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 what comes after | abraham

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MessageSujet: what comes after | abraham Dim 17 Sep - 23:44



what comes after
ft. abraham


Les dernières éclaircies viennent se perdre sur les ruines qui commencent à retrouver de leur superbe, lentement. Il y met autant de cœur qu'il est en mesure de donner, perdant ses songes, bien des tracas, dans l'acharnement dont il use à vouloir faire revivre cette petite maison, là, isolée du reste, cachée au monde comme ce qu'il aurait dû faire depuis bien longtemps. Car les ennuis reviennent, là, sous le bras d'une gonzesse qu'il ne connaît ni d'Adam, ni d'Eve et rien que d'y penser, se rappeler cette drôle de soirée, arrache quelques grimaces à ses traits qu'il efface d'un coup de main, passant son poignet comme dans l'espoir que la sueur ne s'en retire. En vain. Trop d'heures se sont écoulées depuis qu'il est arrivé ici, trop d'instant volé à celle qui s'apprête – il l'espère – à réellement partager sa vie. Et la voici, la culpabilité, le rappel que sa nuit ne sera pas sienne, pas ce soir. D'autres âmes l'attendent, plus dures, plus violentes, aussi assoiffées que la sienne avait pu l'être par le passé, quand l'âge ne l'avait pas encore rattrapé. Alors il baisse les bras, rien qu'une petite heure, délaissant ses outils, tout ce qu'il aimait à manier pour finalement les faire retrouver le coffre de son auto dans laquelle il s'engouffre, prêt à retrouver Chicago et son cœur même, ses artères brûlantes, palpitantes, là où le sommeil ne gagne pas, là où le sien n'échappe pas à cela. Un soupire, une cigarette qui s'allume et un dernier regard sur ce qu'il compte entièrement reconstruire, ce qu'il est parvenu à acquérir, ce qu'il se surprend même à appeler « avenir ». Un futur loin de l'appartement qu'il anime maigrement quelques soirs, quand les pas féminins ne reviennent que trop tard. Un futur loin de tout ce qu'il a jusqu'alors connu, cette solitude des plus tenaces, cette cage immatérielle qu'il sent encore autour de lui. Il faut qu'il en sorte, il faut qu'il parvienne à finir ce pourquoi il s'est autant gonflé les poches. Elijah doit s'offrir une nouvelle issue, une alternative aux chemins déjà parcourus, ceux empruntés bien qu'il en connaisse toutes les vérités. Un énième soupire et cette fumée acre qui vient se perdre dans l'habitacle. Les secondes s'estompent et avec elles cette luminosité que le crépuscule pompe. Feu de départ pour le mercenaire qui se remet en route, prêt à retrouver son trône, sa vie, tout ce qu'on est venu lui donner ici. Et, durant sa course de retour, là, franchissant les longues lignées colorées des ruelles fraîchement ravivées, il songe à ce qu'aurait pu être son existence si la seule qui soit à même de l'aimer n'avait pas persévérer. Vieux con désormais accro à ce qui est venu poignarder ce qu'il croyait inexistant sous sa poitrine, cette sensation aussi chaude que froide, ce paradoxe délicieusement douloureux qui, chaque jour, creuse un peu plus l'être malmené par toutes ces années à ne même pas y songer. Idiot, il l'est, le sera désormais malgré lui, quoi qu'il puisse en dire, quoi qu'on puisse vouloir lui faire écouter. Un sourire et, finalement, oui, un air franchement con.

