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 Just one more mistake. [Lloyd]

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MessageSujet: Just one more mistake. [Lloyd]   Lun 14 Aoû - 18:51

Just one more mistake.



« La même chose. » je dis au serveur alors que je viens tout juste de terminer le deuxième verre de whisky. Je ne le regarde pas, continue de lire et relire le message que j’ai reçu de Teresa, mon ex-femme. J'avais prévu de venir boire un verre ici, comme je le fais souvent. J’ai plusieurs bars sur ma liste, des endroits où j’aime aller et ils sont en tout et pour tout quatre. Celui-ci est mon favori, bien que trop loin de là où je dors depuis quelques mois. Finalement, j’ai décidé de ne pas me reprendre d’appartement pour le moment. La chambre d’hôtel ça me convient très bien et comme ça, j’ai une excuse pour n’inviter personne. La seule personne qui met les pieds dans cette chambre c’est Leo, rien que lui. Je pourrais sourire à cette pensée, parce que je ne passe que des moments exquis avec lui mais je ne souris pas, focalisé que je suis sur le message de Teresa qui souhaite venir me rendre visite. Je ne comprends pas. Est-ce que Jess aurait parlé ? Non. Non, elle n’aurait pas fait ça, elle a conscience que pour ma sécurité, il vaut mieux que personne d’autre ne soit au courant de ce que j’ai fait. Alors pourquoi diable Teresa veut-elle me voir ? Si nous sommes en de bien meilleurs termes qu’à une époque, nous ne sommes pas devenus amis pour autant, nous ne sommes pas redevenus proches et d’un seul coup elle souhaite venir me rendre visite, sans préciser la raison de sa visite et cela me contrarie vraiment. D’où les verres qui dépassent ce que j’étais censé boire. Il est quand même rare que je me mette minable comme j’ai pu me mettre minable lorsque j’ai replongé, je n’ai eu besoin qu’on me prenne mes cléfs de moto qu’une seule fois depuis cette fameuse soirée où j’ai rencontré Leo. Ce soir par contre… Les minutes, s’écoulent, je termine le troisième verre et en demande un quatrième.

« Si vous v…
- Je sais. Tenez. »

Je coupe le serveur en posant mes cléfs sur le comptoir, sans rechigner.

« Vous m’appellerez un taxi si je ne suis pas en état ?
- Bien sûr. »

Sur quoi il me ressert bien qu’il soit visiblement mal à l’aise. Peut-être est-ce la façon dont j’aborde tout ça comme si j’en avais beaucoup l’habitude qui le gêne, je n’en sais rien et peu importe. Tant qu’il garde mes cléfs et qu’il m’appelle un taxi pour me ramener à ma chambre d’hôtel si je ne suis pas capable de le faire moi-même, le reste, ce qu’il pense de moi, je m’en contrefous. Mes doigts pianotent sur le verre pour l’instant encore rempli alors que je continue de fixer mon téléphone portable où je relis pour la énième fois le message de Teresa. J’hésite à appeler Jess pour lui demander des explications mais si jamais Teresa fait ça dans son dos, cela risque de mettre une merde sans nom entre elles alors je m’abstiens. Il vaut mieux. C’est avec un profond soupir que je range le téléphone dans la poche intérieure de ma veste en cuir. Je lui répondrai plus tard. Ne pas savoir quoi penser de cette demande ne me donne franchement pas envie d’y répondre tout de suite. On verra demain, ou un autre jour. On verra. Je porte le verre à mes lèvres, le bois tranquillement, ne m’occupant pas de ce qu’il se passe autour de moi, comme à chaque fois en fait. Je suis dans ma bulle, dans mon monde où je broie du noir, où je repasse les horreurs qui ont marqué mon existence ces dernières années. Au lieu d’essayer de m’en débarrasser, j’y plonge et replonge, jusqu’à me noyer dedans ce qui est totalement stupide et destructeur mais je ne sais faire que ça, ou en tout cas, j’ai l’impression que je ne sais faire que ça. C’est sans doute faux mais c’est la voie que je suis. L’alcool a au moins le mérite de faire dispataître la douleur, d’anesthésier la peine, de rendre les souvenirs douloureux plus flous jusqu’à m’apporter un sentiment de plénitude dont je suis dépendant. Je le sais. Tant pis. Je termine le sixième verre et me redresse un peu sur mon tabouret pour faire signe au serveur. Je ne dis rien, me contente de désigner mon verre vide pour qu’il vienne le remplir. En essayant de me rasseoir, je loupe mon coup et manque de tomber. Je me rattrape au bar en explosant de rire.

« Je devrais vous appeler un taxi. »

Je relève mon regard vers le serveur, calmant tant bien que mal mon rire.

« Non, c’est bon. Tu m’en sers encore un et après tu m’appelles qui tu veux. »

Large sourire et il soupire avant de céder et de me servir un autre verre. Je replace mon tabouret et c’est là que je le vois. Alcool ou pas dans les veines, mes yeux s’écarquillent et je ne me rassois pas. A la place, je courbe le dos, m’accoude au bar et cache mon visage derrière ma main.

« Merde… » je souffle tout bas dans ma barbe.

Je cligne des yeux, peut-être que ce n’est que mon imagination après tout, retourne mon visage et observe à travers mes doigts. Ah non, je ne rêve pas : c’est bien Lloyd qui vient de pénétrer à l’intérieur du bar.

« Un problème ?
- Pas qu’un peu… »

Nouveau regard en direction de Lloyd qui m’a vu. Il m’a vu c’est sûr parce qu’il se rapproche et tire une tête qui ne sent pas bon du tout pour moi. Je me retourne vers le serveur.

« Ok… Si on te demande, j’en ai bu trois max.
- Quoi ?
- Hey ! Salut ! » je dis soudain en me tournant vers Lloyd qui me rejoint.

J’ignore la tête qu’il fait, j’ignore son regard, j’ignore le fait qu’il doit être en train de se dire que je me moque de lui depuis des mois car nous nous sommes revus, j’ai revu Merrin, et je bois. Je lui offre un large sourire.

« Comment ça va ? »

Accoudé au bar, je l’observe sans me défaire de mon sourire. Je suis grillé, c’est clair, je ne vais pas faire comme si… Mais je tente l’approche à la cool. L’alcool m’aide.

Comme à chaque fois en fait.
Il m’a dit que la bouteille était une fausse amie, je m’en souviens, mais même si c’est une fausse amie, c’est une amie quand même.



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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Lun 14 Aoû - 20:00

enough is enough

Daniel & Lloyd

La journée a été particulièrement rude. Des interventions physiquement éprouvantes, des patients en grandes détresses émotionnelles et pas moins de deux cas de suicide. L’un par défenestration et l’autre broyé sous l’un des métros de Chicago. Dans un cas comme dans l’autre, ce n’était pas beau à voir et Lloyd se sent lessivé, abattu. Il n’a pas envie de retrouver sa fille dans son état d’esprit actuel et de prendre le risque de la contaminer avec sa morosité. Il n’a pas non plus envie d’avoir à affronter Maureen, sa mère. Elle est suffisamment terrifiée par le monde extérieur comme ça. S’il lui parle de membres déchiquetés ou sectionnés, de cervelle éclatée ou de petits garçons à qui il faut annoncer le décès d’un parent…elle va craquer. Cette période de l’année est toujours compliquée pour elle, à cause de l’anniversaire de la mort de Kevin et de son père… C’est une période pénible pour lui aussi mais il essaie de ne rien laisser paraître pour être en mesure de la soutenir.
Quand les gars lui ont proposés d’aller boire un coup au Maureen’s Tavern pour souffler un peu, le pompier a sauté sur l’occasion et accepté sans se faire prier. S’enivrer pour oublier, seul dans son coin n’est jamais une bonne idée, mais boire un coup avec des amis pour se changer les idées lui semble parfait. En tout cas, c’est de ça qu’il pense avoir besoin ce soir.
« J’vous retrouve à l’intérieur » leur lance-t-il en sortant son paquet de cigarettes de la poche arrière de son jean, pour s’en griller une devant le bar avant de pénétrer à l’intérieur.  
Ses camarades acquiescent et passent les portes vitrées de l’établissement bondé en cette fraiche soirée du mois d’août. Le grand blond allume sa cigarette et aspire sa première bouffée de nicotine en jetant un œil à l’intérieur, essayant de voir s’il ne repère pas un visage familier. Celui de Natalia par exemple… Ou de Cillian. Mais il ne voit ni l’un ni l’autre.

