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 (Flashback) Juste une soirée "peinard"

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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Dim 24 Sep - 11:09


Juste une soirée "peinard"
Cillian& Ethan
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Maintenant que l'adrénaline est retombée, que le calme est revenu, je sens la fatigue prendre le pas sur le reste. J'étais venu ici pour me détendre après une journée classifiée médiocre et je me suis retrouvé embarqué – de mon propre chef ceci dit – dans une bagarre de bar. Et bien que ce fut, je dois l'avouer, divertissant, je me serai bien passé d'un esclandre en public. J'espère toujours secrètement que personne n'a eu l'ingénieuse idée d'immortaliser l'instant avec un téléphone et que je ne ferai pas la une des sites médias du coin demain matin. Ce n'est pas tant que ça me dérange, mais mes chefs ne diraient certainement pas la même chose. Même sans uniforme, je ne suis pas censé me laisser aller à ce genre de sport nocturne. Et pendant quelques secondes mon esprit dérive vers Jo, celui-là même qui m'a enseigné à porter des coups. Et sa voix résonne dans ma tête, m'arrachant un sourire. « Ne te bats pas. Mais si tu dois le faire, assure toi de gagner ». Ce qui, finalement, est un bon résumé et de sa philosophie et de la mienne...

Je reporte mon attention sur Cillian, qui lui est bien présent et de nouveau en pleine possession de ses moyens. Je ne sais pas trop pourquoi je me suis laissé aller à lui parler de Sidney. Je range d'ordinaire mes amies dans un tiroir fermé à clés et n'en parle que très modérément. Encore plus quand il s'agit de ce genre d'amies. Il faut croire que veux faire confiance au barman et ses bonnes intentions. Du moins c'est ce qu'il prétend. Passé la plaisanterie sur son béguin pour ma personne, il l'assure oralement. Qu'il n'est pas ce genre d'hommes, celui à empiéter sur le territoire des copains. Celui qui fait passer les potes avant les nanas. À vrai dire je ne sais pas vraiment comment je réagirai moi-même. Je n'ai jamais eu à faire ce choix car aucune femme n'est restée dans ma vie suffisamment de temps pour que je me pose la question. Ça a toujours été les potes. Point. Mais je sais que je ne suis pas le genre d'ami à aller loucher sur une femme convoitée. J'acquiesce donc à ses propos. « Ouais, les potes avant les nanas » avant de grimacer et de revenir sur mes mots, nuançant un peu le débat. « Enfin, qu'on soit bien clair, si une bombe pénétrait le bar là maintenant et me demandait de lui payer un verre et de la raccompagner chez elle, je te laisserai te démerder tout seul » Un large sourire étire mes lèvres. « Les potes avant les nanas certes mais sauf cas d'extrême urgence, le sexe avant les potes. » Un léger rire passe ma gorge parce qu'au fond, je suis certain qu'il pense comme moi. Une occasion est une occasion. Tous les hommes comprennent ça.

Je me redresse pour calquer son mouvement, heureux qu'il propose que l'on sorte de ce cagibi pour retourner de l'autre côté. Encore plus heureux après sa proposition. « Je dis pas non mec. » Et je pense l'avoir mérité après cette séance sportive improvisée. Je le suis donc jusqu'au comptoir, m'assurant d'un regard que les connards alcoolisés ne sont pas revenus entre temps, et prends place sur un tabouret, le même quitté plus tôt dans le soirée. Une bière vient finalement prendre place devant moi et après avoir trinqué rapidement avec Cillian je m'en octroie une bonne rasade, autant par soif que par plaisir de relâcher un peu la pression cumulée. « Merci. Ça valait le coup de venir à ton secours princesse » Une dernière remarque moqueuse, juste pour la forme, parce que je ne le ferai pas dans la durée et ne lui rappellerai pas à longueur de temps cet incident, j'en profite ce soir. « Et toi alors ? Toi qui est si prompt à connaître ma vie sentimentale ? Qu'en est il de toi ? Tu croises des jolies filles tous les soirs ou presque, est-ce tu tires avantage de ta situation ? » Et je lui lance un regard qui dit clairement qu'il n'a pas intérêt à minimiser les faits et jouer les modestes. « Après tout je connais rien de toi. Tu pourrais tout aussi bien être marié et être père de trois gamins... »

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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Mar 26 Sep - 17:08

Juste une soirée "peinard"


