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 'Cause the hardest part of this is leaving you

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MessageSujet: 'Cause the hardest part of this is leaving you Sam 9 Sep - 16:42





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Toute sa famille est installée sur le canapé et il sent leurs regards réprobateurs peser sur ses épaules. Lui garde la tête baissée et fixe un point dans le vague en attendant que la tempête passe, essayant de ne pas prêter d’attention à tous les reproches qui fusent et lui sont adressés. Les termes bon à rien, assisté, loser, s’enchainent et Kurtis essaie de se convaincre qu’il se trompe, qu’il a pris la bonne décision, qu’il ne le comprend simplement pas. Et puis d’un coup, s’en est trop. Il se dresse sur ses jambes et se tourne vers son père, affalé sur le sofa aux côtés de sa mère.
« Tout c’que j’demande, c’t un peu d’repect, merde ! » lui hurle-t-il au visage, postillonnant dans sa direction.
Le visage dur de son père devient alors grimaçant, et il porte sa main à sa poitrine, froissant le tissu de son polo rayé blanc et bleu. Celui que sa mère lui a offert à son dernier anniversaire. Kurtis comprend immédiatement ce qui est en train de se passer. Son père est en train d’avoir une crise cardiaque.
« C’est tout c’que j’demande, un peu d’respect. J’voulais pas t’faire de mal… »
« Alors fallait fermer ta gueule » coasse-t-il, son visage virant au cramoisi alors que tout le monde commence à s’affoler autour d’eux. « Abruti va… »
Ce sont les derniers mots de son père.

Ceux qui raisonnent encore aux oreilles de Kurtis alors qu’il s’arrache à son cauchemar et se réveille, en sueur, sur son propre canapé. Son cœur cogne furieusement dans sa poitrine et un puissant sentiment de honte et de culpabilité lui serre la poitrine. Il e force à garder les yeux ouvert, malgré la brûlure que le soleil fraichement levé fait naitre dans ses yeux clair, par peur de sombrer à nouveau et de reprendre son rêve là où il l’a laissé. Par peur d’avoir à affronter le fantôme furieux de son père, ou la détresse de sa famille endeuillée par sa faute.
Poussant un lourd soupir, il finit par s’asseoir sur le canapé où il a dû s’assoupir la veille alors qu’il regardait un film. L’écran est encore allumé mais sa console de jeu s’est éteinte automatiquement dans la nuit. Kurt passe ses deux mains sur son visage marqué par la fatigue, soupire et puis s’étire, alors que les derniers mots de son père continuent de se répéter en boucle dans son esprit embrumé.
Abruti va…
Ouais, c’est ce qu’il a été. Un bel abruti. C’est ce qu’il est encore parfois. Souvent. Du moins c’est ce qu’on lui dit. C’est que ça doit être vrai. En tout cas, ça le rend d’humeur maussade, malgré la belle lumière qui vient taper sur la porte vitrée donnant sur le jardin de sa propriété. Une propriété qu’il s’est acheté avec l’argent de l’assurance vie de son paternel.
Abruti va…
Kurtis se lève pour aller se rincer la bouche et se réveiller un peu. Il adresse quelques caresses à Gram qui vient le saluer, boit un peu à l’évier de la cuisine puis s’asperge le visage avant de se tourner vers son réfrigérateur, son chien sur les talons. Il se prend une canette de RedBull et la dépose sur le comptoir pour s’occuper de nourrir ses deux bêtes. Il sort les médicaments de Ram, attrape leur gamelle d’eau et la remplie à ras avant de prendre le sachet de croquettes sous l’évier.
« A table les gros » marmonne-t-il en allant les servir.
Gram le gratifie de quelques coups de langue puis s’empiffre pendant qu’il range le paquet, reprend sa canette et s’installe sur le sol carrelé de sa cuisine pour caresser son molosse distraitement. Il lui faut encore une bonne minute pour réaliser que, Ram, contrairement à son frère, ne s’est toujours pas pointée. Bizarre. Parce qu’elle a un appétit d’ogresse…
« Ram ! Viens bouffer ! » crie-t-il dans la cuisine, avant de prêter l’oreille aux bruits alentours, s’attendant à entendre le cliquetis de ses griffes sur le carrelage. Sauf qu’il n’entend rien. Rien d’autre que les bruits de mastication de son autre chien qui profite de l’absence de la goinfre de service.
L’estomac de Kurtis se noue. Il n’aime pas ça…
Abruti va…
« Ram ? Ramona, ma belle, viens voir par ici. »
Toujours rien. Alors il se lève, de plus en plus anxieux.

Il y a plus d’un mois, en constatant une dégradation de l’état de sa chienne, il l’a amenée en urgence chez son vétérinaire. Le diagnostique est tombé très vite et a fait très mal. Cancer des os. Le vétérinaire l’a laissé face à un choix : faire piquer Ram ou tenter un traitement par radiothérapie pour allonger un peu son espérance de vie et soulager ses douleurs. Kurtis a accepté immédiatement, incapable de se résoudre à voir Ram sortir aussi brutalement de sa vie. Mais depuis deux jours, il voit bien qu’elle peine à se déplacer de nouveau, qu’elle a perdu son appétit, se montre un peu moins câline, cherche à s’isoler…
C’est parce qu’il a une trouille bleue de la suite qu’il s’est soulé hier soir et a finit par s’assoupir sur son sofa au lieu d’aller simplement se coucher.
« Ram ? » l’appelle-t-il depuis le couloir menant à sa chambre, là où elle vient généralement se coucher. Cette fois elle lui répond. Par un affreux gémissement qui lui glace le sang et lui pince le cœur. Gram (qui a certainement compris que quelque chose se tramait) l’accompagne et, ensemble, ils pénètrent dans la petite chambre. Ils découvrent alors la chienne dans son panier, qui lutte pour se redresser sur ses pattes tremblantes.
« Oh ma belle… » lâche simplement Kurtis, s’immobilisant sur le seuil de la pièce, alors que Gram, bien plus courageux que lui, se rapproche de sa sœur pour venir se frotter affectueusement à elle. Il finit par se coucher à ses côtés, observant son maitre d’un air penaud. Fais quelque chose humain, tu vois bien qu’elle souffre, semble dire son regard.
Kurtis pousse un soupir désolé puis s’approche de sa chienne pour venir à son tour s’asseoir à ses côtés. Sa queue s’agite fébrilement alors qu’elle lèche les mains qu’il approche de son crâne pour la caresser. Retenant ses larmes, il se penche pour déposer quelques baisers sur son museau, fermant les yeux en l’enlaçant délicatement pour ne pas risquer de lui faire mal.

**

Une demi-heure plus tard, il a passé quelques coups de téléphone et est retourné s’installer dans sa chambre à coucher, auprès de ses deux chiens, en attendant que Natalia passe les récupérer.  Kurtis a commencé par joindre son vétérinaire pour savoir quoi faire, et celui-ci lui a demandé de passer dans la matinée pour qu’il jette un œil sur Ram. Le grand brun, récemment patché sait parfaitement ce qu’il va lui dire mais il essaie de ne pas y penser… Une fois ce coup de téléphone passé, il a réalisé qu’il n’avait pas de véhicule pour transporter son animal. Alors il a commencé à faire le tour de son répertoire, à la recherche d’un contact à joindre.
Malheureusement, Kurt s’est vite rendu compte que ses options étaient réduites… Meghan étant à l’étranger, sa mère souffrant d’une crise de sciatique depuis deux jours et Clyde n’ayant jamais été disposé de toute son existence à lui rendre un service : ça éliminait d’office l’option familiale. Et puis après le cauchemar qu’il venait de faire, il n’avait aucune envie de les voir de toute manière.
Reese n’a pas daigné lui répondre et Cillian non plus, réduisant encore ses chances d’obtenir de l’aide. Très vite, il ne lui est plus resté beaucoup d’options en dehors des autres Kings qu’il s’est immédiatement refusé de contacter pour un tel service. Pour qu’ils se fichent de lui ? Pour qu’ils le malmènent alors que sa journée va déjà être pénible ? Plutôt crever. Il conçoit qu’ils soient agacés par son patching automatique mais il en a marre qu’ils s’en prennent à lui pour ça. Ce n’est pas comme s’il avait réclamé quoi que ce soit ! Il suppose qu’ils s’en prennent à lui à défaut de pouvoir s’en prendre aux serbes, intouchables jusqu’à nouvel ordre mais tout de même…
Bref, Kurtis s’est retrouvé obligé d’appeler Natalia Manning, la femme de James. Un gros risque. Au moment où elle a décroché, il bien failli lui raccrocher au nez…  Et puis il lui a suffit d’un coup d’œil en direction de Ram pour trouver le courage de lui parler. Le grand brun lui a simplement demandé si elle était disponible et disposé à lui rendre un service sans rapport avec le club. Il lui a précisé de quelle nature il était – qu’il s’agissait d’amener un de ses chiens chez le vétérinaire – sans pour autant entrer dans les détails. Pas la force. Natalia lui a promis de faire au mieux et, après lui avoir réclamé de ne rien dire pour l’instant à James, il a raccroché.
Et depuis, il l’attend en essayant de ne pas penser à ce qui les attend Ram, Gram et lui...


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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Jeu 21 Sep - 5:47




Kurtis and Natalia



Cause the hardest part of this...




