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 I need you - Milo

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MessageSujet: I need you - Milo   Jeu 10 Aoû - 1:01


I need you.
Milo & Taylor

Je ne sais pas ce qui a été le plus difficile cette nuit. De dormir ou d’empêcher Leo de partir à la recherche du type et d’en faire un homme mort. C’est un homme adorable, tendre, me faisant parfois penser à mon grand frère… mais à aucun moment je n’ai remis sa parole en cause lorsqu’il m’a lâché d’un ton froid qu’il allait le trouver et le buter. Sauf qu’on a pas besoin de ça, que je n’suis pas venu pour qu’en plus il aille se foutre dans la merde à cause de mes propres conneries.
Non, la seule chose dont j’ai besoin c’est de lui. Un pilier essentiel pour remettre mes pendules à l’heure ou tout simplement pour ne pas péter les plombs. Parce que ça ne saurait tarder. J’le sens à mes nerfs qui tremblotent aux moindres mouvements, que ça soit pour prendre une tasse ou tout simplement m’allumer une clope. J’le sens à mes façons de réagir, à mes crises de larmes qui surgissent sans prévenir.
Péter les plombs. Tout lâcher et hurler jusqu’à n’en plus pouvoir. Cogner, gueuler, cogner encore. Mais au lieu de ça, je reste prostré sur son canapé, genoux ramenés contre ma poitrine, incapable de fermer l’œil. Je regarde les heures défiler et me repasse en boucle ce passage à tabac, la disparition des médicaments et toutes les solutions possibles et imaginables pour me sortir de ce merdier sans nom.

Mon regard se porte sur Leo qui s’est endormie juste à côté de moi dans une position clairement inconfortable. Et lui, est-ce qu’il tient le coup ? Je prends le plaid qu’il m’a donné pour l’étendre doucement sur lui, tentant au maximum de ne pas le réveiller alors qu’il semble partie dans un profond sommeil. Direction sa salle de bain dont j’allume la lumière.

- Aïe, merde.

Le néon agresse mes rétines trop sensibles et je plisse des yeux, me couvrant le regard d’une main le temps de m’y habituer. Puis je fais face aux dégâts.
Les bleus ont pris forme près de mon œil jusqu’à ma pommette, ma lèvre est enflée mais ne saigne plus mais les straps de mon arcade ont besoin d’être changé. Je me serre, machinalement et appose un nouveau bandage avec un détachement que je ne visualise pas, complètement à côté de la plaque. Comme si la personne en face de moi n’était pas ce que je suis mais quelqu’un d’autre, un patient lambda à qui je dois apporter les soins nécessaires.
Les larmes surgissent de nouveau et je les essuie rageusement, non sans lâcher un grognement douloureux.
Fais chier. J’ai besoin de prendre l’air, de sortir. Pas de retourner chez moi mais juste sortir. J’ai l’impression de brutalement étouffé, comme si l’air était devenu oppressant sans raison. Je me saisis de ma veste tâchée de sang et griffonne un mot à l’intention de Leo pour le remercier, lui promettant de revenir le voir dans la journée ou plus tard ce soir puisque de toute façon je n’serais pas foutu de dormir chez moi.

L’air frais m’éveille et je me dirige tête baissée vers un petit magasin qui ne paie pas de mine mais où je dégote une paire de lunettes de soleil, histoire de dissimuler le plus de dégâts possibles parce que je fais peur à voir. Les regards sont lourds, parfois inquiets, d’autres interrogateurs. La curiosité morbide des gens.

Je galère comme une conne à retrouver la putain d’adresse de sa meuf chez qui il vit, je fouille mon portable de fond en comble alors que je n’ai plus que 3% de batterie. Bordel, fais chier. Si j’la retrouve pas, je n’aurai plus qu’à rentrer la queue entre les jambes et d’attendre une journée de plus avant d’aller le voir. Et une journée de plus veut dire dix pour cent supplémentaire pour que Milo m’en veuille à la mort de lui avoir cacher l’état dans lequel je suis. Même s’il vit chez sa nana et qu’on s’voit moins, il n’y pas une semaine où il ne vient pas au moins deux à trois fois, parce qu’on est inséparables et que mon quotidien sans lui, ça ressemble juste à rien, à du vide.
Et puis merde, j’lui dois la vérité. J’vais pas attendre d’être entre 4 planches pour qu’il sache le merdier dans lequel j’me suis foutu pour qu’ensuite il m’en veuille jusqu’à sa mort, venant cracher et pisser sur ma tombe tous les jours.

J’arrive à destination, capuche sur la tête, visage baissé et mains dans les poches du sweat de Leo qui est deux fois trop grand pour moi. On pourrait mettre 2 nanas comme moi dedans tant je suis fluette et petite. Je lève les yeux sur la porte en bois et hésite. J’sais même pas quelle heure il est…
Je sonne une fois, attends, puis une deuxième fois avant d’entendre des bruits de pas derrière la porte. Sec et rapide.

- C’est pour quoi ?

La nana est là, avec un air aussi aimable qu’une porte de prison et me toise de la tête aux pieds.

- Milo, il est là ?
- T’as vu l’heure sérieux ? C’est pas l’bon moment pour venir faire chier les gens Taylor

Moins d’une minute d’entrevue et j’ai envie de lui éclater la gueule contre le palier. Sérieusement Milo, t’as été piocher ta meuf où encore, merde.
Je prends sur moi, inspire et réponds calmement, dents serrées.

- Désolée de te déranger si tôt, Zara, mais j’ai vraiment besoin de voir Milo. C’est urgent.
- Ouais bah il n’est pas là.

Et cette catin me claque la porte en pleine gueule, me laissant comme une merde sur le palier.
Puis bordel, elle porte le nom d’une marque de fringue putain.
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Jeu 10 Aoû - 9:55


 
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J’ouvre subitement les yeux, réveillé par un claquement de porte sec. Le genre de réveille que je déteste parce qu’il n’annonce rien de bon… Je suis encore à moitié endormi et le souvenir de mon rêve est encore bien vivace. C’était un rêve vraiment cool et j’aurai aimé le poursuivre jusqu'au bout. Je pourrai essayer de me rendormir mais quelque chose me pousse à renoncer. L’instinct. Il se passe quelque chose et si je ne me lève pas, je vais le regretter…
Alors je me redresse sur le matelas et frotte mes yeux injectés de sang, la tête dans la brume, pour rester poli. Je baille, m’étire et, sans prendre la peine d’enfiler quoi que ce soit, je quitte la chambre, suivant les bruits en provenance de la cuisine pour retrouver Zara. Elle est visiblement en train de se faire un café et est déjà habillée, prête à prendre son service.
« C'était quoi c’bruit ? »
« Rien ! Va t’coucher » s’agace ma petite amie en me fusillant du regard.
« Ben pourquoi tu t’énerves babe ? »
« Commence pas Milo, c’est pas le moment. »
« Oh… Toi aussi t’as fais un cauchemar ? Moi j’ai rêvé que j'étais sur une planète inconnue, dans un autre système et y en avait une autre super proche qui se faisait engloutir d’un coup ! Puis ensuite y avait un vaisseau qui envoyait des milliards de grosses billes transparentes vers la mienne et je savais qu'on était tous foutus. Alors je rentre vite à la maison, sauf que c’était pas ici c’était chez Taylor et… »
Je la vois claque sèchement le tiroir duquel elle vient de sortir une cuillère pour touiller dans son café quand il sera prêt. Visiblement elle est sur les nerfs. Qu'est-ce que j'ai fait encore ? Est-ce que j’ai marmonné quelque chose qui ne lui a pas plu dans mon sommeil ? Est-ce que j'ai dis un truc stupide hier soir dont je ne me souviens plus ? À moins que ça n’ait rien à voir avec moi et qu'elle ait reçu un appel pendant que je pionçais ?
Bah ! Peu importe. Je poursuis donc mon récit comme si de rien était.
« …et ensuite je lui déballe tout ce que j’ai vu. Et elle me fait des signes genre “Ta gueule Milo…” et moi je pige rien, je continue puis d’un coup mon voisin débarque en mode zombie. Il rentre chez nous au calme tu sais ! Puis il commence à se faire du café. J’m’en vais lui dire deux mots mais ma couille me retient pour me…pas ma vraie couille, hein, je parlé de Taylor. Même si c’est un rêve ce serait bizarre que ma… »
« Taylor, Taylor, putain de TAYLOR ! » enrage tout à coup Zara, me faisant sursauter. « Tu peux parler d’autre chose que de ta putain de Taylor dès le matin ? »
« Bah…mais allons… Pourquoi tu gueules comme ça ? »
« Tu sais PARFAITEMENT pourquoi je gueule comme ça, sac à merde ! Va donc la baiser ta Taylor si c’est ce que tu veux ! »
« Mais…j’veux pas baiser Tay » je grimace, passant une main dans mes cheveux hirsutes. « Dans mon rêve on essayait juste de récupérer tous les animaux parce que… »
« Arrête avec ton rêve à la con Milo ! »
« C’est pas un rêve à la con ! Y avait un bébé panda. J’vois pas pourquoi tu t’énerves, c’est tout ! »
« Mais ta gueule ! FERME BIEN TA GUEULE ! » me hurle-t-elle, lançant la cuillère à café qu'elle avait en main dans ma direction. « Va la baiser j’te dis ! Elle t’attend juste devant la porte ! Faites ça dans mon pieu pendant que vous y êtes ! T’as aucun respect pour moi de toute façon ! T’as même pas de respect pour toi même ! Regarde ta tronche de con ! Tu m’dégoutes ! Vous êtes deux PORCS ! »
« ZARA ! » je beugle aussi pour la calmer avant que tout ça ne dégénère, comme ça arrive un peu trop souvent à mon goût. Je me rapproche et me cale devant elle, la dépassant d’une bonne tête   Mais bien sûr, ça ne l’impressionne pas le moins du monde. « C’est quoi encore c’t’histoire ? Tu t’calmes maintenant et tu m’dis c’qui cloche au lieu de… »
« Va t’faire foutre ! Tu la fais venir chez moi depuis quand ? »
« Mais je fais venir personne ! De quoi tu causes bordel ? J’suis réveillé depuis deux minutes ! »
« Elle est devant MA porte j’te dis ! »
Qu'est-ce qu'elle fouterait là ? Je lui ai bien dit que je préférais qu'on se retrouve chez nous ou en terrain neutre… C’est suffisamment bizarre pour m'inquiéter un peu. Je n’ai pas été trop mon dans les détails quand j’ai raconté à ma meilleure amie à quel point la situation était parfois tendue, voire carrément électrique entre Zara et moi mais je crois qu'elle a quand même compris que, pour le bien être de mon couple, il fallait qu'elle évite de venir pisser sur le territoire de ma meuf. Donc si elle s’y risque, c’est que c’est un tant soit peu sérieux.

