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 You found a home in all your scars and ammunition

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MessageSujet: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 3 Sep - 14:33


Elle vérifie son allure dans le miroir des vestiaires et s’essaie à se sourire. Ce n’est pas très convainquant. Il faut dire que la jeune femme a l’esprit plutôt encombré ces temps-ci. Sa relation avec Ethan se progresse pas comme elle le souhaiterait et elle a dû quitter ses Urgences chéries pour poursuivre sa formation dans un autre service du Chicago Médical Center. La traumatologie lui plait bien et lui permet de croiser ses anciens collègues, mais…eh bien ce n’est pas pareil, voilà tout. Elle a l’impression que tout va de travers ces temps-ci et qu’elle n’est qu’un pantin entre les mains d’un destin joueur et mesquin. Le seul point positif, c’est qu’elle en a terminé avec son examen et a obtenu un score duquel elle peut être fière. C’est d’ailleurs plus ou moins ce qu’elle s’apprête à célébrer ce soir.
La jeune femme passe une dernière fois sa main dans sa chevelure peroxydée puis se détourne de son reflet pour attraper son sac à main et quitter les vestiaires. Elle prend soin de verrouiller la porte en sortant et salue ses collègues en passant dans les couloirs. Certains l’arrêtent pour lui faire la conversation en vitesse et, après cinq bonnes minutes, Saoirse s’éloigne enfin de l’hôpital où elle vient de terminer sa garde. Dans les temps pour une fois.
Et pour cause, aujourd’hui, sa garde ne correspondait pas à celle de du Dr. Sidney Christensen, sa tortionnaire de résidente. Un véritable dragon ! Un bourreau de travail pleine d’exigences qu’elle préférait croiser de temps en temps aux urgences et avec qui elle va devoir travailler durant de longs mois maintenant. Dire qu’elle pensait être une bosseuse il y a quelques temps encore ! Mais son dévouement n’arrive pas à la cheville de celui de sa formatrice qui enchaine les gardes et les patients comme si elle était une Wonder Woman des temps modernes…

Saoirse étouffe un bâillement derrière sa main, puis se frictionne les épaules. Une chose est certaine : la vague de chaleur et bel et bien terminée. Ces derniers temps, les journées sont pluvieuses et le temps c’est refroidi. Elle pourrait presque se croire de retour au pays ! …Presque seulement. Parce que ce n’est pas le même genre de pluie et qu’elle ne créé pas le même parfum.
« Pas de pluie ce soir, s’il vous plait Petit Jésus. Je n’ai pas prévu le parapluie… » marmonne-t-elle en tirant son portable de son sac à main pour envoyer un SMS à son amie Taylor.  
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Elle ne l’a pas croisée de la journée et se demande si elle travaillait aujourd’hui. Avec les révisions, les examens et les soucis de chacune : elles n’ont pas pris le temps de discuter depuis un moment et l’irlandaise compte bien remédier à ce souci majeur ! Il ne reste plus qu’à espérer que son amie soit disponible…
Si ce n’est pas le cas, elle pourra toujours tenter d’appeler quelqu’un d’autre pour lui tenir compagnie.
Pas Ethan, se met-elle en garde. Elle garde un souvenir un peu pénible de leur dernière entrevue. Reese peut-être… Mais le tatoueur commence à devenir un chouia trop…collant à son goût. C’est tellement typique ! Ethan la fuit et elle veut fuir un prétendant.
« Il ne me reste plus qu’à séduire le barman » conclut-elle à voix basse en arrivant près du seul bar irlandais des environs. Celui où elle a très vite pris ses habitudes… Et où elle a rencontré Ethan.
Peut-être qu’elle n’aura pas besoin de le contacter et qu’il sera déjà là, accoudé au bar en train de l’attendre désespérément… En train de draguer une autre fille, qui ne panique pas sitôt qu’un garçon pose ses mains sur elle serait sans doute plus exact. Pourrait-elle le blâmer d’aller voir ailleurs après le coup qu’elle lui a fait ?

Chassant cette pensée de son esprit, elle vérifie l’écran de son portable, pour constater que Tay ne lui a toujours pas répondu. Elle est peut-être encore au SMS et n’a pas consulté ses messages… Ou bien elle est occupée avec Maeve et n’a pas de temps à lui accorder.
Maudit couple. Allez vous étouffer avec votre bonheur !  
C’est sur cette pensée qu’elle entre dans le bar, au moment où quelques goutes de pluie commence à tomber. Elle jette un coup d’oeil sur l’endroit, essayant de ne pas prêter attention à son stupide coeur qui s’emballe quand elle pense reconnaitre Ethan un peu plus loin. Mais ce n’est pas lui. Elle ne reconnait personne, site n’est le barman blond aux yeux clairs qu’elle mate depuis des mois, sans même connaitre son prénom.
C’est devenu un genre de jeu entre eux. Elle ne sait même plus qui l’a instigué. Lui ou elle ? Peu importe. Mais ce soir, elle est bien décidée à en apprendre plus sur lui… Il a l’air gentil, respectable, il en connait un bout sur l’Irlande sans jamais y avoir mis un pied et il la fait rire. C’est Tout ce qu’il lui fait pour ce soir.

Saoirse s’installe donc au bar et dépose son sac à main sur la surface élimée du bar. Elle n’a pas à attendre longtemps pour qu’il remarque sa présence. Il termine avec son client et, un sourire aussi sincèrement ravi que le sien sur les lèvres, il la rejoint.
« Bonsoir. Ca faisait un baille » lui lance-t-elle en guise de salutation. « T’as l’air en forme ? T’as été à la salle, avoue » le taquine la jeune femme en l’observant de haut en bas.  


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 3 Sep - 21:54

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« Je ne supporte plus cette merde... Vivement qu'on y mette fin. » je souffle entre mes dents en regardant Gabriel. Un regard échangé avec lui et je m'éloigne du Crashdown, les mains dans les poches de mon blouson auquel je tiens bien plus que que je ne l'aurais cru. Un cuir qui signifie beaucoup pour moi à présent et dont l'importance m'éloigne de ce pour quoi je suis revenu à la base. Et même si je n'en étais pas éloigné par ce rapprochement avec certains KOS, j'en serais de toutes les façons éloigné à cause de ce pacte, de cette association, de cette collaboration avec des enfants de salauds. Deux mois environ que l'on est associé avec ces salopards de serbes et non, je n'en peux plus de savoir qu'on les aide dans leur entreprise de merde. Cette saloperie de Dust est une merde sans nom. Et ça fait plusieurs semaines que je dois surveiller un de leurs laboratoires, ce que je déteste faire. On n'a pas le choix et j'ai moi-même voté dans ce sens quand on m'a offert la possibilité de faire valoir mon opinion après avoir été patché parce qu'il le fallait, parce qu'une attaque de front aurait été totalement inutile et coûté trop cher. Trop de personnes auraient été tuées alors il a fallu qu'on la joue plus fine, il a fallu qu'on ferme notre bouche, qu'on se mette à genoux et qu'on accepte de bosser pour eux. Et pendant qu'on le fait, on est censé construire et préparer notre vengeance mais pour le moment... Pour le moment j'ai l'impression que c'est un peu tombé dans l'oubli. J'ai l'impression que certains se complaisent dans cette nouvelle façon de faire, qu'ils apprécient l'argent amassé et je n'aime pas ça. S'ils sombrent, s'ils trahissent... Pour le coup, je n'aurai plus aucun scrupule à m'en retourner vers ma vengeance et à leur faire payer tous autant qu'ils sont. Je n'en suis cependant pas là. Pour le moment, je fais ce qu'on me dit, je fais au mieux, je remballe mes doutes et ma haine et le meilleur moyen pour le faire est mon travail au Maureen's.

C'est mon échappatoire.

Là-bas, je ne suis plus que Cillian, le barman. Je ne suis plus le KOS patché plus rapidement qu'il ne l'aurait été si les circonstances n'avaient pas été ce qu'elles sont. Je ne suis plus celui qui ment sur ses intentions premières et qui fomente une vengeance envers ceux qui sont responsables de la mort de celui qu'il considérait comme son père. Je ne suis plus cet homme partagé entre l'envie de leur faire payer et l'envie d'être fidèle au club. Je ne suis plus que ce type lambda qui sert les autres et leur permet de passer une bonne soirée et cela fait un bien fou de s'éloigner de toute cette merde, au moins le temps de quelques heures. Je prends donc mon service avec plaisir, m'attendant à ce que le calme ambiant du bar ne dure pas. Bientôt, ils seront aussi nombreux que d'habitude et tant mieux : j'aurai encore moins le temps de penser à tout le reste. Cela se confirme quand je vois ma blonde préférée s'installer au bar alors que je suis en train de m'occuper d'un client. Pour le coup, je suis encore plus certain de passer un bon moment maintenant, même si je bosse. A chaque fois qu'elle vient, il y a ce petit jeu entre nous, ce flirt, qui ne va jamais plus loin qu'un flirt mais c'est là. Des regards, des sourires, et c'est toujours très agréable. Je ne vais pas mentir : j'aimerais bien que ça aille plus loin avec elle. Même le temps d'une soirée, juste plus loin mais je suis décidé à ne pas être trop entreprenant parce que j'apprécie trop ce petit jeu entre nous. Je termine donc de servir mon client et me dirige vers elle, large sourire aux lèvres.

« Salut beauté. » je lui dis une fois en face d'elle alors qu'elle me salue en disant que cela fait un baille. Vraiment ? Je n'ai pas l'impression que cela fait si longtemps que ça. Quoique... Peu importe. « T'as l'air en forme ? T'as été à la salle, avoue. » qu'elle me dit en me regardant de haut en bas et moi de hausser un sourcil. « Dis donc, ça pourrait totalement être naturel. Ce n'est pas très gentil. » je lui dis, en employant un ton un brin taquin. « Et si tu n'es pas gentille, tu vas devoir partir. Ou payer double ce que tu vas boire. » Petit sourire en coin. « D'ailleurs tu bois quoi ? » Elle me commande un Cosmopolitan, comme souvent quand elle vient. Je prépare donc le cocktail, tout en l'observant du coin de l'oeil alors qu'elle-même m'observe pendant que je lui prépare son cocktail, ce qui me fait sourire un peu plus. C'est toujours agréable d'être le centre d'attention d'une si jolie femme. Je viens déposer le cocktail devant elle et me penche un peu vers elle. « C'est pour moi celui-ci. » je murmure tout bas avec un petit clin d'oeil avant de me reculer. Un regard circulaire pour m'assurer que personne n'attend pour passer commande et je me saisis d'un torchon avant de me mettre à essuyer des verres. « Tu es ravissante ce soir. » je lui dis finalement avec encore une fois un petit sourire taquin. Une petite « vengeance » de sa propre petite taquinerie quelques instants auparavant. Elle n'est pas ravissante que ce soir mais c'est plus taquin d'ajouter ces deux petits mots. « Tu attends quelqu'un ? » Ce dont je ne me formaliserai pas même si je préférerais que non.

Sait-on jamais...




