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 One night stand...

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PRINCE DE LA CB 〜(•‾̑‿‾̑•)ノ
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MessageSujet: Re: One night stand... Sam 5 Aoû - 16:01

One night stand
Saoirse & Ethan
••••

Je la regarde et un sourire naît sur mes lèvres. C'est tellement libérateur de pouvoir parler de mon travail sans faire miroir à l'ennui ou à l'incompréhension de mon vis-à-vis. Trop souvent, je le sais, les jeunes femmes font semblant de s'intéresser à cette partie de ma vie sans comprendre l'importance que ce job a pour moi, sans en comprendre l'essence même. Et quand elles ne font pas semblant, je peux clairement lire l'ennui profond que leur inspire mes récits. Un ennui souvent partagé par leur propre discours superficiel et creux. Mais ce n'est pas le cas avec Saoirse. Même si les voies que nous empruntons sont diamétralement opposées  - elle sauve des vies et je participe à envoyer des types en prison – elles se rejoignent suffisamment pour comprendre l'expérience et le ressenti de l'autre. Assez en ce qui concerne les derniers événements en date à Chicago en tout cas. Et je n'ai pas à faire semblant, à minimiser l'impact que ça peut avoir sur ma personne. Et ça fait un bien fou je dois le reconnaître. Tout autant que de l'entendre parler de son métier. Vous savez ce qu'on dit « Smart is hot » et elle pourrait porter un t-shirt avec ce slogan, pour sûr. Parce qu'il faut plus qu'un physique bien fait et même si je n'ai rien à reprocher à son joli minois ou à sa silhouette, j'aime ce cerveau bien rempli. Cette intelligence, cette persévérance. Il en faut pour arriver là où elle en est. Peut-être que c'est un mélange de tout ça mais...j'en sais rien, cette fille a quelque chose que les autres n'ont pas, je ne peux pas l'expliquer.

Saoirse me sort de mes pensées en abattant doucement son poing sur mon épaule, m'arrachant un nouveau sourire. Et je me fais attentif quand elle répond à mon interrogation, toujours curieux d'en apprendre plus sur la jeune femme. Au nom de Savannah Fuller, j'ai comme un déclic et visualise la femme qu'elle prend tout de même la peine de me décrire. Fuller, je n'avais jamais vraiment fait le rapprochement à dire vrai mais je ne l'ai vu qu'à quelques occasions plutôt macabres....  « En réalité, oui, je l'ai déjà rencontré à plusieurs reprises » Je me redresse un peu sur mon tabouret, un peu amusé que le monde soit si petit. « Je te passe les détails sur l'identification des corps cela dit » Je tique quelque peu face aux circonstances qui m'ont poussées à rencontrer un autre membre de sa famille. Ce n'est pas la partie du métier que je préfère, soyons honnêtes. Je bois une gorgée de ma bière pour éloigner des pensées que je préfère éviter, reportant mon attention sur la jolie irlandaise. « Même accent certes, mais je ne trouve pas la ressemblance si frappante. En tout cas je ne me souviens pas avoir déjà eu autant de pensées impures quand je regardais la médecin légiste... » Je laisse ma phrase en suspens, prends un air innocent et cache le tout avec une nouvelle gorgée de ma boisson.

Je ne perçois pas le regard fuyant de ma comparse, pas plus que les pensées dans lesquelles son esprit semble s'évader. Jusqu'à ce que la conversation revienne sur moi, et sur le sujet délicat de ma famille. Mais j'ai initié l'échange, je me vois mal battre en retraite maintenant. « Oui et non, oui, et définitivement non » Je réponds à ses trois interrogations en une, avant de reprendre la parole histoire d'être plus clair. « Mon père vit toujours là-bas, dans la maison dans laquelle j'ai grandi » Je lâche un rire amer. « Ma mère est....ailleurs » Je ne peux pas être moins vague pour la simple et bonne raison que je n'ai aucune idée de l'endroit où elle se trouve. Elle pourrait tout aussi bien se trouver encore à Chicago qu'en Californie ou au Mexique. L'idée, pendant un temps, m'a traversé de faire des recherches, avant que j'abandonne. À quoi bon ? C'est elle qui s'est tirée, m'a laissé avec cet ivrogne sans se retourner. Elle qui n'a jamais donné de nouvelles ou cherché à savoir si j'allais bien. Alors à quoi bon me torturer ? Elle a sûrement refait sa vie. J'ai peut-être même des frères et sœurs qui sait...  « Je lui rends visite disons...régulièrement, pour m'assurer qu'il va bien » Pour m'assurer qu'il est encore en vie, qu'il ne s'est pas noyé dans son vomi, qu'il paie ses factures (que je paie ses factures) et qu'il encaisse son chèque de l'aide sociale (que j'encaisse pour lui). Mais je ne vais pas lui dire ça. Ce n'est pas le genre de choses que l'on déballe à un second rendez-vous, surtout quand il est fortuit. Et je ne veux pas qu'il gâche cet instant. À vrai dire il y a de fortes chances que l'on m'appelle pour venir le chercher en cellule de dégrisement ou à l'hôpital parce qu'il aura fait une mauvaise chute, mais ça aussi, je ne veux pas y penser. Pas ce soir, pas maintenant, pas alors que je suis avec Saoirse. « Et non, nous ne sommes pas vraiment très proches. On ne l'a jamais vraiment été. Le mot famille est un concept assez abstrait pour moi. Et je suis fils unique alors ça n'a pas vraiment aidé » Heureusement ils n'ont infligé leur médiocrité parentale qu'à ma personne. « Mais j'ai Jo » Je ne vais pas terminer sur une note aussi négative que mes parents. « Il m'a sorti de mes emmerdes quand j'avais quatorze ans, m'a remis sur les rails comme on dit. Ce n'est pas mon père mais c'est la famille que j'ai choisi. » Une figure paternelle bien plus compétente que mon propre père à dire vrai.


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MessageSujet: Re: One night stand... Dim 6 Aoû - 10:13


Elle a l’impression de sombrer. Un flot interminable de questions et de doutes l’envahisse alors qu’elle devrait être en train de profiter de ces retrouvailles. Mais c’est à d’autres retrouvailles que l’interne en médecine d’urgence continue de penser. Auront-elles lieu un jour ? Qu’est-ce qui l’empêche de partir à la recherche de son demi-frère ? La peur ? De quoi ? Qu’il ne veuille pas la voir, qu’il ne soit pas celui qu’elle s’est imaginée, qu’il lui en veuille d’avoir vécu une vie à laquelle il n’a pas eu droit et la rejette ? La honte à présent qu’elle a trop tardé à essayer de lui mettre la main dessus ? Sans doute un peu de tout ça, et d’autres choses encore. Car si elle prend contact avec lui, le présente à sa sœur qui est également curieuse de le rencontrer, il y aura forcément un moment où lui viendra l’envie de le présenter à son père… Pour le punir ? Le faire souffrir ? Mais si sa mère l’apprend, ça la dévastera. Ne vaudrait-il pas mieux qu’elle fasse comme son paternel ? Qu’elle tourne la page, l’oublie, agisse comme s’il n’avait jamais existé ? Mais Cillian n’a pas mérité ça. Personne ne mérite d’être traité de cette manière. Pourtant, c’est exactement ce que Saoirse fait, depuis toutes ces années. Elle l’a relégué au second plan, lui qui devrait avoir droit à sa pleine attention. Elle l’a fait glisser sous un tapis comme un vulgaire mouton de poussière et espère que personne ne le remarquera, pas même elle…
En même temps, à cette seconde, alors qu’elle est face à Ethan qui vient encore de la complimentée après l’avoir comparée à sa cousine : elle lui en veut. Il lui gâche sa soirée à la faire culpabiliser de cette manière ! Pourquoi est-ce qu’il a fallut qu’il se manifeste ? Oh bien sûr, ce n’est pas sa faute, en vérité, c’est sa mère, pensant bien faire ou souhaitant se venger (plus probablement) qui est venue sonner à leur porte pour leur déposer ce carton rempli de lettres. Espérait-elle que ce soit quelqu’un d’autre qui ouvre ? Son père ou pire, sa mère ? Mais non, c’est elle qui avait ouvert la porte alors que ses parents étaient en vacances pour plusieurs semaines. C’est à elle que son revenues ces lettres, elle qui a dû supporter le poids du mensonge durant des jours avant de craquer et tout raconter à Troian.
Elle espère qu’en changeant de sujet, en le reportant sur son ancien amant, elle parviendra à penser à autre chose. Ce n’est sans doute pas très correct de se servir de lui comme d’une distraction mais…tant pis.
how about two night stand ?
FT. ETHAN & SAOIRSE

