliques d’approches. Elle a suffisamment attendu et ne veut pas prendre le risque que son ex termine sa bière en une gorgée avant de filer à l’anglaise. Mais avant qu’elle ait pu penser à quelque chose de pertinent à lui dire, Ethan la devance. Du coin de l’œil, elle voit son corps pivoter vers elle sur son siège. Elle se fige, les battements de son cœur s’accélérant un peu dans sa poitrine alors qu’elle sent quelque chose remuer dans son bas-ventre au son de sa voix…
« Tu vas vraiment continuer de nous prendre tous les deux pour des imbéciles et prétendre que tu ne m’as pas vu ? » lui lance-t-il, sans beaucoup d’animosité, un sourire dans la voix.
L’interne doit réfléchir très vite à une tactique. Elle termine de se tourner vers lui, affichant un sourire espiègle.
« Comme tu y vas » lui réplique Saoirse, réajustant son sac à main sur son épaule en s’accoudant négligemment sur le comptoir. « Peut-être que je ne suis simplement pas aussi observatrice que vous, Monsieur l’Agent… Ou alors, j’ai été correctement éduquée et j’ai décidé de ne pas t’interrompre alors que tu étais en pleine conversation avec ton…amie. »
Et toc !
La jeune femme n’est pas peu fière de son mensonge, qu’elle juge tout à fait crédible ! Elle s’est approchée du bar en toute innocence pour prendre un verre et l’a reconnu au son de sa voix lorsqu’il s’est adressé à la fille avec lui. Ni plus ni moins.  
« C’est un plaisir de te recroiser et de me faire traiter d’imbécile ! ...Enfin non, de vile manipulatrice du coup, si j’ai bien compris. » se reprend-t-elle, les sourcils froncés comme si elle venait de réfléchir à tout cela, son index se pointant un instant vers le torse d'Ethan, sur lequel son regard s'attarde une seconde.



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MessageSujet: Re: One night stand... Dim 25 Juin - 23:14

One night stand
Saoirse & Ethan
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Saoirse.
Mon paradoxe personnalisé. Elle est tout ce qui ne me caractérise pas en temps normal. Aux antipodes de mes convenances.
Je n’ai jamais été très doué en amour, c’est le moins que l’on puisse dire. J’aime le jeu de séduction, la découverte de l’autre, j’apprécie les instants bénis où les défauts de l’autre sont encore touchants et ne m’insupportent pas encore. Et j’ai eu un bon nombre d’histoires assez longues depuis l’âge adulte. Mais je n’ai jamais connu l’engagement. La plupart des psys diraient que ma petite enfance en est la cause et ils auraient probablement raison. Comment penser à un avenir à deux, faire assez confiance à quelqu’un pour s’abandonner à la promesse d’une vie rangée monogame quand toutes les personnes qui étaient censées m’aimer m’ont lâchement abandonné ou m’ont laissé me débrouiller seul ? il n’y a rien d’anormal à apprécier une relation avec une femme sans chercher à aller plus loin dans la vie vu ce que j’ai vécu. Mais je n’ai jamais été adepte des coups d’un soir avant de la rencontrer elle. Ça ne me ressemble pas vraiment. Parce qu’il m’en faut plus en temps normal pour être séduit, pour me laisser aller à mes envies.
Et la jeune femme ne ressemble en rien à toutes mes anciennes conquêtes. Je suis sans doute un cliché ambulant mais elles ont toujours eu un certain type. Du genre grande, brune, souvent issues d’un jolie métissage hispanique. Peut-on croiser plus différent que celle présentement à mes côtés ? Sans compter qu’au-delà du physique, elles venaient toutes de mon côté de la ville, du South Side. Toutes exerçant un job sans intérêt pour payer leur loyer.
Oui, Saoirse est tout ce qui ne me caractérise pas en temps normal. Petite, la peau diaphane, une couleur de cheveux particulière qui la rend tout aussi particulière, dans le meilleur sens que ce mot peut avoir. Car c’est justement sa singularité qui m’a séduit en premier. Et je ne suis pas aveugle. Elle est diablement sexy dans son genre. Les traits doux, le visage angélique, et un caractère bien trempé. Oh ça oui ! Et lui aussi il m’a séduit. Parce qu’elle est indépendante, ne semble avoir besoin de personne pour savoir ce qu’elle veut, donne dans la joute verbale comme personne avec un esprit aiguisé. Elle est intelligente, passionnée, ambitieuse.
Saoirse est tout ce qui ne me caractérise pas en temps normal. Et c’est bien ce qui me perdra. Parce que je me sens irrémédiablement attiré par elle, physiquement ET mentalement. Que je sais par avance que je risque de m’en prendre plein la gueule avec elle et que j’ai quand même envie de replonger tête la première. Idiot jusqu’au bout…

Et quand elle se tourne pour me faire face et que ses prunelles claires se posent sur les miennes, que je me noie quelques instants dans cet azur, je sais que je suis foutu. J’ai beau lui en vouloir, désirer avoir la force de la rembarrer comme je le devrais, comme mon orgueil me souffle de le faire, je ne le fais pas et sait que je ne le ferai pas. Que si elle dit oui, je ne dirai pas non. Parce qu’elle n’appartient pas à mon quotidien et que j’ai besoin de cette bouffée d’oxygène. Parce que malgré la rancune, je la désire encore. Et mon sourire s’élargit quand elle prend la parole, arquant un sourcil et acquiesçant de façon amusé à ses propos. « Ouais, une vile manipulatrice c’est tout à fait ça » et je ne me départis pas de mon sourire. J’attrape l’index qu’elle pointe dans ma direction, le gardant quelques instants dans ma main. « Preuve en est le short que tu portes. Tu auras beau prétendre que la chaleur en est la cause, tu sais parfaitement que chaque paire d’yeux masculins, et probablement quelques paires féminines, se sont posées sur toi au moins une fois dans la soirée » et pour lier le geste à la parole, je descends mon regard très au sud de son anatomie. « Tu as cela dit de très bons arguments j’en conviens » C’est plus tordu que de lui avouer que je la trouve très à mon goût ce soir mais Saoirse n’est pas la fille la plus facile à cerner que je connaisse. Et puis je n’ai pas à rendre les choses aisées après ce qui s’est passé entre nous.
Je finis par relâcher sa main, laissant mon regard dériver vers la table qu’elle occupait quand j’ai perçu sa présence plus tôt dans la soirée. Je m’éclaircis la gorge, m’approchant un peu d’elle autant que ma position assise sur le tabouret me le permet. « Je peux t’offrir quelque chose à boire ou ton amie, celle qui nous fixe depuis le fond de la salle ne peut pas se passer de toi ? » Nouveau sourire alors que je sens une légère interrogation dans son regard. « Vous l’avez dit vous-même Miss Fuller, je suis très observateur. Alors ? » La balle est dans son camp.

