AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Lun 14 Aoû - 15:15



       
       Lou & Julian
       Your lips move but I can't hear what you're saying

   
S
ame old routine.

J’ai oublié qui j’étais au détour d’un séjour à l’hôpital. Et si ma jambe va mieux, si elle m’autorise désormais à aller où je le souhaite sans me faire défaut après une longue et lente agonie, c’est à présent l’esprit qui m’empêche de retrouver ma fierté ancestrale. Si j’ai pu reprendre le travail, rien ne ressemble plus aux souvenirs que j’en ai. Je me sens diminué, constamment obligé de tenir un agenda détaillé que je regarde toutes les heures pour être certain de ne rien oublier. Il ne faut pas se leurrer : Julian Stokes a perdu de sa superbe. Au travail comme dans le privé. Et ça ne me convient pas.

Alors, je m’enfonce dans le flou de l’alcool, découvert un soir comme les autres et dont je ne peux bizarrement plus me passer sans évidemment me rendre compte que j’en abuse. Beaucoup. Mais j’aime la sensation de confusion qu’il procure. De supériorité. De bien-être. Et comme d’habitude, oui, je vais me perdre dans ce bar reculé où personne ne me verra pendant des heures, perdant la notion du temps, oubliant que je n’habite pas seul, me prenant presque parfois à pester sur la blonde qui partage mon lit et que je ne sais plus comment aimer. Car je sais pertinemment que si la perte de cette femme me rendrait plus fou que je ne le suis déjà, je ne sais pas comment faire pour ne pas m’en vouloir, avoir sans arrêt l’impression de la détruire plus qu’autre chose. Je ne sais pas comment m’y prendre. Et de son côté, elle fait preuve d’une indépendance que je ne lui connaissais pas, ce qui contribue à mon angoisse. Et à mon besoin de ne pas rentrer chez moi, pour ne pas lui faire face, pour sauver quelques instants, en reportant à plus tard la tonne de soucis qui s’amassent sur mes épaules.

- On va fermer, Stokes. Grouille.

L’heure est proche, cependant. J’acquiesce sans trop répondre au barman, perdant mon regard dans l’ambre du whisky que je tiens fermement d’une main depuis plusieurs minutes maintenant, perdu dans mes pensées alcoolisées. Le cliquetis des clés dans la main de l’homme me rappelle qu’on m’attend et je le termine cul sec tout en me relevant péniblement, les jambes ankylosée d’être trop resté assis et la tête qui tourne. Je claque le verre vide sur le comptoir et sors en titubant légèrement, craignant déjà la suite des évènements.

Il arrive souvent que Lou dorme à poings fermés quand je me glisse enfin sous les draps à pas d’heure. Ou qu’elle fasse semblant de dormir. Et j’espère que ce sera le cas ce soir, parce que je ne suis pas en état de faire semblant de rien. Je n’ai pas le courage de prétendre avoir bossé tard. Alors quand je passe la porte de chez moi le plus discrètement possible après avoir marché longtemps pour tenter de désaouler au maximum – ce qui n’est pas le cas, actuellement -, je soupire de soulagement lorsque je vois que toutes les lumière sont éteintes.

Mais lorsque j’allume péniblement la lampe torche de mon portable que j’ai boudé toute la soirée, encore une fois…

- Et merde, je grogne.

WILDBIRD
 

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : H. | we♥it | tumblr
Messages : 207
quartier : west side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Lun 4 Sep - 15:28

ft. julian
your lips move but i can't hear what you're saying

Assise sur le lit, elle attend. Elle attend que l'heure tourne, que des bruits ne s'élèvent dans l'entrée de cette maison qu'elle n'a jamais cessé de chérir, au mieux, mais pourquoi, au final. Trop de questions, trop de possibles réponses à y donner. Lou n'a plus vraiment le courage de faire face à toute cette situation, à tous ces virages pris alors qu'ils auraient pu essayer, faire semblant. Elle s'en serait contentée, peut-être. Non, en vérité, elle n'en a aucune idée et c'est pour cette raison qu'elle s'est laissée abattre, qu'elle s'est perdue, là, dans les chemins sinueux d'un doute trop pompeux. Soupire, quelques larmes qui perlent le long de ses joues à peine rosies par les nombreux sanglots essuyés, les mains presque blessées dans la précipitation de tout vouloir ranger. Tout emballer. Ce qui lui appartient en tout cas. Car plus rien ne semble avoir d'importance, pas même sa présence, sa voix, ce sourire qu'il aimait à avoir ; soit-disant. Plus rien ne se remarque, fantôme d'un passé qu'il ne retrouve pas, avec lequel il ne renouera peut-être. Elle reste pour souffrir, se souvenir que tout a pu être réel à un moment donné, lorsque rien ne semblait pouvoir arriver. Elle reste pour cette douleur qui lui rappelle que rien n'a été un rêve, que rien ne pourra jamais lui être enlevé. Elle ne le permettra pas, pas même malgré ses propres erreurs, ses travers à peine assumés et pour cause cette trop grande culpabilité. De nouvelles larmes, un nouveau soupire et l'appréhension qui vient, qui hante, qui ronge jusqu'aux abords d'un cœur qui lutte aux efforts. Parce qu'elle ne se souvient pas comment ils en sont arrivés là, comment les sourires peints ont pu aussi aisément disparaître, pourquoi ses mots à lui ne lui parviennent pas à elle. Pourquoi ces maux se taisent et s'estompent aussi certainement que la brise qui efface les degrés d'alcool tout juste digérés. Elle aurait voulu continuer, elle aurait voulu pouvoir tenir le coup, rien que quelques jours, quelques mois peut-être de plus. Rien qu'un court instant, pendant un moment retrouvé cet homme qui, pour elle, s'était sacrifié au péril de bien des choses, bien des conséquences qui finalement l'auraient peut-être tuée aussi. Accrochée, elle l'a été, à sa personne. Elle ne l'a été que trop et encore ici, elle n'a aucune idée de la manière dont les choses se passeront, dont les choses évolueront. Car ses valises sont faites et son discours inscrit en tête. Car la pression est trop forte et son mutisme trop blessant. Et parce qu'on lui a dit qu'elle pourrait survivre, qu'elle pourra continuer sans lui ; malgré cette impression de ne déjà plus être grand chose, d'avoir perdu tout sens logique à une quelconque existence sans sa perception, sans ses directions. Le visage qui se cache entre ses mains, luttant pour garder un semblant de calme dans une respiration saccadée. Lou est faible, Lou l'a toujours été malgré cette volonté de prouver le contraire, là, tandis que les minutes passent et que le jour s'efface.