Ca Alors, sans consulter davantage Zara, je me détourne pour diriger mes pieds nus vers l’entrée.
« T’es SÉRIEUX Milo ? » m’apostrophe Zara alors que je fais déjà tourner la poignée pour vérifier ses dires, sans me soucier une seconde d’être en tenu d’Adam. C’est qu'il fait chaud à mourir dans le coin…
Il me suffit d’une poignée de secondes pour repérer une fille noyée dans un sweater trop grand qui ne peut être que ma minuscule âme sœur. Elle est assise sur le trottoir, comme si elle était la gonzesse la plus malheureuse de l’histoire du monde. C’est le genre de scène qu'on a vu dans un millier de films et ça pourrait m’arracher un sourire si sa présence ne me causait pas tant de souci et si Zara ne m’avait pas emmerdé dès le réveil.
« Hey ! C’est interdit de faire la manche ici ! C’est un quartier respectable ici ma p’tite d… »
Elle s’est retournée et la vision de son visage abîmé m’arrête immédiatement dans ma tirade. Mon cœur s’emballe alors que je dévale les quelques marches du perron pour la rejoindre, sans me soucier une seule seconde que les voisins me voient nu comme un ver.
« Putain de merde Taylor ! Mais qu'est-ce qui t’es arrivé ? »
Elle a beau avoir tenté de dissimuler sa face sous une capuche, je connais ses traits par cœur et j'ai tout de suite remarqué que quelque chose clochait. Alors je l’oblige à me montrer, repoussant moi-même la dite capuche dans son dos pour l’examiner. Elle est déjà passée par la case soin et s’est rafistolée mais les stigmates sont là. Lèvre enflée, pommette violacée et arcade éclatée.
« Qui t’as fait ça ? QUI ? »
J’ai des envies de meurtres. Une envie de gerber. Que quelqu'un s’en soit pris à elle m’est insupportable. L'idée même qu’elle ait pu souffrir me débecte totalement. Personne ne fait mal à ma pote et ne s’en tire aussi facilement. Personne !  
« Il est mort putain ! Il est mort ! » je m'énerve tout seul, me penchant pour examiner les dégâts, me redressant prêt à en découdre avec le premier venu pour mieux me pencher à nouveau sur Taylor. Je sais plus quoi faire de moi-même. Je suis tiraillée entre l’envie de foutre toute cette pute de ville en feu et celle de prendre Taylor dans mes bras et de trouver un moyen d’aspirer toute sa douleur pour la faire disparaître. Alors en attendant je ne fais rien d’autre que m’agiter, la queue à l’air au beau milieu de la rue devant chez Zara.

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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Mer 16 Aoû - 17:01



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Je n’insiste pas, la laisse me claquer la porte à la gueule sans broncher, sans hurler derrière ou même ne serait-ce que cogner plus fort contre le battant de bois. A quoi bon ? J’suis morte de fatigue, épuisée aussi bien moralement que physiquement. Je suis presque certaine que Milo est dans cet appartement, qu’il doit sûrement être entrain de dormir vu l’heure qu’il est mais que l’autre conne ne veut tout simplement pas me laisser entrer.
Pour qui, pour quoi, allez savoir.
Fais chier. Je sais que Milo m’a formellement interdit de passer venir le voir ici, parce que Zara est un poil particulier et que ça pourrait lui causer des emmerdes parce que c’est assez tendu entre eux et à voir l’espèce qu’il se tape au quotidien, ça prend tout son sens. J’espère pour lui qu’elle est meilleure au pieux qu’elle n’est hospitalière…

La vérité c’est que j’ai envie de chialer et que j’me sens paumée. Mes maux de tête martèlent mon crâne comme un tambour, je n’ose même pas crisper mon visage pour retenir mes larmes tant la douleur est vive, comme si elle n’allait jamais s’arrêter.
J’ai besoin de lui, égoïstement, juste… de lui. J’sais pas qu’il me prenne dans ses grands bras qui peuvent faire trois fois le tour de mon corps, qu’il me dise que ça va aller, qu’on va juste trouver ce mec et le buter ensemble ou que tout simplement, il m’embarque dans un de ces pays qu’il a été visité, juste tous les deux.
Ca fait combien de temps qu’on a pas fait ça ? Un weekend entre pote, frangins, meilleurs amis ? Une éternité. Juste lui et moi, à se prendre une murge, fumer un joint, regarder des films pourris ou rouler en prenant des routes au hasard.
Enfoncée dans ma capuche, je prends conscience à quel point Milo me manque.
Assise sur le trottoir, les deux mains bien enfoncées dans les poches, je décide de rester ici. Jusqu’à ce qu’elle sorte. Ou lui. Rien à foutre mais j’bougerais pas de là. Parce que je n’en ai ni l’envie, ni la force.

- Hey ! C’est interdit de faire la manche ici ! C’est un quartier respectable ici ma p’tite d…

Je me retourne aussitôt, reconnaissant la voix de Milo derrière moi. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine pour plusieurs raisons. La première étant que je ne m’attendais pas à devoir lui montrer ma gueule comme ça. La deuxième est que ce con est A POIL DANS LA RUE.

- Putain de merde Taylor ! Mais qu'est-ce qui t’es arrivé ?

Il dévale les escaliers, le zgueg à l’air, sans se soucier de savoir si les voisins ou qui que ce soit d’autre le voit, son intention accaparée par un seul détail : moi.
Je me lève aussitôt – trop vite, la tête me tourne – et tend les mains vers lui pour l’apaiser.

- Doucement Milo, n’crie pas s’il te plait.

Parce que j’ai mal au crâne et parce que je veux pas qu’il attire trop l’intention sur lui, nu comme il est, pour voir les flics débarquer chez lui pour atteinte à la pudeur.
Mais j’ai pas le temps de faire quoi que ce soit qu’il m’oblige, malgré mes protestations, à me défaire de ma capuche. Je plisse les yeux sous la lumière du jour, grimace sous la douleur.

- Qui t’as fait ça ? QUI ? Il est mort putain ! Il est mort !

Il devient incontrôlable et moi je me rétracte sous la douleur, mes tympans prenant aussitôt chère suite aux coups que j’ai déjà reçue. Sa réaction n’est pas surprenante, il me suffit simplement de me foutre une seconde à sa place pour savoir que j’aurai eu la même colère, la même haine, à gueuler comme un veau dans la rue que si je retrouve celui qui l’a cogné, je le butte. Mort. Torturé.

- Milo… Il ne m’écoute pas, trop occupé à gueuler, me regarder, puis gueuler encore. MILO ! EH ! Je le recentre et lui chope le visage entre mes mains en sautant légèrement sur mes pieds puisqu’il est foutrement plus que moi. S’il te plait, j’te raconte tout en détails promis mais arrête de gueuler, ok ? J’vais bien.

Quelle réponse conne, putain. Ca s’voit que non, ça n’va pas mais j’fais au max pour le calmer ne serait-ce qu’un peu, qu’il arrête d’attirer l’attention sur lui puisque j’viens déjà de voir un vieux faire demi-tour, rapidos, en voyant que mon pote est à poil dans la rue entrain de gueuler comme un putois.

- Déjà prend ça. Je me défais doucement du sweat que Leo m’a prêté, grimaçant sous la douleur qui me lance dans les côtes et les reins et lui donne, finissant en tee-shirt de mon côté. Et couvre-moi ton zgeg, tu veux ? Avant que ce quartier "respectable" ne t'envoi en garde à vue pour exhibitionnisme.

Je lui entoure la taille de mon sweat, laissant malgré tout son cul à l’air mais cachant déjà le plus gros. Sans jeux de mots puisque Milo a toujours été bien foutu et pendant que j’attache le sweat, mon front se pose contre son torse. Source de chaleur inespérée, attendu. Son parfum réconfortant.
De nouveau l’envie de chialer me reprend alors que les images de la veille viennent se bousculer, me donnant la gerbe. Comment j’vais lui expliquer tout ça maintenant ? Que j’me suis faite taper sur la gueule parce que j’vends des médocs dans les rues ?
Je ravale mes larmes et me redresse, secouant la tête.