En revanche, son regard s’attarde sur une silhouette familière, installée au bar. Daniel ? Les sourcils du pompier se froncent alors qu’il se rapproche un peu de la vitre, attirant le regard des clients attablés juste devant et qui se demandent ce qu’il fabrique. De toute façon, il n’a pas besoin de beaucoup s’attarder pour confirmer ses soupçons. IL s’agit bien de son ami. Et le verre qu’il a devant lui n’est ni un jus d’orange, ni un café, ni un soda…  C’est un whisky. Et s’il en doutait encore, alors que Daniel dégringole de son assise, il obtient une vue imprenable sur le récipient vide et typique de ce genre de boisson alcoolisé… Difficile d’imaginer, vu son état, qu’il en soit à son premier verre.  
Le sang de Lloyd ne fait qu’un tour et ses mâchoires se contractent sous l’effet de l’agacement. Un whisky. Un PUTAIN de WHISKY ! Rageusement, il écrase sa cigarette dans le cendrier installé par le bar pour recueillir les mégots et, sans prendre le temps de réfléchir posément à la situation, il pousse vivement la porte de l’établissement pour y entrer. Daniel le repère et…
Lloyd a du mal à en croire ses yeux. Ce crétin alcoolisé essaie de se soustraire à son regard en se retournant vivement, rentrant sa tête dans ses épaules et se planquant derrière sa main. On dirait Merrin qui joue naïvement à cache-cache et se contente de plaquer ses deux petites mains potelées devant son visage en pensant avoir disparu puisqu’elle ne peut plus el voir. Sauf que dans le cas de sa fille, c’est mignon… Ici, c’est totalement pathétique et cette vision met Lloyd dans une rage folle.
Furieux, il s’approche du bar pour confronter Daniel qui se retourne vers lui comme une fleur, affichant un sourire jovial et imbibé. Le sourire d’un ivrogne. Un sourire qui lui donne immédiatement envie de lui refaire le portrait, en commençant par ses dents impeccables qu’il lui affiche niaisement.  
« Comment ça va ? »
« Je peux savoir ce que tu es en train de faire ? » lui rétorque froidement Lloyd, essayant de maitriser ses nerfs.
Il sait déjà ce qu’il va lui répondre et avec quel ton mielleux il va le faire. Son air tranquille l’agace prodigieusement. Il n’avait pas besoin de ça. Pas ce soir. Jamais. Lloyd prend tout ça comme un affront personnel qui lui est fait, un énième pied de nez.
« Je peux savoir depuis quand ça dure ? » ajoute Lloyd, ses poings se fermant et s'ouvrant dans un geste trahissant son irritation.


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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Lun 14 Aoû - 22:03

Just one more mistake.



On se détend, tout va bien se passer. Après tout, qu'est-ce qu'il pourrait bien arriver de si terrible ? L'alcool me fait penser que rien de bien dramatique ne peut découler de cette entrevue imprévue avec Lloyd. Une partie de mon esprit a pourtant bien conscience que cela risque de dégénérer et ce, pour un tas de raisons. Parce qu'il va se sentir trahi. Parce qu'il va m'en vouloir à mort de m'être remis à boire alors qu'il m'a proposé son aide si jamais je me sentais flancher. Parce qu'il va s'imaginer que je vais avoir associé autre chose à l'alcool. En même temps, il n'est pas censé savoir que je ne retouche pas à la cocaïne, et après ce que je lui ai fait traverser, il est en droit de mal réagir face à ces verres d'alcool. Oui, une partie de mon esprit a bien conscience de ça mais cette partie-là est engourdie par l'alcool, ne subsiste pour le moment que la légèreté, que le comique de la situation parce que je suis comme un gosse qu'on surprend en train de faire une connerie. D'où mon sourire. D'où ma question d'une banalité à pleurer, comme si on pouvait se contenter d'avoir une conversation basique là tout de suite. Moi, imbibé comme je suis, je pourrais m'en contenter mais lui, c'est une autre affaire... Si je n'avais pas autant bu, j'entendrais toutes les sonnettes d'alarme qui se sont mis en route à l'instant où Lloyd s'est arrêté face à moi. J'entendrais les alarmes me vriller l'oreille interne. Des alarmes qui seraient excessivement fortes car tout dans l'attitude de Lloyd laisse présager le pire mais je ne suis pas en état de les entendre. En réalité, je ne suis même pas en état de leur permettre de se mettre en route, c'est pour dire. Je suis donc foutrement mal barré mais je n'en ai pas conscience. Je n'ai pas conscience de sa mâchoire qui se serre, de ses poings qui se ferment et se rouvrent, de ce calme auquel il essaye de se raccrocher alors qu'il doit avoir envie de m'en coller un.

Non, aucune conscience de ça, un simple large sourire à l'égard de mon ami, peut-être bientôt futur ex ami par ailleurs.

Quand il ouvre la bouche, ce n'est ni pour me saluer, ni pour répondre à ma question : c'est pour me demander ce que je suis en train de faire. Me prend l'envie de lui balancer un « ça ne se voit pas ? » mais je suis coupé dans mon élan quand il ajoute qu'il veut savoir depuis combien de temps ça dure. J'ouvre la bouche puis la referme. De but en blanc, avec l'alcool dans mon organisme, je suis tout bonnement incapable de lui répondre. Je porte ma main à ma bouche, tapote sur mes lèvres du bout de mes doigts.

« Hm... Donne-moi une seconde, faut que je compte. » je réponds le plus simplement du monde avant de me mettre à compter sur mes doigts. J'ouvre mes mains devant moi, abaisse chaque doigt au fur et à mesure que les mois sont prononcés dans un murmure. Je relève mon regard vers Lloyd quand j'ai terminé, tout sourire une nouvelle fois. « Six mois. Faut fêter ça ma gueule. » Je me détourne de lui pour chercher le barman des yeux. « Hey ! » Je claque des doigts pour attirer son attention, il s'approche. « Tu m'en remets un et tu sers mon ami en même temps tu seras gentil. » Je reporte mon regard vers Lloyd et imbibé ou pas, cette fois-ci l'air qu'il affiche ne m'échappe pas mais, plutôt que de m'en inquiéter, j'ai dans l'idée de le détendre. Une tape amicale sur l'épaule. « Allez, fais pas cette tronche. » Je récupère les verres fraîchement remplis par le serveur, pousse celui de Lloyd vers lui sur le comptoir et me saisis du mien. Je le lève en regardant Lloyd qui ne bouge pas, bien qu'il me semble percevoir un tremblement chez lui mais je n'en suis pas certain. Peut-être que j'ai trop bu et que j'imagine ça. « Non ? Tu vas me faire l'affront de me laisser boire tout seul ? » Il semble fulminer. Peu importe. Je hausse les épaules, dégomme mon verre que je fais claquer sur le bar. Un regard en biais vers Lloyd qui ne bouge pas. « Ok. » Il ne veut pas boire ? Qu'il aille au diable. Je perds mon sourire, crispe la mâchoire, me ferme totalement. C'est con... C'est con parce que l'euphorie commence à disparaître pour laisser la place à une sensation bien moins agréable. J'ai parfois l'alcool bon, parfois l'alcool mauvais, parfois les deux d'une manière très changeante.

Ce soir je vais être très changeant. Là, je suis vexé qu'il ait refusé le verre. Autant le boire donc.
Je me saisis donc de son verre.



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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Mar 15 Aoû - 10:54

enough is enough

Daniel & Lloyd

Lloyd se rend très vite compte qu’il n’a aucune envie de discuter avec un homme bourré. Qui plus est, un homme bourré qui se fiche ouvertement de lui et ne voit pas à quel point la situation est tordue. Daniel n’a même pas l’air d’éprouver la moindre honte. Oh, bien sûr, il a tenté de se cacher lamentablement dans ses épaules, à la manière d’une stupide tortue au moment où il l’a vu passer la porte mais au-delà de ça… Non, Daniel ne se cache même pas. Parce qu’il pense que ça en sert plus à rien à ce stade ? Parce qu’en fin de compte ça fait tellement longtemps qu’il a repris qu’à présent il assume ? Parce que tout le monde le savait à part lui et qu’il était le dindon de la farce ? Il se sent comme la victime d’une très mauvaise blague… Sauf que l’haleine de son ami et son regard vitreux ne le trompent pas : il est bel et bien ivre et ne fait pas la comédie. Qui jouerait un tour aussi tordu de toute manière ?
Le pompier voit son ami lever ses doigts devant lui puis entamer un comptage des jours ou de verres qu’il a pris depuis sa rechute et…
« Six mois. »
Lloyd sursaute presque. Six mois. Pas six jours, pas six verres mais six longs mois. Ca fait des mois qu’il se fiche de lui, qu’il le manipule, qu’il joue avec lui. Cet enfoiré est venu dans son appartement, a tenu sa petite fille dans ses bras, mangé à sa table et pendant tout ce temps, il lui mentait. Encore.
Le pompier s’est fait avoir comme un bleu pour la seconde fois. Il n’a pas su voir les signaux ou pas VOULU les voir. Il ne sait pas qu’il est déçu, vexé, s’il doit se sentir coupable, humilié ou vraiment en colère. Alors il ressent un peu toutes ces choses en même temps et n’ouvre plus la bouche. Il observe le numéro pitoyable du lieutenant de police et comprend que Daniel n’attendait que ça : d’être pris sur le fait. Sinon pourquoi venir au Maureen’s Tavern, un bar fréquenté par tous les flics, secouristes et pompiers du coin ? Il allait forcément tomber sur quelqu’un le connaissant et étant au courant de ses antécédents… Quelqu’un susceptible d’alerter ses supérieurs et de lui nuire… C’est ça qu’il attend de lui ? Qu’il le réprimande ? Qu’il lui tape dessus ?
Lloyd aimerait dire que ce n’est pas ce qu’il veut faire. Il aimerait pouvoir se calmer, faire preuve d’empathie et discuter calmement avec lui pour comprendre. Mais il n’en est pas capable. Pas ce soir. De toute façon, il sait pourquoi il est accoudé à ce stupide bar pour se souler. Il veut oublier. Oublier le mal qu’on lui a fait et le mal qu’il a fait. Oublier Jason et son meurtrier, à jamais associés, il veut oublier que Savannah l’a quitté et pourquoi. Mais il n’est pas le seul a avoir des journées compliquées, une vie de merde. Et c’est ce que Lloyd est à présent bien décidé à lui faire comprendre.

