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 same boat | love

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MessageSujet: same boat | love Jeu 7 Sep - 22:02



ft. love
same boat

Il y a ces ombres lancinantes, celles qui viennent se perdre le long des murs dévalés, là où traînent quelques spectres, quelques silhouettes affamées. La sienne y comprit, glissant de ruelle en ruelle comme dans l'espoir d'un coin tranquille, de ténèbres paisibles. Car ses souvenirs se tournent, sa mémoire se perd, là, dans la contemplation d'une soirée qui peine à s'effacer. Et la balafre de son épaule s'anime, regain de douleur qui ravive. La rage monte et le cœur s'affole, battements irréguliers à la mélodie un peu folle. Trop d'années se sont achevées sans qu'il ne puisse réellement s'en passer. Haynes à la hargne tenace, la rancune facile et il insiste, continuant sur ses pas, sa continuité métallique sous le bras, ne jurant plus que par cela. Ça, malgré les risques, la précipitation. Ça, malgré les mises en garde reçues, celles qu'il entendait de la part d'un homme qui finalement l'a su. Il n'est pas la lumière qu'on croit percevoir, l'étincelle de bonté qui semble résister. Il n'est pas ce qu'il croit être, adossé au comptoir d'un endroit qu'il a pourtant fait naître. Ça n'est pas sa vie, ça ne l'a jamais été bien qu'il s'y soit habitué. Non, trop solitaire, sanguinaire ; assoiffé de chairs déchirées. Raison pour laquelle il n'arrive pas à en défaire ses yeux, toute cette concentration retrouvée. Elijah le suit, Elijah le guette, osant quelques pas quand l'autre ne bouge pas, poursuivant quant à lui sa propre proie ; celle qu'il ne perçoit pas, celle dont l'existence ici lui importe peu. Et cette souffrance qui revient, l'impression que ces images se font plus violentes, plus fulgurantes. La sensation que son corps heurte encore le sol, un énième fois. La sensation que son sang s'échappe, glissant le long de sa clavicule pour venir s'abattre sur l’asphalte. Non, non, ça n'est pas réel, les détails ne sont plus les mêmes. Il essaie de se le dire, de l'entendre même malgré sa propre voix qui sonne comme un écho mensonger. La rage au ventre, le besoin viscérale d'évacuer tout ce qu'il avait pu garder. Les temps ont changés. Alors il s'avance, plus enclin, plus déterminé, rejoignant ses derniers pas et cette nouvelle obscurité. Une marche rapide, le fantôme dévoilé qui quitte son terrain, sa noirceur, ou plutôt ce qu'il en restait, ces quelques brides. Et un chemin qu'il connaît, la vérité sur la quête de celui qu'il guettait. Un moment de lucidité s'installe, rappelant à l'homme absent les risques qu'il entreprend, ceux qu'il laisse en suspens quand le Loup se décide à prendre les devants. Un bruit, sourd. Une tonalité qu'il n'a toujours que trop aimé et son arme élevée. Il entend la masse de l'autre s'abattre, se débattre lutter jusqu'à ce qu'il ne parvienne à lui faire face. Et il va pour le faire, il va pour terminer ce qu'il a longuement traqué. Elijah s'y perd, Elijah s'en extase avant de prendre pleinement conscience de l'instant, du présent qui se dessine devant cette main qui manque de tremblement, trop habituée et séduit par ce penchant.

Et tandis qu'il lève ses yeux clairs, luttant contre son orage, ses tonnerres, il la reconnaît pour ne l'avoir que trop aperçue. Cette cascade brune si différente de celle dans laquelle il aime à se perdre, un peu plus longue peut-être, perchée sur un visage qui trahi aisément sa fierté. Haynes la contemple, un instant, un court instant, une fraction de seconde peut-être avant que le coup ne vienne, avant que le genou ne rencontre à son tour l'humidité du sol qu'il n'avait alors que frôlé. La main qui se perd à l'entaille qui hante sa cuisse, qui ravive une certaine chaleur, une certaine ardeur. Parce qu'il se relève, perdant pourtant de sa sève. Elijah retrouve sa hauteur, fuyant ce qu'ils appelleraient « peur » pour s'avancer, de quelques pas acharnés. Et s'il aurait pu en finir, Elijah ne le fait pas. Au lieu de ça, il frappe jusqu'à s'en user les bras, laissant ses sens parler plus que sa lucidité, celle qui tente de faire entendre quelques vérités, celle qui tente de le rappeler à lui, à cette réalité. Et elle y parvient, tenace, parce qu'il s'arrête. Il lui faut quelques secondes pour pleinement se remettre, secouant bien des fois la tête. Dans sa folie subsiste quelques paroles, quelques murmures, la voix d'une belle qui avait su longtemps hanter ses murs. C'est à elle qu'il pense, sur elle qu'il vient reposer sa conscience, retrouvant un semblant de sentier vers son existence et ses sens. De quoi réfléchir, quitter ses névroses et leur façon de le pervertir. Il reprend son souffle, guettant au loin, détaillant les ruelles calmes et chacun des recoins. Il entend l'autre parler, supplier peut-être aussi. Mais rien, rien ne vient franchir la barrière de sa tête, de tout ce qui vient heurter son esprit et cette insatiable envie. Parce qu'il remet la main sur son colt, parce qu'il revient se hisser au-dessus de lui bien que de l'autre côté de celui-ci, osant enfin poser l'azur de son océan tumultueux sur la jeune femme et son regard des plus hasardeux. L'espace d'un instant, il essaie de comprendre ce qui vient se jouer le long de ses traits, là, tandis qu'il termine par lui tendre ce qu'il tenait ; naturellement. Elijah guette, Elijah prépare, songeant enfin à tout ce qui pourrait se jouer ici, tout ce qui pourrait par la suite advenir. Parce qu'il est temps de jouer la sécurité et c'est ce qu'il est venu lui offrir sans y avoir pleinement pensé. « Il n'est pas à moi, sur lui j'ai pas de contrat. » Laisse-t-il entendre tandis qu'il maintient l'invitation à prendre l'initiative d'achever son propre travail. Parce qu'il n'est pas sans savoir qu'elle n'est pas de celles qui restent à l'écart, de celles qui n'y prennent pas part et c'est la raison pour laquelle il s'évite la satisfaction de sa propre tare. Deux des trois hommes qui l'avaient touché avaient péri sous ses crocs acérés, plaisir personnel qui parvient à le lui faire abandonner sa dernière idée. Il peut lui laisser car finalement, leurs minutes leur sont désormais comptées. « Et je vous conseille de vous décider, d'habitude j'ai déjà détalé. » Chose qui lui sera sûrement un peu plus compliqué cette fois, ça vu le sang qu'il sent se déverser contre sa jambe et les pavés froids.  

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MessageSujet: Re: same boat | love Mer 20 Sep - 12:12


SAME BOAT
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Les talons qui claquent sur le sol donnent en écho un rythme régulier et franc qui entoure la silhouette d’Alma. Tout semble contrôlé dans sa démarche, de la distance qui sépare ses pieds logés dans des escarpins noirs au mouvement de ses cheveux qui se soulèvent par intermittence. Son dos est droit, sa posture fière, sa main fermement agrippée à la lanière de son sac à main glissé autour de son épaule. Même dans la nuit, même dans les ombres qui l’entourent et cachent son visage, on peut aisément deviner une femme taillée dans le marbre dur de la dignité.

