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 Fuck you, you and especially fuck you

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MessageSujet: Fuck you, you and especially fuck you    Sam 23 Sep - 16:22

Fuck You, Fuck You and Especially Fuck You

Tito, Abe & Lloyd

Il sait que s’il ne veut pas attirer l’attention sur lui, il va devoir se mêler aux autres et leur faire la conversation. S’il adopte une attitude différente, les gars vont se douter que quelque chose se trame et venir lui poser des questions auxquelles Lloyd n’a absolument aucune enviée répondre. Il sait bien qu’ils seront plein de bonnes intentions mais ça ne va pas l’aider. La gentillesse ne l’aide pas en ce moment. En fait, aucun des comportements adoptés par ses proches et amis ne répond à son besoin ces temps-ci. Le pompier ne sait pas lui-même de quoi il a besoin exactement. De rien de ce qu’on lui donne vraisemblablement, mais ce n’est pas parce qu’il peut en faire une liste que ça lui donne une idée de ce qu’il attend…
Il a donc décidé de s’installer au beau milieu du mess. Il a pris un livre avec lui, histoire d’avoir un peu la paix et de ne pas se faire trop approcher. Mais ça n’a pas vraiment eu l’effet escompté. Certains sont déjà venus le déranger pour lui demander ce qu’il lisait et tenter d’établir une conversation en ramenant la couverture à eux. Agaçant.
Lloyd sait que, dans quelques minutes, l’ambulance de Tito et son partenaire va revenir au bercail et il espère sincèrement être appelé sur une intervention avant son retour. Si être parmi ses collègues lui est pénible, être dans la même pièce que son meilleur ami est pire que tout. Tito le connait trop bien et commence à tenter de lui tirer les vers du nez, quand il ne le culpabilise pas en comparant leur situation respective et en lui rappelant qu’il est en train d’essayer de faire le deuil de son fils. Il ne le fait pas de manière si direct mais le résultat est le même. Et Lloyd n’ne peut plus. Il ne supporte plus d’entendre le son de sa voix ou de le voir. S’il sourit, il a envie de lui faire ravaler son sourire et s’il le surprend dans une phase plus sombre, il a envie de fuir le plus loin possible pour ne pas se faire happer par sa détresse.
Mais pas de chance pour lui : la journée est calme. Seul le camion échelle a été mobilisé depuis le début de la matinée, ce qui fait que chaque fois que Tito rentre au bercail, il est là, occupé à ne rien faire. Lloyd s’est déjà chargé de toute sa paperasse et n’a plus rien à faire d’autre que faire semblant de vouloir bouquiner au calme, sans vraiment y parvenir.

« Hey Cap ! » l’interpelle justement un de ses camarades combattant du feu. Pas son plus grand fan pour être tout à fait honnête. Aaron a pratiquement atteint l’âge de la retraite et adore étaler sa science et sa grande expérience… C’est également un grand comique dont l’humour laisse clairement à désirer. Mais tout le monde le respecte parce qu’il a sauvé de nombreux camarades lors d’interventions au cours de sa carrière et…parce que son beau frère est plutôt bien placé dans la hiérarchie et lui accorde tout un tas de passe droits. « Qu’est-ce que tu lis ? »
« Anna Karénine. De Tolstoï » se force-t-il à lui sourire en lui présentant la couverture du livre.
« C’est pas un truc de gonzesse ça ? »
« Non. »
« Moi ça m’a l’air d’être un truc de gonzesse ! »
« D’accord » soupire-t-il en faisant mine de se replonger dans son ouvrage qu’en réalité, il n’arrive pas à se concentrer suffisamment pour vraiment lire. Il relit généralement plusieurs fois le même passage, en saute quelques uns et se perd dans les noms des personnages.
« Ben alors…où est passé ta répartie légendaire ? »
« Elle a du se faire la malle en même temps que ton sens de l’humour et ta ligne. »
« Haha ! Voilà le Cap que je connais ! »
« Tu veux quelque chose Teller ? »
« Ouep ! Je voulais t’apporter une assiette. »
Les sourcils de Lloyd se fronce et il remarque seulement maintenant que son camarade tient effectivement deux assiettes dans ses mains potelées.
« Tu sais bien que j’apporte ma propre… »
« Ouais, ouais, on sait. Tu manges pas d’animaux et tout ça ! Mais c’est du sans viande. Les gars et moi ont a remarqué que en ce moment c’était pas la forme du coup on a pensé à toi et on t’a préparé un plat. C’est des raviolis aux légumes. »
Lloyd se tourne vers le coin cuisine et remarque que quelques uns de ses collègues le fixent depuis les fourneaux. Il est surpris par cette attention. D’ordinaire, les gars préfèrent le taquiner sur le fait qu’il est végétarien. Il leur arrive de préparer des plats qu’il peut manger de temps à autre, mais c’est plutôt rare.    
« Oh… Bah merci. »
Il marque sa page et referme son livre qu’il repousse un peu plus loin pour pouvoir s’emparer de l’assiette et la glisser devant lui. Aaron s’installe à ses côtés, sa propre assiette devant lui. Il attrape les couverts qu’un autre de ses camarades vient lui tendre, sans trop savoir quoi penser de tout ça. Il est un peu gêné et en même temps, sincèrement touché. Coupable aussi, d’avoir accueilli Aaron de cette manière.

Il adresse un sourire reconnaissant à ses camarades lève sa fourchette dans leur direction, comme pour porter un toast et enfourne un premier ravioli. C’est un peu chaud mais pas mauvais. Il tente de reconnaitre les ingrédient qui le compose et retrouve de l’aubergine, de l’olive, le reste demeure flou. Alors il en enfourne un second, pendant que Aaron pouffe dans sa manche.
« Alors ça te plait ? »
« Y a un truc que j’arrive pas à… »
Et puis il comprend. Il comprend pourquoi ils se marrent tous, plus ou moins discrètement. Les raviolis ne sont pas uniquement fourrés aux légumes, il y a de la viande dans ce plat… Ces enfoirés lui ont fait avaler de la viande. Et tout ça pour quoi . Pour se marrer un coup ? Se foutre de lui personnellement ? Peu importe.
Lloyd se lève subitement de sa chaise en repoussant son assiette et balance sa fourchette en direction de ses collègues qui l’évitent en riant de façon moqueuse.
« Espèce d’enculés ! Vous trouvez ça drôle ? » les accuse-t-il après avoir craché sa bouchée dans  une serviette en papier attrapée sur la table.
« C’est tordant ! On t’a bien eu ! »
Lloyd fixe Aaron qui glousse bêtement sur sa chaise, son ventre à bière rebondissant de manière grotesque devant lui. La sueur sur son visage rougeaud le dégoute, tout comme son acné. Tout en lui l’écoeure et le révolte. Il représente subitement tout ce qui ne va pas dans sa vie, dans le monde d’une manière générale. La mesquinerie gratuite, l’injustice, la paresse…
Avant d’avoir réalisé ce qu’il allait faire, Lloyd lui envoie son poing dans le nez et le fait basculer de son assise. Tout à coup, plus personne ne rigole. Et quand le gars qui lui avait amené sa fourchette s’en mêle et vient le repousser sans douceur, Lloyd se défend et répond par un nouveau crochet du droit.  