Les poings crispés, il l’observe le provoquer en lui reprochant de ne pas être plus souriant, avant d’avaler un verre sous son nez. Et parce que ça ne suffit pas, il continue de le narguer. Mais avec rancœur cette fois. Comme s’il commençait à réaliser le ridicule de la situation. Son propre ridicule. Son sourire mielleux disparaît alors qu’il se saisit du second verre dans l’idée de l’envoyer rejoindre le premier et tous ceux d’avant.
Mais cette fois, Lloyd réagit et l’en empêche. D’un geste vif – bien trop rapide que le corps engourdi par l’alcool puisque résister – il attrape la main de Daniel et lui arrache ce qu’il contient, avant de le jeter sans sommation sur le sol du bar où il casse, le tout, sans quitter Daniel des yeux une seule seconde.
Les clients les plus proches cessent leur conversation pour se tourner vers eux et les observer avec un minimum d’intérêt. Les autres, grâce de la musique, n’ont rien entendu, le barman, éloigné depuis un instant à l’autre bout du comptoir fait partie de ceux-là.  
Cette fois, c’est au tour de Lloyd de défier Daniel du regard. Durant de longues secondes, le pompier ne dit rien. Il est trop furieux pour être capable d’ouvrir la bouche et d’émettre le moindre son. Alors il attend d’avoir retrouvé un minimum de contrôle pour le faire.  
« Tu es un trou du cul Daniel » articule-t-il finalement, conscient que ça ne fera rien avancer et que ça manque un rien de maturité… « Ça t’amuse ? Ça t’amuse de te détruire et du faire du mal à ceux qui tiennent à toi ? Qu’est-ce que tu cherches ? A nous punir ? TE punir ? C’est QUOI le but, Daniel ? »    


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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Mer 16 Aoû - 17:15

Just one more mistake.



Je n’ai pas besoin de lui pour boire. Il ne veut pas faire l’effort de m’accompagner ? Grand bien lui fasse. Je m’en fous. Pas besoin de lui non. Qu’il retourne faire ce qu’il est venu faire à la base, j’ai de quoi m’occuper moi de toutes les façons. Sauf que ce avec quoi je veux m’occuper, il me le retire des mains et ce n’est rien de le dire. C’est d’un geste sec qu’il attrape ma main et m’arrache le verre des mains. Je me tourne vers lui et si d’ordinaire j’aurais pu tenter de résister, la surprise liée à l’alcool déjà ingurgité fait que je ne parviens pas à garder le verre dans ma main. Lloyd me fixe droit dans les yeux et je ne cille pas, la colère monte d’un cran. De. Quoi. Je. Me. Mêle ?! Le verre se casse au sol, nous attirons l’attention de certains mais peu importe. Je me fous qu’on soit en train de nous regarder. Je m’en fous car je ne vois plus que lui, avec une envie montante et pressante de lui en coller une pour avoir envoyé valser ce verre. Mon poing se crispe et il n’arrange rien quand il brise le silence pour me dire que je suis un trou du cul. Allons-y donc, il ne sait rien faire d’autre de toutes les façons, hm ? Me juger, avec ses grands airs, comme s’il avait la science infuse, comme s’il était supérieur… C’est l’alcool qui me souffle tout ça mais je ne suis plus en état de ne pas l’écouter. Il me demande ensuite si ça m’amuse. Pardon ? Si ça m’amuse ? Il est sérieux là ? Il croit que ça m’amuse ? Je serre encore plus le poing alors qu’il déblatère des mots tous plus écœurants les uns que les autres. Des mots qui, en toute honnête, me sortent pas les trous de nez et me donnent de plus en plus envie de lui en mettre une, juste pour le faire taire. Pour qui il se prend ? Je fronce les sourcils, prêt à lui dire tout ce que j’ai sur le cœur mais vient une dernière question qui fait mal, me fait mal, qui éveille une chose endormie et qui ne demande qu’à sortir, qui éveille une envie dont je tente de m’éloigner depuis quelques temps mais qui semble revenir à moi encore, et encore, et encore.

« Y’a aucun but putain ! » je lui réponds en haussant le ton, faisant ainsi se braquer quelques regards de plus dans notre direction. « A tout ça… » j’ajoute en désignant d’un geste vague tout ce qui nous entoure, répondant ainsi totalement à côté de sa question qui portait sur l'alcool que je consomme et non pas sur ma vie. « Aucun. » je répète une seconde fois, maintenant au bord des larmes. Les joies de l’instabilité de l’alcool. Je secoue la tête, repensant à ce qu’il a dit. « Je me sens mieux quand je bois, c’est tout. Y’a rien d’autre. Y’a pas de punition ou je ne sais quoi d’autre que tu t’es mis en tête. Rien de tout ça. Je me sens juste mieux et tu veux me faire un procès pour ça hein ? Sérieusement ? » Je le fusille du regard. « Avec ce que tu sais, tu vas venir me faire la morale parce que je bois quelques verres pour me sentir mieux ? Mais t’es qui pour faire ça ? T’es qui ? Ah t’aimes ça hein, me juger… Putain, tu dois jubiler là, non ? » J’affiche un sourire mauvais, froid. « Tu m’as surpris en train de boire. La belle affaire ! Je fais d’mal à personne là ! Non, à personne ! » je répète en haussant encore un peu plus le ton. « Je bois un peu, je donne mes clés, on me ramène chez moi et alors ? Hein ? Et alors ? » Je hausse tellement le ton que le serveur s’aperçoit de la scène et se rapproche mais je ne le vois pas. Je ne vois plus que Lloyd, bien que je sois aveuglé et par l’alcool, et par la colère. Je le vois. Lui. « T’as pas à me juger. T’as pas à venir là alors que j’emmerde personne… T’as pas à le faire parce que tu sais pas. Tu sais rien et tant que tu sauras pas, t’as pas le droit… J’en ai marre de devoir rendre des comptes. J’en ai marre, tu comprends ça ? »

Et je suis interrompu par le serveur.

« Y’a un problème ?
- Non. Aucun. Juste un petit accident. » je réponds tout en toisant Lloyd de haut. Je me penche un peu vers lui. « Va t'faire foutre. » je lui crache à la figure avant de me détourner de lui pour faire face au serveur. « J’vais en prendre un autre. »