Je note dans un coin de ma tête « le sexe avant les potes » en cas d’extrême urgence, non sans accompagner son rire du mien. Ethan m’imite et se redresse, visiblement totalement motivé par le verre que je propose de lui offrir. Un large sourire de ma part et nous quittons donc l’arrière salle pour retourner derrière le comptoir, où je m’entretiens brièvement avec mon collègue pour lui dire que j’arrête pour ce soir. Il hoche la tête, s’excuse de ne pas avoir mieux assuré et je le rassure d’une petite tape sur l’épaule. Plus de peur que de mal dans le fond même si j’ai pris cher et que mon arcade me fait un mal de chien, inutile de prétendre le contraire. C’est pour ça que je lui demande de se débrouiller tout seul : continuer mon service dans cet état-là ? Non. Après le verre partagé avec Ethan, je vais rentrer chez moi, me foutre un sac de petits pois glacés sur l’œil et savourer ce moment au calme. En attendant que ce moment arrive, l’idée est de partager un petit moment sympathique avec Ethan et pour ce faire, la bière est essentielle. Je nous sers donc deux jolies pintes que j’amène avec moi. Je pose la pinte d’Ethan devant lui, me saisis de la mienne après m’être assis et trinque bien volontiers avec lui avant de savourer une bonne gorgée de bière. Y’a pas à dire, et ce n’est pas parce que je travaille ici, mais la bière au Maureen’s est juste divine. Je laisse échapper un petit rire quand Ethan me remercie en ne manquant pas de m’appeler « princesse ». Je pense que ça va rester ça et que cette soirée, je vais en entendre parler pendant un long, long moment mais ça ne me dérange pas. Venant de lui, ça ne me dérange.

Je manque d’avaler ma seconde gorgée de travers quand il me pose soudain des questions sur ma propre vie sentimentale. En même temps c’était à prévoir puisque je lui ai moi-même posé pas mal de questions, il est logique qu’il me les retourne ces questions. J’esquisse un sourire quand il parle de mon métier qui me permet de tirer avantage de ma situation et mon sourire s’élargit quand je vois le regard qu’il me lance. Et puis, ce qu’il dit ensuite me hum… Refroidit un peu. Je sens mon sourire se faire tout à coup moins large et je m’intéresse tout à coup de très très près à l’intérieur de ma pinte. Il dit qu’il ne connait rien de moi et c’est vrai. Moi j’en connais peu de lui mais j’en connais un peu, surtout depuis ce soir. Lui par contre, choux blanc me concernant. C’est voulu. M’étaler ? Je n’aime pas ça même si lui je l’aime bien. Parce que m’étaler ça veut dire parler du passé, ça veut dire possiblement rentrer dans les détails et donc possiblement mentionner mon passage par la prison et ça n’a pas été une incarcération de quelques semaines quoi… Je termine par secouer doucement la tête de droite à gauche quand il parle des enfants que je pourrais avoir.

« Non, j’ai pas de gamins. Enfin pas que je sache. » j’ajoute en essayant de me détendre un peu. « Si ça se trouve j’ai des gosses un peu partout en ville et je ne le sais pas. » je dis en écarquillant les yeux d’une manière théâtrale avant de laisser échapper un petit rire. « Non. Pas de risque. Je fais attention. Et pour te répondre oui, je profite quand même de ma situation. Enfin… Je ne sais pas si profiter est le bon mot parce que je ne me sers pas de mon boulot pour coucher avec tout un tas de nanas mais c’est plus facile d’en rencontrer oui.  Je les collectionne pas. » je dis avec sérieux parce que je ne veux pas qu’il me prenne pour ce que je ne suis pas. « Mais quand une nana me plaît et que je lui plais, je ne me pose en général pas de questions. Je fonce. Je profite. Je ne me soucie pas du lendemain et en général, je propose pas de lendemain. La vie est trop courte. »

Sur quoi je relève ma pinte et boit une nouvelle gorgée. Oui la vie est trop courte et bon, plus de sept ans passés en prison ça remet les choses en place et quand on sort, on a envie d’en profiter, ce qui est normal. Enfin, dans mon esprit ça me paraît normal. Est-ce que j’en parle ? Est-ce que je me justifie ? Je n’ai vraiment pas envie de passer pour un connard à ses yeux mais si je lui dis, je vais carrément être l’ex-taulard. Est-ce que j’ai envie de devenir ce type pour Ethan alors que nous sommes quand même sur une bonne voie ? Est-ce qu’il est le genre de type à juger pour « ça » ? J’aimerais croire que non mais les gens ont le jugement tellement facile. Ceci dit… Est-ce que j’ai envie d’être ami avec quelqu’un qui juge les autres ? Non. Est-ce que j’ai envie de me faire passer pour ce que je ne suis pas ? Je le fais déjà avec les KOS, avec les gens au quotidien, avec mes collègues alors le faire avec un ami… Non. Je pousse un soupir en observant une nouvelle fois le fond de mon verre que j’ai presque à moitié vidé déjà.

« En fait… J’ai pas eu hum… De relations pendant un long moment alors forcément, je peux pas nier que je me rattrape même si je ramène pas une nouvelle nana tous les soirs à la maison. »

Bon. Je le dis ? Je le dis.

