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 blood on my name | jade

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MessageSujet: blood on my name | jade Jeu 13 Juil - 16:24



blood on my name
ft. jade


Le calme avant la tempête, c'est ce qu'ils disent, ce qu'ils prônent et il commencerait presque à y croire. La nuit s'est affalée, opaque, couverte, menaçante pour les âmes paranoïaques, effrayées du monde et de ses hasards violents, effrayées des temps et des conséquences qu'il peut avoir sur chacun. Lui esquisse un sourire en constatant que l'éclairage fait encore des siennes, là, au-dehors d'un bar qu'il prend plaisir à faire tourner ; plus qu'il n'aurait pu l'imaginer, fut un temps, lorsque seul l'exil n'était à envisager. Pour lui, les ténèbres se sont défaites, malgré elles, malgré le Loup qui grogne en son sommeil là dans les profondeurs d'un être qui commence à se comprendre, à se connaître ; pleinement, enfin. Il n'y aura pas de tempête pour son univers, pour cette vie qu'il commence à mener au mieux, doucement, apprenant à faire avec ce qu'il n'a jamais su, ce qu'il sait désormais, ce qu'il doit assumer malgré ce manque évident de savoir faire. Un soupire, un dernier regard vers l'extérieur qu'il fait disparaître derrière un épais rideau de fer, délaissant l'ouverture sur une société qu'il n'arrive cependant pas encore à intégrer. Il lui faudra du temps, de l'adaptation. Il lui faudra du courage et de la maîtrise. Il lui faudra bien du savoir vivre. Il le sait, s'en doute, commence même à l’appréhender bien qu'un salut soit à envisager. Il y croit, en tout cas, laissant cette part de lui se reposer dans les tréfonds d'une conscience brisée et affamée qui remonte ; comme quoi, rien ne se perd jamais vraiment. Maîtrise, disions-nous. En vérité, l'escalier remonté, il se sent lutter, faiblir. Elle est là, l'envie. Il est là, le besoin. Et ça heurte, ça prend aux tripes comme jamais. Elijah s'en laisse tomber sur son sofa, soupirant tous ces tourments dans une respiration qui se brise lentement. S'en relève ses perles claires, l'azur agité de ses prunelles qui viennent se perdre sur l'unique cliché qui règne désormais sur son mur, les fantômes d'autres photos retirées hantant encore le papier sali par l'humidité. Ça vient offrir un sourire au mercenaire, ça vient lui rappeler que rien, jamais, ô grand jamais, n'est complètement perdu. Parce qu'elle est revenue, parce qu'elle a choisi d'ignorer les conventions stupides du quadragénaire, parce qu'elle a choisi que rien ne devrait entraver ce qu'ils n'avaient que peu commencé. Parce qu'elle est sa rédemption, finalement ; la nouvelle voie à suivre, l'unique chemin vers ce qui pourrait apaiser cette douleur portée durant trop d'années. Convaincu qu'il finirait par la briser, il l'avait fait bien que d'une manière qu'il n'aurait pas supposer. Partir avait été une erreur et il le comprend, maintenant. Il aurait péri. Sans ça, sans elle, Elijah n'aurait pas su comment pleinement se relever. Pas après ce qu'il avait pu voir, entreprendre. Pas après les horreurs commises et cette folie meurtrière installée, pas après avoir été jusqu'à tuer sa chair, son sang, finalement son propre père parce qu'il s'était tenu là, devant des souffrances dont il ne pouvait se défaire. Névrosé, il l'a toujours été.