Un dernier coup d’œil sur son téléphone qu'elle termine par ranger. Lou abandonne, Lou se raisonne. Attendre n'arrangera rien, et elle le sait, finalement, pour son bien. Raison pour laquelle elle se lève, raison pour laquelle elle délaisse enfin le cadre usé qui – jusqu'alors – entre ses mains reposait. Un rictus attristé s'arrache à ses lèvres tandis qu'elle détaille ce qui a longuement orné sa table de chevet. Un passé oublié, un passé à laisser. Il le faut. Ce sont des mots qui se répètent, qui s'inscrivent violemment dans sa tête comme pour tenter de l'en convaincre bien qu'elle soit encore loin d'être à même de pouvoir y croire. Sa volonté est encore trop faible, trop instable, dépendante presque encore de lui et de son monde, sa manière de voir les choses, ses désirs quant à ce qu'elle devrait être, ce qu'elle aurait pu être si rien de tout ceci ne s'était produit. Et tandis qu'elle éteint, tandis qu'elle descend les escaliers, elle l'entend ce son résonner. Elle entend ses pas, sa respiration. Elle sent ce parfum à peine camouflé de ce qu'elle aimait inhumer et des nombreux verres avalés ; une fois encore. Encore et encore. Puis la lumière qui s'allume, le séjour qui se découvre et les valises qui l'en jonche. En elle une bataille s'élève, cruelle, meurtrière, le besoin de se jeter contre lui et cette volonté de tout envoyer valser. Lou se paralyse, Lou s'éternise. « Tu es là. » C'est tout ce qu'elle trouve à dire tandis qu'elle perçoit son regard se perdre sur ce qu'elle s'est permise de faire, ce qu'elle est venue imposer à ses yeux fatigués en cette dure soirée. Ça la frappe, ça vient creuser davantage le trou béant qui s'installe à la place de sa poitrine, là où plus rien ne semble réellement vouloir fonctionner ; davantage maintenant, mise à nue, prise de court dans sa descente aux enfers. Ses enfers. L'abandonner lui pour se perdre ensuite elle-même à défaut de se détruire sous son silence. Un choix inutile et pourtant tellement nécessaire. Le paradoxe de toute une vie, de tout un couple entre les mains tremblantes et irresponsables de la petite blonde qui veut canaliser ses larmes et qui faillie, une fois de plus. Comme trop souvent depuis l'accident. Pourtant, elle inspire, laissant ses perles claires se perdre sur tous les alentours possibles tant qu'elles ne s'attardent pas sur lui. Parce qu'il est sa faiblesse, parce qu'il est tout ce pourquoi elle viendrait se mettre à genoux. Parce qu'il est ce qu'elle aurait voulu pour encore bien des années avant qu'on ne vienne lentement lui arracher. « J'allais partir, je ne voulais pas t'imposer ça. » Elle s'essaie à de l'indépendance, à un semblant de force qu'elle ne possède pas. Lou s'essaie à prendre pleinement conscience des choses, loin d'être à même de voir qu'elle n'arrange rien. Rien du tout. Parce qu'elle le connaît, mieux que quiconque, parce qu'elle connaît ses réactions, la manière dont tout pourrait désormais advenir. Il lui faudra lutter et le courage lui manque, plus que jamais.

code by bat'phanie

_________________


Why can't I get over this ?
Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.


Dernière édition par Lou Fitzgerald le Mer 27 Sep - 0:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Lun 4 Sep - 19:58



       
       Lou & Julian
       Your lips move but I can't hear what you're saying

   
E
lle est là, devant moi, et la première pensée qui me vient à l’esprit alors que je grogne un « merde ! » à peine sonore est que je vais devoir m’expliquer et que je n’en ai pas la moindre envie. Je ne remarque pas tout de suite les valises et les paquets autour de moi, la lueur de la lampe torche et mon esprit embrumé ne les montre pas. Mais ça, c’était avant que mes doigts n’écrasent l’interrupteur le plus proche, décidant que la pénombre n’aiderait aucun de nous deux.

Et ça me frappe. Enfin.

Le sol jonché de deux ans d’histoire. Je ne comprends pas tout de suite. À la place, je fronce les sourcils, posant mes yeux partout, et évidemment que je suis là, quelle idée de le soulever alors que je me tiens de toute évidence face à elle. Je comprends, avant même qu’elle n’ait à me le faire remarquer, ce qui se trame dans cette maison. Ça me heurte de plein fouet, diminuant d’un coup les effets de l’alcool sur mon organisme alors que je me prends à imaginer, en un flash, l’endroit vide de sa lumière. Car c’est ce qu’elle est.

Pourtant, je mérite qu’elle me laisse en j’en suis conscient, je l’ai même silencieusement espéré plus d’une fois, conscient que je ne lui apporte rien de bon, rien du tout en réalité, sinon le cancer que j’ai toujours été pour elle et qui ne fait qu’empirer au fil de ma descente aux enfers. Mais je refuse que ça arrive ce soir. Je prends conscience et je vois noir, incapable de trouver un juste milieu entre culpabilité et colère. C’est sa faute, je pense, sa faute d’avoir voulu faire sa vie, de m’avoir laissé entrapercevoir la liberté qu’elle s’offrait en quittant la maison. Et peut-être même que je l’ai fait exprès. De me rendre détestable, encore plus qu’avant, pour qu’elle me fuie.

Mais je refuse. Je secoue la tête de gauche à droite, les yeux soudain levés sur Lou, sur ma Lou, avec cet air suppliant qui ne la laisse jamais indifférente. Mais cette fois-ci, je ne le fais pas exprès. Cette fois-ci, peu importe ce qu’elle croira, ce regard en dit long.

- Pourquoi ? je murmure.

Je sais pertinemment pourquoi, je ne suis pas dupe, mais j’ai besoin de l’entendre. J’ai besoin qu’elle me crache dessus, qu’elle se mette à hurler, qu’elle m’avoue que je ne suis qu’un connard, que je la délaisse et peut-être qu’elle avait besoin de moi autant que j’ai eu besoin d’elle quand j’étais seul sur un lit d’hôpital, que je n’ai pas réagi de la bonne façon. Que je ne suis qu’un alcoolique et que c’est tout ce que je mérite.

Même si je sais que ça ne me plaira pas. J’ai besoin qu’elle me donne matière à lui répondre comme le vrai Julian le ferait. Pas comme le déchet que je suis devenu. Et la seule manière d’y arriver serait qu’elle me manque de respect.

Quelques pas en avant et je m’approche d’elle, un doigt hésitant caresse sa joue. Je sais ce qui me pendait au nez. Mais je refuse. Je refuse et j’arriverai à mes fins, en oubliant même mon haleine gorgée de whisky que je ne dissimule même plus.

- Tu peux pas t'en aller...