« J’ai fait de la prison. » je souffle un peu plus bas pour que seul lui m’entende. Je me risque à relever mon regard vers lui. « Une grosse connerie. Et ça m’a coûté sept ans. Je suis sorti l’année dernière. Personne ne sait. » j’ajoute très rapidement pour lui signifier que je viens de le mettre dans la confidence.

Et j’espère franchement que je ne vais pas regretter ce choix.






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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Sam 30 Sep - 18:34


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« Si ça se trouve j’ai des gosses un peu partout en ville et je ne le sais pas. »

Je laisse mon regard se perdre dans le vide, essayant de ne pas imaginer la possibilité que j'ai, moi-même, un ou plusieurs enfants quelque part sans même en avoir connaissance. Mais c'est comme le principe d'essayer de ne pas penser à quelqu'un ou quelque chose, l'idée n'en devient que plus entêtante. Bordel pourquoi j'ai plaisanté sur ce sujet pourtant un brin sensible pour moi ? Quel con ! Parce qu'elle existe, cette possibilité que je suis un salaud et un lâche pour un gosse. Ou un putain de point d'interrogation comme ma mère l'est pour moi. Et bien que je ne laisse rien paraître, cette idée m'inquiète plus que je veux bien l'admettre. J'ai beau faire attention avec les femmes, rien n'est vraiment sûr à cent pour cent....
Me concentrant de nouveau sur Cillian et ce qu'il me dit, j'essaie de faire abstraction de cette obsédante pensée, retrouvant un sourire de façade pour ne pas gâcher la bonne humeur du moment. Mon esprit dérive un bref instant sur Sidney et Saoirse, la simplicité et la complexité, l'amitié et...je ne sais pas trop quoi. Je ne sais jamais avec elle à dire vrai...

« Mais quand une nana me plaît et que je lui plais, je ne me pose en général pas de questions. Je fonce. Je profite. Je ne me soucie pas du lendemain et en général, je propose pas de lendemain. La vie est trop courte. » Je bois une gorgée de ma bière pour noyer mes pensées, souriant plus largement sur la légèreté des relations qu'entretient visiblement le barman avec la gente féminine. Peut-être que je devrai me contenter de ça aussi. Des relations sans lendemain et sans prise de tête. Ça semble fonctionner pour la plupart des gens de mon âge pas encore emprisonné dans les liens « sacrés » du mariage. Ne plus se poser de questions, ne plus douter, profiter sans conséquences. Arrêter d'être le dindon de la farce et ce type 'gentil' sur lequel on peut piétiner parce qu'il est cool et compréhensif. Et bien le gentil en a marre d'être compréhensif, d'être à l'écoute, de sourire pour cacher ses propres problèmes parce que contrairement à la majorité des gens il n'aime pas les exploser aux yeux de tous. C'est donc silencieusement que je me promets de suivre plus scrupuleusement les conseils de Cillian. Enfin ce que je prends pour des conseils sans qu'il en ait conscience. Et je trinque mentalement à cette idée. La suite du discours du barman, en revanche, me fait quelque peu froncer les sourcils. Hum...je suis pas sûr de comprendre ni certain d'avoir envie de savoir ce genre de choses. Enfin, est-ce qu'on est assez proches pour parler autant de ces sujets, du pourquoi et du comment ? Est-ce que ma question sous entendait que je voulais qu'on traîne plus que de raison sur ce terrain en particulier. Non clairement, je ne suis pas prêt à connaître autant de détails sur la vie intime de mon nouvel ami mais avant que je ne l'arrête verbalement il me lance une bombe à laquelle je ne m'attendais clairement pas.

Mon verre, que je venais de lever pour le porter à nouveau à mes lèvres retombe lourdement sur le comptoir et je reste muet, attendant le moment où il rira et que je comprendrais qu'il vient de se payer ma tête. J'attends, encore, mais le moment ne vient pas et je me rends compte que Cillian est sérieuse. Genre, très sérieusement sérieux. Et je reste muet, me demandant comment on est passé du sujet des filles à celui de la prison. Bon, en fait, si clairement, le lien est tout trouvé. Mais là n'est pas la question. Il a fait de la prison. Je suis flic – ce qu'il ignore – et il vient de m'avouer qu'il est un ex taulard. Que celui que je connais depuis quelques mois et apprécie comme un ami, que j'aurais laissé entrer chez moi sans problèmes, est un putain d'ex taulard.
Je bois finalement une gorgée de ma bière, puis une autre, et finalement une troisième avant de reposer le verre. Une grosse connerie il a dit. Une grosse connerie et sept ans de cabane ! Sept ans. On ne fait pas sept ans pour rien ! J'essaie de prendre un peu de recul, de ne pas juger trop hâtivement, de me souvenir que si Jo n'avait pas été là à mes quatorze ans moi aussi je serai probablement derrière les barreaux à l'heure actuelle. Que tout le monde peut se tromper et a droit à une seconde chance. Mais pour ça j'ai besoin de poser la question qui me brûle les lèvres. « Qu'est-ce que t'as fait ? Je veux dire...Puisqu'on en est au stade des confidences et de l'honnêteté pleine et entière, cette grosse connerie, c'était quoi ? » Non je ne veux pas juger hâtivement, mais je ne peux pas lui donner ma confiance si je ne sais pas.