Et si ses pensées s'étaient tournées vers elle, vers ce cœur peut-être aussi terni que le sien, Elijah ravale cette bonté, cette faiblesse, cette force aussi – peut-être – pour franchir les portes de son propre établissement, de ce qui lui appartient totalement malgré l'absence de son nom sur les papiers qui le concernent. Il omettra ce détail, conscient désormais de pouvoir posséder ce qu'il souhaite, de la manière dont il le souhaite, au moment où il le souhaite. Et cette sensation de renouveau, ce pouvoir récemment récupérer, possiblement à décupler, Elijah s'enivre de cela avec volonté, assez pour ne pas s'en cacher ; pas toujours, en tout cas. Et les prunelles se perdent, elles vont et viennent sur les visages présents, sur toutes ces personnes qu'il croit reconnaître, celles qui le saluent d'un bref signe de tête comme percevant sa légère précipitation. Oui, une douche, rien que quelques instants d'intimité avant de rejoindre l'enfer et ses pêchés. Là où il descend enfin, s'arrêtant d'abord au bar, saluant Shawn – ce barman fidèle malgré son syndrome Gilles de la Tourette – qui parvient à gérer seul, parfois, quand la nécessité se fait, quand Milo s'absente, quand le Roi doit rester en bas. Comme ce soir, comme dans quelques heures tandis que Esras l'attend, impatient, toujours aussi surexcité à l'idée de ces soirées, après tout : le sang bien Irlandais. Mais il se freine dans sa course, reconnaît des traits qu'il ne loupe plus, non, plus maintenant. Parce qu'ils traînent souvent par ici, parce qu'ils ont élu domicile sur ces chaises qu'ils arpentent encore ce soir. Aussi, sa main se lève, invitant Esras à descendre sans lui au vu de la manière dont il s'agite sous son ridicule pantalon en toile ; du genre de ceux que Jade apprécie parfois avec un peu trop d'enthousiasme d'ailleurs. « Il va te falloir une carte de fidélité, cara*. » Laisse-t-il entendre avant d'entamer une franche poignée de main, laissant sa curiosité le piquer avec un peu plus de volonté. « Alors quoi, un soir par semaine c'était plus suffisant ? » Une question, un constat tandis qu'il pose les yeux sur les phalanges fatiguées de l'homme qu'il est venu déranger, lui offrant un nouveau verre, rien que pour l'occasion, son honnêteté. Parce qu'ils pourraient avoir à y gagner, autant l'un que l'autre, dans cette histoire basée au cœur de ces soirées, de tout ce que Haynes est parvenu à créer dans les tréfonds d'un lieu aux allures chaleureuses et bien chauffées, un petit monde défait de ses idées, devenu une satisfaisante réalité. « Par curiosité, vous faites quoi en dehors de tout ça ? » Dans tout ça, il désigne d'un bref signe de la main l'environnement chaleureux qui s'étend derrière eux, là où les conversations, les rires, les légères chansons commencent à affluer, là où leur alibi commence à s'intensifier. « Si je peux me permettre, ça m'a pas l'air aussi rentable que l'autre soir pour quelques droites. » Un rire, un regard vers la porte des enfers tandis que l'idée lui vient, que l'envie le prend. Et pourquoi pas, après tout, pourquoi pas.

(*irlandais : l'ami)

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MessageSujet: Re: what comes after | abraham Ven 22 Sep - 18:17

What comes after



Elle a posé des questions. Trop de questions. S’en est suivi une dispute et c’est la première fois que le ton monte autant entre elle et moi. Parce que j’ai réfusé de répondre. Parce que je refuse d’être surveillé. Parce que je ne veux pas devoir de comptes. Je ne me suis pas séparé de ma femme pour revivre ça avec une autre… Je ne veux pas en parler parce que dans le fond je sais que ça n’a rien de bien, ou qu’en tout cas, elle n’y verra que du mal, mais ça m’appartient. Ce que je fais là-bas, ça m’appartient. Alors j’ai claqué la porte, parce que je ne voulais pas que la dispute devienne plus violente, parce que je ne voulais pas de ce conflit. Je suis rentré à la maison, seul, et j’ai ruminé. Longtemps. Trop longtemps. De repos aujourd’hui, le temps m’a semblé tellement long que j’ai fini par craquer. Je me suis changé et j’ai pris la direction du Penitent. Je sais ce qui va s’y passer, je le sais, et c’est consciemment que j’y vais. Pas simplement pour boire une bonne bière. Non, pas simplement. L’envie de me défouler est là, présente, pressante, puissante. Parce que ce que je ressens quand je combats… Si j’en parlais avec un professionnel, enfin avec un psy, je sais qu’on me dirait que je suis déjà accro aux sensations que ça procure, à cette montée d’adrénaline, à la jouissance née des coups donnés. Dans le fond je le sais mais je l’ignore parce que j’aime ressentir ça. Je veux continuer à ressentir ça. Et puis, être accro au combat, c’est mieux que d’être accro à l’alcool ou à la drogue, pas vrai ? Oui, c’est mieux. Ou pas. Me voilà devant les portes du Penitent et j’osberve la façade un moment, jusqu’à ce qu’un sourire naisse sur mes lèvres.

Et je pousse les portes.

Tout de suite, je m’y sens bien, parce que j’ai conscience de ce qui m’attend au sous-sol. C’est comme si j’étais dans mon élément. Je m’y sens à l’aise comme je me sens à l’aise lorsque je prends le camion avec Lloyd : je suis à ma place. Je m’approche du comptoir, commande une bière avant d’aller m’installer à une table, m’imprégnant de l’endroit, de l’ambiance qui y règne, savourant la bière goûteuse tout en pensant à la suite des événements. Oubliée la dispute. Oubliés les cris. Oubliée la pression. Tout est oublié. Une voix me sort de mes pensées et je relève mon regard pour voir Elijah, si je ne me trompe pas. Le prénom je le connais et pour cause : il est y, au sous-sol. On sait bien qui organise, qui gère, on le sait. En tout cas moi je le sais et je lui serre bien volontiers la main quand il me la tend. Qui plus est il n’a pas tout à fait tort : il va me falloir une carte de fidélité oui. Le mot prononcé en dernier je ne le comprends pas, il va falloir que je lui pose la question. Mais lui m’en pose une autre et j’esquisse un sourire en secouant la tête de droite à gauche : non, un soir par semaine ce n’est plus suffisant. Du tout même. Un « merci » de ma part quand il m’offre un verre. J’apprécie. Puis vient une question. Visiblement la curiosité d’Elijah est éveillée puisqu’il souhaite savoir ce que je fais en dehors de tout ça et le « ça », je sais ce qu’il englobe, pas besoin qu’il me le montre même s’il le fait. Sa remarque sur le fait que ce que je fais n’est sans doute pas aussi rentable que ce que j’ai pu gagner l’autre soir en prenant quelques droits me fait sourire et même, même me fait rire.