- Est-ce qu’on peut rentrer, s’il te plait ?

J'aurai peut-être pas du venir ici, me contentant de lui envoyer un texto pour lui dire de venir à la maison, pour qu'on parle. Ca aurait été moins bordelique, moins égoïste que de venir ici alors qu'il 'ma toujours dit que c'était pas une bonne idée. Mais j'pouvais faire quoi d'autre? Rien que de le revoir, entrain de gueuler ou non, me fait penser que peut-être tout pourrait s'arranger, ne serait-ce qu'un peu.
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Sam 19 Aoû - 11:07


 
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Je sais qu’il faudrait que je baisse des tons, que ce soit pour épargner les oreilles de Tay ou pour éviter d’attirer l’attention sur moi et ma queue au vent. Mais BORDEL ! Quelqu’un lui a fait MAL ! Quelqu’un lui a fait mal et pendant ce temps je dormais ou j’étais en train de me faire ma meuf, de rire, de manger, ou j’en sais rien ! L’idée qu’elle ait pu avoir MAL pendant que je prenais du bon temps me tue ! Elle me tue ! Mon sang bouillonne dans mes veines, mon cœur pompe et a dû mal à gérer cette accélération de mon rythme. Je déborde d’énergie et je ne sais pas quoi en faire, je n’ai rien pour la canaliser. Je dois avoir l’air d’un putain de boxer sur un ring, en train d’évaluer son adversaire, de se préparer à attaquer sitôt qu’il aura trouvée sa faille. Sauf que je n’ai PAS d’adversaire et c’est là tout le problème. Tout ce que j’ai ici c’est ma sœur avec la tronche en vrac et l’air penaude. Et je ne peux rien faire. Je ne peux plus rien faire pour l’aider…
Taylor finit par se relever et attrape mon visage entre ses mains pour me contraindre à m’immobiliser et à plonger mon regard furieux dans le sien. Elle me demande une fois de plus de me calmer et, comme c’est tout ce que je peux faire pour elle…je m’y essaie. Mais BORDEL, ce n’est pas simple ! J’ai des envies de meurtres. Je vais imploser. Et l’entendre me dire qu’elle va bien ne m’aide certainement pas à me détendre. Parce que c’est plutôt évident que non !
« Tu t’fous d’moi Taylor » je lui réplique donc, veillant à garder un ton bas pour ne pas heurter ses oreilles fragiles, ma mâchoire contractée dans cet exercice devenant douloureuse.
Mais avant que j’ai pu aller un peu plus loin, et me décahrger un peu de ma frustration sur elle (très malin, bravo Milo, t’es un bon toi !) elle se défait d’un sweat d’homme que je ne lui ai jamais vu porter, afin de le nouer autour de ma taille et de cacher mes attributs. Je tique d’agacement, grogne, mais me laisse faire. Dans sa manipulation, elle finit par venir se coller contre mon torse et ma colère semble s’apaiser un peu. Pour laisser place à un cuisant sentiment de culpabilité et d’impuissance, totalement insupportable. Je voudrai aspirer le mal en elle et me l’approprier. Mais c’est impossible bien entendu. Enfin y a toujours l’option de lui filer un truc à fumer pour se détendre maiiis…

« Est-ce qu’on peut rentrer, s’il te plait ? » me sollicite Taylor en se redressant un peu, alors que mes bras entourent maintenant ses épaules.
Je lui réponds par un hochement de tête, avant de déposer délicatement un baiser sur un coin de son visage qui a été épargné.
« Putain Taylor… » je soupir simplement, avant de la diriger doucement vers la baraque de Zara qui…justement vient à notre rencontre, l’air furibonde et les bras chargés de fringues.
Elle les jette dans notre direction et j’ai juste le temps de lever le bras pour dévier la course d’une de mes godasses qui allait percuter le visage déjà abimé de mon amie.
« Mais putain d’MERDE ça va pas bien ! »
« Ca va très bien, sale connard de mes deux ! Beaucoup mieux maintenant qu’j’ai compris ton petit manège ! »
« Mon p’tit manège ? Putain de quoi tu causes encore ? » je m’emballe en abandonnant Tay sur le trottoir pour m’approcher de ma petite amie, les bras écartés et les traits déformés par la colère.
« Va donc baiser ta chienne et m’casse pas les couilles ! J’t’héberge, j’te nourri et c’est comme ça qu’tu m’remercies ? Va chier Milo ! T’es qu’une merde sans respect ! Un parasite ! »
« Ferme ta grande gueule ! T’es complètement malade ! Et d’où tu laisses ma pote dehors dans c’t’état là ? T’es une putain de psychopathe ! » je lui crie en ramassant mes affaires sur le sol.
« Mais casse-toi j’te dis ! Vous faites la paire tous les deux ! Une belle brochette de cons avec vos sales gueules ! »
« Oh la ferme ! Rentre donc ton gros cul à l’intérieur ! »      
« Mon gros cul t’en verras plus jamais la couleur, p’tite merde ! »
« Super ! T’façon t’es tellement pleine de vergetures qu’on sait plus si t’es black ou blanche ! »
« Pardon ? »
J’ai été un chouia trop loin. Je devine à son regard qu’elle va s’amener et essayer de réparer l’affront que je viens de lui faire. Alors je laisse retomber les affaires que j’avais rassemblées pour me défendre et parer une éventuelle attaque. Mais c’est à ce moment que les voisins décident de se manifester et de commencer à nous menacer d’appeler les flics en nous demandant de fermer nos gueules. Zara ravale sa bile, nous fusillant Taylor et moi du regard.
« T’es mort Lawson. J’vais t’pourrir la vie. »
« Ouais, ouais. Fais donc ça, espèce de foldingue » je tique en me baissant à nouveau pour ramasser mes vêtements, avant de d’attraper Taylor par l’épaule pour lui faire faire demi-tour et l’entrainer plus loin, pendant que Zara continue de faire pleuvoir une pluie d’insultes sur nous.
Dans quelques heures, je regretterai sûrement amèrement cet échange. Mais pour l’heure, ce n’est pas le cas. Tout ce à quoi je peux penser, c’est qu’elle a osé laisser Taylor dehors alors qu’elle était blessée. Impardonnable.

« Désolée pour ça ma belle. On va aller ailleurs, OK ? » je glisse à Taylor, la rapprochant un peu de moi pendant que nous marchons. « C’est une folle. Elle aurait jamais dû t’laisser dehors. J’arrive pas à croire qu’elle t’ait fait ça. Attends, j’vais m’habiller vite fait » je la prévient ne m’engageant dans une ruelle pour enfiler mes fringues.

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Dernière édition par Milo Lawson le Sam 9 Sep - 9:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Sam 9 Sep - 0:00


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J’aurai préféré me foutre de ta gueule, si tu savais. J’aurai préféré que tout ça ne soit qu’une vaste blague, qu’en me réveillant ce matin tout ça ne se soit pas passé. Que ça soit juste un vieux cauchemar qu’on fait tous un jour, comme celui où l’on se fait courir après et que nous n’atteignons jamais le bout du couloir ou quelconque refuge. Pourtant, la douleur me rappelle que les coups m’ont bels et bien heurtés la gueule la veille au soir et que j’en garde encore des maux de têtes parfois atroces.
Je lui demande si nous pouvons rentrer à l’intérieur, même si je sais qu’il ne préfère pas à cause de sa putain de copine hystérique. Est-ce qu’elle est tout le temps comme ça ? Si je l’écoute, je dirais que oui. Mais est-ce que Milo est seulement heureux avec cette … putain de morue ? Je ne l’aurai jamais imaginé avec ce genre de meuf. Peut-être une nana avec du caractère, ok, mais pas une hystéro de ce genre.

- Putain Taylor…
- J’sais. Désolée.

De débarquer au mauvais moment, à l’improviste. Mais putain, j’avais tellement besoin de te voir frangin.
Une main dans mon dos, il me dirige vers la baraque… d’où déboule Zara, les bras pleins de fringues, un air furieux qui déforme son visage comme un de ces monstres que l’on voit dans ces vieux dessins animés flippants.
J’ai juste le temps de lever mes bras devant mon visage, Zara balançant le tout à nos gueules avec une haine que j’ai rarement connu.

-  Mais putain d’MERDE ça va pas bien !
- Ca va très bien, sale connard de mes deux ! Beaucoup mieux maintenant qu’j’ai compris ton petit manège !
- Mon p’tit manège ? Putain de quoi tu causes encore ?

J’écarquille les yeux, complètement choquée par ce que à quoi j’assiste.
Est-ce que c’est une blague ? Dite moi qu’elle est entrain de lui faire une putain de grosse blague !

- Va donc baiser ta chienne et m’casse pas les couilles ! J’t’héberge, j’te nourri et c’est comme ça qu’tu m’remercies ? Va chier Milo ! T’es qu’une merde sans respect ! Un parasite !

Baiser ta chienne ?
J’vais me la faire. Je vais la buter cette vieille morue de mes deux. Les insultes volent à une telle vitesse que je n’ai pas le temps de l’ouvrir, d’intervenir, de l’envoyer se faire foutre, d’autant plus que Milo n’hésite pas à lui rentrer dans le lard pour l’envoyer se faire foutre et prendre ma défense. Je l’ai rarement vu gueuler avec autant de colère et c’est peut-être pas le moment de faire ce genre de remarque mais bordel, c’est que j’suis fière de lui. Combien de fois il s’est laissé écrasé par sa propre sœur ?

