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 Love out of lust. Or not.

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MessageSujet: Love out of lust. Or not. Sam 23 Sep - 19:11





love out of lust. or not.
# charlie
# kurtis
Le souffle court, il se laisse retomber sur le matelas aux côtés de la brunette. Ses yeux clairs se perdent un moment dans la contemplation du plafond de sa chambre alors qu’il se remet de ses émotions et que son sang reflue. Kurt se retourne finalement vers sa table de chevet et jette un coup d’oeil sur son portable pour reprendre tout à fait pied dans la réalité et se rendre compte de l’heure qu’il est. Il en profite pour savoir combien de temps à duré sa performance. Un rien plus longtemps que d’habitude… Il laisse son portable retomber bruyamment sur le meuble et s’empare de son paquet de cigarettes en se redressant sur son coussin. Il en propose une à Charlie puis se redresse encore un peu, à la recherche de son Zippo.
« ‘chier… »
La dernière fois qu’il l’a vu, c’était dans la poche de son jean, qui traine un peu plus loin dans le couloir. Poussant un soupir agacé, il se traine hors du lit, sans un regard pour Charlie qui se sert de son drap bouchonné pour couvrir son corps dénudé. Kurtis est un peu moins pudique et s’expose à la lumière crue du jour qui passe au travers de sa porte vitrée. Il n’a aucun vis-à-vis donc il ne prend pas tellement de risque ceci dit… Il se penche pour ramasser son pantalon une fois dans le couloir et fouille dans la poche arrière pour y trouver le sésame. Son Zippo en main, il allume sa clope et recrache un nuage de fumée avant de diriger ses pas vers la cuisine. Autant s’éviter un autre aller-retour… Il gratifie son chien de quelques caresses lorsque celui-ci vient les réclamer, puis ouvre la porte de son réfrigérateur pour y prendre deux bières bien fraiches.

Sa cigarette fumant entre ses lèvres, il revient dans son plus simple appareil vers la chambre à coucher. Enfin façon de parler car il porte encore son cuir. C’est la seule chose qu’il porte. Charlie a l’air d’apprécié qu’il le porte quand il s’envoie en l’air alors il le fait.
« J’t’en ai pris une » lance-t-il en revenant à ses côtés, s’installant de nouveau sur le lit. Il se sert de ses dents pour décapsuler les deux bières et en tend une à son amante. « Ma frangine d’vient folle quand j’fais ça… E’ dit qu’un jour, c’ma dent qui va sauter. P’t-êt’ c’est vrai… » commente Curtis en haussant une épaule, ôtant sa clope d’entre ses lèvres le temps d’avaler une gorgée du liquide mousseux plus que bienvenu après l’effort physique qu’il vient de fournir.
Il pousse un soupir contenté et fait signe à Charlie de lui rendre la cigarette qu’il lui a tendue tout à l’heure. Il procède alors à un échange, lui offrant celle qu’il vient d’entamer pour se garder celle qu’il allume.

Il n’aime pas trop ce moment. Le moment un peu gênant où le rapport est terminé et où la bulle d’intimité qui semblait s’être formée entre lui et sa partenaire éclate. Le sexe, c’est facile. Il suffit de mettre la théorie en pratique. Des va-et-vient, un peu de fougue, et voilà. Il se soulage, se défoule autrement qu’en pratiquant une activité sportive quelconque et le tour est joué. Kurtis apprécie ce moment, comme la plupart des personnes normalement constituées. Mais ce qui suit ? Nettement moins. Faire la conversation, reprendre le cours de son existence en présence d’une autre personne, ça, ça n’est pas trop son truc.
Heureusement, Charlie n’a pas l’air de lui en tenir rigueur. Elle tolère ses silences, supporte ses raclements de gorge nerveux et ne lui en veut jamais trop quand il sort des énormités à cause de son stress. Elle est cool. C’est d’ailleurs pour ça qu’il continue de la voir, lui qui n’a jamais vraiment eu de relations sérieuses.
Du moins pas depuis Mia. Mais cette histoire-là était à part et Kurtis n’aime pas tellement y repenser.
« Ca va ? » demande-t-il finalement à sa partenaire, à défaut de trouver un sujet quelconque à aborder avec elle. Il n’ose pas la regarder dans les yeux. Elle l’impressionne maintenant qu’ils ne sont plus en train de coucher ensemble… « ‘fin j’veux dire… T’as b’soin d’rien ? T'veux grailler ? »  