Le calme avant la tempête, disaient-ils. Le calme, le silence, les paupières qui se ferment comme pour laisser un peu de répit à l'esprit qui, finalement, se défait de ses défenses, de ses remparts, des alertes dont il pouvait si souvent user. Parce qu'il connaît ces murs, parce qu'il les arpente chaque jour en ayant appris toutes les failles, tous les détails, le moindre craquement, le moindre grincement. Et pourtant. On le tire de ses songes, brutalement, dans un mouvement qui manque de lui briser la nuque. Parce qu'il sursaute, parce qu'il va pour se débattre, pour user de cette force qu'il parvient à conserver mais qui, cette fois, sera inefficace. Il n'est pas seul, il est loin de l'être, celui-ci ne servant sûrement qu'à lui faire perdre le peu d'équilibre qu'il possède encore et pour cause cette surprise des plus horribles. Alors il titube, essayant de se redresser en vain puisque pleuvent les coups, ceux qui viennent s'abattre contre ses côtes, contre son dos. Ceux qui le forcent à rencontrer le sol de son propre appartement dans un dernier éclair de lucidité, une dernière lueur de clarté qui s'estompe lors d'une ultime frappe. Une minute de néant, peut-être deux, si ce n'est pas plus. Mais il parvient à rouvrir les yeux, à contempler la faible luminosité d'une pièce qu'il ne connaît que trop pour y être tombé un peu plus tôt. Ils sont toujours là, toujours au beau milieu de son séjour, assis là où il se tenait, à sa place, dans son espace, son royaume. Et cette rage si connue, cette haine qui le possède si aisément s'anime tandis qu'il reprend peu à peu conscience. Aussi, il se redresse, venant appuyer son dos malmené contre l'un des pans de mur de l'appartement malgré ses mains accrochées, constatant d'un rapide coup d’œil la photo qui règne au-dessus de lui avant de souffler, de cracher le sang qui hante l'intérieur de ses joues. De quoi attirer leur attention, de quoi parvenir à voir ces trois visages se tourner dans sa direction pour enfin les remettre. Des traits lointains, appartenant à un passé qu'il pensait ne plus croiser ; bêtement, après tout. Il aurait dû savoir que l'absence de son père, que sa disparation susciterait quelques vagues là où, fut un temps, il avait pu être tout aussi respecté. Mais ils sont là, trois des seuls qui aient eu assez de courage pour l'affronter, sûrement, tandis qu'il laisse un sourire s'installer contre ses lèvres amochées. Prévisible, oui, ça l'avait été et c'est cette absurdité qui l'amuse. Cette vie, ces habitudes, tout est venu lui donner l'illusion d'une sécurité enfin acquise qui se brise douloureusement et qui rappelle au mercenaire – plus qu'à l'homme – qu'il ne l'a jamais été, qu'il ne le sera jamais ; ça s'il parvient à en réchapper. L'espoir facile, les souvenirs tenaces d'un temps où on l'aurait dit increvable. Mais l'usure, les années, tout finit par s'imposer. « Vous en avez mis du temps pour comprendre, ils se font plus vieux que je l'imaginais. » Un nouveau coup de celui qui s'est approché pour le plonger quelques temps encore dans un silence qui leur laisseront le choix de la suite des événements. Peut-être un quart d'heure, une petite demi-heure, une notion du temps perdue tandis qu'il se réveille à nouveau, cette fois bâillonné.

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Dernière édition par Elijah Haynes le Jeu 31 Aoû - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: blood on my name | jade Lun 24 Juil - 22:28