« T’as appeler Love ? »
Natalia qui prépare le café s'arrête dans son geste, jette un regard qui en dit long à son mari et se contente de garder sa bouche fermée. Evidemment qu'elle ne l'a pas appelé, elle remettait cette tâche au lendemain depuis des semaines, après tout ce n'est pas comme si elle mourrait d'envie de la voir et ça, James en avait conscience. Pourquoi en aurait-elle envie en réalité ? Pour subir ses petites réflexions ? Ses remontrances dissimulées derrière des sourires ? Ou pires les conseils qu'elle ne peut pas s'empêcher de vous balancer tous les quatre matins ? Inutile de préciser que ces deux-là ne s'entendaient plus depuis un sacré bout de temps et pourtant ça n'avait pas toujours été le cas, loin de là. « Je vais finir par croire que t’as changé d’avis. Dommage pour toi ca ne suffira pas à te débarrasser de moi ! » Surenchérit-il en riant, glissant ses mains autour de sa taille. Un sourire vient perler sur les lèvres de la Serbe avant qu'elle ne se retourne pour lui faire face. « T'es bête ! Elle dépose un baiser sur ses lèvres. Je l'appellerai cette semaine d'accord ! » Après deux tentatives infructueuses, elle finit par s'échapper des mains de son mari pour terminer de préparer le petit-déjeuner de son fils qui arrive en trottinant dans la cuisine et empêche de par sa présence son père de continuer ses assauts matinaux. Le petit garçon vient s'installer devant son bol de céréales et commence à manger en discutant joyeusement avec son père, elle en profite donc pour s'éclipser et allée se doucher et s'habiller rapidement.

Huit heures tapantes. Elle passe un coup de brosse dans ses cheveux désormais courts et se félicite du gain de temps que cette décision un peu soudaine lui avait permis de gagner et part rejoindre les deux hommes de sa vie avant d'être définitivement en retard, avoir déménagé l'avait quelque peu éloigné de l'école d'Eliott ou se situait le centre aéré dans lequel il était inscrit pour l'été et elle devait désormais prendre en compte les éventuelles embouteillages matinaux dont elle avait horreur. « Allez Hop Hop Hop, c'est l'heure d'y allez trésor! » Le gamin se lève et file mettre ses chaussures avant de revenir vers sa mère qui se rend bien évidemment compte uniquement maintenant qu'il a mis son t-shirt à l'envers. Elle pose ses mains sur ses hanches et le regarde en secouant la tête avec un sourire en coin, elle n'a même pas le coeur d'être agacé honnêtement. « Tu as mis ton t-shirt dans le mauvais sens mon coeur, vient là. » Mais il se met lui aussi  à secouer la tête et recule de deux pas. « Non maman c’est fait exprès, c’est comme mon copain Mike. » « Peut-être que la maman de Mike s’en fiche, mais moi je préfère que tu soit habillé correctement. » La Serbe s’avance de quelques pas sous les complaintes de son fils. « Mais mamaaan c’est pas grave. siteuplaiit » Et bien évidemment il lance des regards désespérés à son père comme il a pris l’habitude de le faire. Ce dernier jette un regard à sa femme, dont les yeux s’arrondissent clairement, lui demandant implicitement un peu d’aide, pour que leur gamin veuille bien arrêter de se débattre. « Eliott ca suffit, tu fais ce que maman te dit ! Tu te souviens de ce que je t’ai dit ? » Le petit garçon s’arrête net et peint son visage d’une expression déçue et contrariée. « Que c’est maman qui a toujours raison. » Dit-il bougon en soufflant et se laissant finalement faire. Natalia s’affaire rapidement à redonner un peu d’allure à son fils et dépose un baiser sur le dessus de sa tête en se relevant. « Voilà c’est beaucoup mieux ! Va faire un bisous à papa, on y va maintenant ! » L’enfant s’exécute avec entrain et va récupérer son sac pour rejoindre l’entrée. « Tu seras encore là quand je revient ? » James acquiesce d’un signe de tête, le visage en partie dissimulé par sa tasse de café et elle lui adresse un sourire avant de disparaître avec le blondinet derrière la porte d’entrée.

Elle regagne sa voiture quand son téléphone se met à sonner, un peu surprise de recevoir un appel si tôt, elle farfouille dans son sac pour dénicher l'appareil qui affiche le nom de Kurtis. Cela faisait un bail qu'elle ne l'avait pas vu ou qu'elle ne lui avait pas envoyée de message et elle se sentait un peu coupable. Le pauvre n'avait franchement pas l'air bien au bout du fil et elle n'avait pas vraiment eu le coeur de le laisser tomber, ni même de chipoter lorsqu'il lui avait demandé de ne rien dire à James, elle avait donc promis de venir dès que possible, en gros dès que son mari serait partie au boulot histoire d'éviter les questions, elle lui en parlerait plus tard cela valait de soit, mais en attendant, elle laissait un peu de temps au prospect qui n'en était plus un comme il le lui avait demandé. Deux heures après elle avait fini par arriver devant la baraque d'Hawkins, elle s'était arrêtée prendre deux cafés sur le chemin, se disant que ce ne serait sans doute pas du luxe. Elle frappa quelques coups à la porte et entendit l'un des chiens s'approcher de la porte, juste avant que son maître ne l'ouvre laissant loisir à la Serbe de se rendre compte qu'il avait l'air encore moins bien que sa voix ne l'avait laisser entendre. « Hey ! Elle s'avança pour donner au brun une accolade et lui colla la cup de café dans les mains. Ouhla t'as une sale tronche Kurtis, t'es sûr que c'est ton chien qui est malade ? » Elle leva un sourcil un peu inquiète par la pâleur du motard qui ne lui répond pas tout de suite.
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Dernière édition par Natalia Manning le Dim 5 Nov - 6:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Ven 22 Sep - 22:22





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Kurtis se tait depuis une poignée de minutes. Il a passé le même laps de temps à chuchoter des paroles rassurantes à sa chienne qui l’a écouté comme s'il était un genre de Messie. Elle l’a gratifié de quelques coups de langues et depuis, se repose. Si l’on peut appeler ce qu'elle fait ainsi. Il est évident pour le motard que Ram est en souffrance… Ses jambes sont parfois agités de spasmes et elle couine le plus discrètement possible, comme pour ne pas l’affliger, lui, davantage. Ça lui brise le cœur. Gram, cette brave bête, est aller chercher quelques jeux (les préférés de sa compagne de vie) qu’il est venu déposer près d’eux, au cas où ils en auraient besoin.
Installé contre le mur de la chambre, la tête de Ram reposant sur son mollet, Kurt la caresse le plus délicatement possible d’une main et gratouille distraitement celle de son second molosse de l’autre. Le temps semble s’écouler au ralenti. Une part de lui a hâte que Natalia arrive pour pouvoir conduire son animal de compagnie au plus vite chez le vétérinaire où elle pourra obtenir de quoi la soulager et… Et l’autre part sait que ce fameux soulagement ne lui apportera à lui que de la souffrance. Il essaie de ne pas y penser mais c’est impossible. Alors il se résigne et tente de profiter au mieux dans les circonstances actuelles de ce qui sont certainement ses derniers moments en compagnie de ses deux bébés…

Il ignore combien de temps s'écoule encore avant qu'une voiture vienne s’immobiliser dans son allée franchement négligée. Il a finit par s’assoupir à moitié et ce sont les coups de langue de Gram qui l’arrachent à ses somnolences peuplées d’images morbides. Il émerge difficilement et se tourne vers Ram qui ne bouge plus. Elle est partie. Ça y est. Elle a attendu que je m’endorme et… Mais non. Il voit son poitrail se gonfler lentement, laborieusement. Elle dort, tout simplement. Il pousse un soupir soulagé et relâche la pression, réalisant qu'il était sur le point de craquer. Ses yeux encore ensommeillés le picotent et les larmes n'étaient pas loin.
Il est obligé de déranger la chienne pour se remettre debout et s’en excuse en lui promettant de revenir tout de suite. Gram l’a devancé et attend déjà devant la porte. Le pauvre doit avoir une envie monstrueuse de pisser… Kurt n’y pense que maintenant, réalisant que sa propre vessie le travaille.
Sitôt qu'il ouvre la porte, sans prendre la peine de saluer Natalia, Gram s’empresse d’aller se trouver un arbre ou faire ses besoins, pendant que Kurtis, lui, n'échappe pas aux politesses d’usage. Enfin si on considère se faire remarquer qu'on a une sale tronche comme une politesse d’usage.
« Oui. Sûr » répond-t-il avant de réaliser qu'elle faisait de l’ironie. Il frotte ses yeux clairs un peu rougit et reste planté devant la serveuse sans penser à lui retourner la question pour savoir si elle se porte bien. Ceci dit, il l’a fait tout à l’heure, au téléphone donc… « T’as fait un truc. T'es ch’veux… C’joli. » ajoute le motard après quelques longues secondes passés à la fixer.
Elle le remercie puis Kurt s’intéresse à la voiture dans laquelle elle est venue. Il s’en approche sans un mot, rejoint par Gram qui a finit sa petite affaire et ne veut pas être laissé pour compte. Kurtis jette un œil sur la plage arrière et se retourne vers Natalia.
« J’peux r’tirer l’siège auto ? Va falloir d’la place. T'inquiète j’ai des couvertures pour la mettre et pas salir. E’ pourra pas s’asseoir… »
Natalia lui donne le feu vert et déverrouille son auto pour lui permettre d’accéder à l’arrière. En deux minutes, ils ont terminés de faire de la place et de tout déposer dans l’entrée de la maisonnette de l’ancien prospect. Durant ce temps, Kurt n’a pas daigné ouvrir la bouche ou faire porter son regard en direction de la serveuse, par crainte qu'elle ne l’incite à le faire. Commençant à le connaître un peu, Natalia a su respecter son silence.