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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Dim 24 Sep - 20:12

Fuck you, you and especially fuck you.



Un coup d'oeil dans le miroir des toilettes et je soupire. L'hématome sur la pommette a pris une très vilaine couleur à présent. J'ai eu de la chance que la peau ne pète pas sous le choc du coup, beaucoup de chance, ou peut-être ai-je simplement assuré niveau défense. Je ne sais pas. Je préfère ne pas trop m'estimer supérieur parce que lorsque l'on prend trop confiance, on risque de se faire avoir et je ne veux pas me faire avoir. Pour le moment j'assure, je rempote mes combats, fais monter les paris, mais la situation peut à tout instant se retourner. Donc non, pas trop de confiance. Et également des réponses évasives quand on m'en pose. Là, j'ai accusé une porte. J'ai confiance, je trouverai toujours de bonnes excuses. On va juste avoir l'impression que je suis devenu plus maladroit, voilà tout, rien bien gênant au final. Je récupère le tube de pommade et en passe un peu sur la peau, juste pour aider l'hématome à diminuer au moins en surface. Je range le tout dans mon casier, jette un coup d'oeil à ma montre et soupire. La journée est calme. Bien trop calme et je déteste ça. Je ne suis pas le seul à détester ça : Lloyd non plus n'aime pas tourner en rond, je le sais. Il y a autre chose dont j'ai conscience, c'est qu'il ne va pas bien mais si je ne suis pas du genre à étaler mes sentiments, ma vie privée, je ne suis pas du genre non plus à inciter les autres à le faire. Certains collègues ont essayé de lui parler mais moi, je me contente de parler boulot avec lui. Bien sûr que je suis prêt à l'écouter s'il en a besoin mais aller le faire chier pour qu'il parle de ce qui le travaille ? Certainement pas non. Parce que je n'aime pas qu'on me fasse chier avec ce qui me travaille et j'ai pour principe ne pas faire subir à des gens que j'apprécie ce que je ne voudrais pas qu'on me fasse subir. Et comme j'apprécie Lloyd, je me contente de lui foutre la paix.

Même si sa morosité commence à me peser à moi aussi, c'est vrai.
Je fais avec. Parce qu'il ferait avec si j'étais à sa place, je le sais. On se respecte assez pour ça.

Je range mes affaires et m'en retourne vers le mess en m'étirant. Je n'en suis pas à espérer qu'il se produise un drame pour que l'on puisse se bouger le cul et se défaire de cette journée sans fin mais bon... Une petite désincarcération sans victimes, ou un petit incendie sans victimes, ce serait trop de demander ? Je m'étire et c'est là que des exclamations me parviennent du mess. Des bruits de... Je me fige en instant en réalisant de quoi il s'agit parce que oui, les bruits de bagarre, de coups échangés, je ne les connais que trop bien et je les reconnais. J'accélère le pas et cours finalement quand il me semble entendre quelque chose craquer : une chaise ? Une table ? Lorsque j'arrive enfin au mess et mes yeux se posent sur la scène, je les écarquille mes yeux, n'en revenant pas. Il y a cet instant de flottement pendant lequel j'ai l'impression d'être en train d'halluciner parce que je vois Lloyd en train de mettre minable un de nos collègues qui est au sol et ne peux qu'accuser les coups. Un autre est en train de se relever avec l'aide des collègues, Aaron. Le bruit, je me rends compte que c'est une chaise qui a cassé. Et ce moment de réalisation passé, je fonce. Je fonce parce qu'un autre vient d'essayer d'arrêter Lloyd et de s'en prendre un. Un autre moins carré que moi, moins habitué aux coups que moi. Quand j'arrive à hauteur de Lloyd, et du collègue au sol qui tente de protéger son visage des coups que Lloyd lui assène, je n'essaye même pas la manière douce. Je le chope par le col et tire dessus pour finalement le faire valser sur le côté et ainsi l'empêcher de continuer à s'acharner sur le collègue qui en profite pour ramper et se rapprocher des autres. Lloyd, que j'ai fait tomber en le balançant se relève et me fusille du regard. Je lève l'index vers lui en le fixant droit dans les yeux.

« Joue pas au con. »

Mais il semble décidé et me fonce dessus. Le coup je l'évite et lui en met une en plein visage. Si seulement ça pouvait l'arrêter... Il a sans doute mal parce que je n'ai pas retenu ma force mais me fonce de nouveau dessus. J'évite un coup mais le deuxième non et quand je sens ma peau s'ouvrir sous le choc du coup de poing qui vient de toucher ma pommette déjà fragilisée, je laisse échapper un juron avant de lui donner un coup de poing dans les côtes. Je profite de son souffle coupé pour fondre sur lui et le plaquer au sol.

« TU TE CALMES MAINTENANT LLOYD ! » je hurle à califourchon sur lui, mes mains faisant au mieux pour maintenir ses poignets au sol, mais ses yeux... Jamais je n'avais vu une pareille lueur dans ses yeux.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

La voix de Tito retentit derrière moi et je détourne mon regard de Lloyd pour le regarder. Son meilleur ami est là, encore en tenue d'ambulancier, yeux écarquillés. Je relâche un peu mon étreinte sans trop y réfléchir.

Grossière erreur.




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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Ven 29 Sep - 17:38

Fuck You, Fuck You and Especially Fuck You

Tito, Abe & Lloyd

C’est instinctif. Ils l’ont acculé dans ses derniers retranchements et maintenant Lloyd se défend. Ils sont plusieurs à se jeter sur lui, pour tenter de le maitriser mais il ne se laisse pas faire. Il prend sur lui depuis trop longtemps, a l’impression de subir depuis des mois et il en a assez. Son vase trop plein déborde et le flot n’est plus contrôlable. Ni par ses collègues, ni par lui-même. Le pompier n’est plus capable de raisonner et il n’envisage pas une seule seconde quelles conséquences ses actions pourraient avoir sur sa vie, sa carrière, sa future relation avec ses camarades. Il n’a même plus conscience que c’est ce qu’ils sont. Ils ne sont plus que des menaces à ses yeux, la source de ses problèmes.
Quelqu’un l’attrape par le col de son polo règlementaire et l’envoie valdinguer plus loin, hors de portée de sa victime du moment. Une victime sans nom, sans visage, sans identité. Un tas de chair sur lequel se défouler ne lui a fait ni chaud ni froid. Cogner ne l’a pas soulagé, au contraire. Il se sent plus furieux que jamais… Ils ont réveillés quelque chose. Quelque chose d’enfoui profondément. Une créature affamée, sauvage.
En un instant, le grand blond est de retour sur ses jambes, prêt à en découvre avec le responsable de cette interlude. Il croise le regard d’Abraham McLaughlin, sauf qu’Abraham n’est plus qu’un concept. Il n’est plus son ami ou son collègue. Il n’est même plus un être humain. Alors sans tergiverser, Lloyd rentre la tête dans ses épaules et fonce dans sa direction pour le tacler et lui faire payer son intervention. Mais la chair rencontre la chair et il est coupé dans son élan. Le coup lui ouvre la lèvre mais il s’en moque, l’adrénaline fait son office et l’empêche de souffrir. Alors il revient à l’assaut, échoue mais recommence. Cette fois, son poing atteint son objectif.
S’il état sur un ring, dans le club de boxe qu’il fréquente depuis plus de dix ans, il aurait pensé à assurer sa garde, à se défendre, mais il n’est plus Lloyd. Il ne le fait pas et reçoit un coup dans les côtes, qui lui coupe net le souffle. Cette fois, il le sent passer. Alors qu’il titube en arrière, son adversaire le plaque subitement au sol et la violence de l’impact lui fait voir des étoiles au moment où sa tête cogne le sol. A califourchon sur lui, alors qu’un sifflement désagréable s’élève dans son crâne, Abraham lui crie de se calmer, usant de son prénom.
Et s’entendre appeler lui remet un peu de plomb dans la cervelle, lui fait l’effet d’un électrochoc. La voix de Tito, qui s’élève proximité en est un second.