« Non, c’est sûr. Je suis pompier. » je réponds de but en blanc. « Sérieusement. » j’ajoute devant son air surpris. « Je gagne bien ma vie mais c’est clair que ici, c’est de l’argent facile. Enfin facile, ça dépend qui on a en face. » j’ajoute en portant le verre offert par ses soins à mes lèvres. « Mais c’est pas pour l’argent que je suis là, même si ça arrange toujours de gagner plus. » Je jette un coup d’œil à mon verre, plisse un peu les yeux, songeur. Pourquoi es-tu là Abe hm ? Je reporte mon regard sur Elijah et baisse un peu la voix en me rapprochant de lui. « Vous me croyez si je vous dis que je m’y sens à ma place en bas ? »

Un soupir, peut-être un peu désabusé parce que dans le fond je ne comprends pas bien pourquoi je ressens ça.

« Qu’est-ce que ça veut dire « cara » ? » je lui demande finalement en reportant le verre à mes lèvres, curieux.

Peut-être désireux aussi de changer de sujet parce que je ne suis pas certain d’avoir envie de me pencher sur ce qui me pousse à être là une fois de plus.



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MessageSujet: Re: what comes after | abraham Dim 24 Sep - 16:30



what comes after
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Il comprend le verre offert comme étant nécessaire. Parce qu'il est une lueur qui peine à briller dans les tréfonds de ses prunelles, quelque-chose qui lutte et cherche, peut-être une faille, une issue, une porte qui s'ouvre à peine sur un tout autre monde. Il ne connaît que trop cet ressenti, cette impression que rien n'a jamais vraiment eu de sens ; car finalement, tout est là, dans cette appréhension même. Rien n'a jamais vraiment eu de sens, que ce soit avant New-York, pendant New-York, après New-York, ici comme ailleurs. Tout n'est que succession de décisions injustifiées, parfois stupides, à oublier. Tout n'est que hasard et, malgré tout, malgré le mal, le bien que ça procure, rien ne dure. Il n'a que trop compris cela, terminant par compatir avec celui qui se tient devant lui, les doigts enserrant un breuvage finalement satisfaisant. « Non, c’est sûr. Je suis pompier. » A ça, à ces mots, Elijah se surprend à se reculer, légèrement, venant s'adosser contre l'autre comptoir auquel il tourne le dos, l'azur de ses yeux planté dans ceux de celui qui en laisse entendre assez pour que Haynes puisse enfin s'en faire complètement une idée de son identité ; bien qu'il n'est déjà appris à le connaître, un savoir néanmoins léger. « Sérieusement. Je gagne bien ma vie mais c’est clair que ici, c’est de l’argent facile. Enfin facile, ça dépend qui on a en face. » Un rire vient franchir la barrière de ses lèvres, discret mais bien présent, rappelant Elijah à sa place tandis qu'il retrouve peu à peu son sérieux, cachant ses lèvres comme toujours instinctivement, peu habitué finalement à ne serait-ce que rigoler. « Mais c’est pas pour l’argent que je suis là, même si ça arrange toujours de gagner plus. » Et ça, par contre, ça l'amène à froncer les sourcils. Parce qu'il se souvient de cet homme rencontré au détour d'un combat complètement raté, de cet homme qui avait su lui offrir sa main pour le relever plutôt que de l'abattre sans même y penser. Aucune de ses idées ne s'étaient tournées vers les quelques billets gagnés, aucun songe ne l'avait d'ailleurs fait regretter. C'est à lui que l'homme à qui il fait face aujourd'hui lui fait penser ; un pied dans les ombres malgré leur grande luminosité, le bien qu'ils sont censés représenter. « Vous me croyez si je vous dis que je m’y sens à ma place en bas ? » Une question à laquelle aucune réponse ne vient, pas encore, pas en sachant qu'il ignore ce qu'il devrait dire. Parce qu'il n'appartient pas à ce monde, parce que ses notions sont différentes des leurs. Elijah se contente de hausser les épaules tandis que l'autre s'en remet à son verre, un peu perdu, il le sait, le comprend. La balance entre le bien et le mal peut parfois être tortionnaire. « Qu’est-ce que ça veut dire « cara » ? » Fin brutale de cette dernière conversation, une question qui se porte sur toute autre chose.