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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 10 Sep - 9:40


Saoirse se doute bien qu’il adopte ce comportement avec toutes les femmes célibataires du bar. C’est son boulot de mettre les clients à leur aise et de les inciter à consommer en les endormant avec de belles paroles… Du moins jusqu’à ce qu’ils aient atteint le verre de trop. Après quoi, les barmans deviennent pour les clients éméchés des relous de service, l’ennemi à abattre qui vous confisque vos clés pour vous sauver la vie ! Tss ! …Un métier qui n’a rien de facile ou d’amusant tous les jours selon la jeune femme. Elle aussi fait dans le social, doit rapidement cerner ses interlocuteurs pour adapter son discours et ça n’a rien de simple. Les soins qu’ils prodiguent sont bien sûr de nature différentes mais tous deux restent au service des autres, leur apporte du bien être et veillent sur leur sécurité.
Quoi qu’il en soit, elle apprécie que le barman du Maureen’s lui apporte exactement ce dont elle a besoin ce soir. Une simple présence, la promesse de conversations légères et agréables pour tuer le temps en attendant qu’une de ses meilleures amies arrive… Et puis il faut dire ce qui est : le fait qu’il soit bien fichu et qu’on puisse se noyer dans ses beaux yeux clairs ne gâche absolument rien !
…Le fait qu’il ne ressemble absolument pas à Ethan Moore surtout.

Son interlocuteur fait mine de se vexer lorsqu’elle complimente sa plastique et elle se contente de sourire, sachant parfaitement qu’il plaisante. Du moins l’espère-t-elle… Payer double ? Avec son salaire d’étudiante en médecine ? Mais le sourire en coin qu’affiche le grand blond termine de la convaincre qu’il ne compte pas mettre ses menaces à exécution. Bien entendu, puisqu’il en pince pour elle.
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Du moins a-t-elle finit par s’en convaincre. Il y a quelques nuits (ça remonte à au moins deux semaines), il s’est montré un peu plus insistant que d’habitude et lui a fait la conversation - épisodiquement à cause des autres clients à gérer - jusqu’à la fermeture. Il lui a proposé de la raccompagner mais elle a refusé. Pas parce qu’elle n’avait pas envie qu’il la raccompagne et que les choses aillent plus loin, mais parce qu’elle a eu peur de le décevoir et de se débiner à la dernière seconde. Tout ça à cause de cette foutue agression qui hante encore ses pensées. De moins en moins fréquemment cependant… Et peut-être que ce soir, tout ira bien.
En tout cas, l’interne s’est fait la leçon et a décidé que, si le serveur lui proposait de la reconduire chez elle, cette fois-ci : elle accepterait. D’où son envie de connaitre son véritable prénom, plutôt que de lui en inventer un différent chaque soir, selon son humeur… C’est un jeu amusant, mais il est temps d’y mettre un terme et qu’ils passent aux choses sérieuses.
Enfin façon de parler, Saoirse ne compte pas vraiment s’engager dans une relation à ce stade. Du moins pas avec lui…

La jeune femme se commande un Cosmopolitan classique pour entamer sa soirée, et tire son portable de son sac en attendant que sa boisson soit prête. Taylor lui a répondu qu’elle comptait passer mais n’arriverait pas avant une heure. Une heure à tuer, ce n’est pas si terrible… Elle fait glisser ses doigts sur le clavier de son portable pour répondre à son amie, et envoie le message au moment où le barman revient lui tendre son verre.
« C’est pour moi celui-ci » lui glisse-t-il en se penchant par-dessus le comptoir pour créer une ambiance plus intimiste entre eux.
« Tu n’as aucune volonté » lui répond la jeune femme sur le même ton, rapport à ce qu’il lui dit précédemment à propos du fait qu’il comptait lui faire payer ses consommations le double de leur prix.
Là-dessus, elle attrape son verre et en avale une gorgée, sans quitter des yeux son interlocuteur. Parfait. Il continue de lui sourire, appréciant visiblement ce petit manège autant que Saoirse, puis fait un tour d’horizon et reprend son boulot. Il se met à astiquer des verres non loin d’elle, pour lui laisser l’opportunité de lui parler si elle le souhaite. Mais Saoirse préfère se faire désirer et, il suffit de quelques ridicules petites secondes au grand blond pour craquer.
« Tu es ravissante ce soir » lui fait-il remarquer, affichant un sourire espiègle auquel elle répond en lui tirant la langue malicieusement. Nouvelle gorgée de son Cosmo pendant qu’il lui demande si elle attend quelqu’un.
« Une amie. Elle me rejoindra d’ici une petite heure… Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de tout ce temps » fait-il mine de se lamenter, appuyant sa joue sur la paume de sa main, accoudée à la surface polie du bar. « En plus… Ne le répète pas mais : je crois que le barman essaie de m’enivrer pour mieux me draguer. Il m’offre des consos gratuites, me complimente et il ne m’a même pas donné de cacahuètes pour éponger toute cette vodka. Tu crois que je devrai m’inquiéter ? » ajoute-t-elle en se redressant, couvrant sa bouche ouverte en un o de surprise surjouée.    


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Ven 22 Sep - 16:59

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Ce serait dommage. Qu’elle attende quelqu’un. Parce qu’elle me plaît, que notre petit jeu me plaît, et que si un mec se pointe il va faire cesser le jeu. Un jeu que j’aimerais bien pousser plus loin d’ailleurs. Disons que le jeu du chat et de la souris c’est bien, c’est amusant, mais attraper la souris est quand même très agréable, surtout quand la dite souris est particulièrement charmante. Un peu de malice de la part de Saoirse quand elle me tire la langue après mon compliment, et j’esquisse un petit sourire. J’aime son attitude, son petit caractère, de ce que j’en ai aperçu en tout cas. La réponse vient rapidement et la jolie blonde m’annonce qu’elle attend « une amie ». Bien. Elle n’a donc pas rendez-vous avec un autre mec, c’est déjà ça. La dite amie va la rejoindre d’ici une heure et quand Saoirse se demande à voix haute ce qu’elle va bien pouvoir faire jusque là, une image me vient. Plusieurs en fait même. Des images qui font monter ma température en une seconde. Des images qui me donnent subitement envie de prendre une pause et de l’emmener avec moi pendant ma pause. Parce que tout à coup, le jeu devient encore plus grisant. Je continue d’essuyer mes verres, qui en fait n’ont plus vraiment besoin de l’être : ils sont propres, secs, mais au moins ça m’occupe les mains. Et voilà que Saoirse s’accoude au bar, ma température augmente encore un peu, et mon sourire, lui se fait plus malicieux quand elle parle du barman, du fait qu’il essaye de l’enivrer pour la draguer. Un petit rire s’échappe de mes lèvres quand elle parle des cacahuètes oubliées. Puis vient cette petite question, ce petit surjeu de sa part. Et moi, je repose le verre propre et sec, glisse mon torchon sur l’épaule.

« T’inquiéter ? Je ne crois pas non. » je lui réponds en me détournant d’elle avant d’aller récupérer une petite assiette où trônent des cacahuètes que je pose juste devant elle. Un regard à mon collègue qui gère, et à mon tour de m’accouder au bar, me rapprochant ainsi de Saoirse. « Je ne cherche pas à t’enivrer ma belle. La conso gratuite c’est pour te faire plaisir. C’est parce que ça me fait plaisir te te faire plaisir. » Je marque un petit silence, laissant ma main se perdre près du verre, près de la main de Saoirse qui tient le verre. Petit sourire en coin. « Pour la drague par contre je suis démasqué. » Je me penche encore un peu. « Mais j'espère ne pas avoir besoin de te faire boire pour te plaire. » Regard entendu et lourd de sens. Très, très lourd de sens. « Ce serait assez vexant… » Mes doigts s’approchent des siens mais je suis rappelé à l’ordre par mon collègue qui a visiblement besoin d’aide. Je fixe encore un instant Saoirse droit dans les yeux, toujours avec ce regard lourd de sens. « T’échappe pas. » je souffle  en lui souriant avant de me redresser et de m’éloigner.

Effectivement, mon collègue galère car un groupe d’une dizaine de personnes viennent d’arriver. Je lui prête donc main forte pour préparer les boissons, tout en jetant de temps à autres de petits regards en coin à Saoirse, toujours assise au bar à siroter son cocktail. Le souci, qui ne devrait pas en être un puisque je suis là pour bosser, est que d’autre personnes arrivent. Les clients se sont visiblement donnés le mot pour arriver tous en même temps. Là encore des petits regards en coin pour Saoirse, je mime même un « désolé » silencieux à un moment donné puisque je ne peux pas la rejoindre pour lui faire la conversation. Quand, au milieu du service, je reporte pour la énième fois mon regard sur Saoirse, c’est pour m’apercevoir qu’elle n’est plus là. Le verre est vide et je la cherche du regard : je ne la vois pas. Peut-être qu’elle a décidé d’aller attendre son amie dehors. Peut-être qu’il n’y a pas vraiment d’amie, qu’elle était venue pour moi et qu’elle s’est lassée d’attendre. Tout un tas de « peut-être » qui font que je me renfrogne et qui font que, quand c’est tout à coup plus calme, toujours aucun signe de Saoirse. « Je prends une pause. » je lance avec amertume à mon collègue, ne lui laissant pas le choix. Je pose mon torchon et sors de derrière le bar pour aller récupérer mon paquet de cigarettes dans mon blouson rangé dans la salle du personnel. C’est quand je ressors de la dite salle, la clope posée au-dessus de l’oreille et mon briquet dans la main que je tombe nez à nez avec Saoirse. Surprise. Très agréable surprise. Est-ce que c’est un hasard ? Est-ce qu’elle était aux toilettes ? Est-ce qu’elle a attendu que je m’éclipse pour s’éclipser aussi ? Peu importe au fond, le principal étant qu’elle ne soit pas partie, et que nous nous retrouvions à l’abri des regards, au calme. Seuls. Pour la première fois. Je souris.

« J’ai cru que tu avais pris la fuite. » je lui dis en m’appuyant contre le mur et en rangeant mon briquet dans la poche arrière de mon jean. « Je prends une pause. J’allais fumer une cigarette mais bon… A tout hasard, t’aurais mieux à me proposer ? »

Le jeu prend une autre tournure et c’est elle qui a les dés entre ses mains.
A elle de décider de les jeter ou d’arrêter la partie.