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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Sam 23 Sep - 21:49


love out of lust. or not.
Kurtis & Charlie
••••

Il se retire enfin d'elle et la jeune femme doit retenir un soupir de soulagement. Maintenant à côté d'elle sur le matelas Charlie lui jette un rapide coup d'oeil mais ce dernier est bien trop absorbé par les aspérités du plafond de sa chambre pour lui prêter la moindre attention, ce qui est loin de la mécontenter, bien au contraire. Feignant d'être essoufflée, elle expire bruyamment pour donner le change, et calme peu à peu sa respiration comme elle est supposée le faire. La serveuse ne saurait dire si c'est seulement une impression ou la réalité mais elle a la sensation que ce coït a été plus long que les autres et qu'il lui a fallut jouer la comédie plus longtemps qu'à l'ordinaire. Et personne n'imagine à quel point c'est usant de gémir assez fort pour satisfaire l'ego de son partenaire sans trop en faire. De l'accompagner dans ses gestes comme pour sembler aller à la rencontre de son corps. De le caresser comme si l'on tenait un peu à lui et de soupirer de plaisir feint à son oreille de manière suffisamment réaliste pour qu'il pense que vous preniez votre pied. Combien il est difficile de simuler l'orgasme quand on ne l'a jamais connu. Tout ceci n'est qu'une machinerie. Un mécanisme par lequel Charlie doit passer. Parce qu'elle est jolie, jeune, que les garçons la courtisent et que si elle les repousse tous, l'on trouvera ça anormal.

Alors elle a jeté son dévolu sur Kurtis. Nouveau coup d'oeil dans sa direction alors qu'il lui tend une cigarette et qu'elle lui adresse un sourire et un « Merci » de circonstance. Elle n'est pas fumeuse. Pas vraiment. Disons simplement que si on lui en offre une elle l'accepte, de même que le rituel qui lui est consacrée. Elle fonctionne sur le même principe avec l'alcool. Elle le suit du regard alors que le jeune homme s'éloigne, nu comme un ver. Élancé, fin, musclé et tatoué. Il est le genre d'hommes qui plaît aux femmes, elle le sait. Mais n'a pas de réelle opinion sur son physique. Elle admet qu'il n'est pas désagréable à regarder mais n'éprouve pas grand chose de plus quand elle pose les yeux sur lui. Elle aime ses yeux bleus, c'est une certitude. Elle a toujours aimé les yeux bleus. Comme ceux de Joan...* Non. Tu n'as pas le droit. Pas ici. Pas alors que je sens son odeur à Lui. Que je suis dans ses draps, dans sa piaule. Pas alors qu'il vient de jouir dans un vulgaire morceau de caoutchouc à l'intérieur de moi. Elle n'a pas sa place. Pas ici. Pas maintenant* La jeune femme se sent soudain sale et rêve d'une douche. Elle rêve de retirer le souvenir de sa bouche sur sa poitrine et sur sa gorge, la sensation de ses mains sur ses hanches et de ses râles dans son cou. De l'eau chaude. Brûlante. Mais ce serait un bien mauvais timing, elle le sait.