Pourtant, il ne répond pas de suite, songeant à l'aveu qu'il a pu lui faire bien que tout n'était encore que sous forme de question. Il voudrait y répondre, en profiter, pourquoi pas s'en faire un nouvel allié. Car les choses seront amenés à changer, parce qu'il commence à comprendre que, oui, sa sécurité réside dans la force de ceux qui traînent à ses côtés. Puis, finalement. « Ça veut dire 'ami' en Irlandais. C'est un réflexe. » Lui laisse-t-il entendre tandis qu'il vient l'accompagner dans sa légère descente dans les ténèbres d'une lucidité parfois trop lourde. Davantage là, davantage ce qu'il sait sur l'homme à qui il offre une dernière consommation gratuite ; ou peut-être pas la dernière, qui sait. De son côté, il se contente d'une seule gorgée, avalant le tout cul-sec pour finalement venir faire face à son interlocuteur, se penchant légèrement pour faire demeurer cette discussion qu'entre eux deux. « Ça a pas l'air de t'enchanter mais ça m'arrangerait que tu y sois à ta place. » Il revient sur ce que l'autre a fuit, il revient sur ce sujet parce qu'il commence à le maîtriser, parce qu'il commence à sentir ses poches peser. Parce qu'il y prend plaisir, aussi, parce qu'il parvient à récupérer tout ce qu'on a pu lui enlever. Elijah retrouve de sa superbe, de sa réputation. Elijah revient des profondeurs avec la ferme attention de ne plus y périr. Puis, finalement, il se défait de son verre, l'envoyant près des autres à laver, en profitant pour venir arracher celui que l'autre homme tenait, même malgré son exclamation, même malgré les yeux qu'il braque désormais sur lui et son affront. « Fais pas cette tête, suis-moi. » Il l'invite simplement, ne se souciant pas forcément de savoir s'il acceptera ou non mais lui a à faire en bas, là où se perdent les hommes et le peu de force qu'ils gardent dans les bras. Quand il ouvre la porte, c'est sur la préparation de ce soir, sachant la fréquentation se faisant de plus en plus régulière, Esras s'assurant que tout soit au mieux pour accueillir les plus orgueilleux, ce dernier prêt à s’entraîner par la même occasion puisque plus aisé en la matière, adversaire de taille et un peu trop fier ; comme tous bons irlandais issus de ces terres. Quant à lui, ses pas le mènent là où réside sa place, là où il aime à observer le spectacle. Elle se cache là, l'arrogance d'Elijah, matérialisée en un fauteuil de Roi. « Si c'est pas l'argent, qu'est-ce qui te motive à venir, honnêtement ? » La question se pose, simple, claire, nette, précise tandis qu'il en revient à celui qui s'est risqué à le suivre. Il attend, s'imagine déjà ses mots tandis que, pour pas en louper une, Esras le devance ; en bon idiot. « Les putes. » Les yeux qui se lèvent, un soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres tandis qu'il lui fait comprendre de ne pas trop la ramener, pas maintenant, pas sur ça en sachant que lui ne s'en enchante pas. Une femme lui suffit, davantage en connaissant son hystérie. « T'as l'air d'avoir pas mal d’entraînement derrière. »

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MessageSujet: Re: what comes after | abraham Dim 8 Oct - 19:34

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La question sort toute seule, par réelle curiosité, par envie de changer de sujet. Les deux sans aucun doute. La réponse d'Elijah ne tarde pas et cette dernière m'arrache un sourire. Il a beau dire que c'est un réflexe, j'aime bien l'idée, qu'il me surnomme ainsi. J'aime l'idée qu'il m'intègre dans son cercle même si nous ne nous connaissons pas encore beaucoup. Je ne le vois pas comme un ami et je sais qu'il ne me voit pas comme un ami non plus mais employer ce terme est pour moi le signe d'une confiance naissance de sa part, me concernant. Et cela ne me déplaît franchement pas. Je le remercie bien volontiers lorsqu'il m'offre une autre consommation gratuite, et je sais qu'au fond elle n'est pas véritablement gratuite. Je sais qu'il offre mais qu'il attend autre chose en retour : il attend qu'en bas, je sois à la hauteur et je le serai. Pas seulement pour lui ou pour la confiance qu'il semble décidé à porter en moi, mais pour moi. Parce que je n'aime pas perdre. Parce que je veux être le gagnant. Parce que je veux être le meilleur. D'ailleurs, en parlant d'en bas, Elijah repart sur ce sujet-là, sur ce sujet que j'essaye d'éviter car je n'aime pas trop y penser. Je n'aime pas trop penser à ce que je ressens lorsque je suis en bas car je ne parviens pas à comprendre, à saisir l'homme que cela fait de moi et je n'aime pas ça. Lui, ça l'arrangerait que je me sente à ma place en bas. Bien sûr, ça je l'ai bien saisi. Véritablement bien saisi. La vérité, et c'est bien une vérité qui me dérange, c'est que je m'y sens à ma place, au milieu de ces types qui sont eux aussi assoiffés de violence, au milieu de ces types qui ne parviennent, dans le fond, qu'à réellement exister quand ils laissent parler leurs poings. Et j'en reviens à ce questionnement, à ce que ça dit sur moi, de moi. D'y être bien en bas... Et je sais qu'Elijah voit mon trouble. J'ai beau essayer de me planquer derrière mon verre, j'ai beau essayer de porter un masque, ce n'est qu'un lamentable échec. Je pourrais bien refuser, faire demi-tour quand il me propose de le suivre.