Le policier répond à toutes ses questions en une, et perd un peu la jeune femme qui n’est pas suffisamment concentrée pour tout remettre dans l’ordre rapidement. Heureusement, il a pitié d’elle et son pauvre cerveau embrumé par l’alcool, et précise sa pensée, développant un peu ses réponses… Elle lutte contre elle-même pour rester concentrée sur ses propos et chasser ses pensées déprimantes. Sauf que celles que le garçon fait naitre dans son esprit ne sont pas particulièrement joyeuses.
La façon qu’il a de parler de son père n’est pas très encourageante et lorsqu’Ethan lui fait comprendre que sa mère est absente, elle déchante un peu. Elle n’imaginait pas une seconde un cadre familial de ce genre pour lui. Elle l’imaginait dans une maison chic, à étages, dans un pull tricoté par sa grand mère, en train de souper avec tout un tas de couvert autour de son assiette en porcelaine. Elle l’imaginait bien un peu en décalage avec ses bourgeois de parents à cause de la voie qu’il s’est choisi, du fait de se mettre au service des autres mais elle a du mal à l’imaginer sans sa mère et avec un père qu’il méprise un peu…
Mais il reste possible qu’elle noircisse le tableau à cause de ses propres ruminations. Peut-être que sa mère n’est partie que récemment et qu’il a grandi avec elle. Peut-être qu’elle est partie parce que son père l’a trompée, d’où l’attitude d’Ethan en en parlant ? Qu’est-ce qui a bien pu se passer ?
Elle repense à ce qu’il lui a dit, à propos d’une enfance heureuse qu’il n’a pas eue et du fait qu’il aurait pu mal tourner et n’était pas un adolescent si sage que ça. Alors elle revient sur sa dernière hypothèse qui ne doit pas être la bonne. Décidemment, Ethan est plein de surprises…et il cache bien son jeu.
« Mais j'ai Jo » reprend-t-il en retrouvant un ton un rien plus léger, ses traits plus tendus depuis que le sujet a été abordé s’adoucissant presque immédiatement. Saoirse ne peut d’ailleurs s’empêcher de sourire en l’écoutant évoquer l’homme qui l’a, comme il le dit : sorti de ses emmerdes.
« C’est la famille qui compte » lui lance-t-elle, consciente que c’est une phrase un peu bateau, mais elle ne sonne certainement pas creux. Elle y croit, bien qu’elle adore sa famille biologique de son côté et s’entende avec chacun de ses membres. Enfin tous sauf son cousin Tommy qui a essayé de la peloté l’été de leur douze ans…
« Je suis tombée dans le panneau moi aussi en tout cas. J’avoue tout, Monsieur l’Agent : je pensais que tu étais un petit bourge des beaux quartiers avec des illusions plein la tête et qui avait dû sacrément déchanter en enfilant son uniforme pour sa première patrouille… C’est ta bouille de premier de la classe aussi ! Et t’as un sourire…tu sais le genre qu’ont ceux à qui la vie sourit justement toujours… Mais c’est peut-être seulement parce que, contrairement à la majorité des gens, quand ça va pas, tu te sors les doigts du cul et tu fais quelque chose pour changer la donne au lieu de t’apitoyer » sourit-elle en venant apposer sa main sur l’avant bras du jeune homme, son regard plongé dans le sien. « Quoi qu’il en soit, je suis contente que tu sois tombé sur ce Jo. Et je vais nous commander autre chose pour pouvoir trinquer à sa santé » décide-t-elle en se tournant pour faire appel au serveur.

Mais un bras posé sur son épaule l’interrompt dans son mouvement. Sauf que ce n’est pas le bras d’Ethan…c’est celui d’Olivia qui lui tend son sac.
« Bon ma belle, je vais filer. J’ai l’impression que tu es bien occupée. »
« Oh merde, Oli ! J’suis vraiment désolée ! »
« C’est pas grave… Je peux tout à fait comprendre » lui fait-elle savoir d’un ton entendu, jetant un coup d’œil en direction d’Ethan qu’elle salue. « Vous faites attention à elle ? Je vous la confie ? »  
Saoirse les laisse échanger quelques mots et récupère ses affaires, qu’elle avait abandonnées à sa table en même temps que son amie. Oups… Elle en profite pour se commander autre chose puis se laisse étreindre par son amie sur le départ.  Lorsque Olivia la menace discrètement de la tuer si elle ne va pas jusqu’au bout avec cet étalon et ne lui raconte pas tout dès demain, la petite blonde laisse échapper un ricanement amusé, avant de refaire face à Ethan sitôt qu’Olivia a disparu.
« Tu m’as fais tourner la tête plus que je ne l’avais imaginé » plaisante-t-elle, se sentant de nouveau un peu plus détendue. « J’espère que tu n’as pas menti et que tu vas prendre soin de moi maintenant. »
Haussement de sourcils évocateur et sourire espiègle. Qui s’effrite un peu lorsqu’elle pense à un petit détail.
« C’était mon chauffeur » lance-t-elle pensive, avant qu’une autre idée, bien plus satisfaisante celle-ci, ne s’insinue dans son esprit lubrique. « Enfin on pourra toujours se prendre un taxi si tu n’es pas véhiculé… »
 



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MessageSujet: Re: One night stand... Sam 12 Aoû - 22:46

One night stand
Saoirse & Ethan
••••

« C’est la famille qui compte »
Oui et non. J'aimerais autant avoir les deux et me sentir épanoui dans chacune d'elle. Un socle familial solide en soutien de mes premières années de vie, censé m'ouvrir sur le monde et les gens, m'inculquer des valeurs sur lesquelles me reposer. Une unité fraternelle en filet de sécurité quand la chute est trop brutale ou soudaine. J'aimerais avoir tout ça. Mais c'est vrai, je ne peux compter que sur la famille que j'ai choisi. Sur Jo, parfait exemple que les liens du sang ne font pas tout, que l'on peut trouver une figure paternelle en un gros bourru un peu renfermé qui m'a pourtant soutenu comme jamais personne avant lui. Un type capable de vous soulever et de vous montrer que vous valez plus que ce que la plupart des gens pensent, que vous valez plus que ce que vous même pouvez penser. Capable de vous coller un bon coup de pied au cul que vous dérivez. Quelqu'un de présent. Juste ça. Qui est là.
Et les amis. À défaut d'avoir choisi une mère fuyante et un père fantomatique, j'ai au moins choisi un cercle d'amis en or. Tito, Josef et Sidney en première ligne...

Mais j'avoue que je ne donne pas l'image d'un gosse qui en a bavé. C'est pourquoi je ne me formalise pas des explications de Saoirse. Ce serait sans doute plus simple pour les gens si je me baladais l'air morose avec des tatouages plein le corps pour coller à la vision stéréotypée qu'ils ont de la vermine qui court dans leurs rues bien propres. Ce serait plus simple si j'étais du mauvais côté de la barrière, à continuer de dériver sur ce chemin pentu emprunté de nombreuses années plus tôt. Si je ressemblais à tous ces « héros » télévisuels à l'enfance malheureuse à qui l'on pardonne tous leur faux pas justement parce qu'ils sont malheureux...
Cela fait trop longtemps que je ne colle plus à cette image sinistre de moi-même, si longtemps que j'ai parfois du mal à imaginer ce à quoi aurait pu ressembler ma vie sans Jo. Peut-être que le fameux sourire que la jolie blonde complimente et qui fait de nouveau s'étirer mes lèvres se serait terni. À vrai dire je ne préfère pas y penser. Oui, mon enfance a été merdique, mais je n'ai pas à me plaindre de ma vie actuelle. J'exerce un boulot qui me passionne mais si beaucoup ne le comprennent pas. J'ai des amis fidèles et une maison certes qui ne paie pas de mine mais qui est loin de ressembler à la ruine dans laquelle j'ai grandi. Je suis en bonne santé et je passe un moment agréable avec une fille qui me plaît. Je n'ai pas grand chose à demander de plus. Je me suis toujours contenté de ce que j'avais et j'ai plus que la plupart des gens. « Je crois surtout que je me satisfais de la vie que je me suis construit, ça aide » Ce qui ne pourrait pas être plus vrai et quand la main de la jeune femme se pose sur mon bras, mon regard s'abaisse quelque peu, ayant soudain un peu plus de mal à me concentrer sur ses prochains mots.
Auquel cas je l'empêcherai de me commander un nouveau verre, ne souhaitant pas dépassé ma consommation habituelle.

Le court de mes pensée est de toute façon interrompue par une tierce personne – l'amie abandonnée plus tôt – qui vient signaler son départ. Soudain un peu gêné d'être la cause de l'interruption de cette soirée entre filles, j'adresse tout de même un sourire amusé à la dénommée Olivia qui me confie une mission imprévue mais que je me fais fort de relever intérieurement. «Vous êtes sûre de vous ? Je veux dire, c'est une grande responsabilité. » Mais ne connaissant pas vraiment l'humour de cette dernière, je me dépêche de rajouter : « Je vous promets de la ramener saine et sauve chez elle. » Elle acquiesce avant de se pencher vers Saoirse et de murmure quelque chose que je ne comprends pas mais qui à l'air drôle vu la réaction de la jeune femme. Ah, les femmes et leur messe basse...je souris seul à cette pensée en regardant finalement l'amie s'éclipser pour nous laisser seuls. J'arque un sourcil intéressé face à sa remarque, mille pensées peu catholiques traversant mon esprit à la seconde. « Pour être totalement honnête, j'ai pas mal d'idées concernant le fait de prendre soin de toi et chacune d'entre elles n'est pas conseillée à un jeune public... » Je n'en dis pas plus, laissant son imagination faire le reste. Si je n'ai pas mal interprété tous les signes détectés précédemment, j'estime que nous sommes sur la même longueur d'ondes et que nous ne souhaitons pas, l'un comme l'autre, terminer la soirée seule. Peut-être que c'est une mauvaise idée, que je me fais encore avoir comme le dernier des crétins, qu'elle me refait le même numéro et m'évincera dès que le soleil se lèvera demain matin. Peut-être que je m'en mordrais les doigts et n'aurait plus que l'antipathie pour elle après ça. Mais je n'y peux rien. Je suis attiré par elle, par son physique, par sa personnalité, pour ce qu'elle me fait ressentir présentement. J'aime le jeu qui s'installe, la séduction. Et je rejette cette petite voix qui me crie de me méfier, tombant volontiers dans ses filets.
À l'évocation du taxi, les images qui affluent dans ma tête n'aident d'ailleurs en rien mon cerveau à continuer de penser clairement. Bordel...je suis foutu. Si je ne l'étais pas avant, je le suis maintenant. « Même si je n'aime pas jouer deux fois la même scène j'avoue que vous avez des arguments convaincants mademoiselle Fuller. » Je laisse une de mes mains s'aventurer sur sa cuisse, juste au-dessus de son genou pour ne pas paraître trop présomptueux. « Très convaincants. » Mon pouce caresse un carré de peau nue, doucement. « J'ai cela dit ma voiture ce soir. Et j'espère très honnêtement qu'elle ne servira pas juste à te raccompagner chez toi. Sauf si c'est pour un dernier verre... » Chez elle, chez moi, je m'en fiche au final, mais c'est un bon moyen pour définir mes intentions qui ne sont pas si nobles.