WILDBIRD
 

Spoiler:
 

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : H. | we♥it | tumblr
Messages : 207
quartier : west side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Mer 6 Sep - 0:10



ft. julian
your lips move but i can't hear what you're saying

Ne rien lui imposer. Un mensonge, un autre. Quelques mots qui se perdent dans les méandres de l'instant. Parce qu'elle voulait qu'il voit, qu'il comprenne que plus rien ne subsiste depuis son retour, plus rien si ce n'est l'obscurité qu'il a brisé. Ces mêmes ténèbres qui cachaient la vérité ; ils s'étaient perdus de vue, munis finalement d'une dernière once de lien ce soir trop fragile. Et elle aurait voulu conserver ce passé, ce qui faisait qu'on pouvait les jalouser. Mais, aujourd'hui, trop de choses ont changées, trop de temps s'est écoulé sans qu'ils ne puissent pleinement y remédier. Et c'est un fait qui n'échappe pas à la petite blonde qui, par manque cruel de volonté, persiste à détourner le regard comme dans l'espoir de ne pas flancher, de ne pas se hâter à le juger. Sachant pertinemment, dans le fond, qu'elle aurait tord. Car s'il n'a rien apporté de neuf à l'univers qu'ils s'étaient tué à bâtir, Lou n'y a que trop peu contribué avant de tout délaisser. Aussi son soupire s'extirpe, franchissant la barrière de ses lèvres encore tremblantes, aussi bref que la brise légère qui, derrière lui, s'engouffre dans la maisonnette à son tour. Morose et triste, aussi froid que le cœur qu'elle essaie de taire sous sa poitrine malmenée. Lou trésaille, luttant contre ces vents et marées intérieurs, ceux qui viennent abattre les dernières forces de son gouvernail. Elle ne sait même pas où aller, ni même si elle sera capable de pleinement survivre. Parce qu'elle n'a jamais dépendu que de lui, lui et le chemin qu'il est parvenu à lui tracer. « Pourquoi ? » Ça la tire de ses songes, de ses idées, des pensées assombries de son esprit affaiblit. La réponse tarde pour finalement ne pas venir, elle s'éternise dans les recoins de son être comme par besoin de la retarder, encore et encore, pour finalement l'éviter. Il sait, qu'elle se dit, qu'elle se répète. Il l'a su dès lors qu'il abandonnait leurs draps pour d'autres endroits. Et tandis qu'elle s'en tient à son silence, la Belle sent ses sens se briser au fur et à mesure qu'il s'approche, osant franchir le fossé, réduisant à néant toutes les défenses qu'elle s'était permise de placer en ce manque de proximité. Elle a eut tord et elle le comprend à mesure qu'elle ressent son parfum derrière ses effluves alcoolisées. Raison pour laquelle elle ne fait que baisser la tête, fermant les yeux, laissant la caresse offerte à sa joue se briser contre son mutisme qu'elle peine à faire valoir au-devant des sanglots qui grondent, qui heurtent tandis qu'elle tente de lui tourner le dos. En vain, toujours en vain. « Tu peux pas t'en aller... » Non, en effet, elle ne peut pas. Et ces mots se perdent contre sa conscience, fracassant tous les remparts, toutes ses forces jusqu'à ne plus rien laisser que cette détresse trop longtemps emprisonnée. Non, elle ne pourra jamais s'en défaire et quand bien même Lou y parviendrait, elle sait que cette silhouette reviendrait.

Et dans cette perdition, dans l'orage qu'elle tente de braver silencieusement, elle s'élève ; ou presque. La Belle quitte sa paralysie, cette torpeur qui s'était installée comme dans l'espoir de ne plus rien laisser. Non, elle s'anime ; peut-être malgré elle, se tournant, le repoussant, pleurant. « Arrête, arrête Julian, arrête putain ! » Et elle le pousse, elle ne fait plus que ça, manquant même de trébucher, là, contre ses propres obstacles, tout ce qu'elle est venue laisser en bas des escaliers, incapable de se retenir de pleurer et de hurler. « T'as pas le droit de faire ça, t'as pas le droit de jouer comme ça bordel ! » Et elle s'emporte, craquant, complètement. Parce qu'elle continue sur sa lancée, balançant même quelques vêtements à peine ranger à défaut de trouver autre chose dont user. Elle y va à l'instinct, incapable de réfléchir, incapable de faiblir. Parce qu'il faut qu'elle expie, parce qu'il faut qu'elle fasse entendre toute cette douleur trop longtemps réduit en cendre ; le croyait-elle, en tout cas, vraiment, du plus profond de son être. « Ça t'amuse, hm ?! Ça t'amuse de, de, de m'ignorer, de me laisser comme une pauvre merde, une pauvre conne, sous prétexte que monsieur peut se le permettre parce qu'on va lui pardonner parce qu'il va mal ? » Et elle continue, encore et encore, éparpillant finalement toutes ses affaires ici et là en avançant quand lui recule face à cette hystérie qu'il lui connaît mais qu'il n'a jamais vraiment expérimenté. « Alors quoi, Julian ! J'ai pas le droit d'aller mal moi non plus, j'ai pas le droit de me barrer parce que je vais mal comme tu le fais tous les jours, tous ces putains de soirs où t'en as strictement rien à foutre de ma tronche pour même plus te donner la peine de te soucier de ma réaction ? Alors tiens, ma réaction, tiens ! » Un pas de plus, peut-être deux avant qu'elle ne laisse sa main heurter sa joue, avant qu'elle ne vienne s'acharner sur lui, avant qu'elle ne vienne l’entraîner dans sa chute. Avant qu'elle ne perde ses traits dans le creux de son cou, avant qu'elle ne vient caresser cette même peau légèrement abîmée un peu plus tôt. « Je suis désolée. Je suis désolée. » Des mots qui se répètent, qui se perdent dans le séjour désormais silencieux, dénué de tout si ce n'est de ses sanglots, de cette respiration qui tremble, se saccade, s'arrache à ses lèvres imbibées de perles salées. « T'as pas le droit de faire ça. J'ai rien fait pour ça, j'ai rien fait... » Elle se fait suppliante, exténuée, lassée de dévaler cette pente. Car plus rien ne la retient, plus rien, pas même ses mains. C'est ce dont elle s'est convaincue, là, dans les profondeurs de ce qui semblait être une vérité absolue. Mais elle reste, Lou reste, laissée à ses bras qu'elle croit ressentir contre elle ou peut-être rêve-t-elle. Parce qu'elle ne pourrait s'en défaire, il a raison. Elle ne peut pas s'en aller, elle ne peut pas et ne le veut pas. Non, elle le doit.

code by bat'phanie

_________________


Why can't I get over this ?
Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.


Dernière édition par Lou Fitzgerald le Mer 27 Sep - 0:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Dim 24 Sep - 20:33



       
       Lou & Julian
       Your lips move but I can't hear what you're saying

   
I
l ne faut pas longtemps à mon esprit certes embrumé par l’alcool pour comprendre la signification de ces valises qui jonchent le sol. Pourtant, j’ai besoin qu’elle me le dise de vive-voix. Qu’elle m’explique les raisons qui la poussent à s’en aller même si je suis loin d’être un abruti et que je suis déjà au courant de tout ce qu’elle pourrait me reprocher. Je suis absent, plus absent que jamais, plus encore peut-être que lorsque j’étais dans le coma et je bois, sans même chercher la discrétion, effrontément, jamais devant Lou cependant. Ce qui me force à sortir de la maison pour le faire et rentrer avec une haleine dont le seul souffle suffirait à enivrer n’importe qui. Et qui me rend absent. En plus de ce boulot dans lequel je m’enferme de plus en plus. Non, je suis loin d’être bête, je n’ai pas besoin qu’elle éclaire ma lanterne. Mais il faut qu’elle le sorte, que je l’entende de sa bouche, que ses mots me percutent de plein fouet pour réaliser leur véracité.