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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Sam 19 Aoû - 15:37

enough is enough

Daniel & Lloyd

Le pompier voit bien que ses propos irritent son interlocuteur, mais c’est bien le cadet de ses soucis. En fait, il est même bien content de lui avoir coupé l’envie de ricaner et de se moquer ouvertement de lui… Peut-être que c’était une technique de défense, une façon de minimiser son acte, mais peu importe à Lloyd, il n’a pas apprécié. Parce qu’il s’est donné du mal pour l’aider à remonter la pente, parce qu’il lui a tendu la main, encore et encore et il a l’impression on ne peut plus désagréable que Daniel vient de cracher dans cette main tendue. Il a ruiné ses propres efforts, pris le risque de voir sa fille lui tourner le dos une seconde fois et tout ça pour quoi au juste ? Quelques heures d’engourdissement ? Ca n’a aucun sens, ça le dépasse.
Alors que le grand blond continue de prendre sur lui pour ne pas simplement lui enfoncer son poing dans la figure, le lieutenant lui répond que rien n’a de sens, en désignant la pièce dans laquelle ils se trouvent d’un vague geste du bras. Lloyd serre encore un peu plus les mâchoires.
Oui, ce monde part à volo, la plupart des gens semblent malveillants, et tout le tintouin, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras comme il le fait. Si tout le monde se comporte comme il est en train de le faire, alors oui : il n’y aura plus aucun espoir, plus aucun sens à rien du tout.
Daniel poursuit sur sa lancée en justifiant sa rechute (qui ne date pas d’aujourd’hui) par le fait on ne peut plus simpliste que boire lui fait du bien, que l’alcool l’aide à endurer tout ce qu’il traverse. Et lorsqu’il ajoute qu’il n’a pas à le juger pour ça, qu’il n’est personne pour le faire, Lloyd voit vraiment rouge.
Sale enfoiré de junkie ! jure-t-il intérieurement alors qu’il continue de prendre sur lui pour ne pas faire d’esclandre et se faire virer du bar en même temps que son ami bien imbibé… Depuis sa bagarre avec James, il est en sursis au Maureen’s Tavern et il n’a pas envie d’avoir à se trouver un autre point de chute à cause de l’attitude pathétique du flic.
« Oh oui, t’as raison Daniel, je ne sais rien sur rien  et ma vie est un conte de fées ! » s’agace-t-il en écartant les bras dans un geste trahissant son manque de patience, alors que son ami continue de lui faire des reproches et tourne en boucle.

« Y’a un problème ? » s’en mêle le serveur qui a apparemment entendu Daniel hausser d’un ton.
Si Lloyd a correctement suivi les propos de son ami, ce n’est pas la première fois qu’il vient s’enivrer ici. Il a ses habitudes : boire, confier ses clés et se faire raccompagner. Le pompier en déduit donc que le serveur sait plus ou moins ce qui est en train de se passer et garde son client régulier à l’œil…
Alors qu’il va lui répliquer qu’effectivement, il y a un problème et qu’il compte bien le régler, Daniel le devance en niant, avant de…l’envoyer se faire foutre pour mieux se commander un verre. Un énième affront. Une part de Lloyd est tenté de lui tourner le dos, de rejoindre ses amis et de le laisser en plan assumer ses conneries…mais il n’aime pas son attitude et il a eu une mauvaise journée. Il est à cran et Daniel vient d’actionner un interrupteur dans sa tête.  
« Tu vas rien prendre du tout, espèce d’imbécile » tique-t-il en attrapant Daniel par le bras pour l’obliger à redescendre de son tabouret et l’obliger à le suivre.
Mais bien sûr, son ami se débat et parvient à le repousser, l’envoyant cogner dans la table juste derrière.
« Hey ! Arrêtez ça ! »
La respiration de Lloyd s’accélère encore alors qu’il se laisse envahir, non seulement par la colère mais également par un amer sentiment de vexation. Son regard coléreux est braqué dans celui de Daniel qui ne cille pas et le soutien sans mal, le défiant presque de venir lui taper dessus. Cet enfoiré n’attend que ça. C’est exactement ce pour quoi il est là…
Eh bien je vais te servir, espèce de connard ingrat !

Mais au moment où Lloyd esquisse un geste pour lui faire ravaler son air supérieur, une paire de bras le retiennent. Ses collègues, qui l’ont précédés de quelques instants à l’intérieur du bar ont remarqués ce qui se passait.
« Laisse tomber Cap. Quoi qu’il se passe, ce type en vaut clairement pas le coup » le raisonne Elvis en le maintenant fermement d’une main, tapotant son dos dans un geste d’apaisement de l’autre. « Il est complètement déchiré, ça se voit. Viens t’asseoir avec nous. Laisse tomber. »
Lloyd aimerait le repousser, exactement comme Daniel vient de l’éjecter, mais il sait que ça ne serait pas dans son intérêt.
« Cap ? Laisse tomber. Viens » l’incite encore son collègue, alors que le barman a déjà le téléphone en mains, pour leur faire comprendre qu’en cas de grabuge, il appellera les flics. Lloyd a presque envie de le faire, de déclencher une bagarre pour attirer des problèmes à Daniel…

« T’as raison » se contente-t-il finalement d’articuler, sans avoir quitté Daniel des yeux. « Ce type n’est qu’un ivrogne. Et il vaut plus la peine que je gaspille mon temps ou mon énergie pour lui. »
Il est certain que sa réplique atteindra Daniel. Il espère qu’elle lui fera mal. Plus mal que n’importe quel coup qu’il aurait pu lui envoyer… Et puis il réalise qu’ivre comme il l’est et, étant donnée les propos qu’il vient de lui tenir : il s’en moque probablement comme d’une guigne… Peut-être que demain, il commencera à regretter, mais probablement pas ce soir.
Lloyd se détourne donc de Daniel, mais après deux pas, sur un coup de tête, il se retourne une ultime fois.
« Pour ton information, Daniel, t’as tort. Tu fais du mal à un tas de gens. Jess, Savannah et moi, entre autres. Mais tant que tu prends ton pied, tout va bien hein ? Reste loin de moi à partir de maintenant » conclut-il en accélérant ensuite son allure pour mettre le plus de distance possible entre lui et son ancien ami.  
   


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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Mar 22 Aoû - 16:42

Just one more mistake.



Je m’en fous. De lui. De tout. Je m’en fous. Le serveur semble hésitant et je lui adresse un regard qui en dit long : je lui ai demandé un verre, il doit me le servir, point. Son hésitation suffit pour laisser le temps à Lloyd de s’en mêler, encore, et, quand il m’attrape par le bras et me force à descendre de mon tabouret en manquant de presque me faire tomber, je vois rouge. Je vois rouge parce que j’étais tranquille, je n’emmerdais personne et il est venu tout gâcher alors que je ne demandais rien. C’est parce que je vois rouge qu’il continue de se mêler de ma vie sans me demander mon avis, et parce que l’alcool amplifie mes sensations et émotions comme la colère qui m’anime en cet instant, que je le repousse violemment. Il se cogne dans une table derrière et il me semble entendre la voix du serveur mais je ne m’occupe pas de lui. Je fixe Lloyd. Qu’il me donne une seule bonne raison de lui cogner dessus, une seule, et je vais me faire un plaisir de lui faire passer le message que j’essaye de lui faire passer de façon plus subtile, ou en tout cas moins violente, depuis quelques minutes. Allez, qu’il vienne et que ça lui serve de leçon pour la prochaine fois qu’il décidera de se mêler de la vie des autres sans y avoir été invité. Un petit haussement de sourcils alors que mes prunelles brûlantes de colère sans plongées dans les siennes, où je perçois d’ailleurs la même colère. Qu’est-ce qu’il attend ? Que je lui envoie une invitation ? Mes poings se serrent quand je le vois esquisser un geste pour enfin oser faire ce qu’il crève d’envie de faire. Il est cependant arrêté net dans son élan par des collègues. Il me semble reconnaître le type qui le tient, je crois que ce type-là était là le soir de notre rencontre à Lloyd et moi, mais je ne sais plus trop. Je garde les poings serrés, me préparant à répliquer si Lloyd parvient à se défaire de l’étreinte de son collègue mais il renonce. En tout cas, il renonce à me frapper, mais clairement ni à me juger, ni à appuyer là où ça fait mal.

Très mal même.

« Ivrogne. » Ouch. « Gaspille mon temps ou mon énergie pour lui. » Ouch bis. Oui, ça fait mal mais la douleur est sourde et surtout avalée toute entière par la rage. La rage de le voir continuer à me toiser de haut de cette façon, la rage de le voir continuer à me juger… Je crève d’envie de lui faire ravaler ses mots et son regard. Il se détourne cependant, mettant ainsi fin à tout ça, et tant mieux. J’esquisse un geste pour m’en retourner vers le comptoir quand je le vois revenir vers moi. Sérieusement ? Je pince les lèvres et crispe la mâchoire mais il se contente de se la jouer encore juge et donneur de leçons avec ça. Ce qui me met hors de moi ? Quand il mentionne Savannah en particulier, qui n’en a plus rien à foutre de mon existence. Et quant à lui… Je lui fais du mal ? En quoi je lui fais du mal ? En quoi c’est un problème ? Si j’étais sobre je comprendrais où est le problème, je me souviendrais de ce que l’alcool a entraîné la dernière fois, de ce que ça a entraîné pour lui et pour Jess et je vais m’en souvenir. Après coup, je m’en souviendrai. Je me souviendrai pourquoi je lui ai caché cette rechute : parce que j’avais honte, que je savais que ça allait blesser ceux qui comptent et pour qui je compte aussi. Je ne suis cependant pas capable de le voir là tout de suite, je suis juste focalisé sur son jugement, sur cette impression qu’il se prend pour un roi et qu’il me prend pour un vulgaire insecte.