Elle se redresse dans le lit quand Kurtis finit par revenir, louchant sur son corps nu dans un regard faussement appréciateur. Attrapant la bière c'est avec un simple clin d'oeil qu'elle accueille la boisson, le laissant la rejoindre sur le lit. *Pourquoi faut-il toujours qu'il garde son foutu blouson ?* « Je pense que c'est juste un conseil que donne toutes les mères à leur gosse pour pas qu'il se blesse. » Elle hausse une épaule, buvant une gorgée de sa bière. « Est-ce que ta sœur a pour habitude de te traiter comme un gosse ? » La réponse à cette question l'intéresse tellement peu mais Charlie a compris que la fameuse sœur était une part importante de sa vie et qu'elle lui manquait alors elle prétend s'intéresser à elle, ce qui veut dire aussi prétendre s'intéresser à lui. Et puis elle ne le déteste pas. Ne le méprise pas. Elle est déjà tombée sur pire que lui.
Kurtis est plutôt gentil. Ses remarques ne sont pas toujours pertinentes ou même intéressantes mais il n'a pas été très dur à convaincre, ne la colle pas comme certains, ne semble pas enclin à tomber amoureux d'elle, et c'est sûrement la partie de lui qu'elle préfère. Et surtout, il ne semble pas voir qu'elle joue la comédie et fait semblant de tout avec lui.

Échangeant de cigarette, elle tire sur celle allumée qu'il vient de lui tendre, rejetant la fumée au-dessus de leur tête. *Comme si on avait pas échangé assez de salive pour aujourd'hui...* Tirant une deuxième bouffée, elle repose son regard sur le jeune quand ce dernier lui demande si elle va bien ? Et elle bloque quelque peu. Elle sait que certains garçons veulent une réponse bien précise à cette question juste après le sexe. Si ça a plu à leur partenaire etc... mais quand Kurtis veut savoir ce genre de choses, il demande généralement plus directement. Heureusement pour la serveuse il précise sa pensée et elle répond d'un mouvement négatif de la tête, mais il ne la regarde pas. Est-ce qu'il est....gêné ? Se penchant vers lui, elle passe sa main sous son menton pour redresser son visage et vient l'embrasser sur les lèvres. « Je vais bien. » Arquant un sourcil étrangement coquin, elle dépose une second baiser sur sa joue. « Grâce à toi » Un murmure à son oreille clairement en écho à la partie de jambes en l'air qui a précédé. « Mais je veux bien que tu m'aides à trouver ma petit culotte, et un stylo noir. Possiblement dans cet ordre. » Mordillant légèrement le lobe de son oreille, elle laisse échapper un léger rire avant de se lever du lit, complètement nue, enfile son débardeur pour se couvrir un peu et commence les recherches du fameux sous vêtement.

••••

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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Dim 24 Sep - 11:47





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# charlie
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« Est-ce que ta sœur a pour habitude de te traiter comme un gosse ? »
Kurtis détourne le regard. Il n’aurait sans doute pas dû évoquer ce sujet… Est-ce que Meghan le traite comme un gosse ? Bien sûr. Elle le materne depuis leur plus jeune âge et ça lui a longtemps convenu. Il s’est longtemps comporté comme un gamin, par plaisir de la voir s’occuper de lui, tout gérer à sa place et parce que ça lui donnait l’impression d’être important à ses yeux, d’être au centre de ses préoccupation. Et puis il y a eu le mannequinat, les premiers voyages de Meg et ils se sont peu à peu éloignés… Et quand lui-même a voulu reprendre sa vie en mains, s’essayer marcher sans son aide, elle s’est vexée et lui tourné le dos. Mais pour le moment, il n’a pas envie de parler de ça avec Charlie. C’est un peu trop déprimant. Parler de Meghan le met dans tous ses états, surtout ces derniers temps. Parce qu’elle lui manque horriblement.
Il se contente donc d’hausser une épaule et de savourer sa bière fraiche.