Je ne veux pas qu’elle parte en je joue encore de ces charmes que je ne suis même plus certain de posséder. Je sais qu’il fut un temps, elle aurait obéi à la moindre de mes requêtes par simple envie de me plaire et je sais que j’ai aimé jouer ce jeu tout comme je me déteste à présent de le faire tout en continuant de m’accrocher à ce dernier recours parce que c’est tout ce que je sais, tout ce que je peux faire à présent que je ne suis plus rien.

Et comme je le redoutais, ça ne fonctionne plus. Plus autant. Mon aura se fane et ça m’anéantit dans un coup de poignard. Pourtant, je la laisse faire. Je n’ai aucune idée de pourquoi je ne réagis pas, probablement parce que je le mérite, mais je me laisse pousser, frapper, insulter, je lui laisse l’opportunité de me hurler dessus sans autre forme de procès. L’alcool me fait chanceler, mon équilibre se faisant instable et je dois reculer un peu plus alors que ma haine commence à prendre le dessus sur tout le reste, m’appuyant contre un mur pour que ses à-coups saccadés cessent de menacer de me faire tomber. Je ne me laisserai pas tomber. Pas devant elle. Ce serait perdre à mon propre jeu et je refuse. Qu’elle se défrustre, certes, mais pas qu’elle gagne.

Elle finit cependant par se calmer et je garde le plus grand des calmes. Je n’ai toujours pas daigné ouvrir la bouche ou lui répondre, le regard fermé et froid. J’ai mal. J’ai mal de lui faire mal et je devrais la laisser partir, c’est ce qui est le mieux pour elle. Pourtant, je m’y refuse. Elle s’effondre dans mes bras et l’espace d’un quart de seconde, ma faiblesse m’amène à l’enlacer… jusqu’à ce que ma fierté reprenne le dessus. Que mes poings se serrent. Que la haine retrouve ses droits, que ma nature décide de pointer le bout de son nez.

Je secoue la tête, refusant de me laisser gagner par les larmes et je m’éloigne pour ne pas céder. Je ne lèverais pas la main sur elle, je ne suis pas homme à battre sa femme ni à battre qui que ce soit mais si je ne prends pas de la distance, là, tout de suite… je ne suis pas certain de me contrôler. Mon poing s’écrase dans une porte, à l’autre bout de la pièce, une fois, une violente fois qui suffit à laisser sa marque dans le bois et si je ne ressens pas encore la douleur, le besoin de le faire à nouveau se fait trop fort et j’y cède. J’y cède sans la regarder, sans lui adresser le moindre regard. Et c’est toujours face à la porte que je finis, enfin, par lui adresser la parole.

- J’ai rien fait non plus, Lou.

C’est faux. C’est vrai aussi, parce que rien ne serait arrivé sans cet accident et je refuse de blâmer la responsabilité de qui que ce soit si ce n’est celle du conducteur, mais je sais que dans les faits, la blonde a bien plus à me reprocher que l’inverse. Pourtant…

- Je voulais pas que tu me voies… me noyer. C’est pour ça que je m’en vais, pour ça que je suis jamais là, je voulais pas te faire subir ça et toi… toi, tu fais tes valises et tu t’en vas. Lou…

J’élève la voix à l’évocation de son prénom. C’est à elle que je reproche de s’en aller alors que j’en suis seul responsable.

- Tu m’aides pas, Lou. Tu m’aides pas ! Et c’est toi qui te barres !


Elle en a toutes les raisons du monde. Et je le sais. Et pourtant je suis là, face à une porte qui ne m’a rien demandé, à lui adresser tous les reproches de l’univers pour la culpabiliser. Pauvre femme. Elle devrait prendre son courage à deux mains et s’en aller. Arrêter de m’écouter, passer la porte et ne jamais revenir. Pour son bien.

Pas pour le mien.
WILDBIRD
 

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : H. | we♥it | tumblr
Messages : 207
quartier : west side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Jeu 28 Sep - 14:52



ft. julian
your lips move but i can't hear what you're saying

Il n'a pas réagit, il n'a pas réagit parce qu'il ne le peut pas. Lou s'énerve, Lou s'emporte, explose pour finalement s'abattre à même le sol, pour finalement s'enterrer seule derrière des regrets, des mots qu'elle pensait pouvoir assumer. En vain, comme souvent, comme toujours lorsque ça vient concerner celui contre qui elle vient de s'énerver. Raison pour laquelle les supplications commencent, raison pour laquelle les larmes montent, coulent, souillent ses joues déjà trop creusées par son manque clair de vitalité ; comme à lui, finalement. Et, tandis qu'elle fond, lui s'éloigne, quittant l'étreinte, y mettant un terme clair tandis que ses pas semblent résonner plus que normalement dans cette pièce dont les souvenirs s’abîment. Lou le contemple, simplement, essayant de contrôler et ses sanglots et tous ces mots qui heurtent ses songes. Elle aurait dû ne rien dire, elle aurait dû se faire bien plus forte que cela. Elle aurait dû et, déjà, bien des regrets s'invitent en elle comme un poison inévitable. Elle lui appartient et elle le sait, au plus profond d'elle-même Lou l'a toujours su et n'a jamais vraiment cherché à lui échapper. Et, alors qu'elle baisse la tête, alors qu'elle quitte du regard sa silhouette, c'est un bruit sourd qui la ramène à cet instant précis, à cette scène des plus horribles pour ces deux âmes meurtries. Un premier coup, violent, instinctif, suivi d'un deuxième. Elle sursaute à chacun, elle sursaute parce qu'elle n'a jamais eu à vivre ça. Pas ici, pas avec lui. Puis, finalement, dans un silence des plus lourds lui parvient sa voix, fatiguée, exténuée. « J’ai rien fait non plus, Lou. » Non, non, c'est bien le souci et pourtant, elle s'abstient, les mots ne viennent pas, ne viennent plus. Tout recommence, tout revient à sa place, ou presque. Lou écoute et Julian choisi. Aussi la blonde baisse à nouveau la tête, essayant de réfléchir, du mieux qu'elle le peut car tout s'entremêle, tout s'entrechoque sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit, les prunelles allant et venant de ses valises à cet homme qu'elle pensait ne jamais perdre ; pas de cette manière. « Je voulais pas que tu me voies… me noyer ; ce à quoi elle fronce les sourcils, sentant une once de colère lui revenir parce qu'elle ne fait que ça, le regarder tomber sans qu'elle ne puisse d'ailleurs en parler. Penser à lui cacher n'a rien fait de plus que tout aggraver. Et pourtant... C’est pour ça que je m’en vais, pour ça que je suis jamais là, je voulais pas te faire subir ça et toi… toi, tu fais tes valises et tu t’en vas. Lou… » L'éternel jeu auquel elle n'a jamais rien fait que céder, le revoilà. Et si une étincelle de rage gronde encore, son cœur se serre et sa culpabilité s'en sert. « Tu m’aides pas, Lou. Tu m’aides pas ! Et c’est toi qui te barres ! » Et les mots claquent, tombent comme un brutal coup en plein cœur.