- Mon gros cul t’en verras plus jamais la couleur, p’tite merde !
- Super ! T’façon t’es tellement pleine de vergetures qu’on sait plus si t’es black ou blanche !

Et c’est plus fort que moi, un rire m’échappe alors qu’il lui balance cette réplique à mourir de rire. J’ai bien vite fait de l’étouffer dans le creux de ma main plus pour la survie de Milo que pour la mienne parce qu’en vue du regard qu’elle lui lance, je ne sais pas si c’est la mort que j’y vois ou la promesse dune torture lente et horrible.
Les voisins se manifestent, commencent à gueuler qu’ils en ont ras le cul de les entendre régler leurs comptes, menaçant par la même occasion d’appeler les flics. Et si je ne me suis pas permise de réagir jusqu’ici, la dernière réplique de Zara me pique au vif.

- T’es mort Lawson. J’vais t’pourrir la vie.

Il lui réplique quelque chose que je n’entends pas, ma voix éraillée tentant de passer au-dessus.

- Touche le et c’est toi qui est morte.

J’ai pas le temps de proférer d’autres menaces, de lui promettre de lui crever les yeux, d’y verser de l’acide et de lui arracher ses putains de faux ongles un à un que Milo m’entraine un peu plus loin par l’épaule. J’ai tenté tant bien que mal de me tenir à l’écart de leur dispute parce que je sais que Milo aurait certainement gueuler si je m’en étais mêlé, d’autant plus qu’il maitrisait la situation… mais ces derniers mots, j’pouvais voir rien qu’à son regard que ça n’était pas juste pour lui faire peur, juste pour avoir quelque chose à répliquer. Elle était sérieuse et cette fois j’oublie mes propres douleurs et problèmes.

Je me laisse trainer, jetant régulièrement des regards vers Zara à qui j’adresse un majeur sans l’ombre d’un scrupule. J’ai beau mesuré un mètre cinquante trois, si je dois aller la défoncer parce qu’elle touche à mon pote, je le ferais les yeux fermés. Quitte à me prendre des droites dans la gueule.

- C’est une folle. Elle aurait jamais dû t’laisser dehors. J’arrive pas à croire qu’elle t’ait fait ça. Attends, j’vais m’habiller vite fait
- Une folle ? C’est un euphémisme Milo, c’est une putain de malade mentale !

Je m’agite, retrouve une soudaine énergie que je pensais avoir perdu en même temps que ma dignité dans ce vieil entrepôt désaffecté. Il suffit qu’on s’en prenne à Milo pour que je retrouve toute la véhémence que je recèle dans mon mètre cinquante trois, prêt à péter à la gueule de cette PUTAIN DE MORUE. Merde.

- J’te préviens que si elle te touche, je la crève. Rien à foutre. C’est une foutue hystéro !

Je grimace sous mes propres mots, me foutant un mal de crâne et surtout parce que j’ouvre un peu trop ma grande gueule et que ça me tire sur les pommettes encore endolories. Je retiens un râle de douleur alors que je le suis dans cette ruelle pour qu’il puisse se vêtir avant qu’on ne voit les flics débarquer pour atteinte à la pudeur.

- Rassure-moi qu’elle te fait pas vivre ça tous les jours ! Je m’arrête face à Milo qui enfile son caleçon puis un jean. Est-ce que tu es heureux au moins avec elle ? J’veux dire, vraiment heureux ?

Parce que c’est tout ce qui compte pour moi, si cette meuf est juste hystéro et qu’il y trouve son bonheur alors… Ok. J’ferais le nécessaire pour passer à côté du fait qu’elle m’ait insulté de sale chienne et de ne pas aller la défoncer dès que je la croise.
Parce que c’est Milo et que Milo, c’est une grosse partie de ma vie.
Même si j’ai vraiment VRAIMENT envie de bousiller sa sale gueule de conne.  

J’en oublie mes bleus, ma propre sale gueule et me concentre uniquement sur Milo qui continue de s’habiller alors qu’une nana le regarde, choquée.

- Quoi ? Tu veux v’nir voir de plus près peut-être ?

Elle se casse, sans demander son reste, devant nous prendre pour deux clochards entre l’un qui a ses fringues en désordre au sol entrain de se rhabiller dans une ruelle et l’une qui à la gueule complètement défoncée.
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Sam 9 Sep - 12:41


 
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Je grimace en l’entendant me dire que Zara est plus qu’une folle…Pour me donner finalement une définition plutôt approchante. C’est vrai qu’elle a ses mauvais moments et que, quand elle monte en pression, j’ai du mal à la faire redescendre… Mais je suis un peu pareil alors je ne peux pas vraiment la juger. Quand les choses me tient à coeur, je monte sur mes grands chevaux (de grands étalons blancs trop stylés) et je pars en vrille. IL n’y a qu’à voir ma réaction en constatant les dégâts sur le visage de Taylor. Je ne supporte pas qu’on fasse du mal à mes proches et ça me mets dans tous mes états. Je peux devenir violent également si je suis témoin d’une scène d’injustice gratuite ou quand je suis jugé sur mon apparence par ces pourris de flics qui peuvent contrôler mes papiers six fois dans la même journée. True story !
Eh bien ce qui dérange Zara, c’est que je parle avec d’autres filles… Mais c’est simplement parce qu’elle m’aime et qu’elle a n gros souci de confiance en elle. Faut dire qu’elle s’est fait avoir par plusieurs de ses ex qui l’ont trompée et l’un d’eux lui a même tapé dessus une fois. Je comprends qu’elle soit méfiante, voire agressive quand elle soupçonne quelque chose. Evidemment, je sais que mes intentions et celles de mes amis sont sans ambiguïtés mais…disons qu’elle a un peu de mal à le croire de son côté et a besoin d’être constamment rassuré. C’est humain. Ca prouve qu’elle tient à moi !
Evidemment, là, tout de suite, je suis en colère contre elle, parce que mon amie a été blessée et qu’elle n’a pas su mettre sa jalousie maladive (et parfois excessive) de côté pour lui venir en aide. Et comme je connais Taylor depuis plus longtemps et que je l’aime… Bon, voilà, je lui suis rentré dedans. mais je compte bien entendu revenir vers elle sous peu. Avec quelques fleurs, des excuses et en étant parfaitement conscient que pendant un temps, je ne pourrai pas assouvir mes besoins sexuels…
« J’te préviens que si elle te touche, je la crève. Rien à foutre. C’est une foutue hystéro ! » poursuit Taylor alors que nous nous enfonçons dans une ruelle pour que je puisse m’habiller avec un minimum d’intimité.  
« T’inquiète, elle disait ça comme ça » je lui réponds, en détournant cependant mon regard, faisant mine de me concentrer sur le tri de mes vêtements, en boules dans mes bras.
Parce qu’en vérité, du mal elle m’en a déjà fait. Y a qu’à voir le plâtre que je porte en ce moment même au bras gauche. C’était un accident bien sûr et elle était désolée, n’empêche que…le résultat est là : elle s’est emportée et j’en ai payé le prix. Une chance que je sois ambidextre et que ça ne m’handicape pas tant que ça pour l’instant. Mais inutile d’enfoncer le clou et de raconter ce qui s’est véritablement passé àTaylor. Ca ne ferait qu’engendrer encore plus d’histoires.

Alors que je tente d’enfiler mon pantalon, ma meilleure amie commence à me faire passer un interrogatoire et me questionne sur ma relation avec Zara. Là encore, je préfère éviter de la regarder dans les yeux pour répondre. Pas parce que je ne crois pas vraiment en ce que je lui réponds mais parce que si elle perçoit le moindre doute dans mon intonation ou mon regard, elle va me faire la morale pendant trois heures et je n’en ai pas envie. Parce que même si Zara a ses défauts, elle a également des qualités que j’apprécie et, la plupart du temps, quand elle ne me fait pas chier pour des conneries : oui, elle me rend très heureux.
« Mais oui, bien sûr, te fais pas de bile. Elle est juste un peu jalouse et là elle a ses règles alors voilà. C’est l’Apocalypse » je tente de plaisanter en boutonnant mon slim tant bien que mal malgré mon plâtre. « Puis être flic c’est pas rose tous les jours. Elle voit tellement de trucs… Parfois elle m’envoie des photos de cadavres décapités ou brûlés ou des trucs comme ça. C’est chaud c’qu’elle doit subir parfois… Enfin tu connais ça vu que tu réceptionnes les corps qu’ils ramassent et tout ça… ‘fin bref parfois elle en a gros mais elle est pas méchante quand on la connait. »
J’entame l’enfilage de mon teeshirt lorsque Tay hèle une personne à l’entrée de la rue. Je ricane bêtement, la pression retombant un peu.
« Laisse-la mater va. Ca doit être le moment le plus excitant de sa semaine vu sa dégaine. Peut-être même du mois ! » je rétorque alors que la femme s’éloigne sans demander son reste, arborant une moue profondément offensée. Certainement autant par ce qu’elle a vu que par ce qu’elle a entendu.

Je me penche ensuite pur attraper mon sweater léger, retrouvant mon sérieux et examinant en même temps le visage abimé de ma meilleure amie.
« Bon, tu me racontes maintenant ? Fais pas durer le suspense parce que ça va m’énerver » je la préviens, essayant de prendre un air le plus menaçant possible pour la convaincre de tout m’expliquer dans le détail… Sans rien omettre.

