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 [-18] Where there is a flame ft Josef

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MessageSujet: [-18] Where there is a flame ft Josef    Jeu 27 Juil - 6:28



Where there is desire, there is gonna be a flame
Where there is a flame, someone's bound to get burned
But just because it burns doesn't mean you're gonna die
You've gotta get up and try

Josef and Daya



Where there is a flame

Appuyé contre l’évier de sa cuisine, Daya à le regard plongé dans le liquide noirâtre qui remplis la tasse qu’elle tient entre ses doigts et dont la chaude porcelaine l’apaise un instant. La radio tourne en fond sonore sur une chaîne d’information dont elle n’écoute pas vraiment les propos, ce n’est que lorsque la voix s’éteint au profit d’une musique un tant soit peu plus entraînante qu’elle ne décroche enfin du fond de sa tasse et observe finalement son environnement baigné par un pâle soleil de printemps. Le jour est encore jeune, un rapide coup d’œil sur la pendule numérique de son micro onde lui indique qu’il n’est que six heure trente, en temps normal, elle serait déjà en train de s’inquiéter de devoir s’activer si comme elle le souhaitait la plupart du temps, elle voulait être au travail une heure plus tard, c’est-à-dire avant de se retrouver prise au piège des fameux embouteillages matinaux, mais ce matin elle n’avait pas à se presser. La veille avait été plutôt remplie et c’était là un euphémisme, car ce n’était qu’après une journée de près de dix-neuf heures qu’elle avait enfin pu retrouver la chaleur de son appartement et son lieutenant lui avait (et elle en était sûre de façon plus que généreuse à son sens) accorder vingt-quatre heures de repos, ce qui n’était pas du luxe, si toutefois elle n’était pas frapper par des insomnies carabinées ces dernières semaines. Il faut dire que son esprit fonctionnait sans aucune interruption dernièrement entre son enquête, le boulot et Josef, elle n’avait pas l’impression de pouvoir obtenir ne serait-ce qu’un peu de répit pour prendre le temps de souffler et de poser les choses, essayer de trouver une perspective différente…

Assise devant son miroir, elle observe son reflet qui sans aucune trace de maquillage ne laisse aucune chance à ses cernes de passer inaperçues, elle repousse d’un geste une large mèche de cheveux sur la serviette qui recouvre ses épaules et essore le surplus d’eau qui coule le long de ses épaules, les mots de Josef résonne toujours au creux de son oreille lorsqu’elle pense à lui, ce qui est assez fréquent depuis leur dernière rencontre. Elle n’arrive pas à se sortir l’entièreté de la scène de la tête et tous les détails qui lui en reste ne cessent de revenir la hanté encore et encore, elle aurait voulu lui expliquer, qu’il sache que tout ce qu’il s’était mis en tête n’était que mirage, mais elle ne l’avait pas fait et aujourd’hui encore, elle ne comprenait pas pourquoi elle était restée figée et silencieuse de la sorte…Oh bien sûr la surprise y était pour beaucoup, celle de constater qu’il savait ou tout du moins pensait savoir, mais surtout celle de sa réaction, des mots savamment choisie et des gestes parfaitement exécuté et dont le mur de l’entrée portait encore la trace. Elle pousse un soupir avant d’appliquer une couche de maquillage sur ses yeux, masquant toujours un peu plus la vérité sous un masque parfaitement ajusté.

Elle avait vaqué à différentes occupations durant une bonne partie de la journée, se maintenant occupé autant qu’elle le pouvait et s’enfermer dans son atelier transformé en dossier d’enquête vivant en avait été la principale attraction comme souvent ces derniers temps, puis elle avait finie par s’épuiser et surtout se décourager. Ainsi et alors qu’elle terminait d’écrire un message à son frère, elle eue un instant d’hésitation alors qu’elle s’apprêtait à reposer son mobile sur l’assise du sofa. Ils étaient nombreux ces moments ou elle avait envie d’essayer une fois de plus de composer le numéro de Josef avec l’espoir stupide qu’à force d’insistance, il finirait par décrocher ou répondre à l’un des nombreux messages qu’elle avait laissé sur son répondeur, mais il ne le faisait jamais…Les jours s’étaient transformés en semaines et le silence s’était fait d’or.

Les lèvres pincées et le regard rivé sur l’écran de son téléphone, elle tergiverse quelques minutes avant de finalement poser un peu au ralentie l’appareil sur la table basse du salon, marquant une pause avant de le lâcher pour finalement se lever et récupérer ses chaussures, son manteau et son sac et de prendre un peu précipitamment la direction de la sortie. Si il avait pu choisir de l’ignorer par voies numériques, il n’en serait pas de même si elle se retrouvait directement face à lui comme il l’avait très justement mentionné dans son réquisitoire trois semaines plus tôt, peut-être avait-il anticipé sa réaction, ce fil de pensée qui la poussait aujourd’hui à dépasser les limites qu’il lui avait imposées, mais dans tous les cas, il ne lui laissait pas vraiment d’autre choix.

Le trajet qui la séparait de la caserne, lui sembla passer vite, beaucoup trop vite alors qu’elle se répétait mentalement à quel point il était important qu’elle ait elle aussi droit de s’exprimer, qu’elle devait au moins se donner la possibilité de s’expliquer avant que la page ne soit définitivement tournée les concernant, parce qu’elle savait au fond d’elle-même que si elle n’allait pas au bout, si elle n’usait pas de tout les moyens en sa possession pour tenter de sauver ce qui restait encore à sauver, alors elle s’en voudrait probablement plus longtemps qu’il n’en faudrait et ca lui semblait juste ingérable, pas en plus du reste et…elle lui devait bien ca. L’indienne ne resta pas immobile dans sa voiture à hésiter, non, à peine garer, elle descendit de son véhicule, y laissant ses affaires qui lui semblait de toute façon superflues, elle ne doutait pas du faite que les chances ne jouaient pas vraiment en sa faveur et qu’elle serait sûrement dehors plus vite qu’elle ne le souhaite. Elle pénétra dans la caserne ou elle ne passa guère inaperçue et très vite un type un peu bourru s’avança vers elle pour lui demander si il pouvait lui être d’une aide quelconque, ce sur quoi elle lui demanda si Josef était là par hasard, le type lui adressa un sourire et leva son bras en direction d’un couloir. « Deuxième porte à gauche dans le couloir là-bas ! » Elle lui adressa à son tour un sourire amical et prit la direction qu’il venait de lui indiquer, il était temps d’entrer en scène et quelque chose lui disait que ca n’allait rien avoir de plaisant.

La porte était ouverte lorsqu’elle arriva à son niveau et le pompier avait la tête plongé dans un tas de paperasse qui n’avait pas l’air d’être particulièrement plaisant, elle profita de la concentration dans laquelle il était plongé pour pénétrer dans le bureau et refermer la porte derrière elle, restant le dos appuyé contre celle-ci tandis qu’elle avait désormais tout le loisir d’observer le visage de Josef se décomposer (ce qui en soit n’avait rien de plaisant non plus pour le coup). « Hey… » Elle marqua un silence qui ne dura pas plus de deux ou trois secondes, hors de question de lui laisser le temps de l’arrêter avant même qu’elle n’ait eu le temps de commencer. « Je sais que tu ne veux pas de moi ici, mais tu ne m’as pas vraiment laissé d’autres choix. » Elle ne bouge pas, elle reste là le corps vissé à cette porte qu’elle a trop peur de voir se refermer sur elle et maintient le regard noir qui lui est prestement adressé. « J’ai des choses à te dire et si j’ai conscience que tu n’as pas envie de les entendre, je vais quand même te les dire, parce qu’il y a encore trop de choses que tu crois savoir et sur lesquels tu te trompes… » Elle n’a malheureusement pas le temps d’aller beaucoup plus loin avant d’être interrompus par son ex petit-ami.

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Dernière édition par Daya Laghari le Jeu 10 Aoû - 20:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Ven 28 Juil - 10:12

► Where there is flame ◄
Daya & Josef


If your goal was to love
You scored an epic miss
Now you'll just have memories…


Les bleus sur ses pommettes et son front commencent à s’atténuer vers la disparation presque totale. Figé devant son miroir, Josef appuie doucement dessus par réflexe, sans vraiment y réfléchir, constatant que la douleur n’était rien comparé à celle qui le hantait, le grignotait depuis maintenant trois semaines. Il pensait qu’elle finirait par s’atténuer, qu’il lui faudrait juste un peu de temps pour digérer l’histoire, le coup de couteau dans le dos mais force est de constater que la souffrance est tenace, sangsue sur son cœur lui pompant bien trop d’énergie parfois. Si ses cauchemars se berçaient parfois de trauma, résultat de la tuerie de Noël, d’autres souffrances s’y ajoutaient.
Aussi fort qu’il la détestât, Daya lui manquait terriblement. Ça lui arracherait la gueule de le formuler, de l’avouer mais il n’est pas dupe. Tous ces souvenirs qui hantent son esprit sont le résultat de cette brèche béante qu’elle lui à ouverte à coup d’ongles acérés. Et il ne pense pas de ceux donnés lors de leurs ébats passionnés, presque amoureux comme à Miami, mais ceux plantés dans le cœur, le déchirant en lambeaux pendant que vous êtes là, à genoux, bien trop con pour y voir l’ombre d’un danger.

C’est exactement ça. Les ongles de Daya bien plantés dans sa poitrine qui n’en finissent plus de le lacérés à chaque souvenir qu’il tente tant bien que mal d’exorciser. Et pour ça, il semble avoir une solution toute trouvée.
La violence.
Pour une nana. Si c’est pas pathétique, putain. Pourtant, il ne peut pas nier y trouver une forme d’allégresse presque jouissive face à cette animalité, à cette rage qui embrase ses veines et la moindre parcelle de muscles. Et au moins, les coups ont le mérite de lui faire penser à une autre souffrance que celle qui le hante, mentale. Josef songe souvent à revenir auprès de ce vieux loup pour ressentir de nouveau l’excitation d’un combat, des coups à donner et à recevoir. Certainement l’un des seuls moments qui lui font oublier le visage de sa malédiction.
Aujourd’hui, il en aurait bien besoin tiens. Journée paperasse, le cul vissé sur sa putain de chaise pour remplir des foutues formalités nécessaires pour la sécurité de son équipe mais aussi pour rendre des comptes aux plus grands. Il aurait donné n’importe quoi pour rejoindre ses collègues sur le terrain, ressentir ce shoot d’adrénaline face au possible danger mais aussi cette communion et entente avec ses frères d’armes. Une fraternité qui lui manque parfois, troquant malgré lui le front contre le bureau. Foutu métier de Lieutenant.

Josef se glisse sous la douche et enfile son tee-shirt de pompier ainsi que son pantalon noir, réajustant sa plaque avec son grande et son nom d’inscrit en noir. Il se coiffe négligemment, opte pour sa barbe de trois jours et offre une petite caresse à Ischia avant de partir, casque de moto sous le bras.
Direction visite médicale, rendez-vous quotidien avec le toubib même si les visites sont désormais bien plus espacées qu’au début de sa rééducation.
Les questions habituelles se suivent, si des souvenirs lui sont revenus, s’il rencontre quelconque problème de perception d’espace, de temps ou de quoi que ce soit d’autres, sans compter le check up complet que lui fait le toubib.
Aujourd’hui, les choses lui paraissent bien plus simple qu’il n’y a six mois où il se sentait oppressé et complètement paumé. Le pompier a repris ses marques auprès de ses proches et même de sa famille avec qui il se familiarise bien plus vite qu’il ne l’aurait imaginé, retrouvant une tendresse profonde pour sa sœur et ses propres parents.

Concentré sur sa paperasse, Josef inscrit des chiffres, des noms, vérifie aussi la liste du matos afin de s’assurer qu’ils ne leur manquent rien. Malgré l’ennuie profond qui l’habite, il essaie malgré tout de faire les choses bien. C’est pas comme s’il avait le choix. Il songe un instant à envoyer un message à Ethan afin qu’ils se rejoignent pour boire une bière ce soir, Josef préférant l’entendre cracher sa haine sur celle qui semble inévitablement le faire tourner en bourrique comme un con plutôt que de penser à ses propres préoccupations.
La porte de son bureau se ferme et Josef redresse aussitôt la tête, surprit.

Son cœur loupe un battement, peut-être deux en vue du choc qu’il encaisse, sentant un parpaing tomber lourdement au creux de son estomac.
Daya se tient là, appuyé contre la porte désormais close. Et si Josef a déjà de multiples fois imaginé et fabulé sur des situations où ils seraient amenés à se revoir malgré eux, il n’aurait jamais pu prévoir la violence de ce qu’il ressent en cette seconde. Il passe tout d’abord par la douleur, vive et tenace qui lui scelle les lèvres, avec l’impression cruelle que de revoir son visage ne fait que lui remuer le couteau dans cette plaie qui n’est visiblement pas prête de se refermer. Puis vient la haine. Violente et subite.