Oui, Saoirse est tout ce qui ne me caractérise pas en temps normal. Et j’adore ça.



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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 26 Juin - 18:53


Les battements de son cœur s’intensifient un peu, alors que le fourmillement prend de l’ampleur dans son bas ventre. Elle est à présent terriblement excitée. Aussi excitée que si on venait de lui annoncer qu’un cas rarissime ou hyper impressionnant était sur le point de passer la porte du service des urgences et qu’on le lui réservait. Ce qui n’arrive jamais puisqu’elle n’est qu’une interne et que les médecins titulaire se réservent tous les cas intéressants, ces salauds…
Saoirse doit lutter contre elle-même et les effets de l’alcool qui voudraient la pousser à se trahir et à arborer un sourire charmé face à Ethan et son propre sourire. Un sourire dont il connaît très certainement les effets dévastateurs sur la gente féminine. Encore un autre salaud. Mais un beau celui-ci. Dans les deux sens du terme en fait.
Et lorsque le policier referme sa main sur le doigt qu’elle tend vers lui, Saoirse se sent faiblir, comme une vulgaire collégienne face à son idole.  Pitoyable. Mais tellement agréable. Pourtant, il a des mains de minet. Des mains douces… Ce n’est pas vraiment ce qui lui plait d’habitude. Elle préfère ses hommes un peu plus baraqués, plus rudes, plus bestiaux. Ethan n’est pas vraiment son type avec son visage d’angelot, son sourire à l’américaine, digne d’une publicité pour du dentifrice et ses bonnes manières. Mais il y a ce quelque chose dans son regard… Et quand il l’ancre dans le sien et ne semble plus voir qu’elle… Quand il lui sourit…

Mais la magie s’estompe un peu lorsqu’il commence à faire des remarques plutôt désobligeantes sur sa tenue et ses intentions en l’enfilant. Certes, elle sait qu’elle est bien faite et n’a jamais eu honte de se montrer, mais ce n’est pas pour se faire reluquer comme un vulgaire amas de chair qu’elle l’a enfilé. Saoirse l’a enfilé parce qu’il lui va bien, qu’elle se trouve même carrément sensationnelle dedans et qu’elle se sent à l’aise avec. L’idée qu’il l’imagine en train de le passer et de se dire qu’elle va attirer des hommes avec la répugne un peu.
Pour le coup, elle n’a plus aucun mal à retenir son sourire et n’a plus besoin de se mordre l’intérieur des joues pour lui dissimuler le sentiment de joie presque sauvage qu’elle a éprouvé lorsqu’il lui a enfin adressé la parole… Il l’a vexée. Pire, il l’a un peu humiliée et à présent, elle se sent stupide et naïve. L’interne a même envie de venir tirer sur le bas de son short pour qu’il couvre un peu mieux ses cuisses mises à nues…
how about two night stand ?
FT. ETHAN & SAOIRSE
La vérité, c’est qu’elle repense tout à coup aux mains du braqueur courant sur sa peau. Enfin ce n’est pas exacte puisque cette nuit-là, elle portait le pantalon d’uniforme très peu glamour du service des Urgences et pas un minishort découvrant ses longues jambes impeccablement épilées. Ca n’a pas empêché le type de bander comme un gros porc dans son dos et de lui susurrer des horreurs à l’oreille pendant qu’il la maintenait fermement contre le comptoir.
La petite blonde peroxydée pourrait rétorquer quelque chose de cinglant, lui faire savoir qu’il n’est qu’un idiot sexiste dont elle se passera tout à fait de la compagnie à l’avenir, mais elle ne dit rien. Elle est encore trop émotionnée pour réagir. Trop honteuse sans doute… Ce qui ne lui ressemble absolument pas. Mais ce qui s’est passé cette nuit-là…

Ethan relâche sa main et Saoirse l’approche de sa poitrine, l’enserrant dans son autre main, pensive. Elle ne sait plus trop ce qu’elle fait là à présent. En quelques secondes, la situation à basculé, mais pas pour le meilleur. L’alcool, qui la grisait il y a encore un instant commence à lui faire avoir de sombres pensées. Du genre : tu n’es qu’une allumeuse qui finira seule ; tu n’attires que les mauvais garçons ; qu’est-ce que ta mère dirait si elle te voyait là, ivre, dans un bar, entourées par des types qui te dévorent du regard…
« Je peux t’offrir quelque chose à boire ou ton amie, celle qui nous fixe depuis le fond de la salle ne peut pas se passer de toi ? »
Saoirse suit son regard et observe un instant Olivia qui la surveille. Elle voit ses épaules se hausser d’un air interrogateur et hésite sur la marche à suivre. Doit-elle suivre son instinct et laisser Ethan en plan pour la seconde fois de sa vie ? Doit-elle lui tourner le dos en le remerciant pour le verre mais en refusant son offre dans le but de rejoindre son amie et de passer le reste de sa soirée à… A quoi en fait ? Elle ne s’amuse même pas vraiment. Olivia est très sympa mais elle est un peu trop égocentrée et en fin de compte, elles n’ont fait que parler d’elle et ses soucis imaginaires toute la soirée jusqu’ici.
Et puis Ethan plaisantait certainement à propos de son short… Pas vrai ? Et puis il l’a complimentée sur son physique, non ? Elle devrait se sentir flattée au lieu de déprimer. Tout ça, c’est la faute de cet enfoiré de braqueur ! Il a semé une graine dans son esprit et elle germe chaque fois que la jeune femme se trouve en présence d’un homme.
Va-t-elle se laisser faire et prendre la fuite une énième fois ? Va-t-elle changer ses habitudes, cesser de vivre ? Non.
« Alors va pour un verre. On va voir si tu as de la mémoire et si tu sais ce que je voulais commander en venant jusqu’ici » lui glisse-t-elle, espérant avoir pris la bonne décision et faisant signe à Olivia de patienter un peu. Bien sûr, elle n’avoue toujours pas que c’est pour le voir lui qu’elle s’est rapproché du bar…

Ethan fait donc signe au serveur de se rapprocher – bien plus efficacement qu’elle ne l’avait fait jusque là – et il tape dans le mille en lui commandant un cocktail à base de Tequila.
« Attentif, séduisant et doté d'une excellente mémoire… Toutes les qualités d’un bon prédateur » le taquine la jeune femme en prenant place sur le tabouret libéré par l’amie d’Ethan, partie en coup de vent. « Ta mère ne va pas revenir, hein ? » lui demande-t-elle en faisant justement référence à elle, en attendant que leurs boissons leur soient servies. « C’était bien ta mère ? Non parce qu’elle avait l’air assez vieille pour l’être… »
Vilaine Soirse, vilaine.