Mais maintenant qu'ils sont chez lui, elle lui propose de prendre un café et lui présente les deux gobelet cartonnés avec lesquels elle est venue.
« J’préfère qu’on s’mette en route maintenant. Si t’es OK » se risque-t-il à lui proposer, mal à l’aise, son cœur cognant férocement dans sa poitrine. Pas parce qu'il appréhende sa réaction mais ce qu'il est en train d’accélérer. « J’crois qu’elle a vraiment mal cette fois alors… Ce s’rait mieux. Merci d’êt’ venue. T’as qu'à…hem…attendre ici et puis j’vais la chercher. »
Et tout en lui désignant le canapé sur lequel il dort fréquemment, il réalise à quel point sa baraque est en bordel. Alors il s’approche du sofa, vire la couverture qui s’y trouve et tente de remettre un peu d’ordre sur la table basse encombrée. Il ne réussi qu'à faire chuter un cadavre de bouteille de bière et manquer de renverser un cendrier plein sur le carrelage…
« Désolé c’est pas… Bon t’as qu’a juste attendre debout. OK ? » finit-il par laisser tomber, ne souhaitant pas la voir prendre le relai et proposer de ranger à sa place. C’est son bordel et il se sent suffisamment minable comme ça de devoir lui demander de jouer les chauffeurs et d'être vu dans cet état. Il aurait dû se doucher, se raser, changer de fringues, ranger un minimum le salon. Il n’y a tout simplement pas pensé.

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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Lun 2 Oct - 2:08




Kurtis and Natalia



Cause the hardest part of this...



Ok donc visiblement soit son humour est totalement incompris, soit Kurtis n'a pas envie d'y mettre du sien. L'un comme l'autre fait retomber son entrée complètement à plat de toute façon, elle prend un instant pour observer un peu plus le motard et remarque ses yeux légèrement rougis et brillants, mince il ne lui a donner aucun détail sur la raison de ce rendez-vous urgent chez le vétérinaire et elle avait simplement supposé que son chien était patraque ou un truc du genre, pas que c'était si grave que ça. A moins que ça ne soit dû à autre chose…Elle pénètre dans la maison, l'un des chiens sur ses talons et Kurtis lui adresse finalement un compliment concernant ses cheveux qu'elle a récemment coupés. Elle ramène une mèche derrière son oreille comme rappelée par la remarque du King of Speed et lui adresse un léger sourire. « Oh. Merci c'est gentil ! Subite envie de changement. » Elle hausse une épaule et dépose les cafés dans la cuisine, Kurtis quant à lui plutôt que de refermer la porte derrière elle s'aventure à l'extérieur et s'approche de sa voiture, elle revient donc sur ses pas et le rejoint sans un mot. Bras croisés sur sa poitrine, elle l'observe attentivement avant de voir son attention dévié par un voisin qui sort de chez lui pour rejoindre son véhicule, la voix de l'ancien prospect la ramène cependant au moment lorsqu'il lui demande s'il peut ôter des sièges arrières, le siège auto de son fils afin de faire de la place pour l'animal, non sans la rassurer sur le faite qu'il s'appliquera à faire en sorte qu'elle ne salisse pas l'entièreté du véhicule. « Non aucun problème, on a cas le mettre dans le coffre ou chez toi et t'en fais pas de toute façon il va franchement falloir que je passe à la station de lavage, cette caisse est loin d'être un modèle de propreté. » Elle ressort les clés de la poche de son jean et active l'ouverture à distance pour lui permettre de se mettre en mouvement. Sitôt dit, sitôt fait, les deux s'active et font de la place à l'arrière de la voiture, Natalia s'empresse de ramasser ce que son fils à éparpiller sur le sol et entre les sièges, à savoir des dinosaures, encore des dinosaures, des cailloux qu'il a ramassés parce qu'elle cite « non mais maman ils sont trop cool, regarde ! » et des papiers de bonbons, une vraie porcherie en soit. « Désolé du bordel, mon fils collectionne beaucoup trop de choses. » C'est plus une constatation qu'une véritable invitation à lancer une conversation sur ce sujet qui serait somme toute relativement peu intéressant. Son ami est silencieux, ce n'est pas une grosse surprise, il n'est jamais très bavard et c'est sans doute quelque chose qu'elle apprécie chez lui, même si elle doit bien reconnaître que c'est parfois plutôt décontenançant, mais au moins il ne se perd pas dans des blablas stériles et chiant. Une fois que leur travail est terminé, Kurtis attrape le siège d'Eliott et prend le chemin de son entrée où il le dépose et elle le suit à l'intérieur, toujours dans un silence qui commence à être un peu désagréable. « J'ai ramener du café, je me suis dit que t'en aurait besoin, t'avais pas l'air dans ton assiette au téléphone. » Tout en émettant cette proposition, elle s'avance pour attraper les dit-breuvage et les lui présenter avec un léger sourire compatissant, mais la réponse n'est pas tout à fait celle qu'elle avait espérée, le motard refuse enfin il ne le lui dit pas textuellement, il se contente de lui proposer de partir sur-le-champ si elle le veut bien. « J’crois qu’elle a vraiment mal cette fois alors… Ce s’rait mieux. Merci d’êt’ venue. T’as qu'à…hem…attendre ici et puis j’vais la chercher. » Ses lèvres s’arrondissent dans un oh muet et elle hoche bien évidemment la tête, visiblement c’est plus sérieux qu’elle ne se l’était imaginer et elle comprend alors effectivement que prendre un café est le cadet de ses soucis. « Bien sûr ! Pas de problème Kurt’ ! Euh…elle hausse une épaule, lorsqu’il tend sa main vers le canapé qui comment dire ne donne prestement pas tout à fait envie de s’y asseoir, mais elle ne lui fera pas remarquer, après tout ce n’est pas chez elle et elle s’en fiche un peu de savoir si le jeune homme est une fée du logis ou non. Ok ! » Quand bien même elle n’a rien dit, il semble se rendre compte, que l’idée n’est pas tout à fait élaboré et essaye de nettoyer un peu. « C’est pas… » mais dans un geste maladroit il fait tomber non seulement une bouteille de bière visiblement vide fort heureusement et un cendrier qui lui par contre était plein et cela suffit à lui faire définitivement abandonner cette idée. « Désolé c’est pas… Bon t’as qu’a juste attendre debout. OK ? »

La jeune femme dépose sa main sur le bras du prospect qui visiblement ne sait plus ou donner de la tête. « Hey, t'inquiète ! Va la chercher, je vais aller fumer une cigarette, je t'attends à la voiture ! Détend toi Kurtis ça va aller okay ! » Elle lui adresse un sourire bienveillant et le laisse finalement s'échapper pour à son tour prendre la direction opposée et sortir de la maison.
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Dernière édition par Natalia Manning le Dim 5 Nov - 6:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Lun 2 Oct - 17:12





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Sentir la main de Natalia se poser sur son bras l’apaise immédiatement. Kurt pousse un lourd soupir, évacuant un peu de cette insupportable pression qui pèse depuis son réveille sur ses épaules. Il a envie de la remercier à nouveau d'être ici, avec lui et pour lui, mais les mots restent coincés dans sa gorge trop nouée. Elle lui propose de se détendre et lui annonce qu'elle va fumer une cigarette, avant de lui assurer que tout va bien se passer. Il aimerait. Il aimerait vraiment. Mais même si tout se passe au mieux, il sait parfaitement qu'à la fin de la journée, il n’aira plus qu'un chien. Kurt à gagné du temps, a accordé un sursis à sa chienne mais c’est tout ce qu'il a pu faire pour elle… Et il n’en a même pas vraiment profité. À cause de ces connards de serbes et des trois boulots qu'il a à assurer maintenant qu'ils sont entrés dans sa vie.
Natalia s’éloigne et il en fait autant, regrettant déjà le contact rassurant de sa main sur son bras. Heureusement, Gram lui emboîte le pas et lui donne la force de retourner auprès de sa chienne, toujours avachie dans son panier. Il a du changer son drap un peu plus tôt dans la journée lorsqu'elle a vainement essayé de se mettre debout et s’est uriné dessus. Il a nettoyé ce qu'il a pu mais n’a pas osé la transporter dans la salle de bain pour lui donner un véritable bain. L’odeur âcre de sa pisse semble avoir imprégnée la pièce et le dérange. Parce qu'il associe cette odeur à autre chose. La maladie. La mort.
Le motard s’accroupi aux côtés de Ram, caresse sa tête et lui explique qu'il est enfin prêt pour l’amener chez le vétérinaire. Si Gram déteste entendre ce mot, sa chienne, elle, est toujours heureuse de faire une virée en voiture et de retrouver le véto qu’elle semble apprécier. Elle don’e quelques coups de langue à Kurtis, comme pour l’encourager et après un soupir, il propose à Gram d’approcher.
« Mon gros, je peux pas t'emmener avec nous. Faut que tu lui dises au revoir ici, OK ? » sa voix se brise et il se racle la gorge plusieurs fois en ravalant ses larmes, poussant soupirs sur soupirs. Gram semble comprendre parce qu'il vient pleurer près de lui et donne des petits coups de tête à sa compagne, comme s'il souhaitait l’inciter à se lever et arrêter de jouer la comédie. Arrêter de leur faire peur… Kurtis les caresse tous deux une dernière fois, conscient que dans quelques heures, il n’aura plus que Gram. Inutile de se mentir. À ce stade ça ne sert plus à rien.