Interpelé par son intervention, l’attention d’Abraham est détournée et Lloyd en profite pour le repousser sans douceur. Il le déséquilibre habilement et l’expédie suffisamment loin pour avoir le temps de se remettre debout avant qu’il ne l’empêche.
Tous les regards braqué sur lui, ressentant une gêne dans a poitrine, il essuie le sang qui coule de sa bouche vers son menton. Il dévisage ses collègues. Ses ennemis. Tous sont sur la défensive, prêts à intervenir… Ce regard là, il l’a croisé de nombreuses fois lors d’intervention, sauf qu’il était de ceux observant l’animal. Être de ce côté de la barrière n’a rien de plaisant.
Ils le prennent pour un fou, un forcené, une menace. Et ils n’ont pas tort.
« T’es complètement malade Cap ! »
« Il m’a sauté dessus ! On lui a juste fait une putain de blague ! Il en fait tout le temps ! »
« Va faire foutre ! » lui réplique Lloyd en crachant un mélange de salive et de sang en direction d’Aaron, sentant une nouvelle vague de colère l’assaillir. Une colère qu’il n’arrive pas à gérer, qui le dépasse. Il a envie d’hurler, de cogner à nouveau, de s’arracher les cheveux, de s’éclater la tête dans les murs pour que ça s’arrête. Il faut que ça s’arrête. Il faut qu’il quitte cet endroit et s’éloigne de ces gens à tout prix, sans quoi, il va basculer. Lloyd le sent. Il ne contrôle plus rien.  
« Va t’faire foutre ! » reprend-t-il en se tournant vers un autre de ses collègues, puis vers Abraham. « Va te faire foutre ! Et toi… Toi va bien te faire foutre ! » conclut-il en pointant cette fois son index accusateur dans la direction de TIto.
Là-dessus, il fait volte-face et s’éloigne d’un pas pressé vers les vestiaires dans lesquels il compte aller récupérer ses affaires pour mettre les voiles. Définitivement. Il ne s’attend pas à ce que qui que ce soit le retienne.
Il va aller chercher ses affaires, raccrocher son uniforme et quitter la caserne. Il n’a rien à y faire. Il n’a plus rien à faire ici. Il ne veut plus être là. Il ne veut plus de cette vie là. Il veut autre chose. Il ne veut plus rien. Il marche d’un pas décidé, rapide.
Il pousse vivement la porte du vestiaire et l’envoie rebondir sur le mur. C’est un miracle si elle ne le blesse pas en revenant dans sa direction. Mais il la repousse d’un coup d’épaule et atteint son casier en deux enjambées furieuse. S’en suit une altercation plutôt lamentable avec son cadenas qu’il n’arrive pas à ouvrir à cause de ses mains qui tremblent. Des mains abimées, tâchées du sang de ses collègues.
« PUTAIN ! » hurle-t-il en commençant à cogner dans la porte de son casier, d’abord avec son pied, puis avec ses poings, déformant le métal et s’électrisant le bras au moment où son poignet encaisse - mal - le coup. Ce qui le fait jurer encore davantage.


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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Sam 30 Sep - 18:50

FUCK YOU, FUCK YOU AND ESPECIALLY FUCK YOU !


Le travail est devenu difficile. Pas à cause des interventions, pas à cause de ce que je peux voir sur le terrain mais à cause de Lloyd. Parce que son attitude vis à vis de moi et de plus en plus difficile à supporter. Je l'ai remarqué l'éloignement. Je les ai essuyés les refus pour qu'on se voie depuis notre retour d'Orlando. J'ai vu qu'il changeait et à plusieurs reprises j'ai essayé de le faire parler, de comprendre ce changement parce qu'il mon ami, mon frère, que je l'aime et que je ne supporte ni de le voir dans cet état, ni qu'il s'éloigne de moi. Surtout pas qu'il s'éloigne de moi. Nous sommes proches depuis des années, bien plus proches encore depuis la mort d'Emilio. La mort d'Emilio... J'y pense si souvent. Lorsque j'ouvre les yeux le matin. Lorsque je cesse d'être concentré sur autre chose. C'est toujours ça qui me revient. L'annonce de sa mort. L'aéroport. Lui dans son cercueil. L'enterrement. Je pense à tout et ça me bouffe de l'intérieur. Pas une larme. Pas une fois je n'ai craqué, flanché, ni devant les garçons, ni devant Lloyd, ni en privé. Je n'ai pas flanché parce que j'ai peur du moment où ça va arriver. J'ai peur que la douleur me rattrape, m'englobe en entier et m'empêcher de surpasser tout ceci. Alors je bloque. Je garde enfoui. C'est le mieux. Mais parfois ça me monte, parfois voir Lloyd dans cet état me renvoie à ce que moi je vis au quotidien, à la façon dont je me bats pour justement ne pas craquer, ne rien laisser transparaître et parfois je le lui fais remarquer. Mais quand je le fais, j'ai l'impression que ça aggrave la situation. Il n'en dit rien mais... Et rien ne s'arrange entre nous. Je le sens. Je crains ce point de non retour. Je crains la dispute. Je crains la séparation. Je ne le supporterais pas. Et c'est pour ça que je n'insiste pas tout le temps, par peur de le perdre. Et c'est aussi pour ça que cela devient de plus en plus difficile à supporter moi. Faire semblant par rapport à Emilio. Faire semblant par rapport à Lloyd. Lourd à porter. Très lourd. Bientôt trop lourd. Alors quand je sais que nous travaillons le même jour, je ne suis pas totalement à l'aise. J'essaye de passer outre mais ce n'est vraiment pas simple.

« Tito ? Hey, nous sommes arrivés.
- Hein ? Oui pardon. »

Perdu dans mes pensées, je n'ai pas réalisé que nous sommes arrivés oui. A la caserne. L'intervention n'a pas pris beaucoup de temps. Nous avons déposé une jeune fille aux urgences après qu'elle se soit cassée le bras. Rien de bien grave. Douloureux pour elle certes et elle aura besoin d'une chirurgie mais ses jours ne sont pas en danger et je préfère autant. J'ai beau faire correctement mon travail, les interventions plus difficiles sont devenues délicates pour moi depuis la mort d'Emilio. Je descends de l'ambulance et traîne un peu les pieds lorsqu'il faut rejoindre le mess parce que je sais que Lloyd y sera. Le camion est là donc il n'est pas sorti en intervention. J'espère simplement qu'il sera un peu d'une meilleure humeur. Je ne peux qu'espère même si c'est sans aucun doute totalement idiot. Alors que je m'avance, du bruit me parvient. Un regard échangé avec ma collègue, je fronce les sourcils. On dirait des bruits de lutte. Qu'est-ce qui se passe ? Ni une, ni deux, j'accélère le pas et lorsque j'arrive enfin sur place, j'écarquille les yeux, n'en revenant. Je vois d'abord des collègues de Lloyd en piteux état, et je le vois lui, au sol, ou plus exactement maintenu au sol par Abraham.