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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 26 Juin - 22:07

One night stand
Saoirse & Ethan
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L’orgueil déjà bien écorché depuis la dernière nuit passée avec la jeune femme je me sens soulagé à l’acceptation de mon invitation. Je dois l’avouer, j’aurai difficilement supporté un refus et un second vent en si peu de temps d’intervalle. Ça aurait eu au moins le mérite de mettre un point final au chapitre Saoirse Fuller de ma vie. Ça m’aurait permis de ne pas replonger tête la première dans le manège sensationnel dont elle tient les rênes. Parce que c’est exactement ce qui m’attend avec elle. Les montagnes russes. Sa façon très personnelle de souffler le chaud et le froid. Pourtant elle fait signe à son amie opte pour la deuxième option. Je suis la deuxième option.
Le défi – si tenter que l’on puisse qualifier sa requête ainsi – qu’elle me lance ne m’effraie pas plus que ça. J’ai presque honte de l’avouer et il est certain que je ne l’affirmerai pas à haute et intelligible voix mais ce n’est clairement pas le genre de choses que je retiens en temps ordinaire. Pourquoi je me souviens de ce qu’elle buvait lors de notre première rencontre, je ne saurais dire. Je suppose que c’est comme tout le reste, la jolie blonde a su marquer mon esprit plus sûrement que les autres femmes qui vont et viennent dans ma vie. Et tandis que je fais signe au barman pour lui passer commande, me contentant pour ma part de ma seconde bière à peine entamée, je ne peux m’empêcher de trouver la situation étrange. Peut-être pas la situation mais le sentiment qui l’accompagne. Parce que ça n’a rien à voir avec la première fois, plusieurs mois auparavant. Ce soir-là, il n’y avait que la découverte de l’autre, chaque mot prononcé donnant une nouvelle information sur sa vie ou ses passions. Je n’avais qu’à écouter et enregistrer, me laisser porter par l’instant présent sans savoir ce qui allait suivre. Ce soir c’est différent, je connais déjà pas mal de choses la concernant, sans la connaître elle. Et c’est bien là que ça pèche. Je la connais, sans la connaître, et je ne sais pas réellement comment agir en sa présence. Je ne la connais pas assez pour savoir ce qui pourrait la vexer, la blesser, la faire sortir de ses gonds. Pas assez pour éviter les sujets qui fâchent. Pas assez pour me sentir pleinement à l’aise et être moi, tout simplement. Je garde une certaine réserve dont je ne suis pas forcément coutumier et qui ne me ressemble pas.

Sans compter cette légère appréhension qui persiste, cette insidieuse rancœur. Incontrôlable. Elle a beau me faire perdre mes sens et la raison, je n’ai aucune envie de devenir son pantin désarticulé. J’essaie de mettre ces pensées de côté mais elles restent là, tapies dans l’ombre, prêtes à ressurgir au moindre signe avant-coureur. Me focalisant sur elle plutôt que me laisser à nouveau submerger par un spleen que je refuse ce soir, je marque ma surprise quand elle me complimente pour mieux me désigner comme prédateur la seconde d’après. « C’est moi le prédateur ? Vraiment ? » J’arque un sourcil et lui adresse un regard emplit d’ironie. Parce que le « prédateur » ci-présent se sent davantage comme une proie pris au piège des griffes d’une tigresse. Bon, l’image est sans doute un brin exagérée mais l’idée est là. Je ne la vois absolument pas comme la proie qui s’est laissée convaincre par un Don Juan de bas étage. Et c’est tellement loin de ma personnalité. Mais tout comme je ne la connais pas, elle ne me connaît pas. Peut-être est-ce l’image qu’elle a de moi au fond ? Comment puis-je le savoir ? Ce serait décevant au fond, mais je ne serai pas surpris. Elle ne doit pas avoir une très grande estime de ma personne. Ou peut-être que je vois le mal partout parce que les dés sont pipés et le jeu truqué. Qu’on est déjà passé par là et que l’appréhension de m’en prendre encore une à l’arrière de la tête prend le pas sur la simple plaisanterie qui aurait dû me faire sourire sans m’embrouiller l’esprit avec mille interrogations.

Je la regarde finalement prendre place sur le tabouret à mes côtés et m’accoude au comptoir, lui faisant pleinement face. Jusqu’à ce qu’elle me pose une question qui me laisse sur le cul. « Quoi ? » Qu’est-ce ma mère vient faire là-dedans et…mais…de qui elle parle merde ? Je me refais la conversation dans ma tête, tente de remettre les pièces du puzzle dans l’ordre et quelque part, une lumière s’allume et je reviens à la réalité. Becky ! Bordel. Je sais qu’elle connaît très peu de choses de ma vie, très peu de choses me concernant tout court mais pour un type dont la mère s’est tiré quand il avait quatre ans et qui n’est jamais revenu, son choix de mot est plus que perturbant. Et quand la surprise et la confusion s’éclipsent et que je me répète sa dernière remarque mentalement, je ne peux empêcher un rire de passer la barrière de mes lèvres. « Outch ! » Mon amie est certes d’une gentillesse à toute épreuve mais sachant qu’elle doit avoir seulement deux ans de plus que moi, je suis pratiquement sûr qu’elle n’apprécierait pas de se voir comparée à mon hypothétique mère. Je ne peux cela dit pas stopper mon sourire. Je ne sais pas comment je dois analyser ça, j’ai toujours été nul en psychologie féminine. Est-ce une attaque gratuite avec une pointe de jalousie ? Un moyen détourner pour connaître réellement mon lien avec elle sans me poser directement la question ? Heureusement pour Saoirse je ne suis pas un menteur et bien que l’envie de jouer un peu avec elle soit plus que tentante, je m’abstiens. « Non, mon amie Becky ne reviendra pas, urgence familiale. » J'insiste sur le mot 'amie' et un voile sombre passe devant mes yeux le temps d’une seconde, parce que comme à chaque fois je ne peux m’empêcher d’associer l’image de mon paternel aux problèmes de mon amie. « On a fait nos preuves ensemble à l’Académie de police. C’est une chouette fille » Sa commande arrive enfin et je glisse quelques billets à l’adresse du barman. « On a partagé le même coéquipier. Le mien actuellement. Bill. Qui doit probablement rassembler tous les pires clichés que tu peux te faire sur les flics de ce pays. En pire. » J’acquiesce à mes propres mots comme pour les appuyer, attrapant ma bière à peine entamée pour venir trinquer avec elle avant d’en boire une gorgée. « Je suis content de te revoir » Voilà c’est dit. Et je me sens comme un gros couillon à un rencard de lycée. Je me racle la gorge, changeant l’angle de la conversation. « Et toi alors, l’hôpital ? Quelques sujets croustillants ou délirants à raconter ? »