- Hey…

Le son de sa voix nourrit ses sentiments les plus positifs au plus négatifs, se retrouvant la gueule plongée dans le trop chaud ou le trop froid.
La colère revient au triple galop, défonçant toutes portes sur son passage et surtout, toute possibilité pour y voir la chance d’une amabilité. Parce qu’elle n’a rien à foutre ici, dans son bureau. Que c’est d’une putain de mesquinerie de débarquer ici comme une fleur alors qu’il pensait avoir été clair entre ce qu’il lui a claqué dans la gueule le soir où il s’est rendu compte à quel point il a été pris pour un con et les nombreux appels et textos qu’il a volontairement laissé sous silence. Josef sait désormais pourquoi il met tant d’énergie à la garder éloigné de sa vie : Même après trois semaine, la douleur reste aussi vive. Si ça n’est pas plus.
Il se redresse sur sa chaise, serrant le poing sur le stylo qu’il tient en main et s’apprête à lui faire de nouveau comprendre qu’il vaut mieux pour elle qu’elle fasse demi-tour, priant presque pour qu’elle ne l’oblige pas à déverser son flot de haine.

- Je sais que tu ne veux pas de moi ici, mais tu ne m’as pas vraiment laissé d’autres choix.

Le regard de Josef se durcit, incapable d’articuler le moindre mot. Il est partagé entre la curiosité et le besoin presque urgent de la foutre dehors. Le pompier ne s’était absolument pas attendu à ce culot de se présenter sur son lieu de travail, pour le piéger purement et simplement. Ça fait trois semaines qu’il se forge une muraille pour réussir à vivre avec ce trou béant au creux de la poitrine, pour réussir à digérer cette humiliation qui lui laisse encore un goût amer dans la gorge.
Et malgré ses sentiments toujours présents pour elle, malgré l’amour qu’il ressent pour Daya, Josef se renfrogne, buté.

- J’ai des choses à te dire et si j’ai conscience que tu n’as pas envie de les entendre, je vais quand même te les dire, parce qu’il y a encore trop de choses que tu crois savoir et sur lesquels tu te trompes…
- Stop ! Je t’arrête tout de suite, ne gaspille pas ton énergie pour rien.

Il se lève en même temps qu’il lui adresse ses mots, droit et regard sévère, inflexible. Et pourtant c’est un champ de bataille qui éclate chez lui.

- T’as quand même un putain de culot de te présenter ici comme une fleur. Tu te prends pour qui bordel.
Il la fixe de ses yeux perçants, ne détourne pas une seule fois son regard de sa personne. Qu’est-ce que tu n’as pas compris l’autre soir quand je t’ai dit que je n’voulais ni de tes excuses, ni de tes explications ?

Tout comme il ne veut plus entendre parler d’elle mais cette phrase lui reste au travers de la gorge. Il fait preuve d’une colère froide, brute, c’est à peine s’il n’hausse le ton. Il ne criera pas aujourd’hui ou alors, pas tout de suite. La seule chose qu’il veut c’est qu’elle se tienne loin de lui, qu’elle l’oubli et s’efface de son existent. Il ne veut plus rien à voir avec cette femme qui l’a tout simplement pris pour un con, la traité comme de la merde, l’humiliant comme une manipulatrice qu’elle est.
Et ce qui le fout le plus en rogne c’est de se dire que, peut-être, Daya regrette suffisamment pour avoir l’audace de revenir à la charge aujourd’hui. Pourtant Josef n’a pas un seul jour cédé sous la pression des multiples appels, messages vocaux et textos que l’indienne lui a envoyé durant ces trois semaines pour avoir une chance de s’expliquer, de lui raconter le fin fond de l’histoire.
Il repense à Judith, à sa propre peine de voir qu’elle aussi faisait partie de ce petit jeu mesquin et presque malsain.

Non, hors de question qu’il ne la laisse plus longtemps dans son bureau, qu’il ne lui permette une seconde de plus d’empiéter sur son esprit alors qu’il a déjà tant de mal à se défaire de son souvenir.

- Maintenant sors de ce bureau et casse toi d’ici. Ses mots sont violents, sans appel. J’ai autre chose à foutre.  

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Ven 28 Juil - 23:51



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Where there is a flame


« Stop ! Je t’arrête tout de suite, ne gaspille pas ton énergie pour rien. »

Son ton est froid, distant au possible et alors qu’il prend de la hauteur en se levant, son amertume semble en faire tout autant. Daya ne se laisse pas impressionner, d’une part parce qu’elle sait parfaitement avoir un avantage de taille, celui d’être sur son lieu de travail et de ce fait le contenant à une attitude bien moins violente que ce qu’elle avait eu, et cela, bien malgré elle le déplaisir d’observer quelques semaines auparavant et d’autre part parce que de toute façon elle est bien décidé à se faire entendre et il est bien placé pour savoir que quand elle met son esprit dans une certaine direction, il est bien difficile de l’arrêter, enfin elle imagine en tout cas qu’il le sait. Alors elle reste stoïque, ne sourcille pas et se contente de le fixer avec cependant bien moins de dureté dans le regard que le sien n’en laisse paraître. Elle comprend sa colère, sa déception, le sentiment de trahison qui lui brûle sûrement le coeur, mais elle ne peux pas juste s’effacer, disparaître et abandonner sans se battre un minimum, sans au moins essayer de lui faire voir les choses telles qu’elle lui semble être, non, elle ne peux pas se résoudre à le laisser s’éclipser sans qu’il n’ait pleinement conscience que ce qui se trame entre eux n’est pas une illusion qu’elle a bien voulu créer autour de lui pour le simple plaisir de l’abattre violemment lorsqu’elle l’aurait décidé, les sentiments qu’elle lui avouer à demi-mot existent, peut-être même avec plus de force encore maintenant qu’il ne semble plus à porté de main.

L’Indienne pousse un soupir et se redresse encore un peu plus, comme si elle pouvait être plus fier qu’elle n’en donne prestement l’apparence, mais avant qu’elle n’envisage ne serait-ce que d’exprimer une réponse, il poursuit son réquisitoire composé uniquement de reproches…

« T’as quand même un putain de culot de te présenter ici comme une fleur. Tu te prends pour qui bordel. Qu’est-ce que tu n’as pas compris l’autre soir quand je t’ai dit que je n’voulais ni de tes excuses, ni de tes explications ? » Oh, elle avait parfaitement intégré ce qu’il lui avait dit, il avait parfaitement exécuté son apparition éclair et ses mots ne l’avaient depuis pas quitté, continuant de la blesser toujours un peu plus à chaque réminiscence, mais si la surprise, le dépourvu et la douleur l’avait complètement paralysé et laisser sans voix, ce n’était à présent plus le cas, elle doutait franchement qu’il ne puisse être plus virulent encore à son encontre, elle n’imaginait pas qu’il puisse trouver des mots plus tranchants que ceux qu’il avait déjà employé, aussi le risque se prenait, parce que si cette rencontre pouvait fort bien se terminer en de tristes adieux, elle pouvait aussi et elle l’espérait profondément changer la donne.

« Maintenant sors de ce bureau et casse toi d’ici. J’ai autre chose à foutre. » Et même si c’est exactement le genre de réaction à laquelle elle s’attendait et s’était préparé, la gifle était tout de même violente et acerbe, elle déglutit péniblement, sans pour autant le lâcher du regard pour finalement ouvrir la bouche et laisser s’échapper un ferme « Non » Elle marque une pause qui ne dure pas, mais semble pourtant s’étendre pendant une éternité tandis que les deux jeunes gens se regardent dans le blanc des yeux avec des expressions aux extrêmes opposées. « Je ne bougerais pas d’ici avant que tu ne m’aies écouté Josef, j’ai bien compris que tu ne voulais rien de tout ca et que visiblement, tu avais déjà tiré un trait sur moi avant même de venir me confronter, avant même d’avoir ne serait ce qu’envisager que tout ca puisse être plus compliqué que tu ne le penses, mais moi, moi, je refuse de te laisser partir aussi facilement sans rien faire t’entend ! Elle relâche un peu son corps qui se tend plus que de raison à mesure qu’elle parle et défaits ses bras de derrière son dos pour instaurer une courte distance entre elle et cette porte qu’elle barre avec aplomb. Alors je vais te dire ce que j’ai à dire et si après ca, tu veux que je parte…une seconde de silence s’instaure d’elle-même sans que la jeune femme n’en ait vraiment conscience. Alors je le ferais, je sortirai de ta vie pour de bons cette fois. » Et dieu sait qu’elle ne voulait pas en arriver là, parce qu’elle avait besoin de lui, parce qu’elle connaissait déjà parfaitement ce que ca faisait de le perdre et elle ne voulais pas recommencer une fois de plus et parce que malgré toute la bonne volonté qu’elle avait mise à vouloir être juste ami avec lui, elle était tombée amoureuse de lui, rien à voir avec ce qu’elle avait éprouver pour l’ancien Josef, ce n’était pas là une répétition ou un vague déjà vu qui avait rallumer une flamme éteinte, non, parce qu’il n’était plus du tout le même et pourtant elle était là une fois de plus consumer par des sentiments qu’elle n’avait pas vraiment vu venir, mais contre lesquels elle restait parfaitement impuissante. Elle lève une main devant elle alors qu’elle voit qu’il s’apprête à ouvrir la bouche, essayant de le stopper avant même qu’il n’est eu le temps de commencer pour probablement tenter de la faire taire à grand coup d’offense. « Je ne te demande que quelques minutes d’accord, si tu veux que je parte alors laisse moi m’expliquer s’il te plaît, ensuite, tu n’auras plus jamais à me voir… » Puisque c’est ce qu’il semblait désirer plus que tout. Elle n’attend pas vraiment une autorisation, elle fera ce pourquoi elle est venue de toute façon, mais elle préfère lui donner l’impression que c’est aussi sa décision pour qu’ainsi, il soit vraiment disposé à entendre ce qu’elle s’apprête à lui dire.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Jeu 3 Aoû - 23:45

Il ne veut pas s’éterniser plus sur sa présence, ni s’attarder sur ce qu’elle aurait à lui dire et au fond, il sait parfaitement que c’est uniquement pour se préserver d’une possible fracture supplémentaire. Mais surtout, Josef ne veut pas céder, ne veut pas flancher. Pas après le couteau qui lui a été planté dans le dos, sciemment et sournoisement. Il ne l’admettra pas mais de la voir devant lui, avec ce regard qu’elle veut sincère, ne lui facilite en rien les choses.
Le « non » qui martèle la pièce le fige et le contracte. Il se redresse de toute sa hauteur et ne la lâche pas du regard, bien conscient que Daya est plus déterminée que jamais à avoir gain de cause.

- Je ne bougerais pas d’ici avant que tu ne m’aies écouté Josef, j’ai bien compris que tu ne voulais rien de tout ca et que visiblement, tu avais déjà tiré un trait sur moi avant même de venir me confronter, avant même d’avoir ne serait ce qu’envisager que tout ca puisse être plus compliqué que tu ne le penses, mais moi, moi, je refuse de te laisser partir aussi facilement sans rien faire t’entend !

Le pompier est piqué au vif et s’il n’envisageait ne serait-ce qu’une seconde de l’écouter, toute volonté venait de disparaitre sous le poids de ses mots. Parce que Daya lui revient avec ses discours victimisés, jouant la carte de la pauvresse qui a, pauvre de elle, déjà été éliminé du cercle de cet homme qu’elle a consciemment malmené.
Quelle putain te tragédie.

Daya avance légèrement, barrant toujours cette foutue porte qu’elle ne compte visiblement pas lâcher.

- Alors je vais te dire ce que j’ai à dire et si après ca, tu veux que je parte… Alors je le ferais, je sortirai de ta vie pour de bons cette fois.

Josef ne veut pas en entendre plus, sentant sa colère atteindre les sommets alors qu’elle en rajoute une couche. Il serre le poing, contenant ce feu qui commence à sérieusement se déclarer au creux de ses tripes. Il a l’impression de revenir trois semaines en arrière, avec une colère bien plus froide que la précédente. Non, il ne veut pas entendre ce qu’elle a à dire et non, malheureusement, il ne l’a pas rayé du jour au lendemain de son existence puisqu’il lui arrive encore bien trop souvent de penser à elle. De regretter. De la désirer. De venir la voir pour que, peut-être, un miracle se fasse.
Non, rien n’est simple pour lui non plus mais il ne lâchera pas prise.
Il s’apprête à le lui faire savoir mais Daya le coupe dans son élan d’un geste de la main. Geste qui n’a que pour effet de l’agacer un peu plus.