Nerveusement, la belle en laisse un rire s'extirper d'entre ses lèvres tandis qu'elle se tourne à son tour, osant quelques pas dans le séjour qu'ils animent de manière bien malheureuse. Lou dépose ses perles claires ici et là, sur chaque recoin de la pièce, sur chaque souvenir qui tente de survivre. Elle pourrait se souvenir de tout, de chacun des mots prononcés, de chaque instant qu'ils y ont passé. Et c'est la raison pour laquelle, instinctivement, une main se porte à ses lèvres, essayant de contenir tous les sanglots, toute cette douleur qui tente de se matérialiser en des supplices qu'elle souhaite pourtant faire taire. En vain, encore en vain. Toujours en vain. Mais quelques secondes s'écoulent, un petit instant qu'elle vient rompre enfin, se laissant doucement tomber contre le sofa sur lequel elle s'assoie, guettant sa personne, l'ombre qu'il devient en s'abandonnant trop loin. « Tu voudrais que je fasse quoi ? » La question se pose, presque silencieuse mais paradoxalement très audible. Elle vient se perdre dans les méandres de l'espace qui les sépare, là, délaissée en plein cœur d'un fossé qu'ils n'ont fait que creuser ; elle en se taisant, lui en s'en allant. « Que tu ne sois jamais là est un fait mais... ; une légère pause, les mots qui se bloquent parce qu'elle sait l'impact qu'ils auront, parce qu'à leur énonciation, tout deviendra réel. Tout, tout jusqu'à ce soir. Alors elle hésite, prend sur elle, avalant toute cette rancœur, toutes ses peurs. Lou bataille contre elle-même, contre sa propre personne. Mais mentir pour aller dieu sait où, boire dieu sait quoi, rentrer en souhaitant sûrement que je ne sois pas là. Un rire vient se perdre dans la pièce, quelque-chose de froissé, de triste, quelque-chose qu'elle ne parvient pas à faire taire si ce n'est par ses pleurs, davantage plus silencieux néanmoins. Lou fatigue, Lou perd. Elle le sait, elle ne le sait même que trop. J'aimerai t'aider, j'attends que ça depuis que tu es là mais... mais toi tu ne me parles pas. » Et tout lui revient en pleine tête, toute sa mémoire s'acharne à lui rappeler ses longues soirées passées à attendre, attendre que l'écran de son téléphone ne retrouve un peu de luminosité, attendre qu'il ne daigne à passer cette porte qu'elle se doit peut-être désormais de passer. Mais le courage lui manque, tout lui manque, parce qu'il la retient. Parce qu'elle n'a toujours dépendue que de lui. Rien que de lui et ça depuis que son regard s'est posé sur elle. « Tu te fous de savoir si je suis là ou pas, tu te fous de la manière dont je le vis parce que... tu as toujours été ainsi, t'as toujours su que je serai là, contrairement à moi qui doit vivre avec l'incertitude et la peur que ce ne soit pas le cas. » Un soupire et ses traits qui viennent s'abandonner contre la paume de ses mains. « Et là, maintenant, c'est comme si je ne te connaissais pas. Tu veux que je reste mais tu me pousses à partir... Je n'sais pas ce que tu veux... je n'sais plus et c'est en train de... de me rendre complètement folle. » Des mots qui lui échappent, durs peut-être mais réalistes, elle en est certaine. Alors elle s'élève, Lou se redresse, osant s'approcher, osant s'imposer. « Parle-moi... parle-moi. »

code by bat'phanie

_________________


Why can't I get over this ?
Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Ven 6 Oct - 16:01



       
       Lou & Julian
       Your lips move but I can't hear what you're saying

   
M
es yeux se posent sur les jointures ensanglantées de ma main droite, tremblante à l’instar du reste de mon corps que je tente de contrôler. C’est comme si j’avais retrouvé ma sobriété d’un coup, par le choc, comme une douche froide et si je savais que Lou finirait par faire ses valises et s’en aller, je continuais de compter sur mes acquis en pensant naïvement peut-être qu’elle ne le ferait pas, ou pas tout de suite et que je le verrais venir. Alors je joue mon jeu, celui que je joue si bien, je la culpabilise alors que je me sais unique responsable. Je joue avec ses sentiments comme je le fais toujours, tout ce que je me reproche depuis que je suis sorti du coma et que je n’ai plus rien de l’homme que je fus jadis tout en m’y accrochant, tout ce qui fait que je m’éloigne presque volontairement d’elle en dehors de l’appel de l’alcool.

Et j’attends. J’attends qu’elle daigne dire quelque chose en regardant la peau déchirée de mon poing, incapable de continuer à dire, à faire quoi que ce soit d’autre. Et finalement, ses mots me frappent en plein cœur. Elle a raison, elle a toujours eu raison, et je n’arrive plus à édulcorer les horreurs que je lui fais subir avec mes mots. Elle est terminée, cette époque, révolue, ou du moins avec Lou qui semble ouvrir les yeux tout en s’accrochant. C’est un drôle de spectacle, peu agréable. Ça pique un peu, ça secoue beaucoup, et je me rends compte de ce qui me glisse entre les doigts et que je tente de rattraper à pleines mains sans vraiment y arriver.

Je sais que je le mérite. Je refuse de l’accepter cependant. Et je refuse de donner raison à ces choses dont elle commence à se rendre compte, qu’elle interprète mal, cependant : je ne me suis jamais foutu d’elle, jamais, mais je ne le montre pas, ou pas bien.

Alors, je soupire. Je la sens proche de moi et je me retourne alors, plantant mon regard dans le sien. J’ose même quelques pas en avant, j’ose effleurer ses doigts. Je ne sais plus quoi faire. Ni comment.

- Je veux que tu restes, je confirme dans un soupir.

C’est la vérité. Je ne sais pas comment la faire passer, je suis paumé, de plus en plus, et je comprends qu’elle ne me reconnaisse pas alors que moi-même suis en plein combat identitaire. Je déglutis, donc, gagnant du temps, quelques précieuses secondes où elle ne prend pas la porte.

- Je gère, Lou. Non, je ne gère pas. Mais que voulez-vous que je dise d’autre ? Je vais me sortir de là, je t’assure, mais j’ai besoin de toi. Mes doigts se mêlent aux siens et je pèse mes mots, je les cherche pour qu’ils percutent tout en disant la vérité. J’ai besoin qu’on me rappelle qui je suis, parce que j’en suis pas certain moi-même. Il n’y a que toi qui peux faire ça.

Elle voulait que je parle ? Me voilà. Je lui parle. Tout coule et je me sens ridicule, je me sens faible. Je n’ai jamais eu besoin qu’on m’aide et me voilà à en réclamer, c’est pathétique, c’est triste, mais c’est aussi mon dernier recours.

- Je veux que tu restes et j’ai besoin de toi et je te promets que je vais… je vais arrêter toutes ces merdes, c’est pas moi, d’accord ? Mais faut que tu m’aides, j’y arriverai pas tout seul.

Je gagne du temps. Des secondes. Des heures. Quelques jours, semaines… Je ne sais pas, mais je cherche à la garder ici en lui mentant effrontément. Parce que je sais que je ne peux pas, que je ne veux pas arrêter tout ça.

- Tu veux bien ?