« Qu'est-ce qui se passe ? » je demande alors.

Besoin d'explications. Tout de suite. Maintenant. Je regarde tout le monde mais reporte rapidement mon attention sur Lloyd que il repousse violemment Abraham qui se tient prêt à lui sauter de nouveau dessus. Qui a commencé ? Je pourrais poser la question mais je n'ai même pas besoin de le faire. Je vois la rage dans les yeux de Lloyd. Je vois la colère déformer ses traits. Il a commencé. Lui qui est debout et qui nous observe avec cette lueur démentielle dans le regard, une lueur que je ne lui connais pas. Je fronce les sourcils, secoue la tête : je suis paumé. Pourquoi ? Ses collègues prennent finalement la parole pour lui dire qu'il est malade, qu'on lui a sauté dessus alors qu'ils ont juste fait une blague. Une blague ? Et il a pété les plombs comme ça ? J'ai du mal à y croire. Ou alors la blague était vraiment de mauvais goût et ça l'a mis hors de lui. Mais à ce point... Lloyd dit à son collègue d'aller se faire foutre. Je vois ses traits se déformer davantage encore par la colère qui l'habite et il continue. Et quand il pointe soudain son index vers moi en me désignant avant de me dire d'aller « bien » me faire foutre, j'ouvre la bouche sous la surprise, sous le choc même. Moi ? Je n'étais même pas là. Je n'ai rien fait. Ou alors... Il a quelque chose à me reprocher mais a gardé ça pour lui jusqu'à maintenant ? Probable. Presque certain du coup. Il s'éloigne et je reste là d'abord interdit, incapable de bouger, essayant de me remémorer ce que j'ai bien pu faire pour le mettre dans un tel état. Mais rien ne vient. En dehors des petites remontrances pour essayer de l'inciter à garder le moral, à s'accrocher... Je soupire et me tourne vers ses collègues.

« C'était quoi la blague ? » je demande la voix serrée.

Ils se tournent vers moi.

« On lui a fait manger de la viande sans qu'il le sache, c'était pas bien grave.
- ¿ Disculpe ? »

Bien sûr que ça sort en espagnol puisque ma colère monte en flèche d'un cran. Je m'avance vers eux, le regard noir, le poing serré. Ils reculent. Ils doivent s'imaginer que je vais péter les plombs. Je pourrais. Je pourrais vraiment parce que...

« Pas bien grave ? Vous êtes totalement cons ou quoi ? Il y tient. C'est important pour lui. Vous n'avez rien rien d'autre à foutre ?
- C'était pour rire...
- Et ce n'est pas drôle ! Déjà en temps normal ça n'a rien de drôle mais il n'est pas bien ! Vous êtes aveugles en plus d'être cons ?
- C'est bon Hernandez, on pensait vraiment pas à mal.
- C'est ça. La prochaine fois rendez-moi service : pensez pas du tout et faites rien. Cabrones... »

Sur quoi je m'éloigne pour m'en aller vers les vestiaires, là où Lloyd s'est rendu. Des bruits de coups me parviennent, sa voix aussi. Il jure. Il n'a pas fini de passer ses nerfs visiblement et lorsque je pénètre à l'intérieur des vestiaires, je me rends compte que c'est sur son casier qu'il passe ses nerfs. Il va se faire mal bordel, il va se faire mal.

« Bro ! Stop ! »

Il ne s'arrête cependant pas. J'ai même la sensation qu'entendre ma voix le fait frapper plus fort encore.

« Putain mais ça suffit maintenant ! » je dis avec plus de force en l'attrapant par les épaules pour le pousser des casiers. Sauf qu'à peine l'ai-je poussé que ses mains me repoussent violemment. Je termine le dos contre les casiers et lève les bras en croix. « Vas-y ! Si t'as encore besoin de te défouler, vas-y ! » je lui dis avec vigueur. Sauf qu'il ne frappe pas. Il semble ruminer mais ne frappe pas. J'abaisse mes bras en secouant la tête. « Tu vas me dire ce qui se passe maintenant ? Parce qu'ils m'ont expliqué leur blague de merde et même si ça méritait de les remettre à leur place... Bro, c'est pas toi ça. Et tu m'envoies chier quand j'essaye de te faire parler mais là faut que tu parles. Parce que sinon... Sinon ça va mal finir. Alors tu vas me parler. Je te préviens, je te laisserai pas tomber. Je te laisserai pas. J'ai rien dit. Je voulais rien t'imposer mais là c'est plus possible. Alors t'as le choix : soit tu balances ce que t'as sur le cœur ici et maintenant, soit je te ramène à la maison, on se boit une bière et on discute. Juste ce choix-là. Quoi qu'il arrive tu vas me parler, c'est clair ? »

La politique de l'autruche a assez duré et ça ne lui a rien apporté. La preuve.




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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Dim 1 Oct - 12:35

Fuck You, Fuck You and Especially Fuck You

Tito, Abe & Lloyd

Alors qu’il tente d’évacuer le trop plein d’émotion qui l’assaille après des semaines à se sentir anesthésié, Tito débarque. Evidemment ! Il vient jouer les justiciers, les moralisateurs. Il va lui donner une accolade, lui dire à quel point il l’aime et l’obliger à se calmer et lui faire dire que lui aussi l’aime et bla bla bla ! Tout ce qu’il n’a absolument aucune envie de faire là tout de suite. Il n’a pas envi de se laisser envahir par les émotions de son ami et ses grands discours. Pas aujourd’hui. Pas en ce moment. Il en a assez de l’entendre, de le voir faire comme s’il tenait le coup et lui donner des leçons de moral alors qu’il lui a pompé toute son énergie pendant des mois. Lloyd sait que c’était son rôle et il ne regrette pas d’avoir servi à Tito, de lui avoir permis de supporter la disparition de son fils. Ce qui l’agace c’est… Il ne sait même pas. Tout l’agace.
Tout ce qu’il veut c’est qu’on lui FOUTE LA PAIX ! Ce n’est quand même pas trop demandé. Mais non, Tito doit toujours être dans son sillage, jouer les sangsues.
Il l’attrape par les épaules et tente de l’éloigner de son exutoire. Comme toujours, il se mêle de tout, de ce qui ne le regarde pas, et joue les étonnés quand on le lui fait remarquer. Parce qu’il veut toujours aider. Sauf que son attitude n’est en rien aidante, il est envahissant. Alors Lloyd le repousse sans douceur et l’envoie cogner l’autre rangée de casiers. Il doit lutter pour ne pas le frapper en plein visage et lui faire ravaler cette expression étonnée qu’il affiche l’espace de quelques secondes.
Et puis son visage se ferme, ses traits se font plus hargneux et il l’incite carrément à le cogner. Ce qui évidemment, lui gâche tout le plaisir et lui fait passer l’envi de passer à l’acte. Il le dépouille encore de quelque chose. Il le prive de sa chance d’évacuer sa rage.
Et comme prévu, il se lance ensuite dans un long discours moralisateur et lui propose de COMMUNIQUER. Exactement ce qu’il ne veut PAS faire.