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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 24 Sep - 9:02


Un sourire vient creuser une fossette dans sa joue tandis que le barman s’éloigne pour aller lui chercher le petit bol de cacahuètes qu’elle vient plus ou moins subtilement de lui commander. Elle vérifie qu’il en prenne bel et bien une neuve plutôt que de faire dans le recyclage. C’est bien connu, il n’y a rien de plus sale qu’un bol de cacahuètes dans un bar… Mais inutile de parler matières fécales avec lui, là tout de suite. L’irlandaise devine que ça casserait un rien l’ambiance.
Elle pioche quelques uns des arachides pendant qu’il se débat tout seul et tente de se justifier. Saoirse ne lui en demandait pas tant à vrai dire, mais c’est drôle à voir et écouter. Agréable à l’oreille…  
« Si tu ne le sais pas encore, il va sérieusement falloir que je revois ma propre technique de drague » lui glisse la petite blonde, juste avant que le devoir n’appelle son interlocuteur en d’autres lieux. Dire qu’elle est un peu déçue serait une euphémisme. En même temps, c’était à prévoir puisqu’elle vient à l’improviste et sur son temps de travail.  
Elle fait la moue mais le laisse bien évidemment s’éloigner pour aller aider son collègue à gérer une nouvelle fournée de clients. Une belle tablée qui, elle l’espère pour eux, sera généreuse en pourboires… L’interne ne se gêne pas pour suivre du regard le barman et le mater copieusement.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est bien bâti… Il doit faire dans les un mètre quatre-vingt et possède la carrure d’un quarterback. Il devait avoir un succès fou auprès de la gente féminine durant sa scolarité. En même temps, il dégage quelque chose de très…doux ? Ce n’est pas tout à fait le bon terme mais Saoirse n’arrive pas à en trouver d’autre. Une force gronde en lui, c’est évident, et il se contrôle pour ne pas la laisser se déchainer perpétuellement. Elle le remarque à la manière dont sa mâchoire travaille parfois quand il s’adresse à des clients irrespectueux. Je pourrai te faire mal mais je ne m’y abaisserait pas semble-t-il leur dire. Il est le genre de type à protéger ce et ceux qu’il aime et avoir connu la perte.
Du moins c’est ce qu’elle s’imagine en le voyant et ce qu’elle déduit de leurs quelques échanges.
« C’est ça ma grande… Tu ne connais toujours pas son prénom mais tu as déjà cernée sa personnalité » s’autocritique-t-elle avant de porter son verre à ses lèvres. « Corsé » commente Saoirse après avoir avalé sa seconde gorgée du liquide. Il a eu la main lourde…ou bien s’est laissé un peu distraire.
En parlant de distraction… Elle le surprend en train de zieuter dans sa direction. Elle répond  son sourire par un autre, puis s’intéresse à son téléphone portable pour faire part de son avancée à Taylor qui ne devrait pas trop tarder à la rejoindre.  
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Les minutes continuent de s’écouler sans que le barman ne réapparaisse à ses côtés. Saoirse commence à trouver le temps long et doit économiser sa batterie si elle veut être certaine de pouvoir faire appel à un Uber pour rentrer, auras où elle abuserait encore un peu d’alcool. Elle vient d’ailleurs déjà de terminer son verre… Abandonnant donc l’idée de lancer une application de jeu sur son smartphone ou d’envoyer des SMS à toutes ses amies, elle se rabat sur une autre activité : celle de vider sa vessie. Empotant son sac à main, elle descend donc de son tabouret pour se rendre dans les toilettes du Maureen’s Tavern où elle en profite pour vérifier son allure et se remettre une touche de rouge à lèvre.    
Un doute l’envahi alors qu’elle observe son reflet dans l’un des miroirs. Qu’est-elle en train de faire ? Que fait-elle là ? Qu’attend-t-elle du barman au juste ? Elle devrait être chez elle, peut-être en train d’attendre un message d’Ethan… Ou de Reese ?
Elle a eu un ou deux petits amis au cours de son existence, mais en temps normal, elle préfère les histoires sans lendemain. Surtout depuis qu’elle est sur le sol américain. Avant, son excuse pour ne pas s’engager dans quoi que ce soit de véritablement sérieux  était qu’elle ne comptait pas rester à Belfast mais souhaitait s’éloigner le plus possible du domicile familial. Une fois à Chicago, elle voulait se concentrer sur ses études. Ensuite il y a eu son agression et maintenant…maintenant elle n’a plus d’excuse. Alors elle s’amourache, passe de bras en bras, se refusant de se poser.
Alors qu’est-ce qu’elle attend de cette soirée ? Rien. Sans quoi elle n’aurait pas fait appel à Taylor… Elle a elle-même placé un obstacle sur son chemin. C’est totalement idiot… Irresponsable et possiblement cruel. Et si elle n’a jamais été un modèle de droiture, Saoirse aime se vanter qu’elle n’a jamais été volontairement mesquine. Mais son attitude n’est pas correct. Ni envers le barman, ni envers Ethan et encore moins envers Reese. Il faut qu’elle arrête. Son père aurait sans doute honte d’elle.
Tout à coup, soutenir son propre regard lui devient pénible. Puis finalement impossible. Alors elle ramasse son sac à main et s’éloigne prestement des cabinets, prenant la direction de la sortie. Elle garde ses yeux dirigés vers le sol pour ne pas risquer de croiser le regard interrogateur de l’homme avec qui elle a échangé quelques mots et se faisait un plaisir de lui faire plaisir…

L’air frai de ce début de soirée lui remet les idées en place et Saoirse est maintenant convaincue d’avoir pris la bonne décision. Elle contourne la bâtiment pour rejoindre une station de métro et… Tombe nez à nez avec le barman qu’elle cherchait justement à éviter.
« Hey » lui sourit-elle, se sentant rougir, prise sur le fait…
Mais l’homme qui lui fait face ne semble pas capter les signaux de détresse que son regard a momentanément envoyés. Peut-être a-t-il mis ça sur le compte de la simple surprise, ou alors a-t-il décidé de ne pas les voir… Quoi qu’il en soit, il lui sourit en retour.
« J’ai cru que tu avais pris la fuite » lui lance-t-il, accélérant les battements déjà affolés de son coeur…
« Qui ça, moi ? Non, pourquoi j’aurai fuis ? Je venais juste…prendre l’air. Et je te signale que c'est toi qui m'a abandonnée, seule, au bar, à la merci de tous les dragueurs » improvise Saoirse en croisant les bras sur sa poitrine, essayant d’aborder une attitude détachée.
Il lui fait savoir que, de son côté, il a décidé de prendre une pause cigarette. A mois qu’elle ait mieux à lui proposer. Oh Seigneur…  
« J’aurai bien proposé une partie de paintball mais j’ai pas mon équipement, c’est trop bête » décide-t-elle de blaguer, gardant ses distances avec le barman.
Elle sait bien qu’il attendait une autre réponse mais elle est incapable de la lui donner. Pourtant il lui plait, physiquement parlant et au-delà. Tout comme Ethan. Et comme le tatoueur tatoué du West Side qu’elle n’a plus rencontré depuis un moment.

Le silence se prolonge un peu et Saoirse se sent obligée de le rompre, avec la première chose qui lui passe par la tête.
« Je viens de réaliser que je ne connais toujours pas ton nom.  »

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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Mar 26 Sep - 17:05

You found a home in all your scars and ammunition.


Alors ? Jeu ou pas jeu ? Décidée à aller plus loin ou pas décidée ? Je n’imagine pas un seul instant qu’elle ait envie de faire marche arrière, pas un seul instant non vu la façon dont elle me regardait il y a encore une dizaine de minutes, vu la façon dont elle me lançait tout un tas de sous-entendus, certains pas si sous-entendus que ça d’ailleurs. Un petit sourire en coin, un regard entendu et j’attends qu’elle me confirme qu’il est temps pour nous d’avancer dans le jeu, de déplacer nos pions pour s’approcher de la fin du plateau de jeu. Sauf qu’elle recule son pion Saoirse, elle le recule. Alors que je m’attends à ce qu’elle s’approche de moi, à ce qu’elle pousse le jeu plus loin, à ce qu’elle m’aguiche peut-être même un peu pour que moi je fasse le premier pas, ou qu’elle fasse elle-même le premier pas. Je n’attends que ça parce que je ne peux pas nier avoir envie de goûter à ses lèvres et davantage encore. Et maintenant que nous sommes seuls dehors, l’envie de fait encore plus pressante. Mais non. Rien de tout cela de sa part. Elle me parle soudain de paintball en blaguant, se détournant ainsi de ce à quoi moi je pensais, de ce à quoi elle m’a fait penser. Je ne suis pas vexé. Ni contrarié. Juste dubitatif parce que je ne comprends pas ce soudain revirement de situation. Est-ce que j’ai dit quelque chose ? Fait quelque chose ? Elle n’a clairement plus la même attitude. Elle met de la distance. Quelque chose cloche. Je ne me sens pas l'audace de lui poser la question, là, comme ça, parce que cela risque de la braquer encore plus. Alors je me contente de lui adresser un sourire et de récupérer ma cigarette pour l’allumer. J’en savoure une première bouffée, une seconde, et je soupire longuement, laissant bien volontiers le goudron s’infiltrer dans mes poumons et la nicotine faire son petit effet dans mon organisme. Je m’adosse contre le mur et lève les yeux vers le ciel, repensant à tout ce que j’ai dit et j’ai beau chercher, rien ne me vient. Est-ce que c’est parce que je suis parti aider mon collègue ? Non puisque là, elle m’en a parlé sur un ton léger, il ne m’a pas semblé qu’elle avait été vexée…

« Je viens de réaliser que je ne connais toujours pas ton nom. »

Elle brise le silence, me sort de mes pensées et je retourne mon regard vers elle. Je l’observe quelques instants en silence puis esquisse un sourire.

« C’est vrai. »

Je glisse ma cigarette entre mes dents, me redresse un peu et me mets face à elle avant de lui tendre ma main droite.

« Cillian. »

J’attends qu’elle se décide à me serrer la main. Il me semble voir un voile passer dans ses yeux, un voile dont le sens m’échappe encore une fois et quand elle serre enfin ma main, je lui coupe un peu l’herbe sous le pied.

« Je pourrais prétendre que je ne connais pas ton prénom mais ce serait mentir. Je l’ai vu sur ta pièce d’identité une fois. J’ai pas été assez rapide pour tout voir, et pas assez curieux aussi mais… Enchanté Saoirse. » j’ajoute donc avec un sourire plus large avant de récupérer ma main.

Nouvelle taffe tirée sur ma cigarette. Prononcer ce prénom à voix haute me fait quelque chose. Je me rappuie contre le mur tout en continuant de regarder Saoirse.

« J’adore ce prénom. Une de mes sœurs s’appelle comme ça. »

Le regard qui se perd un peu dans le vide alors que je songe à Saoirse, à Troian, et mon sourire qui se perd aussi doucement. Elles me semblent encore plus loin qu’à une époque maintenant que je suis installé, patché. Est-ce que je les rencontrerai jamais ? Je baisse un peu le visage et soupire avant de reporter mon attention sur Saoirse dont l’air m’intrigue. Elle a encore changé. Je ne saurais pas vraiment définir ce que je lis en elle mais ça n’a véritablement plus rien à voir avec son attitude au bar. Et ça me contrarie parce que je n’aime pas blesser les gens. Enfin, pas sans raison en tout cas… Alors ça finit par sortir.

« Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Dit quelque chose de mal ? Je demande parce que… Enfin… » Je me gratte un peu la nuque avant de tirer une nouvelle taffe sur ma cigarette. « Je te trouve différente par rapport à tout à l’heure et j’ai beau chercher j’arrive pas à mettre la main sur ce que j’ai pu faire qui cloche. Et faut me le dire parce que si j’ai fait quelque chose qui t’a déplu, je risque de le refaire si tu ne me le dis pas… »

C’est que je l’aime bien. J’aime notre jeu, je voudrais qu’on le pousse plus loin mais elle, je l’aime bien.