- Je ne te demande que quelques minutes d’accord, si tu veux que je parte alors laisse moi m’expliquer s’il te plaît, ensuite, tu n’auras plus jamais à me voir…
- J'en ai RIEN à foutre de tes explications, bordel !

Le plat de son poing s’écrase brièvement sur la surface de son bureau dans un bruit sourd. Son regard la fixe, froidement et durement. Josef ne laisse aucune place aux doutes ou même à la compassion et ça n’est pas par manque d’intérêt. S’il s’écoutait, il lui laisserait le temps qu’elle veut pour qu’elle lui explique à quel point elle était désolée, que tout ça n’était qu’un malencontreux malentendu et que tout s’arrête, que cette souffrance qui le consume de l’intérieure se taise pour de bon et qu’enfin il puisse la retrouver. Toute entière. Oublier les défauts, la colère et l’humiliation.
Mais le pompier n’en est pas là, réalisant à quel point il avait toutes les raisons du monde de l’envoyer se faire foutre en vue de ses chefs d’accusations.

- J’en reviens pas qu’en plus d’avoir le culot de te pointer ici, tu oses venir jouer ta victime mélodrame ! C’est vrai, pauvre de toi, cet enfoiré de Josef n’a pas pris la peine de t’écouter et en plus de ça, il t’a déjà oublié. Il ouvre violemment son tiroir avant de lui jeter une boite de mouchoir à ses pieds. Mais vas-y je t’en prie, pleurniche encore sur ton triste sort !

Jamais il n’aurai pu s’imaginer plus violent, car pire encore que les coups, les mots et ces quelques gestes restent plus incisifs et plus douloureux que ne pourrait l’être une droite. Et s’il ne s’en rend pas tout de suite compte, ça ne change rien au fait qu’il sent malgré tout une pointe de culpabilité percer sa poitrine de part en part d’une douleur amère.

- Je n’ai pas tiré un trait sur toi et c’est là tout mon problème Daya, parce que j’aurai préféré que ça soit le cas. Tu as été une véritable vipère et tu t’attends vraiment à ce que je veuille t’écouter et t’accorder la moindre patience ? Fallait y réfléchir à deux fois avant de nous prendre pour deux putains de pigeons.

Il serre les dents à chacun de ses mots et ce qui est peut-être le pire dans cette discussion est que la voix de Josef reste d’une froideur implacable, aussi incisive qu’une lame de couteau en plein cœur. N’importe qui pourrait penser que toutes ses paroles ne lui font rien, qu’il n’éprouve aucune douleur ou même aucun remord à être si dur et si tranchant.
Pourtant, son discours le hantera sur de long jour, voir des semaines, à se remettre mille fois en question, se demandant s’il n’avait pas été trop loin avant de se rappeler la gueule de Judith devant la photo de la femme qu’ils partageaient malgré eux.

- Maintenant, tire-toi. Et ne m’oblige pas à te foutre moi-même dehors.

Catégorique, son regard reste planté dans le sien.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Sam 5 Aoû - 6:01



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Where there is a flame

«  J'en ai RIEN à foutre de tes explications, bordel !»

Son poing s’abat sur sa table de travail et la fait sursauter. Bien, évidemment, cela aurait été trop facile que quelques paroles un brin implorantes ne suffise à faire redescendre le pompier du pilier de colère sur lequel il était fermement installé depuis maintenant trois semaines. Elle l’avait pourtant espérée, mais c’était bien mal anticiper le caractère sans aucun doute généreusement plus passionné qu’auparavant de son ex petit-ami, mais hors de question de se laisser intimider par sa réaction qui est sans doute la première d’une longue lignée aux courbes essentiellement similaires. Non, elle n’avait qu’une chance de s’expliquer et c’était celle-là alors il ne fallait pas la gâcher inutilement et elle se rendait à présent compte que ce qu’elle pensait jouer en sa faveur n’était sans doute pas suffisamment fort pour contrer ce qu’elle inspirait désormais au pompier. «  J’en reviens pas qu’en plus d’avoir le culot de te pointer ici, tu oses venir jouer ta victime mélodrame ! C’est vrai, pauvre de toi, cet enfoiré de Josef n’a pas pris la peine de t’écouter et en plus de ça, il t’a déjà oublié. » Ca fait mal elle ne peut le nier, de l’entendre lui parler avec autant de froideur et d’indifférence, c’est à croire qu’il ne subsistait rien des sentiments qu’il avait un jour éprouvés à son égard et elle peinait à croire qu’ils aient pu s’effacer avec autant de facilité, mais là encore elle n’était pas à sa place, elle n’était pas celle qui avait le droit d’être regardé comme une victime des circonstances, elle était du mauvais côté de la barrière cette fois-ci et rien ne semblait pouvoir justifier ses actes auprès du principal concerné. Il n’était pas le seul à avoir contre elle une rancune tenace et Judith qui dans cette histoire était sans doute la véritable proie blessé et utilisée, lui avait elle aussi fait part de sa façon de penser et si la concernant Daya éprouvait de sincères regrets, ce n’était rien comparé à ce que lui inspirait l’homme qui se tenait face à elle, le visage fermé et la mâchoire crispée dans une aigreur certaine. Puis cet instant en suspens à se fixer de façon totalement différente prend fin lorsque d’un geste brusque, il ouvre le tiroir de son bureau et en sort une boite de mouchoir qu’il jette avec dédain à ses pieds. « Mais vas-y je t’en prie, pleurniche encore sur ton triste sort ! » Ressentiment, indignation, rage et amertume, il n’y a rien dans cette liste qu’elle ne pourrait comprendre, entendre, mais ce mépris la poignardait littéralement en plein coeur, elle ne répondit pas, pas dans l’immédiat trop figé pour le faire, une fois de plus il avait réussi à la prendre au dépourvu et à la paralyser. Ses yeux tout d’abord rivés sur l’objet qui venait de rencontrer le sol se reportèrent sur lui, elle ignorait si il pouvait y percevoir le désespoir du condamné qui lui tordait à présent l’estomac et embrasait sa gorge et le coin de ses yeux, mais en tous les cas ses lèvres restèrent closes. Elle venait d’entamer en son fort intérieur une véritable lutte de tout les instants, elle luttait pour ne pas laisser le désespoir perler à ses yeux, elle luttait pour ne pas que cette colère qui grondait en sourdine ne se déchaîne dans un réflexe d’auto-défense et enfin elle luttait pour ne pas abandonner et tourner les talons sur celui qu’elle n’arrivait pas à effacer.

«  Je n’ai pas tiré un trait sur toi et c’est là tout mon problème Daya, parce que j’aurai préféré que ça soit le cas. Tu as été une véritable vipère et tu t’attends vraiment à ce que je veuille t’écouter et t’accorder la moindre patience ? Fallait y réfléchir à deux fois avant de nous prendre pour deux putains de pigeons… Maintenant, tire-toi. Et ne m’oblige pas à te foutre moi-même dehors. »

Aussi nuisible ait été l’intention de ses mots, elle tâche de se focaliser sur le début de sa phrase, parce qu’il lui donne l’espoir aussi infime, soit-il que ce qu’elle s’apprête à dire peut encore changer leur lendemain, qu’il n’est peut-être pas trop tard comme ses gestes et mots le laissent penser. « JE NE T’AI PAS PRIS POUR UN PIGEON BON DIEU ! » Ses mains montent devant elle et viennent finalement s’écraser sur ses cuisses dans un bruit sonore. Elle grogne, elle veux juste cinq putain de minutes pour le lui expliquer, pour qu’il comprenne qu’elle ne lui a jamais menti ni sur ses intentions, ni sur ses sentiments et que ce qu’il croit être une trahison de haute envergure n’est en réalité qu’un jeu dangereux et stupide, dans lequel elle n’a mis aucune réelle implication. « T’as pas tiré un trait sur moi ? C’est ce que tu veux non ? Alors laisse moi parler putain ! LAISSE MOI juste parlé et je sortirai d’ici ! J’ai compris que j’étais la méchante dans l’histoire et que t’avais en théorie aucune raison de m’écouter ou de m’accorder du temps, mais…. Sa voix jusqu’ici un peu tremblante se stabilise et de nouveau elle croise les bras sur sa poitrine et s’appuie contre cette porte qui ne la quitte plus depuis qu’elle est arrivée à la caserne. c’est le seul moyen pour que je me tire, parce que je - ne - passerait PAS le seuil de cette PUTAIN de porte! Alors à toi de voir si tu veux faire un esclandre devant tes collègues pas de soucis,elle s’avance finalement et se place à quelques centimètres de lui de l’autre côté de son bureau. jette moi dehors mais t’attend pas à ce que je me laisse faire ! Son index vient rencontrer le bois sombre de la table de travail appuyant la persuasion dont elle fait étalage. t’as le choix, on peut aussi régler ca ici, maintenant, juste toi et moi. »

Elle croise de nouveau les bras contra sa poitrine et le regarde avec intensité. C’était là sa dernière carte et elle espérait vraiment qu’elle lui permettrait si ce n’est de remporter la mise d’au moins bénéficier d’un peu de sursit.
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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Mer 9 Aoû - 0:17

Faite que ça soit désormais la fin de cette discussion et la dernière fois qu’il la voit aujourd’hui. Pour le reste de sa vie. Parce qu’il sent qu’au fond de lui, ses résistances commencent sérieusement à craqueler, que dessous la colère réside les vestiges d’un amour qui n’est pas totalement vaincue et mort. Bien au contraire, ce dernier ne demande qu’à s’embraser de nouveau, prendre le dessus et exploser aux yeux du monde. Pourtant, la rancœur acide qu’il éprouve encore aujourd’hui semble agir fermement comme un ciment, colmatant pour l’instant les brèches qu’il endure chaque jour de ne pas la voir, l’entendre, la sentir.

Et si pour se préserver il doit se montrer odieux et se comporter comme un véritable connard avec elle alors soit. Tout plutôt que de ployer le genou devant celle qui l’a humilié et ce, malgré son regard implorant, déterminé et surtout troublant de vérité.

- JE NE T’AI PAS PRIS POUR UN PIGEON BON DIEU !
- NON JUSTE POUR UN STUPIDE CONNARD !

Le ton monte, il gueule aussi fort qu’elle mais n’affiche pas le même air désespérer de celui qui n’arrive pas à se faire écouter. Si Josef s’emploi avec autant d’énergie à ne pas l’écouter, c’est qu’il sait pertinemment qu’il n’a pas envie d’entendre ce qu’elle a à lui dire, qu’il ne veut plus une seule ombre de sa présence dans les couloirs de son esprit et qu’il veut enfin passer à autre chose. Au moins, essayer. Continuer de faire semblant.
Mais encore une fois, Daya ne l’aide pas. Il sent son cœur battre avec violence entre ses côtes, son souffle s’écourte et surtout, ses nerfs menacent d’exploser. Homme de sang froid, rares sont les moments où il n’explose et en cet instant, il sent plus que jamais la menace d’un volcan en éruption.

- T’as pas tiré un trait sur moi ? C’est ce que tu veux non ? Alors laisse moi parler putain ! LAISSE MOI juste parlé et je sortirai d’ici ! J’ai compris que j’étais la méchante dans l’histoire et que t’avais en théorie aucune raison de m’écouter ou de m’accorder du temps, mais….c’est le seul moyen pour que je me tire, parce que je - ne - passerait PAS le seuil de cette PUTAIN de porte! Alors à toi de voir si tu veux faire un esclandre devant tes collègues pas de soucis

- Non mais j’hallucine !

Les mots jaillissent d’entre ses lèvres alors que l’indienne contourne le bureau pour se poster effrontément face à lui, avec toute la détermination possible au creux du regard, prête à tout pour le faire entendre raison. Il n’arrive pas à y croire qu’elle puisse jouer sur certains tableaux, avec un putain de culot qui n’appartient qu’à elle et qui lui rappelle pourquoi il l’aime de nouveau.

-  jette moi dehors mais t’attend pas à ce que je me laisse faire ! t’as le choix, on peut aussi régler ca ici, maintenant, juste toi et moi.
- Puisque Mademoiselle l’emmerdeuse insiste.

Ils se font face, comme deux adversaires et Josef saisit brutalement les épaules de Daya une première fois. C’était sans compter sa résistance, la jeune femme ne bougeant pas d’un iota malgré le geste brute mais non violent de Josef qui ne la lâche pas des yeux, regard de braise planté dans le sien, sa haine se mêlant aux basfonds de ses envies. Il s’apprête à forcer de nouveau, quitte à la trainer s’il le faut hors de son bureau, à se prendre des coups ou un océan d’insultes, il n’en a plus rien à foutre…

Deux coups secs frappé à la porte… Josef lâche Daya, sèchement, sans la quitter des yeux. Il ne peut le nier, quelque chose se passe en cet instant. Emotion animal, entre haine et désir, il l’admet, il ne sait plus. Josef n’en sais foutrement rien et il donnerait n’importe quoi pour que la présence de Daya s’évapore aussi vite qu’elle lui ait arrivé dans la gueule aujourd’hui.