Lloyd commence à faire les cent pas dans le vestiaire, son regard brillant de colère braqué sur le secouriste qui continue de tourner en boucle. Il lui laisse le choix : soit il parle maintenant, soit il parle plus tard autour d’une bière.
« Va t’faire » lui rétorque Lloyd en pointant à nouveau son index vers lui, continuant de tourner comme un lion en cage au milieu des casiers de la caserne. « J’ai RIEN à te dire ! Tu comprends ça ? J’ai pas ENVIE de te parler, ni maintenant, ni jamais ! Je veux que tu me foutes la putain de paix ! Tu piges ? Je suis pas toi ! Je suis pas comme toi ! » lui crache-t-il en donnant un nouveau coup de poing rageur dans l’un des casiers, à défaut de pouvoir se permettre de cogner le visage basané de son meilleur ami. « J’aime pas m’étaler sur mes putains de sentiments comme une gonzesse et confier absolument tout ce qui me passe par la tête, OK ? J’ai pas besoin de câlin ou de tape dans le dos ! J’veux pas de ces conneries ! Ce que je veux, c’est que tu te cases de là et que tu me laisse respire deux minutes ! J’en peux plus de t’avoir dans les basques ! Je me retourne et t’es là ! T’es tout le temps là avec ta tronche d’enterrement, à te mentir à toi-même en prétendant que t’arrives à surmonter tout ça et que tout va bien ! Et t’imposes ta façon d’faire ! Et…et putain tu m’emmerdes Tito ! Tu m’emmerdes comme personne ! Casse-toi ! »
Il ne voulait pas que ça se passe de cette manière. Il ne voulait pas lui dire toute ces choses. C’est exactement pour cette raison que Lloyd ne voulait pas se retrouver face à Tito et qu’il veut qu’il s’ne aille. Parce qu’il a encore beaucoup de choses à dire et qu’il vaudrait mieux qu’elles ne sortent pas. Pour le bien de son ami et celui de leur amitié qu’il ne veut pas voir gâcher.
Comme il a provoqué la ruine de celle qu’il entretenait avec Natalia, avec Felicity, avec Daniel et quelques autres…

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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Dim 1 Oct - 18:24

FUCK YOU, FUCK YOU AND ESPECIALLY FUCK YOU !


S'il continue comme ça les choses ne feront que s'aggraver c'est certain et je ne veux pas de ça pour lui. Je veux qu'il se sente mieux. Je veux qu'il aille mieux et si pour en arriver là, il faut que je le secoue pour qu'il termine par me dire ce qui ne va pas, je vais le faire. Je vais le faire parce qu'il est mon meilleur ami, mon frère, et qu'il ne peut pas continuer sur cette voie-là. Non. Alors non, je ne lui laisse pas le choix. Il doit me parler. Il doit se débarrasser de ce qu'il a sur le cœur pour pouvoir ensuite avancer. C'est la seule et unique solution. Je ne réalise pas, au moment où je lui intime de me parler... Je ne réalise pas que je suis sur le point de me prendre une réalité on ne peut plus désagréable en plein visage. Qu'il m'envoie chier ne me dérange pas. Qu'il me dise qu'il ne veut pas me parler, je m'y attends et cela ne me surprend pas. Je vais devoir insister, le pousser à accepter de me parler. J'en ai conscience. Ce qui me fait froncer un peu les sourcils, c'est quand il me dit soudain qu'il n'est pas moi, qu'il n'est pas comme moi. Je ne comprends pas d'où vient cette phrase, d'où vient cette affirmation. Je ne comprends pas ce que ça vient faire là en fait. Et son nouveau coup de poing dans un casier me fait sursauter. Je ne me souviens pas l'avoir jamais vu dans un tel état. D'où lui vient toute cette rage ? D'où ? Je ne sais pas et je ne sais pas que ne pas le savoir est mieux pour moi. Je ne sais pas que le savoir va me briser. Il poursuit en me disant qu'il n'aime pas étaler ses sentiments. Le comme une « gonzesse » me fait un peu tiquer parce que je n'apprécie pas. J'encaisse cependant sans rien dire mais le plus dur à encaisser ce n'est pas ça. Le plus dur à encaisser c'est la suite. Qu'il ne veuille pas de câlins ou de tapes dans le dos ? Ok. Qu'il ne veuille pas de tout ça ? Ok. Par contre il lui faut parler. Il lui faut évacuer tout ce qui le ronge et... C'est ce qu'il fait en fait. Il dit qu'il ne veut pas le faire mais c'est ce qu'il fait et au fur et à mesure que les mots remplis de colère et de haine sortent de sa bouche, je sens mes épaules s'affaisser, je sens mon cœur se serrer, parce que je ne pensais pas... Je ne savais pas...

Je ne savais pas que le problème de Lloyd, c'était moi.

Je détourne le regard, baisse le visage. Et plus les secondes passent, plus les mots font mal, plus les reproches sont difficiles à encaisser car à mon sens ils sont tellement injustes et cruels... Parler de « ma tronche d'enterrement », parler de ce que je fais pour tenir le coup... « Tu m'emmerdes comme personne ! Casse-toi ! » Je relève mon regard vers lui. Un regard qui doit être un mélange de douleur et de colère. Tant de douleur et de colère oui...

« Ouah... » je souffle tout bas en haussant les sourcils. « Ouah... Au moins, t'es enfin honnête. C'est bien. » Je prends une profonde inspiration. « La vache... » Je me frotte le visage en secouant la tête avant de reporter mon attention sur Lloyd en laissant échapper un rire amer. « J'étais à mille lieux... A mille lieux de penser que le problème venait de moi. T'aurais dû le dire plus tôt, ça t'aurait évité des emmerdes. » j'ajoute avec un soupçon de froideur. Parce que la colère prend peu à peu le dessus sur la douleur. Je fronce les sourcils, mes yeux qui s'imbibent de larmes au fil des secondes se plissent. « Je suis désolé d'avoir une tête d'enterrement depuis que mon gosse est mort. Je suis désolé que mes efforts pour tenir le coup et ne pas craquer te soient si insupportables au quotidien. Je suis vraiment désolé pour ça mais tu sais quoi Lloyd ? J'ai pas le choix. J'ai pas le choix parce que si j'arrête de faire semblant... Si j'arrête, je vais craquer. Et si je craque, je sais pas si je serai capable de m'en relever. Et il me reste deux garçons pour lesquels j'ai pas le droit de flancher. Je peux pas me le permettre et si... Putain Lloyd si je t'ai demandé d'essayer de pas flancher c'est parce que j'avais besoin de toi. Parce que t'es mon ami ou en tout cas, je le pensais... Parce que visiblement, être mon ami, c'est trop dur à supporter. Je suis vraiment désolé que mon fils soit mort et que tu aies été obligé de supporter tout ça mais t'en fais pas. » je dis en affichant un air de dégoût sur le visage. « T'auras plus à me supporter. A supporter ma tronche d'enterrement ou mes efforts au quotidien à faire comme si tout allait bien. » Je renifle, essuie d'un geste vif une larme. « Tu veux de l'espace ? Eh bien félicitations. Tu vas en avoir. »

Je me détourne, fait quelques pas et m'arrête.