Les adieux terminés, il prend sur lui et se positionne près de Ram de manière à pouvoir la soulever en même temps que sa couverture propre. Mais sitôt qu'il la bouge, elle se met à couiner et vient tour à tour lui lécher la main et la lui mordiller. Elle a mal. Il lui fait mal… Mais il n’a pas le choix.
« Je sais ma belle. Pardon. J’suis désolé » s’excuse-t-il en sentant les larmes lui monter aux yeux. Et comme ses mains sont occupés, cette fois il ne peut pas les déloger. Alors il fait avec. Reniflant peu discrètement, il réaffirme sa prise sur son animal et se fait escorter vers l’extérieur par Gram. Il passe près de Natalia qui, cigarette à la main, se presse de venir lui ouvrir la portière pour qu'il puisse installer sa chienne à l’arrière, le plus confortablement possible. Elle recommence à couiner et son cœur se fendille un peu plus.
« Je sais. C’ bientôt terminé. J'suis désolé » s’excuse encore le motard en accueillant les coups de langue dont elle couvre son visage larmoyant alors quil bien déposer quelque baisers sur son museau.
Il profite de l’excuse de s'être fait lécher copieusement le visage pour s’essuyer dans son teeshirt et faire disparaître ses larmes avant de refaire face à Natalia.
« C’bon. J’rentre Gram et j’arrive. »
Il met ses propos à exécution et ordonne à son chien de le suivre pour aller l’enfermer à l'intérieur. Évidemment, l’animal rechigne, comprenant que quelque chose se passe. Il lui avoir dessus et tente de lui échapper quand Kurtis vient le chercher par son collier pour le conduire dans la baraque. Il récupère le carnet de santé de l’animal, son portefeuille, ses clés et referme derrière lui. D’un pas lourd, n’ayant plus d’aitre choix, il rejoint Natalia qui était restée auprès de sa chienne et la prévient qu'il va monter derrière.

La serveuse acquiesce et s’installe derrière le volant pendant qu'il referme la portière et donne des instructions a la conductrice pour rejoindre le cabinet à dix minutes de chez lui. Ram pose une de ses pattes et sa tête sur ses cuisses, son regard braqué sur son maître. Un regard brillant d’intelligence et d’amour. Un regard qui va tellement lui manquer… et que Kurtis a du mal à supporter. Alors il se penche pour embrasser la tête de sa chienne, les paupières closes.
Deux bonnes minutes passent avant qu'il se décide enfin à rompre le silence pour répondre aux interrogations que Natalia ne s’est pas encore permises de formuler.
« C’un cancer. Des os » précise le motard d’une voix cassée. Il se penche un peu pour récupérer un des cafés que la jeune femme a apporté et déposé dans les porte-gobelets. Il en avale une gorgée avant de reprendre. « On a essayé un traitement pendant quelques semaines mais l’véto a dit qu’c’était juste hem… j’sais p’us l’mot. Qu’en gros ça pouvait pas la guérir. Juste pour pas qu’elle a mal quoi. »
Elle lui propose le terme palliatif et Kurtis acquiesce.
« Oui, v’là. Palliatif. C'était plus pour moi qu’suis pas prêt à la laisser partir que pour elle… » reconnaît-il, un peu honteux, en avalant un nouvelle gorgée de café. Il aurait préféré que Talia y glisse quelques gouttes de whisky… « Mais elle a trop mal maintenant… J’suis toujours pas prêt mais elle a trop mal » s’étrangle le grand brun qui sent l’émotion lui serrer encore la gorge. Il essaie de s’occuper la bouche en reprenant du café mais le liquide refuse de passer.
Il abandonne, soupir et se penche à nouveau vers Ram pour frotter son nez contre sa tête et humer son odeur. Il espère qu'il arrivera à s’en souvenir. De la texture de son pour aussi.
Il n’est pas prêt du tout à lui dire au revoir…

Kurtis ravale ses larmes, pousse un soupir attristé et sort son portable de sa poche pour envoyer un énième message à Meghan. Un message d’insultes cette fois. Il n'arrive pas à croire qu’elle reste insensible et ne lui réponde pas.
« Elliot va bien ? » demande finalement Kurtis, son regard embué et rougis obstinément tourné vers la vitre.

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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Lun 9 Oct - 5:52




Kurtis and Natalia



Cause the hardest part of this...



Elle le laisse se mettre en mouvement pour récupérer son chien et exécute les paroles qu'elle vient de lui lancer et prend la direction de la sortie, non sans récupérer les cafés qu'elle avait amenés avec elle et qui étaient sûrement en passe de refroidir et de devenir complètement imbuvable. La serveuse rejoint sa voiture et dépose les gobelets à l'avant dans les portes gobelet prévu à cet effet et attrape dans son sac qu'elle avait laissé sur le siège avant, son paquet de cigarette et le briquet qui traînait dans le vide poche au milieu de quelques pièces de monnaie. Elle attrape un gobelet en carton et referme la portière avant de venir le déposer sur le toit le temps d'allumer sa clope. Elle est un peu triste pour Kurtis, il a visiblement l'air particulièrement affecté par l'état de son animal qui est apparemment bien plus sérieux qu'elle ne le pensait en venant, si c'était le cas, elle se serait passablement retenue de faire le genre de remarques auxquelles elle s'était adonnées en passant sa porte, enfin c'était un peu tard pour faire machine arrière à présent et elle haussa une épaule comme pour confirmer et laisser voguer ailleurs ses pensées. Appuyé contre la portière, sa clope dans une main et le café dans l'autre, elle en bois une gorgée avant de le redéposer pour attraper son mobile qui vibre dans la poche arrière de son jean. Elle le sort d'une main pour en observer l'écran et c'est le nom de son mari qui s'affiche ou plutôt le nom qu'il n'arrête pas de s'attribuer et qu'elle passe son temps à changer. Un sourire amusé s'affiche sur ses lèvres quand même, bien qu'elle ne l'avouera pas devant son motard de mari à qui elle fait toujours gentiment la guerre lorsqu'il fait ça. Elle glisse sa cigarette de ses lèvres à la jointure de ses doigts et stabilise l'appareil des deux mains pour répondre au message de James, sans mentionner pour le moment sa présence chez Kurtis, ce qu'elle fera plus tard cela va sans dire. A peine eut-elle terminer de rédiger sa réponse que le Kings refit surface son chien dans les bras, la jeune femme s'empresse alors de fourrer son téléphone dans sa poche et lui ouvre la porte arrière pour qu'il puisse plus facilement y déposer l'animal qui effectivement a l'air au bord de la mort. Il l'installe et elle termine sa cigarette en se balançant machinalement d'un pied à l'autre, n'étant pas sûre de devoir ou non venir lui prêter main forte, elle préfère tout de même s'abstenir, les chiens n'étant pas vraiment son truc, elle risquerait de faire plus de mal que de bien et ce n'est certainement pas ce dont il a besoin en l'instant.

Lorsqu’il sort sa tête de l’habitacle, c’est pour l’informer qu’il ne lui restait qu’à rentrer l’autre chien et qu’ils pourront ensuite partir, ce qu’il fait, sans attendre. Pendant ce temps la serveuse, jette au sol le mégot de sa cigarette et l’écrase d’un geste rapide du pied, avant de récupérer son café et de le déposer à l’intérieur, elle attrape son sac pour le déposer au sol, mais Kurtis lui indique qu’il va monter derrière, elle acquiesce d’un signe de tête et se place derrière le volant.

Le trajet se fait dans le silence le plus complet et Natalia ne l'interrompt pas vraiment, elle ne sait de toute façon pas quoi dire, elle comprend qu'il soit triste, mais n'ayant jamais eu d'animal elle avoue ne pas être particulièrement touché de son côté, c'est plutôt l'air qui est peint sur son visage qui lui fait éprouver un tant soit peu d'empathie. « C'un cancer. Des os » finit-il par dire d'une voix éraillé, elle pince ses lèvres et lui jette un regard désolé dans le rétroviseur, il récupère un café et continue son explication, un peu plus en détail cette fois, enfin en tous les cas il s'y essaye, visiblement un peu trop troublé pour trouver ses mots. « Palliatif ? » Elle imagine en tout cas que c'est ce qu'il cherche à dire, en gros gagner un peu de temps, diminuer les souffrances en attendant que sa bête meure. Il confirme et met des mots sur ce qu'elle était en train de justement se dire, que ce genre de choses était au final un peu égoïste, parce que, qu'il s'agisse d'une personne ou d'un animal, l'intérêt était foncièrement inexistant, si ce n'était pour ceux qui restaient. Elle ne générait là pas le moindre jugement, elle était incapable de dire si elle ne réagirait pas de la même façon si elle devait se retrouver dans une situation de la sorte, mais sur le principe c'est cependant ce qu'elle s'était dit. « Je suis désolé pour toi Kurtis. Vraiment. Elle s'interrompt pour se concentrer un instant sur la direction qu'elle emprunte et ne pas prendre les virages de façon trop serrés pour ne pas secouer Ram qui jusqu'ici restait sagement installé sans broncher. Dis toi que c'est sans doute mieux pour ton chien, si elle souffre et ne peux plus rien faire, ça ne doit pas être facile pour elle. » Elle ne sait pas vraiment comment le réconforter, c'est assez délicat à dire vrai, mais elle essaye quand même, même si c'est sans doute un peu maladroit. Elle essaye de trouver quelque chose d'intelligent à dire, mais rien ne semble vouloir venir et finalement c'est le silence qui se réinstalle par défaut. Il n'a cependant pas l'air de s'en formaliser puisqu'elle le voit pianoter sur son téléphone avant de finalement lui demander comment va son fils.