Encore une soirée où il lui a fallu bosser tardivement, éplucher ses dossiers en vue des plaidoiries à venir. Elle est bien contente de ne feuilleter aucun dossier concernant ses garçons, malgré son air dur et sa facilité à garder son sang-froid, chaque fois c’est un crève-cœur. Elle redoute plus que tout que son fils fasse parti des tombés, pour la bonne cause dit-on. Alors elle se bat, chaque fois plus fort, plus férocement, pour leur éviter le maximum. Love réussit très bien son boulot et généralement sa main de fer et sa facilité à retourner les cerveaux lui donnent un champ d’action respectable et pratique pour ses mouvements. Elle n’a pas peur d’employer des chemins un peu plus étroits et illégaux cependant. Le reste de ses confrères n’est pas ignorant de sa relation étroite avec les Kings et elle ne sait pas aujourd’hui si personne ne l’a emmerdée avec cette histoire justement grâce à cette relation ou grâce à son caractère de requin réputé dans le milieu. Peut-être des deux. En tout cas, Alma fait une adversaire redoutable mais ce soir, surtout, une victime pratique en cet instant alors qu’une ombre se faufile dans son dos.

Alors que la quadragénaire glisse sa main dans sa poche pour retirer son téléphone qui y vibre, plusieurs choses se déroulant dans un même temps, court, interrompent son geste. D’abord, un bruit sourd, beaucoup plus grave que celui de ses escarpins sur le sol, emplit l’air avec la force d’un coup de tonnerre et la brune sursaute. Puis une main, un bras, elle ne sait pas ce qui vient la percuter mais on la bouscule, pas suffisamment pour la faire tomber, juste assez pour faire grimper une dose de colère dans son sang, tempérée par l’inquiétude sèche d’une femme qui connaît le son d’une arme à feu. Sa réaction est immédiate d’ailleurs, elle se retourne, sa main droite déjà plongée dans son sac à main, refermée autour de son arme à feu, ce vieux modèle efficace que son mari lui a offert de son vivant. Le souffle court et l’attitude alerte, le regard d’Alma tombe dans celui d’un homme déjà aperçu, oh oui, qu’elle connaît d’une certaine manière, par le biais de photos et de lignes écrites noir sur blanc dans un dossier qui traine dans un tiroir fermé à clef de son bureau. Ses yeux bleus rencontrent la clarté lucide et déterminée de l’homme, penché au-dessus d’un autre qui geint. Son regard détaille la situation, glisse jusque l’homme à terre et n’a le temps de rien faire quant à la lame qu’elle ne voit apparaître qu’à la dernière seconde, puis disparaître dans la chaire du mercenaire.

L’homme vacille, chancelle, laisse un genou tomber sur les pavés mais la torpeur ne semble pas l’étreindre bien longtemps car le haut de son corps se remet en marche pour abattre sa fureur, humaine, vicieuse, violente, sur le pleurnichard en dessous de lui.
Le temps semble se remettre lui aussi en route alors que Love ouvre enfin un regard clair sur la situation, jusque-là dans le brouillard. Les sens lui reviennent, son nez capte l’odeur du sang, ses oreilles entendent maintenant les sons sales et aigus des poings qui s’abattent sur la peau, l’éclatement des os, la peau qui s’ouvre. Mais ce n’est pas le spectacle de la violence qui pourrait pourtant la réjouir qui la happe mais le contexte dans lequel il prend place. Love voit clair, Love comprend, s’imagine maintenant que ce type couché au sol n’était pas derrière elle pour simplement lui demander une cigarette. En revanche la raison de la présence du mercenaire lui est complètement étrangère, coïncidence, hasard, elle n’en a que faire alors que son regard retombe sur l’agresseur passé au statut de victime, dont le sang se répand sur le sol et les plaintes meurent au contact des poings de l’autre. La colère qui était jusque-là étouffée semble se raviver avec force. Si le type qui s’acharne n’avait pas été là, l’aurait-on agressée alors ? Qui, avec un peu de jugeote, oserait s’attaquer à elle ? Qui est ce sale rat ? Sa main se resserre dans son sac autour de la crosse de son arme, obnubilée par le spectacle auquel elle n’a aucune volonté de mettre fin, une rage froide se glissant dans ses veines, mélangée à son sang qui pulse, plus vite, à la vitesse de ce cœur au rythme effréné. Love ne sait pas s’il lui faut faire confiance au mercenaire, elle n’a pas peur mais ne le connaît qu’à travers quelques regards et quelques recherches. Elle le laisse cependant faire, statique, scotchée quant à la compréhension de la scène qui se déroule.

« Il n'est pas à moi, sur lui j'ai pas de contrat. »

La quadra revient à la réalité, brutalement, alors que son regard était perdu dans les plaies du la nouvelle victime s’il lui était possible de l’appeler ainsi. C’est la voix, rauque et essoufflée du mercenaire qui la rappelle à l’ordre, la ramène sur terre, l’extrait de cette bulle immobile pleine de constats dans laquelle elle s’était murée. Son regard remonte sur l’homme, glisse sur sa plaie, se pose un instant dans son regard et ce n’est qu’à ce moment qu’elle remarque l’arme qu’elle lui tend et aussi, la pression qu’elle exerce sur la crosse de la sienne. Sa tension est palpable, sa colère est immense, les mâchoires serrées ; la veuve hésite un court instant, surement simplement pour la forme.

« Et je vous conseille de vous décider, d'habitude j'ai déjà détalé.
— Il me semble que votre fuite soit un peu compromise. Mais trêve de tergiversations. » La matriarche lâche sa propre arme, extrait la main de son sac et attrape le colt tendu par l’homme, le loup. Sa main froide et pâle rencontre la chaleur de la sienne une seconde, est-ce l’adrénaline ou le sang, elle n’en a que faire. Sa prise est juste, tendue, ferme autour de l’arme maintenant dans sa main. Son bras est tendu, l’arme est dirigée vers l’agresseur malchanceux et Alma ne sait pas faire durer l’instant plus longtemps, son doigt appuie sur la détente et le bruit sourd se révèle une deuxième fois, accompagne la balle dans le crâne de l’individu, met un terme à ses jérémiades sans plus de cérémonie, pas l’ombre d’une émotion sur le visage, excepté cette fureur qui se trahit parfois.

That’s how I Love.

Pas le temps pour plus de colère cependant, la brune rend l’arme aussi vite qu’elle l’a récupérée puis fouille dans son sac, récupère ses clefs de voiture et lève enfin la voix. « Ma voiture n’est pas loin. Elle pointe du doigt son 4x4 neuf, payé par la ville en réponse aux dégâts causés par les manifestations de Juin. Est-ce que vous êtes en état de tirer ce connard par là-bas ? On doit s’occuper de votre petit problème et j’aurais besoin que vous m’expliquiez un peu plus ce bordel. Elle se saisit de son téléphone, fait un premier sms puis un deuxième à la vitesse de l’éclair puis redonne son attention à l’homme. Alma. L’introduction est faite. J’ai ce qu’il faut dans mon coffre et un excellent ami au crématorium à moins que vous n’ayez une autre idée derrière la tête, dans ce cas je vous prie de m’en informer au plus vite avant que vous ne soyez plus capable de causer à cause du sang qui s’échappe de là. »

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MessageSujet: Re: same boat | love Dim 24 Sep - 0:11