« Tu sais quoi ?... » Je ne me retourne même pas. « Toi aussi va te faire foutre. »

Et sur quoi je m'éloigne, quitte les vestiaires. Je ne renonce pas à l'aider, je supprimer le problème. Le problème c'est moi. Donc je me supprime de son existence. C'est simple non ? Tellement simple en fait... Je voulais qu'il se confie, c'est chose faite, tout du moins en partie. Je voulais l'aider, c'est chose faite puisque je le laisse tranquille comme il le souhaite. Et alors que je rejoins le mess où les collègues de Lloyd remettent de l'ordre, ça me prend. L'horreur de la situation. J'ai perdu Lloyd. Mon frère. Et pourtant... Pourtant je ne peux pas craquer. Ce qu'il m'a reproché, je dois continuer de le faire alors je ravale mes larmes.

Je suis bon à ce jeu.


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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Lun 2 Oct - 18:24

Fuck You, Fuck You and Especially Fuck You

Tito, Abe & Lloyd

La première réplique de Tito l’agace déjà. Enfin été honnête ? Non, même pas. Parce qu’il n’arrive pas à s’exprimer, parce que ce qu’il dit n’est pas VRAIMENT ce qu’il veut dire. Ce n’est pas le discours d’un home honnête, c’est le discours d’un homme dépassé par ses sentiments. Mais Tito ne va pas le comprendre. Tito ne va retirer qu’une partie de tout cela et jouer les victimes, Lloyd le sait. Et c’est normal, en un sens. Car ce qu’il lui dit n’est pas plaisant à entendre. Mais ce qu’il lui dit n’est pas tout à fait le reflet de sa pensée et Lloyd est par avance irrité de ce qui va suivre.
Il lève les yeux au ciel et se passe les deux mains dans les cheveux en soupirant, tournant le dos à Tito lorsqu’il l’entend lui dire qu’il ignorait que le problème venait de lui. Comme si c’était ce qu’il avait voulu dire. Ce n’est pas le cas. Enfin si, d’une certaine façon, l’attitude du secouriste est un problème pour lui, mais le raccourci qu’il vient de prendre n’est pas le bon.
« C’est pas… »
Mais avant qu’il ait pu tenter de s’expliquer, son ami reprend la parole et aborde le sujet d’Emilio. C’est typiquement ce qu’il ne voulait pas entendre. L’entendre essayer de le culpabiliser pour la centième fois depuis le début de la semaine. Et ils ne sont que mercredi… Lloyd est écoeuré. Par les propos de son interlocuteur, par lui-même et toute cette foutu situation qui leur est tombée dessus.
Il veut lui dire que c’est justement parce qu’il ne craque pas que tout part en vrille. Parce que tant que Tito se contient, lui reste sur le qui-vive. Il guette, il attend le moment où il devra le ramasser à la petite cuillère, ou il devra comme après la mort de Donna prendre le relai avec les garçons, gérer les choses à sa place et l’obliger à se lever le matin. Ca le rend dingue, ça l’obsède, ça l’empêche, lui, de craquer à son tour et de laisser s’évacuer la pression.
Il soutient le regard de Tito qui continue de vider son sac et affiche la même expression méprisante que lui. Il ne dit rien, garde ses poings serrés avec force le long de son corps. Il attend que Tito prenne une décision. Qu’il le frappe, le repousse, se mette à pleurer ou décide de changer de discours et de lui prouver que malgré tout, il va le soutenir. Il le voit essuyer ses yeux qui commençaient à s’embuer de larmes en lui annonçant qu’il le laisse.
Le coeur de Lloyd cogne férocement dans sa poitrine. Il garde les mâchoires crispées, tiraillé une fois encore entre une foule de sentiments et d’envies complètement contradictoires. Il veut retenir Tito, s’excuser pour ce qu’il vient de lui dire, garder la face, le cogner, le supplier de ne pas partir, le secouer en lui hurlant d’arrêter de déconner, lui demander de craquer et de le laisser l’aider, ENFIN. Finalement, il ne fait rien. Il reste planté au beau milieu du vestiaire et le regarde lui tourner le dos et s’en aller en l’envoyant se faire foutre.

Lloyd reste immobile encore longtemps après que le secouriste ait disparu. La colère ne retombe pas tout à fait, mais la lassitude prend le dessus. Finalement, les bras ballants, il se retourne vers son casier et, avec des gestes plus assurés cette fois, parvient à ouvrir son cadenas.
Il est en train de récupérer quelques affaires lorsqu’une fois de plus, la porte du vestiaire s’ouvre à la volée, laissant cette fois passer Abraham Levitt, son capitaine de brigade.
« Lloyd Hatfield ! » aboie-t-il, le fusillant de ses grands yeux noir et intransigeant. « Dans mon bureau ! Immédiatement ! »
Lloyd ne se le fait pas dire deux fois. Il referme son casier, laissant tout en plan, et passe devant son chef qui maintient la porte de la pièce ouverte et ne le quitter pas une seconde du regard. Il lui emboite le pas et l’obliger à adopter une allure rapide. Lloyd est obligée de repasser devant le mess pour rejoindre le bureau de son supérieur, mais il s’assure de regarder droit devant lui en le faisant et n’adresse pas le moindre coup d’oeil à ses camarades. Il garde la tête haute, pour leur montrer qu’il assume pleinement tout ce qu’il vient de faire. Ce n’est pas tout à fait vrai mais peu importe.
Il pénètre dans le bureau et se place au garde à vous devant, sursautant un peu lorsque la porte claque furieusement derrière lui faisant vibrer les vitres de la pièce. Il continue de regarder droit devant lui alors que le capitaine de la caserne 33 ferme les stores pour que les curieux ne se rincent pas l’oeil. Il fait finalement le tour de son bureau et se laisse tomber sur sa chaise, toisant furieusement le pompier.
« Tu vas m’expliquer ce qui vient de se passer ? »
« Vous avez leur version ? »
« C’est la tienne que je demande. »
« C’est la même. J’ai frappé le premier. Et je le referai si c’était à refaire. »
« C’est une mauvaise plaisanterie ? Tu penses pouvoir fanfaronner. »
« Je ne fanfaronne pas, Capitaine. »
Abraham le fixe un long moment, puis frappe sur son bureau du plat de la main, surprenant à nouveau Lloyd qui prend une inspiration et change de pied d’appuie, les mains toujours croisées dans son dos.
« Qu’est-ce qui t’as pris ? En près de quinze ans de service, tu n’as jamais eu un tel comportement » lui fait remarquer son chef, attendant qu’il prenne la parole et se défende. Mais Lloyd n’en fait rien. Quand il comprend qu’il va continuer de se taire, l’afro-américain reprend la parole dans un soupir. « Tu as conscience que je vais devoir l’inscrire sur ton dossier ? »
« Oui Capitaine. »
« Et ça ne te dérange pas ? »
« Pas vraiment. »
« Bon Dieu…Mais qu’est-ce qui se trame à la fin ? » s’agace son supérieur. « Est-ce que tu prends quelque chose ? »
« Vous faites référence à une drogue quelconque ? » demande calmement Lloyd. Et quand Abraham acquiesce, il hoche la tête à la négative.
« Alors quoi ? Des soucis avec ta gosse ? Ta mère ? Tito ? Bon sang, Cap, tu sais que ma porte est toujours ouverte ! Si… »
« Je n’ai rien à dire. Est-ce que je peux savoir combien de temps je vais être mis à pied ? Parce que je vais être mis à pied, pas vrai ? »
« Oh ça oui, tu vas l’être. Pendant trois gardes. Sans salaire, bien entendu. Et tu vas aller pisser dans un bocal pour ma tranquillité d’esprit et suivre un stage de gestion de la colère. »
L’échange se poursuit encore un moment et Lloyd remplit un peu de paperasse, conservant toujours son air indifférent et visiblement irritant pour son interlocuteur.