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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 3 Juil - 11:06


 L’irlandaise tente de mobiliser tous les neurones non contaminés par l’alcool qu’elle vient d’ingurgiter pour faire mouche à chaque réplique. Elle a toujours terriblement manqué de diplomatie et, même si elle en a pleinement conscience et essaie toujours de mettre de l’eau dans son vin, lorsqu’il y a eu plus de vin que d’eau dans sa boisson, les choses sont un peu plus compliquées… Hors, Saoirse sait bien qu’elle n’a pas vraiment le droit à l’erreur ce soir. Pas avec Ethan qu’elle a déjà maltraité par le passé - le pauvre bichon - et qui ne lui laissera peut-être pas de troisième chance.
Mais est-ce que c’est réellement ce qu’elle veut ? Est-ce qu’elle veut une seconde opportunité de passer du temps avec lui et de remettre le couvert ? Pourquoi est-ce qu’elle ferait une chose pareille ? Bien sûr, il la fait rire, il est fin et perspicace et son physique avantageux ne gâche rien. Le sexe était bon également, elle ne l’oublie pas. Mais est-ce qu’elle a véritablement envie de faire entrer ce garçon dans sa vie ? Pourquoi est-ce qu’elle s’est rapprochée du bar ? Pour quelle obscure raison a-t-elle absolument souhaité qu’il l’aborde ? Par jalousie ? Par principe ? Simplement parce qu’elle n’a encore vu aucun garçon susceptible de lui plaire ce soir et qu’elle s’est dit que ce serait plus facile avec lui ? Non, ce n’est sans doute pas cette option. A vrai dire, la jeune femme n’avait aucune intention de ramener qui que ce soit chez elle ou de se laisser conduire chez n’importe quel type avec un tant soi peu d’hygiène et d’humour cette nuit… Mais alors quoi ?
Elle aimerait avoir le temps de se poser les bonnes questions, mais il faut qu’elle se tienne prête à répondre à son interlocuteur. Et toute son énergie est focalisée sur la manière de le faire, sans aller trop loin, mais en restant cette bonne vieille Saoirse piquante. Pas simple.

Evidemment, quand elle compare son amie à sa mère, il faut un petit temps au policier pour comprendre à qui elle fait référence. Parce qu’objectivement, la fille qui occupait sa place il y a une petite poignée de minutes ne pourrait clairement pas se faire passer pour telle…mais Saoirse n’est jamais objective quand une personne du même sexe qu’elle approche un de ses hommes. N’empêche, elle continue de jouer les innocence et de papillonner des cils alors que le serveur se rapproche de leur coin, pour venir les servir.
Elle le suit ses gestes du regard lorsque Ethan, comprenant enfin de qui elle parle, lui explique que Becky n’est qu’une amie. Becky ? Sérieusement ? C’est un prénom utilisé autre part que dans les films pour adultes ? Mais elle s’oblige à se taire en attrapant la boisson que le serveur vient de glisser vers elle et se saisit de la petite paille qu’il y a glissé. Elle aimerait la porter à sa bouche pour siroter un peu de Tequila et éviter de fâcher le jeune homme qui vient de le lui payer. Parce que Beckyyy est son AMIE. Et on ne traite pas les amis des types qui nous intéressent d’actrice de film porno. Ca fait mauvais genre et ça passe rarement…
how about two night stand ?
FT. ETHAN & SAOIRSE
A la place donc, elle l’écoute lui en dire un peu plus sur sa fameuse amie et collègue et sur un autre type dénommé Bill. Saoirse décide de ne pas encombrer son cerveau imbibé de ces informations là. Elle se contente d’hocher un peu la tête en agitant distraitement sa paille pour mélanger les sirops et l’alcool dans son verre, écoutant les glaçons tinter délicatement contre les parois.

Ethan propose silencieusement qu’il trinque, levant sa bière à peine entamée dans sa direction pour qu’elle vienne cogner son verre contre le sien. Elle s’exécute et c’est à ce moment qu’il lui lâche les quelques mots qu’elle attendait sans le savoir. Il est content de la revoir… Et elle ? Est-ce qu’elle est contente d’être tombée sur lui ce soir ? A en croire le sourire qui vient étirer ses lèvres et qu’elle est incapable de maitriser, la réponse est certainement : oui. Les papillons sont de retour dans son estomac trop peu rempli et elle sent sa poitrine se gonfler un peu plus, d’un sentiment de fierté et de plaisir mêlés.  
« Plaisir partagé » assure-t-elle dans un clin d’œil complice,  tout en faisait cogner son verre contre celui d’Ethan, manquant de renverser un peu de son contenu.
Elle ne le remarque même pas et porte la paille à ses lèvres pour avaler une longue gorgée de Tequila. Alors qu’il reprend la parole, elle prend la sage décision d’écarter un peu son verre pour ne pas tout avaler en quelques secondes. Le breuvage est parfaitement dosé et se boit comme du petit lait. Mais elle n’a pas envie de passer pour une alcoolique…
« Et toi alors, l’hôpital ? Quelques sujets croustillants ou délirants à raconter ? » la relance-t-il avant qu’elle ait pu songer à quelque chose à lui demander.
« On parle du service des Urgences. Il y a au moins une anecdote croustillantes par paire d’heures » lui glisse Saoirse en passant une main dans sa chevelure peroxydée. « Que ce soit avec des patients ou le personnel d’ailleurs. Grey’s Anatomy, c’est de la gnognotte à côté de la vraie vie au CMC… Avec mon amie Taylor, on a décidé de tenir un cahier d’ailleurs. Pour le moment, c’est moi qui le gère puisqu’elle travaille à la morgue et que c’est un rien moins mouvementé… Mais on aurait malgré tout quelques Darwin Awards à distribuer » ricane-t-elle doucement, alors que le regard d’Ethan se tourne vers Olivia, toujours assise un peu plus loin. Suivant son regard, Saoirse croit deviner à quoi il pense. « Oh, non. Ça c’est Olivia. Elle, elle est contre l’existence d’un tel recueil. C’est une fille bien, qui ne prend aucun plaisir à se moquer de la bêtise humaine. Elle croit tous les hommes qui arrivent totalement nus aux Urgences et lui expliquent qu’ils ont malencontreusement glissés alors qu’ils passaient l’aspirateur ou s’apprêtaient à jeter leur bouteille de soda vide… Si tu vois où je veux en venir » lui lance Saoirse dans un regard entendu. « Tiens d’ailleurs, aujourd’hui, j’ai un certain Monsieur Boner qui s’est présenté pour priapisme ! »
Elle glousse, encore amusé par l’anecdote et attrape son verre pour boire une gorgée lorsqu’elle réalise qu’Ethan ne partage pas du tout son hilarité et a plutôt l’air un peu perdu. Il lui faut encore deux bonnes secondes pour réaliser qu’il n’a sans doute aucune idée de ce qu’est le priapisme. Forcément…
« Oh. Pardon » s’excuse-t-elle, écartant sa Tequila pour lui fournir une petite explication. « C’est une situation assez grave en fait, et les complications peuvent être sérieuses pour le patient. En gros, pour diverses raisons : le pénis du gentil monsieur ne retrouve pas sa flaccidité après une érection. Tu piges maintenant ? » lui demande-t-elle, espérant que ce soit le cas et qu’elle n’aura pas à lui répéter le nom de famille de l’homme et de s’expliquer davantage, ce qui ruinerait un peu tout... « Ouais, en fait, la plupart de nos anecdotes ont un caractère sexuel… »  