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De la pression, de l'appréciation. Car derrière la douleur, derrière tout ce qui vient se rappeler à lui, il y a cette soif qui s'apaise, qui se calme, légèrement. Ce besoin de vengeance s'amenuise, assez pour qu'il n'en retrouve un peu de lucidité, davantage quand la Belle vient lui répondre, sa voix retrouvée et les yeux enfin levés. « Il me semble que votre fuite soit un peu compromise. Mais trêve de tergiversations. » Il fronce les sourcils avant de parvenir à se souvenir, à complètement comprendre la raison de ces mots. Et sa main se porte instinctivement, une nouvelle fois, sur la blessure qui ne lui inspire pour l'instant qu'un soupçon d'effroi. Ça, tandis que son Colt quitte sa paume, venant flirter avec les doigts féminins qui usent d'un savoir dont il se doutait, en vérité plus qu'il n'y avait déjà songé. Puis un fracas sourd, la faille entre les ténèbres et le peu de clarté qui subsiste dans la ruelle qu'ils animent désormais tous deux. Un soupire, une respiration qui retrouve son cours des plus normales, des plus simples. Elijah retrouve le prolongement métallique de son bras, tendu simplement par la brune qui n'exprime rien, peut-être aussi professionnelle que lui ; les années passées pour en justifier. « Ma voiture n’est pas loin ; une énième pause, l'azur sombre des prunelles du mercenaire qui vient suivre le bref geste de main dont elle use en direction du véhicule concerné. Est-ce que vous êtes en état de tirer ce connard par là-bas ? On doit s’occuper de votre petit problème et j’aurais besoin que vous m’expliquiez un peu plus ce bordel. Il se contente seulement de froncer les sourcils, faisant au mieux pour éponger le sang qui commence à moins couler ; bien que ce soit toujours aussi net. Elijah s'offre la possibilité de refuser, tourner les talons, disparaître comme il a toujours su le faire en traînant le cadavre jusqu'en des lieux encore méconnus à ses propres songes. Il pourrait le faire, il pourrait s'en retourner, profiter du fait qu'elle et son téléphone soient occupés. Et pourtant, il reste, il choisit de rester ; par conscience, par nécessité. Exposer Jade à cette nouvelle plaie pourrait ne rien arranger. Alma. J’ai ce qu’il faut dans mon coffre et un excellent ami au crématorium à moins que vous n’ayez une autre idée derrière la tête, dans ce cas je vous prie de m’en informer au plus vite avant que vous ne soyez plus capable de causer à cause du sang qui s’échappe de là. » Une alternative un peu plus prometteuse que sa volonté de jouer au solitaire maintenant qu'il s'est fait avoir et plus bêtement qu'il n'aurait pu le penser. Alors il acquiesce, simplement, guettant les alentours avant de se défaire de l'entaille qui brûle sa jambe, avant d'en revenir au corps qu'il se doit de faire disparaître aussi rapidement que les ombres ne s'estompent. Les membres traînant et les muscles luttant, Elijah s’exécute, naturellement, ne cachant pas que les années ont joué en sa faveur concernant ces affaires, ces habitudes, en soit sa dextérité ; bien que ce ne soit pas compliqué.

Quelques pas et des grognements à faire taire, une pression à encaisser. Elijah y parvient, finalement bien plus solide qu'il ne pensait l'être malgré son absence du métier, malgré toute cette sécurité trop longtemps usée. Il retrouve les battements incessants qu'il avait pu connaître par le passé, ceux que rien ne peut faire cesser si ce n'est quelques calmants rapidement ingurgités. Ce qui n'est pas son cas et malgré tout, malgré la manière dont ça vient affaiblir chaque parcelle de son être, Elijah la savoure, l'enlace comme une ancienne amie trop longtemps partie. Celle qu'il laisse le gagner tandis qu'il se défait du poids du corps, le laissant venir se briser dans le coffre qu'elle ferme aussitôt, l'invitant à prendre place du côté passager, chose qu'il n'est plus du tout en mesure de refuser. Alors il s'y risque, alors il s'y glisse, silencieusement, laissant un soupire s'extirper d'entre ses lèvres quand il s'assoie, fermant un instant les yeux, prenant sur lui avant de se souvenir qu'attendre n'a jamais été la solution miracle. Les mains enfouies dans les tréfonds de ses poches, Haynes en sort un couteau, laissant la lame épousée le tissu de son t-shirt qui n'y résiste pas, pas assez. Parce qu'il se déchire, parce qu'il parvient à en tirer un léger lambeau, de quoi faire pression sur les quelques filets rougeâtres qui s'étirent encore le long de son jean. « Elijah. » Pour répondre aux présentations sur lesquelles il aurait dû enchaîner plus tôt, celles qu'il vient conclure là tandis qu'il s'affaire à rendre les engourdissements moins prenants. « J'imagine que ça pourrait être pire. C'est pas la première fois, après tout. » Laisse-t-il lui échapper tandis qu'il se redresse, réajustant son long manteau noir, essuyant rapidement ses mains contre l'intérieur de ce dernier comme dans l'espoir de se défaire ne serait-ce qu'un peu de ce qui vient souiller sa paume jusqu'au bout de ses doigts. Ce ne sera pas la première cicatrice à orner sa peau, pas la première entaille à lui valoir cette baisse d'énergie soudaine et dans la foulée, ses souvenirs parviennent à raviver l'impact de balle qu'il garde du dernier noël, là, juste sous sa clavicule avant que ne vienne se faire plus douloureux, parcourant son dos et les rappels constants de ce qui l'aura mené jusqu'ici, quelques années plus tard. Il secoue alors la tête, décidé à s'en défaire, à essayer, luttant contre les taches noires qui ornent sa vue, luttant contre les symptômes d'un début d’hémorragie. Tant bien que mal, d'ailleurs. Parce qu'il réussit, parce qu'il parvient à garder l'azur de ses prunelles sur le paysage qui défile enfin, sur cette route qu'ils parcourent vers une destination qui lui manque. « Tu m'emmènes où ? » Histoire qu'il sache à quoi s'attendre, histoire qu'il puisse prévoir au mieux la suite des choses. Car tout diffère de ce qu'il était d'abord venu faire, tout prend un tournant auquel il ne s'habitue que trop lentement. Il aurait dû savoir, prévoir. Il aurait dû être plus prudent, moins arrogant. L'imprévu et ses merveilles, cette rage et tout ce qu'il éveille.   

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MessageSujet: Re: same boat | love Mar 26 Sep - 21:47


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La quadragénaire ne pense pas tout de suite à son geste, peut-être qu’il la hantera plus tard, peut-être que son manque d’hésitation dans le geste létal reviendra l’emmerder dans son sommeil. Elle ne regrettera pas cependant, c’est certain. Alma n’est pas un être humain qui ressent la peur, en tout cas pas pour ce genre de choses. Elle a peur lorsque son fils revêt son cuir, elle avait peur quand il se cognait ou marchait d’un pas trop brusque, elle avait peur pour son mari dès qu’il montait sur son véhicule fétiche. Oui, elle ressentait dans son ventre les contractions particulières de le peur de perdre l’un ou l’autre au détour du carrefour prochain, par accident, pendant une fusillade. Cette peur ne l’a jamais quittée, toute particulière à la vie d’épouse et mère. Pire encore, sa terreur s’était concrétisée lorsque la vie lui avait ôté l’être qu’elle avait aimé d’un seul regard. C’était aussi simple et cliché qu’un foutu film hollywoodien, elle n’avait qu’à peine fait jouer sa fierté, une fois que la jeune femme de l’époque avait compris qu’il ne jouerait pas avec son cœur neuf. On lui avait pris son homme et avec lui la peur de le perdre, ne lui restant que celle de voir son enfant s’éloigner, finir sur le bitume lui aussi, comme son père. Cette idée lui tire plus de frisson que le fait d’avoir ôté la vie à un crétin inconscient. Mais elle focus, elle se recentre alors que le mercenaire acquiesce et se met en route. Si elle veut bien tout à fait appuyer sur la détente, il est hors de question pour elle de trainer le corps et se foutre du sang partout.