Mais peut-être qu’il aurait dû poursuivre sur le sujet de sa jumelle parce que, très rapidement, le motard se retrouve à court de sujets à aborder avec son amante… Il finit par choisir la facilité et lui demande comment elle se sent. Si elle lui répond qu’elle a faim, Kurtis pourra sortir du lit et aller lui préparer un truc à grignoter. Ils migreront vers le salon et s’installeront possiblement devant la télévision, ce qui lui permettra de ne pas avoir à discuter avec elle et se ridiculiser…
Sauf que Charlie contrarie ses plans en lui répondant qu’elle va bien, ne manque de rien…grâce à lui. Et cette remarque flatte son égo. Bien malgré lui, il se surprend à esquisser un petit sourire satisfait, qu’il fait disparaitre derrière une gorgée de bière. On lui a toujours dit qu’il a l’air d’un con quand il sourit bêtement alors il évite de le faire. Surtout en présence des filles. De toute façon, elle aime son côté badboy, mystérieux qui tire la gueule. C’est tout bénèf.
Charlie se rapproche et dépose un baiser sur sa joue, avant de commencer à lui mordiller le lobe de l’oreille. Elle sait qu’il est sensible à ce genre de choses… Dans quelques minutes, il sera prêt pour un deuxième round et si elle continue sur cette lancée, ils pourront remettre le couvert. Et alors plus besoin de faire la conversation !

« Mais je veux bien que tu m'aides à trouver ma petit culotte, et un stylo noir. Possiblement dans cet ordre. »
Bon…pas de second tour de manège pour l’instant. Elle le provoque en riant doucement avant d’’enfiler son débardeur pour commencer à fouiller les alentours du lit, à la recherche de la dite culotte. Kurt, lui, ne bouge pas d’un poil et préfère de loin la regarder s’agiter… Dommage qu’elle se soit couverte, mais le débardeur la moule suffisamment pour qu’il ne soit pas trop frustré.
Après quelques secondes, notifiant son inactivité, elle s’immobilise et se retourne vers lui.
« J’crois qu’elle est par là » fait-il mine de vouloir l’aider en désignant un coin de la chambre au hasard. Charlie s’y dirige et Kurt se redresse un peu plus sur le lit pour ne rien manquer du spectacle. « R'garde sous la commode… Mais fait doucement hein… J’voudrai pas qu’au t’froisses un truc. Ce s’rait trop con… » lui lance-t-il en tirant sur sa clope, espérant qu’elle jouera le jeu.
Et elle le fait. Elle a l’habitude de ce petit jeu avec lui. Il n’aime pas qu’elle se rhabille trop vite. Alors il fait durer le plaisir en balançant ses vêtements à gauche et à droite durant leurs ébats pour l’obliger à mener des fouilles sensuelles à travers la pièce…
Malheureusement pour lui, la fameuse culotte se trouve bel et bien près de la commode et, même si elle se penche en le laissant mater ouvertement, elle a vite fait de faire disparaitre ses attribut sous le tissu. Pour sa part, Curtis ne fait pas mine de chercher à se revêtir. Il va bientôt se coucher pour de bon et dort nu.

Un peu contrarié, il la joue fairplay et ouvre le tiroir de sa table de chevet pour en sortir un stylo. Lui même aime bien croquer dans son pieu, avant de dormir. Ces derniers temps, il ne ne le fait plus tellement cependant… Son nouveau rituel d’endormissement consiste à se bourrer la gueule et à s’endormir n’importe où dans sa baraque. Mais pas quand il a de la compagnie. Pas quand Charlie est entre ses murs. Même s’il est en train de se siffler une bière à 23H passées.
Il tend le stylo à la jeune femme qui revient s’installer à ses côtés après avoir été récupérer son carnet de dessins. Elle le lui montre parfois, mais c’est rare. C’est ce fameux cahier qui leur a permis de véritablement entrer en contact en fait et de se trouver un point commun.
Il la laisse prendre ses aises et se contente de la regarder durant de longues minutes.
« T’as jamais pensé à manier une aiguille plutôt qu’un crayon ? T’as du talent… T’pourrais d’faire du fric en tatouant au lieu d’porter un mini short et ‘supporter les commentaires des connards de clients du club… »



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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Dim 24 Sep - 12:58


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Kurtis & Charlie
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« J’crois qu’elle est par là »