- Entrez.

Les mots fusent tout aussi sèchement, d’une froideur implacable.

- Lieutenant … Avec les gars on vous a entendu crier. On voulait s’assurer que tout allait bien ?
- Parfaitement.

Dents serrés, Josef ne lâche pas Daya des yeux.

- Vous êtes sûr ?
- Certain. Et veillez à ce que personne ne vienne m’interrompre jusqu’à la fin de cette discussion.
- A vos ordres lieutenant.

La porte se ferme en douceur, sans un bruit, contrastant avec la violence de ses battements cardiaques. Forcément, qu’ils les ont entendu gueuler comme des putois jusqu’à l’autre bout de la caserne et si ça n’est pas le fait que ses hommes l’aient entendu qui l’inquiète, c’est plutôt le fait que ses supérieurs puissent avoir écho de tout ce merdier qui le travail. Et s’il y a bien une chose dont il n’a pas besoin depuis qu’il a été trainé en justice pour cette histoire de négligence à Noel, ce sont de nouvelles emmerdes.
Il ouvre de nouveau son tiroir et en sort un chrono qu’il tient dans sa main gauche avant de se repositionner face à Daya.

- T’as exactement trois minutes pour m’expliquer ton bordel. Après, je n’veux plus te voir ici.

A peine eut-il terminé sa phrase, que le pompier active son chrono, sans lui laisser ne serait-ce qu’une seconde d’avance.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Mer 9 Aoû - 21:32



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But just because it burns doesn't mean you're gonna die
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Josef and Daya


Where there is a flame


Ça la chagrine autant que ça l’agace de lui entendre dire qu’elle l’a prise pour un connard, parce qu’il ne peut pas être plus loin de la vérité, elle n’a jamais délibérément voulue lui faire du mal et n’aurait en toute franchise probablement jamais joué avec le feu de la sorte si elle avait pu ne serait-ce qu’une seconde imaginer que tout ça finirait de cette façon. Parce qu’ils n’étaient pas censés se retrouver dans ce bureau à se toiser de la sorte, il n’était pas censé éprouver autant de colère et de rancœur envers elle, rien de tout ça n’était supposé arriver. Elle a beau user de toutes les appuis dont elle bénéficie, rien ne semble toucher le pompier qui n’avale absolument rien de ce qu’elle peut bien dire, l’écoute t-elle seulement ? À en croire leur échange jusqu’ici c’est loin d’être le cas et elle commence franchement à se demander si tout ce cirque rime vraiment à quelque chose, parce que même si elle finit par parler, par lui exposer les faits tels qu’elle les perçoit, est-il seulement à même de les entendre ?

Pourtant elle continue, parce qu’elle ne peut pas juste rester sans rien faire, elle sait pertinemment qu’elle se le reprocherait beaucoup trop si elle baissait les bras maintenant, elle voulait avoir la conscience tranquille, mais surtout elle voulait se donner une chance qu’il comprenne ou tout du moins savoir qu’il avait toutes les informations entre les mains et qu’il n’y avait rien de plus qu’elle aurait pu faire…le reste ne dépendait malheureusement pas d’elle et ça, elle l’avait accepté. Elle le provoque sans vergogne parce que c’est là qu’elle en est rendu, il ne lui laisse guère d’autre choix et elle s’apprête contre toute attente à en prendre le revers. « Puisque Mademoiselle l’emmerdeuse insiste. »

Son ton rejoint le sien et il se retrouve bientôt tous les deux non plus à parler, mais presque à crier avant qu’il ne l’attrape par les épaules de façon brutale et insoupçonnée. Surprise, elle l’est, elle n’aurait jamais imaginé qu’il puisse avoir ne serait-ce qu’un geste d’une telle brutalité envers elle et ceux malgré les accès de violence dont il avait fait preuve trois semaines auparavant lorsqu’il avait mis a sac son appartement. (Oui j’extrapole et alors ! ) Elle ne bouge pas et plante fermement ses pieds dans le sol, c’était mal connaître Daya que d’imaginer qu’elle allait se laisser impressionner ou pire encore se laisser faire, elle n’avait de toute façon plus grand-chose à perdre pas vrai ? alors non elle ne lui faciliterait certainement pas la tâche. Il lui jette un regard de glace et elle s’imagine sans peine qu’il ne va s’arrêter là, il a l’air parfaitement décidé à exécuter sa volonté que ce soit de gré ou de force et de ces deux choix il n’en a qu’un véritablement réalisable.

« QUOI ? Tu vas me traîner dehors c’est ça .  Ba VAS-Y Josef c’est pas comme si je pouvais lutter contre toi.  Allez ! FAIT-LE ! » À son tour elle lui jette un regard irrité et bourré de provocation, pourquoi a-t-elle basculer de ce côté-là ? Elle n’en sait rien, elle est probablement juste vexé, blessé et froissé de voir la facilité avec laquelle il dresse ce mur entre eux.

Des coups sont frappés à la porte et ont le mérite de lui faire lâcher l’emprise qu’il détient sur elle avant d’intimer à l’intrus d’entrer. Daya reste figée face à son ex et se contente de tourner machinalement la tête pour rencontrer le regard de celui qui vient de pénétrer et qui n’a pas l’air particulièrement à l’aise avec la situation à laquelle il assiste en partie.

« Lieutenant … Avec les gars on vous a entendu crier. On voulait s’assurer que tout allait bien ?

Son attention se reporte sur Josef qui lui ne prête visiblement pas tant d’importance à son collègue puisqu’il ne décroche pas son regard d’elle. Elle se demande si il va avoir l’audace de se servir de cette interruption pour lui faire quitter les lieux, ce qui serait d’une lâcheté sans nom de son point de vue, mais probablement relativement efficace.

- Parfaitement.
- Vous êtes sûr ?
- Certain. Et veillez à ce que personne ne vienne m’interrompre jusqu’à la fin de cette discussion.
- A vos ordres lieutenant. »

Et il quitte la pièce sans plus de cérémonie, les laissant revenir à la case départ ou presque… Josef ne dit rien, se contentant de la dévisager avec une colère plus que palpable avant de finalement ouvrir le tiroir de son bureau, sûrement pour lui jeter encore un truc à la gueule se dit-elle, et en sorti un chronomètre. Elle fronce les sourcils, pas vraiment sûr de vouloir comprendre ce qui s’apprête à se passer, mais avant que l’idée ne puisse véritablement faire son chemin…

« T’as exactement trois minutes pour m’expliquer ton bordel. Après, je n’veux plus te voir ici. » et ce connard le fait, il enclenche son putain de chronomètre sous ses yeux, visiblement fier de son petit manège. L’Indienne ouvre la bouche prête à lui demander si il est sérieux, mais la referme aussitôt. Bien sûr,’il l’est et le tic tac sonore commence déjà à l'angoisser. Elle pousse un soupir agacé, prend sur elle et commence finalement à parler.

« OUI j’ai flirté avec Judith, OUI je lui ai fait croire qu’elle m’intéressait, mais NON ce n’était pas le cas ! J’ai jamais eu la moindre intention qu’il se passe quoi que ce soit entre elle et moi Josef, parce que tout ce que je t’ai dit c’était la vérité contrairement à elle.

TIC TAC

Elle pousse un soupir lasse, distraite par ce chrono qui lui donne l’impression qu’elle ne pourra pas se donner le temps de lui faire comprendre. Elle est juste une personne d’intérêt d’accord, parce qu’elle a potentiellement accès à des informations utiles pour mon service et mon rôle était de l’approcher sous couvert pour déterminer si c’était vraiment le cas d’accord ! Tu’étais pas censé le savoir, c’était pas censé avoir de l’importance et se passer comme ça. Je faisais JUSTE MON JOB JOSEF ! Elle se détourne un instant de lui et secoue la tête à la négative. Je suis même pas censé te dire tout ça!

TIC TAC
Elle se retourne, plonge son regard dans le sien et poursuit.

« Quel intérêt j’aurai eu à te mentir et à jouer comme ça avec toi hein ? est-ce que tu peux toi-même trouver UNE bonne raison au scénario que t’a bien voulu monter dans ta tête ? parce qu’au final il t’as vraiment pas fallu bien longtemps pour me condamner Jo. C’est censé dire quoi sur tes sentiments . »

TIC TAC
TIC TAC
TIC…


Ses lèvres se pincent dans une expression oscillant entre l’agacement et une véritable tristesse, difficile sans doute de déterminer ce qui se passe vraiment pour son vis-à-vis e, puis d’un coup d’un seul, elle attrape le chronomètre qu’il a posé sur le bureau avant de le jeter violemment contre le mur, le faisant se briser en plusieurs morceau sur le sol.

« Voilà pour tes trois putain de minutes. »
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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Jeu 10 Aoû - 1:44

Il ne plaisante pas, la fusille d’un regard pour la clouer au pilori. Pour la première fois dans cette conversation qui n’a plus aucun sens, Daya possède toutes les cartes en main pour déverser toute sa haine sur Josef, toutes ses explications, tout ce qu’elle veut.
Mais seulement en trois pauvres minutes qu’il lui accorde comme un bon prince avec ses airs d’infinis connard. C’est à peine s’il se reconnait dans ses gestes, dans sa colère si noire et si profonde avec ce besoin presque puéril de devoir la lui claquer dans la gueule. Pour lui faire comprendre quelque chose qu’elle semble pourtant avoir déjà saisi.
Ou peut-être pour se protéger lui-même et ne laisser place à rien d’autre qu’à ça.

- OUI j’ai flirté avec Judith, OUI je lui ai fait croire qu’elle m’intéressait, mais NON ce n’était pas le cas ! J’ai jamais eu la moindre intention qu’il se passe quoi que ce soit entre elle et moi Josef, parce que tout ce que je t’ai dit c’était la vérité contrairement à elle.

Et malgré la conviction qu’elle y met, Josef campe sur ses positions. Tout ça n’a absolument aucun sens et il ne comprend pas plus la situation que précédemment. Mais il la boucle, respectant ce temps de parole qu’il lui a accordé.

- Elle est juste une personne d’intérêt d’accord, parce qu’elle a potentiellement accès à des informations utiles pour mon service et mon rôle était de l’approcher sous couvert pour déterminer si c’était vraiment le cas d’accord ! Tu’étais pas censé le savoir, c’était pas censé avoir de l’importance et se passer comme ça. Je faisais JUSTE MON JOB JOSEF ! Je suis même pas censé te dire tout ça!

Et c’est là que l’édifice se fractionne, se fissure. Lentement, insidieusement. Grattant la couche de colère qui s’est pourtant incrustée depuis ces trois longues semaines à ruminer contre elle. Parce que la situation semble se métamorphosée au profit d’une autre et prendre un tout autre sens.
Plus logique. Plus rassurant.
Plus… réelle.

- Quel intérêt j’aurai eu à te mentir et à jouer comme ça avec toi hein ? est-ce que tu peux toi-même trouver UNE bonne raison au scénario que t’a bien voulu monter dans ta tête ? parce qu’au final il t’as vraiment pas fallu bien longtemps pour me condamner Jo. C’est censé dire quoi sur tes sentiments

Elle plante le couteau là où il ne faut pas et Josef s’apprête à réagir au quart de tour mais elle lui coupe tout élan en se saisissant du chronomètre pour le jeter violemment contre le mur, suscitant un sursaute chez Josef à la seconde où ce dernier s’éclate en mille morceaux sur le sol.

- Voilà pour tes trois putain de minutes.
- Mais parce que tu crois que c’est évident de t’oublier Daya ? Tu crois que c’est facile de faire une croix sur toi alors que tu me bouffes complètement l’esprit depuis trois PUTAIN DE SEMAINE !

Josef explose enfin. Littéralement. Non seulement parce que Daya a touché un point sensible, remettant en cause ses sentiments alors qu’il s’est pourtant donné sans compter, se saignant et usant de sa patience pour tenter de la reconquérir. Et elle OSAIT foutre en doute tout ce qu’il éprouvait pour elle ?
Mais aussi parce que son explication, les faits, tiennent debout. Que tout ce merdier semble pour une fois depuis tout ce temps, trouver un sens, les pièces du puzzle réunit, y ajoutant un scénario crédible et valable. Daya disait vraie : Pour quelles raisons lui jouerait-elle se tour ? Pour quelles raisons valables elle s’amuserait à le trainer dans la merde comme le dernier des cons ? Il ne se souvenait pas d’elle avant mais jamais il n’avait eu l’écho d’une femme sombre, manipulatrice et menteuse.
Et maintenant qu’elle venait y mettre l’explication à jour, tout lui semblait branlant et fragile.