blood on my name
Elijah & Jade

The time calls for dark men to do dark things

Le soleil a terminé sa course depuis un bon moment déjà. La nuit l'a avalé, bouffé tout entier derrière les dents rectilignes de son horizon doré. Chicago a perdu de son souffle, de sa superbe. Doucement, l'effervescence du jour s'en est allée pour ne laisser qu'un voile de brume humide sur la chaleur accablante de ce tout nouveau solstice. Doucement le manège s'est arrêté de tourner, fou furieux aux rouages impitoyables que seules les quelques heures nocturnes peuvent apaiser. Les rues désertes n’accueillent plus les remouds et les grouillements des travailleurs ; les routes ne regroupent plus la puanteur nauséabonde des bouchons de ces milliers de bagnoles bruyantes ; les pavillons n'entendent plus leurs gosses beugler et leurs clébards aboyer. Le calme s'est emparé d'une ville dont seuls les bas fonds bougent encore. A la lumière d'un néon qui grésille, les clochards et les alcoolos partagent le fond d'un cul de bouteille. A la lueur d'un lampadaire, les dépressifs et les putes monnaient un temps fugace qui s'écoulera derrière les carreaux crades d'une camionnette planquée. A la lumière des phares d'une Cadillac de 64, Jade, elle, fume sa clope. Le bar du Homewrecker ferme ses portes sur les multiples ébats des riches queutards du pays. Les gonds des portes rejoignent les soupires des chambres luxueuses et les clés tintent entre elles. « J'ai encore foutu deux dollars dans ce putain de pot ce soir ! Vous allez payer une toute nouvelle chambre à votre gosse à ce rythme là ! Avec écran plat et toutes ces conneries ! Faut sérieusement que j'arrête de parler comme ça ça en devient vital. » Natalia a le mérite de sourire tout en terminant de clôturer les lieux, laissant sans broncher les vulgarités s'amasser à nouveau derrière la langue pointue et acerbe de sa collègue et presque employée. « C'est mort, je met pas un cent' de plus dans cette putain d'boite cette semaine, j'vais plus avoir d'quoi payer mon loyer. » Les doigts farfouillant un chignon classieux, la tignasse ébène s'évapore le long des épaules, fracassant les volutes de fumée qui s'échappent d'une bouche bien bavarde et un peu trop maquillée. « Bon à d'main soir honey, rentre bien, fais gaffe sur la route. » Claquant une bise et un au revoir, elle sort son téléphone pour envoyer quelques messages : La robe verte est mieux, on voit plus tes seins. pour Judith ; T'as fermé ? Beaucoup de monde ce soir ?  Pour Lijouh et enfin Je suis sortie à la personne qu'elle attend. En face, du trottoir, une moto s'arrête dans un crissement aiguë ; le type la regarde monter dans sa voiture sans un mot, coupant presque aussitôt ses cylindres qui gémissent et résonnent, approchant à sa hauteur avant d'ôter son casque dans un mouvement de mèches trempées de sueur. « Il vient de m'dire qu'il avait fermé, en principe y'a pas besoin d'attendre des heures pour monter chez lui ; roh merde c'est bon t'inquiète pas elles craignent rien les bécanes dans c'quartier, ils ont une pétoche monstre des KOS on va pas t'la piquer ! Aller monte là ! » Marmonnant dans les trois pauvres poils qui gisent de son menton, le type fait le tour du véhicule et s'installe sur le siège passager, pas très rassuré. « Genre toi tu sais vraiment conduire maintenant ? C'est ta seule et unique bagnole ou t'en a déjà explosé d'autres avant ? » Les deux grands yeux gris fixent l'homme sans une once de sentiments. Pas de joie, pas de haine, juste le vide froid d'une certaine lassitude à l'égard de ces incessantes remarques concernant sa capacité à conduire sans provoquer de catastrophes. Elle pince son volant quelques secondes et tente de ravaler sa réponse acerbe dans un soupire tout en mettant le contact. « Sinon tu peux faire le chemin à pieds ou niquer la surprise en arrivant avec ta grosse bécane de kéké. Tu permets juste quelques secondes que je me change sinon il va criser en m'voyant habillée comme ça pour bosser. »
Passant un short en jean sous la soie de sa robe de soirée, Jade quitte son accoutrement pompeux. « J'te l'ai déjà dis mais j'préfère l'répéter. Il doit pas savoir que j'bosse dans un bar ou y'a des putes de luxe. Il va pas capter que j'fais que servir dans la partie publique et croire que j'fais l'tapin pour pas prendre son fric sale à lui. Et il hors de question que j'dépende de lui encore, l'jour où il va re-péter une durite je vais m'retrouver à la rue et c'est grave mort pour ça. Pigé ? » Le New-Yorkais acquiesce, évitant de poser ses yeux sur elle lorsqu'elle passe le haut. « C'est bon fait pas ton prude, c'est pas comme si on avait jamais rien fait ensemble. » Il soupire, grimaçant presque sous le souvenir qui s'impose à sa mémoire. « T'étais plus avec lui qu'avec moi donc j'considère ça comme caduc ma belle. Bon c'est bon on peut y aller là? La route a été longue j'suis claqué t'sais. » Elle essuie de plusieurs revers de manche le surplus de maquillage qui orne sa bouche tout en éclatant de rire. « Dis plutôt qu'c'est parce qu'à ton âge t'as plus d'énergie papy. »
Il ne leur faut qu'une dizaine de minutes pour rejoindre les abords du Penitent. Dexter est le premier à sortir de la boite de métal brun pour se poster comme un chien agité devant la porte d'entrée du bâtiment qui abrite l'homme qu'il n'a pas vu depuis plus d'une année. « Bon tu te magnes ? » qu'il beugle en chuchotant. « Ouais c'est bon, j'essaie juste d'lui faire croire que j'ai mes trucs pour pas qu'on l'retrouve à poil sur l'canapé entrain d'se la toucher en m'attendant. Tiens les clés, c'est qu'un escalier à monter y'a que sa porte d'entrée à lui en haut.» L'ancien lieutenant de police s'enfourne dans l'espace sombre d'une cage d'escalier étroite pour ses larges épaules. Lentement, les deux comparses entament une ascension brève jusqu'au domicile qu'ils désirent rejoindre avec impatience. « Eist suas ! » Une voix grave s'élève accompagnée d'un bruit sourd. Une masse, lourde, s'affale sur le sol derrière les murs. L'alerte éveille les sens et il ne faut que quelques secondes à Jade pour comprendre qui se trouve au delà de cette porte close tandis que le gaélique irlandais jette encore ses sonorités menaçantes.