« Reste loin à partir de maintenant. »

Je serre la mâchoire.

« Pas de problème, je t’ai rien demandé de toute façon ! » je fulmine alors qu’il s’éloigne. « Et si tu croises Savannah, passe-lui le bonjour de ma part vu qu’elle refuse de répondre à mes messages ! » j’ajoute en haussant la voix sur un ton mauvais.

Elle est passée en silence radio depuis notre rupture. Elle n’a jamais répondu quand je lui ai demandé de ses nouvelles, jamais. Ce n’était pas pour lui faire du mal, c’était simplement pour m’assurer qu’elle allait mieux. Je grogne dans ma barbe et manque de trébucher. Un type m’aide et je le repousse vivement. Mon regard suffit à ce qu’il n’insiste pas. Je me rassois sur mon tabouret et le serveur me fixe, le visage fermé.

« Je vais vous demander de partir. »

Je le regarde d’abord surpris : il est sérieux ? J’étais tranquille, je ne demandais rien, on vient me faire chier et c’est à moi qu’il demande de quitter les lieux ? J’enrage.

« Et celui qui est venu me faire chier, vous allez le foutre dehors aussi ?
- S’il vous plaît. Ne me faites pas appeler la police. »

Le mot magique. Que je fasse partie de la maison ne me serait d’aucune utilité ce soir, au contraire.

« Alors rendez-moi mes clés.
- Hors de question. »

Je tape sur le comptoir avec le poing, attirant de nouveau l’attention mais je m’en contrefous. J’ai les yeux braqués sur le serveur.

« Je suis pas con, je vais pas conduire mais je veux pas avoir à remettre les pieds ici alors tu me rends mes clés sinon je viens les chercher et t’auras une bonne raison de les appeler, les flics. »

La menace est claire et nette. Il hésite. Bien sûr qu’il hésite. Je pourrais être en train de lui mentir, décider de prendre ma bécane après coup. Il ne peut pas le savoir. Je suis sincère, sur le moment, je suis vraiment sincère, mais je ne sais pas ce que mon cerveau imbibé d’alcool va décider dans quelques minutes. En tout cas, le serveur se décide à poser mes clés sur le comptoir.

« Je ne veux plus vous revoir ici.
- T’en fais pas. Ta clientèle me donne de toute façon pas envie de revenir. »

Je pose un peu plus que ce que je dois sur le comptoir et descend de mon tabouret. Je passe entre les gens, ayant un peu du mal à marcher mais je gère pour le moment. Je ne cherche même pas Lloyd du regard, il doit déjà avoir oublié de toute façon, il doit être en train de profiter de la soirée avec ses amis si parfaits… Je pousse la porte du bar, respire un bol d’air trop chaud à mon goût avant de chercher ma bécane du regard. Une fois trouvée un peu plus loin que le bar, je m’en approche, m’assoit par terre sur le bord du trottoir en face de la moto et m’allume une clope. Je fulmine d’avoir été foutu dehors, que ma soirée ait été gâchée alors qu’elle n’était pas trop mal partie… Je me frotte le visage, tire une longue taffe sur ma cigarette avant de sortir mon téléphone, clope à la bouche. Faut que j’appelle un taxi. Sauf qu’au moment où je déverrouille l’écran, je retombe sur le putain de message de Teresa. Fait chier...

« Hey, il est sympa ton téléphone. »

Je retire la clope de ma bouche et relève mon regard vers la voix qui vient de s’élever derrière moi. Il n’est pas seul : ils sont deux. Et vu l’allure… Disons qu’on n’est sans doute pas du même côté de la barrière.

« Quoi ?
- Ton téléphone il est sympa.
- Et ?
- Bah tu vas nous le donner. »

Je porte ma main à ma ceinture avec un sourire mauvais aux lèvres, sourire que je perds quand je réalise que non, je n’ai pas ma plaque et non, je n’ai pas mon arme de service. On peut dire que ça aurait eu de la gueule face à ces deux baltringues. Pas d’insigne donc. Juste ma parole.

« J’suis flic. Faites pas les cons.
- Ouais, on va t’croire. Tu ressembles pas à un flic. Allez, magne-toi.
- Non. »

S’ils sont décidés, moi aussi. Je range le portable dans la poche intérieure de ma veste en cuir. Je ressens un coup dans le dos et me retrouve rapidement le nez sur le bitume, clope un peu plus loin. Ce connard m’a donné un coup de pied. Dans le dos. Je m’appuie par terre, esquisse un geste pour me relever mais l’alcool n’aide pas à coordonner mes gestes et finalement, je n’ai pas le temps de me relever que je me prends un autre coup de pied dans le ventre. Le réflexe, après ça, est de me rouler en boule et de cacher mon visage dans mes bras pour éviter que les coups ne soient pas trop efficaces. Certains le sont malheureusement. Je ne sais pas au bout de combien de temps je me retrouve sur le dos, un des gars en train d’ouvrir ma veste pour récupérer le portable.

« Non ! »

Je m’accroche à son poignet alors que sa main est refermée sur le téléphone.

« LÂCHE PUTAIN ! »

Je sens un autre coup mais je ne lâche pas. Je parviens non sans mal à lui arracher le portable de la main mais c’est là que je reçois un coup en plein visage. Je ne sens rien se casser sous l’impact mais ça fait malgré tout très mal. Je ne lâche pourtant pas le téléphone. Je me roule de nouveau en boule, les téléphone dans mes mains, de nouveaux coups pleuvent puis s’arrêtent.

« Vite on s’casse ! »

J’entends leurs bruits de pas qui s’éloignent. Pourquoi ? Quelque chose ? Quelqu’un ? En tout cas ils s’en vont et moi je suis là, des douleurs un peu partout, la lèvre en sang je le sens (moindre mal vu les coups que j’ai pris), recroquevillé par terre, avec une soudaine envie de vomir alors que je m’accroche désespérément à ce téléphone auquel je tiens beaucoup. J’y tiens parce qu’il y a, en particulier, un numéro que je ne pourrais pas retrouver si je perdais ce téléphone et perdre ce numéro-là…

Il valait la peine que je prenne ces coups.


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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Ven 25 Aoû - 19:31

enough is enough

Daniel & Lloyd

Il entend la remarque de Daniel à propos de son ex-fiancée, mais ne la relève pas. Il ne se retourne même pas vers l’officier de police qu’il n’a plus aucune envie de voir. D’ailleurs, quand il rejoint le box que ses collègues se sont dégottés, il prend soin de s’installer dos au comptoir. Qu’il aille se faire foutre ! continue-t-il de pester intérieurement, alors qu’il tente de s’apaiser, de ravaler sa colère. Une colère avec laquelle il a de plus en plus de mal à vivre… Ces dernières semaines, il a l’impression d’être en permanence sur les nerfs. Entre le départ de Felicity, les actes de rébellion perpétuels de sa fille qui le trouve trop souvent absent et le culpabilise, la mort totalement injuste d’Emilio et l’anniversaire de celles de son père et son petit frère… Ce n’est pas tellement surprenant. N’empêche que ça le bouffe, parce que ce n’est pas dans ses habitudes, dans sa façon d’être. Il a toujours été un joyeux luron, du genre à pouvoir tourner une page facilement pour avancer dans la vie. Mais il n’y arrive pas. Il n’y arrive plus… Il s’est passé trop de choses depuis octobre dernier… Et Daniel est une goutte de plus dans son vase sur le point de déborder.
« Ca va aller ? » le questionne Elvis, qui s’est installé à ses côtés, comme pour l’empêcher de retourner sur ses pas et de terminer de régler ses comptes...
« Ouais, ouais. »
« Si tu veux, on peut aller ailleurs. »
« Non, c’est bon. »
« Il s’est passé quoi là-bas ? » les questionne Peter en interrompant sa conversation pour s’intéresser à eux.
« Rien qui t’concerne. »
« Hey, du calme. J’me posais juste la question » se défend-t-il, levant les mains en signe de paix.    
« Désolé » soupire Lloyd qui est finalement tenté de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule pour voir où en est Daniel et ce qu’il fabrique maintenant. Le pompier doit lutter contre lui même pour ne pas s’y abaisser. « C’est rien d’important. Je préfère passer à autre chose… »
Mais en sera-t-il capable ? Depuis combien de temps est-il ami avec Daniel ? Des années. Il y a eu des hauts et des bas dans leur relation mais ils sont toujours revenus l’un vers l’autre, d’une façon ou d’une autre. Lloyd lui avait promis de toujours être disponible pour lui, de le soutenir… Et vraisemblablement, il a échoué. Au point de ne rien remarquer, une fois de plus. Au point que Daniel n’ait pas eu envie de l’appeler pour lui parler de sa rechute. Par honte ? Parce qu’il n’avait pas envie qu’on le brime ? Peu importe à présent…
« Aaah, voilà la plus belle ! »
« Tu parles de moi ou du pichet de blonde ? »
« De la bière bien sûr. Mais t’es pas mal non plus dans ton genre ! » plaisante Elvis alors que leur pichet et quatre verres leur sont amenés.
Lloyd se force à sourire et attrape son verre une fois qu’il est rempli, pour trinquer avec ses collègues et amis et essayer d’oublier cette journée de merde…