- D’où tu te permets de l’ouvrir sur le sujet avec tout ce que j’ai fait depuis mon accident ? Si j’ai bien vite fait de te condamner, toi t’as bien vite oublié tout ce que j’ai fait pour toi ! Il écarte les bras, s’expriment aussi avec les gestes, haussant le ton s’il le faut. De toute façon, il ne contrôle plus grand-chose. Mais tu veux que j’réagisse comment ! Que je chiale à tes pieds en te disant que tu me manques ? Que je t’aime ? De me revenir ? Son poing s’abat sur le bureau, les nerfs à vifs. Tu crois quoi merde ! Tu n’sais RIEN encore une fois. Tu crois que tu aurais réagis comment à ma place, sérieusement ! C’est à se demander si tu m’aurai pas déjà foutu dehors !

Il gueule, encore. Pointant la porte du bureau d’un doigt rageur, sachant pertinemment que si les rôles avaient été inversés, elle n’aurait même pas pris la peine de l’écouter, le renvoyant chier pour faire une croix dessus, peu importe le temps que ça lui prendrait.

- Alors non, je ne t’ai pas condamné Daya, j’ai juste ESSAYE de faire avec ! Parce que même toute la haine que tu m’inspires, tu m’fais toujours chier même quand t’es pas là !

Sa voix s’emporte…
… Mais ses gestes aussi.
Avant qu’il ne réagisse, qu’il ne stoppe son geste, sa main s’est déjà glissée sur la nuque de l’indienne pour l’attirer brusquement à lui où ses lèvres retrouvent celle de Daya. Chaudes, sauvages, enragées. Quelque chose explose au creux du ventre de Josef, entre soulagement et culpabilité d’avoir céder à une pulsion qu’elle a éveillée chez lui à la seconde où elle s’est mise à gueuler, à la seconde où elle a explosée ce chronomètre contre le mur.
Mais aussi, lorsqu’elle lui a livré l’explication sur un plateau d’argent, presque trop beau pour y croire mais surtout foutrement et terriblement logique de constater que son putain de job entraine ce genre de situation à la con. Mais bien trop fier d’avouer qu’il s’est peut-être effectivement trompé sur toute la ligne, Josef préfère s’exprimer par cet élan sorti de nulle part alors qu’il inverse les rôles, renverse d’un geste sec ce qui orne la moitié de son bureau pour y pousser Daya sans hésitation, se logeant entre ses jambes alors qu’il dévore ses lèvres, aspire sa vie avec une ardeur nouvelle, née de leur colère mutuelle et d’un amour silencieux.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Jeu 10 Aoû - 21:15



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Elle s’attendait à ce que son geste provoque une réaction aussi démesurée que le sien, mais ce n’est pas vraiment ce qui se passe, oui il y répond mais avec des mots plutôt que des gestes et très honnêtement elle s’en trouve surprise, persuadée jusqu’à il y a encore quelques minutes que c’est dehors qu’il allait immédiatement la traîner comme il avait bien failli le faire avant que son collègue ne fasse son apparition. Une partie d’elle-même se trouve satisfaite de savoir que les choses se révèlent si dures pour lui aussi, parce que ça veut nécessairement dire que sa décision, que cette distance qu’il a instaurée lui est pénible et que par conséquent il n’est pas encore impossible de renverser la vapeur. En tous les cas c’est ce dont elle essaye de se convaincre.

Elle se le permet parce qu’elle ne voit pas pourquoi elle n’aurait pas elle aussi le droit de remettre en cause les promesses que ses mots lui avaient insinuées plus d’une fois, parce que si vraiment il avait pour elle ne serait-ce qu’un soupçon de l’amour qu’il prétendait avoir alors il ne pouvait décemment pas l’effacer avec autant de facilité, ça n’avait pas le moindre sens et pourtant c’est exactement ce qu’il semblait avoir fait et la douleur qu’elle avait ressentie n’avait été qu’accentué par la stupéfaction qui l’accompagnait. Elle avait envie de lui dire ou plutôt de lui crier à lui aussi que non, elle n’avait pas oublié tout ce qu’il avait fait pour elle, ce n’était pas humainement possible, parce que sans lui elle avait bien conscience qu’elle serait probablement enterrée dans le gouffre sans fond que tant de gens avaient ouvert sous ses pieds de façon successive et funeste, mais bien sûr elle n’en a pas le temps, son temps est écoulé et visiblement il a lui aussi décider d’user de ses trois minutes de réponses, donnant-donnant sans doute. « Mais tu veux que j’réagisse comment ! Que je chiale à tes pieds en te disant que tu me manques ? Que je t’aime ? De me revenir ? »

Quelque chose semble se rallumer subrepticement dans son regard. Dis comme ça non évidemment, enfin en partie, parce qu’elle ne lui demande pas de ramper à ses pieds et encore moins de faire ce qu’il n’a pas envie de faire…mais, en un sens c’est pourtant exactement ce qu’elle veut entendre qu’il l’aime, qu’il veut être avec elle et qu’elle lui manque parce que c’est exactement ce qu’elle ressent pour lui, même en cet instant où il lui crache sa colère au visage. « Tu crois quoi merde ! Tu n’sais RIEN encore une fois. Tu crois que tu aurais réagis comment à ma place, sérieusement ! C’est à se demander si tu m’aurai pas déjà foutu dehors ! » Elle était en tout et pour tout redescendu en pression pendant environ trente secondes avant que son sang ne fasse de nouveau un tour. Elle ne sait rien? C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Elle lèvre les yeux au ciel de façon machinale parce que s'ils en étaient là maintenant c’était en partie parce qu’il avait préféré faire des suppositions plutôt que de poser les choses cartes sur table avec elle… IL ne savait rien et il n’avait pas forcément cherché à le faire. Alors quoi ? Peut-être n’aurait-elle pas réagi bien différemment c’est vrai, c’est une possibilité, mais ce cas de figure n’est pas et il n’est pas en droit de présumer qu’elle aurait agi de telle ou telle façon juste parce qu’il veut quoi ? se justifier ? se défendre ? C’est en tout cas exactement de quoi ça en a l’air. Elle écarte ses bras à son tour et secoue la tête. « Ba voyons ! »

« Alors non, je ne t’ai pas condamné Daya, j’ai juste ESSAYE de faire avec ! Parce que même avec toute la haine que tu m’inspires, tu m’fais toujours chier même quand t’es pas là ! »

Okay c’est bon elle a compris le message. Son visage se crispe et affiche une expression résignée alors qu’il ne semble pas décoléré ou même pris un tant soit peu en compte l’explication qu’elle vient de lui fournir. Alors à quoi bon ? Alors que ses méninges tournent sans relâche elle se laisse surprendre par le geste du pompier qui glisse sa main sur sa nuque pour venir poser ses lèvres sur les siennes de façon violente, inattendue et brûlante. Dire qu’elle ne l’avait pas vu venir eut été un euphémisme, elle qui s’apprêtait à franchir cette porte de façon définitive, n’a plus aucune intention de partir. Un flot de sentiments la submerge entre excitation et violence tandis qu’elle passe ses bras autour du cou de Josef et alimente leur baiser de toute la passion, la colère et l’ardeur qu’elle possède. Elle ne prête plus vraiment attention à quoi que ce soit et les mots qu’il lui avait balancés et qui continuait de tourner avec répétition dans son esprit semblait soudainement s’évaporer au profit de tout ce qu’il pouvait bien exprimer par ses gestes. En parlant de gestes le pompier relâche un peu son étreinte et d’un geste brusque renverse la moitié de ce qui ornait jusque-là son bureau pour ensuite la balancer sans ménagement dessus, venant se caler entre ses jambes, ses lèvres ne quittant plus les siennes. C’est une situation à laquelle l’Indienne ne croyait plus vraiment, aussi elle s’y raccroche avec d’autant plus de vigueur ne comptant pas laisser le pompier lui échappé ne serait-ce qu’une seconde. Elle ressert ses jambes autour de lui et vient se fondre contre son corps, sans quitter ses lèvres, jamais. Ils ne devraient probablement pas, surtout pas en sachant que les collègues de Josef sont là, à quelques mètres de ce bureau et qu’il est aujourd’hui leur supérieur, mais franchement si l’idée lui vient, elle ne reste qu’un dixième de seconde, elle n’a que faire du monde extérieur, il n’y a plus qu’elle et lui et leurs colères qui s’entrechoquent dans un contact dévorant. Son coeur bat à une vitesse dangereuse dans sa poitrine tandis que ses mains glissent le long du torse du pompier pour se diriger vers sa ceinture, puis son pantalon qu’elle défait hâtivement. Les lèvres de Josef glissent le long de sa peau et terminent d’enflammer la moindre parcelle de son corps, elle n’a pas envie de prendre son temps, elle n’a pas envie de faire preuve de logique et encore moins de tendresse, ça n’est pas vraiment ce qui se dégage de leur étreinte de toute façon, ce n’est rien de plus que de la sauvagerie, leurs gestes sont violents, brutaux et sans réelle considération pour l’autre, ne répondant qu’à un instinct dicté principalement par la colère et le ressentiment, quant à l’amour ? Il est pourtant là, mais caché sous des couches d’impulsivité qui ne le laisseront prendre le dessus que bien plus tard. Daya se retrouve bientôt grossièrement défaite de son pantalon et de ses dessous et le pompier la pousse férocement sur le bureau pour nouer leurs deux corps en un seul, lui arrachant un gémissement qu’elle tente de ravaler. Sa main glisse dans les cheveux de son amant et ses doigts s’y referment ardemment, son visage perdu entre son cou et ses lèvres, son corps entier n’est qu’un immense brasier et sa respiration se fait saccadée, n’étant interrompue que par des soupirs assouvis tandis qu’elle subit les gestes affirmés et déchaînés de son amant autant qu’elle les assènent. Rester silencieuse n’est pas la chose la plus aisée il faut bien le dire, aussi elle ne fait que revenir étouffer son souffle entre les lèvres du grand brun, ses mains se disperses repoussent son amant pour mieux le ramener contre elle et intensifier leurs ébats, ce n'est qu'un éternel recommencement, un jeu du chat et de la souris où personne ne parvient à prendre le dessus continuant de s'affronter et de se malmener toujours un peu plus fort...en tout les cas jusqu'à ce que son corps ne se tende finalement dans une explosion qui fait tressaillir son ventre et laisse échapper de ses lèvres un dernier souffle qui se perd au creux de l'oreille de son amant.
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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Ven 11 Aoû - 21:19

Plus rien à foutre de la rancœur, plus rien à foutre de ses hommes qui se trouvent à quelques mètres de son bureau et qui pourraient les surprendre à tout moment. Un ordre est un ordre et il sait qu’ils le respecteront, à moins de l’entendre hurler au secours.
La vigueur que Daya met à le garder contre elle, fermement, ne fait qu’enflammer les sens de Josef qui se rue sur elle, sauvagement, avec brutalité. Cette même force qui anime les gestes de l’indienne, étant pour la première fois depuis longtemps sur la même longueur d’onde, avec les mêmes envies. Le pompier n’oublie pas sa colère même si cette dernière semble s’atténuer au fur et à mesure qu’il sent la jeune femme s’exprimer par le corps et les soupirs qu’elle tente malgré elle d’étouffer. En cette seconde, il se fout de tout. Tout ce qu’il souhaite avec ardeur c’est de la faire sienne, de la serrer contre lui, de l’entendre soupirer à son oreille et surtout, qu’elle ne le lâche plus. A la seconde même où leurs corps se sont retrouvés, Josef a senti un vide intersidéral se combler d’un coup d’un seul, provocant chez lui une nuée d’émotions qu’il n’est encore incapable d’identifier.

Son myocarde tambourine comme un fou entre ses côtes et son souffle se perd contre les lèvres de Daya qu’il dévore sans l’ombre d’une hésitation et l’indienne en fait tout autant, y met autant de cœur à déverser toutes ces émotions sur lui. Il sent ses doigts défaire prestement et brutalement la boucle de sa ceinture pour passer au pantalon alors qu’il s’aventure sur la peau de la jeune femme, embrasant chaque parcelle possible.
Hors de question de prendre son temps, de faire languir qui que ce soit. Leurs gestes sont primaires autant que leur désir quasi-animal. Des gestes brutaux, rapide, sauvage. Aveuglé par la colère mais aussi guider par des sentiments bien plus profonds que Josef sent cogner contre sa poitrine, au creux de son ventre alors qu’il défait les bas de Daya du mieux qu’il peut. Car ce désir puissant et immense n’est pas uniquement provoqué par la haine pure qu’il a longtemps ressentie pour elle, il est aussi guidé par l’amour qu’il éprouve pour cette femme qu’il aime autant qu’il déteste aujourd’hui. Un sentiment prenant le pas sur l’autre, présentement.