Je pourrais mais je ne le fais pas.

Je termine mon verre cul sec, le repose sur le comptoir et secoue un peu la tête avant de suivre Elijah. C'est plus fort que moi. Je veux descendre. Je veux y aller. Je veux me retrouver au centre, cogner, remporter la victoire. Je veux pouvoir laisser aller ma colère en sachant que personne, véritablement personne, ne me jugera pour ça. Accompagnant Elijah dans les entrailles du Penitent, dans les entrailles de la terre qui ne me boufferont pas puisque je vais les bouffer avant, en cognant, le voilà qui se met à me demander ce qui me motive si ce n'est pas l'argent. Le voilà qui cherche à comprendre. Et j'hésite. Honnêteté ou non ? Est-ce que je peux lui confier à lui mes raisons ? Un type prend la parole et aussitôt mon visage tourne vers le dit type. Aussitôt le sang bouillonne, la colère grimpe. Je le fusille du regard. Il ne faudrait que quelques secondes de plus, juste quelques secondes de plus pour que je lui saute dessus et lui fasse fermer sa grande gueule. « Les putes » qu'il a dit ? Peut-être pour lui mais pas pour moi et qu'il le sous-entende... Il se détourne de nous et je prends une profonde inspiration. Je dois me servir de ça. De lui. Quand je serai au centre, tout à l'heure, j'imaginerai sa tronche en face et je n'aurai aucun mal à démonter la tête de mon adversaire. Aucun. La voix d'Elijah me sort de mes pensées tumultueuses et je reporte mon attention sur lui en secouant négativement la tête.

« Pas vraiment. J'ai juste toujours été bon pour cogner sur les autres. » je dis d'une voix serrée. Puis j'enchaîne. « Et j'ai depuis longtemps un sac de sable à la maison. Quelques conseils d'un type qui était bon ont suffi et voilà. » Et voilà ? Vraiment Abe ? Un soupir, je me frotte le visage avant de poursuivre. « Je pense aussi que ce que j'ai à l'intérieur ça aide. La colère, le tempérament un peu... Enfin ce qu'on me reproche au quotidien en fait. Ici, je peux m'en servir et personne n'y trouve rien à redire. C'est assez... Libérateur en fait. »

Triste vérité.

« Je me sens à ma place. » je termine par totalement avouer à Elijah. « Et ça me plaît pas forcément que ce soit le cas. »



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MessageSujet: Re: what comes after | abraham Sam 14 Oct - 22:49



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« Pas vraiment. J'ai juste toujours été bon pour cogner sur les autres. » Il en cache un sourire, quelque-chose qui se perd sur la lignée de ses lèvres tandis qu'il détourne le regard, rien qu'une seconde, une fraction de seconde pour tenter de se défaire de cette impression de déjà-vu. Cette impression qu'ils ne sont pas si différent, en un sens. Ça le réconforte dans son idée, en tout cas, ça vient lui prouver que bien des âmes peuvent être en quelques points similaires à la sienne malgré la noirceur qui la condamne. Ça vient lui faire comprendre qu'il n'est pas à blâmer quand on pourrait tous y avoir recours, peut-être même le monde entier, bien que ses névroses soient un peu plus amplifiées ; ça aussi de par son « métier ». Puis, finalement, ses prunelles claires reviennent à lui, à cette mine un peu défaite qu'il affiche en osant parler de tout ça. Elijah s'en retient, Elijah tente de faire taire cette envie d’apposer une main sur son épaule comme pour dire, laisser entendre que, non, ce n'est rien. Parce qu'il vient canaliser ça, parce qu'il vient s'offrir des murs à ses envies ; conseils qu'il n'avait lui-même pas suivi. Bêtement, peut-être, vu là où ça l'a mené, là où il aurait pu être. « Et j'ai depuis longtemps un sac de sable à la maison. Quelques conseils d'un type qui était bon ont suffi et voilà. » Il acquiesce simplement, loin de lui l'envie de se faire intrusif. Et pourtant, pourtant il sait que Abraham sera à même de lui faire confiance, parce qu'on lui a confié cette idée, récemment, un fait totalement absurde venu lui faire entendre que peut-être certaines choses avaient changées : il inspire confiance. C'est ce qu'on a supposé, ce qu'on a choisi de lui attribuer et il commencerait presque à le croire, là, guettant son invité et cette gêne loin d'être improvisée. « Je pense aussi que ce que j'ai à l'intérieur ça aide. La colère, le tempérament un peu... Enfin ce qu'on me reproche au quotidien en fait. Ici, je peux m'en servir et personne n'y trouve rien à redire. C'est assez... Libérateur en fait. » Et il ne vient pas lui dire que ça le sera toujours. Elijah a trouvé un refuge en cela, une certaine cage qui parvient à apaiser bien des tourments, bien des envies, bien des pulsions, de celles qui peuvent être canalisées, en tout cas. Et ça, ça n'a jamais fait que retirer du poids à ce cœur déjà surmené, à cette conscience déjà bien assez brisée. Néanmoins, il s'abstient de lui faire savoir, il s'abstient de faire entendre ses avis en sachant que cette fidélité ne doit venir que de lui. « Je me sens à ma place. » Des mots qu'il accueil à bras ouvert, bien mieux que ceux derrière. « Et ça me plaît pas forcément que ce soit le cas. » Évidemment, il a l'âme bien trempée d'une lumière instaurée malgré cette impulsivité.