« Il va bien, il est pressé de retourner à l'école. Finit la maternelle alors tu penses qu'il s'imagine déjà quasiment être un adulte. Elle ne peut retenir le sourire qui vient s'étendre sur ses lèvres. La psychologue dont tu m'avais parlé a vraiment fait un super boulot, il l'aime bien et même si ça a pris pas mal de temps, ça a fait une nette différence. Elle n'en dit pas plus sur ce sujet-là qui si effectivement est en bonne voie, est loin d'être à mettre au passé, il y avait encore des hauts et des bas, mais il avait retrouvé le sommeil et sa gaieté enfantine et c'était déjà une victoire de taille pour la jeune maman. Merci d'ailleurs, j'ai pas vraiment eu l'occasion de te le dire, mais c'était un bon conseil. » Elle cherche son regard dans le reflet du rétroviseur et lui adresse un sourire. Ils arrivent enfin à destination et elle imagine sans peine que la suite ne sera pas plus réjouissante.
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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Mer 18 Oct - 19:51





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Pas prêt ? C’est le moins qu'on puisse dire… Il a du renoncer à Meghan, à sa famille entière lorsqu'il a décidé d’embrasser la vie de hors-la-loi. Mais Kurtis continue de penser qu'il l’a fait pour les bonnes raisons. Pour venger Sammy, pour devenir quelqu'un et éviter d’entrer dans la case du parfait loser qu'on lui prédestinait. Bon OK, ce ne sont peut-être pas de VRAIES bonnes raisons dans le sens stricte du terme mais il est en accord avec elle. Il va devoir se salir les mains, faire du mal possiblement, mais pas que. Parce que les Kings s’en mettent plein les poches mais reversent parfois vraiment de l’argent à des œuvres caritatives. Ils aident leur communauté, participent à l'économie à leur façon ! Et c’est pas ce qu'on attend d’un citoyen américain ? Des armes, il y en a qui circulent partout. Qu'est-ce que ça change que ce soient eux qui les distribuent ou le gouvernement ? Au moins eux savent à qui ils les vendent… Pas a des tordus. Pas à des citoyens modèles non plus mais voilà. Ils ne font pas n'importe quoi. Quant aux putes, si certaines ne sont pas toujours très bien traitées, les filles qui bossent pour James et Maximilian s’en tirent plutôt bien… Elle touchent une paie digne de ce nom et les clients ne peuvent pas leur faire subir tout ce qu'ils veulent. 
Bref. Kurtis a du faire un tas de sacrifices pour porter son cuir et il n’a pas envie d’avoir à perdre sa bête, si fidèle et aimante. Peut-être que c’est le prix à payer. Peut-être que Dieu n’est pas aussi peu regardant que lui sur ses actions et veut le punir., c’est très possible… Mais ça l’emmerde. C’est trop cher payer. C’est injuste. Pas seulement pour lui mais pour Ram qui en a déjà chié avant d'être recueillie par son frère puis par lui. Elle mérite pas ça. Personne mérite une mort de ce genre. 
Kurtis préfère changer de sujet et en aborder un qui ne le concerne pas directement. Il choisit de lancer Natalia sur celui de son fils qu’elle devrait pouvoir alimenter un petit moment… En tout cas c’est ce que le motard espère. Il apprécie la sollicitude de la jeune femme mais ne sait pas trop quoi en faire. Parce qu'à choisir il aimerait mieux que sa chienne soit en parfaite santé. 

Kurt laisse un sourire mi-amusé, mi-attendri se dessiner sur ses lèvres. Il imagine Eliott parader avec son cartable, vérifier encore et encore sa trousse... Est-ce qu'il prendra le bus comme lui-même le faisait ? Est-ce que James et Talia se relaieront pour l’y déposer directement ? Est-ce que ses camarades seront gentils avec lui ? Kurt est sur qu'il se fera vite un tas de copains. C’est un bon garçon, intelligent. Mais peut-être un peu trop fragile ? S'il entent dire que des gosses lui mènent la vie dure, il ira leur casser la gueule ! Enfin les menacer…enfin leur faire tomber leur casse-croûte par terre. Bref il ira faire un truc qu'on peut faire subir à un gosse de six ou sept ans… 
Son sourire s’efface lorsqu'elle évoque la psychologue pour enfant qu'il lui avait conseillé d’aller voir il y a plusieurs mois de cela, quand il était encore convalescent. Juste quelques putains de semaines avant la fusillade qui l’avait évidemment traumatisé un peu plus. Son humeur s’assombri encore, si tant est que ce soit possible. Kurt hoche la tête lorsqu'elle le remercie de son conseil. 
« Pas d’quoi. Chu content si j’pu aider. »
Et aujourd'hui c'est elle qui lui vient en aide… Au moment où il se sent plus seul et vulnérable que jamais. Kurt ne pourrait même pas lui expliquer à quel point il lui est reconnaissant, là, tout de suite. 
« C’t’un très chouette môme » enchaîne-t-il donc, se retrouvant très vite à court de conversation. Il n’a pas tellement la tête à ça.

Heureusement, Natalia ne s’en formalise pas et le trajet jusque chez le vétérinaire n’est pas si long. Ils le passent à s’ignorer.  Kurtis sirote son café sans beaucoup d’entrain et profite de sa chienne pendant que la femme de James conduit en silence, rendue ses propres pensées.
Elle garde la voiture sur l’un des trois emplacement disponibles devant e cabinet et, avec toutes les précautions du monde, le grand brun extirpe son animal de compagnie de là. Ram jappe de douleur et commence à mordre la main de son maitre avant de réaliser ce qu’elle est en train de faire et de le lécher copieusement, pour s’excuser de son geste. Mais Kurtis ne lui en veut pas et il le lui fait savoir pendant que Natalia referme la portière derrière lui et l’escorte jusqu’à l’entrée, se chargeant de lui ouvrir la porte.
Ils pénètrent à l’intérieur du local et il s’approche lui guichet où il explique rapidement sa situation à une réceptionniste compréhensive. Elle lui demande de patienter un instant et passe un coup de téléphone à son collègue qui ne tarde pas à les rejoindre.
Kurt a l’impression qu’il va vomir son café sur les chaussures vernies du vétérinaire lorsqu’il se présente finalement à lui et lui demande comment va Ram… Il déglutit péniblement et, après une longue inspiration, lui répond sobrement qu’elle va mal…
« Suivez-moi » les invite à le suivre le vétérinaire.