Animal, il la pousse un peu plus sur le bureau, s’imposant sur elle sans hésitation, sans réfléchir. Josef étouffe un gémissement de plaisir dans le cou de Daya lorsqu’ils ne font plus qu’un, se faisant le plus discret possible malgré les circonstances, malgré tout ce qu’il souhaite exprimer en cette seconde. D’une main ferme, il agrippe les cheveux de la jeune femme pour dévorer son cou et s’épuiser dans cet échange avec rage, déchainant les plus vives passions pour un corps à corps qu’il n’a rarement connu aussi bestiale qu’en cet instant. L’indienne le lui rend au centuple, visiblement déterminée elle aussi à exprimer bien des choses dans ses gestes qui n’hésitent en aucun cas à laisser des marques dans le dos du pompier qui n’en ressent pour l’instant aucune douleur, bien trop occupé à se perdre à ses côtés.
Leurs gémissements se perdent sur les lèvres de l’autre, essayant au maximum d’étouffer le moindre bruit suspect, Josef repoussant un geste de Daya pour plaquer sauvagement sa main sur le plat du bureau, subissant un retour de force au creux de son cou où se plante les crocs de l’indienne. Jamais il n’a connu pareille étreinte et sauvagerie mais qu’il sent aussi passionner comme rarement ils ne l’ont été. Pas même dans cette chambre d’hôtel, si tant cela puisse être comparable avec ce qui est entrain de se produire actuellement.
Et il ne tiendra pas plus longtemps. Encore moins lorsqu’il sent Daya arriver au paroxysme, se tendre, commencer à se cambrer, ces simples gestes le rendant fou de passion et de désir. Leurs lèvres se cherchent mutuellement, instinctivement alors qu’ils sentent qu’ils perdent ensemble le contrôle, jusqu’à ce que ce long frisson si salvateur ne les possède tous les deux, Josef s’accrochant un peu plus à la jeune femme lorsque cette dernière se perd sur les derniers instants, un soupir au creux de son oreille.
Et la redescente est extrêmement lente. Le pompier a du mal à revenir à la réalité, son visage logé dans le creux de Daya, respirant son odeur mais surtout tentant de retrouver une respiration correcte. Son cœur se démène dans sa poitrine, résultat de leur échange féroce, un combat qu’ils ont mené à deux avec autant de ferveur que possible. Il reprend peu à peu conscience de cette réalité et réalise à quel point elle lui avait manquée… mais aussi à quel point la rancœur à son égard est toujours présente, malgré une légère redescente. Ses explications ne le lâchent pas, devenant un peu plus à chaque secondes évidentes.
Il se redresse enfin, quittant la chaleur de son corps pour planter son regard dans le sien avant de lui voler un énième baiser, appuyé, chaud, mais moins sauvage que n’ont pu l’être les précédents.

- Tu me dois un chronomètre neuf.

Il lève son regard vers son bureau… et surtout sur ce qui s’étale au sol. Ils ont foutu un véritable foutoir.

- Et quelques babioles, aussi.

C’est peut-être lui qui les a balancés au sol mais c’est de sa faute s’il s’est montré aussi sauvage et brutale. Il esquisse un sourire, se redressant cette fois complètement mais surtout, se rhabillant prestement avant qu’un de ses hommes ne rappliquent à cause du bordel qu’ils auraient pu foutre sans en prendre conscience.
Il laisse également Daya retrouver quelques vêtements alors qu’il ramasse ses dossiers pour les reposer sur son bureau. Il a parfaitement conscience qu’il faudra à un moment l’ouvrir. Pourquoi ? Parce qu’il ne peut décemment pas juste fermer sa gueule après avoir céder aussi faiblement face à ce qu’il ressent pour elle, laissant certainement planer un million de questions. Aussi bien pour lui que pour elle.
Josef finit par se retourner face à Daya, s’appuyant sur son bureau. Difficile de reprendre le fil d'une conversation après ce qu'ils venaient d'échanger...

- Ca n’veut pas dire que j’te pardonne toute cette merde. Juste que j’veux bien essayer de comprendre, d’admettre que j’ai peut-être été trop con pour essayer de le faire plus tôt.

Mais avant qu’elle ne lui réponde, le pompier enchaîne aussitôt.

- J’veux juste savoir pourquoi tu n’as pas été directement honnête avec moi. Avant que je ne l’apprenne tout seul j’entends. Je sais que tu n’as pas le droit de hurler sur tous les toits l’objet de tes infiltrations mais là ? C’est pas comme si j’allais te balancer au premier venu.

Le ton est retombé, la colère aussi visiblement. Ne reste qu’une rancœur amère qu’il exprime bien plus posément qu’il ne l’a fait un peu plus tôt. Il se connait, a conscience qu’il va lui falloir plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines pour digérer tout cette histoire mais il tente au moins de faire preuve de bonne volonté et surtout d’enterrer sa fierté, sa conscience lui intimant que peut-être, tout ça en vaut finalement la peine.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Sam 12 Aoû - 7:42



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Josef and Daya


Where there is a flame


La tête de son amant retombe entre sou cou et son épaule et ses lèvres contre sa clavicule lui tirent un léger frisson, elle glisse sa main sur la nuque du pompier, puis la laisse retomber le long de son torse, sentant son coeur battre à une allure dramatique, au moins autant que le sien en tout cas. Le souffle de l'Indienne reste saccadé et elle peine un instant à se sortir du brouillard dans lequel il vient assurément de la plongée. Tout s'est passé tellement vite et de façon inattendue qu'elle se sent un peu perdue. A présent que la colère et la passion se sont consumés dans leurs ébats, elle ne saurait vraiment pas dire ce qu'il va se passer, ce que cela signifie pour elle et lui, bien qu'elle espère désormais encore un peu plus que la fin de cette triste histoire soit positive. Josef se redresse finalement et met un terme définitif au contact qui les lient encore, son regard restant cependant braquer sur elle, elle essaye d'y trouver quelque chose, un indice, n'importe quoi, juste de quoi se préparer à éventuellement se faire remercier et jeter dehors maintenant qu'il avait tiré son coup et obtenu un semblant de vengeance ou au contraire y voir le début d'autre chose, mais rien…tout du moins jusqu'à ce qu'il dépose un baiser sur ses lèvres, la rassurant un peu sur la finalité somme toute teintée de cet entretien.

« Tu me dois un chronomètre neuf. Et quelques babioles, aussi. »

Si c'est le prix à payer pour ce qui vient de se passer, elle n'y voit franchement pas vraiment de problème, bien au contraire. Elle esquisse un sourire qu'il ne voit probablement pas, trop occupé à se rhabiller. « Je dois en conclure que l'on va se revoir ? » A son tour la jeune femme se redresse et retrouve appuie sur ses pieds, elle ramasse ses dessous qu'elle s'empresse d'enfiler, il ne manquerait plus que quelqu'un décide de venir frapper maintenant à la porte du bureau, il est évident que ça ferait bien plus que désordre. Elle ramasse son jean qui a atterri un peu plus loin et l'enfile en sautillant sur place, reprenant à son tour une allure convenable. Josef quant à lui ne répond pas à sa remarque ce qui la tourmente presque immédiatement, elle tourne son regard vers lui et l'observe ramasser ses dossiers et une partie du bordel qui jonche désormais le sol, témoignant de la précipitation et de l'excès de sauvagerie dans laquelle ils s'étaient jetés quelques minutes avant, elle se rend alors compte que niveau discrétion ils peuvent probablement tous les deux repasser et qu'elle va finir par devoir se taper le chemin inverse incessamment sous peu, pour très certainement le plus grand plaisir de ses messieurs.

« Ca n’veut pas dire que j’te pardonne toute cette merde. Juste que j’veux bien essayer de comprendre, d’admettre que j’ai peut-être été trop con pour essayer de le faire plus tôt. »

Assez pour la sauter mais pas pour la pardonner donc ! Bien évidemment elle se retient de dire quoi que ce soit, elle n'a pas envie de se disputer de nouveau avec lui et est bien consciente qu'elle doit se contenter du peu qu'il voudra bien lui offrir. Elle reste donc silencieuse, se contentant de le fixer en hochant doucement la tête. Bien sûr ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait espéré entendre, mais elle s'en contente, parce qu'elle réalise que cela reste inespérée.

« J’veux juste savoir pourquoi tu n’as pas été directement honnête avec moi. Avant que je ne l’apprenne tout seul j’entends. Je sais que tu n’as pas le droit de hurler sur tous les toits l’objet de tes infiltrations mais là ? C’est pas comme si j’allais te balancer au premier venu. »

Il fait bien de préciser sa première pensée, parce que les yeux de Daya s'arrondisse déjà, son expression de surprise ne faisant finalement que survoler son visage lorsqu'il continue. Il ne comprend donc pas…après tout comment le pourrait-il il n'a jamais vraiment eu à expérimenter la chose, mais les règles étaient là et ce n'est pas elle qui les avaient inventés. C'est en tout cas ce à quoi elle comptait se raccrocher pour s'expliquer, pour qu'il comprenne qu'il n'est pas question de confiance. Quitte à devoir lui mentir, elle préférait le faire avec des éléments qui étaient eux un parfait reflet de la vérité, même si ce n'était pas la sienne. « Parce que ça fait partie du job et que ça n'est pas moi qui faits les règles Jo. Ce sont des informations qui n'ont rien à faire en dehors de mon service et la seule raison pour laquelle j'ai fait une exception aujourd'hui c'est parce que c'était ça ou te perdre et c'est quelque chose que je ne pouvais pas laisser arriver. Elle pousse un soupir et fait quelques pas pour se rapprocher un peu de lui. Ça n'a rien à voir avec le fait de te faire confiance ou pas, bien sûr que je sais que tu n'iras pas le crier sur les toits, mais j'ai juste pas le droit et je tiens à mon travail…je sais qu'au fond c'est quelque chose que tu saisis. Elle fait un pas de plus pour combler le peu de distance qu'il reste entre eux deux et pose une de ses mains sur le torse du pompier. Il faut que tu comprennes que si tu décides d'être avec moi…si c'est que tu veux…tu vas devoir me faire plus confiance que ça, tu vas devoir me croire quand je te dis que je t'aime et ne pas t'imaginer le pire sans me laisser ne serait-ce que la possibilité de m'expliquer. Elle espère qu'il comprendra, elle espère qu'il acceptera parce que c'est la seule façon de faire fonctionner tout ça et l'Indienne à un besoin presque vitale que cela fonctionne et elle a l'impression de peiner à l'exprimer correctement, elle est ainsi tellement concentrée sur le message qu'elle essaye de faire passer qu'elle ne réalise pas vraiment qu'elle vient de lui dire ce qu'il attendait d'entendre de sa part depuis des mois et qui lui semblait encore il y a peu, trop dur à admettre, à lui, mais surtout à elle-même… J'ai besoin que tu me crois Josef. »
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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Lun 14 Aoû - 13:26

Il a bien conscience que c’est foutrement bizarre d’engager ce genre de conversation après avoir vécu ce qu’ils viennent de vivre. Il n’oublie pas cette passion, ni cette rage qu’ils ont mutuellement déversés l’un sur l’autre. Il la sent encore parcourir ses veines, les restes de leur étreinte lui laissant une impression de vie sur sa peau, sur ses lèvres lorsque ces dernières ont rencontré si sauvagement celles de Daya.
Mais il veut mettre les choses à plat, refoutre de l’ordre dans ce merdier sans nom qui lui a fait perdre la raison, laissant sa haine et sa colère pour lui. Si elle était si sincère alors il voulait avoir les explications complètes et précises, l’entendre dire que ça n’était pas par choix mais par obligation ou quoi que ce soit d’autre qui pourrait un tant soit peu lui faire recouvrir la raison.

Il observe Daya en silence, toujours aussi belle que lorsqu’il l’avait quitté.

- Parce que ça fait partie du job et que ça n'est pas moi qui faits les règles Jo. Ce sont des informations qui n'ont rien à faire en dehors de mon service et la seule raison pour laquelle j'ai fait une exception aujourd'hui c'est parce que c'était ça ou te perdre et c'est quelque chose que je ne pouvais pas laisser arriver.

Il l’écoute attentivement, se laissant touché par les mots qu’elle lui offre. Notamment les derniers où il a véritablement envie de la croire malgré la réserve qu’il s’accorde, peut-être encore légèrement craintif d’une entourloupe, poussé dans sa paranoïa et le refus de devoir morfler comme il l’a fait ces derniers jours.
Au fond de lui, Josef sait que Daya avait d’excellente raison de ne rien lui avouer de cette mission. Il sait aussi à quel point il est dangereux d’y impliquer malgré soi ses proches mais il aurait aimé au moins… un indice. Quelque chose qui l’aurait prévenu, averti.
Mais surtout, il ressent une peine profonde pour Judith qui se trouve être la véritable victime de l’histoire. Car si Daya semble s’acharner comme une lionne pour le récupérer, il se doute bien qu’il en est pas de même pour Judith qui a été salement bafouée et manipulée pour les bienfaits d’une mission.
Josef se concentre de nouveau sur Daya qui s’approche de quelques pas alors qu’il reste là, appuyé contre son bureau, bras croisés sur son torse.