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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Ven 29 Sep - 22:31


Cillian.
Quelles étaient les chances pour que ce type qui lui a tapé dans l’oeil se prénomme comme son demi-frère ? Voilà bien un sujet auquel la jeune femme n’avait aucune intention de penseuse soir. Comme si elle ne se sentait pas suffisamment coupable et minable comme ça ce soir… Il existe un Dieu, c’est certain, et il lui en veut. Et ça n’a rien d’étonnant puisqu’on ne peut pas dire que Saoirse ait vraiment été un modèle de vertu ces derniers mois. Elle n’a pas mis les pieds dans une église depuis des années maintenant. Même pas à Noël, même si elle a assuré à sa mère qu’elle le fait chaque année depuis qu’elle se trouve sur le sol américain… Elle est une menteuse. Une menteuse libidineuse, arrogante, qui utilise les homes comme des kleenex. Ca lui vaudra bien des dizaines de Je Vous Salue Marie ça…
Et comme si elle n’était pas assez tourmentée par ses sentiments contradictoires, voilà que le troisième représentant de la gente masculine avec qui elle comptait avoir une aventure se prénomme comme son demi-frère. Ce demi-frère qu’elle est venue rencontrer et qu’elle n’a même pas pris la peine de retrouver…
Le Karma est une chienne, comme ils disent.
Alors qu’elle se sent encore plus mal à l’aise et frictionne nerveusement ses épaules de ses mains, comme pour se réchauffer, il lui annonce qu’il connait déjà son prénom. Alors tout ce temps, il a fait semblant de l’ignorer ? Parce que c’était l’un de leur jeu : se donner des identités complètement loufoques et déjantées le temps d’une soirée pour la pimenter un peu et se détendre. Et pendant tout ce temps, en réalité, il connaissant son prénom… Saoirse n’arrive pas à savoir si elle est déçue qu’il lui ait caché la vérité ou flattée qu’il se soit tue pour la suivre dans ses délires.
L’option numéro deux serait bien plus facile à choisir si elle ne se sentait pas si mal vis à vis de l’homonyme de son demi-frère, rejeté par leur père dès sa naissance. Elle n’a pas envie de choisir la facilité, de s’offrir le barman en récompense alors qu’elle ne le mérite pas. Bon et puis maintenant qu’elle sait qu’il s’appelle comme son frère, c’est trop bizarre, il faut l’avouer !  
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Et quand il retire sa main de la sienne pour ajouter que sa soeur porte le même prénom qu’elle, Saoirse voit ça comme un signe évident du destin. C’est un NON en lettres capitales, en néons fluorescents. Il vient sans le savoir de laisser claquer la porte des possibilités pour entrer dans la friendzone… Sorry, not sorry…
« Oh… C’est…curieux. »

C’est tout ce qu’elle arrive à lui dire, sentant le malaise l’envahir encore un peu plus. L’interne n’aspire plus qu’à fuir. Tant pis pour son rendez-vous avec Taylor. Elle l’appellera sitôt qu’elle aura pu fuir cette conversation pour lui dire que le bateau "Barman Sexy" vient juste de quitter le port, de manière totalement définitive. Encore qu’il faut plutôt qu’elle lui raconte tout ça dans les détails. La coïncidence est trop énorme ! Elle lui donnera rendez-vous dans un autre bar du quartier pour faire le débriefing de cette soirée étrange.
Tu ne devineras jamais Tay ! Le barman sexy s’appelle comme mon frangin ! Tu sais, celui que je suis censé rechercher ! Imagine que ce soit lui ! Après tout, il est blond aux yeux clairs, comme Papa, il a la même carrure…la même mâchoire… Il vit à Chicago, comme mon demi-frère et il porte le blouson d’un MC ! Ce qui est assez fun parce que mon demi-frère a été élevé par un motard qui appartenait à un club célèbre de Chicago et…
Le coeur de la jeune femme s’emballe tout à coup. Comment s’appelait ce gang déjà ? Jusque là, seule la mention "Prospect" apparaissait sur le blouson de cuir du barman mais depuis quelques temps, il porte le nom et le logo de son MC. Il a été promu, a intégré le club pour de bon. Il ne porte pas le dit blouson à cet instant et le retire visiblement pour bosser, mais Saoirse l’a vu le porter de loin et enfourcher sa moto un soir où elle a fait la fermeture du Maureen’s…
« Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? » lui demande tout à coup son interlocuteur, l’arrachent à ses raisonnements. La petite blonde a bien du mal à se concentre sur ce qu’il lui dit. Ce qui cloche ? Ce qu’il a fait ?
Comment s’appelle ce maudit club de motards ! Je le sais ! J’ai lu ces lettres un millier de fois !  
« …quelque chose qui t’a déplu, je risque de le refaire si tu ne me le dis pas… » poursuit le barman avec un air sérieux qu’elle ne lui connait pas et qui le fait sérieusement ressembler à…
Non ! Arrête ça tout de suite ! Tu te montes la tête ! Il y a sans doute des tas de Cillian à Chicago !
Mais…et si…

Le Cillian en question attend une réponse à sa question. Et il a droit à une réponse bien entendu. Sauf que Saoirse est à présent obsédée par autre chose, par d’autres questions. Une question en particulier…
« C’est juste que… Mon statut relationnel sur Facebook serait assurément "C’est compliqué" en ce moment. Et je ne voulais pas t’imposer ça. Je… Excuse-moi, il faut que je te pose une question moi aussi. Ca va te sembler complètement à côté de la plaque mais…c’est important. J’ai besoin que tu m’ôtes d’un doute parce que je suis en train de flipper grave là en fait. »
Et c’est la vérité. Elle tremble. Saoirse sait bien que les chances que le hasard ait bien fait les choses sont infimes en fin de compte. Ces choses là n’arrivent qu’au cinéma ! Quoi que…en réalité, des histoires de dingues de ce genre, justement, elle en lit des tas sur son mur Facebook. La jeune femme adore les parcourir et s’imaginer être réunie avec son demi-frère de manière totalement rocambolesque.
« Tu appartiens à un…club, non ? Un club de motards ? » lui demande-t-elle, au moment où le nom du dit club lui revient en mémoire. Les battements de son coeur s’accélère encore dans sa poitrine alors qu’elle lutte contre l’envie de se taire à jamais par peur de découvrir qu’elle a raison ou tort… « Comment s’appelle ce club ? »

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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 1 Oct - 9:23

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Alors, d'où vient le problème ? Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour la faire changer si subitement d'attitude à mon égard ? C'est très frustrant de ne pas savoir, de ne pas comprendre. Très, très frustrant. Et puis je ne peux pas m'empêcher de penser à d'autres filles avec lesquelles j'ai pu jouer un peu de cette façon. Est-ce qu'à elles aussi j'ai fait quelque chose que je n'aurais pas dû faire ? Ou dit quelque chose que je n'aurais pas dû dire ? Est-ce qu'il y a une chose qui revient, qui me fait passer pour un connard et dont je n'ai pas le moindre idée ? Manquerait plus que ça tiens... Donc ? Donc j'attends qu'elle daigne me répondre, je ne peux rien faire d'autres, et son air à la fois contrarié et songeur ne m'aide pas dans ma petite crise de parano. Lorsqu'elle se décide enfin à prendre la parole, je ne la sens pas particulièrement à l'aise avec l'idée de s'expliquer mais elle le fait pourtant. Ou tout du moins en partie. Elle m'avoue que sur Facebook sont statut relationnel serait « c'est compliqué ». Donc elle n'est pas célibataire, ou pas totalement, ce qui me fait froncer les sourcils parce que pourquoi le jeu si elle est en couple ou même si elle est dans une relation compliquée ? Ou en tout cas, pourquoi le faire si au final elle n'avait pas l'intention de pousser le jeu jusqu'au bout ? Finalement qu'elle soit e couple ou pas n'a pas de réelle importance, je ne pose pas ce genre de questions puisque je ne tiens pas à me poser, à m'engager, peut-être même ai-je déjà couché avec des femmes mariées sans le savoir mais j'ai couché avec elle. Visiblement, Saoirse n'avait pas l'intention d'aller jusque là, c'était du simple flirt, un jeu qu'elle ne voulait pas pousser à son paroxysme. Vexé ? Non. Contrarié ? Un peu. Frustré ? Beaucoup. Parce que j'ai voulu goûter ses lèvres tant de fois et je sais à présent que jamais je n'y goûterai car non, je ne vais pas m'amuser à continuer le jeu, et je ne vais certainement pas la forcer. Et elle a de la chance. Elle a de la chance car d'autres types auraient pu mal réagir... Il ne faut pas qu'elle fasse ça. Il ne faut pas qu'elle se mette en danger comme ça. Je dois lui dire. Je dois absolument la mettre en garde.

Encore faudrait-il qu'elle m'en laisse le temps.

Elle dévie tout à coup, s'excuse car elle doit elle aussi me poser une question. Froncement de sourcils, je secoue un peu la tête ne comprenant pas cet nouveau changement, ce nouveau tournant. J'ai un peu du mal à la suivre ce soir. Mes sourcils se froncent davantage quand elle m'avoue que sa question va me sembler complètement à côté de la plaque. Elle a visiblement besoin que je lui retire un doute, je ne vois pas bien lequel. Mais quand elle me dit qu'elle est en train de « flipper grave », je ne peux pas prétendre que ça ne m'inquiète pas. Je ne comprends pourquoi elle flippe c... Oh. Elle a peur que je lui fasse du mal, c'est ça ? Elle a peur que je m'emporte parce qu'elle ne couchera pas avec moi ? Sans doute vu la façon dont elle tremble. Mes sourcils se détendent, mon corps entier se détend, je tire une nouvelle taffe sur ma cigarette, amorce l'esquisse d'un sourire décidé à la rassurer. Ce n'est pas grave qu'elle ne veuille pas, ce qui est plus grave c'est d'avoir cherché un homme en sachant qu'elle allait refuser de le trouver. On en revient à ma mise en garde. Donc : première étape la rassurer, deuxième étape lui faire un peu la morale. Je pense avoir le temps de la couper, je pense avoir le temps de ne pas lui laisser le temps de me demander quoi que ce soit mais elle me coupe encore une fois l'herbe sous le pied. « Tu appartiens à un... Club, non ? » Je me fige. « Un club de motards ? » Mon visage se ferme. Automatiquement, il se ferme. Pourquoi elle se met à me parler du MC maintenant ? Pourquoi elle met ça sur le tapis ? Et plus exactement, qu'est-ce que ça peut bien lui faire ? « Comment s'appelle ce club ? » Je fais un pas en arrière, tire sur ma clope, reste silencieux alors que la dite clope se retrouve au sol et écrasée avec mon talon. J'observe Saoirse de haut en bas, je cherche à comprendre pourquoi... Pourquoi ? Je me repasse tous ses derniers mots dans mon esprit, essaye de faire un lien pour saisir comment nous en sommes arrivés à cette situation. Elle a dit qu'elle avait besoin de me poser une question parce qu'elle flippait grave. La question porte sur les KOS. Elle sait que j'appartiens à un club mais a besoin de s'assurer que c'est ce club-là. KOS... Flipper... Presque dans la même phrase. Est-ce qu'elle a des dettes envers eux ? Est-ce qu'ils ont un passif ensemble ? Pire, est-ce que mes frères lui ont fait du mal ? Même un seul ? Est-ce que c'est pour ça qu'elle a l'air d'avoir autant peur ? Ce serait logique puisqu'il est certain qu'elle m'a vu avec mon blouson, sinon elle n'aurait pas posé la question de cette façon.

Tout ça ne me plaît pas.

Je soupire, refais un pas vers elle. Si mon visage est moins fermé, les traits sont soudain teintés d'une colère naissante sourde. Que lui ont-ils fait ?

« Kings Of Speed. » je réponds sans détour parce qu'il vaut mieux que je sois honnête si je veux démêler tout ça. Et je la vois pâlir un peu plus. C'est sûr maintenant, il s'est passé quelque chose avec eux. J'ai envie de poser mes mains sur ses épaules pour la rassurer mais je ne le fais pas. Je ne le fais pas parce que je crains qu'elle n'aie peur de moi si je le fais. A la place je serre les poings. Juste. Et ma mâchoire se crispe. « Quoi ? Ils t'ont fait quelque chose ? Ils t'ont fait du mal ? Il faut me le dire s'ils ont fait quoi que ce soit. Il faut vraiment me le dire. Faut pas que t'aies peur de moi, d'accord ? Je te ferai jamais de mal Saoirse et si un de mes frères t'a fait quoi que ce soit, je peux t'assurer que je vais lui faire passer l'envie de recommencer. »

C'est dit. Dans un cas comme celui-ci, frère ou pas, ça n'a pas d'importance : pas quand on s'en prend à une femme.