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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Lun 2 Oct - 11:20


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- T’inquiètes, elle disait ça comme ça.

Est-ce que j’dois vraiment le croire ? S’il s’passait quoi que ce soit, il me le dirait non ?
Putain, j’deviens trop parano, c’est certains. Avec toutes ces histoires, je me monte des films au quart de tour. Peut-être que cette nana est juste une frappée du cylindre, une sorte de bipolaire mais hyper sympa avec lui quand ils ne se prennent pas la gueule comme deux cons sur la pelouse, l’un à moitié à poil, l’autre aussi vulgaire qu’une pute.
J’ai du mal à décolérer, d’autant plus que ça m’aide à oublier pourquoi j’suis venu ici, donc mes propres problèmes. Honnêtement, ça ne me fait pas de mal.

- Mais oui, bien sûr, te fais pas de bile. Elle est juste un peu jalouse et là elle a ses règles alors voilà. C’est l’Apocalypse
- Non, MOI quand j’ai mes règles, c’est l’Apocalypse. Elle, c’est le résultat d’une baise entre Trump et Kim Jong-un.

Ouais, j’suis on n’peut plus chaude à aller lui claquer sa gueule de connasse.

- Puis être flic c’est pas rose tous les jours. Elle voit tellement de trucs… Parfois elle m’envoie des photos de cadavres décapités ou brûlés ou des trucs comme ça. C’est chaud c’qu’elle doit subir parfois… Enfin tu connais ça vu que tu réceptionnes les corps qu’ils ramassent et tout ça… ‘fin bref parfois elle en a gros mais elle est pas méchante quand on la connait

Et avec ce que me dit Milo, j’ai encore envie de lui dire que c’est pas une putain d’excuse. Est-ce que j’me comporte comme ça avec lui moi avec tout ce que je vois passer à la morgue ? Sauf que je ne suis pas sa nana donc ça n’est pas comparable et que je n’ai plus qu’à fermer ma gueule. S’il dit qu’elle n’est pas méchante… Ok. Tout ce qui compte, c’est que ma grande asperge soit heureux. Il le mérite, surtout avec tout ce qu’il émotionnellement vécu depuis décembre, il a le droit à un moment de bonheur… Et si c’est cette connasse qui peut le lui donner… J’peux essayer de faire un effort.

Il se démène pour boutonner son slim et à la seconde où je veux aller lui prêter main forte parce qu’il me fait de la peine à galérer avec son bras dans le plâtre, une morue nous observe.
Une morue que je renvoi chier aussi sec. T’es pas tombé sur le bon moment ma grande.

- L aisse-la mater va. Ca doit être le moment le plus excitant de sa semaine vu sa dégaine. Peut-être même du mois

Je balaie ses mots d’un geste de la main en levant les yeux au ciel – mais pas trop parce qu’une douleur brutale me tire derrière les yeux – pour ensuite me retourner vers Milo qui attrape son sweat, suivant son exemple en récupérant celui de Leo que j’enfile à mon tour, retrouvant la chaleur réconfortante du vêtement qui m’a accompagnée pour la nuit.
J’imagine que Leo va gueuler et m’envoyer chier lorsqu’il verra que je ne suis plus à son appartement ce matin mais j’me ferais pardonner. Plus tard.

- Bon, tu me racontes maintenant ? Fais pas durer le suspense parce que ça va m’énerver

Ce n’est que quand Milo me ramène à la réalité que je prends conscience que depuis l’intervention de Zara, mon esprit s’est muré dans un déni complet, refusant de faire face à ce qu’il s’est pourtant passé hier soir. Il y a moins de 24 heures. Blessures et douleurs fraiches, estime de soi au fin fond du caniveau, dans celui-là même que l’on borde avec Milo et la peur qui surgit de nouveau avec violence, me donnant envie de gerber sur mon estime de soi, justement.
Si je suis venue ici, c’est pour une raison : Retrouver le réconfort de mon meilleur ami de toujours mais aussi pour lui avouer la vérité parce que je la lui dois avant que je ne foute tout lamentablement en l’air. Je pousse un soupir, me frotte prudemment la tempe, nerveuse. J’pourrais lui proposer de tout lui raconter dans un café, histoire que l’on se pose un peu mais de un, il n’aura clairement pas la patience d’attendre jusqu’ici. De deux, il va gueuler. Putain qu’il va gueuler.
Alors j’vais faire comme j’le fais d’habitude : Cash.

- Hier soir j’me suis faite taper sur la gueule par un « client » à qui je vends des cachetons que je pique dans la réserve de l’hôpital.

Première base posée. J’enchaine avant qu’il ne réagisse.

- J’le fais de temps en temps avec une vingtaine d’autres personnes, deux trois soirs par semaine quand je peux me le permettre avec l’emploi du temps que j’ai. Je déglutis, gorge sèche, terriblement stressée. Mon frère a contracté une dette envers un gang de motard l’année dernière et j’te parle pas du genre de motard qui roule des mécaniques dans des vieux bars de merde et qui ne savent que rouler sur leur bécane, mais plutôt de celui qui serait capable de te laisser pour mort dans un caniveau si tu n’règles pas rapidement tes dettes avec eux.

J’ai conscience de deux choses. La première, c’est que j’vais pas tarder à chialer. Fatigue, douleur, honte, culpabilité. Je n’contrôle plus rien, me sens plonger dans un néant de merde sans fin au point de m’avoir déjà soumis des idées et envies qui ne m’auraient jamais traversées l’esprit en temps normal. Mais c’est pas « un temps normal ».
La deuxième c’est que le visage de Milo change de couleur et que je n’vais pas tarder à recevoir une déferlante de mots, certainement amer, furieux. Et a raison.

- Mon frère était dans une merde noire, j’ai pris la dette à sa place. C’était soit ça, soit recevoir un appel des flics pour me dire que lui et sa petite famille ont été retrouvé mort d’une balle dans la tête. J’hésite, me pince l’arrête du nez avant de lâcher dans un souffle tremblant. J’avais pas l’choix Milo. Tout est aller à une vitesse, j’ai rien contrôlé, j’ai paniqué. J’me voyais pas faire autrement.

Je lève mon regard vers mon autre frère, celui avec qui je n’ai nullement besoin d’avoir un lien de sang pour que je lui accorde ce statut, m’attendant à recevoir l’ouragan Milo en pleine gueule, boule au ventre.
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Sam 7 Oct - 10:27


 
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C’est pas tellement que j’aime me faire mater, mais je suis bien content que cette bonne femme se soit pointé dans cette ruelle précisément à ce moment. Ca m’a permis de noyer le poisson et de servir de transition pour ramener le sujet sur Taylor. Et sur cette tronche de travers qu’elle arbre et me tracasse bien plus que mes propres soucis dont je refuse de parler. Je donne sans doute ‘impression d’avoir décolérer, mais c’est juste que mon esprit a été concentré sur plusieurs choses et n’est pas resté calé sur ma haine envers celui qui a osé faire du mal à ma meilleure amie. D’abord j’ai dû me concentrer sur mes fringues à enfiler (mine de rien, c’est pas si facile, demandez à un gosse de deux ans !) et ensuite, j’ai dû être crédible pour ne pas m’attirer les soupçons de Taylor qui me connait comme vielle m’avait fait. Mieux en fait, parce que ma mère m’a fait avec mon père et aucun d’eux ne me comprend vraiment… Même s’ils essaient !
Bref, donc, nous revoilà venus sur le sujet de ce qui est arrivé à la tronche de Taylor. Et elle a plutôt intérêt à ne pas faire comme moi et à tenter de m’embrouiller l’esprit ou tourner autour du pot. Je lui fais d’ailleurs savoir que je commence à perdre patience et qu’elle doit se mettre à table immédiatement. Et dans le détail, s’il vous plait !

Quand elle rouvre la bouche pour me parler de client, de médicaments piqués dans la réserve de l’hôpital, je la fusille du regard. Parce que c’est évident qu’elle ment. Pourquoi elle me sort un bobard aussi gros ? C’est n’importe quoi ! Je la connais un minimum quand même ! Mais alors que je m’apprête à lui faire savoir que c’est pas le moment de faire de l’humour, elle enchaine et le doute commence lentement mais sûrement à s’insinuer en moi.
Je vois bien que Taylor ne plaisante pas. De toute façon, elle a plus d’humour que ça et sa blague contiendrait au moins un truc d’ordre sexuel pour m’atteindre… Ses traits sont crispés, un peu grimaçant, sa voix tremblote et elle triture nerveusement ses doigts, comme elle le fait quand elle m’avoue une faute commise. Sans parler de son regard qui s’embue un peu et qui me laisse penser que bientôt, les larmes viendront… Des larmes de culpabilité et en même temps de soulagement parce que, ce qu’elle est en train de me dire, elle veut sans doute me le dire depuis des mois.  
Mais il y a cette notion et le reste. Le contenu de son message. J’ai du mal à tout assimiler, parce que j’ai du mal à admettre que je n’ai rien remarqué avant aujourd’hui. Ma meilleure amie est une dealeuse. Pas par choix mais par obligation. parce son frère biologique est un gros con et que, comme d’habitude, il a chié et n’a pas été foutu de se torcher tout seul ! Je sais que je suis mal placé pour parler, que je ne peux pas vraiment lui jeter de pierre étant donnée ma situation et le nombre incalculable de plans foireux desquels elle a dû me tirer mais… MERDE ! Je n’ai jamais été si loin ! Je ne l’ai jamais autant mise dans la merde ! Alors j’en profite n peu pour le détester et le maudire. Lui, le gang de motards de mes deux et le client qui l’a passée à tabac.
Et bien sûr, j’ne veux aussi un peu à Taylor de m’avoir caché un truc pareil… Mais je m’en veux surtout pour ne pas avoir compris. Je savais que quelque chose la tracassait et j’ai eu la bêtise de lui dire qu’elle pourrait m’ne parler quand elle serait prête… J’aurai dû lui tirer les vers du nez ! J’aurai dû et pu mieux faire.