Les minutes passent, lentement, sans qu’il ne parvienne cependant à se sortir sa conversation houleuse avec Daniel de l’esprit. Il en vient à réaliser qu’il n’a aucune envie de se trouver là, avec ses paires. Il a envie de rentrer chez lui. Sauf que chez lui, il y a Merrin. Et il sait d’avance qu’elle va le fatiguer et, dans l’état où il se trouve, ça ne donnera rien de bon. Lloyd n’a tout bonnement plus aucune patience à cette heure… Plus aucune pour personne.
« Hey ! C’est pas ton pote là, dehors ? » lance soudain Peter en désignant l’extérieur.
Lloyd se tourne dans cette direction et les quatre pompiers bondissent presque instantanément sur leurs jambes. Et pour cause : il s’agit bien de Daniel dehors et il est en train de se faire cogner par une bande de types. Elvis est le premier dehors, suivi de près par Lloyd pendant que Peter va prévenir le barman de ce qui se passe devant son bar et lui conseiller de prévenir les autorités.
Sitôt qu’ils les aperçoivent se ruer hors du Maureen’s Taverne, les types détalent sans demander leur reste. Elvis leur court après, plus pour la forme que parce qu’il espère véritablement les rattraper, et Lloyd en profite pour se rapprocher de Daniel, roulé en position de défense au sol.
« Daniel » le hèle le grand blond en arrivant à ses côtés, soulagé de le voir remuer. Et parce qu’il n’a pas vraiment à s’inquiéter pour lui, il laisse la colère reparaitre… « Qu’est-ce qui s’est passé ? » lui demande-t-il d’un ton un peu plus sec, se penchant au-dessus de lui pour essayer d’évaluer les dégâts. « Tu peux t’redresser ? »
Il est à deux doigts de lui demander s’il n’est pas trop ivre pour ça, mais ravale ses paroles à la dernière seconde.



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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Dim 27 Aoû - 18:09

Just one more mistake.



Les doigts serrés très fermement autour de mon téléphone, je prends de profondes inspirations pour calmer mon rythme cardiaque. Des inspirations qui me font très mal aux côtes et pour cause, j'ai reçu beaucoup de coups à ce niveau-là. Je ne serais franchement pas étonné d'avoir une côté cassée vu le mal de chien que ça me fait. Au moins ce n'est pas du même côté que le côté où j'ai pris la balle même si cette blessure est guérie maintenant. Une voix me parvient et je me crispe quand je reconnais la voix de Lloyd tout près de moi. C'est donc à lui que je dois la fuite des deux autres ? Pourquoi intervenir alors qu'il a été clair ? Pourquoi intervenir alors qu'il me déteste ? Je pourrais lui poser la question mais je n'en ai franchement ni l'envie, ni le force. Je l'entends me demander ce qu'il s'est passé et je me contente, en premier lieu, de lever ma main qui tient le portable pour le lui montrer et ainsi lui faire comprendre qu'ils en avaient après cette petite chose. Je rouvre les yeux et l'aperçois juste au-dessus de moi quand il me demande si je peux me relever d'un ton sec. Pas d'inquiétude dans sa voix, il semble irrité et si j'étais à sa place je le serais sans doute. L'alcool est toujours là, dans mon organisme, me donne le vertige, la tremblote aussi mais mon esprit est moins embrouillé et surtout moins embrumé par la colère non justifiée dont j'ai fait preuve face à Lloyd. Je me racle, toussote et crache un filet de sang avant d'essuyer ma lèvre qui saigne.

« Oui, c'est bon. Je peux. » je lui dis tout bas avant de prendre appui sur ma main libre pour non pas me relever mais m'asseoir par terre en fait parce que me redresser tout seul, oui, me mettre tout seul sur mes jambes là tout de suite, absolument pas non. « Ces connards ont essayé de me le voler, j'ai pas voulu leur laisser... » j'explique finalement quand même à Lloyd avant de laisser échapper bien malgré moi un gémissement de douleur après une inspiration trop profonde. « Putain... » je souffle plus pour moi-même.

En même temps, je l'ai bien cherché non ? On pourrait croire que c'est un hasard mais c'est tout simplement le karma. Le karma parce que je me suis comporté comme un enfoiré avec Lloyd et je l'ai payé le prix fort. Je m'essuie pour la seconde fois la lèvre et grogne dans ma barbe parce que je réalise que vu que ça a du mal à coaguler, je vais avoir besoin de me rafistoler une fois rentré et avec ce que j'ai dans le sang ça va être foutrement pratique. Elvis revient en courant et s'arrête près de nous.

« Comment il va ? » il demande à Lloyd et je ne réponds pas puisqu'il ne s'adresse pas à moi.

C'est là qu'un troisième type débarque près de nous.

« C'est bon, le barman appelle les flics. »

J'écarquille les yeux et me tourne vers le type, en grimaçant une nouvelle fois mais cette fois-ci c'est le geste trop brusque qui me rappelle à l'ordre.

« Pardon ? Il fait quoi ?
- Il appelle les flics. Ils se sont tirés ?
- Ils courent vites ces petits cons...
- C'est pas la peine d'appeler les flics.
- Tu t'es fait agresser mec...
- Oui, et je suis de la maison alors je vais pas aller passer le reste de ma nuit au poste à regarder au milieu de fichiers pour retrouver leur tronche s'ils sont fichés. Je ferai ça demain.
- Genre t'es flic...
- Oui, je sais, ça se voit pas là...
- Lloyd ? »

Il sait que Lloyd me connaît alors il lui demande à lui puisqu'il ne me croît pas moi. Je jette un regard à Lloyd. Il pourrait décider de me mettre des bâtons dans les roues et affirmer que je mens pour que les flics débarquent bel et bien mais je le prends comme une énième preuve qu'il est beaucoup moins con que moi quand il confirme mes dires. Je soupire. De soulagement.

« Ok... T'es sûr que...
- Oui. Je suis sûr. Merci à vous d'être intervenus... Merci. » je répète en plantant mon regard dans celui de Lloyd. « Merci d'être venu. » Un silence. « Et j'suis désolé... »

Un petit raclement de gorge de la part d'Elvis.

« On retourne à l'intérieur. Viens Peter. »

Sur quoi ils s'éclipsent, nous laissent seuls Lloyd et moi. Il me toise un instant et je le vois esquisser un geste pour aller rejoindre ses amis. Pendant un instant je pense à le laisser partir parce que j'ai assez foutu sa soirée en l'air et que de toutes façon il me hais maintenant mais... Si je laisse les choses en l'état ça va faire comme la dernière fois et la vérité, c'est que je ne veux pas que ça fasse comme la dernière fois. Ma main libre, l'autre étant résolument accrochée au téléphone, vient choper son pantalon sur lequel je tire pour l'inciter à ne pas faire un pas de plus.

« Je suis désolé. » je répète pour la seconde fois. « T'as raison, j'suis qu'un sale con. J'aurais pas dû te parler comme ça... » Ce n'est même pas ça le problème, et je le sais très bien. Mes doigts se referment un peu plus sur le pantalon en mode « ne pars pas s'il te plaît » et je ferme les yeux pour essayer de contrôler les vertiges qui me donnent la nausée. « J'aurais dû t'en parler mais je voulais pas... trop honte... »

Je lâche finalement le pantalon. Au moins c'est admis.