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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Dim 1 Oct - 9:44

Juste une soirée "peinard"


Bombe lâchée et je n'ai absolument aucun contrôle sur les dégâts qu'elle va occasionner à notre amitié. Mais j'ai senti que c'était le moment d'être totalement honnête avec lui. Peut-être que c'était une grosse connerie, peut-être que je vais m'en mordre les doigts mais j'ose croire que ça ne va pas le faire fuir. J'ose croire qu'il va être assez intelligent pour ne pas me juger sur une chose faite dans le passé. Je ne peux qu'espérer d'ailleurs. Je le regarde en silence, observe chacune de ses réactions. Il repose son verre, me fixe sans rien dire. Quoi ? Est-ce qu'il s'attend à ce que je rajoute quelque chose ? Qu'est-ce que je pourrais rajouter franchement ? Donner la raison ? Faudrait déjà qu'il se remette de l'annonce parce que visiblement, il a besoin de se remettre vu le mutisme dans lequel il s'est enfermé. C'est sûr que c'est surprenant, choquant sans doute aussi mais à ce point-là ? Pour sa défense, je ne lui ai pas annoncé que j'ai passé quelques mois en prison : sept ans ce n'est pas rien et j'imagine que les rouages de son cerveau sont en train de faire le lien, sont en train de tenter de comprendre ce que j'ai pu faire pour récolter sept ans de taule. J'en ai récolté huit d'ailleurs. Je ne l'ai juste pas précisé. Lorsqu'Ethan se remet en mouvement, ce n'est pas pour me parler ni pour me poser la moindre question, c'est d'abord pour reboire de la bière. Une gorgée. Il enchaîne avec une autre. Ok... Donc ça craint vraiment pour notre amitié là. Une troisième gorgée. C'est mort. C'est juste mort. Alors je me perds dans la contemplation de mon verre après avoir bu moi-même une gorgée. Fais chier... « Qu'est-ce que t'as fait ? » Je relève mon regard vers lui. Il a enfin retrouvé l'usage de la parole et bien sûr que c'est pour me demander ce que j'ai fait. Je ne suis pas étonné. Et dans un sens il n'a pas tort : puisque j'ai lancé la phase honnêteté, autant aller jusqu'au bout, autant tout balancer. Tout du moins concernant cette partie-là de ma vie. Il réitère sa question, la précise : « Cette grosse connerie, c'était quoi ? ». Je l'observe encore un moment en silence avant de boire une nouvelle gorgée de bière. De toute façon, au point où j'en suis... Au moins, en lui disant tout, il aura toutes les cartes en main et si après ça il décide que ça doit s'arrêter là...

Ma foi, cela voudrait dire que n'étions pas faits pour être amis, voilà tout.

« Un cambriolage dans un musée de Santa Fe. » j'avoue donc en le regardant sans ciller. J'assume. Le truc, et je le sais, c'est qu'il va se demander comment j'ai pu en arriver là. Il va s'imaginer que j'ai dû baigner dans l'illégalité pendant longtemps, il va s'imaginer que j'étais un pro alors que c'était mon seul et unique cambriolage. Je laisse échapper un soupir. « Y'a dix ans de ça, j'étais pompier professionnel. Ici, à Chicago. C'est là que je suis né. » je lui explique, décidé à prendre les devants, avant d'autres questions, avant des déductions intérieures. « J'vais t'épargner les détails mais, quand mon père adoptif s'est fait buter, ma mère a pété les plombs et elle a fini en taule à force de faire des conneries. J'ai décidé de tout envoyer chier. Ma carrière, mes amis, ma vie ici... J'ai juste mis fin à tout ça et je suis parti. Je me suis posé à Santa Fe, j'ai trouvé un boulot de veilleur de nuit dans un musée et franchement, j'étais à mille lieux de penser à faire un truc pareil. Mais, je me suis inscrit dans un stand de tir, une nana m'a fait une proposition et j'ai accepté. Encore aujourd'hui je sais pas trop pourquoi. Tout comme je ne sais pas pourquoi notre plan si bien préparé a foiré. En tout cas, nous nous sommes faits choper et j'ai pris huit ans pour ça. Je suis sorti au bout de sept. Un an de gagné ça paraît rien mais c'est tout. C'est vraiment tout. Un an de moins dans cet enfer... »

Je me tais soudain, subitement rattrapé par tout ce que j'ai vécu là-bas. Absolument tout. J'en serre les poings en détournant mon regard que je sais assombri. Ces détails-là, je ne vais pas les partager avec lui. Je ne les partagerai sans doute jamais avec personne. Je ferme brièvement les yeux, prends une profonde inspiration pour me calmer et les rouvre pour les reporter sur Ethan.