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MessageSujet: Re: blood on my name | jade Jeu 31 Aoû - 11:27



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Il aurait juré l'entendre, elle, dans les limbes d'un subconscient un peu trop présent, paradoxe difficilement imaginable mais bien possible. Peut-être un peu trop. Elijah lutte, Elijah tente de s'en approcher, là, dans son t-shirt blanc, son jean un peu trop noir, ses rangers qui laissent aisément supposer son ascension jusqu'à cette silhouette qu'il aperçoit mais veut réellement voir. Le tout est trop clair, trop lumineux. Ça n'est pas son monde, ça ne l'a jamais été. Parce qu'il se souvient des plaines défaites de clarté, des étendues sombres et des ruines qui jonchent l'horizon de ses ténèbres où subsistaient simplement une photo plutôt qu'une présence. Mais là, là tout est différent, tout diffère de ce qu'il pensait retrouvé une fois le coup donné. Parce qu'elle est là, encore, magnifique. Sublime. Elle l'a toujours été mais davantage là tandis que son esprit lui joue des tours, la faisant danser autour de lui, merveilleuse ombre lancinante et entraînante. Envoûtante. Loin des notes qui lui reviennent, loin des voix qui s'imposent à sa tête tandis qu'il semble reprendre conscience, quittant les mains féminines pour du parquet à peine lavé : son parquet à peine lavé, la poussière de son appartement, les poils de son chien qui gît un peu plus loin de sa position quand il parvient à ouvrir les yeux, à poser ses prunelles sur les alentours cachés du manteau de la nuit. Ça rumine, ça fait encore les cents pas tandis que celui qui s'est acharné sur lui le contemple, osant braver l'océan tumultueux de ses prunelles. Et Elijah fait de même, continuant, souriant presque, sentant son sang bouillir et sa patience lui échapper. Parce qu'il songe à la présence qui pourrait s'imposer au milieu de tout ça, cette ange lumineux qu'il se souvient avoir croisé au détour de son inconscience, de cette légère absence. Parce qu'il a eu le malheur d'apercevoir ce qu'ils ont fait à l'une des créatures les plus délicieuses qui puissent exister dans son monde, loin d'imaginer qu'il ne suffisait que d'un pas entre sa conscience et sa folie. Celle qui s'immisce, poison, le long de ses veines jusqu'à se frayer un chemin vers son trône. Il n'a jamais été qu'un animal, bête en cage, remuante mais cette fois-ci terriblement calme. Il attend, le Loup. Il attend que l'occasion ne se présence, il attend que l'attention ne se détourne. Il attend, seulement. L'azur de ses perles claires toujours figé sur le visage de celui qui le guette, qui tente de le lire ; en vain, sûrement, à la manière dont il s'agace. Assez pour venir lui enlever son bâillon, assez pour offrir un peu plus d'air à la bête jusqu'alors maîtrisée qui se tient encore silencieuse, le regard plein de défis. « Tu sais c'est quoi le pire ? C'est que beaucoup n'ont pas voulu venir à notre place pour faire ça. » Un demi-sourire qui s'invite, qui retrouve le chemin jusqu'au bord de ses lèvres tandis qu'un nouveau coup vient s'abattre contre sa mâchoire, contre ce dernier qu'il ne parvient pas à perdre, le mercenaire s'osant même à cracher son sang contre celui qui lui fait face.