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MessageSujet: Re: One night stand... Dim 13 Aoû - 8:29


Saoirse devrait se sentir gênée d’avoir lâchement délaissée son amie pour se la couler douce en compagnie d’Ethan, mais elle n’arrive pas à ressentir ne serait-ce qu’une once de culpabilité. Peut-être à cause de la manière dont Olivia s’est adressée à elle, l’incitant à foncer, ou peut-être tout simplement parce que le sentiment d’excitation qu’elle éprouve en compagnie du policier surpasse tout le reste. Bon et, pour être tout à fait honnête, l’interne en médecine n’a jamais vraiment été du genre à se culpabiliser beaucoup… Il n’y a qu’à voir avec quelle rapidité elle a occulté le sujet de son demi-frère pour ne être convaincu.
De nouveau seule avec Ethan, elle se montre plus espiègle et directe qu’elle ne l’a été jusqu’à présent. Même si les sous-entendus se sont enchainés depuis leurs retrouvailles, cette fois, la petite blonde peroxydé y va un peu plus franchement.  En évoquant leur premier rendez-vous et leur virée torride dans un des taxi de Chicago, elle fait passer un message on ne peut plus clair sur ses intentions et Ethan mord à l’hameçon… Il va même plus loin que ça en la harponnant à son tour, apposant sa main sur sa cuisse pour caresser sa peau et la faire frissonner. S’il ne l’a pas encore saisi : il se trouve en territoire déjà conquis…  
« J'ai cela dit ma voiture ce soir. Et j'espère très honnêtement qu'elle ne servira pas juste à te raccompagner chez toi. Sauf si c'est pour un dernier verre... »
En parlant de dernier verre, elle venait justement de s’en commander un et de commander une nouvelle bière pour son compagnon, pensant qu’il lui faudrait fournir un peu plus d’effort pour le convaincre de partager un taxi avec elle.
how about two night stand ?
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« Oh, il va falloir que je trouve quelque chose à faire pour t’occuper pendant que tu seras obligé de nous conduire alors » minaude-t-elle en posant sa propre main sur celle du jeune homme pour la caresser un instant, avant de glisser ses doigts entre les siens. « Il se trouve que je suis très douée avec un levier de vitesses… »
Réalisant ce qu’elle est en train de lui dire et à quel point le sous-entendu est grotesque, elle se met à rire. A rire aux larmes, avant d’attirer Ethan à elle, tirant sur sa main qu’elle tient toujours dans la sienne. Le brun est contraint de se lever de son siège pour venir à sa rencontre et, sitôt qu’il est porté, elle passe son bras libre autour de son cou pour le contraindre à se pencher et à venir capturer ses lèvres offertes.

Le baiser reste chaste. Juste un petit avant-goût, juste une manière de s’assurer qu’ils veulent la même chose. Elle y met rapidement un terme, laissant cependant sa main s’attarder encore quelques instants dans la nuque d’Ethan, son regard clair plongé dans le sien. Elle lui sourit, appréciant la proximité du jeune homme, le parfum qui se dégage de lui et qu’elle peut sentir plus librement à présent.
« Allons-y » lui souffle-t-elle simplement, mettant fin à leur étreinte.
Elle prend soin d’annuler sa dernière commande pas encore lancée et règle sa part de l’addition pendant qu’Ethan en fait autant. Ces démarches effectuées, ils se dirigent vers la sortie, l’officier de police d’une démarche un eu plus assurée que celle de Saoirse qui sent l’alcool lui monter un peu la tête. Mais il n’est pas le seul à blâmer pour l’état de fébrilité dans lequel elle se trouve.
Pour se faciliter la vie, elle se pend au bras de son cavalier qui l’entraine dans les rues de Chicago pour la conduire jusqu’à son véhicule qui n’est pas très loin d’après lui. So acquiesce, se retenant de lui avouer qu’elle se fiche de ce genre de détails et pourrait le suivre au bout du monde à cet instant… Ce serait sans doute un peu trop cliché et trop romantique à ce stade de leur relation qui, pour le moment, ne va pas au-delà de bons moments passés surtout à l’horizontale.
D’ailleurs, pendant qu’ils marchent, parlant de tout et de rien, la jeune femme s’interroge sur la manière dont elle souhaite réellement terminer cette soirée. Ou plutôt, de quelle manière elle voudra enchainer avec la journée… Mettra-t-elle les voiles à l’aube ? S’attardera-t-elle ? Et s’il avait toujours des envies de vengeance en tête et lui demandait de prendre ses affaires au réveille ? Elle en serait mortifiée… Mais le serait-elle parce qu’elle commence à s’attacher à sa bouille d’ange ou simplement parce que sa fierté serait atteinte ?
Arrête donc de te prendre la tête et profite ! lui souffle une voix ressemblant à celle d’Olivia. Et Saoirse décide de l’écouter.

Lorsqu’ils arrivent devant le véhicule d’Ethan, Saoirse fait mine de l’admirer.
« Waw, quel bel engin » lance-t-elle, jouant à merveille les ingénues, en quittant le bras d’Ethan pour venir effleurer la carrosserie de sa main. « Avec ça Monsieur l’Agent, vous devez à coup sûr amener toutes les filles au Septième Ciel… »
Papillonnement de cils, moue candide et nouvel éclat de rire. Elle attrape le jeune homme par son teeshirt et, s’appuyant à la voiture, elle l’attire vers elle, jusqu’à sentir son bassin contre le sien. Mais alors qu’il cherche à l’embrasser, elle se recule un peu, jouant les inaccessible. Et puis finalement, elle cède à ses avances et vient caresser la langue de l’officier de la sienne, ses bras s’enroulant peu à peu autour de son cou.
Ils se bécotent ainsi comme deux adolescents pendant une poignée de minutes. Saoirse finit par libérer une de ses mains pour venir explorer l’entrejambe d’Ethan qu’elle délaisse juste au moment où les choses commencent à bouger de ce côté-là… Un sourire mutin aux lèvres, elle met un terme à leurs ébats pour le repousser doucement.
« Allons chez toi » décide-t-elle en tapotant le bout de son nez de l’index, avant de se faufiler hors de sa portée pour rejoindre la portière côté passager et attendre qu’il déverrouille le véhicule pour lui permettre de s’y engouffrer.    


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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 14 Aoû - 1:53

One night stand
Saoirse & Ethan
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Mon intérêt ne cesse de croître face aux sous entendus de moins en moins subtils de ma comparse, ne pouvant empêcher mes lèvres de s'étirer dans un demi sourire espiègle devant les images qui affluent dans mon cerveau. Un demi sourire que je tente de freiner quand sa métaphore scabreuse quant au levier de vitesse la fait glisser dans un fou rire. Je dois personnellement me pincer fortement les lèvres pour ne pas la suivre et tâcher de garder les idées claires et la tête froide. Peine perdue. Il lui suffit de m'attirer à elle et de me retrouver debout entre ses cuisses pour oublier toute retenue. Je ne suis pourtant pas friand de ce genre de choses en public – dixit celui qui s'est envoyé en l'air dans un taxi quelques mois plus tôt – mais oublie ma gêne au moment où mes lèvres finissent par rencontrer les siennes. Je me laisse porter par cet élan, laissant ma main remonter dangereusement le long de sa cuisse avant de retrouver une pleine liberté de mouvement. Expirant un peu plus bruyamment pour ne pas perdre complètement pieds devant tout ce beau monde. Mon regard plongé dans le sien, j'arque un sourcil amusé quand elle annonce notre départ. Je ne la pensais pas si pressée, sa dernière commande pour preuve. Je ne pouvais cependant guère être plus enchanté, et c'est sans demander mon reste que je glisse quelques billets sur le comptoir à l'attention du barman avant de la suivre jusqu'à l'extérieur du bar.