« Tu vas prendre la fuite ou bien ?... »

Je suis direct. Sans détour. Je veux savoir ce qu'il en pense et ce qu'il a l'intention de faire.



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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Dim 1 Oct - 18:45


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« Un cambriolage dans un musée de Santa Fe. »

Les mots résonnent dans ma boîte crânienne. Cambriolage. Et je ne sais pas si je suis soulagé ou inquiet. Soulagé parce que l'homme assis à mes côtés et que je pensais avoir cerné un minimum n'est pas un tueur de sang froid ou un violeur multi récidiviste. Ou pire...parce que oui, il y a pire. Cambriolage. Soulagé parce que c'est une affaire de vol et non de crime au premier degré. Mais tout de même inquiet parce que c'est une toute autre personne qui m'apparaît soudainement. Bien loin du type sympa et sans prise de tête avec qui j'ai sympathisé il y a quelques mois. Bien loin de toute cette légèreté apparente et du rafraîchissement qu'il m'offrait dans mon quotidien. Je suis bien placé pour savoir qu'un sourire peut cacher des choses bien plus sombre qu'on laisse paraître mais la prison...ça c'est une sacrée claque. En pleine face.
Et inquiet aussi parce que Cillian vient de me faire cet aveu sans savoir que je suis de l'autre côté de la barrière, que je suis flic. Et que ça risque de le faire regretter cet aveu de confiance.

Alors je garde le silence, le laisse me faire un topo de sa vie et du pourquoi du comment. J'apprécie que le jeune homme ne cherche pas à minimiser ce qu'il a fait ou à porter la faute sur un autre. Il assume. Et j'enregistre tout ce qu'il me dit, acquiesçant de façon muette, encore un peu sous le choc il faut l'avouer. Je bois encore un peu de ma bière, pensif, quand il formule une question qui déterminera la suite de notre relation. Du moins ma réponse le fera. Je tourne mon visage vers lui et plante mon regard dans le sien. Je n'ai pas le droit de le juger. D'autres l'ont fait et il a payé sept ans de sa vie pour ce crime. Sa dette a été payée. Il ne doit plus rien à la société. Il ne me doit rien à moi. J'aurais pu finir comme lui, j'ai juste eu de la chance au moment opportun. Une chance qui m'a fait changé de direction et garder la bonne voie. Cillian a vrillé à un moment donné de sa vie mais ça ne veut pas dire que je dois condamner toute sa personne pour, comme il l'a dit, une grosse connerie. « C'est pas mon truc » Je hausse les épaules et grimace. « Prendre la fuite. » Je précise pour la forme. « Je devrais apprendre pourtant, pour m'auto préserver » Et je ne parle pas de lui évidemment. Je parle de mon paternel, de tout ce qu'il me fait endurer depuis presque trente deux ans maintenant, du poids qu'il représente, solidement accroché à l'une de mes chevilles et que je traîne comme un boulet. De cette inquiétude qui ne me quitte jamais vraiment. De la peur de le retrouver mort étouffé par son propre vomi. De cette douleur lancinante parce qu'il m'a toujours considéré comme un fantôme. Alors oui je devrais fuir mais je ne le fais pas. Je ne fuis pas mon père, je ne fuis pas les femmes qui se jouent de moi. Je suis le pantin de leurs désirs....

Et Cillian est certainement celui qui s'est montré le plus honnête présentement. « Mais je ne le fais pas. Je ne le ferai pas » Je lui adresse un demi sourire. « Parce que je crois au seconde chance. Et seulement au seconde. » Histoire de lui faire comprendre que je ne le juge pas pour ses erreurs passées mais que ma conception de la rédemption a ses limites et que je ne suis pas l'idiot du village. « Et puis c'est peut-être toi qui va prendre la fuite d'ici trois secondes... » Je laisse s'installer le silence, sans peser réellement le pour et le contre de ma prochaine phrase. Puisque le barman a décidé que ce soir était la soirée des grandes révélations, puisque ce soir il a décidé qu'il fallait être honnête et tout mettre à plat pour voir si cette relation amicale avait un avenir solide ou non, je me dois de lui rendre la pareille. Reposant ma bière, je laisse finalement un sourire amusé étirer mes lèvres, appréciant tout de même l'ironie de la situation.

« Ouais, tu voudras peut-être prendre la suite quand je t'aurais dit que je suis flic »

Et parce que en effet, l'ironie est palpable, je trinque une deuxième fois avec lui.