Le temps qu’ils en aient terminés et qu’il aille récupérer ses affaires pour de bon dans son casier, les gars ont été appelé sur une intervention et ont eu le temps de revenir. Lloyd balance négligemment son sac sur son épaule et prend le chemin de la sortie. Il est sur le point de sortir lorsqu’il entend des pas derrière lui, puis la voix d’Abraham le héler.  


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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Dim 15 Oct - 18:42

Fuck you, you and especially fuck you.



Lloyd me repousse sans ménagement et je me retrouve au sol et trop loin de Lloyd pour l'empêcher de bouger. A peine s'est-il relevé que je fais de même, prêt à bondir de nouveau sur lui s'il le faut pour le calmer. J'observe Tito du coin de l'oeil, et j'espère que l'arrivée de son ami va réussir à calmer Lloyd. Je suis à l'affût du moindre geste de la part de Lloyd et je ne suis pas le seul. Tout le monde l'observe et quand les collègues l'ouvrent, j'ai soudainement envie de leur dire de la fermer parce que ce n'est clairement pas le moment d'en rajouter. Quant à la blague dont Aaron parle, je ne sais pas exactement de quoi il s'agit mais visiblement, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder un vase déjà beaucoup trop plein. Lloyd ne manque de lui dire d'aller se faire foutre en crachant dans sa direction. Et il enchaîne. Il nous dit à tous d'aller se faire foutre. Je croise son regard furieux lorsqu'il me le dit à moi et je serre les poings, pas parce que je suis blessé par ses mots mais parce que ça me rend dingue qu'il en soit arrivé à ce point-là. Je l'adore ce type. C'est un gars bien et le voir comme ça c'est tellement... Déstabilisant et rageant. Lorsqu'il envoie Tito se faire foutre également, et d'une manière plus agressive encore que lorsqu'il s'est adressé à nous, je réalise qu'il y a entre eux des choses qui m'échappent, nous échappent à tous. Est-ce que c'est lié à la mort de l'aîné de Tito ? En y réfléchissant, il me semble bien que le comportement de Lloyd s'est dégradé après ça alors que Tito, lui, a remonté la pente. Ou peut-être qu'il donne simplement le change. En parlant de Tito, il se tourne vers nous pour demander ce qu'était la blague. Je secoue la tête de droite à gauche, n'étant pas au courant et me tourne vers mes collègues, attendant qu'ils nous apportent une réponse et ils le font. J'écarquille les yeux, ouvre la bouche, et j'ai soudain envie moi aussi de leur en coller une.

Les cons...

Je secoue la tête et soupire avant de m'éloigner pour commencer à ranger le bordel engendré par la bagarre, laissant Tito gérer les blaireaux qui me servent de collègues parce que si je traîne près d'eux, je risque de m'emporter également et ça n'apporterait rien de bon à personne. Je serre la mâchoire alors que je replace les chaises, quand j'entends dire que « c'était pour rire ». Putain mais sérieusement... Je vois Tito finalement s'éloigner et continue de ranger et quand j'entends Aaron ouvrir la bouche pour répéter qu'il est dingue, ça me sort. Je replace une chaise dans un geste si vif que le bruit fait sursauter mes collègues qui se tournent vers moi.

« Ferme-la Aaron. Juste... Ferme-la. » je dis les dents serrées en serrant mon poing dans sa direction pour lui faire comprendre qu'il n'a pas intérêt à insister. « T'as fait une blague de merde à un type qui est à bout et arrêtez de faire comme si vous ne vous en rendiez pas compte parce que sinon, je vous jure que je vous en colle un à chacun. » Et ils savent que j'en suis capable. « T'as fait le con, t'en assumes les conséquences. Et il va devoir les assumer aussi lui, les conséquences de vos conneries. On est censé être là les uns pour les autres et vous jouez aux cons. Vous faites chier les mecs. Vraiment vous faites chier. »

C'est sur ces derniers mots que le Capitaine arrive. Et quand il pose les questions, je m'avance pour y répondre. Qu'ils s'occupent de rafistoler Aaron, je m'occupe de raconter ce qu'il s'est passé. La mauvaise blague avec la viande. Le pétage de plombs de Lloyd. Mes coups pour essayer de le calmer. L'arrivée de Tito et il s'en va. Au moment il sort de mon champ de vision, c'est Tito qui réapparaît mais il ne s'arrête pas. Je le vois s'éloigner la tête basse, l'air abattu. Merde... Fais chier... Je secoue la tête en soupirant : Si Tito n'a rien pu faire, qui pourra l'aider ? Nous nous arrêtons tous de bouger quand le Capitaine revient, Lloyd sur ses talons et qu'il l'emmène jusqu'à son bureau. Je jette un regard noir à mes collègues qui affichent soudain une mine coupable. Ils percutent.

« C'est trop tard pour ça. » je leur dis, leur tronche désolée me donnant encore plus envie de leur cogner dessus. Je m'adosse à une colonne, croise les bras et attends. Je ne pense pas qu'il va perdre son job mais il va sans doute être mis à pied. Le Capitaine ne va pas laisser passer ça et je le sais pour être déjà passé par là à plusieurs reprises. Pendant que j'attends, les gars sont appelés sur une intervention et je ne leur adresse même pas un regard quand ils s'en vont. Pas envie. Oh ça va me passer mais là, tout de suite pas envie. Finalement, Lloyd ne pointant toujours pas le bout de son nez, je décide de terminer de nettoyer le bordel et quand j'entends finalement du bruit, je tourne le visage pour apercevoir Lloyd plus loin avec son sac. Je fronce les sourcils : mise à pied. Je pourrais le laisser s'en aller mais il est absolument hors de question que je le laisse partir comme ça, et certainement pas tout seul.