Saoirse accrochée à mon bras, et j'espère que l'alcool n'est pas la seule cause à ce rapprochement soudain, je nous conduis jusqu'à mon véhicule, qui est la honte de ma coéquipier. Mon véhicule est pourtant loin d'être une épave, c'est même un modèle plutôt récent, mais pour la simple et bonne raison qu'elle n'est pas américaine Bill refuse de monter dedans, ce qui m'arrange la plupart du temps. En plus des lesbiennes je crois que celui qui partage mes journées a une sérieuse dent contre les européens et tout ce qu'ils peuvent bien fabriquer. Amusé d'ailleurs par la réaction de la jeune femme, je secoue la tête à la négative, laissant un rire discret passer la barrière de mes lèvres. « Je ne peux pas vraiment miser sur mon physique ou ma personnalité inexistante alors j'ai tout mis dans ce bolide. J'hésite encore entre les jantes chromées ou la double sortie d'échappement qu'est-ce que t'en penses ? » Ma plaisanterie tombe cela dit quelque peu à plat quand la demoiselle m'attire à elle et que mon bassin rencontre le sien, mes mains venant se caler naturellement sur ses hanches. « J'ai l'impression que le sujet ne te passionne pas vraiment... » et tandis que je cherche à l'embrasser et qu'elle joue la farouche petite fille sage, je resserre mon emprise sur ses hanches, finissant pas m'abandonner à elle quand cette dernière prend les choses en mains. Encore une fois ma gêne de ce genre d'attention en public ne se manifeste pas et je suis bien trop heureux de retrouver ce corps et ses lèvres pour m'interroger sur les éventuels regards posés sur nous. Ce qui se manifeste, en revanche, c'est le désir qu'elle fait naître par quelques caresses prononcées sur mon entrejambe. Assez pour éveiller une certaine zone de mon anatomie, et assez pour me frustrer et me faire serrer les mâchoires quand elle arrête aussi rapidement qu'elle a initié la chose. Se dérobant à mon étreinte, j'expire un bon coup, tentant de remettre de l'ordre dans mes idées. Mais c'est un combat perdu d'avance. Je ne pense déjà plus vraiment avec mon cerveau à ce stade de la soirée et appuyant sur le bouton pour déverrouiller la portière, je fais le tour du véhicule pour prendre place côté conducteur.

Le fait que l'on aille encore chez moi me fait quelque peu tiquer mentalement. Parce que je ne lui fais pas confiance et que quelque part, je crains qu'elle ne fasse comme la première fois et ne s'éclipse sitôt notre petite affaire terminée. Mais quand on tend le bâton pour se faire battre, peut-être vraiment regretter les bleus au réveil ? Tentant de passer outre ce léger malaise qui me traverse l'esprit, je finis par mettre le contact et prendre la direction du West Side. Heureusement pour nous, et surtout pour moi la circulation est fluide et il ne nous faut pas longtemps pour atteindre bon port et se garer devant ma maison. Descendant du véhicule, je rejoins Saoirse dont j'attrape la main, remontant la courte allée d'un peu légèrement pressé. Ouvrant la porte, je la laisse entrer et passe en second, mais la retiens par le bras pour l'attirer de nouveau à moi et la plaquer contre le bois de la porte d'entrée fraîchement fermée. Mes lèvres trouvent les siennes sans plus de cérémonie et je suis beaucoup moins timide maintenant que nous sommes seuls entre les murs de ma demeure. Ce baiser n'a rien de chaste ou de gentleman. Il trahit toute l'envie que j'ai présentement pour elle, le désir qu'elle a fait naître au cours de cette soirée et le besoin urgent d'un contact beaucoup plus intime. Mes mains passent de ses hanches à son dos, glissant sous le haut qu'elle porte tandis que j'écrase un peu plus mon corps contre le sien. Je finis par glisser le long de sa mâchoire avant de m'attaquer à son cou, m'enivrant de son odeur que j'avais presque oublié. Ma respiration s'accélère de même que les battements de mon cœur alors qu'il m'est difficile de penser à autre chose qu'elle à cet instant précis, qu'à son corps contre le mien. « Dis-moi que tu n'as pas vraiment envie de ce dernier verre... » Un murmure à son oreille avant que mes lèvres ne continuent leur exploration, sentant le pouls de la jeune femme battre contre mes lèvres.


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MessageSujet: Re: One night stand... Lun 14 Aoû - 7:49


Son cœur bat la chamade dans sa poitrine alors que tout son corps commence à fourmiller. Il faut pourtant qu’elle prenne son mal en patience… Saoirse ne se souvient pas franchement du trajet entre le bar qu’ils viennent de quitter et l’appartement d’Ethan puisque la première fois qu’ils l’ont fait… Disons qu’elle n’était pas exactement concentrée sur la route, mais plutôt que ce qui se passait sur la banquette arrière du taxi et réclamait toute son attention.
Une part d’elle se dit que c’est sans doute mieux comme ça, qu’ils vont mieux apprécier ce qui va suivre après avoir été contraint de se refreiner. Mais bien sûr, une autre part de l’interne n’a aucune patience et aimerait passer directement aux choses sérieuses. Parce qu’elle sait de quoi l’homme à ses côtés est capable et sait que, pressés ou pas, elle en aura pour son compte. Maintenant qu’elle y repense, c’est vrai que sous ses airs de gentleman, il avait agit comme un très très mauvais garçon une fois les préliminaires achevés… Cette pensée la fait sourire un peu bêtement dans la voiture de l’officier, alors qu’il tente de rester focalisé sur la route. Heureusement, le trafic est fluide ce soir, les déplacements se faisant plutôt à pied étant données les températures extérieures et, non seulement ils devraient rapidement arriver à bon port, mais Ethan n’a pas besoin d’être à 100% concentrée sur sa conduite...
Saoirse ne pousse cependant pas le vice jusqu’à se pencher sur l’entrejambe de son partenaire pour jouer avec son levier de vitesse… Elle a vu ce que ça pouvait donner en cas de pépin alors qu’elle travaillait au service des urgences. Est-ce que c’est une anecdote qu’Ethan voudra entendre ? Hm…sans doute pas. Tout ça pour dire que, pendant qu’il garde une main sur le volant et que l’autre se promène de temps en temps sur sa cuisse, celle de Saoirse se perd dans la nuque du brun qu’elle caresse adroitement de ses ongles mi longs.
Leur impatience à l’un, comme à l’autre, ne fait que grandir, et les coups d’œil qu’ils échangent de temps à autre sont éloquents. Suffisamment pour que les doutes de Saoirse se dissipent quant aux éventuelles mauvaises intentions du policier. Peut-être reviendront-ils plus tard, lorsqu’il aura obtenu ce qu’il veut, mais pour le moment, la petite blonde n’y songe plus.

Les voilà arrivés à bon port. Saoirse se débarrasse de sa ceinture, s’assure d’avoir toutes ses affaires et, au moment où elle s’apprête à s’extirper du véhicule : remarque la main tendue d’Ethan à son attention. Se fendant d’un sourire flatté, elle y place la sienne et se laisse guider par l’officier jusqu’à sa porte. Elle reconnaît les lieux et un sourire flotte encore sur ses lèvres lorsqu’Ethan se charge de déverrouiller la porte pour leur permettre de pénétrer à l’intérieur de chez lui. Elle apprécie d’entendre les clés tressauter un peu dans sa main alors qu’il tente de faire au plus vite… Ce qui lui rappelle toute ces fois où elle arrive juste à temps chez elle pour aller vider sa vessie et manque de la faire pouffer de rire à nouveau.
Mais ces pensées parasites disparaissent sitôt qu’ils ont franchi le seuil de l’habitation d’Ethan. Et pour cause, alors qu’elle s’apprête à s’aventurer à l’intérieur (et lui demander si ses toilettes se trouvent bien là où elle pense se souvenir), il l’attrape par le poignet et la contraint à revenir vers lui. Avant qu’elle ait pu protesté ou esquisser le moindre geste de résistance, Ethan la plaque contre la porte et colle fougueusement ses lèvres contre les siennes.
how about two night stand ?
FT. ETHAN & SAOIRSE

Et au lieu de profiter de ce moment et de lui rendre son baiser avec toute l’envie qui l’animait jusque là, l’esprit de Saoirse est tout à coup projeté avec violence vers un souvenir remontant à quelques mois seulement.
Elle sent les mains du braqueur se refermer sur ses bras avec suffisamment de force pour marbrer sa peau diaphane et l’obliger à se pencher sur le comptoir. Elle sent son haleine fétide, cette odeur de plastique à cause du masque qu’il porte et lui donne un air terrifiant et inhumain, complètement impassible. Il l’oblige à écarter les jambes et la maintient durement contre le meuble de l’épicerie alors que ses doigts commencent à courir sur elle, comme des insectes grouillants. Le souvenir est altéré par sa peur, plus violent que dans la réalité.
Saoirse lutte contre elle-même, contre ce flot d’images et de sensations désagréables qui l’agressent alors qu’Ethan tente de lui transmettre son envie. Elle ferme les yeux avec force et tâche de se concentrer sur ce qui se passe, ici et maintenant, à des kilomètres de cette maudite épicerie en face de l’hôpital où elle a été agressée.
Mais les gestes d’Ethan brouillent tout. Il n’est plus le gentleman qu’il était il y a encore quelques instants et elle n’est plus au contrôle. Elle n’est plus au contrôle et la panique commence à l’envahir…