Et s'il tient, ce n'est que par nécessité, songeant à la Belle qui lui a envoyé un message peu de temps avant, songeant à cette femme qu'il aurait voulu écarter du danger et sur laquelle tout pourrait encore retomber. Parce qu'elle pourrait venir, plus rapidement que nécessaire. Parce qu'elle pourrait monter les marches qui la mènerait ici, elle pourrait être sur le point de frapper à la porte et il verrait l'arme de l'un d'eux se lever, sécurité retirée, le doigt sur la gâchette. Parce qu'il pourrait le voir s'élancer, un coup d’œil intrigué pour finalement connaître l'identité de cette invitée. Un frisson vient parcourir son dos, son âme, son être tout entier tandis que son cœur manque un battement, une respiration, un court silence qui suffit à la rage du quadragénaire pour s'amplifier, gagner du terrain, retrouver les sillons qu'elle avait pu laisser autrefois. « Tu sais c'est quoi le pire, mac ? C'est que beaucoup n'ont pas eu la stupidité de venir à votre place pour faire ça. » Des menaces cachées mais bien claires. Parce qu'il s'en sortira, Elijah s'en sort toujours. Parfois de la pire des manières, parfois pas mais il se convainc d'y parvenir, et si ce n'est pas pour lui, il le fera pour Elle. Raison pour laquelle ses mains s'agitent lentement, tentant une percée dans le nœud qu'ils ont plus ou moins mal fait, s'extasiant de ce qu'il croit percevoir au cœur de ses pupilles, la terreur de l'âme aux souvenirs qu'ils doivent garder de ce dont il est capable. « Tu devrais en finir, tá an clog ag casadh. » Et la détermination qu'il parvient enfin à voir parvient à l’assoiffer, plus qu'il n'aurait pu l'être avant que les regards ne se détournent, avant que l'attention ne vienne se porter sur toute autre chose que lui, toute autre présence. Un nouveau frisson et cette fois de la peur, de la faiblesse, Elijah perd de sa superbe en une fraction de seconde, le regard bloqué sur cette porte qu'ils détaillent, tous, encore paralysés par la surprise qui, malgré lui, commence déjà à s'estomper. Alors il agit, il réagit de la seule façon qui lui soit donnée de faire, venant abattre son pied dans le genoux de celui qui s'est fait finalement trop confiant à ses côtés, lui brisant peut-être ce dernier dans la précipitation. La masse s'effondre et Elijah s'anime enfin, entièrement, impulsivement, assez pour s'attirer l'attention des autres, assez pour qu'on ne s'acharne sur lui et non sur ce qui tient encore derrière cette porte qu'il ne veut pas voir s'ouvrir, pas ce soir, pas maintenant. Un premier râle de douleur, peut-être deux, on ravive bien des séquelles laissées par des années de torture au fur et à mesure que les coups pleuvent contre son dos courbé qui ne flanche pas, pas encore. Pas tant qu'il ne l'aura pas tué, pas tant qu'ils ne l'auront pas tué. Pourtant, ce qui s'impose à ses yeux n'est pas ce qu'il s'était imaginé. Loin de la cascade brune, loin de la silhouette longiligne de la jeune femme qui partage sa vie. Non, ce qu'il voit lui permet de lâcher prise, de s'écrouler à côté de l'autre homme inconscient, celui dont le souffle fut coupé assez longtemps pour le plonger dans ce qu'il lui avait offert un peu plus tôt, un peu de calme, un néant incertain. Elijah soupire, Elijah tente de reprendre pleinement ses esprits alors qu'on s'agite autour de lui.

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MessageSujet: Re: blood on my name | jade Lun 23 Oct - 12:48

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Elijah & Jade

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Un accent. Une langue déchiquetée par quelques mots américanisés, des r roulés sans difficulté, un râle de whisky qui se cache entre les paroles, qui se décompose en postillons crachés entre les syllabes tranchantes. Un accent, un langage qui réside au fond de la gorge au ton de rocailles ; qui réside au fond de certains êtres comme les brides d'un passé beaucoup trop lointain pour eux mêmes ; les brides usées d'un code, de valeurs, d'une distinction, de toute une identité. Le gaélique irlandais, loin d'être parfaitement maîtrisé, martèle les lèvres fines des hommes qui se trouvent au delà du mur qui les séparent du salon. L'accent en question agit comme un déclencheur, comme la flamme qui embrase la longue ficelle reliée au bâton de la dynamite. Jade s’illumine, s'anime et comprend. Jade sait, Jade capte l'ampleur de l’explosion, la taille de la déflagration, les ondes qui menacent de se projeter sur les minutes à venir. L'issue mortifère et ses dégâts collatéraux s’emmêlent dans les menaces qui n'ont de cesse d'être proférées, dans le crissement des bottes sales sur le parquet abîmé, dans le frottement des jeans limés, dans le choc d'une peau qui claque, qui se rencontre avec une autre, qui se jette et frappe. Un crac, un bruit d'os distinct qu'on brise et qui résonne dans tout l'appartement. Un bruit d'os distinct qu'on écrase et qui dégueule ses dizaines de particules un peu partout autour d'un visage probablement déjà bien plus que tuméfié. Jade en sursaute, Jade en trésaille et en frémit. Elijah...Ils le veulent mort. Elle braque immédiatement ses yeux gris glacé vers l'origine du vacarme, instinct vain de protection, faiblesse qui déstabilise, chancelle et mord son corps foutu dans une position inconfortable. Ses genoux en heurtent le bois, en font grincer une latte branlante qui s'affaisse sous son propre poids.
Alors ça grince. Ça grince fort.
Un instant de latence, le cœur qui s'arrête, le sang qui bouillonne et bat dans les tempes ; l'esprit qui s'inquiète du silence qui, d'un coup, règne en maître après ce qui lui semble être le plus angoissant des raffuts. Instant de latence, temps qui s'arrête et se fait long. Instant de latence, temps qui s'étire, extensible aux secondes qui s'éternisent et s'accumulent au compteur. La surprise au bord du précipice, les entrailles au bord des lèvres, elle et son compagnon se figent, aux abois. La tension monte d'un cran, affole les deux êtres cachés dans l'obscurité légère. Alerte, prostrée, esclave de la qualité des sens de ces monstres aux ombres noires, Jade reste pétrifiée, dans l'attente. Leur effet de surprise menacé, Dexter se redresse, les deux poings serrés. Les reflets agitées qui se forment et se déforment sous la lueur jaunâtre des lampes du séjour, s'accrochent à son visage, dansent contre leurs rétines rétractées. Ils tournent, font les cent pas et s'éveillent autant qu'elle même à la voix brisée qui s'élève pour leur répondre. « Tu sais c'est quoi le pire, mac ? C'est que beaucoup n'ont pas eu la stupidité de venir à votre place pour faire ça. » Un soupire de satisfaction casse la barrière des lèvres féminines face à leur attention à nouveau détournée. Lincoln se redresse péniblement, prête à agir, observant le flic se mouvoir et sortir son téléphone de sa poche. Il se met dans une étrange position sphérique, dos rond, chat noir aguerri qui épouse les ténèbres. Il baisse la luminosité, coupe la sonnerie et tape rapidement de ses gros doigts larges quelques questions. Formation du salon – ce que tu peux attraper – arme d'Elijah. Capturant à son tour l'outil technologique, elle tourne le dos à la porte qu'il surveille. Salon + cuisine = un tout – couteau sous bar – ils doivent avoir son arme qui traîne tjrs. Elle lui tend le message qui le laisse réfléchir quelques secondes. Ok je sors en premier pour les affoler tu sors pour choper qqch sans te faire voir sois rapide je compte jusqu'à 3 vise yeux cou bide.