Alors Love s’avance, tachant de zieuter sur le côté son compagnon d’infortune, ses doits manucurés s’agitent sur son téléphone, préviens Gabriel de son débarquement en grande pompe, ramenant avec elle un blessé et un cadavre. Elle aurait pu se débrouiller toute seule, mais Callum est chez elle ce soir et il n’est pas seul. Elle n’a pas envie de débarquer chez elle avec un mercenaire poignardé, il s’inquiéterait, puis ils sont plus proches de chez son amant et elle sait qu’il a tout ce qu’il faut pour qu’elle s’occupe de le recoudre. La quadragénaire a de l’expérience dans le domaine, son mari rentrant souvent sans un mot, silencieux mais ouvert ici ou là. Le sang ne lui fait pas peur non plus. Ce qui l’emmerde plus est l’aller qu’elle va devoir faire jusqu’au crématorium, il fait nuit ; elle est fatiguée.

Alma ouvre donc son coffre en pesant ses considérations l’une après l’autre, soulève le fond et récupère une sorte de bâche. Le temps et l’expérience lui ont appris à toujours être prête pour tout. Felix était quelqu’un de prévoyant, aussi, et la force de l’habitude lui a toujours dicté de se parer à l’imprévu, à l’impossible. Elle n’a pas tout et n’importe quoi dans son coffre, heureusement, mais une bâche ; elle estime que c’est un minimum. Elijah arrive donc enfin jusqu’à elle, grognant et soufflant, ce qu’elle ne peut lui reprocher et dès lors qu’il termine de balancer le corps mort sur la bâche elle ferme l’arrière de sa précieuse voiture d’un geste sec et l’invite à se poser sur le siège passage — même s’il était en état de le faire, elle ne l’aurait pas laissé conduire son bijou.

L’homme s’installe, la femme ferme sa porte en douceur, dépose son sac à l’arrière, ajuste le rétroviseur avec des gestes prudents et tranquilles, mais rapides. Elle jette un regard en arrière puis sur le côté, par chance la rue est toujours vide, puis elle met le contact et s’engage tranquillement sur le chemin pour se rendre jusque chez Gabriel.

« Elijah. Concentrée sur la route, Love ne lui accorde pas de regard, son attention est simplement auditive, elle capte du coin du regard qu’il bouge, mais c’est tout. J'imagine que ça pourrait être pire. C'est pas la première fois, après tout. Alma arque un sourcil, ça la ferait presque rire. Elle est entourée de ce genre de types, connaît ce refrain, ça ne l’étonne qu’à moitié. Mais elle ne voudrait pas qu’il tombe dans les pommes dans sa bagnole, elle ne sera pas capable de le porter jusque chez Gabriel s’il est dans les vapes. Est-ce que ça va ? Vous tenez bon ? On n’est pas loin, ça m’ennuierait de devoir vous porter alors dites-moi si vous vous sentez prêt à vous évanouir. » La quadragénaire lui jette un bref coup d’œil, le type est certainement pâle, il perd encore du sang, il faut qu’elle se presse d’arriver chez Gabriel. Elle sent son portable vibrer dans la poche intérieure de son trench noir mais n’y prête pas attention, se recentre sur la route, connaissant les embranchements de cette ville pratiquement par cœur.

« Tu m'emmènes où ?
— en lieu sûr, là où je pourrais vous… te rafistoler tranquillement sans qu’on risque de se faire choper pour hm, meurtre quoi par les flics. La quadragénaire continue sa route tranquillement et jette de temps à autre des regards au mercenaire histoire de vérifier qu’il s’est pas vautré dans l’inconscience mais bientôt, ils arrivent. J’vais me foutre sur le côté pour pas laisser mon coffre à la vue de tous mais on est arrivés. J’vais m’occuper de toi puis j’partirais au crématorium. La brune se gare, lui fait signe de l’attendre et fait le tour de la voiture pour se retrouver de son côté. Elle lui ouvre la porte, non pas par quelconque renversement de galanterie, simplement parce qu’elle va s’imposer à lui, lui prêter une épaule pour éviter qu’il s’explose la tronche par terre et d’ailleurs, Love ne lui laisse pas tellement de choix. Pas le choix sinon tu te démerdes, je te regarderais faire les cent mètres jusqu’au carrefour avant de t’envoyer les pompiers. »

Arrivés à la porte, Alma toque, Gabriel ne tarde pas à débarquer leur ouvrir et ils entrent tranquillement, avec prudence pour ne pas trop malmener le mercenaire qui a moins bonne gueule qu’avant leur petit trip en voiture. « Je sais que tu t’ennuyais ce soir sweetheart du coup j’me suis dis que j’allais passer. » La brune adresse un sourire en demi-teinte au KOS, petit sous-entendu, pour la bonne blague qu’elle continuerait plus tard quand ils ne seront que tous les deux. Elle n’attend pas Gabriel pour prendre ses aises à savoir laisser retomber Elijah sur une chaise de la cuisine, déposer ses affaires sur une autre et aller directement dans sa salle de bain récupérer de quoi désinfecter, anesthésier un minimum puis suturer la plaie du type. « Ce charmant monsieur m’a évité de me faire tabasser en plein milieu de la rue — c’est une nouvelle mode ça ? Par là, la brune fait un rappel évident à la serveuse de Max dont elle avait entendu les mésaventures. J’ai un foutu cadavre dans mon coffre, tu penses qu’un des gars pourrait se charger de l’emmener à Howard ? Love s’attache les cheveux, défait son gilet pour se retrouver en simple chemise noire légère, un peu transparente. Elle remonte ses manches, puis se saisit des ciseaux puis relève les yeux vers le mercenaire. J’vais devoir découper ton pantalon. J’vais aussi désinfecter et recoudre, si c’est pas ta première fois tu sais que tu vas douiller mais j’vais essayer d’être rapide. Je fais ça et après je veux savoir ce que ce type me voulait. Ok ? »

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MessageSujet: Re: same boat | love Sam 30 Sep - 17:44