WILDBIRD
 

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : H. | we♥it | tumblr
Messages : 207
quartier : west side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Ven 13 Oct - 13:51



ft. julian
your lips move but i can't hear what you're saying

Elle veut entendre, elle veut comprendre. Voir de ses propres yeux le gouffre qui s'est installé dans le cœur de celui qu'elle croyait connaître, qu'elle pensait retrouver. En vain, évidemment. On l'avait prévenu, elle s'en était doutée mais Lou a toujours été de ceux dont l'espoir se fait tenace, trop vivace. C'est la raison pour laquelle son cœur s'emballe, son cœur s'écrase. Parce qu'elle commence à comprendre qu'elle s'est trompée, qu'elle le fait depuis le début, depuis qu'ils se sont réellement revus. Depuis qu'il est revenu. Une grimace et le visage qui se baisse tandis qu'elle s'est permise quelques pas, rien que quelques mètres en moins entre leur deux corps par le passé pratiquement inséparables. Les souvenirs, douloureux, tortionnaires. Ça lui arracherait presque un sourire triste mais rien, rien ne vient si ce n'est une respiration brisée par une hystérie loin d'avoir été contrôlée l'instant passé. Puis, finalement, elle le retrouve son regard, cette impression que les ombres l'ont complètement perdu. Elle voudrait venir s'effondrer contre lui, se perdre dans les méandres des souvenirs de leurs dernières nuits. Lou prend sur elle, Lou essaie, silencieusement, se sachant toujours aussi faible à son égard ; ou presque. Presque. Car tout a changé, pratiquement tout et ça n'échappe pas à Julian, Lou peine encore à le voir. Davantage quand il s'avance à son tour, quand il revient vers elle, effleurant de ses doigts sa peau qui en frissonne instinctivement, là, cette main tremblante qu'elle n'ose finalement plus bouger en constatant cette avancée. Puis, sa voix, rien que ça. « Je veux que tu restes. » Et tout chez elle, tout vient lui faire entendre qu'elle doit le faire. Qu'il faut qu'elle le fasse et pourtant, il subsiste une étincelle emplie d'une force inconnue qui brille malgré tout dans l'obscurité de ses songes. Lou bataille contre sa propre personne. « Je gère, Lou. Je vais me sortir de là, je t’assure, mais j’ai besoin de toi. » Et si son besoin de s'enfuir quelques temps commençait à reprendre du sens, c'était sans compter ça, sans compter ces mots-là. Et tous les autres, ceux qui suivent, ceux qui viennent s'inscrire en elle comme douloureux rappel de ce qu'elle comptait faire. Comptait, oui. « Je veux que tu restes et j’ai besoin de toi et je te promets que je vais… je vais arrêter toutes ces merdes, c’est pas moi, d’accord ? Mais faut que tu m’aides, j’y arriverai pas tout seul. » Une demande qui lui fait baisser la tête, qui fait qu'elle abandonne, rien qu'un instant. Lou se plie à ce qu'il veut, à ce qu'il souhaite, parce qu'elle n'a jamais fait autre chose que cela, porter à le croire, à lui faire confiance. Il est celui qui la façonne, et comme il le souhaite, comme il l'a toujours souhaité. « Tu veux bien ? »

Quelque-chose tente de s’immiscer jusqu'en son cœur pour finalement remonter, rejoindre une espèce de raison sans nom. C'est la mener ailleurs que ce qu'elle imaginait, ailleurs que là où elle aurait voulu se tenir. Ça frappe, ça hante, ça écorche tout son for intérieur et Lou croit dépérit, là, en quelques fractions de secondes tandis qu'elle essaie, qu'elle essaie de se faire des plus raisonnables. Et si rien ne change, et si. Et si. Le monde s'en refait mais ne change vraiment jamais. Nouvelle douleur, nouvelle conscience et le corps qui trahi, le cœur qui trahi. Elle acquiesce, enserrant sa main dans la sienne, désireuse de l'avoir, là, encore et encore, aussi près que possible. Aussi près qu'humainement possible. Parce qu'elle n'est rien, rien sans lui. Et ça s'est fait évidence même malgré ses efforts à se forger une vie durant son absence. Une vie qui lui revient jusqu'aux dires des autres, de tous ceux qui se sont tenus à ses côtés malgré le peu d'amour qu'ils portent à Julian et son caractère des plus trempés. Tout revient, tout s'ancre dans sa tête, dans cette réflexion qu'elle tente de se faire, dans ces solutions qu'elle doit trouver, qu'elle va devoir imaginer sans être sûre qu'elle soit utiles, ni même utilisées. Alors ce nouveau soupire s'extirpe d'entre ses lèvres, la jeune femme osant venir perdre ses perles claires dans celles qui la contemple encore, qui n'attendent plus que ses mots, rien que la confirmation de sa présence sûre et définitive. Elle aimerait lui donner, elle aimerait ne jamais avoir à y songer. Et pourtant, pourtant, tout se joue là, dans ce silence qu'elle fait perdurer comme dans l'espoir de trouver un terrain d'entente pour sa propre personne et tous les sentiments qui la martèle d'arguments qu'elle n'est plus en mesure d'étudier. Pas ici, pas maintenant, non, pas ce soir. « Si je reste, je veux que tu t'y tiennes ; elle hésite sur ses mots, sait que prendre la parole est nouveau pour elle, davantage en ce genre de situations et pourtant, après une légère bouffée d'air, une respiration reprise pour éviter toute nouvelle crise. J'ai pas envie que tu me mentes encore. Alors si tu sais que tu le feras, dis-le moi maintenant. Parce que ; et c'est dur de l'avouer, ça vient rendre aux choses davantage de vérité, de réalité. J'en peux plus de te voir comme ça sans pouvoir avoir l'espoir que tout ne s'arrange, que tout... soit comme avant. » Et elle sait que c'est utopique, qu'elle ressemble en cet instant à une enfant. Car sa volonté est trop simple quant à tout ce que ça impliquerait. Et si Lou donne l'impression de ne pas s'en douter, au fond d'elle, elle en voit déjà tous les obstacles, tous ces précipices qui leur barrent la route. Évidement, bien-sûr qu'elle s'en doute.  

code by bat'phanie

_________________


Why can't I get over this ?
Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : time to dance
Messages : 208
quartier : West Side
Secrets

Feuille de personnage
Répertoire rapide:
État physique:
Secrets inavouables:
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Dim 29 Oct - 22:21



       
       Lou & Julian
       Your lips move but I can't hear what you're saying

   
I
l y a de ces promesses qu’on sait qu’on ne tiendra pas, de ces paroles en l’air, de ces tentatives désespérées de s’accrocher quand l’espoir est rendu maigre. Lou est en train de gagner la partie, de prendre le pouvoir sur moi alors que j’ai toujours eu le pouvoir sur elle. C’est difficile d’accepter qu’on est un véritable enculé quand on l’est vis-à-vis de la seule personne qui compte encore dans une vie trop peu remplie, qu’on tente d’épicer pendant qu’on se regarde couler. Quand cette personne ouvre les yeux et commence à vous voir tel que vous l’êtes vraiment : mauvais, égoïste, et je voudrais l’être moins, ou plutôt avec elle, alors qu’il fut un temps où je me complaisais dans ce contrôle absolu.