Un hochement de tête. Rien de plus. Il ne faut rien de plus à l'ancien lieutenant de police de la part de la brunette pour tendre ses muscles et passer de l'obscurité à la lumière. Il s'élance, bras devant, instinct de tigre qui feule, grogne et hurle sur les assaillants. Des bonds foulent le sol, des fracas précèdent les coups de feu qui pleuvent et morcellent le béton et le bois des meubles. Les veines qui se mettent à cramer sous l'épiderme, tout l’oxygène quitte de façon brutale ses poumons. Jade recule de quelques pas, elle a les muscles qui tremblent mais à peine suffisamment pour l'empêcher d'agir et de courir à son tour. Ses pupilles écrasent le bleu froid et clair de ses iris quand la lumière les transperce à la sortie du couloir. Une, deux, quatre et puis six enjambées dans un flou total, le souffle qui se calque sur les sons de lutte derrière elle. Lancée à pleine puissance, elle bondit, percute la plaque de fer du bar, passe par dessus quand ses pieds glissent sur le parquet et s'effondre à l’abri en contractant tout son corps lorsqu'elle rencontre le sol. Elle se tapit, revient à quatre pattes au plus vite pour reprendre quelques brides de sa respiration complètement brisée. Couteau, couteau, couteau. Ses yeux s'adaptent à nouveau à la pénombre, cherchent sur les planches du meuble où s'amassent plein de verres et de bouteilles en tout genre. Pas de couteaux, juste du whisky, du putain de whisky partout, et eux, ils sont juste au dessus d'elle, sur le comptoir. « Merde merde merde ! » Elle tâtonne, se retourne et ouvre le tiroir à couverts où des petits feront bien probablement l'affaire. Ses doigts mélangent, brassent les bâtons d’aluminium tandis que doucement tout autour d'elle se teint d'une obscure silhouette. Un petit clic qui se fait plus proche que les sons alentours de bagarre acharné lui fait vriller les yeux. Un petit clic de métal que l'on presse de l'index, que l'on tend calmement avant de presser sur la détente lui fait vriller l'esprit. Devant elle, la balle se tire. Devant elle, tout explose dans un bruit assourdissant de taule qui tombe. La balle pousse en sa direction, fend l'air et se plante dans le tiroir, net, là, à trente centimètres de son visage paralysé. La masse vacille, recule, tombe et rampe contre le mur, piégée. Face à elle, le troisième irlandais grandie, avance, arme tendue au dessus de son crane comprimée par la peur. Face à elle, le troisième des irlandais l'accule et plaque contre sa sale gueule ce sourire salace qu'ont les chasseurs devant leur proie. « Bouh ! J'ai trouvée la fameuse sasanach du traitre ! » Il se penche, s'accroupit à sa hauteur, se marre quand il plante son flingue contre sa joue, déformant ses lèvres, les caressant vulgairement pour mieux enfoncer le canon jusqu'au creux de sa gorge qui se sert et déglutit violemment. Il rit, encore un peu plus, ignorant le sort de ses petits camarades, imaginant déjà la buter là, ou la baiser peut être juste devant les yeux du barbu, détruit, liquéfié, prêt enfin à crever.
Ses ongles crochus s'avancent et la chopent au cou, tentent de soulever sa chaire qui résiste, qui plante ses talons fixement dans le sol pour le faire flancher. Jade ne mesure pas le risque, les balles qui restent dans le chargeur, elle le pousse, le dégage, profite de la position en équilibre du type et se libère d'un cri, fou, enragé. Un coup part. Sur le côté heureusement, tandis qu'elle espère se jeter sur son agresseur qui se relève et de quelques gestes la plaque sur le comptoir. Il arrache ses cheveux dans sa paume, les malmène de bas en haut, de haut en bas pour exploser l'arrière de son crâne.