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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Lun 28 Aoû - 11:29

enough is enough

Daniel & Lloyd

Il aimerait être en mesure de s’inquiéter pour son ami, d’être capable de mettre leurs différents et sa colère sourde de côté pour passer l’éponge sur son écart et tout le reste, mais Lloyd n’y arrive pas. Il n’y arrive pas parce que, pour être tout à fait honnête, il n’a pas envie d’être ce gars là ce soir. Il n’a pas envie d’être le type compréhensif sur qui tout le monde peut compter, que tout le monde trahi encore et encore en sachant qu’il n’est pas rancunier et finira par oublier. On ne lui pardonne jamais rien à lui… Pourquoi devrait-il le faire ? Pourquoi est-ce que c’est toujours à lui de faire amende honorable, d’oublier le mal qui lui a été fait pour passer à autre chose ?
A la seconde où il a réalisé que les blessures de son ami n’étaient pas trop graves, il a décidé de ne pas en faire davantage pour lui. S’il a besoin de soin, Lloyd lui appellera une ambulance. Pour ce qu’il en sait, Peter a déjà prévenu la police. Que Daniel se débrouille avec ses collègues ! Qu’il assume un peu ses erreurs ou les envoie chier eux aussi. On verra s’ils se montreront aussi conciliants que lui l’a été.
« Comment il va ? » demande Elvis en se tournant vers lui.
« Ça ira » répond-t-il, se gardant là encore de faire une remarque à propos de la résistance bien connue des alcooliques.
Ce sont toujours eux qui s’en sortent lorsqu’ils provoquent un accident mortel. Combien de fois a-t-il été appelé avec son équipe sur les lieux d’un carambolage, pour entendre le chauffard alcoolisé pleurnicher parce qu’il vient de réaliser qu’il a fauché toute une famille innocente ? C’est toujours la même histoire…
« C'est bon, le barman appelle les flics » lance Peter en arrivant à leur hauteur, confirmant les soupçons de Lloyd à ce sujet.
Et la réaction de Daniel face à cette remarque vaut son pesant d’or. Bien sûr qu’il n’a aucune envie que ses collègues se pointent et le trouve dans cet état… Ce n’est pas une question d’être flic et de ne pas vouloir qu’on les dérange pour si peu alors qu’il pourra se débrouiller seul et suivre la procédure. Hypocrite… Il confirme cependant les propos de Daniel, le toisant avec une déception grandissante et qu’il ne cherche en aucune façon à cacher.

Et quand ses collègues font mine de rentrer, Lloyd cherche à les imiter. Il n’a aucune envie de rester aux côtés de Daniel et de l’entendre se lamenter sur son sort. Lloyd ne veut pas le plaindre ce soir. Il ne veut pas l’entendre lui dire que c’était trop dur, que ce n’est pas sa faute et bla bla bla. Pas de phrases toutes faites pour lui ce soir, non merci. Qu’il aille cuver son alcool comme un grand et lui fiche la paix !
Mais il sent tout à coup une pression sur son mollet et comprend que Daniel vient de saisir son pantalon pour l’empêcher de s’éloigner. Il se fige, serrant les dents et crispant ses poings avec force. Il ferme ses paupières avec force et essaie de lutter en vain contre lui-même pour ne pas céder. Il arrive à tenir bon quand Merrin le rappelle une sixième fois pour un câlin lorsqu’il tente de l’endormir, pourquoi ne pourrait-il pas résister à l’appel de détresse d’un foutu alcoolique qui vient de l’insulter et se moque clairement de lui ?
Va t’en, putain ! Va t’en Lloyd !
Mais il ne s’en va pas. Même après que Daniel l’ait libéré de son emprise. Va-t-il accepter ses excuses pour autant ? Non, pas vraiment. Le pompier laisse échapper un lourd soupir et se retourne.
« Et tu crois qu’ça va m’émouvoir ? » lui réplique-t-il sèchement, se retournant pour croiser son regard de chien battu. « Tu crois que j’vais t’tapoter l’épaule et te dire que j’te pardonne tout sous prétexte que t’as un coup dans l’nez ou qu’tu t’es pris une raclée ? Merde Daniel ! »
Nouveau soupir. Plus dépité celui-ci. Parce qu’il sent sa colère l’abandonner. Parce que le regard larmoyant et l’expression coupable de son ami commencent à avoir raison de  lui. Parce qu’il sait ce qu’il a traversé, ce qu’il doit assumer à présent. Et si tuer le meurtrier de Jason était son choix… Peut-être n’avait-il pas totalement mesurées les conséquences de cette action, son impact sur sa vie et sa conscience. De ce qu’il sait, Savannah est partie sans se retourner… Il a retrouvé sa fille et son respect, mais il perdu sa fiancée. Et Lloyd est bien placé pour savoir à quel point ça peut faire mal.
S’il n’avait pas de tels antécédents, Lloyd lui aurait peut-être proposé lui-même une bière pour se changer les idées ! Sauf que Daniel ne peut pas se le permettre. Parce qu’un verre en entraine forcément un autre, et puis un autre… Et ils savent tous les deux comment ça se termine. Et c’est injuste. C’est injuste que son ami ait eu à perdre un enfant, que son premier mariage ait volé en éclat, qu’il n’ait plus droit à une soupape comme tout le monde.

Alors Lloyd soupire à nouveau et rejoint son ami sur le trottoir. Sans avoir ajouté un seul mot, il fouille ses poches à la recherche d’un paquet de cigarettes et s’en allume une, en proposant une à Daniel. Il allume la sienne puis tend son briquet au flic, observant le nuage de fumée qui s’élève dans la nuit, puis les quelques étoiles qu’il peut apercevoir.
« Qu’est-ce que j’suis censé t’dire maintenant ? Je sais plus quoi dire. J'sais plus quoi faire pour t'aider. Surtout qu't'as pas l'air d'en vouloir de mon aide. Et me parle pas de honte, t'avais pas envie parce que j't'aurais arrêté, c'est tout. La honte, c'est maintenant que tu la ressens, parce que j't'ai grillé » demande-t-il en gardant la tête levée vers le ciel brumeux.  
   

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MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Lun 28 Aoû - 15:07

Just one more mistake.



C’est tellement pathétique. J’ai l’impression de replonger en arrière, lors de cette fameuse soirée, où Leo m’a vu au pire du pire, m’a vu lamentable, pathétique à un tel point que c’en était déplorable. Et ce soir, j’ai l’impression d’être autant pathétique et lamentable que ce soir-là et c’est pire parce que Leo était un inconnu. A ce moment-là, il était un inconnu mais Lloyd, lui, n’est pas un inconnu et ça rend la situation encore plus difficile à supporter. Comment oser le regarder dans les yeux ? Comment oser affronter son regard alors que je lui offre un spectacle désolant ? Et quand Lloyd me demande si je crois que mes paroles vont l’émonvoir, je me contente de hocher la tête de droite à gauche. Non, je ne crois pas. Après la façon dont je me suis comporté ce soir, je ne crois pas pouvoir l’émouvoir et ce que j’ai dit, je ne l’ai pas dit pour ça, je l’ai dit parce que… Parce que je ne veux pas qu’on se quitte sur une note aussi négative parce qu’au fond, j’ai peur de ce que ça risque d’entraîner pour notre amitié, si elle est encore là, ce dont je ne peux que douter après ce soir. Je hoche de nouveau la tête à la négative quand il enchaîne en parlant d’un éventuel pardon sous prétexte que je suis fait et que je me suis pris quelques coups bien placés. Non, je ne pense pas qu’il puisse me pardonner, pas maintenant, pas si vite, peut-être même jamais…

« Je sais… Je te demande pas de me pardonner… »

Je souffle en me risquant à relever mon regard vers lui et je sais que mes yeux sont sincères, ne mentent pas, je sais qu’ils laissent entrevoir tout ce poids qui me pèse, cette douleur qui m’accable, cette honte qui me donne envie de me planquer six pieds sous terre, pourquoi pas de façon définitive d’ailleurs. Il m’observe un moment avant de soupirer et  lorsqu’il vient finalement s’asseoir à côté de moi, je soupire à mon tour, empreint à une once de soulagement. Parce qu’il reste. Qu’il s’assoit. Qu’il ne s’en va pas en me tournant le dos, bien que je le mérite. Peut-être que tout n’est pas fichu entre lui et moi après tout… Je cligne des yeux, essaye de chasser les vertiges et quand il me tend une cigarette, je l’accepte bien volontiers, n’ayant pas pu terminer la précédente. Je pose mon téléphone à côté de moi sur le trottoir et m’allume donc la cigarette, que je savoure. Les nausées semblent définitivement être passées mais les vertiges sont toujours là et je sens presque mon cœur cogner dans mes tempes : je vais avoir une gueule de bois monstrueuse demain matin. Lloyd brise le silence en me demande ce qu’il est censé me dire et la vérité c’est que je n’en ai pas la moindre idée… Je baisse finalement le visage tout en continuant de tirer sur la cigarette quand il m’avoue ne plus savoir quoi dire ni quoi faire pour m’aider. Mon visage s’abaisse encore plus quand il dit que je ne veux pas de son aide, parce que c’est tellement vrai… Tellement vrai que ça me donne envie de chialer. Je me contrôler cependant, je ne sais pas vraiment comment, mais je me contrôle. Et, quand il termine en me disant que j’ai honte maintenant mais que ce n’est pas la honte qui m’a fait mentir mais plutôt la peur qu’il parvienne à m’empêcher de boire, je réalise à quel point il a raison.

Il a ENCORE raison.