Bifurquant vers la commode la jeune femme fait quelques pas dans cette direction, tournant le dos à son amant qui, elle le sait pertinemment, détaille chaque courbe de son corps laissé à l'air libre. À dire vrai la jolie brune s'en moque. Elle n'est pas spécialement pudique. Par principe, elle sait qu'il faut l'être dans une certaine mesure, même dans l'intimité, que c'est plus convenable pour une jeune fille etc...mais elle ne comprend pas la gêne que suscite chez certains un corps nu. Ce ne sont que des membres articulés autour d'un tronc, pas si différents les uns des autres quoi qu'on en dise. Alors savoir que Kurtis la regarde ne la gêne pas, ça ne l'émoustille pas non plus comme ça le devrait certainement. Ça ne lui fait rien et c'est pourquoi, quand il lui donne quelques consignes qu'elle sait à des fins perverses à l'octave qu'a perdu sa voix, elle s'exécute, lui lançant même un regard empli de gourmandise. Un regard qui redevient neutre à la seconde où elle lui tourne à nouveau le dos, se penchant lentement pour satisfaire son regard lubrique. Ses mâchoires se contractent et son visage se durci mais son corps traduit un tout autre langage plus sensuel et en adéquation avec les attentes de son partenaires. *Reste calme. Ne te trahis pas.* Heureusement pour elle, et probablement aussi un peu pour lui, l'instinct du jeune homme n'est pas si nul et elle repère le morceau de tissu un mètre plus loin. S'en couvrant moins rapidement qu'elle ne le souhaite, pour, effectivement, ne pas se trahir, elle finit par revenir vers Kurtis, son carnet de croquis récupéré en chemin.

Récupérant la cigarette laissée dans le cendrier, elle en fait tomber la cendre consumée avant de tirer dessus une longue bouffée, ouvrant son carnet sur une page vierge alors que le grand brun lui tend le stylo qu'elle a demandé. « Le Saint Graal. Merci » Et elle commence à griffonner sans trop savoir où les traits de crayon la porteront, comme souvent quand elle n'a pas d'idées précises en tête. Elle sent bien le regard du jeune homme sur elle mais cette dernière ne relève les yeux vers lui que lorsqu'il reprend la parole, auquel elle répond par un silence appuyé, les yeux rivés dans les siens.

Charlie n'aime pas parler du Club avec lui. Elle n'aime pas parler de tout ce qui peut concerner les Kos avec lui, sans savoir réellement pourquoi. Il en est un, c'est une certitude, et elle ne sait pas vraiment depuis combien de temps puisque les Prospect ont tendance à être inexistants à ses yeux, mais pas depuis si longtemps que ça. Et elle ne comprend pas vraiment où il veut en venir. Pourquoi est-ce qu'elle voudrait quitter son emploi au Crashdown ? Pour aller tatouer ? Qu'est-ce qu'il y a de mal avec le mini short et les clients ? Qu'est-ce qu'il y a de mieux à ce qu'il propose ? *Reste évasive* « J'aime bien bosser au Crash. J'aime bien bosser pour Max. » Elle hausse les épaules, comme si ça répondait à tout. Et c'est vrai, elle aime l'ambiance des lieux, elle aime voir les filles qui se déshabillent et encore plus la réaction des hommes présents dans la salle. « Toute façon les clients ne font pas attention à moi. Ils ont les yeux sur la scène, là où les filles se déhanchent et se penchent lentement en avant » Et elle pointe avec le bout de son stylo la commode où elle lui a joué le même spectacle plus tôt. *Toi aussi t'aime ça. Ils aiment tous ça des filles nues. Et j'apprends énormément sur le caractère masculin là-bas. Ce qui me permet d'être si talentueuse avec toi* « Et puis je ne supporte pas la vue du sang » Attention Charlie, il ne sait probablement pas. Ne t'aventure pas trop sur ce terrain.