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Il se rend compte qu'un temps infini s'est déversé depuis ces dernières cibles traquées. Et ça lui arrache une légère grimace, quelque chose qui se perd dans le silence de l'habitacle qu'elle vient briser pour répondre à sa question, lui offrir ne serait-ce qu'un peu de satisfaction. Il veut le contrôle des choses, il veut être sûr de pouvoir encore suivre ce chemin et le parfaire, continuer sur cette voie et redorer son titre de mercenaire. Mais le sang coule et, enfin, quelques points blancs viennent danser devant l'azur de ses prunelles. Longtemps, il y a longtemps qu'il n'avait pas ressenti ces tremblements, ceux que son corps vient produire comme pour le trahir ; lui rappeler qu'il n'est qu'un homme et non plus ce fantôme. « En lieu sûr, là où je pourrais vous… te rafistoler tranquillement sans qu’on risque de se faire choper pour hm, meurtre quoi, par les flics. » Ce à quoi il acquiesce tandis qu'il vient perdre sa vue sur les paysages qui défilent, sur toutes ces lumières qui scintillent. Elle revient, la beauté, l'impression que sa vie ne lui a jamais été ôté. Il en oublierait presque ces longs mois à attendre, attendre de daigner se pendre. Les ombres se sont épaissies, les ténèbres se sont satisfaites. Et tandis qu'il se berce de quelques souvenirs, s'épargnant le pire, la douleur et ce qui pourrait advenir, Elijah en revient à la jeune femme dont la voix éveille, réveille même. « J’vais me foutre sur le côté pour pas laisser mon coffre à la vue de tous mais on est arrivés. J’vais m’occuper de toi puis j’partirais au crématorium. » Ce sur quoi elle se gare, ne lui laissant nul autre plan que celui-là et, lui qui s'était fait téméraire par le passé, se surprend à l'accepter sans broncher. Jouer aux idiots ne le sauvera pas et c'est un fait qui ne lui échappe pas. Pas cette fois. Et pourtant, le temps d'un instant, il hésite à accepter son aide et son épaule qu'il croit encore frêle. Une erreur de sa part. « Pas le choix sinon tu te démerdes, je te regarderais faire les cent mètres jusqu’au carrefour avant de t’envoyer les pompiers. » Ce qui a aisément le don de le faire se hâter jusqu'à cette fameuse porte d'entrée qui ne tarde pas à s'ouvrir, laissant apercevoir un visage familier et les soucis qu'il attire ; peut-être, peut-être pas. Pour l'instant, il ferme les yeux, se laissant tomber contre la chaise sur laquelle elle le laisse se débrouiller. Instinctivement, une main se porte à sa plaie qu'il presse, encore et encore comme dans l'espoir de pouvoir se faire un peu plus fort. Mais il s'affaiblit et les bourdonnements qui lui parviennent lui font comprendre cette évidence. C'est la présence de la femme qui l'a mené ici qui l'amène à jouer de sa lucidité, plantant finalement ses perles claires dans les siennes. « J’vais devoir découper ton pantalon. J’vais aussi désinfecter et recoudre, si c’est pas ta première fois tu sais que tu vas douiller mais j’vais essayer d’être rapide. Je fais ça et après je veux savoir ce que ce type me voulait. Ok ? »

Le programme est donné et la danse démarre, elle prend aux tripes et saccage, remuant ciel et terre, tout l'univers qu'il s'est créé dans sa tête qui commence à manquer d'air. Parce qu'elle découpe, parce qu'elle impose, offrant aux yeux du mercenaire le trait profond qui lui fut offert. Et il comprend, maintenant. Il sait pourquoi ses forces s'amenuisent, pourquoi sa conscience s'épuise. La pression n'a que trop peu servie et la lame utilisée probablement trop salie. Alors quand elle s'y risque, Elijah ferme les yeux, rien qu'un moment, prenant sur lui comme dans l'espoir de ne pas perdre son sang-froid. C'est moche à voir, davantage à porter et la grimace que l'autre homme affiche en témoigne aisément. Personne n'aimerait être à sa place, Elijah même n'aimerait pas être à cette place. Pourtant, il doit se taire, accepter, la laisser faire. Et c'est ce qu'il fait, serrant les poings, s’abîmant jusqu'à ses phalanges sous la pression qu'il exerce sur ses bagues. Il se devra de tenir, là, encore quelques minutes, quelques tourments et il le fait, silencieusement, prenant sur lui comme chaque jour de sa vie, comme chacun de ces jours où il n'avait fait que s'attirer toujours plus d'ennuis. Il n'en est pas à sa première blessure, pas à celle qui insufflait de la souffrance pure. Mais elle est nouvelle, récente, première depuis de longs mois à penser que rien ni personne ne pourrait l'atteindre, enterré dans une sécurité qu'il croyait barricadée. Il a sous-estimé le monde et ce dont il regorge, ces ennemis plus ou moins connus par le passé qui ont su évoluer, apprendre, se renforcer. Il secoue la tête, à nouveau, soufflant au mieux comme pour ne pas perdre le peu d'air qu'il parvient à inspirer, déposant enfin son regard sur la jeune femme concentrée. « Ça fait déjà plusieurs jours qu'il te suivait ; laisse-t-il entendre tandis que l'autre se ranime aussi certainement que la voix du mercenaire. Il est à l'écoute, autant qu'elle. Ça n'a pas été un ordre par contre, de ceux qu'il rencontrait. Il l'a fait par plaisir, je crois qu'il savait pas l'impact que ça aurait pu avoir s'il t'était tombé dessus. » Souffle-t-il ensuite, essayant de se faire le plus clair possible malgré tout ce qui commence durement à lui manquer, jusqu'à sa propre stabilité. Il lui faut un peu de temps, rien qu'un peu de temps pour pleinement retrouver ses moyens d'antan. « Ils ont pas mal de petits cons comme ça, ceux qui souhaitent prouver qu'ils ont peur de rien ; de quoi les réjouir s'ils cherchent un peu d'infos. C'était un pote des connards qui m'ont fait ça en décembre. » Et, à ces mots, c'est sa clavicule qu'il découvre légèrement, laissant entrapercevoir la cicatrice qu'il en garde, l'impact d'une balle qu'il est parvenu à leur faire payer, ça avec un peu de patience malmenée. « D'habitude ils les tiennent en laisse mais vu ce que celui-là s'était injecté, j'suis même pas sûr qu'il se souvenait de son nom quand il en a fait une obsession. » Elle qui voulait savoir, il lui sert tout ce qu'il sait sur un petit plateau, service donné pour service rendu, sa jambe plus ou moins nettoyée après qu'elle l'ait assez torturée pour l'aider.  

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MessageSujet: Re: same boat | love Jeu 12 Oct - 17:21


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Alma n’attend rien d’Elijah, elle se fiche qu’il acquiesce, elle doit faire son boulot. Elle n’a pas besoin qu’il lui donne l’autorisation puisqu’il n’a pas le choix, personne n’a le choix ce soir sur ce qu’il se passe, Gabriel lui-même connaît la danse qu’il sera imposée au mercenaire, c’est pourquoi il glisse une bouteille sur la table. Alors qu’Alma a finit de présenter les étapes de ce qui va suivre, elle se désinfecte les mains après avoir récupéré une chaise et remonté ses manches, se saisit des ciseaux en se disant qu’il y a une chance sur deux pour que le type s’évanouisse quelques minutes durant. Son premier réflexe est d’inspecter la profondeur de la plaie, où est-ce qu’elle a été plantée, heureusement, nul part où le type crèverait même si la plaie refermée. Alors qu’elle a finit de découper la pièce de tissu, Alma se dit que le type va certainement douiller un certain temps, c’est sur, mais elle se focus sur l’instant présent, respire tranquillement, faisant abstraction des grognements de manière exemplaire. La quadragénaire se mure dans un sang-froid qui lui est propre, jette un œil au mercenaire pour lui indiquer qu’elle va démarrer son travail de couture après avoir désinfecté la plaie à grandes eaux, glisse le fil chirurgical dans l’aiguille et se met enfin à percer la peau.

Le mercenaire est tendu à craquer, elle le sent, tout son corps exhibe une douleur, ses poings sont fermés, saturés, mais une fois de plus, Love ne s’arrête pas. Il n’y a rien de pire que d’interrompre de tels travaux. Elle a appris avec le temps et les blessures qu’il faut se fier aux réactions du corps, savoir quand il est impossible de continuer, mais aussi être capable d’ignorer les premières alarmes, les premiers signaux de défaillance. S’exclure des affects que cela provoque, et aussi des souvenirs qui se ramènent à sa mémoire alors que la matriarche se rappelle les blessures de son mari.