« T’as raison… » je souffle tout bas sans le regarder, me contentant de fixer la cigarette qui se consomme un peu entre mes doigts. « Je ne voulais pas qu’on m’arrête. Je voulais me laisser aller. Je voulais juste… » Je m’arrête un instant. Je repense à cette soirée où Sav a décidé qu’elle ne pouvait pas vivre avec un menteur, à cette soirée où je n’ai rien fait pour la retenir. Et si ça me fait moins mal ce soir, c’est juste parce que quelqu’un d’autre a su se faire une place dans le trou béant que Sav a laissé mais ça, je l’ignore. De tout mon être, je l’ignore. « Sav m’a quitté. » j’explique finalement à Lloyd. « J’ai pas cherché à la retenir parce que je ne pouvais plus rien lui apporter, ni à elle, ni à nous. » je précise malgré tout parce qu’il est hors de question de lui donner le mauvais rôle car elle n’avait pas du tout le mauvais rôle dans cette histoire. « Et sur le coup, ça m’a fait trop mal. J’en ai juste eu assez alors… J’ai balancé mon jeton des alcooliques anonymes dans le caniveau après m’être débarrassé de sa bague de fiançailles et je suis allé boire un verre. J’ai chialé… Mais je l’ai fait. Et je me suis plus arrêté. » Je soupire. « J’ai arrêté de me battre. J’ai abandonné. »

Je porte la cigarette à mes lèvres, tire une longue taffe, souffle la fumée lentement avant de renifler et de me risquer à tourner mon regard vers Lloyd. Le geste me donne encore plus le vertige mais je tiens. Pour le moment je tiens.

« Je me mets pas dans cet état tout le temps tu sais… » Comme si ça allait changer quoi que ce soit pour lui mais c’est important pour moi de le lui dire. « Un verre ou deux ça me suffit, ça me détend, ça me fait du bien. Je sais que c’est mal mais ça me fait du bien… Aujourd’hui, y’a juste eu un… » Je m’arrête et me crispe en repensant au message de mon ex-femme mais réalise que ça non plus ça n’aura pas d’importance pour Lloyd. « Peu importe finalement, je vais pas te sortir une autre excuse parmi les autres parce que ça change rien au fait que je devrais pas être en train de faire ça… Et je vais pas te mentir. Je vais plus te mentir. » Je parviens, malgré la tête qui me tourne à ne plus bouger, ne pas flancher : je plante mon regard dans celui de Lloyd. « Je veux pas arrêter. J’ai rien touché d’autre, je te le jure. » Et nous savons tous les deux ce dont je parle et ça, par contre, ça a de l’importance. « Mais j’ai pas envie d’arrêter de m’offrir cet échappatoire. Je sais que ça fait de moi un connard mais je suis franchement pas capable de vouloir arrêter. »

Je ne peux pas être plus honnête. Vraiment pas. Je rabaisse mon regard sur mon téléphone, le récupère et le déverrouille : il est temps que je rentre dans ce qui me sert de chez moi. J’observe le téléphone, fronce les sourcils.

« Tu sais faire fonctionner internet là-dessus ? J’ai pas de numéro de taxi enregistré et je sais juste appeler et envoyer les messages. »

Je relève mon regard vers Lloyd et lui tend le téléphone avant de reporter ma cigarette à la bouche.
C’est la dernière chose que je vais lui demander ce soir.
En théorie.




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physique : depuis son accident, survenu le 31/10/16, la main droite de Lloyd, piétinée durant un mouvement de foule, présente des cicatrices dues aux opérations subies pour la réparer

MessageSujet: Re: Just one more mistake. [Lloyd]   Lun 28 Aoû - 15:44

enough is enough

Daniel & Lloyd

Au moins, il ne nie pas. S’il l’avait fait, s’il avait osé mettre ses propos en doute, Lloyd se serait très probablement levé pour l’abandonner sur le trottoir, sans un regard en arrière. Ce n’est pas parce qu’il comprend qu’il cautionne son attitude et sa rechute. Et puis SIX MOIS, bon sang ! Ca veut dire qu’il lui a menti en le regardant dans les yeux ! Chaque fois qu’il venait chez lui, Lloyd faisait bien attention de ne jamais boire en sa présence. Il se souvient qu’à certains moments, il lui a donné des tapes sur l’épaule en lui répétant qu’il était fier de lui. Daniel a dû bien se marrer… Ou se sentir stupide et minable, mais quelle importance ? En l’occurrence, là, tout de suite, c’est le pompier qui se sent idiot, trompé, aveugle, minable. Et en colère.
Lloyd tente de ravaler son ressentiment pour accorder son attention aux justifications de son ami. Un verre ou deux, ça ne fait pas de mal. Mais un verre ou deux le matin, le midi et le soir : c’est un problème. Il ne sait pas où en est le flic, mais il sait qu’il ne se contentera pas d’un verre ou deux par-ci par-là durant très longtemps. La preuve en est que ce soir, il ne s’est pas arrêté… Et d’ailleurs, alors qu’il évoque justement son dérapage de ce soir, Daniel s’interrompt de lui-même. Est-ce qu’il le fait parce qu’il vient de croiser le regard franchement sceptique du grand blond ou bien se rend-t-il compte de lui-même de l’énormité de ses propos ?
Quoi qu’il en soit, Daniel se coupe et lui promet de ne plus lui mentir. Mais n’est-ce pas une promesse qu’il lui a déjà faite par le passé ? Si, bien sûr que si. Je promets que je ne vais plus boire Lloyd. Je promets de me tenir à carreau et de t’appeler si j’ai envie de boire. Ce n’est pas ce qu’il a envie d’entendre. Surtout pas de la bouche d’un type qui pue le whisky et ne serait pas capable de marcher droit s’il le lui demandait.

Sauf que la vérité qu’il lui balance, Lloyd veut bien y croire en fin de compte… Daniel ne veut pas arrêter de boire. Il n’arrêtera pas. Parce qu’il estime certainement pouvoir contrôler sa consommation, parce qu’il en a "besoin" et qu’il ne fait de mal à personne.  
C’est faux. Il est en train de lui faire mal. De se faire mal. Et quand un jour, Jessica l’appellera et qu’il ne réalisera pas qu’il est ivre et décrochera…quand elle se rendra compte qu’il a fait une rechute alors elle en souffrira aussi. C’est inévitable. Savannah l’a quitté et il s’en sert comme d’une excuse pour abandonner…alors que c’est l’une des raisons de son départ justement. C’est le serpent qui se mord la queue. Daniel précipite sa propre chute et il n’a même pas l’air de vouloir l’accepter…
Lloyd baisse la tête, déçu, blessé. Il porte sa cigarette à ses lèvres et s’encrasse les poumons. Mais cette bouffée de nicotine l’écœure, lui donne autant envie de vomir que les propos de son interlocuteur. Daniel n’a même pas l’air de se rendre compte de l’impact de ses paroles sur lui… Il ne se rend compte de rien, parce qu’il est saoule et que les détails lui échappent. Ou alors il se moque de tout ça.
Il se moque de le perdre, de perdre Jessica. A moins que ce soit ce qu’il recherche ? Une bonne excuse pour continuer à s’enfoncer, pour abandonner, comme il l’a si bien dit précédemment. Il se coupe de tout le monde, il s’isole pour pouvoir s’en plaindre, se complaire dans son malheur et avoir de bonnes excuses pour boire. C’est lâche et stupide. Et il n’y a rien que Lloyd puisse faire pour arrêter ça.

« Tu sais faire fonctionner internet là-dessus ? J’ai pas de numéro de taxi enregistré et je sais juste appeler et envoyer les messages » enchaine Daniel le plus naturellement du monde, jugeant apparemment qu’ils ont fait le tour du sujet et qu’il n’y a plus rien à ajouter. Et peut-être que c’est vrai…
Lloyd attrape le téléphone que son ami lui tend, après avoir écrasée sa cigarette à peine consumée sur le trottoir et l’avoir fourrée dans sa poche. Sans un mot, il fait ce que son ami lui demande. Le dernier service qu’il lui rendra jamais… Il se débrouille pour lui commander un chauffeur et puis lui rend son appareil, sans avoir prononcé encore le moindre mot.

Finalement, il se lève, pousse un nouveau soupir et porte son regard vers le ciel. Il essaie de refouler les mots qui cherchent à passer la barrière de ses lèvres mais n’y arrive finalement pas.
« Tu devrais te tirer une balle. Ça irait plus vite. »
Et parce qu’il n’y a plus rien à ajouter, parce qu’il est fatigué, Lloyd enfonce les mains dans les poches de son pantalon et, la tête rentrée dans les épaules, s’éloigne. Il ne retourne pas au Maureen’s Tavern. Il n’a plus envie de se changer les idées, pas envie d’un verre. Il n’a envie de rien, là tout de suite. De rien d’autre que de marcher sous les étoiles.  

   

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Just one more mistake. [Lloyd]
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