Elle se tait et moi je n’arrive pas à prendre la parole. Mes mâchoires sont scellées par la colère, la frustration et la culpabilité. Les secondes passent dans un silence de plomb, tendu, gênant. Peut-être un peu plus pour elle que pour moi qui cherche à mettre de l’ordre dans mes pensées et accuse le coup.
« Donc tu me caches ça depuis presque un an… » je parviens finalement à articuler, la toisant de toute ma hauteur. « Tu as la moindre idée de…combien de fois ça aurait pu déraper ? T’as un putain de cul bordé de nouilles Tay ! Et t’as de la chance de ressembler à une foutue gargouille parce que sinon, j’t’aurais cassé la gueule moi-même ! Ces conneries là, ce sont MES conneries Taylor ! C’est MOI qui merde, pas toi ! Jamais toi ! Que tu veuilles sauver le cul de ton frangin j’le comprends mais pourquoi tu m’as rien dis, à MOI ? Et lui ? Putain, lui il faisait quoi pendant ce temps ? Me dit pas qu’il t’a laissé faire ça toute seule ? » je l’apostrophe, comprenant à la manière dont son regard me fuit et sa posture change que, si c’est exactement ce qu’il a fait. Il s’est débarrassé de sa bombe dans les mains de sa soeur… « Putain TAYLOR ! Tu t’rends compte de ce qui aurait pu s’passer ? Ouais, j’suppose que t’as commencé à y penser hier soir pendant qu’un gros connard camé te tapait sur la tronche - mais et ta carrière ? T’y as pensé ? Pourquoi t’as rien dit ? Je deale putain ! Tu le sais ! On fait semblant que c’est pas le cas mais tu le SAIS ! Pourquoi tu m’as pas demandé de l’aide ? J’aurai pu… j’en sais rien ! J’aurai pu faire quelque chose ! Qu’est-ce que j’serai devenu s’il t’étais arrivé quelque chose ? Putain tu te serais tellement fait violer en prison ! Et t’as vu Orange is the New Black avec moi : tu veux porter des godasses en protection hygiénique ? MERDE ! Taylor t’as déconné ! »
J’enrage. Je suis horriblement frustré. Et inquiet.
« Tu dois faire ça pendant combien de temps encore ? Et j’te demande pas ça pour savoir combien de temps tu vas faire de la merde parce que ça, ça s’arrête maintenant, tout de suite ! Je veux savoir combien de fric tu leur dois encore. »  

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Dernière édition par Milo Lawson le Dim 29 Oct - 9:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Dim 15 Oct - 15:59


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A aucun moment il ne m’interrompt, Milo me laisse dire ce que j’ai à dire. Avouer ce que j’ai à avouer. Et même si une part de moi se sent soulager d’enfin cracher le morceau, une autre angoisse profondément de sa réaction, de ce qu’il sera en droit de me dire et tout ce qu’il pourra m’en vouloir. Et dans son silence, je ne peux qu’interpréter cette mâchoire qui se crispe et ce regard glacial et peut-être un peu paumé qu’il me lance.
Je sais que tu ne comprends pas qu’un truc pareil nous tombe sur le coin de la gueule quand tu n’as rien vu venir… Mais j’ai tout fait pour que personne ne se doute rien avec des sourires factices à la con, des excuses bidon pour esquiver une soirée car il était l’heure d’aller dealer un peu pour se faire de la thune. Il a toutes les raisons de m’en vouloir et j’en suis parfaitement consciente.  

- Donc tu me cache ça depuis presque un an…

Et ça commence. Je ne fais qu’acquiescer, sans rien dire parce que si je bronche, je vomis sur ses converses abîmées. Il me regarde et me prend de haut. Pas difficile en même temps quand on fait presque 20 centimètres de plus que moi.

-  Tu as la moindre idée de…combien de fois ça aurait pu déraper ? T’as un putain de cul bordé de nouilles Tay ! Et t’as de la chance de ressembler à une foutue gargouille parce que sinon, j’t’aurais cassé la gueule moi-même ! Ces conneries là, ce sont MES conneries Taylor ! C’est MOI qui merde, pas toi ! Jamais toi ! Que tu veuilles sauver le cul de ton frangin j’le comprends mais pourquoi tu m’as rien dis, à MOI ? Et lui ? Putain, lui il faisait quoi pendant ce temps ? Me dit pas qu’il t’a laissé faire ça toute seule ?

La culpabilité m’étouffe et je n’ai pas besoin d’articuler la moindre parole pour qu’il comprenne qu’effectivement j’ai fait ça toute seule surtout parce  que j’ai fait en sorte que Nolan puisse croire que tout était réglé.
Je croise les bras sur ma poitrine, me sentant plus misérable que jamais. C’est bien la première fois que je m’écrase comme une merde sous les accusations justifiées de Milo parce que j’ai plus la force de me battre, de gueuler, de me défendre. Juste d’encaisser, et encore. J’ai déjà les larmes aux yeux comme une gamine de trois ans.

-  Putain TAYLOR ! Tu t’rends compte de ce qui aurait pu s’passer ? Ouais, j’suppose que t’as commencé à y penser hier soir pendant qu’un gros connard camé te tapait sur la tronche - mais et ta carrière ? T’y as pensé ? Pourquoi t’as rien dit ? Je deale putain ! Tu le sais ! On fait semblant que c’est pas le cas mais tu le SAIS ! Pourquoi tu m’as pas demandé de l’aide ? J’aurai pu… j’en sais rien ! J’aurai pu faire quelque chose ! Qu’est-ce que j’serai devenu s’il t’étais arrivé quelque chose ? Putain tu te serais tellement fait violer en prison ! Et t’as vu Orange is the New Black avec moi : tu veux porter des godasses en protection hygiénique ? MERDE ! Taylor t’as déconné !

Dans un autre contexte, sa dernière réflexion sur la série OITNB que l’on a effectivement regardé ensemble m’aurait faite mourir de rire. Mais là, j’ai pas la force de le faire et ni l’envie. J’ai juste atrocement mal au crâne et la colère qui commence à doucement me monter à la gorge. Pas contre lui, juste contre la situation en elle-même. Il me fait penser à Léo hier soir, à me rappeler ma carrière, ma vie merdique et tout ce que je suis en train de foutre en l’air… Comme si je ne le savais pas, putain.

- Tu dois faire ça pendant combien de temps encore ? Et j’te demande pas ça pour savoir combien de temps tu vas faire de la merde parce que ça, ça s’arrête maintenant, tout de suite ! Je veux savoir combien de fric tu leur dois encore.
- Qu’est-ce que ça peut foutre de savoir combien je leur dois Milo ? Tu crois vraiment que j’vais te laisser te foutre dans la merde en plus de ça ? Tu rêves putain.

S’il y a bien une chose dont je n’ai pas besoin, c’est de l’entrainer avec moi dans tout ce merdier. Et oui, j’sais qu’il deal ce con, bien sûr que j’le sais mais je ne me voyais pas débarquer un beau matin, lui balancer tout ça à la gueule pour lui demander d’augmenter ses ventes pour ma petite gueule. Et puis quoi encore merde.

- Tu crois que j’ai pas déjà pensé à tout ça ? A ma carrière et ma vie en générale ? Bien sûr que j’y ai pensé merde, bien sûr que j’suis consciente que j’suis dans une merde noire mais est-ce que j’avais seulement le choix Milo ! T’as pas vu ces types venir te menacer et te faire comprendre que si jamais j’faisais un pas de travers, c’était toute ma famille et mes proches qui y passaient. Tu crois vraiment que j’allais venir te demander de l’aide en sachant ça ? Soit je fermais ma gueule, soit les flics débarquaient chez moi pour au mieux, me coffrer ou au pire, m’annoncer que Nolan, mes parents ou même toi ont été retrouvé mort d’une balle dans le crâne !

Ma voix vrille sous les larmes qui me menacent alors que je tremble comme une feuille sous les nerfs qui menacent de me lâcher d’une minute à l’autre. Mes bras toujours croisés sur ma poitrine, je reste figé dans un stress rigide, j’ai l’impression que mes muscles sont fait de béton et que je ne pourrais plus jamais bouger de cette place dans cette ruelle dégueu.
Je sais que Milo a toutes les raisons de m’en vouloir tout comme je sais qu’il s’inquiète plus qu’il n’est en colère et j’m’en veux de lui faire subir ça … mais c’est le seul en qui j’ai confiance ici. Et surtout le seul dont j’ai besoin là, maintenant, tout de suite, pour me donner une bonne raison de pas aller me foutre en l’air.