A lui, ça lui convient, pleinement. Ça vient renforcer son idée, ça vient lui faire comprendre qu'il ne s'est pas trompé d'âme, qu'il n'a pas misé sur la mauvaise personne. Parce que Abraham est un bon élément, avide de ce qu'il sent si souvent craquer sous ses coups toujours plus violents. « Ne te blâme pas. » Vient-il finalement faire entendre, osant quelques pas, venant guetter l'installation, la manière dont tout commence à prendre de l'ampleur, la manière dont tout dans sa vie s'est mit à changer. Jamais, jamais il n'aurait pu envisager tenir ce genre de chantier et le voilà, à la tête d'un endroit qui commence à se faire entendre ici et là. Le mercenaire, le fantôme, si visible, si offert, dépourvu du moindre heaume et pourtant bien plus imprévisible. « Dis-toi que ça épargne ton quotidien des risques que ça engendre un tempérament pareil. » Il essaie de le confronter à cette inévitable vérité, celle qu'il ne trouvera pas meilleur endroit au monde pour être lui-même, possiblement. C'est un fait, une évidence qu'il n'énonce pas entièrement. Pas maintenant, pas en sachant qu'une bataille se livre encore en celui qu'il a choisi de faire descendre un peu plus tôt, une requête en tête tandis que les secondes s'écoulent le plus naturellement du monde, monde dont ils viennent de se couper en franchissant seulement l'encadrement d'une porte à l'allure pourtant ordinaire. Mais loin de l'être, loin de tous ces codes amers. Très loin. « Je sais que ça ne va pas te faire changer d'avis sur ce que tu en penses mais tu restes bien-sûr le bienvenu par ici. Et je ne vais pas te mentir non plus... ; une légère pause, quelque chose qui vient se suspendre dans le temps tandis qu'il soupire, osant de nouveaux quelques pas, venant enfin se perdre là où quelques tâches de sang résident encore, là où tous les coups sont permis jusqu'aux plus décisifs. Tu me rapportes pas mal quand tu viens à ma place. » Des mots qui ne laissent pas traîner, des mots qu'il ne cache pas. Parce qu'il préfère être honnête, lui donnant l'une des raisons pour lesquelles il l'apprécie aussi, finalement, en tant que bon combattant. Car ce qu'il souhaiterait lui demander n'est pas qu'un prix à gagner, loin d'être une partie déjà remportée. Il lui faudra de l'endurance, de la force, une volonté qu'il ne veut pas voir se briser, pas en sachant tout ce vers quoi ça pourrait les mener, là où ça pourrait les élever. Elijah commence à y prendre goût, malgré tout. « Je pense que tu t'en doutes un peu, de toute manière. Tu n'as pas dû repartir les mains vides la dernière fois. » Il ose, continue sa petite course, posant son regard ici et là, admirant ce qu'il est parvenu à bâtir, lui qui s'était fait fiancé d'une solitude des plus tenaces, lui qui s'était habitué aux ombres avant de goûter à cette semi-luminosité. Celle qu'il adopte, qu'il commence à apprécier ; bien qu'avant tout par nécessité. Le besoin de sûreté, de pouvoir assurer sa liberté. Le pouvoir est toujours passé par le respect.

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MessageSujet: Re: what comes after | abraham Dim 15 Oct - 18:14

What comes after



C'est sans doute idiot, que je me sens mal de me sentir bien. C'est parce qu'on m'a tellement répété encore, et encore, que je devais me contrôler, que je ne devais pas me laisser dicter mon comportement par mes pulsions, qu'à force, j'ai fini par me convaincre que c'était mal, et que pour être quelqu'un de bien, je devais refouler tout ça, le repousser et ne pas l'accepter. Pourtant, c'est quand je l'accepte que je me sens le mieux. Alors est-ce si mal ? De venir jusqu'ici, d'accepter le temps d'une soirée ces fameuses pulsions et m'en soulager en cognant sur d'autres types qui sont ici de leur propre volonté ? A mon sens c'est bien moins pire que de cogner sur le premier type venu qui aurait le mot de trop et Elijah semble être de cet avis puisqu'en plus de me dire que je ne dois pas me blâmer de me sentir à ma place ici, il ajoute qu'en faisant ça, qu'en venant ici, ça épargne mon quotidien et ça diminue les risques que mon tempérament peut engendrer. Donc nous sommes d'accord. Au final, accepter que je me sente bien ici, venir, combattre, cela ne fait pas de moins un type mauvais, cela fait simplement de moi un type qui accepte sa part d'ombre, sa part de violence, et qui l'évacue dans un sous-sol pour éviter qu'elle ne ressorte au quotidien. Ne serai-je donc pas gagnant au final ? Si je décide de revenir quotidiennement, de me laisser aller ici, ne serai-je pas gagnant ? J'ai soudain la folle impression que si. J'ai soudain l'impression que d'accepter cette part de moi c'est mieux la contrôler au final. Elijah, lui, semble douter de ma façon de voir les choses ou, en tout cas, il semble douter que je sois capable de changer d'avis. Je ne prétends pas être capable d'accepter tout ça dans la seconde mais avec le temps, sans doute. Il attise soudain ma curiosité lorsqu'il m'annonce que je reste le bienvenu ici et qu'il ne va « pas me mentir ». Je fronce les sourcils en l'observant, jusqu'à ce qu'il m'apporte la réponse.