Son tracé n’est pas celui d’un expert, pas celui d’Irène par exemple qu’elle sait douée, mais suffisant pour ce soir et les années d’expérience l’aident à achever sa tâche avec rapidité. « Ça fait déjà plusieurs jours qu'il te suivait. Ça n'a pas été un ordre par contre, de ceux qu'il rencontrait. Il l'a fait par plaisir, je crois qu'il savait pas l'impact que ça aurait pu avoir s'il t'était tombé dessus. » Alma tend l’oreille mais reste concentrée sur son œuvre. Un élan de colère se faufile le long de ses veines, il lui faut rester calme, elle explosera plus tard, laissera échapper son légendaire caractère de feu, mais pour l’instant elle pose un couvercle hermétique sur sa fureur, concentrée. Le mercenaire souffre, souffle et Alma continue soigneusement ses tracés, ses piqures, serre le points qu’elle est en train de dessiner sur et sous la peau d’Elijah.

« Ils ont pas mal de petits cons comme ça, ceux qui souhaitent prouver qu'ils ont peur de rien. C'était un pote des connards qui m'ont fait ça en décembre. » Love relève à peine le regard, juste une seconde pour comprendre ce dont il parle. La fusillade de Noël, cet événement qui lui tord les tripes encore aujourd’hui, lui donne envie de vomir ; et même de pleurer. Elle pense à l’enfant du club qui y a laissé sa vie et chaque fois, ça lui tire des frissons d’horreur, son cœur saigne, comme chaque fois qu’un de ses garçons est blessé, et surement pire. Il ne lui faut pas aller dans ces territoires là, voilà pourquoi à nouveau, la quadra se reconcentre sur son travail, a la force de contenir les tremblements de sa main.

« D'habitude ils les tiennent en laisse mais vu ce que celui-là s'était injecté, j'suis même pas sûr qu'il se souvenait de son nom quand il en a fait une obsession. »

Se concentrer sur la colère, non sur la douleur, voilà ce à quoi pense Alma alors qu’elle coupe enfin le fil qui termine son œuvre. Se concentrer sur ce sale petit con qui pensait bêtement pouvoir l’attaquer, elle, sans subir de malheureuses conséquences. Elle souffle, enfin, se redresse, et nettoie la peau ensanglantée, tâche de rester calme encore, s’efforce d’éloigner l’image de l’enfant perdu, pour se focaliser sur celle de l’homme qu’ils venaient d’abattre conjointement.

« Voilà. »

Love récupère les outils de ses mains tâchées de sang et s’attèle à laver sa peau et l’acier dans l’évier de la cuisine de Gabriel. Ses mâchoires se serrent, rien ne lui plait dans cette situation, si elle semblait dénuée de sentiments jusque-là, sa carapace semble se fissurer un peu, laisser place à la colère qui régit son cœur vorace. Cela fait, Alma récupère trois verres, qu’elle dépose sur la table, habituée de cette maison, et sert à dose égale le liquide ambré. Il lui faut bien ça à elle aussi.

« Plusieurs jours. Sa colère est maintenant limpide dans son regard jusque-là voilé par la concentration. Plusieurs jours et je ne m’en suis pas rendue compte. Elle glisse ses lèvres sur le verre pour boire une gorgée d’alcool, laisse les degrés réchauffer sa gorge puis son ventre. Ne prends pas ça de la mauvaise façon mais : pourquoi t’es intervenu ? Volonté de vengeance, simplement ? De quoi t’as besoin dans cette histoire ? Alma ne veut laisser aucune place à l’incompréhensible, elle a besoin de toutes les variables, de connaître le pourquoi du comment. C’est sa manière à elle de gérer les choses. Si les hommes manient les armes et les mots, Love manie le savoir et les secrets, avec une aisance qui lui est propre et qui lui a permis de prendre sa place au milieu de ces hommes. C’est pour elle le plus grand des dons qu’on lui a donné, ce qui lui donne à la fois protection et pouvoir. Pourquoi tu ne nous as pas prévenus plus tôt ? Pas de jugement, juste des questions. Elle veut comprendre les motivations du type, bien qu’elle s’en doute aux vues du dossier qu’elle a déjà sur lui. J’ai juste — on a juste, je pense — ; elle pose un regard vers Gabriel en quête d’approbation ; de comprendre tes intentions. J’te suis reconnaissante de pas l’avoir laissé me fracasser le crâne, entends bien ça, sinon je t’aurais laissé crevé au milieu de la route avec l’arme en main. Mais ça m’aiderait de savoir d’où il vient, s’il est le dernier dans cette lignée où si je dois faire attention à mes old ladies. »

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MessageSujet: Re: same boat | love Lun 16 Oct - 21:56



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Il sent la douleur se frayer un chemin jusqu'à chacun de ses membres, assez pour qu'il n'en vienne à pleinement se raidir, baissant la tête comme pour contenir cette rage qui se matérialise en un bref souffle, quelque chose qui s'extirpe d'entre ses lèvres lentement, le plus doucement du monde. Il essaie de canaliser tout ça, de prendre sur lui comme lorsque de pires blessures s'infligeaient. Et, instinctivement, un frisson sulfureux vient parcourir son dos malmené, tableau glauque d'une œuvre maternelle que la folie a fini par ronger. Pour la première fois depuis longtemps, quelques souvenirs se rappellent jusqu'aux crises de cette dernière, jusqu'à cette pente dévalée qui l'a conduit jusqu'ici en cette soirée, ce destin déjà bien tracé. Elijah en frissonne davantage, Elijah en revient à la place qu'on lui a donné entre les murs un peu plus tôt gagnés. « Voilà. » Et il n'aura suffit que de cela, ces syllabes-là pour que le mercenaire parvienne à respirer, pour qu'il retrouve un semblant de souffle régulier. De quoi lui permettre de se concentrer, lui permettre d'observer jusqu'à toiser celui qui n'a cesser de l'épier. Il imprime autant qu'il ne le fait, essayant de comprendre, de lire ce qu'il parvient à bien cacher. Ça lui arracherait presque un sourire, un sourire que cet homme-là termine par lui rendre, probablement tout aussi déçu que lui de ne rien avoir su lire. Partie remise tandis qu'il défait l'azur de son regard de ses traits pour se concentrer sur le verre qu'on lui offre, sur le liquide brun qu'elle vient faire danser dans celui qui lui fait face. « Plusieurs jours. Il acquiesce seulement, laissant le verre froid l'apaiser pour l'instant qu'au bout des doigts. Plusieurs jours et je ne m’en suis pas rendue compte. Un nouveau geste de tête tandis qu'il s'offre lui aussi une gorgée, un peu plus longue, un peu plus dur, la gorge sèche et le besoin d’anesthésie ; aussi psychologique puisse-t-elle être. Ne prends pas ça de la mauvaise façon mais : pourquoi t’es intervenu ? Volonté de vengeance, simplement ? De quoi t’as besoin dans cette histoire ? Et finalement, elle lui parvienne les questions, elles s'ancrent dans cet instant avec le désir formel de réponses claires et concises. Elijah en sourit un peu plus, peu habitué à en laisser entendre sur ses motivations ; peu habitué à parler en vérité. Pourquoi tu ne nous as pas prévenus plus tôt ? Pas de jugement, juste des questions. Des questions qui se font insistantes et auxquelles il n'échappera pas, pas ce soir, pas cette fois. J’ai juste — on a juste, je pense — besoin de comprendre tes intentions. J’te suis reconnaissante de pas l’avoir laissé me fracasser le crâne, entends bien ça, sinon je t’aurais laissé crevé au milieu de la route avec l’arme en main. Mais ça m’aiderait de savoir d’où il vient, s’il est le dernier dans cette lignée où si je dois faire attention à mes old ladies. » Et il termine par s'armer d'une bonne respiration, terminant son verre dans la foulée, ramenant sa jambe vers lui en la pliant peut-être un peu trop, assez pour en grimacer avant de se reprendre, de tout calmer.