*C'est vrai il est nouveau, il ne connaît peut-être pas mon histoire.*
Elle se racle la gorge pour se donner le temps de la réflexion. « Je sais qu'il n'y a pas énormément de sang quand on tatoue mais...je n'aime vraiment pas ça. C'est pour ça que j'ai fait mon tatouage sur l'épaule, là où je ne pouvais pas voir l'avancée du travail. » Un magnifique cygne noir dont elle reste très fière. « Mais je suis contente que tu trouves que j'ai du talent. Certains pensent que mes dessins sont...bizarres » Peut-être le sont-ils, avec sa vision bien particulière des gens et du monde. Et c'est vrai qu'elle est contente que Kurt la complimente sur son travail. Elle ne sait pas vraiment ce que ça lui fait, mais c'est un sentiment agréable. Alors elle referme con carnet d'un coup sec, se rapprochant de lui. « Laisse-moi te tatouer ! » Un sourire étire ses lèvres, le premier non feint de la soirée. « Au stylo. Ce que tu veux, où tu veux. » Le dessin étant l'une des rares choses qu'ils partagent, l'autre étant un amour pour les canidés. Deux choses, c'est déjà plus que la plupart des pantins qu'elle se dégotte en temps normal.

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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Dim 24 Sep - 15:47





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Qu’est-ce qu’elles ont toutes a aimer exhiber leur corps ? Elles sont où les putains de féministes ? A moins que ce soit Max la véritable raison… D’ailleurs, Charlie ne tarde pas à l’évoquer et fait tiquer Kurtis. Mia aussi restait pour son cher Max qu’elle ne pouvait pas quitter et à cause de qui ils devaient vivre dans le secret. Et puis finalement, elle lui a tout avoué et s’est barrée comme une voleuse, sans plus lui donner de nouvelles. Merci Maximilian…
Cette conversation prend un tournant qui l’agace un peu et il garde une expression un peu butée quand elle évoque leur petit jeu de tout à l’heure, dont il a été l’instigateur. C’est vrai qu’il aime voir une femme se dénuder, mais quand il s’agit de sa copine, il préfère qu’elle ne le fasse que pour lui, dans l’intimité. C’est quelque chose que, visiblement, Mia avait du mal à comprendre et qui échappe aussi un peu à Charlie. Pas qu’il la considère vraiment comme sa petite amie officielle mais…qui sait ? Elle n’est pas chiante, plutôt l’écoute, ils ont quelques points communs et elle accepte la vie qu’il mène sans porter de jugement. C’est déjà pas mal.
« Et puis je ne supporte pas la vue du sang » ajoute-t-elle, l’arrachant à ses ruminations. C’est un détail qu’il ignorait à son sujet. Ou peut-être pas, il ne s’en souvient plus.
Ceci dit, ce n’est pas très compliqué parce qu’il ignore plus de chose qu’il n’en connait à son sujet, pour être tout à fait honnête et il n’a pas encore trop osé se renseigner sur son compte auprès de ses frères. Il n’a pas envie qu’ils le charrient ou qu’ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Kurt n’a surtout pas envie que l’un d’eux aille parler à la jeune femme et qu’elle pense qu’il est plus attaché qu’il ne le faut… Et si jamais elle décidait de mettre un terme à leur relation ? Peu importe ce qu’elle est exactement d’ailleurs. Tout ce que sait le motard, c’est que sa présence l’apaise, lui fait du bien. Pas seulement parce qu’il a besoin d’un trou où se vider de temps à autre…