Je lui rapporte pas mal d'argent.

Je n'y avais pas véritablement réfléchi en fait. Oui, je suis reparti avec pas mal de billets la dernière fois que je suis venu mais je n'avais pas réalisé qu'il avait pu parier sur moi. J'étais à mille lieux de tout ça en fait, j'avais juste besoin de cogner, c'est tout. Je plante mon regard d'Elijah alors que les informations font leur chemin jusqu'à mon cerveau. Je comprends tout à coup beaucoup mieux pourquoi il... Me pousse à m'accepter. Et comme je ne suis pas du genre à tourner autour du pot et que lui non plus ne semble pas être ce genre d'homme, je croise les bras en le fixant. Je suis direct. On me dit souvent que je le suis trop.

« Donc en clair, que je revienne dans le coin ça t'intéresse parce que ça te permettrait de gagner pas mal d'argent hm ? » Je marque un silence. Puis je poursuis. « En gros, on serait tous les deux gagnants : moi je me défoule, je m'évite des ennuis ailleurs en évacuant tout ce que j'ai à évacuer ici, je remporte de l'argent et par la même occasion je t'en fais gagner pas mal. »

Je détourne finalement mon regard pour observer ceux qui s'activent à tout terminer de préparer. Je fronce les sourcils et reporte mon attention sur Elijah.

« Je me coucherai jamais. » je lui dis soudain d'un ton sec et déterminé. « Faudra pas que tu me demandes ça. Cogner moins fort et moins vite pour faire durer si tu veux, si t'as de l'argent en jeu ça d'accord mais me coucher, je le ferai jamais. Si hum... » Je prends une profonde inspiration. « Si je décide de venir régulièrement, de faire ce qu'il faut pour que tu gagnes de l'argent, je veux que les choses soient claires dès le départ. Je suis pas de ce genre-là. Les combines c'est pas mon truc. Si je reviens, ce sera pour être vrai, ça marche ? »

Et sur quoi je décroise mes bras pour tendre ma main vers lui. Dans le fond, sceller cette « association » maintenant est ce dont j'ai besoin pour que j'accepte de revenir. Parce que sans ça, je risquer de reculer alors que venir m'aidera à me sentir mieux. J'ai besoin de lui comme il a besoin de moi. Alors oui, l'association est toute trouvée.




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MessageSujet: Re: what comes after | abraham Dim 22 Oct - 22:23



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« Donc en clair, que je revienne dans le coin ça t'intéresse parce que ça te permettrait de gagner pas mal d'argent hm ? » Il vient de saisir la raison qui pousse Elijah à l'accepter, à l'apprécier même, presque. Et ça arrache un bref sourire au mercenaire qui se contente de détailler ses traits, de toiser ces expressions qui vont et viennent, s’enchaînant les unes après les autres assez simplement pour qu'il n'y voit enfin cet aspect positif qu'il aime de plus en plus à croiser. Il a besoin de tout ça, de cette aide qu'il pourrait venir lui fournir, de cette alliance qu'ils pourraient faire naître et, qui sait, entretenir avec plus d'enclin à l'avenir. Il a besoin d'assurer ses arrières et, finalement, plus qu'il n'aurait pensé devoir le faire par le passé. « En gros, on serait tous les deux gagnants : moi je me défoule, je m'évite des ennuis ailleurs en évacuant tout ce que j'ai à évacuer ici, je remporte de l'argent et par la même occasion je t'en fais gagner pas mal. » Et le tout se rembobine, se répète comme pour rendre les choses réelles, pour les imprégner d'une présence qu'ils ne pourront plus ignorer. Ni lui, ni Abraham dont les traits se tirent un peu plus et dont l'attention se fait toute particulière. Il sait qu'il est venu toucher à une corde sensible, il sait qu'il est venu caresser une partie de sa personne qu'il aime à entretenir, une partie de lui qui réside depuis trop longtemps dans des ombres devenues gênantes. C'est un échappatoire qu'il lui offre, la possibilité de ne pas rejoindre le néant dans lequel il s'était poussé, lui, il y a de ça quelques années. Et il sait que l'étincelle prend, il sait que la flamme s'embrase pour ne laisser qu'une réponse positive au quadragénaire qui l'attend, avec impatience, croisant à nouveau les bras tandis que les perles claires de son interlocuteur se perdent sur ceux qui sont encore là, sur Esras qui continue de s'activer avec une volonté qui lui est propre. Puis, finalement, ils s'invitent, ses mots, cette parole que Elijah souhaitait entendre ; bien que les syllabes à ceux-là soient différentes de celles qu'il s'imaginait. Alors il fronce les sourcils, le toisant un petit instant tandis que sa phrase vient briser le léger silence tout juste installé. « Je me coucherai jamais. » Il en fronce les sourcils, attendant quelques secondes pour comprendre où il veut en venir avant de saisir, de se souvenir. Une grimace, un soupire et l'attention qui s'accroche néanmoins à lui. « Faudra pas que tu me demandes ça. Cogner moins fort et moins vite pour faire durer si tu veux, si t'as de l'argent en jeu ça d'accord mais me coucher, je le ferai jamais. Si hum... Si je décide de venir régulièrement, de faire ce qu'il faut pour que tu gagnes de l'argent, je veux que les choses soient claires dès le départ. Je suis pas de ce genre-là. Les combines c'est pas mon truc. Si je reviens, ce sera pour être vrai, ça marche ? »