« Dans le doute, fais-y attention ; ses mots se perdent dans l'instant qui semble se briser sous ses paroles, sous ce qu'il laisse supposer quant à ce qui pourrait encore advenir, bien qu'il n'en soit pas si sûr. Non, parce qu'il reste un cas isolé, une focalisation sur laquelle il s'était plus que donné. Et je n'ai besoin de rien. Vous restez pour l'instant mes meilleurs clients, j'aime entretenir mes relations. De quoi être honnête, assez clair en plus de ce qu'elle sait déjà ; Elijah n'aurait pas laissé cet homme vivre davantage en sachant que ses actes l'avait conduit jusqu'aux portes de sa vie. S'attirer son attention avait été une faute qui lui aura coûté son existence, ce soir, au cœur même de cette ruelle quittée un peu plus tôt en compagnie de celle sur qui il revient pleinement. Il était le dernier arrivé, en tout cas. » Il vient lui faire entendre ce qu'il sait, ce qu'il est parvenu à savoir en se renseignant sur son compte, en apprenant son emploi du temps, la moindre de ses sorties, le peu d'habitude qu'il commençait à posséder. Le reste, Elijah y a échappé, décidé à ne pas en faire partie. Parce qu'il est parvenu à obtenir la tête de ceux qui s'étaient approché avec un peu trop d'enclin d'un cocon sûr qu'il parvient à faire renaître. « Et je ne vais pas te mentir, j'attends pas vos contrats pour me faire le reste de ceux qui ont tiré ce soir-là. » Des mots qu'il laisse planer tandis que l'autre homme s'assoit, tandis qu'il vient lui faire face, cet éternel sourire accroché le long de ses lèvres qui, parfois, pourrait avoir tendance à l'agacer. « Écoute. C'est pas pour faire la mijaurée en profitant de ta faiblesse mon grand mais on va pas s'mentir ; tu seras jamais sûr et certain d'avoir sous ton canon le gars qui t'a tiré dessus. Tu nous as bien dépanné mais on va se la jouer discretos pour avoir un max d'infos et de quoi nous retourner d'la merde qui fume sous notre pif maintenant...Après j'vais pas t'empêcher d'en tuer en ton nom, ça serait prétentieux d'ma part de retenir un mercenaire mais franchement ? Tenir précisément celui qui tenait L'arme qui a tiré LA balle qui t'a perforé ? J'pense que c'est comme essayer d'fumer un seul grain d'cette putain d'clope. Impossible. » A ça, il fronce les sourcils, venant sourire un peu péniblement tandis qu'il comprend que l'étau pourrait se resserrer sans qu'il n'est la moindre possibilité d'en avoir l'information. Ça lui arrache une pointe de colère tandis qu'il prend sur lui, sachant ses heures passées à observer, à écouter loin d'être perdues ; pas totalement. « Celui qu'on a descendu ce soir en faisait partie. Pour le reste, non, en effet j'ai rien mais je sais me faire patient. » Parce qu'il possède quelques moyens, bien que pas assez. Et là, elle revient, cette idée, cette volonté, cette nécessité à s'ancrer là où il s'était échoué par le passé. De la sûreté, c'est ce qu'ils étaient parvenus à représenter en lui lorsque ses pas foulaient encore New-York. Et il y songe, à les rejoindre, eux à défaut des Kings puisque éternelle famille. Mais cette alliance-là, celle qui commence à s'instaurer doit tenir. Tout doit tenir. Et l'autre hausse seulement les épaules, décidé à donner en retour. « Si on a des trucs on te tient au jus si tu veux toujours en être à condition qu'tu r'vois tes tarifs à la baisse. Sinon fais en sorte que ça soit signé d'ta main et pas d'la notre, qu'ça gâche pas nos plans. » Et ça a le mérité d'être clair, ce qui arrache même un petit rire au mercenaire qui se tourne, légèrement, venant croiser le regard de la femme qui les accompagne. « Il est toujours comme ça ? »  

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MessageSujet: Re: same boat | love Dim 5 Nov - 20:54


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« Dans le doute, fais-y attention. Évidemment. Et je n'ai besoin de rien. Vous restez pour l'instant mes meilleurs clients, j'aime entretenir mes relations. Évidemment, à nouveau. Entretenir ses relations, Alma le sait, ce type est loin d’être stupide. Certainement cinglé à bien des égards et ça en vue du dossier qu’elle a sur lui dans le tiroir le plus secret de son cabinet, mais loin d’être abruti. Love n’est pas encore tout à fait sure, pas tout à fait convaincue que c’est une bonne chose de s’allier au mercenaire, en vue du passif. Elle se posera la question plus tard, en vue de la soirée qu’elle vient de passer.

La quadragénaire glisse ses lèvres autour du verre et lâche un regard à Gabriel, analyser un peu ce qu’il pense. Il est focus sur le mercenaire assis là et ça pourrait presque la faire sourire. Il ne porte pas ses lunettes aujourd’hui, pas étonnant. « Et je ne vais pas te mentir, j'attends pas vos contrats pour me faire le reste de ceux qui ont tiré ce soir-là. » Love se recentre sur Elijah, hausse les épaules, clairement peu importée par ce genre d’info. Elle la garde bien sur bien précieusement mais ne le laisse pas paraître et puis, surtout, tant que ses meurtres n’ont rien à voir avec les Kings elle ne voit pas pourquoi elle l’empêcherait de buter une ou plusieurs têtes de ces fils de putes de serbes. Ça l’arrange même, histoire de pas voir ses garçons au placard pour un truc du genre. Elle sait que ça les démange, mais si on peut leur éviter la prison parce qu’il fait le sale travail, ça lui convient. C’est à ce moment là que le vieux décide enfin de se faire entendre. Malgré la situation et le meurtre et l’inquiétude qui lui glace malgré elle le sang quant à la suite des évènements, maintenant qu’elle sait que ses old ladies et elle-même sont des cibles potentielles ; les mots de son amant la font sourire. Elle aime cette manière toujours cash et un peu rustre de s’adresser à n’importe qui. Il ne manque jamais d’ouvrir sa gueule pour dire clairement ce qu’il pense et la franchise est une qualité qu’Alma chérit bien évidemment, la mesure où elle peut contrôler la vérité qui sort de sa bouche. Les secrets sont son arme la plus redoutable, pas ses ongles ni les lames qu’elle cache dans son sac, dans son rouge à lèvre, ni le révolver qu’elle garde contre sa cuisse ou dans sa botte. Le secret, les rumeurs, du poison qu’elle se permet de garder ou distiller comme une liqueur rare et précieuse. Un goutte à goutte qu’elle ne nie pas avoir un grand plaisir à manier. « Celui qu'on a descendu ce soir en faisait partie. Pour le reste, non, en effet j'ai rien mais je sais me faire patient. » La brune hausse les sourcils en direction de Gabriel, son sourire s’élargit mais elle le fait disparaître à nouveau alors qu’elle boit une nouvelle gorgée d’alcool. Il finit par hausser à nouveau les épaules et elle retient un rire. « Si on a des trucs on te tient au jus si tu veux toujours en être à condition qu'tu r'vois tes tarifs à la baisse. Sinon fais en sorte que ça soit signé d'ta main et pas d'la notre, qu'ça gâche pas nos plans.
— Il est toujours comme ça ?
— Na, ça lui arrive d’être un peu plus… quoi, gentil ? »

La quadragénaire sourit, son regard fixé vers Gabriel alors qu’elle s’adresse au mercenaire. Oh, certainement qu’il est plus gentil avec elle, à bien des égards, même s’ils ne sont que deux officiellement au courant de cette « gentillesse » qu’il sait lui prodiguer (quatre, en réalité, si on compte les deux gamins mais Alma préfère ne pas y penser), mais fini les sous-entendus, elle laisse son regard retomber dans les prunelles d’Elijah, claires et pourtant si étonnamment troubles et elle lui sourit tranquillement.