Le souffle court, son cœur cognant à tout rompre dans sa poitrine, elle garde ses mains cramponnées au chambranle de la porte contre laquelle il l’a acculée. Car c’est bien ce qu’elle ressent actuellement : elle se sent prise au piège, coincée comme un stupide animal face à son prédateur. Elle est une proie isolée et à présent, Ethan pourra bien faire ce qu’il veut d’elle. Ses baisers lui semblent tout à coup trop humides, désagréables, les bruits de succions qu’il laisse échapper à mesure qu’il explore son corps la dégoute et son corps se tend, comme pour le repousser. Mais ce n’est certainement pas de cette manière qu’il interprète son mouvement.  
« Dis-moi que tu n'as pas vraiment envie de ce dernier verre... » lui susurre-t-il à l’oreille.
Et sa voix la rassure un peu. Ce n’est pas la voix du braqueur. Ce n’est pas sa voix et ce ne sont pas ses mains. Un verre. Est-ce qu’elle veut un verre ? Plus d’un même… Mais elle devine que ça ne plaira pas à Ethan si c’est ce qu’elle lui répond. EN même temps, il faut qu’elle calme ses nerfs, qu’elle retrouve son sang froid.
Alors c’est finalement sans trop réfléchir qu’elle lui répond d’une voix un peu tremblante : « Non. Par contre, il faudrait que j’aille en évacuer un ou deux. Tes toilettes sont par là, non ? »
Quelle subtilité ! Quel romantisme !  
Mais Saoirse se moque de ce qu’il pourra penser. Si elle ne s’éloigne pas, elle a peur de se mettre à hurler ou de fondre en larmes. Et ça ne serait pas franchement plus romantique. Elle voit bien que sa remarque frustre Ethan autant qu’elle le prend de cours. Lui qui se voyait peut-être déjà la prendre à même l’entrée va devoir revoir ses plans…
Ne souhaitant pas voir sa mine déconfite plus longtemps, elle commence à le repousser pour diriger ses jambes fébriles vers la porte des toilettes. En vitesse. Elle sent déjà les larmes monter et n’a aucune intention de laisser l’officier les apercevoir. En quelques secondes, elle a disparu et claqué la porte sur elle pour s’enfermer à double tours dans la pièce, sans même avoir pris la peine d’allumer la lumière.

Saoirse doit donc tâtonner maladroitement pour trouver l’interrupteur dans cette pénombre afin de chasser cette obscurité qui l’angoisse. Et s’il était là, avec elle ? Elle peut presque sentir ses mains rêches apparaître subitement pour venir la faire taire et l’attirer en arrière… Comme dans un de ces mauvais films d’horreur qu’elle ne devrait pas regarder. Et puis, miracle, elle sent l’interrupteur sous ses doigts et l’active.
Elle laisse échapper un hoquet de soulagement, alors que ses inquiétudes se dissipent un peu. Lentement, elle recule jusqu’à butter contre le cabinet sur lequel elle s’assoit, après avoir abaissé la lunette. Une main portée à sa poitrine, sentant son cœur cogner rudement, elle tente de se concentrer sur sa respiration un peu laborieuse.
« Calme-toi… C’est complètement stupide… Il n’est pas là, c’est terminé… Arrête tes bêtises ! Il ne s'est rien passé, stupide idiote » se sermonne-t-elle dans un murmure le pathétisme de son ton apeuré l’agaçant encore un peu plus.
Il lui faut encore cinq bonnes minutes pour parvenir à se calmer. Sa vessie commence à la démanger mais elle n’arrive pas à se convaincre de se déshabiller pour la soulager. Alors elle reste assise comme une idiote sur les toilettes, le regard exorbités, les yeux humides. Elle en est là lorsque, finalement, Ethan se manifeste et frappe quelques coups à la porte. Saoirse est mortifiée. Qu’est-ce qu’il va penser d’elle ?
Seigneur, il doit me prendre pour une folle ! Sors de là ! Sors de là bon sang !
Sauf qu’elle n’y arrive pas. Parce qu’elle sait ce qu’il attend d’elle et qu’elle ne se sent pas capable de le lui donner. Venir ici était une mauvaise idée. Aller au Maureen’s était une mauvaise idée !
La poisse…



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MessageSujet: Re: One night stand... Dim 10 Sep - 17:18

One night stand
Saoirse & Ethan
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« Non. Par contre, il faudrait que j’aille en évacuer un ou deux. Tes toilettes sont par là, non ? »

Okay... ce n'est pas exactement la réponse à laquelle je m'attendais. Non, définitivement pas celle-ci. Un brin coupé dans cet élan sauvage, je stoppe mes baisers et recule mon visage pour lui faire face, acquiesçant sans même m'en rendre compte alors qu'elle me repousse gentiment pour prendre la direction de l'endroit tant convoité. Du moins semble-t-il l'être vu la vitesse avec laquelle elle s'enferme à l'intérieur, me laissant comme un idiot, face à la porte d'entrée. J'expire bruyamment, tentant de reprendre une respiration à peu près normale et surtout tâchant de ne pas penser à ce qui est dans mon pantalon et qui hurle sa frustration de façon beaucoup plus radicale que la partie cérébrale de mon anatomie. Déception : plus dix-huit. Excitation : moins trente-quatre.
Je me passe une main sur le visage, remettant mes idées en place et finis par prendre le chemin de la cuisine. À défaut de pouvoir prendre une douche froide, un verre d'eau glacée suffira. Quand je disais que cette fille avait le don de me rendre fou...j'ajouterai volontiers cet aspect de la folie à ma liste.

Secouant la tête après avoir avalé mon verre cul sec, je vérifie mon téléphone pour voir si moi aussi, à l'instar de Becky, je n'ai pas de mauvaises nouvelles sur mon répondeur. Ce ne serait pas si étonnant durant un soir de week-end que mon père fasse des siennes et termine, au choix, sur un brancard à l'hôpital pour un lavage d'estomac ou dans une cellule de dégrisement. À bien y réfléchir, ce ne serait pas étonnant un soir de semaine non plus. Pour un alcoolique de haut vol comme lui qui ne sait même plus quel jour voire quel mois nous sommes, c'est un peu la fête tous les jours. Malheureusement.
Mais aucun message vocal n'est venu pollué ma soirée. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas bu mais pas assez pour risquer sa vie une fois de plus. Ça ne retire pas cette boule d'inquiétude qui ne me quitte jamais vraiment. J'ai toujours, quelque part au fond de mon cerveau, l'idée persistante qu'il est en danger, seul, chez lui, sans personne pour lui venir en aide, et que je découvrirait son corps trois jours plus tard. Et je ne sais pas ce qui me rend le plus honteux, de ne pas être suffisamment présent pour lui ou que cette pensée fait naître un léger soulagement à l'idée que je n'aurais plus à m'occuper de lui.

Je secoue une nouvelle fois la tête, cette fois-ci pour chasser ces pensées peu engageantes. Un coup d'oeil à mon portable et à l'heure que j'ai vérifié un peu plus tôt me fait froncer les sourcils. Il n'y a certes pas de temps réglementaire pour éliminer quelques verres d'alcool et un lavage de mains express, mais Saoirse est dans mes toilettes depuis plusieurs minutes maintenant. De trop longues minutes pour ce qu'elle avait à y faire. Et bien que je sois du genre à respecter certaines limites et l'intimité dont elle a droit, je commence à m'inquiéter du fait que la demoiselle pourrait se sentir mal. Après tout, je ne sais pas quelle quantité d'alcool elle a ingurgité ce soir avant que l'on se rencontre « par hasard » au bar. J'hésite encore quelques instants, ne souhaitant pas qu'elle interprète mal mon intérêt pour son état. La dernière chose dont j'ai envie est qu'elle est la sensation que je la presse pour terminer ce que l'on a commencé. J'ai comme l'impression, de toute façon, que le moment est passé. Difficile de reprendre dans la spontanéité après une pause pipi prolongée.
Prenant la direction des toilettes, je me plante devant la porte, et après quelques nouvelles secondes d'hésitation, je frappe quelques coups à celle-ci, me sentant un peu ridicule. « Hum...tout va bien là-dedans ? » Wow, super approche mon pote, aucune chance qu'elle te prenne pour un gros lourd après ça. Non, aucune raison vraiment. « C'est que...hum...ça fait un moment que t'es là-dedans et... » Enfonce bien le clou, vas-y ! « Et...je voulais juste être sûr que tu vas bien » Continue de ramer couillon. « Si t'es malade je dois avoir quelque chose dans ma pharmacie » Tu coules mon gars. Non en fait, t'as déjà coulé ! Dire à une fille qu'elle est malade à cause de l'alcool pour conclure doit venir en seconde position de la nullité suprême, juste derrière lui demander si elle a ses règles parce qu'elle s'énerve. « Bon bah...si t'as besoin de quelque chose, tu sais où me trouver » Je lève les yeux et fais une grimace destinée à ma seule personne pour être tellement idiot.  Je finis par me reculer de la porte et retourner dans le salon, prenant place sur le canapé.

Faut dire que je n'ai jamais été très doué avec les filles, et avec les filles compliquées encore moins. Sur une échelle de un à dix, je donnerai aisément un sept à Saoirse. Ma connerie étant proportionnelle à cette note, je dois atteindre un ridicule trois en terme de confiance en soi et de bagout. Encore une soirée au paradis...