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MessageSujet: Re: One night stand... Mar 4 Juil - 23:03

One night stand
Saoirse & Ethan
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Plus je la regarde et plus la petite voix qui me murmure à l’oreille de rester sur mes gardes avec la demoiselle s’essouffle. Comme un débutant je tombe à nouveau dans le panneau. Et comme la première fois, dans ce même bar, je me mets à détailler chacun de ses faits et gestes scrupuleusement. La façon qu’elle a de jouer avec la paille plongée dans son cocktail, la manière dont elle replace une mèche de cheveux derrière son oreille, ce sourire qui étire ses lèvres tantôt amusé, tantôt malicieux, tantôt séducteur. Et plus l’échange progresse plus j’oublie la manière dont elle a écourté les choses après notre première nuit. Parce que je retrouve en quelques minutes à peine la fille qui m’a fait craquer des mois plus tôt. Cette fille pétillante, pleine de vie et vive d’esprit, drôle et avec de la répartie, assez sûre d’elle pour en devenir attirante mais pas assez pour passer pour pédante. Parce que même si nous sommes, quelque part, diamétralement opposés, je préfère m’appesantir sur ce qui nous rapproche. Saoirse est une passionnée, je le sais pour les nombreux sujets évoqués lors de notre rencontre et la ferveur avec laquelle elle peut défendre son point de vue en cas de désaccord. Elle n’en reste pas moins ouverte d’esprit et attentive à ce que l’on peut dire, ce qui est réellement appréciable. Et comme moi, le métier qu’elle a choisi est une vocation. Elle comprend donc qu’il soit pour moi une part importante de ma vie à laquelle je ne renoncerai sous aucun prétexte.
Bien sûr, la jolie blonde ignore ce qui m’a vraiment poussé à choisir cette voie, le chemin parcouru pour en arriver là, semé d’embûches. Elle ignore tout du moins que rien que j’ai été avant de me reprendre en main, de la colère latente qui ne me quitte jamais vraiment, de ce besoin, parfois, de tout casser que je ne canaliser dans un punchingball. De cette enfance sordide dans un quartier miteux du South Side et des gênes défectueux qui m’ont été transmis. Et je me garderai bien de lui dire. Pour l’instant. Parce que je suis le genre de personnage que l’on apprécie dans une série tv mélodramatique, mais dans la vie réelle, ce genre de problèmes n’intéressent personne. Ça ne fait que mettre mal à l’aise, on ne sait pas vraiment si on doit prétendre se sentir concerné ou simplement être en empathie. Alors on se contente d’un sourire gêné. Précisément le genre de comportement que j’exècre.

« Plaisir partagé »
Un nouveau sourire étire mes lèvres mais je ne m’emballe pas. Je l’avoue sans honte, je suis mauvais dans l’art de décrypter les femmes. Et je traiterai de menteur n’importe quel homme affirmant les comprendre et savoir les lire. C’est la façon dont laquelle je catégorise les hommes sur le sujet : ceux qui n’ont pas honte de s’avouer vaincus, et les menteurs. Ça ne veut pas dire que je n’apprécie pas le jeu de séduction, épilogue incluse, mais je n’ai pas la prétention de savoir comment se terminera cette soirée. Encore plus quand la jeune femme qui me fait face n’est autre que Saoirse. Peut-être est-ce le fait qu’elle me plaît tant mais j’ai la sensation d’être encore plus perdu en sa présence. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle veut, de ce qu’elle attend de moi, de cet échange, si elle désire une simple conversation avant de rejoindre son amie – Olivia et pas la dénommée Taylor m’informe-t-elle – ou si elle veut poursuivre pour un autre round avant un deuxième aurevoir.
Mais comme toujours avec elle mes pensées finissent par s’étioler quand la passion que je lis dans son discours prend le pas sur tout le reste. J’avoue, je n’ai aucune idée de ce que peut ressembler la vie du personnel de Grey’s Anatomy pour la simple et bonne raison que je ne regarde pas de séries médicales mais je suis davantage curieux sur celle du personnel du CMC, et plus particulièrement la sienne. Je l’écoute sans me lasser, buvant une gorgée de ma bière sans la quitter des yeux. Bière que je repose avec une grimace, préférant ne pas imaginer tout ce qui peut entrer dans un rectum humain. Ou un rectum tout court d’ailleurs. STOP !