« Je vais te filer des anti-douleurs dès maintenant si tu veux éviter d’avoir à douiller sur le retour… d’ailleurs… Gabriel ? t’as envoyé quelqu’un pour emmener se débarrasser de c’qui reste dans mon coffre ? Elle attend confirmation avant de s’adresser à nouveau au mercenaire. J’vais attendre qu’on récupère le corps et je peux te déposer où tu veux, sauf si t’as d’autres plans, mais je préfèrerais que personne ne vienne jusqu’ici. » Je préfèrerais étant une formule pour un injonction claire, un peu plus polie, qui passera mieux. « T’as quelqu’un pour veiller sur ça où je dois t’envoyer une de mes filles ? »

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MessageSujet: Re: same boat | love Dim 12 Nov - 16:11



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Il les laisse échanger quelques regards, il les laisse un instant, rien qu'un court instant au cours duquel il essaie de songer, de réfléchir à tout ce qu'il doit désormais prendre en compte. Ils sont en train de couler, ils sont en train de se laisser ronger et, dans un sens, il en connait d'autres dans cette même situation, d'autres qu'il hésite à approcher, à rejoindre, ne serait-ce que pour essayer de faire perdurer sa sécurité, cette liberté. Et, les songes ailleurs, ses perles claires vont se poser sur les tatouages qui ornent ses mains, ceux qui trahissent une appartenance à un tout autre monde, une toute autre communauté ; appartenance révolue bien qu'encore stable dans un esprit qui aurait dû s'en défaire. Elijah réfléchit, ressasse les mots laissés par l'autre homme tandis qu'il l'entend, la voix féminine, celle qui vient le ramener d'entre les ombres pour lui faire part d'une réalité douloureuse qu'il aurait dû mal, dans les prochains jours, à oublier. « Je vais te filer des anti-douleurs dès maintenant si tu veux éviter d’avoir à douiller sur le retour… ; elle vient lire dans ses pensées, assez pour que Haynes en vienne à sourire, à acquiescer en prenant sur lui de ne pas ramener sa main sur cette plaie tout juste contrôlée. Il va lui falloir du sang-froid et du repos, rien qu'un peu, en tout cas, pour apaiser les maux. Alors il soupire déjà, sachant les semaines à venir comme s'avérant déjà bien compliquées. Il va lui falloir passer outre les questions de Jade, outre sa curiosité, les envies qu'elle insuffle chez lui, cette nécessité à toujours l'avoir contre lui collée comme par peur qu'elle ne puisse à nouveau lui être arrachée. J’vais attendre qu’on récupère le corps et je peux te déposer où tu veux, sauf si t’as d’autres plans, mais je préférerais que personne ne vienne jusqu’ici. » Requête à laquelle il acquiesce de nouveau, compréhensif à cette idée, gardant pour lui que – de toute manière – il n'existe personne qui puisse venir s'en mêler. Ses affaires l'attendent ailleurs, pour une heure bien précise, sagement clouées dans un coin qu'il a décidé. Puis, finalement, lui qui allait pour se lever se fait prendre de court. La voix féminine revient, elle anime de nouveau l'espace que l'autre homme en vient à quitter avant eux, laissant Elijah face à une question qui, d'abord lui semble ridicule avant de prendre conscience de ce que ses choix impliqueront. « T’as quelqu’un pour veiller sur ça où je dois t’envoyer une de mes filles ? » L'une de ses filles, et si l'idée par le passé aurait été tentante, Elijah aujourd'hui en fronce les sourcils, déclinant instinctivement la proposition. Et si inquiéter Jade lui paraît de trop, il saura se débrouiller, jusqu'alors ses conneries et son whisky l'ayant toujours sauvé.

« Je préfère ne rien avoir à vous devoir. » Ça vient se faire clair, précis, définitif. Il exécute pour mieux mais ne s'en mêlera pas davantage, pas encore, pas comme ça. Elijah met un poing d'honneur à tenir cet engagement car ses projets sont ailleurs, plus ambitieux, plus personnels. Aussi, il s'en relève enfin, prenant avec hargne sur lui pour ne pas laisser sa douleur s'immiscer jusque dans les tréfonds de son esprit. Il n'a pas de temps à accorder à cette blessure, pas en ce moment, pas au vu de tout ce qui commence à remuer dans cette ville et leur milieu désormais assiégé. « Il va lui falloir combien de temps, à votre contact, pour se débarrasser du gamin ? » La question, quant à elle, se pose lorsqu'il vient glisser un coup d’œil vers son téléphone, sachant l'un de ses prochains contrats à prendre étant dans une petite heure, tout au plus. Une affaire défaite de cette presque alliance établie avec ceux dont appartiennent Alma – s'il se souvient bien – et l'autre saloperie qui vient clairement de lui faire comprendre que toute situation, désormais, sera délicate. Il soupire finalement, délaissant l'une de ses mains sur la crosse de son arme qu'il ajuste un peu mieux, retrouvant la chaleur d'un manteau qui aide à dissimuler cette prolongation métallique avec laquelle il aime un peu trop jouer. Celle qu'il caresse durant les longues minutes qui le tiennent encore enfermé entre ses murs ; estimant leur marché rempli, lui l'ayant sauvé elle et inversement. De longues minutes qui terminent par prendre fin, laissant le mercenaire rejoindre l'extérieur, l'air nocif qui malgré tout parvient à faire vivre Chicago et les rats qui y résident. Une longue bouffée, une respiration nécessaire aux poumons malmenés du quadragénaire qui, par de nombreuses cigarettes, entretient cette misérable santé. « Et pour abuser de ton hospitalité, je veux bien que tu me laisses à Oakley Boulevard. » Puisqu'elle s'était proposée. Il sera en avance et tant mieux, peut-être. Parce qu'il commence à réfléchir, à y penser, parce qu'il rumine une fois installé contre les sièges de cette voiture retrouvée. « Je dois me risquer à leur faire confiance ou pas ? » C'est cette question-là qui vient briser le maigre silence qui s'était permis de régner. Elijah tourne d'ailleurs ses traits vers la femme à qui, un peu plus tôt, il est venu épargner pire qu'une simple entaille. Il la jauge un instant, il vient admirer ce calme, ce sang-froid dont elle regorge au vu de ceux qu'elle côtoie sûrement depuis bien longtemps. « Je te demande ça par rapport à ce qu'ils ont à gérer en plus de leurs petites affaires habituelles ; il essaie de s'expliquer, de ne pas rendre les choses plus compliquées. Car montrer de l'inquiétude quant à ses clients laissent aisément supposer qu'il pourrait s'en détourner et, en vérité, Elijah y a déjà songé, finalement ravisé en sachant qu'ils pourraient – qui sait – un jour l'aider. Je baisserai mes prix si c'est vraiment nécessaire mais je veux m'assurer qu'ils ne me vendront pas en retour s'ils s'allient avec les connards qui cherchent à vous descendre pour les toucher. Tu comprends ? »  

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« My mercy prevailed over my wrath. »
They took everything from us. Then they call me a monster? The moment I sign that pardon, I proclaim the world that they were right. This ends when I grant them my forgiveness.
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