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MessageSujet: Re: One night stand... Dim 10 Sep - 18:14


Et ce qui devait arriver, arrive bien évidemment. Alarmé par le temps qu’elle a passé, enfermé dans ses cabinets, Ethan se manifeste. il frappe quelques coups à la porte, avant de lui demander si tout va bien là-dedans. La jeune femme ferme ses paupières avec force, espérant magiquement disparaitre comme pense le faire un enfant… Sauf que ça n’a aucun effet évidemment. Elle reste campée sur les toilettes du garçon qui lui a tapé dans l’oeil et avec qui elle devrait déjà être en train de s’envoyer en l’air. Ethan a l’air aussi peu à l’aise qu’elle et justifie son impatience par de l’inquiétude, lui proposant de lui donner quelque chose de sa boite à pharmacie si jamais elle en a besoin.
Oh Seigneur, il est en train de penser que je me vide… Oh Seigneur, POURQUOI ? se lamente Saoirse, mortifiée par toute la scène. Elle est pétrifiée par sa propre bêtise, incapable de bouger le moindre muscle. Ethan - qui n’a toujours pas obtenu la moindre réponse de sa part - finit par lui dire qu’elle sait où le trouver en cas de besoin, avant de s’éloigner de la porte.
L’interne ne médecine entend ses pas s’éloigner en même temps que sa dignité prendre son envole dans un ‘woosh’ pathétique…
Seigneur, foudroie-moi…
Elle crispe ses mâchoires, sentant ses yeux s’humidifier bien malgré elle. Elle lutte contre elle-même, contre son envie de fondre en larmes. Elle est furieuse, contre elle-même, contre le braqueur qui l’a mise dans cet état et contre Ethan qui est décidément bien trop parfait pour elle et a placé la barre trop haut ! Saoirse expire, inspire, recommence plusieurs fois en essayant de ses ressaisir. Finalement, elle tamponne ses yeux, se mouche dans du papier toilettes et jeté le tout dans la cuvette avant de tirer la chasse.
how about two night stand ?
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Maintenant, elle n’a plus le choix, il va falloir qu’elle sorte. Elle a enclenché le signal, c’est terminé. Alors elle se résigne, se fait violence et se rafraichi le visage avant de prendre une dernier grande inspiration puis quitter la petite pièce d’eau.

Lentement, d’une démarche hésitante, elle se dirige vers le salon où Ethan l’attend, affalé sur son sofa. Il se redresse un peu sitôt qu’il l’aperçoit et un silence affreusement pesant s’installe entre les deux jeunes gens. Saoirse recommence à avoir envie de pleurer. De frustration plus que de chagrin. Elle devrait être en train de se débarrasser de sa petite culotte sur ce canapé, au lieu d’y contempler Ethan, seul et interrogatif.
« Désolée… » se lance-t-elle après un moment, triturant nerveusement ses mains, sans oser véritablement s’avancer dans la pièce. Parce qu’il est un parfait gentleman, il s’empresse de lui faire comprendre qu’elle n’a pas à s’excuser, mais elle peut aisément lire sa déception sur son visage. C’est un gentleman, d’accord, mais pas un très bon acteur…
Saoirse soupire. Elle n’a pas envie qu’il l’imagine en train de se vier sur ses toilettes et n’a pas non plus envie de lui mentir. Après la façon dont elle l’a traité la première fois qu’ils se sont vus et dont il a pourtant accepté de la pardonner pour ce second rendez-vous… Elle lui doit au moins ça.
« Ecoute Ethan c’est…ce n’est vraiment pas contre toi » se lance donc la jeune femme en trouvant le courage de se rapprocher pour venir s’installer à ses côtés sur le canapé. « Waw…super confortable… » réalise-t-elle en commençant à rebondir un peu sur le sofa « Ca aurait été parfait pour… Encore désolé, je m’égare » réalise Saoirse en secouant la tête pou chasser les pensées salaces qui auraient pu commencer à germer dans son esprit embrumé par l’alcool. « Ce que je veux dire c’est que j’aurai beaucoup aimé qu’on…continue ce qu’on faisait. C’était très agréable et je ne suis pas en train de jouer avec toi. Malgré les apparences qui, elles, jouent contre moi… Hem… Bon, je vais le sortir une bonne fois et arrêter de tourner autour du pot, ce sera plus simple. Allez, courage ma fille… » s’auto encourage l’irlandaise en prenant une inspiration, avant d’enfin cracher le morceau. « Bon voilà : il y a quelques mois - une dizaine de jours après notre rencontre en fait - je me suis faite agresser dans une épicerie. Ce n’était pas grand chose, c’était…juste un petit braquage de rien du tout. Le gars s’est fait choper en moins de dix minutes, c’étai lamentable. Mais depuis je suis un peu…sur les nerfs. Le type portait un masque de nonne totalement flippant et…disons qu’il s’est lancé dans une fouille très minutieuse pour s’assurer que je n’étais pas armée quand il m’a trouvée derrière un rayon. Pourtant je portais mon uniforme et on ne peut pas cacher grand chose là-dessous ! Enfin bref, tout ça pour dire que… Le problème ne vient pas de toi, mais de moi. J’ai du mal à me laisser…toucher depuis cette nuit-là. Si tu veux que je parte, je pars. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi tu voudrais que je reste… Je suppose que tu es un peu refroidi » grimace-t-elle en se remettant sur ses pieds, déjà sur le départ. « Si je pouvais juste attendre le taxi chez toi ou au moins près de la porte au cas où… Tu aurais tous les droits de me ficher dehors en me traitant d’allumeuse mais je te jure que c’est pas ce que j’ai voulu faire ! Je te trouve vraiment adorable et…et je vais me taire un peu je crois. C’est mieux, non ? Hm, oui… OK. »



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MessageSujet: Re: One night stand... Dim 10 Sep - 21:34

One night stand
Saoirse & Ethan
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La chasse d'eau comme signal d'alarme. Je sens une légère boule d'angoisse se former au creux de mon estomac. Je pressens déjà le malaise s'installer avant même qu'elle ne sorte et vienne me rejoindre dans le salon. À moins qu'elle ne se sauve en courant, c'est son truc, je l'avais presque oublié après ce second acte manqué à notre pièce de théâtre toute personnelle. Parce qu'il ne peut en résulter que cela. Un malaise pesant. Aucune chance pour que l'on reprenne là où on s'est arrêté. Sans compter que mon envie s'est évaporée aussi sûrement que Saoirse s'est éclipsée de cette étreinte prometteuse. Et je ne me sens pas particulièrement à l'aise à l'idée de lui faire face après ça. Parce qu'il n'y a eu entre nous que de la drague et la concrétisation de celle-ci. Même si nous avons discuté plusieurs heures ensemble, on connaissait tous les deux la finalité à chaque fois. Toutes ces autres choses, nous ne les avons pas expérimentées et je n'ai jamais été très confiant avec le reste. Ce n'est tout simplement pas mon truc. Ça ne l'a jamais été.
J'entends la porte s'ouvrir et je sens sa présence non loin de moi, me faisant me redresser quelque peu sur le canapé, attendant qu'elle brise le silence vraiment très pesant. Un simple mot, des excuses, et bien que je tente de noyer le poisson et de faire bonne figure, l'intention n'y est pas. Parce que je ne sais pas pourquoi elle s'excuse au juste. De se sentir mal ? Même si elle n'a pas l'air au mieux de sa forme elle semble moins malade que je l'avais imaginé plus tôt. De s'être éclipsée et enfermée dans les toilettes pendant quasiment dix minutes ? D'être venue chez moi ? De s'être laissée aborder au Maureen's ? S'excuse-t-elle pour quelque chose qu'elle a fait ou qu'elle va faire ? Merde pourquoi faut-il que ce soit si compliqué avec elle ?

La jeune femme rompt à nouveau le silence mais ça ne rend pas l'atmosphère plus légère pour autant. Oh non pitié, pas le couplet du gentil garçon. Pas de « ça vient de moi » « t'es un type super mais... » « t'es vraiment gentil mais comme un bon copain... » toutes ces phrases toute faîtes qui ne rassurent personne et certainement pas la personne à qui l'on adresse ces mots. Elle finit par s'asseoir à mes côtés et je ne fais aucun geste dans sa direction, garde mes distances, ne sachant pas réellement comment agir ou réagir à ses propos et ses gestes. J'arque un sourcil surpris et interrogateur quand elle rebondit sur l'assise du canapé, pas vraiment amusé. À dire vrai je ne sais absolument pas ce que je ressens présentement. Un peu de lassitude. Beaucoup trop de malaise. Une somme incommensurable de questions la concernant ?
Et le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne m'aide pas avec la suite de son discours. Il me faut me refaire plusieurs fois son petit laïus mentalement pour tenter d'y trouver une certaine cohérence, en vain. Mais une seconde alarme tinte quelque part dans mon crâne. Me balancer quoi d'un coup ? Qu'elle est lesbienne ? Qu'elle est atteinte du VIH ? Qu'elle est recherchée par la police et qu'il va falloir que je lui passe les menottes dans un scénario que je n'avais pas imaginé ?

Seulement quand elle commence ses explications je déchante vite et me sens soudainement honteux. D'avoir imaginé le pire, d'avoir pointé froidement le doigt sur elle et ses intentions, d'avoir remis en questions ce début de soirée. Une pointe de colère vient également ternir le tableau, parce que tenter d'imaginer la scène dans ma tête et que ce type ai pu....je préfère ne pas m'appesantir sur ce qui aurait pu arriver puisque ça n'est pas arrivé. Je suis également soulagé. Qu'elle ne se joue pas une nouvelle fois de ma personne, qu'elle ait assez confiance pour me parler de cette expérience traumatisante, que son malaise n'ait rien à voir avec moi. Je me retiens de poser ma main sur la sienne, pensant qu'un contact masculin est sans doute la dernière chose dont elle ai besoin ou envie maintenant.