*Pria quoi ?*
J’arque un sourcil interrogateur et me sens un peu con quand je la vois rire à sa propre phrase dans laquelle il me manque trop d’éléments pour la suivre. Je l’écoute donc rectifier le tir et m’expliquer rapidement ce qu’est le…le…priatruc, acquiesçant à ses propos en hochant la tête. Et puis, remettant les informations dans l’ordre, mon visage s’éclaire et je laisse un rire franc passer la barrière de mes lèvres. « Attends, t’as vraiment eu un mec du nom de Boner qui n’arrivait plus à débander ? » Elle me fait signe que oui et je laisse un nouveau rire passer ma gorge. « Merde alors ! Navré mais va falloir que je te vole cette anecdote, elle est carrément hors concours. Je devrais changer deux trois trucs, comme une arrestation pour exhibitionnisme, mais je vais te piquer les droits d’auteur. T’as pas le choix, il faut partager l’information, c’est vital pour le bien commun » J’essaie de prendre un ton solennel pour assurer mes propos mais ça sonne faux. « Mais je veux bien te croire, niveau sexuel, j’en vois des vertes et des pas mûres dans mon métier » Je bois encore un peu de ma bière, quand une intervention me revient soudainement en tête. « Mmh » Je me dépêche d’avaler mon breuvage. « On a reçu un appel le mois dernier. Une femme inquiète parce qu’elle entendait sa voisine hurler et des coups dans les murs. Elle pensait que son copain était en train de la tuer. Alors on débarque en trombe, on cogne à la porte de la supposée agression et au bout de trente seconde un type nous ouvre. Un mètre soixante, cinquante-cinq kilos tout mouillé, en sueur. On l’interroge sur les bruits et la plainte de la voisine et il devient écarlate, mais genre, vraiment écarlate, jusqu’aux oreilles. Il ne sait plus où se mettre. On demande à voir sa compagne qui débarque à la porte en chemise de nuit transparente, échevelée, en sueur également. On comprend vite la situation de copulation intensive sauf que la voisine ne devait pas en être à son coup d’essai. Sans qu’on ne lui dise rien, anonymat oblige, elle dévale les escaliers quatre à quatre à moitié nue et se retrouve devant la porte de la plaignante. Au moment où on arrive pour la stopper, elle lui hurle qu’elle devrait sincèrement penser à baiser une fois de temps en temps puisque visiblement, elle ne se souvient pas ce qu’est l’orgasme multiple et elle lui colle un pain. On les sépare, on fait remonter la crieuse, on s’occupe du nez en sang de la quinquagénaire et résultat, celle qui nous avait signalé une agression est devenue plaignante pour coups et blessures, tout ça à cause d’une fille qui criait trop fort pendant l’orgasme. » Je hausse les épaules. « Ce n’est sans doute pas aussi délectable que ton Boner » et je trace des guillemets avec mes doigts « mais ça se laisse raconter quand même »



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MessageSujet: Re: One night stand... Mar 11 Juil - 11:12


« Attends, t’as vraiment eu un mec du nom de Boner qui n’arrivait plus à débander ? » l’interroge Ethan dans un éclat de rire qui la rend toute chose…
Elle lui répond en prenant un air dépité et hoche doucement la tête en confirmant l’information du bout des lèvres. Saoirse les laisse ensuite s’étirer en un sourire satisfait lorsque son interlocuteur se laisse de nouveau aller à ricaner. L’interne en médecine réalise alors que c’est exactement ce qu’elle veut faire de sa soirée : faire rire son ancien amant. Et pas seulement parce que homme qui rit est supposément à moitié dans son lit… Ce n’est pas vraiment ce qui l’intéresse, même si son bas ventre la démange et lui tient un tout autre discours.
« Quand je peux rendre service » minaude la petite blonde lorsqu’il la prévient qu’elle doit lui céder les droits d’auteur pour le bien commun.
En vérité, elle ne l’écoute même plus vraiment et préfère étudier une nouvelle fois son visage. Elle le détaille méticuleusement pendant qu’il s’exprime, s’attardant sur la petite fossette que son sourire creuse dans sa joue alors qu’il peine à garder son sérieux. Ethan sourit toujours jusqu’aux yeux et son regard est ce qui l’a fait craquer lorsqu’ils se sont croisés pour la première fois dans ce même bar… Inutile donc de préciser que Saoirse ne sait plus où donner de la tête. Et puis ces dents, Dieu ! Des dents à l’américaine, parfaitement alignée et bien blanches. Par chez elle, les gens ne sont pas aussi obnubilés par leur hygiène dentaire que sur le sol américain. Chez elle, prendre rendez-vous chez un dentiste tous les trois ans est déjà miraculeux mais par ici, les gens vont en moyenne trois fois par an là-bas… Complètement dingue ! En même temps, ça vaut le coup…le résultat est impeccable et hypnotisant. En tout cas, ça l’est chez Ethan qu’elle continue de dévorer du regard en jouant distraitement avec sa paille dans son verre pendant qu’il s’empresse d’avaler une gorgée de bière, visiblement pressé de reprendre la parole.

Saoirse devine qu’il vient de se souvenir d’une anecdote croustillante de la même trempe que la sienne et qu’il a hâte de la raconter. Tellement hâte qu’il ne réalise pas qu’un peu de mousse s’est attardée sur sa lèvre supérieure, sous son nez. Juste là où les anges déposent leur index potelé sur le visage des bébés pour leur imposer le silence et leur faire tout oublier du Paradis où ils attendaient de rejoindre leurs parents. En tout cas, c’est l’histoire que lui racontait sa mère quand elle était enfant.
how about two night stand ?
FT. ETHAN & SAOIRSE
L’urgentiste n’écoute donc qu’à moitié son histoire, trop occupée à s’imaginer le débarrasser de son petit nuage de mousse… Avec un doigt, avec ses lèvres ou avec l’extrémité de sa langue qu’elle ferait habilement glisser sur le haut de sa lèvre. Saoirse s’imagine glisser sa main dans la nuque du jeune homme pour l’attirer à elle et s’en servir pour garder son équilibre alors qu’elle se hissera sur la pointe des pieds pour compenser les quelques centimètres qui lui manqueront…  
Mais elle sait que ce n’est pas sain et qu’il vaudrait mieux qu’elle arrête de fantasmer. Quelque chose lui dit qu’il est à porté de main, que si elle le veut, elle n’aura pas beaucoup d’efforts à fournir pour reconquérir le policier. Mais une petite voix lui souffle de se méfier. Pas vraiment parce qu’il pourrait être en train de jouer avec elle pour se venger du fait qu’elle ait coupé les ponts – non, Saoirse ne l’imagine pas si calculateur et vil contrairement à ce qu’elle a pu lui faire croire précédemment. Mais c’est justement parce qu’elle n’a pas envie d’endosser une fois encore le rôle de la vile manipulatrice allumeuse qu’elle préfère se contenir. Elle ne serait pas contre un second tour de manège avec lui, mais ce qu’elle veut ce soir, alors qu’elle est un peu ivre et broie du noir ne sera pas forcément représentatif de ce qu’elle voudra demain matin…
Ethan lui plait et elle n’a pas envie de lui faire de peine ou de jouer avec ses sentiments. Pas qu’il soit amoureux d’elle ou quoi que ce soit de ce genre bien sûr. N’empêche, elle sent bien qu’il l’apprécie et n’a pas envie de tout gâcher pour quelques instants de plaisir charnel.
« Ce n’est sans doute pas aussi délectable que ton Boner mais ça se laisse raconter quand même » conclut-il, la ramenant brutalement à la réalité.
« Tout à fait ! Je bois à ça » lui sourit la jeune femme pour donner le change, levant son cocktail pour le faire tinter une nouvelle fois contre le verre de bière de son interlocuteur, avant d’en avaler une gorgée.
Là-dessus, elle ricane un peu et se décide à intervenir parce que la seconde gorgée du garçon n’est pas parvenue à faire disparaître la mousse de son visage.