« Hey ! Lloyd ! » je le hèle en courant vers lui alors qu'il est sur le point de sortir. Lorsqu'il se retourne vers moi, je lève les mains en signe de paix. « Je vais rien te faire. Et je suis désolé mais fallait que j'essaye de te calmer sinon ça se serait mal fini. » Et il le sait très bien. Je marque un silence et désigne son sac d'un geste du menton. « Il t'a mis à pied pour combien de temps ? » d'un ton trop détaché qui ne lui ressemble pas qu'il me répond brièvement, avec le moins de mots possibles, que le Capitaine l'a mis à pied pour trois gardes sans salaire. « Je te bats. » je lui réponds en arquant un sourcil. « Le plus que j'ai récolté ça a été sept gardes. Mais j'avais vraiment abusé... » Lorsque j'y repense, j'aurais pu finir en taule si l'autre avait décidé de porter plainte. Il a quitté la caserne d'ailleurs peu de temps après. J'observe Lloyd encore un instant, j'hésite, puis je décide de mettre les pieds dans le plat. « J'ai Tito partir. Tu veux en parler ? Ou tu veux aller boire ? Ou cogner ? Je connais un endroit sympa. »

L'idée apparaît soudainement dans mon esprit et c'est probablement la pire idées dans l'histoire des mauvaises idées mais après tout, si moi je peux me défouler là-bas, pourquoi lui ne le pourrait-il pas ?


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MessageSujet: Re: Fuck you, you and especially fuck you    Lun 23 Oct - 19:09

Fuck You, Fuck You and Especially Fuck You

Tito, Abe & Lloyd

Il n’a aucune envie de s’arrêter et d’écouter ce que son collègue et ami a à lui dire. Les leçons de moral d’un Abraham lui ont déjà largement suffit. Il n’a pas envie de répondre à des questions, de justifier ses actions ou ses propos auprès de qui que ce soit. Il n’avait pas envie de parler à Tito et il n’a pas non plus envie de parler avec lui. Surtout s’il vient justement lui parler de son secouriste de meilleur ami qu’il a possiblement croisé en train d’errer dans la caserne comme une âme en peine…
Lloyd ne veut tout simplement pas être confronté à ce qu’il vient de faire et à ses erreurs. Il sait ce qu’il a fait et va faire face aux conséquences sans broncher, que ce soit par rapport à sa mise à pied ou aux retombées de ses propos sur Tito mais il n’a pas envie qu’une tierce personne vienne s’en mêler.
Mais Abe l’interpelle une fois de plus et Lloyd s’immobilise et fait volte face au moment où le grand rouquin arrive à ses côtés. Il lève les mains, lui promettant qu’il vient en paix et ne va rien lui faire. S’il ne se sentait pas aussi las et dépité par toute cette situation, vidé émotionnellement et physiquement, Lloyd prendrait sans doute la peine de lui répondre qu’il n’y avait même pas pensé. Ça ne l’aurait pas dérangé que Abraham se contente de lui sauter à la gorge ceci dit. Une part de lui estime le mériter…
Il l’écoute s’excuser et hausse simplement une épaule. Il se moque bien d’avoir été cogné par son camarade. La douleur est salutaire. Maintenant que l’adrénaline a déserté son organisme, il la ressent, vibrante, lancinante, mais ça ne le dérange pas le moins du monde. Lloyd a préféré son échange de coups avec les gars à son échange de mots avec son meilleur ami qui ne l’est peut-être plus. Il n’en sait rien. Et très sincèrement, à cette seconde précise, ça n’a pas grande importance. Plus grand chose n’en a.

« Il t'a mis à pied pour combien de temps ? » l’interroge Abraham.
Lloyd hésite à hausser à nouveau une épaule, l’air de dire que ça n’a pas la moindre importance. Mais il sent qu’Abraham ne va pas le lâcher de toute manière. Autant lui répondre franchement au lieu de se faire tirer les vers du nez et perdre du temps. Parce que le pompier n’a aucune intention de s’attarder entre ces murs. Par peur d’avoir à croiser le regard de ses camarades ? de Tito ? Possible.
« Trois garde. Sans salaire. »
Il ne sait pas pourquoi il le précise. Abe s’en doute très certainement, c’est toujours le cas dans ce genre de situation.
Son interlocuteur lui fait savoir qu’il a déjà battu ce record et Lloyd ne cille même pas. Qu’est-ce que ça peut lui faire ? Ce n’est pas un concours de pisse… Et il n’y a absolument aucune raison de se vanter. Si tant est que ce soit ce qu’Abraham fasse. Peu importe. Lloyd a juste envie de mettre les voiles. Il le laisse donc débiter ce qu’il a à débiter et attend que son supplice se termine.
Mais Abe a encore une petite carte dans sa manche et il la lui présente, appuyant là où ça fait bien mal. Tito. Évidemment qu’il l’a vu partir… Tout le monde a du le voir et le maudire, lui. Lloyd espère ressentir quelque chose, de la culpabilité, de l’agacement, mais rien.
« Tu ne crois pas que j’ai assez cogné pour aujourd’hui ? » lui fait-il remarquer, toujours aussi laconique. Abraham ouvre la bouche pour répondre quelque chose, mais Lloyd l’interrompt cette fois. Il n’a aucune envie de s’attarder ici. « Et j’te rappelle que c’est moi qui suis mis à pied. Toi tu as encore une garde à terminer…et j’ai pas envie de faire le pied de grue en t’attendant. Donc non. Sans façon. Je sais ce que j’ai à faire de toute façon. »
Je n’ai besoin ni de toi, ni de qui que ce soit, se garde-t-il d’ajouter, avant de réaliser que c’est totalement faux et qu’il n’est qu’un idiot. Il ne gère rien du tout. Il a voulu s’y essayer ces derniers mois, depuis son accident, depuis sa rupture avec Felicity, depuis la mort d’Emilio… Non. Depuis la naissance de Merrin. Il n’était pas prêt à devenir père. Pas prêt à assumer une chose pareille. Ça lui est tombé dessus. Et tout ce qui a suivi n’a fait que lui enfoncer un peu plus la tête sous l’eau. Et maintenant il se noie.
Mais il est trop fier pour réclamer une bouée de sauvetage.
Et après ce qu’il vient de se passer, il n’a plus envie d’attraper les mains qui se tendent enfin vers lui, pour le tirer de là.

Lloyd pousse un soupir et se passe une main sur le visage, changeant un peu d’attitude.
« Écoute Abe…c’est cool de ta part de m’proposer ça mais… J’ai besoin de toucher le fond et de remonter tout seul, OK ? Boire un verre ou dix, cogner dans un sac ou la tronche d’un type n’arrangera rien dans ma vie. A ce stade je ne suis même pas certain que ça me détende. Cogner ce crétin d’Aaron ne m’a pas détendu. Ça n’a fait que m’attirer des emmerdes. J’suis désolé. Et maintenant j’y vais, OK ? » lui lance-t-il en lui donnant une tape amicale sur l’épaule, avant de se détourner et de s’éloigner d’un bon pas, en espérant que cette fois, Abraham ne tentera pas de l’arrêter.
Parce que s’il le fait, Lloyd n’est pas certain de tenir le même genre de discours.


(c) chaotic evil

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she's got a smile it seems to me reminds me of childhood memories where everything was as fresh as the bright blue sky & if i'd stare too long i'd probably break down and cry

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