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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Dim 8 Oct - 19:43

Juste une soirée "peinard"


Prendra la fuite ou pas ? Ce serait dommage mais ma foi, je sais à quel point la prison peut être rédhibitoire pour certaines personnes alors... « C'est pas mon truc » qu'il termine par dire au bout d'un certain moment, au bout d'un silence qui m'a semblé à moi un petit peu trop long. Je fronce les sourcils ne saisissant pas : ce n'est pas son truc d'être ami avec un ex taulard ? Ah non. Ce n'est pas son truc de prendre la fuite qu'il ajoute ce qui est rassurant, c'est vrai. J'en viens à esquisser un petit sourire quand il dit qu'il devrait apprendre à le faire pour se préserver. Je ne le prends pas particulièrement pour moi mais je le comprends. C'est la même chose pour moi : je devrais apprendre à savoir quand arrêter, quand me tirer pour éviter des emmerdes mais je ne sais pas faire non plus. Nous formons donc un duo d'idiots incapables de dire stop quand il le faudrait. Et mon sourire s'élargit bien malgré moi quand il me confirme qu'il ne s'enfuira pas. Je me crispe un peu ceci dit à la suite de sa phrase, quand il parle de seconde chance et seulement de seconde chance. Je pense au blouson qu'il y a dans les vestiaires, à ma bécane dehors. Je pense au MC, à ce que je fais déjà, ce que je vais faire, jusqu'où je risque d'aller. Est-ce qu'il m'en voudra le jour où il apprendra cette vérité-là ? Sans doute oui. Mais peut-être n'aurai-je jamais à la lui avouer. Je passe rapidement à autre chose quand il m'annonce soudain que c'est peut-être moi qui vais prendre la fuite d'ici trois secondes. Froncement de sourcils, tête qui se secoue de droite à gauche sous la curiosité. Pourquoi est-ce que je voudrais m'enfuir ? Sauf qu'il ne dit rien, laisse planer le silence encore une fois et termine même par esquisser un petit sourire amusé après avoir reposé sa bière sur le comptoir. Je plisse les yeux et esquissant à mon tour un petit sourire, pas amusé mais intrigué, me demandant franchement à quoi il joue et surtout de quoi il parle. Et quand il lâche la bombe mon sourire se transforme en quelque chose de bien différent. Pas une grimace mais...

Je suis surpris.
Sur le cul même on peut le dire.

Lui récupère sa bière pour trinquer de nouveau avec moi et moi... Eh bien je reste là, à l'observer laissant l'information se faire une place dans mon esprit il est flic. Merde. Merde parce que... Je suis un KOS et c'est forcément incompatible. Forcément... Alors je détourne mon regard, m'intéresse subitement au contenu de mon verre alors que je sais qu'au fil des secondes, je me ferme. Il n'y est pour rien lui et techniquement, j'ai rien contre les flics, contre les bons s'entend sauf que là il est et là où je suis... Eh bien ça fait de nous des ennemis sauf qu'il ne le sait pas. Et je ne sais pas quoi faire. Je suis paumé. Là, en quelques secondes, il vient de me faire perdre pieds parce que je l'aime beaucoup, que cette amitié que nous construisons j'y tiens vraiment et en plus, c'est un gars génial qui ne juge pas par rapport au passé. Je veux dire, je viens de lui balancer que j'ai fait sept ans de prison pour le casse d'un musée et, bien qu'il soit flic, il est prêt à continuer. Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai besoin d'un peu de temps pour réfléchir.

« Bah... Personne n'est parfait. » je souffle finalement en tentant une petite pointe d'humour, ce qui va me permettre de gagner un peu de temps pour savoir quoi faire, quoi dire. Je reporte mon regard vers lui et me force à sourire. Ni vu ni connu ceci dit : j'ai appris à être bon à cacher les émotions quand il le faut. « Je veux dire, j'ai bien fait de la prison. Toi t'es flic. On a tous des défauts hein... » Le sourire s'élargit un peu et je porte le verre à mes lèvres avant de poursuivre, les mots me venant au fur et à mesure. « Bon et t'es quel genre de flic ? Je veux dire, tu fais quoi exactement ? »

Voilà, ça c'est la meilleure manière de procéder pour le moment. Me renseigner un peu sur ce qu'il fait, le poste qu'il occupe, pour savoir dans quelle mesure être son ami serait une menace pour moi, pour le club. Et ça m'aidera à me décider, ça m'aidera à savoir si je lui dis la vérité à ce propos ou pas.