- Ça n'a rien à voir avec le fait de te faire confiance ou pas, bien sûr que je sais que tu n'iras pas le crier sur les toits, mais j'ai juste pas le droit et je tiens à mon travail…je sais qu'au fond c'est quelque chose que tu saisis.

Encore une fois, elle n’a pas tort. Il sait. Pourtant il ne bronche pas, la laisse tranquillement poursuivre alors qu’elle s’approche de nouveau de lui, brisant définitivement le peu de distance qui les séparait pour lui poser une main sur le torse. Ce simple geste est presque réconfortant après tout ce qu’elle lui a manquée.

- Il faut que tu comprennes que si tu décides d'être avec moi…si c'est que tu veux…tu vas devoir me faire plus confiance que ça, tu vas devoir me croire quand je te dis que je t'aime et ne pas t'imaginer le pire sans me laisser ne serait-ce que la possibilité de m'expliquer.

L’ensemble de ses mots lui parviennent mais l’un d’eux attire plus son intention que les autres. L’expression d’un sentiment qu’elle avait jusqu’ici refusé d’avouer, que Josef avait essayé de durement « gagner », lui faire admettre durant ces longs mois de séduction, de gestes, de présence. Il ne peut pas nier la chaleur qui se diffuse au creux de son ventre, remontant le long de ses veines
Depuis combien de temps attendait-il qu’elle s’ouvre enfin à lui ? Qu’elle admette ce simple sentiment ?

- J'ai besoin que tu me crois Josef.

Ses bras se décroisent de sa poitrine pour venir se loger autour des hanches de Daya alors qu’il l’observe tout d’abord en silence.
Encore une fois, l’amertume est encore présente mais le pompier sent bien ses défenses déjà entamées, ayant partiellement cédées face à l’entêtement de la jeune femme qui, malgré les menaces répétées de Josef, n’a pas décollée d’ici jusqu’à ce qu’elle l’écoute. Rien que pour ça, il devrait croire en son honnêteté, à sa volonté sincère de vouloir le récupérer.
Le pompier pousse un soupire résigner avant de planter son regard dans celui de Daya.

- Alors comprends que j’aurai difficilement pu réagir autrement en entendant Judith me dire qu’elle était sur le point de conclure avec la nana avec qui je sortais.

Il aurait été compliqué pour lui de ne pas s’emporter mais surtout de s’imaginer un scénario digne d’un de ces films que tout le monde va voir au ciné avec la flic à la double couverture. Il avait emprunté le chemin qui lui semblait le plus facile mais surtout le plus logique. A tort, certes.

- Mais j’te crois… Même si je l’ai encore un peu mauvaise. Il grimace légèrement, sans animosité. C’est pas une question de te faire confiance ou non, jusqu’ici je l’ai toujours fais. Mais je t’avoue que sur ce coup-là, c’était compliqué d’y voir autre chose qu’une trahison.

Il ne remue pas le couteau dans la plaie, il tente simplement d’expliquer ce qu’il lui a passé par la tête, que Daya n’aille pas pensée comme elle lui a laissé entendre, qu’il ait pu faire une croix sur elle aussi vite et surtout sans réfléchir, sans se poser la moindre question. Parce que des questions, putain, il en a eu à foison qu’il se refusait toutes de lui poser. Certainement par fierté, pour conserver le peu de dignité qu’il lui restait à ce moment-là.

- J’comprends que ça fasse partie de ton job. J’ai saisi. Mais la prochaine fois, j’aimerai juste éviter de faire face à ce genre de malentendu et surtout d’éviter d’y voir une amie impliquée. Même si je me doute que tu ne l’as pas fait de gaîté de cœur.

Du moins, il n’en doute plus, désormais.
Parce qu’il a de la peine pour Judith, qu’elle est certainement la plus malheureuse dans l’histoire. Preuve en est quand Josef s’est décidé à aller la voir pour discuter de tout ça avec elle, s’excuser de son comportement agressif alors, qu’au final, elle était tout autant lésée que lui. Voir bien plus, finalement.
Et comme pour lui faire comprendre que ce ne sont pas des paroles en l’air, qu’il ne lui ment pas lorsqu’il laisse entendre qu’il y a aura visiblement « une prochaine fois » entre eux, Josef vient chercher les lèvres de Daya pour un baiser tendre, puis plus appuyé sans pour autant partir dans la même folie qui les animait tout à l’heure. Il prend son temps, s’attarde, glisse ses mains sur ses hanches pour profiter de ce plaisir de la retrouver, entièrement. De réaliser que finalement les choses puissent de nouveau reprendre leur cheminement et s’arranger.
Il se redresse légèrement, sourire aux lèvres.

- Par contre, j’aimerai bien que tu répètes une partie de ton discours parce que je n’suis pas certain d’avoir compris. Josef plante son regard dans le sien. Celle où tu me dis que je devrais te croire quand tu me dis que tu… quoi ?

Il tend l’oreille, large sourire aux lèvres.
On n’peut pas lui en vouloir de ressentir une certaine fierté de l’avoir entendu exprimer ce sentiment qu’il a autant attendu et surtout que Daya avait du mal à admettre jusqu’ici.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Mer 16 Aoû - 6:07



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Elle comprend les images et les doutes qui avaient pu le percuter de façon si sournoise et violente lorsqu'ils avaient recollé ensemble les pièces du puzzle, elle doute que sa réaction si elle avait été à sa place aurait été moins douloureuse ou virulente, mais elle a cependant beaucoup moins de facilité à comprendre qu'il n'est pas voulu au moins lui laisser l'occasion de répondre de ses actes, parce que si ce n'était pas vraiment là, la source du problème cela en faisait définitivement partie. La jeune femme aimerait pouvoir dire qu'elle ne lui en tient pas rigueur, mais ce ne serait que mensonge parce qu'au fond elle lui en veut de ne pas avoir ne serait-ce qu'une seconde envisager qu'elle ne soit pas la garce qu'il avait dessiné dans son esprit, que peut-être, il y avait là une autre explication. Bien sûr rien de tout cela ne saurait être réel si elle n'avait pas choisi de jouer à ce jeu dangereux qui avait bien faillit terminer de lui prendre plus que ce qu'elle n'avait déjà perdue et rien que pour cela et parce qu'elle ne voulait pas envisager de laisser le pompier partir, elle n'en dirait rien et se contentera de ravaler sa désillusion et de prendre sur elle la responsabilité pleine et entière de leur querelle. En attendant elle se raccroche au contact de ses mains qui l'entourent et la garde près de lui, parce que ce geste aussi anodin soit-il est aussi parlant que le discours qu'il lui tient.

« Mais j’te crois… Même si je l’ai encore un peu mauvaise… » Elle est soulagée de l'entendre malgré tout, qu'il puisse l'affirmer à voix haute face à elle…et même s'il tempère sa phrase elle ne lui en demande pas plus pour le moment, elle veut juste et uniquement qu'ils puissent se donner une vraie seconde chance et si pour ça elle doit regagner sa confiance alors elle tâchera de le faire, parce que quand bien même il nie ce qu'elle pense être un manque de foi en elle, elle n'en démord pas pour autant, c'est comme ça qu'elle la vécue, c'est comme ça qu'elle le voit et il sera probablement un peu difficile de s'en défaire en seulement quelques minutes. L'indienne ne le quitte pas des yeux, ses mains toujours posées sur son torse et elle ne peut qu'approuver, elle non plus refuse de revivre un pareil malentendu, parce qu'ils se sont déjà perdus plus de fois qu'elle ne voudrait s'en rappeler et elle n'est pas vraiment sûre d'avoir encore la force de vivre ça, plus maintenant…

« … et surtout d’éviter d’y voir une amie impliquée. Même si je me doute que tu ne l’as pas fait de gaîté de cœur. »  Elle fronce les sourcils. Qu'est-ce qu'il entend par là exactement ? Qu'elle la fait en connaissance de cause ? Parce que c'est exactement ce dont ca a l'air et ça l'offusque considérablement. Jamais, elle n'aurait ne serait-ce qu'envisager de s'adonner à un pari de la sorte en sachant pertinemment qu'elle s'attaquait à une amie de Josef. La pensait-il si stupide ? ou pire aussi inconsidéré et perfide? Le temps qu'elle ne digère l'information, Josef la ramène contre lui et vient trouver ses lèvres, elle se laisse aisément distraire l'espace d'un instant, trop emporté dans le baiser qu'il lui donne et qui, elle le sait est une façon bien différente de lui dire qu'il est enclin à lui pardonner…et bien que moins passionnée et brûlant que leurs ébats d'il y a quelques minutes, elle y trouvait là un contact bien plus intime et profond. Le pompier finit par se redresser un sourire aux lèvres et plonge son regard dans le sien, faisant naître sur les lèvres de l'Indienne un sourire en coin. «  Par contre, j’aimerai bien que tu répètes une partie de ton discours parce que je n’suis pas certain d’avoir compris. Celle où tu me dis que je devrais te croire quand tu me dis que tu… quoi ? » Son sourire s'agrandit très largement et elle laisse échapper un rire amusé, secouant la tête à la négative. Pour sûr que ça n'était pas passé inaperçu maintenant qu'elle y pensait, il avait attendu avec une impatience clairement énoncée qu'elle exprime à son tour ce genre de sentiment à son égard et elle venait de le faire sans détour et surtout sans vraiment en avoir conscience ce qui n'était sans doute pas la façon la plus habituelle de le faire, mais Josef ne semblait pourtant pas s'en formaliser. Si elle avait contenue et enfouie ce qu'elle pouvait ressentir pendant de longues semaines, elle n'en ressentait plus le moindre besoin, parce qu'elle savait désormais ce que son entêtement aussi irrationnel eut-il été avait failli lui coûter.

La main droite de Daya remonte dans le cou de son amant et elle rapproche son visage du sien, noyant ses yeux dans les siens un air bien moins dissipé sur le visage, elle lui devait bien un peu de sérieux après tout. « Je t'aime. » Elle reste quelques secondes immobile avant de déposer à son tour ses lèvres sur les siennes, ses doigts glissants le long de sa nuque pour le garder près d'elle, puis lorsqu'elle met fin à cet instant un peu en suspens, la jeune femme laisse glisser son front contre le sien. « Je suis désolée de t'avoir fait souffrir, ça n'a jamais été mon intention… Elle s'écarte de quelques centimètres, mais reste définitivement près de lui, tant et si bien qu'elle peut sentir son souffle contre elle. Je sais que tu m'en veux et je comprends je m'en veux aussi crois moi, elle lui adresse un sourire contrit et un peu triste, mais je te promets que tu peux me faire confiance Josef. Jamais! Jamais je ne te ferais volontairement du mal. » Sa main glisse à présent de son cou à sa joue et son regard, tout comme l’expression de son visage ne peuvent être plus criant de vérité. Elle pousse un soupir et ferme les yeux l’espace d’une seconde. « Je ne savais pas que tu la connaissais, je n'aurai pas pris le risque de l'approcher si ca avait été le cas croit moi et je sais que ce n'était pas juste pour elle, mais c'était important…et parfois ça demande des sacrifices. Certains sont juste plus faciles à faire que d'autres. »Parce que oui, elle était sincèrement désolée pour Judith qui avait l'air d'être une fille sympa et honnête, mais en réalité elle pouvait tout à fait faire avec ce qu'elle lui avait fait, parce qu'elle ne la connaissait pas vraiment, parce qu'elle estimait que les informations qu'elle aurait pu obtenir si toutefois tout c'était passé comme prévu en valait la chandelle, qu'elles serviraient quelque chose de bien plus important qu'une vague déception amoureuse, mais elle se rendait compte à présent, que si elle était prête à sacrifier bien des gens y compris elle-même dans sa recherche de justice, elle n'était pas prête à le sacrifier lui.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Ven 25 Aoû - 9:22

Il ne manque pas les expressions de Daya dont le visage se métamorphose à chacune de ses phrases. Josef ne doute pas un seul instant que dans sa tête se manifeste un énorme combat, luttant contre la volonté de le renvoyer chier sur certains points. Il la connait par cœur, elle et son caractère flamboyant, qui n’hésiterait pas à lui rentrer dedans s’il le faut. Or, Daya ne bronche pas, se contente de l’écouter.
Et il ne manque pas de revenir sur les quelques mots qu’il n’a pas oublié, qu’il a parfaitement garder dans un coin de sa tête puisque c’est exactement ce qu’il souhaitait entendre, un jour. Après ses nombreux efforts pour la reconquérir, pour qu’elle accepte enfin une vérité plus que visible.