« Tu as… » commence-t-elle en étendant sa main vers lui avant de se retenir et de désigner simplement sa lèvre de son index. « Tu as un peu de mousse sur la bouche. Je sais bien que tu es du genre à te donner à fond mais tu n’as pas besoin d’être si graphique » plaisante la jeune femme en faisant référence à leur conversation très portée sur la chose…
Il essuie ses lèvres d’un revers de la main puis l’interroge du regard pour savoir s’il est parvenu ou pas à s’en débarrasser. Une part de Saoirse regrette déjà son acte manqué, mais elle sait que c’est préférable. Parce qu’elle sait que si elle avait laissé son pousse glisser sur les lèvres du garçon, les choses se seraient accélérées… Et elle ne veut rien brusquer. Elle ne veut surtout pas prendre le moindre risque et faire fuir le jeune homme avec qui elle passe un si bon moment.
« Parfait » lui confirme donc l’interne en médecine d’urgence en reposant son verre sur le comptoir du bar, lui adressant un petit sourire espiègle. « Tu devrais commencer un recueil de toutes les anecdotes de ce genre. Ça ferait fureur au poste, j’en suis certaine. Enfin ça existe sans doute déjà... »
En vérité, elle n’a plus envie de parler de ça. Saoirse a envie de parler de lui et d’arrêter d’aborder des sujets futiles. Mais peut-être que lui a envie de ça…  
« En parlant du poste… Ca se passe bien ? Je ne sais pas si vous avez autant de boulot que nous mais en ce moment c’est la folie. Je crois que c’est cette maudite chaleur qui monte à la tête de tout le monde » lui lance-t-elle en appuyant son coude sur la surface un peu poisseuse du bar, enfonçant son poing dans sa joue alors qu’elle plonge son regard dans celui d’Ethan pour l’écouter lui parler de sa routine, en espérant que la conversation devienne un peu plus intimiste.


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Dernière édition par Saoirse Fuller le Lun 24 Juil - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 17 Juil - 0:55

One night stand
Saoirse & Ethan
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D'un revers de la main j'essuie la fameuse mousse laissée sur le haut de mes lèvres, sourire amusé accroché sur celles-ci. Je ne sais pas comment elle fait mais Saoirse a ce pouvoir de me faire me sentir bien. Certes elle a aussi le pouvoir de pousser mon sentiment de vexation à son extrême, de me faire me sentir complètement perdu sans savoir où aller ni quoi dire ou faire...je n'arrive pas à cerner ni sa personnalité ni ses envies ou besoins. Mais je me sens bien. Je n'ai pas la sensation de devoir trop en faire quand je suis avec elle, de faire attention à ne pas la brusquer parce qu'elle possède assez de répondant pour se défendre et assez d'humour pour rebondir. Je peux être moi et quoi qu'on en dise c'est incroyablement libérateur. J'en suis presque à penser que je suis content que Becky se soit éclipsée – si on retire la cause de son départ – pour céder sa place à la jolie blonde qui me fait face.
Une jolie blonde qui a su changer le ressentiment que je lui réservais en une autre chose bien plus agréable. Plus je la regarde et moins je peux empêcher certains flashs de notre dernière soirée de venir me hanter doucereusement. Ce n'est pas comme si c'était habituel pour moi. Non pas que je sois particulièrement sage, en tout cas moins que le pense la plupart des gens qui me côtoient, mais me laisser aller comme ça à l'arrière d'un taxi est clairement une première me concernant. Non pas que je le regrette, loin de là, mais cette pensée me rappelle un peu à quel point la jeune irlandaise me plaît. Et j'ai beau tenter de conserver mon regard ancré dans le sien, je ne peux empêcher ce traite, à de trop nombreuses reprises, de glisser sur son corps ô combien tentant. Je ne peux même pas mettre ça sur le compte de l'alcool, je ne bois jamais assez pour ça. Pleinement conscient et responsable de tous mes actes, grand bien m'en fasse. Non, je n'ai aucune idée de la façon dont va se terminer cette soirée mais je n'y peux rien, je n'ai pas envie qu'elle se termine ici, sur ce verre, sur cette conversation.

Alors je noie ces pensées dans une nouvelle gorgée, tente de me redonner contenance et de ne plus laisser mon esprit s'évader vers des souvenirs que j'aimerais moins tenaces et surtout, moins précis. Heureusement la voix de la jeune femme se charge de me remettre le pied dans la réalité et je laisse un rire passer la barrière de mes lèvres. « Je pense que mon partenaire apprécierait l'idée. Il aime tout ce qui est scabreux » A mon grand désespoir. C'est même étonnant que Bill n'ait pas eu l'idée lui-même à dire vrai. Il sait à quel point le sexe fait vendre et il a un don inné pour raconter les histoires, je ne peux pas lui retirer ça. J'aimerais d'ailleurs qu'il m'en raconte un peu moins mais ça fait partie de sa personnalité et je crois qu'avec le temps, je m'y suis fait. En partie. « M'en parle pas. C'est comme si toute cette foutue ville s'était donnée le mot pour péter les plombs en même temps. On n'arrête pas, du matin au soir. Je ne sais pas si c'est la chaleur mais si c'est ça je prie pour les grandes eaux » Je lève mon verre à cette pensée, en profitant pour siroter un peu de ma bière.