- Je connais tous les risques Milo… mais j’avais pas le choix putain. Un sanglot m’étreint la gorge que je tente difficilement ravaler. J’pouvais pas laisser mon frère dans la merde et j’pouvais pas mêler quelqu’un là-dedans parce que j’supporterais pas qu’il t’arrive quoi que ce soit. Encore moins à cause de moi. Je serre un peu plus mes bras contre mon torse, comme si ça pouvait m’offrir une certaine sécurité. J’suis pas là pour m’en prendre plein la gueule même si t’as toutes les raisons de le faire et de me gueuler dessus … Mais j’ai besoin que tu me dises que ça va s’arranger parce que là, tout de suite, j’suis plus sûre de rien et j’ai peur de faire une connerie.

L’aveu qui s’échappe d’entre mes lèvres me fait l’effet d’une boule d’épine dans la bouche qui achève de me faire chialer pour de bon, en silence et tremblante. Je suis pathétique au possible, une image dégueulasse que j’aimerais oublier. Envoler la fierté et le caractère de con, je ne suis rien de plus qu’une petite merde à cet instant.
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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Dim 29 Oct - 10:14


 
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« Bien sûr que j’vais m’en mêler Taylor ! » je m’agace en l’entendant me dire que je rêve et qu’elle ne me donnera pas le montant qu’elle doit encore à ce club de motards de merde qui me pourri la vie depuis mon retour. D’abord il y a eu la fusillade, qui a failli couter la vie à plusieurs de mes amis - à Taylor notamment putain - m’a traumatisé pendant des mois et maintenant j’apprends CA ? Que l’un d’eux se pointe devant moi MAINTENANT et je ne réponds plus de rien !
J’en ai croisé quelques uns à l’époque où je travaillais pour Reese et ils m’avaient semblé être des types normaux, plutôt drôles et amicaux, avec un humour un peu limite mais voilà, pas bien méchant… Ces salauds ! Pendant que je leur servais à boire en attendant qu’ils passent sous l’aiguille de mon patron ou juste parce qu’ils appréciaient de trainer dans le coin et de papoter avec Reese, ces enfoirés faisaient chanter ma meilleure amie !
Cette même meilleure amie avec qui je suis en train de me prendre la tête. Je suis furieux qu’elle se soit mise dans le pétrin à cause de son imbécile de frère, vexé qu’elle ne m’ait rien dit et je me sens coupable de ne pas avoir deviné. Enfin si, bien sûr que j’avais deviné que quelque chose n’allait pas, mais j’avais été assez stupide pour lui laisser du leste, pour penser que ce n’était pas si grave et qu’elle viendrait m’ne parler quand elle se sentirait prête. Quelle connerie ! J’aurai dû lui tirer les vers du nez !
« Arrête ton char ! Ils peuvent pas buter autant d’personnes sans qu’ça s’sache Tay ! Ils se seraient mis tout seuls dans la merde en faisant ça ! » je tique, n’ayant cependant pas tout à fait certain de la véracité de mes propos sur ce coup là… Parce que les Kings ne sont pas des enfants de choeur, au contraire. Mais jusqu’à quel point sont-ils corrompus ? Ils passent des gens à tabac, ça c’est certains, trempent dans quelques trafics mais : le meurtre gratuit pour une histoire de dette financière ? Je sais pas… Ca me parait un peu gros, non ? Je sais bien que Chicago est une ville dangereuse et des gens disparaissent mystérieusement tous les jours mais… Non, j’arrive pas à me faire à cette idée là.

Face à moi, Taylor craque et sa voix se brise. Ca me touche bien sûr. Et en même temps, je suis encore carrément furax. Je sais qu’à sa place, j’aurai certainement agi de la même manière et aurait tout fait pour ne pas la mêler à mes histoires. C’est d’ailleurs ce que je fais actuellement… Je lui cache quelques trucs sur ma relation avec Zara et je ne lui parle jamais ouvertement de mes petits trafics… Mais c’est différent !
Parce que je suis un loser. Fier de l’être ! Mais Taylor n’est pas une naze. Elle est intelligente et promise à un bel avenir. L’idée qu’elle puisse le compromettre pour une histoire de fric me rend complètement fou ! C’est tellement STUPIDE putain !  
« J’suis pas là pour m’en prendre plein la gueule même si t’as toutes les raisons de le faire et de me gueuler dessus … Mais j’ai besoin que tu me dises que ça va s’arranger parce que là, tout de suite, j’suis plus sûre de rien et j’ai peur de faire une connerie. »
Je pousse un lourd soupire et l’attire contre moi pour la serrer avec force.
« Stupide hobbit joufflu » je lui lance sur un ton moralisateur, en la secouant un peu, pour lui montrer que je suis fâché, tout en continuant de l’étreindre, parce que je l’aime et que ça me fait chier qu’elle soit dans cet état. « J’vais pas t’laisser tomber et c’est sûr que ça va s’arranger parce que tonton Milo va s’en mêler. »
Elle tente de répliquer, de s’écarter, mais je porte ma main à sa bouche pour la faire taire, la maintenant toujours étroitement collée à mon torse.
« Ah, ah, ah ! Non ! Je ne veux rien entendre ! » je proteste d’un ton ferme. « J’vais pas aller faire d cela merde et me pointer dans leur QG avec une batte de baseball pour jouer les marioles ! Déjà parce que ma batte est chez Zara et j’suis pas le bienvenue pour le moment, ensuite parce que j’ai aucune foutue idée d’où se trouve leur QG ! Mais…je vais t’aider à rassembler du fric, comme ça tu les paieras en une fois et ce sera terminé ! Plus de trafic pour toi ! C’est moi qui m’occupe de la dette de ton imbécile de frangin ! Tu arrêtes tes conneries. »
Je la relâche enfin, pensant qu’elle est prête à entendre mes arguments sans me faire chier à m’interrompre toutes les trois minutes. J’ai son attention.
« Je vais aller chez mes darons et leur demander un peu de blé. Non ! Tu fermes ta petite bouche toute cabossée et tu m’écoutes Tay. Je vais trouver ce fric et toi tu vas reprendre ta vie normalement ! Plus de médicaments volés et de dealer dans les ruelles obscures. Je te file le blé, tu le rends à ces connards de Kings et on en parle plus. Alors maintenant dis-moi combien tu leur dois encore ? »


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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Mer 1 Nov - 23:33


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Il les sous-estime bien trop mais je ne rebondis pas là-dessus. Bien sûr que si, ils en sont capables. Sinon, je ne serais pas là à me chier dessus à l’idée qu’ils me tombent sur le poil. Parce que si je ne les rembourse pas, ils ne me tueront peut-être pas mais me feront vivre un putain d’enfer que je ne suis pas prête à fouler aujourd’hui.
Je déglutis, achevant ma phrase en tirant sur les manches du sweat que j’ai de nouveau enfiler. C’est un aveu, une vérité, je ne sais plus ce dont je suis capable ou non dans cet état qui frôle l’hystérie. J’ai besoin de lui, plus que jamais j’ai besoin de cette asperge même si c’est juste pour me raconter des conneries, me dire de la merde pour me faire rire. Même ça, ça me suffira.

- Stupide hobbit joufflu.

Il me secoue avant de me prendre dans ses bras, refuge où je m’y colle sans demander mon reste. J’abandonne, baisse les armes pour quelques secondes ou minutes et m’octroie le droit de lâcher prise un instant contre mon âme sœur fraternelle. Il m’a jamais lâché et j’l’ai jamais lâché, lui et moi c’est jusqu’à la mort, une autre version de Thelma et Louise dont on ferait un putain de remake qui claque. Parce qu’on est inséparable lui et moi.

- J’vais pas t’laisser tomber et c’est sûr que ça va s’arranger parce que tonton Milo va s’en mêler.

J’ouvre la bouche, il m’empêche de protester en plaquant sa main sur mes lèvres.

- Ah, ah, ah ! Non ! Je ne veux rien entendre !

Et c’est parfaitement ce que je voulais éviter mais est-ce qu’il ne serait pas temps que j’accepte de l’aide, justement ? S j’veux avoir une chance de pouvoir continuer de vivre ma vie, avec Milo à mes côtés, peut-être que j’devrais accepter le fait que j’pourrais jamais m’en sortir toute seule et que quoi qu’on dise, Milo peut être le roi de la combine.

- J’vais pas aller faire d cela merde et me pointer dans leur QG avec une batte de baseball pour jouer les marioles ! Déjà parce que ma batte est chez Zara et j’suis pas le bienvenue pour le moment, ensuite parce que j’ai aucune foutue idée d’où se trouve leur QG ! Mais…je vais t’aider à rassembler du fric, comme ça tu les paieras en une fois et ce sera terminé ! Plus de trafic pour toi ! C’est moi qui m’occupe de la dette de ton imbécile de frangin ! Tu arrêtes tes conneries.

Je l’écoute et la ferme une bonne fois pour toute. Parce que ce qu’il me raconte a du sens. Pour la première dois depuis des semaines j’ai la sensation d’entrevoir une solution, d’avoir entre les mains la possibilité de pouvoir régler toutes ces emmerdes … presque rapidement. Même si l’idée qu’il s’en charge seul me plait beaucoup moins, je ne peux qu’encore une fois constater que Milo est le genre de pote sur lequel vous pouvez toujours compter. Tout comme il sait que l’inverse est valable. Ce qu’il fait là, je le ferais pour lui les yeux fermés, sans hésiter un seul instant. Parce que putain, ce con fait partie de moi, de ma vie. J’peux pas l’imaginer sans sa présence.
Il me lâche, je me recule d’un pas plus pour réussir à lui faire face plutôt que pour le fuir. Je renifle grossièrement, m’essuyant rapidement les yeux de ma manche.