Si seulement je savais à quel point je suis totalement à côté de la plaque...




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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 1 Oct - 23:18


Kings of Speed. C’est de ce club que son demi-frère caché, Cillian, parlait dans ses courriers. Un club de motards auquel son beau-père appartenait. Sauf qu’il ne l’appelait pas comme ça, il l’appelait son père dans ses courriers… Parfois ça l’a choquée, agacée, le plus souvent, ça l’a attristé. Elle a toujours admiré son père, l’a adulée en étant plus jeune. Troian a toujours été proche de leur mère et elle de leur père, chacun un parent en fin de compte. Elles ignoraient qu’il y avait un troisième enfant avec qui partager. Saoirse a toujours eu du mal à associer son image de son père et celle de Cillian, à les faire cohabiter dans son esprit. Elle s’est éloignée de lui sitôt qu’elle a su ce qu’il avait fait, lorsque la mère biologique de CIllian est venue lui déposer les lettres rédigée par son fils… Cette distance brutalement instaurée par la petite blonde leur a fait du mal à tous les deux et l’a beaucoup culpabiliser durant son adolescence. Elle voulait le détester et en même temps…il lui manquait, ce père présent pour elle et absent pour son troisième enfant.

Kings of Speed. KOS, pour faire plus court. C’est ce qu’il écrivait le plus souvent, pour aller plus vite. Elle revoit son écriture brouillonne, ses pattes de mouche parfois difficile à décrypter. L’admiration de son demi-frère pour le club de motards transparaissait dans chacune de ses lettres. Jusqu’à ce que son beau père soit assassiné.
Cillian ne lui a jamais écrit à propos de cela, c’est sa mère qui lui en a parlé en venant lui déposer le carton contenant ses lettres, dessins et quelques babioles qu’elle a gardées précieusement. Son demi-frère prévoyait de devenir quelqu’un. Quelqu’un de bien… Un pompier. Mais après la mort de son père, trahi par les siens, par son propre club : il a perdu pied. La mère de Cillian a fait de son mieux pour lui parler de cette période sombre, mais ses souvenirs étaient flous à cause de l’alcool et des drogues qu’elle consommait pour oublier, s’évader. C’est dans l’espoir de retrouver son fils qu’elle a fait le voyage jusqu’en Irlande, espérant l’y trouver dans une nouvelle famille. Quand elle a comprit que ce n’était pas le cas, elle s’est mis en tête de réclamer des fonds à son père pour pouvoir engager un détective, pour donner une voix à ce fils disparu sans laisser de trace. Ce fils meurtri, seul, abandonné par son père à la naissance, privé de son père de substitution par sa propre famille et abandonné par la suite par sa mère qui lui avait préféré l’alcool et…
 
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Kings of Speed…Combien de fois leur nom a-t-il été cité aux Urgences et dans la presse ? Comment a-t-elle pu oublier ? Parce qu’elle l’a bien voulu…parce que c’était plus simple et moins douloureux.  
« Kings Of Speed » lui répond-t-il immédiatement.
Saoirse sent ses jambes faiblir. Elle a toujours été pâle mais sa peau perd encore quelques teintes alors qu’elle réalise qu’elle fait peut-être - très certainement - face à ce frère qu’elle a toujours voulu rencontrer, qu’elle a eu l’impression de connaitre au travers de ses lettres.
Non, c’est impossible. Tu connais ce type depuis des mois ! Depuis plus d’un an Saoirse ! Ce n’est pas possible !
Interprétant son attitude comme de la peur - il y a bien un peu de cela - il s’empresse de lui poser des questions, de se renseigner pour savoir si l’un de ses frères lui a fait le moindre mal.
Ce ne sont pas tes frères ! Ils ne sont pas ta famille ! C’est moi ta famille ! a-t-elle envie de lui rétorquer, sauf qu’elle n’est pas capable de prendre la parole. SI elle ouvre la bouche, tout ce qu’elle va faire, c’est vomir. Elle le sent.
La jeune femme porte une main à son estomac noué comme jamais et se penche en avant.
« J’vais être malade » articule péniblement Saoirse, prise de haut le coeur, s’appuyant au mur le plus proche. Elle a les oreilles qui bourdonnent, un goût acide  et désagréable dans la bouche. La jeune femme ferme les yeux en attendant que son malaise passe. Pensant bien faire, Cillian appose sa main sur son épaule et s’inquiète de son état.
Elle repousse son bras, ne sachant pas comment réagir. C’est trop surréaliste. C’est complètement fou ! Elle se tient à côté de lui ! Depuis des mois, elle le croise sans cesse et… Elle l’a dragué. Elle a été sexuellement attirée par lui. Par son demi-frère !
« Oh Seigneur » s’étrangle la petite blonde, sentant les larmes lui monter aux yeux alors qu’elle s’accroupit en faisant face au mur, appuyant son front contre la brique froide. « C’est pas possible… C’est pas… »
Saoirse couvre sa bouche de sa main et ravale un couinement plaintif. Elle devrait être heureuse, folle de joie, mais pour l’instant, elle est simplement sous le choc. Et puis il y a toujours ce doute… Et si elle se trompait. Et si…ce n’était que des coïncidences ? Pourtant ça ne peut pas être le cas. Il lui a dit qu’une de ses soeurs s’appelait Saoirse, il fréquente le même club, est originaire de Chicago, a le bon âge et maintenant qu’elle a toutes ces informations en mains, elle ne peut pas nier la ressemblance entre lui et son père. Leur père.
Et lorsqu’il lui demande de la laisser l’examiner en lui disant qu’il sait ce qu’il fait parce qu’il a été pompier à une époque : Saoirse n’a plus aucun doute. Cillian est son demi-frère.  

Elle tourne lentement son regard exorbité vers lui, le regardant pour al première fois. Lui ne se doute de rien, il est seulement inquiet, surpris. Et elle…elle… Saoirse ne sait plus. Elle est totalement larguée. Elle éclate de rire alors que les larmes qui envahissaient ses yeux clairs commencent à dégringoler le long de ses joues. Elle l’a trouvé. Ou il l’a trouvée. Peu importe. Il est là.
La jeune femme attrape son visage entre ses mains tremblantes, comme pour s’assurer qu’il est bien réel, qu’elle n’imagine pas tout ça. Il est réel. Sa peau est fraiche, sa barbe naissante lui picote les doigts. Et elle continue de rire et de pleurer de joie.
« C’est toi ! C’est bien toi, je sais que c'est toi » souffle l’interne avant de jeter tout à coup ses bras autour des épaules du jeune homme pour l’éteindre avec force. Le pauvre ne doit rien comprendre, et pour l’instant, elle n’est pas capable de lui expliquer quoi que ce soit. Il va la prendre pour une folle… Et cette idée la fait rire encore plus fort.  


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 8 Oct - 19:38

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Alors quoi ? Est-ce que je vais devoir m'en faire un ou deux pour leur faire comprendre qu'on ne s'en prend pas aux femmes ? Est-ce que je vais devoir les priver de quelques dents pour être certain qu'ils ne recommencent pas ? Le faire ne me dérangera pas parce que j'ai beau ne pas avoir les mains totalement propres, je ne suis pas de ce genre là... Le genre à s'en prendre aux femmes, le genre à laisser ceux qui s'en prennent aux femmes s'en tirer à bon compte. Et la chose a été visiblement très violente puisque Saoirse dit soudain qu'elle va être malade et il est vrai que son teint d'ordinaire déjà pâle a encore plus blanchi que j'ai mentionné le nom du club. Ma colère monte encore plus d'un cran. Je ne sais pas qui a fait quoi mais je vais les fracasser. Vraiment les fracasser et tant pis pour les conséquences. Elle s'appuie contre le mur et je m'approche, pose ma main sur son épaule tant pour lui faire savoir qu'elle n'est pas seule que pour essayer de faire calmer la crise de... Je ne sais pas quoi mais enfin oui, l'idée est de la rassurer sauf qu'elle repousse subitement mon bras et moi... Moi je reste là à l'observer, le bras ballant, partagé entre la colère et l'incompréhension. La colère de ce qu'ils ont pu lui faire pour la mettre dans cet état, l'incompréhension de son rejet vis à vis de moi alors que j'ai été très clair avec elle. Je veux dire, lui faire savoir que quoi qu'il se soit passé je vais leur faire payer ça me semble assez clair non ? Cela veut bien dire que je ne suis pas comme eux non ? Visiblement non. Et je ne sais pas quoi faire. Je suis... Perdu. Est-ce que je devrais la laisser seule ? Dans un tel état je ne peux pas l'envisager mais en même temps elle ne veut visiblement pas de mon aide ni me donner des réponses. Alors pourquoi voulait-elle savoir ? Juste pour ne pas coucher avec l'un d'entre eux, c'est ça ? Son « Oh Seigneur » ne fait que confirmer mes soupçons. Oui, ça doit être ça : elle a été attirée par moi mais elle a percuté après coup avec le blouson et du coup...

Bon.

Je devrais y aller. Non ? Oui ? Je n'en sais rien. Elle murmure quelques mots, dit que ce n'est pas possible et j'ai tout à coup envie de lui répliquer un « j'ai saisi, j'suis pas comme eux au fait... » mais n'en fais rien parce que quoi qu'il se soit passé, elle n'a pas besoin que j'en rajoute une couche. Et puis elle a l'air d'aller de plus en plus mal ce qui m'inquiète. J'ai beau être blessé par son rejet, à mon sens injustifié puisque je ne suis pas à mettre dans le même sac que certains connards, je ne me vois pas ne rien faire. C'est impossible. Parce qu'encore une fois, je suis pas de ce genre-là. Alors, quitte à me faire encore une fois rembarré, je retente une approche.

« Je sais que tu veux pas que je te touche mais t'es vraiment pas l'air bien. Laisse-moi t'aider. J'ai été pompier à une époque. Je te jure, je mens pas pour pouvoir te toucher hein c'est juste... T'as besoin... D'aide... »

Le dernier se meurt parce qu'elle se retourne subitement vers moi avec les yeux écarquillés. Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Je suis de plus en plus paumé là... Sincèrement... Parce qu'elle se met à rire. Puis à pleurer. Est-ce qu'elle a pris quelque chose ? Pour changer aussi subitement d'attitude. ? Oui, ça doit être ça, elle a dû prendre une saloperie et elle est en train de perdre pieds. Et elle va me faire une ov... Oh. Stop. Pourquoi elle me regarde comme ça ? Pourquoi elle m'observe avec cette intensité ? J'écarquille les yeux. Je ne sais pas trop comment le prendre parce qu'elle me regarde comme si j'étais une soudaine apparition divine ou un truc du genre. Oh merde, elle est en pleine hallucination. C'est forcément ça vu la façon dont elle se met à toucher mon visage. Je me demande bien qui elle voit là en fait à ma place... Et quand après un énième rire elle souffle quelques mots avant de se jeter à mon cou pour me serrer contre elle, ma bouche s'ouvre, puis se referme, puis s'ouvre de nouveau. Je suis totalement largué là. Totalement. Elle a dit « c'est toi, je sais que c'est toi » mais c'est qui « toi » ? C'est qui ? Et voilà qu'elle se met à rire encore plus fort et tout ça prend des proportions bien trop... C'est trop étrange pour moi, vraiment trop étrange. J'en ai eu assez. Je suis fatigué. Alors, doucement, car être trop brusque n'arrangerait rien à la situation, mes mains viennent se poser sur ses avant-bras pour la faire relâcher son étreinte. J'insiste jusqu'à ce qu'elle cède.