C'est vrai que le boulot ne manque pas ces derniers temps et je ne compte plus les heures supplémentaires non payées que j'ai engrangées depuis quelques semaines. Et j'ai beau être résistant, j'avoue sans mal que le cumul de fatigue commence à se faire ressentir. « Même les gosses s'y mettent. Et de plus en plus tôt. » Ce qui est navrant mais je ne peux guère les blâmer, je n'ai pas vraiment été un enfant de chœur. « Ça me rappelle ma propre adolescence » Je lâche un léger rire avant de me rendre compte que je n'avais pas vraiment prévu de laisser passer ce genre d'informations. Je jette un coup d’œil à Saoirse qui semble quelque peu surprise. Ouais, c'est toujours comme ça... « Je sais ce que les gens pensent de moi. Que je suis le gendre idéal, que je suis un gentil garçon. Probablement avec une enfance heureuse dans un quartier sympa entouré de deux parents modèles et aimant. » Un nouveau rire passe mes lèvres, un peu plus amer ceci dit. « Ils ont du mal à imaginer que j'ai grandi ici, dans le South Side, que je suis un gamin du coin et que mes parents sont loin d'un prix Nobel d'éducation » Je n'en dirais pas plus, ne voulant pas trop m'avancer sur ce sujet. Elle n'a pas besoin de connaître toutes mes casseroles et je n'ai pas envie de l'ennuyer ou de l'apitoyer avec ma pauvre petite enfance malheureuse. « Et je refuse d'être le genre de type qui ne parle que de lui alors que j'adore ton petit accent si sexy » Je louche quelques instants sur ses lèvres avant de replonger mon regard dans le sien. « Tu as de la famille dans le coin ou tu es la seule expatriée ? » Nous n'avons pas vraiment eu le temps d'aborder le thème famille la dernière fois et c'est une des nombreuses choses que j'ignore à son sujet.


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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 24 Juil - 16:47


Elle boit ses paroles, se nourrit de la lueur d’intérêt qu’elle capte dans le regard de son interlocuteur. Une petite voix lui crie d’arrêter d’agir comme une stupide adolescente face à son crush, mais c’est plus fort qu’elle. Saoirse est surtout un rien trop ivre pour être en mesure de maitriser complètement ses faits et gestes et se rendre tout à fait compte de l’image qu’elle peut renvoyer. Si c’était le cas, elle se tiendrait certainement un peu plus droite et ferait montre d’un peu plus de dignité…
« Même les gosses s'y mettent. Et de plus en plus tôt. »
Elle secoue la tête, tout aussi désillusionnée que lui sur ce sujet. Elle-même a été frappée par ce constat. Elle voit des enfants de plus en plus jeunes débarquer au service des urgences avec des plaies par arme blanche ou à feu et qui jurent, mordicus, qu’ils se vengeront et iront rendre coup pour coup à leur agresseur.
Il y a quelques jours seulement, Saoirse s’est retrouvée face à un gamin d’à peine douze ans, victime d’un accident de la circulation et escorté par la police. Ils l’ont retrouvé derrière le volant d’une voiture qu’il venait de voler à sa voisine de soixante ans et qu’il a envoyé dans le décor en perdant son contrôle quelques rues plus loin, fauchant un couple de trentenaire en promenade. Malheureusement, malgré ses efforts et ceux de la chirurgienne de traumatologie qui a pris son relai : le petit a succombé à ses blessures. Le couple, heureusement, s’en est mieux tiré…
« Ça me rappelle ma propre adolescence. »
La remarque d’Ethan a l’avantage de l’arracher aux pénibles souvenirs qui commencent à remonter à la surface. Les sourcils clairs de l’interne en médecine se froncent alors qu’elle tente de comprendre ce qu’il a tenté de lui dire par là. Son adolescence ? A-t-il connu beaucoup de jeunes délinquants ? Assisté à des comportements dangereux ? A moins que… Non… Il ne parle tout de même pas de lui-même ?
how about two night stand ?
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Et pourtant, c’est exactement ce qu’il lui confirme un instant plus tard, dans un éclat de rire qui semble un peu sarcastique à la jeune femme.

Saoirse se sent un peu gênée. Parce que pour être tout à fait honnête, et même en l’ayant fréquenté quelques heures et avoir partagé un moment très intime avec lui : elle-même était du genre à l’imaginer comme le gendre idéal, issu d’une famille possiblement un peu bourgeoise du Centre-Ville ou des quartiers Nord. Elle baisse les yeux un instant, faisant mine de chercher son verre qu’elle attrape pour en avaler une petite gorgée en se maudissant intérieurement. Son père à elle l’a éduquée de façon à ne jamais juger un livre à sa couverture…
Elle ne sait pas trop comment rebondir. A son attitude, il doit avoir compris qu’elle l’avait mal jugé et fait partie de ces gens dont il vient de parler. Va-t-il lui en tenir rigueur ?
Mais au lieu de se braquer ou de lui faire sentir qu’elle n’est qu’une garce au jugement hâtif, il enchaine en complimentant son accent. Sexy.
« Vil flatteur » fait-elle mine de l’accuser en fermant son poing pour l’abattre doucement sur son épaule. Elle lui sourit, reconnaissante qu’il n’ait pas essayé de la mettre mal à l’aise et soit si facilement passé à autre chose. Elle en connaît d’autres qui se seraient vexés comme des imbéciles. Et ça, ça le rend terriblement sexy lui aussi…
« J’ai une cousine qui vit ici. C’est elle qui m’a aidé à m’installer et m’a permis de décrocher mon internant au CMC. Elle est médecin légiste là-bas. Savannah Fuller, ça te dit quelque chose ? Une grande rousse à qui je ressemble pas mal d’après toute ma famille et qui a le même accent que moi. Évidemment » ajoute la petite blonde, pointant l’évidence, avant d’avaler une longue gorgée de son cocktail, le regard un peu fuyant.

Parce que si elle parle de sa cousine à Ethan, c’est à son demi-frère qu’elle pense. Ce demi-frère dont elle et Troian sont les seules à connaître l’existence. Enfin non, son père est au courant aussi, mais il ignore en revanche que ses précieuses filles dont il s’est servi d’excuse pour abandonner son garçon en ont entendu parler. S’il savait qu’elle avait en sa possession des lettres rédigées par Cillian lui indiquant sa présence à Chicago : il n’aurait probablement jamais accepté de l’aider financièrement à quitter son Irlande natale pour rejoindre le sol américain.
Saoirse sent une vague de culpabilité l’envahir. Depuis combien de temps est-elle à Chicago ? Des années. Et qu’a-t-elle entrepris comme démarches pour retrouver son demi-frère, celui dont elle a rêvé depuis le double de ces années ? Rien. Absolument rien… Que penserait Ethan d’elle s’il savait ? Certainement pas beaucoup de bien. En tout cas, elle n’est pas très fière d’elle-même sur ce coup.
« Et toi ? » cherche-t-elle à relancer la conversation. « J’veux dire… Tes parents sont toujours dans le South Side ? Tu leur rends souvent visite ? Vous êtes proches ? »



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