Pourtant, je m’accroche à ce que je sais faire de mieux et ça n’arrange pas mon cas. J’en suis conscient mais j’essaie, et je l’affuble de ce que je pense qu’elle veut entendre à grands coups de promesses, de « je vais changer » auxquels j’ai du mal à croire. Mais c’est en la perdant que je me rends compte d’à quel point j’aurais mal sans elle, et pas uniquement parce qu’elle assouvit à la perfection mes besoins égoïstes de pouvoir et réussit comme personne à gonfler mon ego par sa simple présence. Non, ça me fait mal car je me rends compte que si sa dite présence me flatte le caractère, elle m’est aussi indispensable. Et ça me frappe comme un boulet de canon.

Et elle acquiesce, serre ma main et acquiesce. Je ne retiens pas le léger soupir de soulagement qui me traverse alors que je retenais ma respiration en attente de sa réponse. Elle ne dit rien, cependant, pas encore. Le silence s’allonge tandis que nos regards se croisent, et je pense que je lui en assène un des plus sincères. Triste réalité que celle où je suis incapable de garder le contrôle, et pourtant je ne suis plus que ça, un être faible, dont l’estime de lui-même tombe en chute libre depuis son accident et qui cherche à tout prix à se raccrocher à quelque chose. À Lou, que j’ai pris comme acquise durant toutes ces semaines parce qu’elle a toujours été là, à se plier à mes désirs lorsque je n’en culpabilisais pas encore.

- Si je reste, je veux que tu t'y tiennes. J'ai pas envie que tu me mentes encore. Alors si tu sais que tu le feras, dis-le moi maintenant. Parce que j'en peux plus de te voir comme ça sans pouvoir avoir l'espoir que tout ne s'arrange, que tout... soit comme avant.

La voilà à présent, cette Lou qui s’affirme, celle que je ne connais pas, celle qu’elle est devenue lorsque moi je me suis transformé en loque. J’ai peur de cette Lou parce qu’elle n’évolue plus selon le schéma que j’ai décidé qu’elle suivrait des années plus tôt, et pourtant elle devient ce qu’au fond de moi je veux qu’elle devienne : la femme qui n’a pas besoin de moi et qui ferait mieux de fuir parce qu’elle le mérite… mais que je suis incapable de laisser partir.

J’acquiesce sans un mot, plusieurs secondes durant. Je ne sais plus si je suis capable de lui faire miroiter de belles choses que je sais fausses.

- Ca va pas être facile et ça va pas être une partie de plaisir.

Je répète en quelque sorte les mots de Daniel, premier à m’avoir entendu parler de mes problèmes de bouteille, premier à les comprendre également. L’optimisme dont je faisais preuve face à la situation s’est envolé le jour où il m’a remis les pieds sur terre.

- Je sais pas si je peux te jurer que ça va s’arranger, Lou, je veux être honnête avec toi. Pour une fois. Je grimace tandis que mon regard la fuit, à présent. Je veux essayer. Mais je suis incapable de te jurer que je… qu’on sera encore comme avant.

Que Julian Stokes admette qu’il a besoin d’aide est une chose, et non des moindres. Mais qu’en plus il décide de jouer franc-jeu en baissant toutes ses barrières en est une autre. Je ne sais pas ce que j’espère avec ce geste, alors que je lui faisais miroiter les belles paroles à peine deux minutes plus tôt. J’ai l’impression que ça passera. Ou que ça cassera. Sans aucun juste milieu.

- Je veux juste… essayer. Sans savoir si je sortirai de tout ça ou si toi et moi on… on y arrivera, mais… toutes ces valises, là… Je ponctue mes paroles d’un geste pour désigner les bagages qu’elle s’apprêtait à emporter dans sa fuite. C’est ridicule. Ça rime à rien.

Et sur ces dernières paroles, c'est le Julian qui tente de reprendre le contrôle qui se montre. Drôle de combat psychologique lorsqu'on sait à quel point j'ai pu être sûr de moi, dans le temps. L'alcool me rend honnête, je suppose, c'est ce que j'aimerais me dire. Je soupire, longuement.

- Ecoute, je suis pas au top de ma forme. Je veux juste... viens te coucher. S'il te plaît.

De quoi être fixé... Ou pas.

WILDBIRD
 

_________________
can you show me where it hurts ?
when I was a child I had a fever, my hands felt just like two balloons. now I've got that feeling once again, i can't explain you would not understand. this is not how I am ▬ i have become comfortably numb.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
crédits : H. | we♥it | tumblr
Messages : 207
quartier : west side
Secrets
Contact

Voir le profil de l'utilisateur





MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou Sam 4 Nov - 0:52



ft. julian
your lips move but i can't hear what you're saying

Quelque-chose dans son regard change tandis que ses mots s'imposent, tandis qu'elle vient faire entendre sa condition, sa volonté, tandis qu'elle vient s'affirmer. Il est là, le souci, la vérité avec laquelle elle n'aurait jamais dû flirter. Elle est là et la petite blonde se laisse imprégner, chaque jour un peu plus que le premier. Tandis que lui s'efface, tandis que lui trépasse. Lou est encore loin du compte, loin de voir à quel point chacun de ses mots comptent. Non, elle est défaite de toute réalité, perdue dans un flot de pensées qu'elle n'est pas en mesure d'évincer, pas alors qu'elle s'apprêtait à tout quitter. Quelques images forcent le passage, hantent ses esprits comme pour lui faire prendre conscience que ce courage sur lequel elle comptait autant n'est pas encore totalement acquis. Et sa voix qui revient, sa voix qui vient flirter avec son âme, avec sa conscience qui s'y pli. « Ça va pas être facile et ça va pas être une partie de plaisir. » Mais il vient lui faire entendre que ça pourrait fonctionner, il vient lui donner cette légère étincelle dont elle avait tant besoin depuis son retour, depuis que ses yeux se sont posés sur elle. « Je sais pas si je peux te jurer que ça va s’arranger, Lou, je veux être honnête avec toi ; une pause et elle acquiesce, Lou ne fait même plus que ça, pendue à ses lèvres tandis qu'il vient retrouver cette expression qu'elle ne lui connaît pas, ces traits qu'elle aurait voulu ne jamais connaître. Et finalement, la suite est brutale, dure, surtout ses derniers mots, ceux qui regorgent d'une vérité qu'elle n'est pas encore à même d'accepter, bercée par ses contes de fées. Je veux essayer. Mais je suis incapable de te jurer que je… qu’on sera encore comme avant. » Bien-sûr que non et quand bien même Lou essaie de se refuser à le penser, elle le sait. Elle ne le sait que trop pour déjà le constater. Mais elle se tait, Lou se tait, tient sa langue tandis qu'elle le contemple, tandis qu'elle vient se tuer sous ce filet de vérité, d’honnêteté qui vient emplir ce regard tout juste posé dans sa direction. Et il persiste, Julian joue de sa voix, de sa présence, il joue de tout ce qu'elle aime parce qu'il a toujours été ainsi, sans peut-être même pleinement se rendre compte de ce qu'il exerce sur la jeune femme qui s'abandonne, petit à petit, à lui. Ça malgré sa force retrouvée, malgré tout ce qu'elle avait voulu entreprendre pour se défaire de cette douleur récemment immiscée jusqu'au creux de son être abîmé, pensant qu'il n'avait jamais fait que la manipuler, pensant finalement, en cet instant, se tromper. Et il continue, et sa voix, sa voix qui vient s'installer là. « Je veux juste… essayer. Sans savoir si je sortirai de tout ça ou si toi et moi on… on y arrivera, mais… toutes ces valises, là… ; un bref geste de la main qui vient désigner ce dont il parle, ce qu'il méprise à la manière dont ses mots viennent s'énoncer, Lou connaît déjà la fin. C’est ridicule. Ça rime à rien. »