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MessageSujet: Re: blood on my name | jade Lun 23 Oct - 23:46



blood on my name
ft. jade


Un filet d'air et l'impression que tout recommence. Sa vie, cet espoir, tout ce qu'il s'était imaginé pouvoir créer. Tout ce qu'il avait choisi d'ancrer en son esprit à l'époque fatigué, lassé par tant de forces usées. Non, là, tout lui revient. Tout, jusqu'à cette respiration qu'il croyait perdue à jamais. Jusqu'à cette sensation que quelque-chose s'anime sous cette cage thoracique frappée, encore et encore, jusqu'à ce que ces silhouettes ne viennent s'immiscer dans cette danse qu'ils viennent clore. Et le soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres, ce souffle perdu qui ravive une vitalité abandonnée, Elijah la savoure avec autant d'enclin qu'il est en mesure d'offrir, autant d'amour qu'il ait en mesure d'écouler. Rien ne lui a jamais paru aussi bon, aussi satisfaisant que ce besoin d'avancer, de voir au-delà des minutes écrasées. Alors il ferme les yeux un instant, rien qu'un instant, comme pour savourer tout ce qui aurait pu lui être arraché jusqu'à cette conscience qu'il a toujours su condamnée. Il ferme les yeux et songe à cette vie qu'il s'était promis, à ce calme reposant, aux tempêtes esquivées. Il songe à ce que pourrait être sa vie si tout ça, tout ça se tenait derrière lui. S'il ne restait plus qu'eux et leurs longues nuits, ces heures passées loin du moindre ennui, quand ne subsistaient que certaines envies partagées aux abords d'un maigre lit. C'est un sourire qui vient se perdre le long de ses traits, de l'apaisement. Vraiment. Elijah sent son cœur se perdre dans un vacarme assourdissant, quelque-chose de dur mais à la fois reposant. C'est un paradoxe sulfureux et pourtant salvateur. Et le néant calme, rend les choses plus supportables. L'irlandais s'y perd et son sang ralentit, prend le pli. Plus rien, il n'entend plus les voix suppliantes, l'accent arraché d'une langue aimée, les râles qui vont et viennent s'écraser dans une ouïe qu'il tient fermée, détachée. Rien qu'un instant. Un instant de paix dans les méandres d'un passé qui le rattrape comme pour le faire tomber, une dernière fois. Rien qu'une dernière fois. Une ultime tentative de faire trépasser celui qui n'a fait que s'en tirer, ça durant bien des années. Ironique, le sort. L'aider à se relever quand ses méfaits n'ont d'effet que de le conforter dans ce qui aurait dû lui être épargné, un futur malmené par une enfance torturée. Un dernier soupire et l'azur de ses prunelles qui retrouvent la pénombre des lieux, l'obscurité savoureuse entre les murs et sa tête cotonneuse. La vue qui s'habitue aux silhouettes, aux légers spectres qui vont et viennent, dansent sous ses yeux tandis qu'il vrille, encore un moment, vers le corps étendu de celui contre qui il s'était acharné, les traits tirés, sa force usée par réelle volonté de le tuer ; plus aucune honte n'est éprouvée. Plus maintenant, pas ce soir. Et il l'accepte, malgré cette envie fortifiée de retrouver une dernière once de luminosité. Non, Elijah la laisse s'en aller, prendre un envol mérité. Cette voie n'a jamais été la sienne.