Quand elle se remet sur ses pieds je ne fais rien pour la retenir, me retenant de lever les yeux au ciel et la laissant mariner un peu. C'est sans doute plus que mesquin mais je suppose qu'elle s'en remettra. « Oui bien sûr. Tu viens de me confier que tu t'étais fait agresser il y a quelques mois, que ça t'as marqué plus que tu ne le voudrais et je vais te laisser attendre un taxi dehors au beau milieu de la nuit, c'est totalement mon genre.... » Je plante mes yeux dans les siens, expirant bruyamment. Je ne sais toujours pas quoi dire ni quoi faire. Je me sens toujours naze quand ça la concerne et ça m'énerve au plus haut point. « Écoute je suis désolée que ce type t'ai fait ce qu'il t'a fait. Vraiment. Et je comprends parfaitement que tu....enfin que tu n’aies pas envie...d'aller plus loin. Merde tu vois ce que je veux dire » Je m'exaspère moi-même. « Mais je ne te forcerai jamais à faire quelque chose que tu n'as pas envie. J'espère que tu le sais. Oui j'avais envie de toi. J'ai plus ou moins toujours envie de toi mais je ne suis pas un pervers narcissique, je crois que je me remettrai d'une soirée sans sexe. » Et comme mon discours n'a de réel sens que pour moi....  « Ce que je veux dire c'est que tu n'es pas obligée de partir. Et nous ne sommes pas obligés de faire quoi que ce soit. Je n'ai pas envie que tu partes mais pitié, ne dis plus jamais que je suis adorable. Les mecs détestent s'entendre dire ça. » Je finis par esquisser un mince sourire. « Tu peux dire que je suis diablement sexy, attirant ça passe aussi, mais adorable... » Je grimace. « Un bébé chat est adorable, et je n'ai définitivement pas envie d'être un bébé chat. » Je fais non de la tête comme pour appuyer mes dires. « Reste. S'il te plaît. »  



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MessageSujet: Re: One night stand... Ven 15 Sep - 17:40



Il va la prendre pour un folle, une dramaqueen et la reléguer pour l’éternité dans la friendzone, c’est certain. Et Saoirse sait qu’elle le mérite au moins un peu. D’abord elle s’est sauvée pratiquement comme une voleuse après leur premier rencard et à présent, elle le chauffe dans un bar, lui promet monts et merveilles pour aller finalement se réfugier dans les toilettes puis lui raconter une histoire d’agression sans doute un peu bancale. Ou du moins, qui ne parait pas aussi impressionnante que pourrait le laisser à penser la réaction qu’elle a eu précédemment. Parce qu’elle n’a pas vraiment été violée… Du moins il n’y a pas eu pénétration. Le braqueur l’a juste copieusement tripotée et elle se maudit elle-même de se montrer si fragile face à toute cette situation. Mais visiblement, se répéter qu’elle exagère ne lui permet pas de passer à autre chose et de minimiser les faits.
Elle n’a plus qu’à attendre et se laisser faire… Connaissant Ethan, il va se montrer très compréhensif, possiblement lui tapoter l’épaule et lui glisser quelques paroles rassurantes avant de lui proposer de la raccompagner. L’irlandaise sait parfaitement que, même s’il est frustré, sans doute agacé, il ne va pas la mettre dehors comme une malpropre. Elle ne peut pas y croire. Pas après avoir aperçu l’expression de son regard pendant qu’elle lui racontait sa petite histoire. Mais est-ce que la pitié vaut mieux qu’une colère froide ?
Comme Saoirse s’y attendait, il commence par ironiser, pour lui faire comprendre qu’il n’a aucune intention de la laisser attendre un taxi dehors, seule, au beau milieu de la nuit. Le quartier semble tranquille mais ils sont à Chicago tout de même…et un quartier tranquille ne l’est toujours qu’en apparence. La jeune femme baisse les yeux, plus parce qu’elle a honte d’avoir cherché à le culpabiliser un peu et s’en tirer à meilleur compte que parce qu’elle est sincèrement touchée par ce geste et ne sait plus comment affronter tant de bonté.
Il enchaine ensuite, sans surprise, en jouant les parfaits gentleman. Ethan lui fait savoir qu’il ait désolé qu’elle ait eu à subir une telle expérience et qu’il comprend tout à fait sa réaction et le fait que ses gestes aient réveillés de pénibles souvenirs en elle… Mais ce qu’elle veut entendre, c’est que ça ne l’empêchera pas de réessayer.
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Et lorsqu’il parle de se remettre d’UNE soirée sans sexe, laissant entendre qu’il pourrait y en avoir d’autres : la jeune femme retrouve un peu espoir. Elle relève donc son regard azuré pour croiser le sien, de la reconnaissance et du soulagement dans le fond de ses prunelles. La suite de son discours va dans le même sens et la conforte dans l’idée qu’Ethan tient à elle et n’est pas prêt à s’arrêter là. Oh biens sûr, il le dit peut-être seulement pour être gentil, ou en se persuadant que parce qu’il s’est montré conciliant, elle acceptera de coucher avec lui dès demain mais… En attendant, cette réaction plait à la l’interne en médecine d’urgence.

Lorsqu’il en enchaine cependant, elle est un peu déstabilisée. Adorable ? Elle ne lui a jamais dit… Oh Seigneur, elle le lui a dit ? Elle lui a dit qu’il était ADORABLE ? Bon sang, elle se giflerait elle-même si le faire subitement ne terminerait pas de lui donner l’air d’une folle furieuse, bonne à enfermer.  Alors à la place, Saoirse éclate de rire. Un rire qui lui fait du bien et qui termine de faire redescendre la pression entre elle et son amant. Enfin amant…il faut le dire vite.
« Je suis désolée » pouffe-t-elle, dissimulant son sourire derrière ses deux mains, avant de les laisser retomber et de se mordiller la lèvre pour se forcer à retrouver son sérieux. « Tu as tout à fait raison, c’est…c’est sorti tout seul, dans la panique. Je retire immédiatement ce compliment ! Vous n’êtes absolument pas adorable Officier Moore. Mais vous êtes indéniablement toutes les autres choses que vous venez d’évoquer » assure-t-elle solennellement, avant de croiser ses bras sur sa poitrine. Son hilarité passée, elle recommence à se sentir un peu mal à l’aise. Elle reste partagée entre deux sentiments… Parce qu’Ethan lui plait et qu’une partie d’elle le désire ardemment. Mais il y a l’autre, celle qui lui refuse de l’approcher, craint qu’encore une fois, elle ne disjoncte et se comporte comme une imbécile effarouchée.
« Si tu veux bien de moi, j’aime autant rester » finit-elle par lâcher en revenant s’asseoir à ses côtés, puisqu’il n’a pas esquissé le moindre mouvement dans sa direction. Après une seconde d’hésitation, elle attrape sa main dans la sienne, se sentant comme une stupide collégienne… Et pour parfaire cette image, elle vient chastement déposer un baiser à la commissure des lèvres du policier.
« Et puis je suis très douée pour un tas d’autres trucs… En dehors du sexe je veux dire » plaisante Saoirse en prenant ses aises sur le sofa, gardant la main d’Ethan dans la sienne, entrelaçant ses doigts aux siens. « Je danse comme une déesse, je chante du Sinéad O’Connor encore mieux que l’original, je cuisine divinement bien, je peux plumer n’importe quel tocard aux cartes, tu connais déjà mes talents pour répéter les anecdotes de mon boulot et la liste est encore longue ! J’ai de quoi nous occuper pour des heures au moins » minaude la petite blonde dans un haussement de sourcils évocateurs, avant d’hausser une épaule. « Ou alors, je peux te convertir à l’amour des petits chats adorables à grands renforts de vidéos YouTube… »  


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MessageSujet: Re: One night stand... Sam 16 Sep - 15:32

One night stand
Saoirse & Ethan
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L'entendre rire fait redescendre un peu la pression imposée par le malaise latent de la situation. Et ce n'est que lorsque je laisse échapper une expiration appuyée que je me rends compte à quel point je retenais ma respiration face à ses réactions. Je suis au moins satisfait que ma vexation feinte lui permette à elle aussi de relâcher la pression. L'incertitude continue de suinter par chaque pore de ma peau, plus attentif que jamais à ce qu'elle pourrait dire ou faire afin de réagir en conséquence. Je ne veux certes pas la brusquer et tenter de geste maladroit qui pourrait être mal interprété et me faire passer pour ce que je ne suis pas, mais je ne veux pas non plus trop en faire et paraître condescendant ou refroidi par ce qu'elle vient de m'avouer. Je suis d'ailleurs heureux que l'on est avancé de quelques pas dans la zone de confiance, du moins en ai-je l'impression. Mais ce n'est pas si simple. Aucun mot ne définit concrètement ce que nous sommes l'un pour l'autre. Nous ne possédons pas cette intimité qu'on les personnes qui se fréquentent depuis un certain temps, pas cette complicité que l'on retrouve chez des amis qui s'offrent de temps à autres un petit extra...et nous n'avons plus de détachement des premiers instants quand tout se résumait au sexe. Dans tous les cas, quand bien même, le côté sexe de cette soirée vient de passer aux oubliettes donc...