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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Lun 6 Nov - 2:36

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Cillian& Ethan
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Sa réaction doit ressembler à la mienne quelques minutes plus tôt, après la grande révélation du braquage de Santa Fe. Surpris, cela va sans dire. C'est la réaction classique des gens à qui je cache cette information. Enfin cacher est un bien grand mot. Disons que je ne le crie pas sur tous les toits ni aux personnes que je viens de rencontrer. On a beau dire, l'uniforme policier fait naître d'avantage la méfiance que n'importe quel autre sentiment, et si j'y suis habitué, je n'ai pas envie de l'affronter quand je suis en civil, sur mon temps libre, à profiter un peu de la vie. Je n'ai pas envie de lire cette méfiance dans le regard de mes vis-à-vis, pas envie de les sentir reculer dans la conversation parce qu'ils deviennent paranoïaques et s'imaginent déjà que j'ai accès à tout un tas d'informations compromettantes les concernant. L'information télévisuelle y est pour beaucoup sans doute. S'ils savaient que ça ne fonctionne pas ainsi, que chaque recherche laisse des traces et qu'il vaut mieux avoir une bonne raison d'en lancer une si elle n'est pas directement demandée par un supérieure hiérarchique. Si les gens savaient ce genre de choses peut être qu'ils psychoteraient moins pour des broutilles. Mais même quand je leur dis, certains pensent durs comme faire que je cache la vérité pour mieux leur mettre à l'envers. Souvent ceux qui pensent à la grande théorie du complot et que nous sommes tous des pions du gouvernement et du FBI....

Quoi qu'il en soit je ne peux pas vraiment en vouloir à Cillian de marquer un temps d'arrêt. Je lui laisse patiemment digérer l'information et se faire à l'idée qu'il vient de révéler de son plein gré à un flic qu'il est un ex taulard. Oui, dit comme ça, on ressemble à un duo dans un mauvais télé crochet pour adolescentes, ce qui me fait sourire mentalement. Une bromance est née ! Sortez les violons ! Enfin si Cillian ne se barre effectivement pas en courant, ce qui serait assez malvenue après ma réaction plutôt encourageante face à son passé houleux. Si je ne l'ai pas jugé pour ses actions passées, il n'a pas le droit de me résumer simplement par ma profession. Même si ça rend les choses plus compliquées entre nous, ça ne veut pas dire que cette amitié est impossible.

Il finit par briser le silence qui commençait à s'éterniser et me fait lâcher un léger rire qui m'aide plus à décompresser qu'autre chose. Personne n'est parfait ? Si c'est sa réponse alors ça me va. Mon sourire s'éternise un peu et je secoue la tête. Cette soirée était censée être peinard, sans rebondissement particulier...J'acquiesce lentement au résumé très bref de nos deux révélations. « Ouais, j'aurais pu être un sale con prétentieux et égoïste ou un pervers narcissique mais je suis juste un flic. Ça passe crème » Petite moue pour assurer ma position, petit mouvement de la main pour accompagner la parole et je bois une gorgée de bière pour digérer tout ce qui vient d'être dit. Le temps nécessaire au barman pour s'intéresser un peu plus à mes fonctions. « Arf, je suis personne d'important. » Ce qui est vrai. « Tu vois ce flic dans les séries qui brille pendant les conférences de presse ? C'est pas moi. » Nouvelle gorgée de bière après avoir fait non de la tête. « Et cet inspecteur brillant qui résout toutes les enquêtes à lui seul ? Style Columbo ? Bah c'est pas moi non plus. » Je laisse passer un ange, m'amusant de le faire languir par ce petit jeu de situation. « Et ce flic charismatique aux phrases d'accroche parfaites comme le rouquin des experts ? J'en suis loin. En fait, moi, je suis le flic qui apparaît dans les premières minutes de chaque épisode, qui a deux phrases de dialogue avant de céder la place aux vrais héros du show. Pour résumer je suis juste un officier de police tout ce qu'il y a de plus basique. » Nouvelle gorgée de bière alors que je le laisse s'imaginer en quoi consiste mon travail. « Entre toi et moi, je suis le premier sur les lieux pour faire la basse besogne que les autres n'aiment pas et je les regarde récolter les lauriers. Mais ça me plaît. Je fais genre je me plains et tout mais j'aime ça. » Plus que je ne veux bien l'admettre. « Ça va ? Rassuré Scofield ? » Bah quoi, si on s'accepte l'un et l'autre, on peut peut-être commencer les vannes stupides et puériles non ?