Et derrière cette légèreté, derrière cet énième souffle évadé, il l'entend. Là, parmi les longs sons stridents qui s'immiscent enfin jusqu'à lui, il l'entend. Et si son cœur s'était affolé, il en ressent à nouveau la douloureuse mélodie désormais plus alarmée. Quelque-chose vient serrer son cœur, quelque-chose vient rompre toute la merveille des images rêvées durant des heures volées à sa conscience acharnée, quand il se permettait un repos même léger. Et les larmes montent, un amer goût venant flirter avec sa trachée. Elijah trésaille, croyant n'entendre plus que ce souffle volé qui s'entremêle aux complaintes oubliées dans un recoin assombrie de ce qu'il aurait pu appeler 'sûreté'. Paix volée, répit froissé puis jeté. Il peine à se lever, à retrouver un peu de hauteur après la pente dévalée, l'impression que tous ses os se sont brisés. Il lui faut secouer la tête plusieurs fois, lutter pour pleinement prendre appuis sur ses bras, jusqu'à y parvenir, jusqu'à ce que ses prunelles ne la voit. L'instant se fige, comme s'il ne résidait plus que cette seconde, cet instant là parmi tant d'autres au cours duquel tout son être semble se fissurer, au cours duquel ses jambes vont presque jusqu'à se déséquilibrer.

Et le néant, une rage connue qui remonte pour ne plus être que la bienvenue. Elle hante, gangrène, rend la raison inutile et les croyances futiles. Elle vient livrer une dernière bataille dans les entrailles d'un homme qui pensait se relever, comprendre et peut-être la protéger. Mais la faiblesse, la certitude, l'arrogance viennent lui prouver qu'il n'a jamais été aussi loin du compte qu'en cette soirée. Parce qu'il entend sa voix, ses complaintes, le rire enrageant de lui qui la tient, qui frappe, qui insiste contre des traits qu'il aurait dû épargner. C'est là qu'il le sent, finalement, ce sang qui vient bouillonner pour le rendre davantage insouciant. Elijah se perd, à nouveau, dans les névroses d'une âme qui se libère de ses affres. Elijah n'est plus rien, plus rien que ce qu'il a toujours été ; si tant est qu'il soit encore quelque-chose derrière tout ce qui vient assombrir l'azur qui s'était accaparé son regard. S'éteindre, comprendre, la perdre petit à petit, au fur et à mesure que ces fractions de seconde s'écoulent pour ne devenir plus qu'une réalité qu'il se doit d'arrêter. Et le Loup s'élance, affamé, plus que jamais, après ces nombreuses journées à passer enfermé, piégé entre des liens qu'il pensait nécessaire pour se maîtriser. Loin d'être à même de comprendre, loin d'être à même de voir qu'il n'a jamais été plus en sécurité... qu'elle ne l'a jamais plus été que lorsqu'il s'autorisait à être celui qu'il est venu libérer. Celui qu'il a toujours été. Celui qu'il sera comme par le passé, qu'il soit à même ou non de l'accepter. Celui qu'il vient être tandis qu'il parvient à marcher, à rejoindre le corps de celui qui s'est obstiné à tenter de le priver de celle qu'il a aimé, de celle qu'il aime en vérité plus que sa propre existence déjà bien entamée. Alors il prend le risque, confronter au danger, s'engageant dans une pente des plus raides tandis que, derrière lui, ne subsiste plus que les râles de Dexter dont il en oublie la présence et les souvenirs qu'il viendra créer. Dans une ultime avancée, Elijah y songe au cours d'un moment qu'il croit le dernier ; à cette maison qu'il aurait dû retaper, à ces sorties qu'il n'aurait jamais regretté, à ces rires dont il ne se serait passé, à ces mains qu'il aurait pu attraper. Une dernière image, des moments finalement inventés et l'impression qu'une vie parallèle à celle-ci puisse exister. Et le coup brutal qui vient, ravivant la haine, la colère, cette rage qui ternie les larmes qui viennent souiller son visage déjà bien amoché. Il les sent se faire plus durs, plus violents tandis qu'il continue de serrer, les bras passés au-dessus d'une gorge qu'il ne s'arrête plus de maltraiter jusqu'à la sentir se serrer, d'elle-même alors qu'il faiblit. Et les sourcils qui se froncent, le regard qui se lève, qui s'embrase, qui vient accrocher les lèvres féminines abîmées qu'il aurait voulu exempter des conséquences qu'ont reçu ses actes irraisonnés. Il s'accroche à ça tandis qu'il sent cette masse lui échapper d'entre ses bras, celle qui vient s'abattre à même le sol pour ne laisser ses perles claires que sur Jade, le couteau qu'elle tient, le sang qui le souille et ces mains qui ne tremblent pas.

Codage par Emi Burton

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« My mercy prevailed over my wrath. »
They took everything from us. Then they call me a monster? The moment I sign that pardon, I proclaim the world that they were right. This ends when I grant them my forgiveness.
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