Et elle commence à le croire, à s'en vouloir. Lou s'en sent responsable, un peu idiote d'avoir cru bien faire alors qu'il est là, à tenter de remonter une pente dévalée pour la protéger. La protéger, elle. Un frisson et les souvenirs de cette nuit-là, de son rire avant que tout ne vienne flancher, se briser, dans un crissement de pneu à peine arrêté. Lou baisse simplement la tête, se sentant plus stupide qu'elle ne pensait l'être, commençant à retrouver cette dépendance qu'elle avait su quitter, ce chemin qu'elle croit qu'il connaît mieux qu'elle, ces repères qu'il parvient à lui fixer quand, elle, elle ne sait pas où aller. Et ce soir, il est une idée qu'elle n'arrive pas à quitter, à effacer ; Lou vient admettre qu'elle n'a aucune idée de ce qui pourrait désormais arriver, de la manière dont les choses pourraient désormais se passer si elle se risque à le laisser, à user d'un peu plus de volonté que celle qui commence à doucement s'effacer. « Écoute, je suis pas au top de ma forme. Je veux juste... viens te coucher. S'il te plaît. » Et si elle va pour acquiescer, le combat silencieux continue, en elle, bruyant, assourdissant. Il vient offrir quelques nausées, l'impression qu'elle n'entend plus que les tambours de ce besoin de liberté, de croire qu'elle peut survivre sans le schéma qu'il pourrait vouloir lui imposer comme par le passé. C'est sa conscience qui se rebelle, ce besoin qu'il vienne admettre encore et encore qu'il a besoin d'elle autant qu'elle avait besoin de lui lorsqu'il considérait son monde pour acquis, lorsqu'il pouvait se vanter à dire qu'elle perçait dans ses domaines grâce à lui.

Alors, elle vient perdre ses yeux sur lui, elle vient admirer son regard, l'âme qu'elle parvient à voir dans des prunelles tremblantes, fatiguées, abîmées par un manque de sommeil trop évident. Bien-sûr. Lou s'en éprend, comme toujours. Elle n'a jamais su qu'agir ainsi, face à lui. Raison pour laquelle sa main vient se perdre contre la joue de cet homme, de cet être pour qui elle aurait pu tellement faire d'elle-même, sans qu'il n'ait à jouer du fait qu'elle puisse à ce point l'aimer, et se détester. Il y a ça, et son coma. Les raisons qui l'ont poussé à se sacrifier, ce pourquoi qui n'a jamais été révélé. Et ça vient se faire plus fort que tout le reste, ça vient hanter ses songes jusqu'à brûler ses lèvres qui peinent à se fermer, à s'immobiliser. Il faut qu'elle sache, qu'elle l'entende, il faut qu'il vienne l'aiguiller d'une dernière manière concernant tout ce qu'elle croyait comme étant réel, sincère. Aussi sincère qu'elle ne semblait l'être, poussée par ses désirs bien qu'en vérité désireuse de les exaucer comme dans l'espoir d'à jamais le garder. Possibilité fragilisée, plus que jamais en cette soirée où tout pourrait se décider. « Pourquoi tu ne m'as pas laissé me faire renverser, cette nuit-là ? » La question se pose tandis qu'elle le guette, qu'elle vient réclamer sa réponse de ses yeux embrumés en imaginant toutes les réponses qu'il pourrait lui donner. Et si la jeune femme s'est toujours faite optimiste, en cet instant même, elle imagine déjà le pire, songeant à ce qu'il pourrait aisément lui dire. « Parce que tu aurais pu, je veux dire. Si tu ne restais que parce que j'écoutais, parce que... je te suivais. Tu aurais pu me laisser ; une pause et les yeux qui s'embrument tandis qu'elle tente une percée dans les profondeurs de l'âme de celui qu'elle n'a jamais fait qu'aimer, peut-être à tord si tout ce qu'elle s'imagine déjà entendre s'avère n'être qu'une vérité jusqu'alors cachée. Car si ce n'était que pour ça, pour essayer de me conserver même malgré ce qui s'est passé ce soir-là, je crois que j'aurais préféré mourir là-bas que d'entendre ça. » Elle ne s'en cache pas, elle vient lui faire savoir, donner déjà l'ambiance que pourrait voir les prochaines secondes, les prochaines minutes alors qu'elle retire sa main, appréhendant, semblant ses membres se faire un peu plus tremblants. S'il est à même de lui dire la vérité, peut-être qu'elle pourrait rester, probablement qu'elle décidera de rester ; pour se faire pardonner d'avoir ainsi pensé, pour l'aider en se culpabilisant de l'avoir ainsi enfoncé, d'avoir voulu le délaisser quand elle pensait que sa présence n'était plus d'aucune utilité dans cette maison dans laquelle elle n'a que trop longtemps erré. « J'ai juste besoin de savoir... que je me trompe, Julian. Dis-moi que je me trompe, ramène moi... ramène moi, s'il te plaît. » Parce qu'elle ne connaît que son chemin, que ce qu'elle aurait dû être selon comment lui voyait les choses. Et elle soupire, retient ses sanglots, se perd dans ce souffle qui ne lui a que trop manqué. « S'il te plaît. » Et cette supplication qui se perd aux abords de ses lèvres, de ce qu'elle vient effleurer, presque embrasser, par nécessité de pouvoir contre lui se serrer pour ne plus avoir à le quitter. Elle ne veut pas partir. Elle ne veut pas avoir à s'enfuir, à dépérir. Elle le veut, lui, jusqu'à ce qu'il ne vienne, lui, lui dire de partir. Ses lèvres qui cherchent les siennes et Lou qui insiste, malgré tout, malgré ses demandes, la réponse qu'elle doit attendre à ses questions. Elle insiste. L'embrasse. Insiste et l'embrasse à nouveau.   

code by bat'phanie

_________________


Why can't I get over this ?
Elle a essayé d'oublier son rire, son visage. Elle a essayé de se souvenir de son absence mais en vain, corruption dans un cœur trop faible.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Profil
Secrets
Contact







MessageSujet: Re: Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou

Revenir en haut Aller en bas
 

Your lips move but I can't hear what you're saying | Lou

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» MOVE SON NAN MIZIK LA
» ☆ MOVE YOUR BODY.
» If you can hear me now I'm reaching out to let you know that you're not alone PV
» Hello hello, can you hear me? I can be your china doll if you want to see me fall. ₪ 31 jan, 20h15
» bran ♣ the curves of your lips rewrite history
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Windy City 911 :: THE WINDY CITY :: West Side :: LOGEMENTS-