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by Wiise

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MessageSujet: Re: (Flashback) Juste une soirée "peinard"    Ven 24 Nov - 20:22

Juste une soirée "peinard"


Savoir qu'il est flic ne rend pas les choses faciles. Par rapport à mon appartenance aux KOS, principalement. Si je ne faisais pas partie du club les choses seraient plus simples, je n'aurais pas à m'inquiéter mais je m'inquiète. Je m'inquiète parce que j'apprécie Ethan et tout risque d'être foutu en l'air. J'esquisse un bien maigre sourire, craignant la suite. Si je suis un peu rassuré quand il m'annonce soudain qu'il n'est « personne d'important », ce qui dans ma tête signifie qu'il est n'est pas forcément enquêteur et donc aux miches des KOS, je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de... Je ne sais pas vraiment en réalité. Peut-être de la déception mais pour lui en fait. Surtout vu la façon dont il amène la chose, la façon dont il m'explique qu'il n'est pas ces personnes dont on entend parler en général, que l'on voit dans les conférences de presse... Le truc, en fait, c'est que je sais que ça fait. Je sais ce que ça fait parce que j'ai d'abord été un bleu chez les pompiers et je suis maintenant un prospect chez les KOS. Le bas de la chaîne alimentaire, celui qui fait les boulots les plus ingrats, celui qui est traité comme de la merde tout en devant prouver qu'il n'en est pas une. Je connais ça, ce sentiment d'être au bas de l'échelle bien que je ne sache pas si ça le pèse ou ça lui convient comme ça. Peut-être qu'il le vit parfaitement bien et d'ailleurs, c'est bien ce qu'il me confirme quelques instants plus tard après avoir repris une énième gorgée de bière. Il m'affirme que ça lui plaît, ce qui me rassure et me fait sourire. Tant mieux. C'est bien. Son « rassuré Scolfield » me fait rire bien malgré moi. Parce que j'aime la référence. J'aime la légèreté. Je hoche la tête par la positive parce qu'en plus oui, techniquement, je suis vraiment rassuré. C'est con hein mais... Disons que d'en connaître davantage sur ce qu'il fait, savoir ce que je sais, ça me permet de me détendre un peu par rapport à ce qu'il me reste, moi, à lui dire.

« Oui, ça va merci, Sherlock. » je lui réponds avec un sourire avant de boire à mon tour une bonne gorgée de bière.

J'essaye de rester dans le ton donné, dans la légèreté, surtout avec ce que je suis sur le point de lui avouer. Enfin avouer n'est pas forcément le terme approprié. Techniquement je n'ai rien à avouer, juste à lui expliquer que je fais partie d'un gang de motards que les flics surveillent de près... C'est tout. Rien de bien important hm ?... Si ce n'est pas si important, pourquoi est-ce que je me renferme au fil des secondes ? Pourquoi est-ce que j'ai l'estomac qui se noue ? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que je suis sur le point de me mettre dans une situation délicate et peut-être même dangereuse et pour moi et pour le club ? C'est tellement délicat... En même temps, je ne lui ai rien, il ne m'a rien fait, et peut-être que le club ne lui a rien fait... Pas encore en tout cas. De toutes les façons, si on décide de se faire confiance, d'être amis, véritablement amis, on pourra très bien laisser de côté ce que nous sommes le reste du temps, non ? En y réfléchissant, ça doit être possible, qu'il ne m'apparaisse pas comme un flic et que je ne lui apparaisse pas comme le membre d'un gang. Peut-être qu'un jour nous serons obligés d'y prêter attention mais d'ici là... Avant d'arriver où que ce soit, je dois de toutes les façons lui parler et si ça se trouve, le simple fait de lui dire va lui faire faire définitivement machine arrière.

Au moins nous serons tous deux fixés.

Un soupir donc avant de reboire une gorgée de bière et de planter un regard sérieux dans le sien.

« J'ai encore un truc à te dire. Je suis pas sur le point de te faire une blague foireuse... » j'ajoute rapidement craignant qu'il s'imagine que mon air sérieux est surfait, qu'il s'agit en fait d'une sorte de leurre pour ensuite sortir un truc débile. Non, là en l'occurrence je suis très sérieux. Extrêmement sérieux. « Quand je suis pas derrière ce bar, je porte un cuir. » C'est vague et je n'attends pas qu'il essaye de faire une éventuelle connexion entre mes mots et les KOS. J'y vais franchement. « Je suis membre des Kings Of Speed. Enfin membre pas tout à fait encore, je suis pas encore patché mais ça va venir. Je suis avec eux. » Plus ou moins, moins que plus d'ailleurs pour le moment et je ne sais pas encore où sera ma place même lorsque je serai patché mais... Un autre soupir. « Je préfère être honnête plutôt que tu me croises sur ma bécane avec le cuir et que... Enfin, je préfère que tu saches. Parce que j'ai bien conscience que peut-être... Enfin, je sais pas. Je vois pas pourquoi on pourrait pas être potes mêmes si les autres risquent de sauter au plafond s'ils apprennent qu'on se voit mais... J'en sais rien. »

Je m'emmêle les pinceaux là. Je me frotte la nuque avant de reprendre de la bière. Un bref haussement d'épaules.

« Qu'est-ce que tu en penses ? »

On verra...



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(Flashback) Juste une soirée "peinard"
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