- Je vais aller chez mes darons et leur demander un peu de blé. Non ! Tu fermes ta petite bouche toute cabossée et tu m’écoutes Tay. Je vais trouver ce fric et toi tu vas reprendre ta vie normalement ! Plus de médicaments volés et de dealer dans les ruelles obscures. Je te file le blé, tu le rends à ces connards de Kings et on en parle plus. Alors maintenant dis-moi combien tu leur dois encore ?

Bien sûr que j’peux rien dire parce que même si j’le fais, il trouvera un moyen de me la faire boucler ou de me devancer. Il serait même capable de prendre le risque de trouver je ne sais quelle somme au pif ne serait-ce que pour m’aider. C’est pas tellement le moment de continuer à débattre sur le sujet, ni d’essayer de le convaincre que j’peux me démerder toute seule puisque c’est de toute façon faux. Je prends une inspiration et lâche enfin le morceau.

- Quinze mille quatre cent vingt trois dollars.

Ce nombre me hante toujours, diffère selon les deals que je fais mais l’angoisse est tellement présente que chaque chiffre s’imprime sans aucun problème.

- Je sais que ça fait un sacré paquet et qu’avec toute cette thune réunit on pourrait s’offrir un putain de voyage sous le soleil plutôt que de la donner à un gang de biker…

Je lâche un rire pauvre, nerveux, je fais une tentative d’humour dont je n’arrive même pas moi-même à me convaincre. C’est ça qu’il me faudrait : Un putain de voyage loin d’ici, avec lui. Genre on s’tire sans prévenir, on se pointe à l’aéroport, on ferme les yeux et on choisit une destination au pif pour quelques jours sans se soucier de quoi que ce soit d’autre.
Ouais, ça serait un putain de truc.

- Aide moi, ok, mais laisse-moi faire ma part. S’il te plait. J’peux pas te laisser te mêler à ça sans rien faire, tu l’sais, ça va me rendre plus timbrée que je ne le suis déjà. J’vais encore moins dormir, j’vais pas arrêter de gueuler, j’vais être encore plus chiante et insupportable et c’est là que j’risque de faire des conneries et de me faire griller à l’hosto.

Je joue un peu sur les sentiments mais rien à foutre si c’est pour ne pas le laisser faire tout seul. C’est sur que l’idée de totalement lâcher prise, de tout lui laisser en main pour reprendre ma vie en cours serait tentante mais il est hors de question que je ne fasse ça. Ca n’est même pas envisageable.

- J’te laisse faire le plus gros du taff parce que de toute façon tu seras plus rapide que moi mais laisse moi au moins en faire une partie. Ok ? Tu sais qu’on est plus efficace à deux, Minus et Cortex. Et c’est évident que j’suis Cortex, ne serait-ce que pour la taille et sa sale gueule de grognon.

Je reviens me caler dans ses bras, pour esquiver un énième débat mais aussi parce que j’y suis bien trop à l’aise pour avoir envie de m’y détacher pour l’instant.

- Merci d'être là Milo.

C’est un putain de refuge, j’vous dis. Et l’espace de quelques secondes, j’oublie ma gueule fracassée, la douleur, le pathétisme de cette situation et même cette grosse conne de Zara qui lui sert de meuf. Merde, comment un type comme Milo peut se taper une morue de ce genre ?

- J’suis sûre que t’as pas eu le temps de déjeuner. Tu viens ? J’commence à avoir faim et y a un truc qu’à l’air cool et pas trop cher dans l’coin. Je jette un œil du côté de la maison de Zara. J’suis pas certaine qu’elle t’ai laissé le temps avaler une boucher.

Je glisse mes mains dans les poches du sweat de Léo. J’suis consciente que c’est peut-être pas le meilleur moment pour se faire ce genre de truc mais j’en ai besoin. J’ai besoin tout court de retrouver un semblant de normalité dans ma vie, juste une petite heure.

- Quand tout ça s’ra réglé, j’veux qu’on parte que toutes les deux. Je m’en fous de savoir où, j’veux juste qu’on se refasse ces weekends qu’on faisait avant.

Dans des villes que nous ne connaissions pas, à dormir à l’hotel ou à la belle étoile selon les finances, à squatter des lieux interdit pour se retrouver à courir en culotte, nos affaires sur les bras pour pas s’faire choper par les flics… bref. Un weekend de total lâché prise où je pourrais effacer toute cette merde pour deux jours rien qu’à nous.

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MessageSujet: Re: I need you - Milo   Sam 4 Nov - 12:09


 
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Très franchement ? Je m’attends à ce qu’elle m’annonce quelque chose comme 700$ ou une connerie de ce genre. Mais lorsque j’entends la somme, j’ai l’impression de me prendre un bon direct dans l’estomac. QUINZE MILLE QUATRE CENTS VINGT TROIS FUCKING DOLLARS ? Je me décompose.
« Mais bordel il a fait quoi ? » je m’insurge, faisant référence à son crétin de frangin que j’ai présentement envie d’étriper. « Il a braqué leur banque perso ? Il leur a acheté un palace et a oublié de payer ? Ils avaient un dragon planqué et il l’a buté sans faire exprès ? »
C’est complètement dément ! Tay revend des médocs depuis une éternité et malgré ça, il lui reste encore l’équivalent du PIB d’Afrique à payer ? Bon, OK, sans doute pas le PIB mais PUTAIN ! C’est une somme énorme !
Sans tenir compte de mes remarques idiotes, prononcées sous le coup du choc, Taylor enchaine en me faisant savoir qu’elle a bien conscience que c’est un montant astronomique et qu’elle aurait préféré l’injecter dans autre chose…
« Tu m’étonnes… J’ai dépensé même pas un quart de ça en faisant un tour complet d’Europe… C’est dingue… »
Bon… Je ne vais clairement pas pouvoir demander une telle somme à ma famille. Ils ne l’ont sans doute même pas sur leur compte en banque ! Les Lawson proposèrent mais surement pas à ce point. Pas avant autant de marmots à charge…même si tous les autres triment depuis leur seize ans et que je suis le seul à chômer comme un connard en profitant de leur générosités. Bref ! Quinze milles boules : c’est trop. Ils pourront peut-être me passer 2 000 $ ? Même pas certain…
La vache, comment on va s’en tirer ?
Evidemment, je ravale mes doutes et j tente de faire bonne figure. Taylor est dans la merde, désespérée, et elle compte sur moi à présent. Je lui ai dis que j’allais la sortir de là et je vais m’y employer. Je vais donner mon maximum mais… Ca va être coton. J’ai jamais possédé une telle somme moi-même, dans toute ma vie ! J’ne reviens pas…

Taylor reprend sur un ton ferme. Enfin qui se veut ferme mais à force d’avoir chialé, elle a la voix toute enrouée et fait plus pitié qu’elle n’impressionne qui que ce soit… Et surtout pas moi qui la connait comme si je l’avais faite et n’ai jamais été bien impressionné par son regard de merlan frit et ses épais sourcils bruns froncés. J’acquiesce pourtant face à ses conditions. Maintenant que j’ai promis de l’aider…je me laisse un peu porter par le courant. Parce que j’ai aucune foutue idée de la manière dont je vais m’y prendre pour l’aider. SI elle a des idées : je suis preneur très franchement !
Je m’apprête à plaisanter à propos du surnom qu’elle donne à notre duo de choc, mais elle vient se coller à moi et je me permets d’en profiter pour afficher un air soucieux. Elle ne peut pas le voir dans la position où elle se trouve et c’est parfait comme ça… Je la serre ont contre moi, me demandant dans quels beaux draps je vais devoir me fourrer pour sortir mon amie de la merde dans laquelle son frangin l’a fourrée…
J’ai bien envie de commencer par là d’ailleurs. Par aller voir son frère pour le menacer de lui péter les deux rotules et l’inviter à faire un don pour notre cause… Il a toujours eu un peu peur de moi, à cause de mon imprévisibilité. Peut-être que je devrai jouer là-dessus et le menacer de ruiner sa vie s’il parle de ça à Taylor. Ouais, ce serait un bon début. Je ne sais pas trop combien je pourrai lui soutirer, mais ce sera mieux que rien dans notre situation légèrement désespérée…
Peut-être qu’ensuite, j’irai demander un peu de fric à Monsieur Haynes, du Penitent. Non, à Shawn plutôt. Il me posera moins de questions et il m’apprécie un peu plus…
La vache, ça va en faire du shit à vendre…

« J’suis sûre que t’as pas eu le temps de déjeuner » lance-t-elle tout à coup, avant de m’inviter à la suivre dans un resto du coin. C’est vrai que j’ai les crocs. Alors j’accepte, continuant de faire fonctionner mes méninges pendant qu’elle me parle de faire une virée une fois que toute cette sale histoire sera derrière nous.
Je me contente d’abord de passer mon bras autour de ses épaules un peu basse et de déposer un baiser sur le sommet de son crâne.
« J’t’aime ma couille. Mais si tu me caches encore un truc pareil, je t'enferme pour toujours dans une cave et te nourrirai exclusivement de pancakes, jusqu'à ce que tu éclates » je la sermonne d’un ton entendu, avant de lui emboiter le pas, me demandant si Zara accepterait de me dépanner de quelques billets.
…Enfin quand je me serai rabiboché avec elle…  


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