« Alors, c'est pas que je n'aime pas les câlins, au contraire mais... » je dis en terminant de lui faire retirer ses bras. Et une fois que c'est fait, je la lâche rapidement pour éviter une autre crise de sa part et fait un pas en arrière. « Je pense qu'il est temps d'arrêter là. Je vais t'appeler un taxi, il va te ramener chez toi et hum... » Je déglutis. C'est délicat mais tant pis, je mets le pieds dans le plat. « Je sais pas ce que t'as pris mais tu ne devrais pas recommencer parce que... Enfin, c'est dangereux. Vraiment dangereux. » Raclement de gorge, je me décale un peu sur le côté. « Allez viens, je te ramène à l'intérieur et je t'appelle un taxi. T'iras patienter dans le coin réservé au personnel, au calme. »

Sur quoi j'esquisse un geste pour aller ouvrir la porte. Au moins, à l'intérieur, elle sera en sécurité.



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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Jeu 19 Oct - 18:31


C’est complètement incroyable. Surréaliste, magnifique, troublant, et un tas d’autres choses. Saoirse se perd dans le flot de sentiments qui l’assaillent alors qu’elle étreint son demi-frère. C’est forcément lui. Cette ressemblance avec son père - leur père - est trop criante. Maintenant qu’elle l’a vue, elle se demande comment elle a bien pu s’y rendre pour ne pas l’avoir repérée plus tôt. Et puis il y a sa filiation au club de motards de Chicago, cette histoire de pompier, le prénom de sa soeur qu’il a évoquée un peu plus tôt… Ca ne peut être que lui. C’est le bon Cillian, la jeune femme en est intimement convaincue.
Alors qu’elle continue de rire nerveusement, des larmes dégringolant le long de ses joues pâles, le barman la repousse lentement mais fermement. Elle se laisse faire, comprenant le trouble qui l’habite. Malheureusement, l’idée qu’il puisse la prendre pour une folle ne fait que renforcer son envie de rire… Saoirse s’imagine la scène d’un point de vue extérieure et devine qu’elle a EFFECTIVEMENT l’air d’une folle. Une folle furieuse, en plein craquage, bonne pour l’asile ou au moins se faire prescrire quelques pilules. Si leurs rôles étaient inversées, elle serait déjà probablement en train de lui proposer de lui donner le numéro de téléphone d’un très bon thérapie ou d’appeler la police…
N’osant pas la brusquer, le membre des Kings of Speed lui propose de lui appeler un taxi. Apparemment, le temps où il souhaitait en passer avec elle est révolu. Et elle serait prête à parier toute sa fortune (pas grand chose) que si on lui posait la question, il répondrait qu’elle ne l’attire plus le moins du monde. Saoirse ne peut pas le blâmer pour sa réaction, bien plus normale que la sienne à l’heure actuelle.   
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Elle n’arrive pas à articuler deux mots, à lui expliquer la cause de ses larmes et de son hilarité. Elle rit trop et des sanglots secouent encore trop ses épaules et nouent sa gorge. Cillian lui propose de le suivre du côté de la salle du personnel en attendant qu’un taxi vienne la cueillir et le débarrasser du boulet qu’elle représente pour lui.
Il faut un effort quasiment surhumain à l’interne en médecine pour se calmer. Elle se mord la lèvre, et tente de se concentrer sur sa respiration saccadée pour s’apaiser, se répétant que si elle continue sur cette voie, il va finir par l’assommer pour avoir la paix. Quand elle rouvrira les yeux, elle sera très probablement en cellule capitonnée, équipée d’une superbe camisole de force…
« C’est pas… Ce n’est pas ce que tu crois » finit-elle par articuler, reniflant peu discrètement en essuyant ses joues mouillées de larmes du bout de ses doigts tremblants, alors qu’un sourire ahuri continue d’étirer ses lèvres malgré elle. « Je n’ai rien pris et, contrairement aux apparences, je en suis pas en plein nerveux break-down ou juste folle à lier… C’est… Seigneur, j’ai du mal à y croire… » soupire-t-elle en utilisant cette fois ses mains pour se ventiler le visage. Geste inutile mais peu importe. « Tu ne vas sans doute pas le croire non plus mais… Je ne sais même pas comment t’annoncer ça ! »

Et s’il ne comptait plus la rencontrer ? Si cette envie ne l’animait plus le moins du monde ? Pire ! S’il s’était mis à la détester au fil des années…à lui vouer une haine farouche à elle et tout le restant de sa famille ? Il n’est plus le gamin paumé et en mal d’amour qui écrivait des lettres à ses demi-soeurs… Il est un homme fait à présent, membre d’un gang - inutile de se leurrer, elle sait parfaitement de quoi sont capables les Kings of Speed - et n’a peut-être plus aucune envie de retrouver sa famille… Parce qu’il s’en est choisie une autre.
Ces idées font tout à coup perdre à Saoirse son envie de rire. Elle retrouve son sérieux immédiatement et commence à se laisser envahir par un pénible et écrasant sentiment de doute. Doit-elle faire demi-tour et le laisser penser qu’elle est folle à lier ? Doit-elle tout lui avouer, au risque de subir son courroux, de prendre pour son père adultère et tout le reste ? Est-ce que Cillian pourrait se montrer violent envers elle ?
Tout à coup, sa bouche lui parait affreusement sèche et elle n’a pas l’impression qu’elle va être capable de prendre la parole. Non, elle ne pourra pas. Sa langue semble avoir adhéré à son palais. Elle ne trouve pas la force de dénouer sa gorge, Saoirse ne sait plus comment s’y prendre… C’est un miracle qu’elle soit encore capable de respirer.  
Alors au lieu de reprendre la parole, après une poignée de secondes d’un silence pesant, elle se met en quête de son sac à main, sous le regard prudent de Cillian. Ses mains tremblent et elle doit s’y reprendre à deux fois pour l’ouvrir et fouiner à l’intérieur. Elle voit le motard reculer de quelques pas. A ce stade, il doit s’attendre à tout de sa part…la pire surtout.
Finalement, elle ne sort que son portefeuille, qu’il reconnait pour l’avoir aperçu quelques fois, quand il lui permettait de régleuses consommations et ne se proposait pas de les lui offrir.
Pleine d’appréhensions, la jeune femme l’ouvre et, après quelques secondes d’hésitation supplémentaire, le tend, ouvert à CIllian.
« Je ne sais pas si tu as déjà vu une photo de lui…si ta mère en avait mais… » sa voix tremble autant que ses mains alors qu’elle propose à Ciillian de s’intéresser à la photographie qui se trouve dans son portefeuille. « C’est mon père, juste ici. Et ça…ce sont ma mère et ma soeur ainée. Troian… Troian et Saoirse... »
L’émotion la submerge et elle s’étrangle en prononçant son propre prénom. Son regard clair se braque dans celui de son vis-à-vis qui se penche un peu plus sur la photographie, avant de relever la tête vers elle.

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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Lun 30 Oct - 13:46

You found a home in all your scars and ammunition.


Je n'ai plus qu'une hâte en fait : terminer mon service et rentrer chez moi, me vautrer dans mon canapé devant un film débile en buvant une bière bien fraîche. Parce qu'en réalité, tout ça m'a épuisé. En quelques minutes, l'échange avec Saoirse m'a épuisé. Là, tout ce à quoi j'aspire c'est de la quiétude, du calme, ni plus, ni moins. Mais visiblement, Saoirse ne semble pas décidée à me la donner puisque lorsque j'ouvre la porte, elle ne s'y engouffre pas. Elle reprend même la parole et j'en soupire. J'avoue que ça commence à être... Je perds patience en fait. Du coup, je referme la porte et me tourne vers Saoirse, passablement irrité maintenant. Elle va me faire tourner en bourrique pendant combien de temps en fait ? Je fronce les sourcils et croise les bras. Je me ferme mais il y a de quoi se fermer là... Vraiment. Elle me dit que je me trompe, qu'elle n'a rien pris. Hm... C'est pas flagrant hein... Surtout avec le sourire ahuri qu'elle affiche. Elle veut vraiment me faire croire qu'elle n'a rien pris ? Elle me prend pour un con en fait. Oui, c'est ça. Elle se paye ma tête. J'imagine que ça doit être une histoire de pari ou quelque chose dans le genre. Une fois à l'intérieur, elle va retrouver des amis avec lesquelles elle va se bidonner en se foutant du barman qu'elle a mené en bateau. Ses explications, en fait, je n'en veux même pas. Je me fous maintenant de savoir pourquoi elle est dans un état pareil. Cela ne me concerne en rien. Je veux juste retourner travailler et ne plus la voir. Je termine par soupirer alors que ses propos redeviennent incohérents.

« M'annoncer quoi ?... » je siffle entre mes dents en retournant vers elle.

Le con. Voilà que je me remets à poser des questions. Non. Aucune question. Elle est cinglée, ou droguée, peu importe au fond. Peu importe, ça suffit. Finalement, je vais la laisser là et elle va se débrouiller pour le taxi ou ses amis, je m'en fous. Elle va se débrouiller. Elle va... Oh... Elle fait quoi là ? Je me recule quand elle se met à fouiller, avec des mains particulièrement tremblantes, nerveusement dans son sac. Elle va sortir un flingue. Cette cinglée va sortir un flingue et me tirer dessus. Je recule de quelques pas, m'approche de la porte de service avec prudence parce que le moindre geste brusque risquerait de finir de lui faire péter les plombs et je risque de me prendre une balle. Tout en la gardant dans mon champ de vision, ma main vient chercher la poignée de la porte dans mon dos. Je vais retourner à l'intérieur, fermer la porte pour qu'elle ne puisse pas rentrer et je vais appeler les flics pour qu'elle soit enfermée. Je me fige quand elle sort quelque chose de son sac et soupire de soulagement la seconde suivante quand je réalise que ce qu'elle a sorti de son sac n'est pas un flingue mais son porte-feuille. Si je suis soulagé, je ne comprends pas plus où elle veut en venir. Elle a peut-être un numéro de compagnie de taxi qu'elle voudrait que j'appelle. Si ce n'est que ça... Mais il ne s'agit vraisemblablement pas de ça puisqu'elle ouvre le porte-feuille et le tend vers moi en me parlant d'une photo de lui. C'est qui ce « lui » ? Et elle parle de ma mère également. Quoi ? Hein ? Avec prudence, les sourcils toujours froncés, je m'approche d'elle. Pourquoi parle-t-elle de ma mère ? D'une main tremblante elle continue de me tendre le porte-feuille et une fois que je suis arrivé à sa hauteur, je jette un coup d'oeil au dit porte-feuille avant de réaliser que c'est une photo qu'elle veut me montrer.

Je ne comprends pas où elle veut en venir.