Kurt se tourne vers Natalia. Il devine son expression qu’elle n’a pas tellement envie de leur emboiter le pas, mais le coup d’oeil désemparé du motard la convainc rapidement. Soulagé qu’elle l’accompagne, sa chienne encore dans ses bras, Kurtis suit donc le vétérinaire qui referme la porte de son bureau derrière eux et invite le grand brun à installer son animal sur sa table d’auscultation.    
La bouche sèche, le coeur au bord des lèvres, Kurt l’observe examiner Ram pendant quelques interminables minutes. Il espère dénicher une lueur d’espoir dans le regard de l’homme à ses côtés, mais tout ce qu’il voit derrière les verres de ses lunettes, c’est de la résignation…
« Bon… Je ne vais pas vous mentir, Monsieur Hawkins, nous y sommes. Mon diagnostic va malheureusement être celui que nous redoutions… A ce stade, il n’y a plus rien que je puisse faire. »
Kurt se laisse choir sur la chaise qu’il a repéré dans son dos. Il a l’impression d’avoir reçu un coup en pleine tronche. Il est sonné. Pourtant il savait ce qui allait se passer.
« Je suis désolé. »
Qu’est-ce ça peut m’foutre qu’tu sois désolé, enculé ? Sois pas désolé : sois un putain d’véto et soigne mon chien !
Il ne répond rien. Il n’a rien à répondre. Il n’a pas envie de supplier. Pas alors que Natalia se trouve dans la pièce… Et puis pour faire quoi de toute manière ? C’est terminé. Il n’y a rien qu’il puisse faire.
Son regard azuré vient croiser celui de sa chienne. Un regard suppliant, fatigué…
« Qu’est-ce qu’on fait ? »
« Ben on fait c’qu’i’ faut faire » grogne Kurt d’une voix enrouée par le chagrin.
« C’est la seule solution. Je m’occupe de tout préparer. Je vous laisse avec Ram. »
Il lui file encore deux trois informations puis s’éclipse, les laissant tous les trois. Kurt rassemble son courage et se relève pour retourner auprès de sa chienne et enfouir son visage dans sa fourrure rêche… Il soupire puis vient lui chuchoter quelques mots à l’oreille, oubliant un peu la présence de Natalia qui se fait discrète.
« Bon on y est ma belle… J’peux plus rien faire… J’ai essayé et j’ai foiré, comme d’hab… J’suis désolé… »
Sa gorge se noue et il ferme les yeux un moment, attendant que son envie de chialer passe. Mais elle ne passe pas. Kurt renifle discrètement puis soupir à nouveau.
« S’ils ont raison, t’vas aller dans un bon endroit. Y aura plus personne pour te faire mal. P’us d’fils de pute d’humains ou d’cancer de merde… Ou si y a des humains, ce sera des humains cool. Genre Sammy… Si y a un Paradis qui r’semble à quelque chose, alors tu r’trouveras not’ Sammy là-bas » lui promet-il en déposant un dernier baiser sur son museau, au moment roule vétérinaire revient et leur annonce qu’il est prêt.
Kurt ne l’est toujours pas mais il n’a plus d’autre alternative. Alors il se redresse, essuie ses yeux et acquiesce.
« Vous voulez sortir ? »
« Non » parvient-il à répondre, la gorge affreusement nouée.
Il voudrait que Meghan soit là, à ses côtés. Elle lui donnerait la force d’affronter tout ça. Mais elle n’est pas là et il ne sait pas trop comment il va s’en tirer...
Il se tourne vers Natalia et, à nouveau, la jeune femme semble comprendre ce qu'il attend d'elle sans pourtant oser le demander, fierté oblige. Elle se rapproche et attrape son bras. Il referme alors sa main sur la sienne, avec sans doute un peu trop de force, alors que l'autre gratifie Ram de quelques caresses. Les dernières qu'elle sentira. Il ne veut pas être faible dans les derniers instants. il veut qu'elle se sente aimée. Il veut être à la hauteur.
Peut-être qu'avec l'aide de Talia, il y arrivera. Peut-être pas.  


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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Dim 5 Nov - 22:33




Kurtis and Natalia



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Il ne s'étend pas dans des réponses qui alimenteraient cette conversation qu'il a sans doute soit dit en passant, orienter sur son fils en sachant que c'était là un sujet sur lequel elle pouvait être intarissable. En toute honnêteté, Natalia n'était pas vraiment du genre à bassiner le monde entier avec les prouesses de son gamin comme approximativement un bon quatre-vingt-cinq pourcent des mères de ce monde, après tout elle était la première à être bien vite soulée par les petites histoires sur les enfants des autres et dont elle n'avait pas toujours grand-chose à faire, soyons honnêtes. Elle s'appliquait donc à raconter le strict minimum, les trucs importants et encore ! Enfin sauf si la personne en face, comme Kurtis aujourd'hui, s'enquiert de l'entendre tergiverser sur le centre de son univers. C'était là une façon intelligente de meubler le silence qui devait lui sembler bien lourd dans ce moment visiblement difficile pour lui et qui bien qu'il ne la gênait pas, apparaissait bien moins chargé pendant qu'elle blablatait aussi légèrement qu'elle le pouvait. « C't'un très chouette môme »

Un sourire se dessine puis s'anime sur les lèvres de la jeune femme, malgré toutes les difficultés qu'il avait rencontrés et alimenter ces derniers mois, le petit garçon semblait finalement redevenir ce « chouette môme » : souriant, drôle, intéressé par des choses bien plus légères et édulcorées que la mort et les aspects les plus sombres de ce monde dans lequel elle l'avait amené. Tout n'était pas parfait et elle avait pris conscience que rien ne redeviendrait comme avant, parce qu'il ne pouvait pas oublier tout ce dont il avait été témoin, jamais…mais elle essayait de toutes ses forces de l'entourer de conditions plus que favorables pour en tout cas lui donner une chance de ne pas s'enfermer dans cette noirceur. « Il l'est. » Elle ne s'étend pas sur le sujet, un vague coup d'œil dans le rétroviseur suffit à lui faire comprendre qu'il n'est en réalité pas vraiment là, pas vraiment ouvert à quelconque conversation, elle hausse légèrement les épaules de façon machinale et se reconcentre sur la route dans le silence le plus totale, laissant ainsi le motard à ses propres pensées. Le cabinet du vétérinaire finit par se dévoiler à sa vue et la jeune femme vient se garer juste devant l'établissement pour faciliter la tâche de Kurtis qui allait, elle le savait devoir porter son animal, qui soit dit en passant était loin d'être petit, jusqu'à l'intérieur. Une fois à destination elle sort de son véhicule et attrape son sac avant de refermer la portière et de s'occuper de verrouiller la voiture pendant que Kurtis transporte Ram, elle claque sans ménagement la porte et appuie sur le bouton situé sur ses clés d'un geste un eu rapide et malhabile, elle essaye de faire au plus vite pour pouvoir devancer le Kings et lui ouvrir la porte dont il ne peut rien faire les bras aussi chargés. Ainsi c'est ce qu'elle fait et ils finissent tout deux par pénétrer à l'intérieur du cabinet. L'odeur est aseptisé et lui tire une légère grimace, c'est un mélange ecoeurant de produit désinfectant et de chien mouillé, bon c'est certainement autre chose que ca, mais c'est l'association qu'elle fait presque immédiatement et ca n'a rien de plaisant du tout. Kurtis explique à la réceptionniste la situation et permet à Natalia de véritablement comprendre qu'il n'exagérait sans doute pas par peur, mais que l'animal ne ressortira probablement jamais d'ici. Ses lèvres se pincent lorsqu'elle se fait cette remarque, le pauvre il allait probablement être dévasté et il n'avait pour seule compagnie qu'elle qui restait tout de même relativement hermétique à la chose, bien qu'elle essayait par empathie et par sympathie de comprendre.

« Suivez-moi » finit par dire le vétérinaire qui les avait rapidement rejoint. Kurtis se tourne vers elle et elle ouvre la bouche pour lui dire qu'elle l'attend ici, mais devant l'air effrayé et attristé du jeune homme, elle finit par la refermer et se contente de suivre le chemin indiqué. Le médecin ne perd guère de temps dans des bavardages inutiles et ne prend certainement pas le temps d'enrober de sucres ses paroles, le diagnostique tombe littéralement moins de cinq minutes après qu'ils aient pénétrés dans cette relativement petite salle. La Serbe ne dit rien et reste à l'écart, adossé contre le mur, elle reste silencieuse et immobile, presque gêné d'être là, elle ne se sent pas vraiment à sa place et pourtant elle reste, parce que d'une il est évident qu'elle ne peut pas laisser le prospect tout seul et de deux elle se dit qu'elle lui doit tout de même bien ca, après les nombreux coups de mains qu'il avait pu lui filer ces dernières années. Alors, elle reste présente à sa façon, discrètement et lorsque le médecin finit par sortir elle ne bronche pas plus. En réalité la jeune mère n'esquissera pas le moindre mouvement, ne laissera pas flotter la moindre parole avant un moment, avant que finalement elle sente son regard se porter sur elle et qu'elle comprenne que dans ces dernières secondes cela ne suffirait pas vraiment, alors elle se rapproche et attrape de façon bienveillante le bras du motard, essayant de lui prodiguer un peu de soutien et de réconfort devant le dernier souffle de son animal. Il laisse tomber sa main dans la sienne et la ressert autour de ses doigts de façon un peu brutal, ca la surprend et lui arrache un mouvement un peu défensif, mais cela ne dure pas très longtemps avant que la pression ne se relâche un peu.

Natalia se dit qu’elle devrait peut-être dire quelque chose, mais rien ne semble vouloir prendre forme dans son esprit et plutôt que de dire une bêtise elle préfère rester muette, debout aux côtés de Kurtis qui lui semble être bientôt près à s’écrouler.
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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Lun 6 Nov - 15:45