Souriant à ses excuses, j'acquiesce lentement à ses propos, bombant légèrement le torse face à mes propres compliment en fin de compte. Mais elle approuve et c'est tout ce qu'il me faut pour me sentir de nouveau comme un coq en pâte. « Vous êtes pardonnée, interne Fuller » Mon regard glisse un instant sur elle, tentant de l'imaginer un instant en blouse blanche, avant de me rappeler que le terrain est plus que glissant ce soir, et surtout, miné. Je finis par détourner le regard quelques secondes, avant de l'accueillir sur le canapé quand elle prend place à mes côtés, acceptant ses gestes avec un sourire sans chercher à aller plus loin dans l'échange. Non pas que je n'en ai pas envie, de l'envie, j'en ai à revendre, mais je ne veux pas gâcher à cause d'un surplus de testostérone malvenue.

Louchant à présent sur nos doigts entrelacés, j'arque un sourcil intéressé, bougeant légèrement de côté pour lui faire face sans pour autant rompre le contact. Un léger rire passe la barrière de mes lèvres, me laissant porter par quelques images au fur et à mesure que Saoirse vante ses définitivement trop nombreuses qualités. « Oublie les chats ! Je viens d'avoir une image très précise de toi en train de cuisiner un bon petit plat, chantant à tue tête du O'Connor en te trémoussant, je cite, comme une déesse. Et avant que tu me frappes pour misogynie, je dois t'avouer que je suis un estomac sur pattes. » J'hausse à mon tour une épaule, un petit air coupable sur le visage. « J'ai toujours faim. Mais vraiment...tout le temps. Tu n'imagines pas le travail que ça me demande de parfaire ce corps d'athlète » Je fais un instant le fier, levant la tête, avant de nier tout ce que je viens de dire en bloc par un mouvement de négation de la tête. « Non, en vrai, tu peux me détester, j'ai un excellent métabolisme. Je mange comme un porc et j'prends pas un gramme » Un nouveau rire, avant de redevenir plus sérieux. « J'adorerai que tu cuisines pour moi. Sans machisme aucun. Juste parce que je ne suis doué qu'à faire des pâtes....souvent collées » Je souffle de désespoir pour ma propre personne. « Et ce serait très charitable de ta part de prendre pitié de moi. Une prochaine fois. » Petite moue enfantine. « Parce que j'aimerais vraiment qu'il y ai une prochaine fois. » Je fais une pause, plantant mon regard dans le sien, moins sûr de moi dans ce genre de propos. « Je ne veux pas te mettre la pression. Et je ne suis pas en train de te promettre quoi que ce soit mais...j'aimerais vraiment que cette soirée ne soit pas la dernière, et celle qui suivra non plus. » Ok je ne suis pas sûr de ce que je viens de faire ou de dire, ni même pourquoi je l'ai dit. Parce qu'il y a tout de même de fortes chances pour que tout ceci soit mal interprété et la fasse partir en courant. « Je...Tu...Tu me plais, et visiblement c'est réciproque. Et si ça ne doit pas être autre chose que ça alors ça m'ira très bien. Tant que tu ne joues pas au courant d'air au petit matin sans me donner d'explications. » Un demi sourire étire mes lèvres. « Toute façon tu me dois bien ça. Tu t'es trop vantée sur tes qualités scéniques, culinaires et joueuse de cartes pour me refuser le droit de les éprouver toutes sans exceptions et ce, à différentes occasions... »



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MessageSujet: Re: One night stand... Sam 16 Sep - 19:52


La jeune femme est soulagée de constater qu’Ethan est réellement attentif à ses besoins. Même si elle s’est rapprochée de lui, il se contente de la laisser faire, la laisser mener la danse et aller à son rythme. Elle a connu des hommes bien moins respectueux par le passé… Combien de fois a-t-elle dû sermonner ses camarades d’études lorsqu’ils disaient être d’accord pour patienter et se montraient finalement hyper tactiles sitôt qu’elle les approchait un tant soit peu ? La plupart des garçons estiment que si on peut donne un doigt, ils possèdent le bras complet y étant rattaché… Mais Ethan n’est vraisemblablement pas de cette trempe, ce qui est tout à son honneur et conforte la jeune femme dans son choix de ne pas avoir pris la fuite.
Se sentant de nouveau en confiance à ses côtés, Saoirse se laisse donc aller et fait de l’humour, en savourant plus qu’elle ne l’admettra jamais sa proximité avec le brun et le contact chaud de sa main contre la sienne. Elle espère que tout ça n’est pas qu’une façade et qu’il est vraiment prêt à se montrer patient et apprécie autant qu’elle ce petit moment de complicité d’un autre genre. Sans doute préfèrerait-il qu’ils soient en position horizontale à l’heure qu’il est - elle n’est pas tout à fait dupe - mais elle espère malgré tout qu’il tire une quelconque satisfaction à cette solution de secours.
Quoi qu’il pense de la tournure des évènements, il continue de jouer le jeu pour l’instant et répond à son petit laïus sur le même ton humoristique. La jeune femme se sert de sa main libre pour rejeter négligemment une mèche de sa chevelure peroxydée derrière son épaule, dans un geste théâtrale digne des plus grands clichés Hollywoodiens. Elle retrouve une moue plus ou moins sérieuse lorsqu’il se lance dans une confession sur son appétit insatiable et se fait devancer alors qu’elle s’apprête à faire une remarque sur son corps n’en laissant rien présager.
« Fais attention, tes remarques pourraient sous-entendre que de mon côté, je n’ai pas un métabolisme d’enfer et suis du genre à prendre du poids… Tu trouve que j’ai pris du cuissot depuis notre dernier rencard, c’est ça ? » fait-elle mine de se vexer en libérant sa main pour la refermer en un poing qu’elle abat sans trop de force sur l’épaule d’Ethan.
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« J'adorerai que tu cuisines pour moi » reprend-t-il une fois l’incident diplomatique évité de justesse. « Sans machisme aucun. Juste parce que je ne suis doué qu'à faire des pâtes....souvent collées » ajoute-t-il, penaud, faisant réapparaitre un sourire amusé sur les lèvres de Saoirse qui rattrape sa main dont la chaleur réconfortante lui manquait déjà.
Il ne lui laisse pas vraiment le temps de rebondir et enchaine en lui faisant comprendre une fois encore, qu’il aimerait vraiment qu’il y ait une prochaine fois… Saoirse soutient son regard quelques instants, sentant la pression retomber sur ses épaules et la gêne l’envahir. Elle voit bien que son interlocuteur n’est pas tellement à l’aise avec le sujet non plus, mais ça n’arrange pas vraiment son état. Au contraire en fait… Parce qu’ils ne sont sans doute pas gênés pour les mêmes raisons.
Lui est mal l’aise parce qu’il se livre et, de son côté, Saoirse rougit parce qu’elle n’a pas la moindre idée de ce qu’elle attend de cette relation et qu’elle n’a aucune envie de blesser Ethan. Quand elle l’a vu, installé au comptoir du Maureen’s Taverne aux côtés d’un autre fille, elle a vu rouge et s’est mise en tête de l’approcher sans prendre la peine de réfléchir aux conséquences de son geste. Ca a été viscéral. Mais qu’est-ce que ça veut dire au juste ? L’a-t-elle approché par simple jalousie, par principe ou parce qu’elle a réalisé avec cette vision qu’elle voulait finalement être avec lui ? Les choses se passent bien entre eux, ils ont un bon feeling et c’est un type bien. Il est charmant, sexy (comme il le dit lui-même) et vraiment intéressant mais… Mais est-ce qu’elle a envie de s’engager ? Là est la question. Et malheureusement, et la première réponse qui lui vient est non.  

Le sourire de l’interne se fane un peu et son regard se fait un peu plus fuyant. Tout à coup, la main d’Ethan dans la sienne lui parait un peu trop chaude, moite, et le contact n’est plus si agréable qu’auparavant. Elle la lâcherait bien mais ce ne serait vraiment pas délicat. Le message serait un peu rien trop brutal et elle n’a aucune envie de le froisser. Parce qu’elle n’est pas CERTAINE de ne pas avoir envie de s’engager. Elle n’arrive pas à s’imaginer autrement que célibataire mais si elle devait se lancer dans une aventure, alors il serait le candidat idéal. Si elle le rembarre une fois de plus, il aura toutes les raisons du monde de lui claquer la porte au visage et elle n’a pas envie de ça. C’est sans doute égoïste, cruel de le garder sous le coude mais l’irlandaise n’a jamais prétendu être une fille bien.
Et puis cuisiner pour lui n’engage pas à grand chose… De même que jouer aux cartes, danser ou chanter… Il y'a des bars karaoké partout en ville et elle pourra lui proposer de faire toutes ces choses en présence d’autres personnes, le temps qu’elle prenne une décision dans un sens ou un autre.  
« J’ai l’impression que tu doutes de mes propos, c’est assez vexant. Mais d’accord, je te prouverai que je suis toutes ces choses et plus encore ! Nous avons un deal monsieur l’agent » choisit-elle de plaisanter, préférant rebondir sur cette partie de son discours plutôt que sur le reste… Elle transforme leur geste tendre en une simple poignée de mains censée sceller leur pacte puis relâche sa prise dessus. Très vite, elle se force à bailler et se servir de cette fameuse main pour étouffer ce bâillement plutôt convainquant.
« Mais pour l’heure…je crois qu’il est temps de m’avouer vaincue par l’ennemi sommeil » lui sourit-elle, encore mal à l’aise, espérant que ça n’est pas trop visible.

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