Pourquoi diable me montre-t-elle une photo de sa famille ? C'est son père. Tant mieux pour elle. C'est sa mère. Bien. Sa sœur aînée. Cool. Troian. Quoi ? Je relève instantanément mon regard vers elle. Qu'est-ce qu'elle vient de dire ? Elle répète. Elle répète le prénom. Les prénoms... Je reporte mon regard sur la photo alors que mon cœur s'emballe. J'observe les deux sœurs avec plus d'intensité jusqu'à ce que mon regard se voile de larmes. Je relève doucement mon regard vers Saoirse. Elle est... Non. C'est forcément une coïncidence. C'est forcément... Je détourne de nouveau mon regard d'elle, de plus en plus paumé. Mes mains, qui tremblent à présent autant que les siennes, viennent se saisir du porte-feuille que je récupère. J'observe encore quelques instants la photo et, le cœur battant, je fouille dans le porte-feuille. Juste le temps de trouver sa pièce d'identité. Juste le temps d'aller vérifier son nom. Son nom... Et c'est le chaos. Dans ma tête. Dans mon cœur. Un véritable chaos. J'en fais tomber le porte-feuille au sol. Je plaque mes mains contre ma bouche avant de me tourner vers Saoirse. J'ignore si elle est mon reflet en cet instant, ou si je suis son reflet, mais nous sommes visiblement tous les deux dans le même état mais comment ne pas être dans cet état-là ? Comment en réalisant ce que nous sommes en train de réaliser ? Je secoue la tête de droite à gauche, Saoirse m'apparaissant de plus en plus floue à travers mes larmes. Je comprends tellement mieux son désir soudain de me prendre dans ses bras tout à l'heure... Si elle m'a attendu autant que je l'ai attendue...

« Bon dieu... » je souffle dans mes mains.

Je ne suis pas croyant non mais c'est la première chose que je parviens à bafouiller. Parce que c'est ma petite sœur qui se tient devant moi. Ma petite sœur... A l'instar de Saoirse un peu plus tôt, je me mets à rire aussi. Rire nerveux mélangé à des larmes. Je dois avoir l'air aussi fou qu'elle m'est apparue folle quelques instants plus tôt.

« Bon dieu... » je répète une seconde fois avant de retirer mes mains de ma bouche. Je les porte à mon cœur avant de m'avancer doucement vers elle, mon souffle se faisant de plus en plus difficile sous le coup du... Choc. « Tu m'as trouvé... » que je murmure en souriant de toutes mes dents à m'en faire mal aux muscles de mon visage. Je ne crois pas avoir jamais autant souri de toute ma vie. Jamais. C'est elle qui m'a retrouvé. Elle. Ici. A Chicago. J'ai beaucoup de questions, vraiment beaucoup de questions mais avant de les poser, avant d'en arriver là... Je m'arrête à sa hauteur, replaque mes mains contre ma bouche avant de tout doucement venir les poser sur ses joues pour encadrer son visage. Mon regard se plonge dans le sien. Je m'y verrais presque. « Je t'ai espérée si longtemps... Si longtemps... Si tu savais... » Je ne sais pas qu'elle sait en fait. Et vient l'étreinte. L'étreinte tant attendue... Tant rêvée... Une étreinte forte. Peut-être un peu trop vu mon gabarit et le sien mais c'est incontrôlable. Parce qu'elle est là. Je ne rêve pas. Tout colle. Tout. Son prénom, le prénom de sa sœur, son nom de famille. Tout. « Je t'aime Saoirse... » je murmure la voix tremblante.

Ces quelques mots, j'ai tellement attendu de pouvoir les lui dire de vive voix.
Tellement attendu...



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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Sam 4 Nov - 10:53


Est-ce qu’il va comprendre ? Est-ce qu’il va enfin réaliser ce qu’elle est en train de lui dire, ce qu’elle a compris il y a quelques instants maintenant ? Saoirse espère que oui, que son explication imagée a été claire, parce qu’elle ignore si elle sera capable de réellement mettre des mots là-dessus. Pour le moment elle ne se sent pas en mesure de lui dire de but en blanc : Je suis persuadée que tu es mon demi-frère Cillian. Ca semble être au-dessus de ses forces. Parce qu’elle est certaine de son coup à 99%, mais ce 1% restant l’oblige à craindre qu’elle fait fausse route et nourri de faux espoirs. En passant par cette photographie, elle estime avoir moins de chance de se prendre une claque en plein visage. Pas littéralement (même si elle ignore quels genres de sentiment son demi-frère nourri à son égard exactement) mais au sens figuratif, si jamais elle se trompe.
Il a forcément du voir des photographies de son père, non ? Au moins se reconnaitra-t-il un peu en lui… C’est en tout cas l’espoir que nourri l’interne alors qu’elle fait face au motard, qui ne semble toujours pas certain d’avoir envie de passer la moindre seconde supplémentaire en sa compagnie. Saoirse espère qu’il comprendra et changera d’avis. Elle espère qu’il est bien celui qu’elle pense qu’il est… Celui qu’elle attend depuis des années maintenant, en même temps qu’elle redoute de croiser sa route et de devoir répondre des actes odieux de son géniteur. De LEUR géniteur…
Et puis elle lit quelque chose dans son regard. De la surprise, de la peur, du doute… Les mains jusque là assurée du barman commencent à trembler autant que les siennes alors qu’il récupère le portefeuille et s’intéresse de plus près à la photographie. Il comprend. Il est en train de comprendre. Le coeur de Saoirse s’emballe encore. A ce rythme, elle ne va pas tarder à faire une attaque…  
Elle est pendue à ses lèvres, scrute l’expression de son visage, essayant d’y déceler ce qu’elle aimerait tellement y voir. Un sourire, le soulagement, quelque chose de positif, n’importe quoi d’encourageant.
S’il te plait, s’il te plait… Soit CE Cillian là…
Il secoue la tête, comme pour s’arracher à un mauvais rêve, alors que le portefeuille lui échappe des mains. Est-ce que c’est bon signe ? Il a l’air abasourdi.
  
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Il marmonne quelque chose qu’elle ne comprend pas. Il faut dire que son coeur cogne tellement fort dans sa poitrine et dans ses oreilles qu’elle n’arrive plus à se concentrer sur quoi que ce soit… Et puis Cillian se répète et cette fois, elle saisit ses propos.
Il a comprit. Et il se rapproche, un sourire aussi idiot que celui qu’elle arbore depuis tout à l’heure aux lèvres. « Tu m'as trouvé... » murmure-t-il avant de se faire taire, portant ses mains à sa bouche, dans une expression qui semble comique à la jeune femme qui laisse échapper un rire. Un rire entrecoupé de sanglots qui l’étouffe un peu. L’émotion la gagne. Elle ne sait pas comment gérer tout ça. Elle est heureuse, terrifiée, soulagée, anxieuse. Les larmes dégringolent sur ses joues pâles qu’il vient couvrir de ses mains en reprenant la parole.
De son côté, Saoirse a la gorge trop nouée pour émettre le moindre son.
Cillian semble ne rien attendre d’autre d’elle que sa présence de toute manière et il vient la serrer contre lui. Fort. Trop fort pour le bien de ses côtes, mais ça lui importe peu. Elle plane. Elle se moque de tout. Plus rien n’a d’importance en cet instant que lui. Elle et lui. Et ces mots que le motard lui chuchote d’une voix vibrante d’émotions. Ces mots qu’elle a prononcé des tas de fois, à son père, sa mère, sa soeur et quelques amis. Des mots qu’elle voulait lui dire, qu’elle voulait entendre de sa bouche. Et maintenant c’est chose faite…
La petite blonde l’étreint à son tour, voracement, se cramponnant à lui comme si sa vie en dépendait. Elle voudrait être capable de prononcer les mots en retour, mais impossible.

Elle ignore combien de temps ils restent enlacer comme ça. Mais à un moment donné, Cillian l’éloigne, pour observer à nouveau son visage larmoyant. Elle ricane et essuie ses yeux, un peu gênée de ne pas se montrer sous son meilleur jour.
« J’aurai pas dû me maquiller, je dois ressembler à un fichu panda maintenant » tente-t-elle de plaisanter « Mais je voulais… Oh mon Dieu… »
Et la voilà repartie à rire. Cette fois, c’est elle qui couvre sa bouche de ses mains en se rejouant le film de cette soirée si pleine de rebondissements.
« Je me suis maquillée pour toi. Pour… Oh la vache c’est horrible ! »
Elle s’est apprêtée parce qu’elle voulait lui proposer de faire plus que boire un verre avec elle à l’origine. Pour le dire crûment : Saoirse voulait s’envoyer en l’air avec lui, et plus si affinité… Avec son frère. Et elle sait que lui-même était intéressé… Il le lui a fait comprendre plus d’une occasion et une femme devine ces choses là…
Son demi-frère. Si elle n’avait pas eu cette illumination ce soir, si elle n’avait pas tenté de prendre la fuite et si les évènements ne s’étaient pas enchainés comme il l’avaient fait… Saoirse aurait pu coucher avec son lui sans rien savoir.
« Lannister… eek » murmure-t-elle avant de couvrir son visage de ses mains, se sentant parfaitement honteuse. Et on ne peut plus soulagée que les choses n’aient pas tournées de cette manière.

 

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Dernière édition par Saoirse Fuller le Dim 26 Nov - 9:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Mer 22 Nov - 18:49

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C’est fou. Dingue. Le genre de rencontre qui ne survient que dans ces films au scénario totalement fou et incroyable. Difficile de se dire que sa propre existence ressemble en cet instant à l’un de ces films. Difficile et en même temps, tellement fantastique. Tellement fantastique de la tenir dans mes bras. De tenir ma sœur dans mes bras. Ma sœur… Là. Près de moi. Je me revois gosse lui écrire ces lettres, je me revois écrire cette dernière lettre qui a rejoint les autres jamais envoyées. Je ne les ai jamais retrouvées d’ailleurs, jamais. Je n’ai pas demandé à ma mère. J’aurais dû. Je le regrette aujourd’hui, de ne pas lui avoir demandé. Parce que Saoirse n’aura que ma parole. Elle n’aura jamais la preuve que j’ai tant voulu la connaître. Les connaître. Tant pis. Pas de retour en arrière possible. De toute façon, elle ne semble pas me tenir rigueur de cette absence sinon elle ne réagirait pas comme ça. Tout est bien donc. Tout est bien. Avec elle dans mes bras. Tout le reste oublié. Ne subsiste que ce lien qui existe entre elle et moi et qui vient de prendre une dimension tellement réelle qu’elle en est un peu déstabilisante. Juste un peu. Pas trop. Et ce peu disparaît finalement totalement quand Saoirse me rend mon étreinte, quand je sens ses mains m’étreindre avec force. J’affiche un sourire béat tout en restant là, tout contre elle. Pas la moindre envie de bouger. Juste l’envie de profiter de cet instant unique et si important pour nous deux. Un instant dont je me souviendrai toute ma vie, absolument toute ma vie. Et puis vient finalement le moment où j’ai envie de revoir son visage, de la regarder avec ces nouveaux yeux de grand-frère. Alors je me recule un peu, la recule un peu, et l’observe. Elle ricane, essuie ses yeux, j’en profite pour essuyer les miens également avant de d’essuyer le bord de ses yeux avec mes pouces. Il est vrai que je la dévore du regard mais comment faire autrement maintenant que je la vois justement autrement ? Comment ? Et je laisse échapper un petit rire en secouant la tête de droite à gauche quand elle mentionne le maquillage qu’elle n’aurait pas dû mettre puisqu’elle ressemble à un panda.

« C’est mignon les pandas… » je souffle tout bas avec un sourire tendre.

Elle est belle. Point.