Daya laisse échapper un rire alors que Josef ne la lâche pas, large sourire aux lèvres. Il veut l’entendre formuler ces mots, directement, sans détour et sans pirouette lâcher en plein milieu d’une phrase comme une espérance à ce que ça passe inaperçue. L’indienne glisse une de ses mains dans le cou du pompier qui se laisse faire, agréablement. Elle capture son regard, comme elle a toujours si bien su le faire et Josef se laisse captiver, son visage à quelques centimètres du sien.

- Je t'aime.

Les mots résonnent chez lui avec une allégresse qu’il n’aurait jamais espérée. Comment aurait-il pu imaginer ne serait-ce qu’une seconde en se levant ce matin qu’ils en seraient là ? Qu’il entendrait enfin la matérialisation de ses sentiments ?
Il accueille son baiser avec tendresse, y prenant goût et surtout, prenant son temps pour se délecter de cette chaleur agréable qui fourmille au creux de son ventre. Josef aimerait l’entendre le répéter de nouveau, afin d’être certain que tout ça n’est pas un mirage, que rien ne va se rompre dans la seconde, comme si tout pouvait lui échapper de nouveau, d’un claquement de doigts. Ses bras autour de ses hanches, il la garde près de lui, autant que Daya près d’elle. Front contre front, il profite de cet instant de plénitude, oubliant presque où ils se trouvent.

- Je suis désolée de t'avoir fait souffrir, ça n'a jamais été mon intention…Je sais que tu m'en veux et je comprends je m'en veux aussi crois moi, mais je te promets que tu peux me faire confiance Josef. Jamais! Jamais je ne te ferais volontairement du mal.

Josef la fixe, l’écoute et surtout se laisse doucement convaincre par ses mots mais aussi par son regard qui exprime bien plus de conviction que tous les mots qu’elle ne pourrait lui formuler. Avec tout ce qu’il vient de se passer, de se dire, difficile de faire autrement que de la croire. La colère retombée, Josef se présente également plus lucide, moins aveuglé par la haine qu’il pouvait éprouver pour l’indienne qui se trouve présentement suffisamment convaincante pour qu’il n’abdique, pour qu’il abaisse ses dernières armes.
Parce qu’il est bon d’enfin la retrouver, la sentir, l’entendre. De retrouver ce cocon chaleureux dans lequel il s’était logé au fur et à mesure qu’il reconstruisait sa vie.

- Je ne savais pas que tu la connaissais, je n'aurai pas pris le risque de l'approcher si ca avait été le cas croit moi et je sais que ce n'était pas juste pour elle, mais c'était important…et parfois ça demande des sacrifices. Certains sont juste plus faciles à faire que d'autres.
- Je sais. Sont les seuls mots qu’il trouve à lui dire pour l’instant, plongeant son regard dans le sien. Enfin, maintenant je le sais.

Parce que ça n’était certainement pas le cas des semaines plus tôt mais peu importe, il n’a pas envie de revenir sur cet épisode désastreux qu’il souhaiterait même oublier. La seule chose dont il a envie en cette seconde c’est de passer à autre chose, de profiter de l’instant qui lui est offert sans se poser trop de question, sans remuer toute cette merde.

- Je sais que si jamais tu te vois de nouveau affectée à ce genre de mission, tu ne pourras rien me dire mais si tu devais suivre le même cheminement j’aimerais au moins avoir un signe, je n’sais pas de quel genre mais quelque chose qui nous éviterait un pareil bordel.

C’est peut-être infaisable, il n’en sait rien mais il en fait malgré tout la demande. Ne serait-ce que l’écrire sur un morceau de papier pour le brûler ensuite, peut lui importe tant qu’il ne retrouve plus dans ce genre d’hésitation et qu’il ne tue personne s’il la voit fricoter avec qui que ce soit, ne sachant pas faire la différence entre une tromperie et une mission pour les flics.
Il ne peut désormais se fier qu’à la confiance qu’il réinstaurera en Daya. Mais un coup de pouce ne sera jamais de refus.

- Mais il va quand même falloir te faire pardonner. Il esquisse un sourire taquin, de nouveau. Et je pense qu’un restau choisit et offert par tes soins serait un excellent commencement. Disons demain soir ?

Oui, il était absolument sérieux malgré ce sourire bien trop satisfait sur le visage. Il n’abuse pas de la situation – bon peut-être un peu … - mais il voit aussi là l’opportunité de la retrouver, de repartir sur de meilleures bases.
Il la contemple en silence avant de lâcher un soupire, glissant ses doigts sur sa nuque qu’il effleure en douceur.

- Laisse-moi un peu de temps pour digérer tout ça. Josef souffle ces quelques mots, son regard toujours planté dans le sien. J’entends bien tout ce que tu me dis mais j’ai besoin de quelques heures pour tout assimiler.

Il glisse une main sur sa joue sans jamais la lâcher, trop heureux de la retrouver enfin. C'était presque trop beau pour être vrai mais avec toutes les aller des qu’ils avaient eu chacun de leur côté, peut-être qu’ils avaient enfin ce droit de s’accorder une période plus agréable que tout ce qu’ils avaient vécue jusqu’ici.
Josef l’embrasse une nouvelle fois, plus longuement, plus tendrement mais aussi avec cette étincelle de passion qui éclot au creux de son ventre. Il se recule, sourire aux lèvres avant de glisser d’un ton chaud.

- Mauvaise idée de rester ici tous les deux. On va finir par rameuter les troupes.

Regard brillant, il la taquine, déposant un autre baiser sur ses lèvres. Les secondes s’écoulent, sans que ni l’un ni l’autre ne le rompt avant que Josef n'articule .

- Est-ce que tu peux m’en dire plus sur cette mission ? Pourquoi Judith ? Elle est mêlée à quelque chose de pas clair ?

Ce n’est que par pure curiosité mais aussi par inquiétude car maintenant que la tension était redescendu d'un cran, les informations remontaient. Pourquoi Judith en particulier ? Il la connaît depuis quelques mois maintenant et même si la jeune femme gardait une part de mystère sur sa vie, a aucun moment Josef ne l’aurait imaginé trempée dans une affaire étrange.
En silence, le pompier patiente de voir Daya lui apporter quelques explications ou non.

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MessageSujet: Re: [-18] Where there is a flame ft Josef    Ven 1 Sep - 22:11



Where there is desire, there is gonna be a flame
Where there is a flame, someone's bound to get burned
But just because it burns doesn't mean you're gonna die
You've gotta get up and try

Josef and Daya


Where there is a flame


Il a l'air de finalement l'entendre, comprendre ce qu'elle essaye de lui faire désespérément comprendre, elle ne sait pas comment tout ça avait finie par arriver, en toute franchise elle n'y croyait guère en venant à la caserne aujourd'hui c'était un peu sa dernière chance et pour une fois tout avait été dans son sens et elle avait l'impression que cela faisait bien longtemps que ça n'avait pas été le cas. Ça la soulage plus qu'elle ne pourrait l'exprimer, elle a l'impression qu'un poids monstrueux vient d'être ôté de sa poitrine, qu'elle peut finalement respirer correctement et si c'est une sensation séduisante, avec elle finira par venir la peur de voir tout ça s'effondrer et lui rappeler qu'en dehors de lui il ne lui restait plus grand choses auxquelles se raccrocher. « Je sais que si jamais tu te vois de nouveau affectée à ce genre de mission, tu ne pourras rien me dire mais si tu devais suivre le même cheminement j’aimerais au moins avoir un signe, je n’sais pas de quel genre mais quelque chose qui nous éviterait un pareil bordel. »  Elle pousse un soupir, c'était bien là le problème, elle ne pouvait pas et très clairement elle ne voulait pas, que ce soit pour le travail ou pour sa petite enquête personnelle, elle n'envisageait même pas ne serait-ce qu'une seule seconde de l'impliquer de quelque sorte que ce soit, elle ne comptait pas lui faire part de la moindre information et il devait le comprendre dès maintenant…il ne pourrait ainsi pas lui reprocher plus tard. « Mais il va quand même falloir te faire pardonner. Et je pense qu’un restau choisit et offert par tes soins serait un excellent commencement. Disons demain soir ? » Elle laisse échapper un sourire si c'était tout ce qu'elle avait à faire pour entamer un autre chapitre avec lui alors c'était fort peu cher payer. « Je me ferais pardonner tu peux compter là-dessus. Son regard brûlant ne quitte pas le sien, elle s'y raccroche aussi fermement que ses mains ne peuvent quitter le contact de sa peau comme pour ancré tout ça dans la réalité. Demain soir alors… » L'indienne reste un instant dans ce moment précis avant de revenir à la partie nettement moins agréable de leur conversation, une partie sur laquelle elle n'a pas envie de revenir, mais sur laquelle elle doit néanmoins le faire.

« Je comprends ce que tu me demandes, mais je ne peux pas Josef…elle secoue la tête à la négative. Il faut que tu en sois conscient dès maintenant, je sais que ce que je te demande n'est pas facile surtout après ce qu'il s'est passé, mais j'ai envie d'être avec personne d'autre que toi. Ses mains remontent sur le torse du pompier et elle plonge son regard dans le sien, y cherchant sans aucun doute un indice sur ses sentiments. J'espère que ce sera suffisant, parce que je ne peux pas t'offrir plus que ça. Je pourrais te dire que je comprendrai que ce ne soit pas satisfaisant, mais la vérité c'est que j'ai aucune envie de te laisser la possibilité de dire ça… » Elle ne pourrait être plus franche honnêtement et c'était ce qu'il lui demandait après tout…elle voulait que ça soit suffisant, que leurs sentiments soient suffisants et peut-être que c'était là plus que naïf, mais elle ne pouvait pas ne pas essayer. Les doigts du pompier glissent le long de sa nuque et lui tire un frisson. Il lui demande un peu de temps et c'est là tout ce qu'elle est à même de lui offrir alors il est évident qu'elle ne peut pas le lui refuser. Ses doigts glissent sur sa joue et elle appuie son visage dans le creux de sa main avant qu'il ne vienne rejoindre ses lèvres une nouvelle fois. Elle ne s'en lasse pas, elle a l'impression qu'il s'est écoulée une éternité entre leur dernier contact de la sorte et aujourd'hui et elle n'est pas prête de le laisser filer. Elle répond sans retenue à son baiser, regagnant ses lèvres à chaque fois qu'elles semblent vouloir quitter les siennes, jusqu'à ce que le contact finisse par se rompre de façon un peu forcée. « Mauvaise idée de rester ici tous les deux. On va finir par rameuter les troupes. » Elle retient un peu son rire. Il n’a pas tout à fait tort, elle ferait peut-être même bien de partir histoire qu’il puisse reprendre le travail qu’il avait sans ménagement jeter sur le sol quelques dizaines de minutes auparavant, mais sa pensée n’a guère le temps d’allée beaucoup plus loin puisque de nouveau il vient retrouver ses lèvres.

« Est-ce que tu peux m’en dire plus sur cette mission ? Pourquoi Judith ? Elle est mêlée à quelque chose de pas clair ? » Il tente une fois de plus d'en savoir davantage et si elle peut imaginer la curiosité et les nombreuses interrogations qui doivent asséner l'esprit du pompier, elle n'a pas vraiment envie d'épiloguer sur le sujet, qu'il s'agisse de son amie ou pas ne change pas le fait qu'elle ne peut/veut pas partager ces informations avec lui, il lui faut dès à présent tracer une limite entre cette partie de son existence et leur relation. « Josef…Elle pousse un soupir et lui lance un regard navré. Non je peut rien te dire, j'en ai déjà beaucoup trop dit d'ailleurs…écoute elle n'est mêlée à rien d'accord, elle a juste potentiellement accès à des informations sans le savoir et c'est là que j'intervenais…mais ce n'est de toute façon plus d'actualité. Elle ne sera plus embêtée t'inquiète pas ! Est-ce qu'on peut clore ce sujet maintenant ? La flic lui adresse un regard pressant. Je crois que tu as du travail de toute façon…elle lui sourit. Et moi j'ai mon walk of shame à faire. Elle pointe son pouce vers le couloir en riant, faisait référence direct aux collègues de Josef qui de toute évidence vue le boucan et le temps passé ne pourront s'être fait qu'une bonne idée de ce qui venait de se passer entre ses quatre murs. Bon en vrai ça ne la fait pas plus rire que ça, elle se doute bien qu'elle va manger du regard salace en sortant, mais tant pis parce que ça valait quand même franchement le coup…Elle ramasse le reste de ses affaires et passe grossièrement une main dans ses cheveux. Ça va je ressemble à quelque chose ? Elle se marre, se moquant d'elle-même. Demain 20H ? »

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