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C’est terminé. Ram s’endort et le médecin lui fait la seconde injection, celle qui fera s’arrêter son coeur de battre. Il veut lui demander si elle va avoir mal, mais il se doute de ce qu’il va lui répondre, que ce soit vrai ou pas. De toute façon, il a la gorge un peu trop nouée pour pouvoir s’exprimer. Il n’arriverait qu’à gargouiller quelque chose de lamentablement incompréhensible et il n’a pas envie de se ridiculiser davantage. Il ne pense pas que le vétérinaire ou Natalia se moqueraient ouvertement, mais n’empêche.
Il surveille la cage thoracique de Ram qui se soulève une fois, deux fois et puis ne le fait plus. Sa cage thoracique à lui qui donne bientôt l’impression d’être en feu et il faut du temps à Kurtis pour comprendre qu’il retient son souffle. Comme s’il voulait cesser de respirer en même temps qu’elle. Il se souvient qu’il a dit quelque chose à Meghan de ce genre un jour, quand ils étaient jeunes. Que si un jour il lui arrivait quelque chose à elle, si elle venait à mourir avant lui, alors il s’arrêterait de respirer immédiatement pour la rejoindre. Hors de question d’envisager l’idée du’n monde sans elle. Hors de question de l’envisager seule, quelque part. Parce que s’il n’y a pas de paradis, s’il n’y a qu’un néant conscient… Non, ce serait trop horrible.
Cette idée lui donne le tournis. Ou alors c’est le fait d’avoir retenu son souffle, de continuer à avoir du mal à respirer parce qu’il cherche à retenir les sanglots qui l’étrangle. Un peu tout ça. Alors il se sert du tabouret qui est dans la pièce avant que ses jambes, sciées par l’émotion ne le lâche. Il garde une main sur le poil rêche de son amie à quatre pattes, l’autre dans celle de Natalia.
« Je vous laisse une minute si vous voulez. »
Kurtis n’écoute pas tellement le vétérinaire qui s’en va discrètement.
« Elle est morte là ? » demande Kurt à Natalia, se tournant vers elle. Il le sait mais il veut se l’entendre dire. Il a besoin de le dire à voix haute pour commencer à faire son deuil, pour accepter la chose.
Natalia se contente d’un hochement de tête. Kurt secoue à son tour sa tête, assimilant l’information. Et puis il lâche la main de la serveuse et s’en sert pour cacher son visage, pousser un lourd soupir un peu haché et fermes les yeux. Quelques larmes roulent, mais pas tellement. Il les essuies en pinçant d’arrête de son nez, compte jusqu’à cinq et puis soupir de nouveau et se racle la gorge, essayant de ravaler son émotion qu’il ne veut pas laisser s’exprimer ici. Pas devant Natalia. Il essuie sa main un peu humide sur son jean et se relève, maintenant certain que ses jambes le porteront, et il va déposer un baiser sur le museau de Ram.

Un instant plus tard, le vétérinaire revient avec quelques papiers et commence à lui poser des questions sur ce qu’il veut faire à présent. Kurtis lui fait savoir qu’il ne compte pas faire incinéré son animal mais va plutôt le ramener chez lui pour l’enterrer sur sa propriété. Il n’ose pas jeter un fil en direction de Natalia quand il lui dit ça. Il ne veut pas lire sur son visage que l’idée de transporter le cadavre d’un chien la dérange. Ca l’agacerait prodigieusement et il n’a pas envie de se fâcher avec elle. Pas aujourd’hui et pas ce sujet là. Il espère quand même qu’elle sera d’accord. En tout cas, elle ne se manifeste pas.
Le véto lui fait signer deux trois trucs, lui demande de régler la facture en prenant mille et une pincettes et Kurt se prête à tous les exercices qu’on lui soumet, docilement. Quand il en a terminé, le vétérinaire lui prête une couverture de laquelle couvrir Ram (certainement pour repas affoler les clients dans la salle d’attente, même s’ils devineront certainement ce qu’il transporte quand même) et il reprend le chemin de la voiture de Natalia.
Il dépose délicatement Ram à l’arrière et s’installe de nouveau à ses côtés. Cette fois, ni lui ni Natalia ne tentent de faire la conversation et le silence de l’habitacle est affreusement pesant. Kurtis n’aspire plus qu’à rentrer et se servir un ou six verres de whisky pour anesthésier un peu la douleur dans sa poitrine et faire taire ses méninges. Dans peu de temps, il aura de quoi s’occuper les mains et peut-être que se tuer à la tâche lui permettra de ne plus réfléchir. Ce sera bien. Ce sera parfait. Exactement ce dont il aura besoin…
Quant à Natalia, il se dit qu’elle n’aura qu’à rentrer chez elle. Où elle pourra retrouver son mari et son fils. Et lui qu’est-ce qui lui reste ? Un vieux chien fatigué qui sera anéanti de perdre sa compagne..
Et du whisky. Un tas de whisky…
Natalia se gare devant chez lui et, une fois encore, Kurtis récupère le corps de son animal, qui lui semble deux fois plus lourd que précédemment. Il a du mal à se dire que c’est Ram qu’il transporte… Ils. Du mal à se dire quoi que ce soit.
« J’vais t’aider à remettre tout bien après » fait-il savoir à Natalia alors qu’elle lui ouvre la porte d’entrée. Evidemment, Gram se ramène pour l’accueillir et commence à lui aboyer dessus. Kurtis tentée le calmer, le temps d’aller déposer sa charge, mais l’animal lui tourne autour, plus excité que jamais et manque de le faire tomber dessus fois. Natalia tente d’intervenir mais Kurtis l’en dissuade.
« I’ t’connait pas j’sais pas c’qu’i’ pourrait faire. Attends là-bas » lui ordonne-t-il un peu plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu, avant de se diriger vers sa salle de bain. Il dépose alors Ram sur le tapis de douche, puis s’empresse de rattraper Gram par le collier alors qu’il gratte la couverture donnée par le vétérinaire. Kurtis lui explique la situation, tente de l’apaiser, et puis, sentant que ça ne mène à rien, renonce et contraint le molosse toujours sur les nerfs à quitter la salle de bain dont il referme la porte. Il oblige Gram à quitter la chambre et referme la porte à laquelle le chien commence à gratter.
Kurtis pousse un soupir désabusé et décide de le laisser faire. Qu’il bouffe la porte si ça lui chante. Il n’a pas le courage de lui crier dessus, là tout de suite.

A la place, il retourne dans son salon où l’attend Natalia, passe devant elle et sort la bouteille tant désirée de whisky de sa malle. Il attrape deux verres dans lequel il verse une bonne dose du liquide ambré et en tend un à Natalia. Elle n’a pas l’air très sûre de vouloir le prendre mais finit par le faire. Se désintéressant d’elle, il boit le sien cul sec avant de se resservir et de réserver le même traitement au second. L’alcool lui brule la gorge et l’estomac mais peu importe. Il pousse un nouveau soupir, son regard azuré se perdant du côté de la porte fenêtre donnant sur le jardin. Dan Sun petit moment, il va passer par là, aller chercher une pelle et creuser un trou pour faire disparaitre sa chienne sous terre…
L’idée lui semble complètement aberrante tout à coup. Alors il se sert un troisième verre, qu’il sirote un peu plus tranquillement, se tournant vers Natalia comme s’il réalisait seulement maintenant qu’elle était là. Ses affaires.
« Hem…ouais. J’vais t’remettre tes trucs » décide-t-il avant de poser la bouteille et de terminer son verre pour le poser sur le meuble et avoir les mains libres. Il ramasse alors le siège auto d’Eliott et dirige ses pas vers la voiture de Natalia pour tout remettre en ordre. Ca ne prend même pas deux minutes… Ca veut dire qu’elle va partir.
Il piétine sur place, triturant nerveusement ses mains, sentant les effets de l’alcool qu’il a ingurgité un peu trop vite commencer à lui monter à la tête. Pas plus mal. Et avec la chaleur qu’il fait dehors et l’effort qu’il va fournir sous la fournaise à l’heure la plus chaude de la journée, il sera KO d’ici deux heures maximum. En attendant…
« T’ y vas ou tu…tu restes un peu ? » lui demande-t-il, ne sachant pas trop ce qu’il aimerait la voir faire. « T’pas obligé. J’vais pas…j’vais pas êt’ d’très bonne compagnie. P’is j’dois…t’sais…creuser… »
Elle lui fait savoir qu’elle compte rester encore un peu et, soulagé, il acquiesce, avant de retourner chez lui. Comme la Fée du Logis n’est pas passé chez lui entre temps, il se contrarie en remarquant à quel point c’est le bazar. Il entreprend de remettre un peu d’ordre et propose à Natalia de se commander quelque chose, à ses frais en lui sortant quelques prospectus de services de livraison. De son côté, il va vérifier qu’il a toujours sa pelle dans l’établi au fond de son jardin et cherche un endroit où creuser la future tombe de Ramona.
Il finit par trouver l’endroit qui conviendra le mieux, à l’ombre du seul arbre digne de ce nom du jardin, celui sous lequel elle se couchait pour faire la sieste. Il est planté là, appuyé sur le manche de sa pelle lorsque Natalia le rejoint.
« J’vais l’faire là. E’ v’nait s’coucher sous l’arbre quand elle avait trop chaud… C’est bien non ? »
Sans attendre sa réponse il enchaine.
« Tu t’es trouvé un truc à manger ? »


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Sick of those wounds that never heal

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I was born to walk alone


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MessageSujet: Re: 'Cause the hardest part of this is leaving you Aujourd'hui à 6:14




Kurtis and Natalia



Cause the hardest part of this...



Finalement, c'est assez paisible comme façon de mourir, une piqure qui vous envoie direct dans les bras de morphés et la seconde qui vous sépare définitivement de toute souffrance. Evidemment Kurtis ne doit s'en doute pas voir les choses de cette façon, sa perspective à lui, doit être sans aucun doute bien plus dominé par ses émotions qu'il semble d'ailleurs avoir des difficultés à maîtriser. Le motard attrape le tabouret qui se situe à côté de lui et s'y laisse tomber lourdement sans pour autant lâcher sa main dans laquelle elle sent trembler légèrement la sienne. La jeune femme ne dit rien, c'est une situation vraiment étrange et elle ne sait pour une fois vraiment pas quoi dire si ce n'est des banalités qui ne seront pas tout de suite les bienvenues elle imagine en tout cas.