Elle se remet à rire et je m’enivre de ce son rire. J’adore ce son. Même si je ne sais pas pourquoi elle rit, je me contente de savourer, c’est tout. Elle plaque ses mains contre sa bouche et vient enfin l’explication de son hilarité. Elle m’explique qu’elle s’étaite faite pour moi. Elle ne termine pas réellement sa phrase et pas besoin en fait puisque je sais pourquoi. Pour la même raison qui m’a poussé à lui faire du rentre dedans en fait. Et elle a raison : c’est horrible. Enfin, ça l’est maintenant que nous savons qui nous sommes l’un pour l’autre mais sur le moment… Depuis le temps… C’était plutôt une bonne idée. Mais si ça la fait rire, j’avoue, moi, me sentir un peu plus mal… Parce que penser au fait que j’ai désiré ma petite sœur, penser aux fantasmes qu’elle a provoqués… j’ai de sacrées images en tête qui vont mettre bien du temps à disparaître. Pour le coup, sur le moment, ça m’arrache une petite grimace. La petite remarque sur les Lannister a au moins le mérite de me faire rire un peu. Juste un peu. Elle planque son visage dans ses mains et ça m’attendrit. Vraiment. Alors mes mains viennent se poser sur les siennes que je fais baisser pour pouvoir croiser son regard.

« La différence avec eux c’est que maintenant qu’on sait, on va rien faire. Eux ils se gênent pas. »

En plus, en y réfléchissant, physiquement parlant, Saoirse et moi nous ressemblons comme ces deux fous se ressemblent aussi. Glauque oui. Très glauque. Nouvelle grimace.

« Je suis désolé… Enfin… On savait pas mais voilà. Je suis désolé. Je peux te jurer que de savoir m’a ôté toute envie, même si tu restes superbe. »

Sourire sincère sans aucun sous-entendu malsain. Je l’observe encore un instant en silence avant de soupirer.

« J’en reviens pas. »

Il faut que l’information se fasse définitivement une place dans mon esprit.

« Va falloir que tu me racontes comment t’as fini ici… Comment tu m’as retrouvé… Et puis, je veux tout savoir sur toi moi. J’ai tellement envie de te connaître… »

C’en est viscéral en fait. Véritablement viscéral.

« Tu veux bien m’attendre ? La fin de mon service je veux dire. Je peux pas planter mon collègue comme ça mais enfin je me dis qu’on pourrait aller quelque part après. Chez toi. Chez moi. Comme tu veux ou même se trouver un resto ouvert H24 pour grignoter un truc tout en discutant. Je peux pas… Enfin j’ai pas envie d’attendre un autre jour maintenant que t’es là… »

Pourvu qu’elle accepte.


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition   Dim 26 Nov - 10:17


Cillian cherche à la rassurer. Tant sur son allure que sur le fait qu’ils ne se soient pas rendus coupables d’inceste ce soir… Il ajoute que détenir cette information lui a ôté toute envie, puis la complimente. Saoirse tique, lui assène un petit coup dans l’épaule, se fendant malgré tout d’un sourire.
« Non mais t’as même pas besoin de le préciser andouille ! J’espère bien que ça t’a refroidi les idées » fait-elle mine de le sermonner, ravalant un petit sanglot. C’est de joie qu’elle a pleuré, c’est le bonheur qui lui étreint la gorge de cette manière. Elle s’apprête à lui glisser qu’elle n’en revient toujours pas, mais il se manifeste avant elle, usant des exactes mots qu’elle s’apprêtait à prononcer. L’irlandaise laisse échapper un petit ricanement alors qu’elle essuie à nouveau ses yeux. Enfin plutôt, le maquillage qui coule vers ses joues.
Voilà pourquoi une femme digne de ce nom devrait toujours avoir des lingettes démaquillantes dans son sac ! Tout ce qu’elle possède, c’est de la solution hydro alcoolique pour nettoyer ses mains après avoir usé des transports publics. Ca ne va pas beaucoup l’aider dans son cas… Sauf si elle veuves brûler les yeux.
« Va falloir que tu me racontes comment t’as fini ici… Comment tu m’as retrouvé… Et puis, je veux tout savoir sur toi moi. J’ai tellement envie de te connaître… » enchaine le barman du Maureen’es Tavern, attirants attention alors qu’elle contemplait ses doigts barbouillés de mascara.
Elle a envie de le taquiner à nouveau, lui faire remarquer qu’il était présent au moment où elle a retrouvé sa trace. Ils viennent de vivre ce moment en même temps, non ? Mais Saoirse serait bien mal placée pour critiquer, étant donnée l’état déplorable dans lequel elle se trouve actuellement.
Il enchaine en lui demande si elle accepterait d’attendre la fin de son service pour qu’ils puissent parler, rattraper le temps perdu… Ce qui est impossible, bien entendu.

Et cette pensée lui picote les yeux. Pas de joie cette fois, cela va de soi… Elle pense à tout ce temps gaspillé depuis son arrivée sur le sol américain. Depuis combien de temps connait-elle Cillian sans avoir qui il est réellement ? Des mois. Elle a perdu des mois, bêtement, par peur d’être rejetée, de changer ses petites habitudes et…et elle va devoir le lui dire. Elle va devoir lui avouer qu’elle ne l’a pas VRAIMENT cherché en arrivant ici, qu’elle a passé des années ici, à privilégier ses études alors qu’il était à deux pas d’elle… Cette fois ce n’est pas la faute de son adultère de père ou de concours de circonstances. Non, c’est sa faute à elle.
Du coup, elle commence à hésiter un peu. Est-ce qu’elle veut vraiment se confronter à lui ce soir ? Est-ce qu’elle veut véritablement gâché ce moment et la joie de ces retrouvailles en prenant le risque de le contrarier, de le fâcher ?
Oui. En fait, la réponse est oui. Parce qu’il mérite de savoir et qu’elle a toujours assumées ses erreurs. Du moins a toujours essayé de le faire. Alors elle renifle et hoche la tête.  
You found a home in all your scars and ammunition
FT. CILLIAN & SAOIRSE

« Bien sûr. Je vais t’attendre. Enfin pas forcément ici, je vais aller m’acheter du démaquillant je crois avant » plaisante-t-elle. « Oh et j’avais donné rendez-vous à une amie, je dois annuler ça aussi ! » se souvient tout à coup Saoirse, pensant à Taylor qui va probablement bientôt se mètre en route pour le bar. « Et Troian… Il faudra qu’on l’appelle ! Elle va vouloir savoir ! »
Les battements de son coeur s’accélèrent alors qu’elle pense à sa famille. Son autre famille… Cette famille à laquelle il est lié par le sang, en partie. Elles n’ont jamais parlé de tout ça à leur mère pour ne pas lui faire de peine, pour ne pas risquer de provoquer une séparation entrefers deux parents… Mais combien de temps pourront-ils le lui cacher ? Est-ce que c’est correct ?
« Oh Cillian… » souffle-t-elle en portant sa main à son visage, comme pour s’assurer une fois de plus qu’il est bien réel. Et puis, constatant qu’il est bel et bien là, qu’il fait maintenant bel et bien parti de sa vie, elle passe une fois encore ses bras autour de sa taille et se blottit contre lui.
Il lui rend son étreinte pendant quelques secondes, jusqu’à ce qu’une pensée traverse tout à coup l’esprit de la jeune femme et la fasse pouffer.
« Regardez-moi ce gros dur de biker… Si tes potes te voyaient, ils te passeraient à tabac ou un truc comme ça, non ? » lui demande-t-elle, cette idée en amenant d’autres, bien moins drôles et l’amenant à se demander ce qu’il peut bien fabriquer dans un gang ?
Si elle s’était bougée plus tôt…peut-être qu’elle aurait pu empêcher ça…

Elle s’éloigne de lui.
« Tu ferais mieux d’y aller. On se retrouve ici quand tu termines. Quelle heure ? »
Il la renseigne et elle se prévoit mentalement un emploi du temps à respecter pour que leurs plannings concordent.
« OK. Je vais faire deux trois trucs et puis je reviendrai te réclamer un verre. Je crois que j’en aurai besoin pour me calmer un peu les nerfs. »
Le moment où ils doivent se quitter, lui pour retourner bosser et elle pour aller se perdre dans les rues de Chicago et tuer un peu de temps est franchement gênant. Ils n’ont aucune envie de se séparer, même pour deux heures, et pourtant il le faut. Saoirse range soigneusement son portefeuille ramassé dans son sac et le regarde pénétrer dans le bar par la porte des employés puis s’éloigne à son tour, dégainant son téléphone portable. Elle hésite à passer un coup de téléphone à Taylor mais décide qu’elle n’est pas prête. Alors elle se contente d’un SMS pour la prévenir que, finalement elle a changés ses plans et qu’elles ne peuvent plus se rejoindre. L’irlandaise conclut son SMS sur un : je t’expliquerai très vite, puis l’envoie et prend une longue inspiration.
Elle tremble. Il lui faut un long moment pour atterrir et réaliser tout ce qui vient de se passer. Elle passe ce temps, immobile, non loin de l’entrée du bar. Elle sourit bêtement par moments et est submergée par l’envie de fondre en larmes à d’autres. Une foule de sentiments se disputent en elle, qu’elle a bien du mal à gérer. Elle aimerait vraiment contacter sa soeur dès à présent mais doute qu’elle lui réponde à cette heure-ci. L’aube n’a pas encore pointé son nez en Irlande et Troian doit certainement dormir à poings fermés.
Elle finit par se mettre en route, à la recherche d’une épicerie ouverte. Mais elle n’est pas rassurée… La dernière fois qu’elle a mis les pieds dans l’une d’elle, de nuit, elle s’est retrouvée au beau milieu d’un braquage. C’est à cause du traumatisme de cette attaque qu’elle a préféré prendre la fuite ce soir…et a renoncé à l’idée de draguer Cillian. L’irlandaise tâche de se convaincre que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit mais prend malgré tout le soin de choisir le commerce le plus bondé pour y pénétrer, se disant q’un braqueur ne prendrait pas le risque de s’exposer ainsi.
Et de fait : tout se passe bien. Elle achète de quoi se démaquiller et un bouquin quelconque pour occuper tout ce temps qu’elle a sur les bras. Une part d’elle devine déjà qu’elle sera incapable de déchiffrer la moindre ligne dans son état mais elle le prend quand même. Ses achats réglé, elle va se refaire une beauté dans les toilettes de l'épicerie puis va se perdre un peu dans les rues de Chicago, recommençant à passer d’un état à un autre.

Comme elle l’avait deviné, lorsqu’elle s’arrête à un abri de bus pour lire à la lumière des éclairages public, elle s’en trouve incapable. Alors elle finit par abandonner et se contente d’observer les passants, les lumières, les étoiles. Son Irlande natale lui manque plus cruellement que jamais… Elle pense à Troian, à sa mère, à son père, ses cousins, la maison de son enfance, l’époque de l’insouciance… Cette époque qui a été brutalement tuée par l’arrivée d’une femme et cette boite qu’elle portait et contenait une série de lettres, rédigées de la main de son demi-frère.
Après une bonne heure et demie, elle revient sur ses pas et retourne au Maureen’s où l’ambiance bat son plein. Elle se rapproche du bar, appréhendant de retrouver Cillian.
Et s’il avait fuit ? Si cette histoire de se retrouver plus tard n’était qu’une façon de l’éloigner pour mieux s’échapper ? LUI échapper ? 
Non. Elle doute qu’il ait pu faire ça. Il avait l’air sincèrement heureux et bouleversé par tout ça. Non. Et effectivement, Saoirse ne tarde pas à l’apercevoir, occupé à servir. Elle se cale dans un coin et l’observe à la dérobé pendant un long moment, avant de décider de se rapprocher, son coeur continuant de battre férocement dans sa poitrine.  
« Je peux avoir ce verre ? » lui demande-t-elle en revenant à sa hauteur, attirant enfin son attention.

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