Et sa main se tend, en suspens. Derrière tout ça, un silence des plus durs pour celui qui contemple l'objet d'une probable réussite tandis qu'on continue de tout monter, de tout mettre en œuvre pour accueillir la dépravation de ce soir. Et il faut un instant, rien qu'un court instant à Elijah pour pouvoir respirer, retrouver cette fierté qui vient retrouvée une place qu'elle avait pu désertée. Et finalement, sa main vient rencontrer la sienne, scellant un accord qui n'aurait pas dû avoir lieu. « Je ne te demanderai jamais ça. » Dit-il simplement tandis qu'il garde la main d'Abraham dans la sienne quelques secondes supplémentaires, rien qu'un temps de plus pour pouvoir pleinement lui faire face, lui faire comprendre la manière dont les choses se jouent dans sa tête. « Ceux en qui je place ne serait-ce qu'une once de confiance ne tombent pas. » Et ça a le mérite d'être clair, concis. Elijah détaille ses traits comme pour s'assurer que cette remarque se soit ancrée en lui, pour tous les combats qu'il aura à essuyer, ceux même qu'il aurait peut-être voulu esquiver. Parce qu'il doit tenir, instaurer une vision claire de ce qui pourrait les tenir. Il veut voir les autres le respecter, il veut insuffler un nouveau vent de supériorité et Abraham saura l'y aider, il ne reviendra pas sur cette idée. « Tout ce que tu pourrais avoir à faire c'est seulement de faire durer les choses, de les rendre plus intéressantes qu'elles ne le seront déjà ; légère pause et l'attention nécessaire pour s'assurer qu'il le suit, qu'il ne décroche pas, pas maintenant qu'il ait osé ce pas. Tant que tu les termines, à chaque fois. » Laisse-t-il entendre, sachant les choses comme loin d'être difficiles vu les ignorants qui aiment à se présenter sans trop savoir dans quelle voie ils viennent se ranger. Il forge la réputation de cet endroit, s'assure qu'on n'y vienne pas pour croiser les bras. Elijah ne lui demandera rien, rien si ce n'est d'y mettre du sien. Et c'est déjà ce qu'il sous-entend, perdant ses prunelles sur ceux qui quittent finalement les lieux, désireux d'un peu de paix avant l'entrée en jeu. Et l'heure tourne, la soirée se rapproche. « Les gains se feront petit à petit et si ne pas te coucher nous fait perdre, soit sûr que ça aidera pour la suite. » Une idée bien définie en tête, la volonté de faire parler d'un endroit qu'il se surprend à chérir, à aimer malgré cet attrait solitaire solidifié par les années passées. Le monde change et Elijah s'adapte, plus sûr que jamais. Plus fort aussi, surtout. Prêt à tout. « Aussi, je pense qu'on est d'accord. Je pense que tu arriveras vite à te faire une idée de ceux en qui tu peux compter ici ; un coup d’œil en direction d'Esras qui salue d'un rapide geste de la main avant de disparaître dans les ombres d'un escalier menant aux appartements du mercenaire. A commencer par ce type même malgré son humour douteux ou Shawn, le barman que tu as pu voir en haut. On a aussi un médecin qui travaille pour moi, dans tous les cas... ; et la main qui se tend une nouvelle fois, une poigne sincère qu'il tient à honorer. Fáilte roimh bhaile. Instinctif, naturel et le regard qui se perd et s'excuse. Bienvenue par ici. »

Codage par Emi Burton

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They took everything from us. Then they call me a monster? The moment I sign that pardon, I proclaim the world that they were right. This ends when I grant them my forgiveness.
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