« Je vous laisse une minute si vous voulez. » lance finalement le vétérinaire, Natalia jette un coup d'œil à Kurtis qui semble bien loin dans ses pensées, alors elle se contente de hocher la tête dans sa direction et il s'éclipse sans un mot. Les secondes s'écoulent et elle lui semblent être des minutes, de très longues minutes…si elle avait su de quoi était fait ce « petit service » elle n'était pas vraiment sûre qu'elle aurait fait le déplacement, elle avait beau beaucoup apprécier Kurtis, elle ne se sentait pas du tout à sa place dans cette situation somme toute morbide. « Elle est morte là ? » Quoi ? Sérieusement ? Il ne va quand même le lui faire dire si ? Son regard est triste et voilé et elle secoue la tête, les lèvres pincées en une moue désolée pour lui donner cette réponse que visiblement il attendait vraiment. A son tour il acquiesce d'un signe de la tête et retire sa main de la sienne pour venir la poser sur son visage défait et ainsi cacher les larmes qui roulent à présent silencieusement sur ses joues. Ca lui serre le coeur de le voir comme ça. Vraiment. Elle aimerait vraiment pouvoir se montrer d'un réconfort plus efficace que celui qu'elle imagine être en mesure de lui donner, mais elle en doute un peu quand même, jusqu'ici elle n'a pas l'impression d'avoir servie a grand-chose malheureusement. Elle pose sa main délicatement sur l'épaule de Kurtis et y reste appuyée en silence, juste pour lui apporter un tant soit peu de soutien, une présence à laquelle se raccrocher si besoin est. Le KOS finit par essayer ses joues barbouillé et se relève pour venir déposer un baiser sur le museau de l'animal mort qui git sur la table, elle a vraiment hâte qu'ils s'en aillent d'ici, c'est glauque et triste et elle n'aime pas vraiment l'odeur aseptisée de l'endroit qui lui rappelle l'hôpital. Le vétérinaire revient une pile de paperasse entre les mains et s'assoit de trois quarts sur le tabouret précédemment occupé par Hawkins, puis il commence à lui poser quelques questions sur ses volontés concernant notamment la dépouille de son chien.Ca lui fait froncer les sourcils, elle n'est pas particulièrement préoccupée par les bêtes ou quoi, mais elle trouve ca plutôt curieux de s'adonner à ce genre de formalité à côté du dit animal, obligeant son propriétaire à rester près du corps sans vie de son ami à quatre pattes. Ca ne lui plaît pas beaucoup, mais elle ne dit rien et se contente d'observer avec inquiétude le visage de l'ancien prospect, sans se douter qu'il s'apprêtait à laisser entendre qu'il comptait ramener Ram chez lui….euh c'est à dire dans sa voiture ? et encore ce n'est pas vraiment ce qui la dérange, c'est plutôt le fait qu'il ramène sa bestiole morte chez lui, il compte en faire quoi au juste ? L'empailler ou un truc comme ca ? Eeewww…finalement il précise qu'il compte l'enterrer dans son jardin, ce qui en soit lui paraît tout de suite beaucoup moins perturbant, mais tout de même bien étrange comme idée, même si elle savait que c'était quelque chose qui se faisait beaucoup. Quelques minutes supplémentaires et les voilà qui mettent finalement les voiles. Alléluia !

Le chemin est silencieux, mais honnêtement elle ne se voit pas faire la conversation et l'abreuver de banalités comme elle avait tentée de le faire à l'aller alors, elle se tait et le laisse digérer cette difficile matinée. Il ne leur faut pas très longtemps pour se retrouver dans l'allée de Kurtis où elle gare son véhicule et de nouveau il s'occupe de l'animal. Elle passe devant avec les clés qu'il lui avait tendues avant de se saisir de Ram, afin qu'elle puisse lui ouvrir la porte, ce qu'elle s'empresse de faire. « J’vais t’aider à remettre tout bien après » Elle secoue sa main dans le vide avec un sourire machinal. « T'en fais pas pour ca Kurt ! » je pense que tu as mieux à faire la tout de suite… c'est ce qu'elle pense, mais ne dit pas, elle ne voudrait pas le froisser d'une quelconque façon. Le deuxième chien de Kurtis s'excite rapidement et elle s'écarte tout de suite, surtout lorsqu'il se met à aboyer et cela même sur son maître, elle fait un pas en avant en se disant qu'elle libérerait peut-être un peu d'espace pour qu'il puisse passer, mais il l'arrête bien vite en lui indiquant qu'il ne la connaît pas et qu'il vaut mieux pour sa sécurité qu'elle attende plus loin. Elle se décompose un peu mais s'exécute sans demander son reste, non parce qu'il faut dire que de base Natalia n'aime pas les chiens parce qu'elle en a peur et vu la taille de ceux de Kurtis ca lui demande toujours un effort qu'elle estime considérable, mais elle s'était toujours dit qu'ils étaient dressés et pas dangereux et voilà qui lui laissait entendre que ce n'était peut-être pas autant le cas que ca ? Pour sûr que désormais Eliott se contentera du petit machin que son père lui avait offert et qui était à son gout déjà bien trop grand. Elle laisse cette pensée disparaître lorsqu'il réapparaît dans le salon pour se diriger vers la cuisine et se servir généreusement en whisky, ce qu'il ne manque pas de faire pour elle également, puisqu'il lui colle un verre entre les mains. Verre qu'elle ne boira pas, elle est censée reprendre le volant et elle a son fils à récupérer d'ici quelques heures alors, elle se contenterait poliment de garder le breuvage entre ses mains histoire de ne pas offenser le jeune homme qui de toute façon semble bien trop occupé à liquidé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les verres qu'il enchaîne. « Hem…ouais. J’vais t’remettre tes trucs » Elle voudrait lui dire qu’elle peut le faire toute seule, mais honnêtement elle préfère lui laisser l’occasion de faire une pause dans sa course à la boisson, alors elle lui adresse simplement un vague sourire et le suit non sans en profiter pour déposer le verre sur le comptoir de la cuisine. « T’ y vas ou tu…tu restes un peu ? T’pas obligé. J’vais pas…j’vais pas êt’ d’très bonne compagnie. P’is j’dois…t’sais…creuser… » Elle hésite, mais elle doit répondre rapidement sinon ca va juste sembler bizarre, elle n'est pas sûre qu'il ait vraiment envie qu'elle soit là au final et elle non plus n'a dans un sens pas vraiment envie d'être là, maiiiiis elle ne se voit pas le laisser dans cet état tout seul, il a de toute évidence besoin de parler de ce qui vient de se passer, ce qu'il n'a pas encore fait…. « Je pense que je vais rester encore un peu, j'ai quelques heures devant moi alors…Elle hausse les épaules. T'as faim ? je peux nous faire un truc vite fait si tu veux. Ca ne me dérange pas. Précise-t-elle tout de suite avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit. Et puis si tu dois creuser en plein soleil ce serait pas plus mal que tu ais quelque chose dans l'estomac, je veux dire autre chose que du whisky ! » Elle lui adresse une moue un peu gentillette et ils rentrent finalement tous les deux à l'intérieur et ce n'est qu'à ce moment-là qu'il lui propose de commander quelque chose et dépose devant elle une pile de prospectus avant de sortir chercher son matériel. Elle n'y prête pas attention, se disant que commander était sans doute inutile, mais elle ouvre le frigo et le referme à peine dix secondes plus tard, il n'y a pas grand-chose à utiliser de ce côté-là. Elle sort son portable et composer le numéro de son mari en feuilletant distraitement les dépliants les coudes posé sur le comptoir. « Hey ! Ouai ca va et toi ? t'es au boulot ? [….] Non je suis chez Kurtis. Il avait besoin d'un service alors je suis passé, il te racontera sûrement ! Non… Non James je vais rien te balancer du tout…non. Elle laisse échapper un rire qu'elle ravale rapidement, elle ne voudrait pas que le motard l'entende et se méprenne sur son origine. Ca marchera pas ca. Son rire se mue en sourire qui reste attaché à ses lèvres un instant. Bref ! Noooon ! Je voulais juste t'appeler comme ca c'est tout. Oui bon ca va ! On se voit ce soir. Je t'aime. Bye. »

Elle commanderait bien japonais, mais en réalité Kurtis n'a visiblement dans son tiroir que des prospectus de pizzeria, non mais c'est quoi le régime alimentaire de ce type sans déconner ? Il va nous faire un infarctus dans moins de dix ans à ce rythme. Elle pousse un soupir et finit par appeler le premier qui lui tombe sous la main, au moins elle est sûre qu'il ne rechignera pas à manger un truc si elle sait qu'il aime ca. Puis une fois sa tâche effectuer, elle part le rejoindre à l'extérieur où il est planté sous un arbre l'air pensif. « J'vais l'faire là. E' v'nait s'coucher sous l'arbre quand elle avait trop chaud… C'est bien non ? Tu t'es trouvé un truc à manger ? » Elle lui adresse un sourire. Il a l'air un chouia plus vivant que tout à l'heure et ca la rassure un peu. « C'est très joli comme endroit, je pense que c'est une bonne idée ! Tu as besoin d'aide ? Elle demande plus pour la forme ou au cas où elle puisse aider avec autre chose, parce qu'en réalité elle ne compte pas creuser. Je nous ai commandé des pizzas et des bières, je me suis dit que ca te réconforterais peut-être au moins un petit peu ! Elle lui adresse un clin d'œil amical et bienveillant. Je peux faire quelque chose ? »
(c) black pumpkin


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