La jeune femme poursuit, lui expliquant pourquoi son tatouage - qu’il trouve fort joli et adore embrasser quand ils sont en train de faire l’amour et qu’elle lui tourne le dos - se trouve dans une zone qu’elle n’a pas pu voir être tatouée. Il hoche doucement la tête en continuant de fumer, adossé à son coussin.
« Bizarres ? Pa’ce qu’i’ sont genre…un peu glauques ? » lui demande le jeune homme avant de désigner sa poitrine et tous les crânes et autres symboles qualifiés de morbides par beaucoup qui s’y trouvent. « J’les trouve cool moi tes dessins. Profonds. ‘fin j’sais pas comment dire mais i’ z’ont du sens » conclut-il le plus sérieusement du monde.
Son soutien a l’air de plaire à la jeune femme qui referme subitement son carnet de croquis qu’elle repose près d’elle, avant d’exiger tout à coup de le tatouer. La proposition lui plait. Il se doute qu’elle veut surtout dire qu’elle va dessiner sur son corps - ce qu’elle confirme un instant plus tard - mais de toute façon, ça lui convient parfaitement.
« S’tu veux » répond donc Kurt en se débarrassant de son cuir, avant de se retourner pour lui présenter son dos, roulant son coussin en boule entre ses bras croisés. « J’me laisse la surprise. T’as d’la surface et t’y fais c’qu’y t’chante. »
Si son tatouage maori, qui couvre son flanc jusqu’à son épaule empiète effectivement sur son dos, le reste est dénué de tatouages. Contrairement à la jeune femme, il aime voir ce qui se passe quand on le tatoue. C’est l’une des rares choses qu’il apprécie de contrôler et c’est pour cette raison qu’il a commencé à se tatouer lui-même la jambe gauche.

Elle se met à l’oeuvre et après quelques instants de silence, Kurtis reprend la parole. La question qu’il va poser est sur le bout de ses lèvres depuis un moment à vrai dire mais il n’a jamais trop osé la poser.
« Et les cicatrices…ça t’dérange pas ça ? ‘fin par rapport au sang et tout ça… J'sais qu'a'pas pareil mais bon. »
Bien sûr, ce sont à ses cicatrices qu’il pense. Elle n’a jamais semblé dégoutée de les voir mais peut-être qu’elle est juste bonne actrice… Il en possède plusieurs. Une sur la cuisse, à l’endroit où il s’est fait tirer dessus par Maggie il y a plusieurs mois de ça et celles liées à son agression du mois de février. Il y a la cicatrice, fine et presque parfaite, provoquée par la lame qui s’est enfoncée entre ses côtes, mais il y a toutes les autres. Celles résultant du drain posé à la va-vite par le secouriste qui lui est venu en aide sur place et celles de l’opération qu’il a dû subir par la suite.
Depuis février, avant Charlie, il n’avait jamais eu l’occasion d’éprouver leur impact sur la gente féminine et cette idée l’ennuyait un peu pour être tout à fait honnête.  



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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Dim 24 Sep - 20:41


When worlds of darkness collide
Ezra & Charlie
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Son regard change. Lentement. Le masque de sympathie qu'elle porte depuis son arrivée chez le jeune homme se fissure. Non pas pour céder la place à un autre mais pour un sentiment réel, une expression non feinte. Une réelle sympathie pour Kurtis qui continue de complimenter ses dessins. Et ce qu'il dit ne semble pas sonner faux. Il est vrai qu'elle lui en a montré plus qu'à la plupart des personnes qu'elle côtoie, simplement parce qu'il partageait ça avec elle. Certes, beaucoup restent cachés. Les portraits principalement. Les rares portraits réalistes qu'elle fait pour immortaliser une certaine blonde aux yeux clairs qui ne fait malheureusement plus partie de sa vie. Des dizaines ou plus sous tous les angles possibles, avec différentes expressions. Parfois juste ses yeux...ses œuvres cachées sur lesquelles son seul regard s'est un jour posé.
Mais la majorité des gens n'apprécient que moyennement sa vision du monde. Les corps décharnés qui couvrent les feuilles blanches. Les expressions fantomatiques et les paysages très sombres. Oh il n'y a pas que ça, mais c'est ce qui ressort le plus. Et les gens n'aiment pas ce qui est sombre. Ils veulent de la couleur, de la joie, s'extasier devant la représentation d'un chêne bicentenaire ou l'étendue glacée de l'océan. Tout ce que Charlie trouve d'une futilité sans nom.
Alors quand ses yeux s'abaissent sur les tatouages de son amant un mince sourire étire ses lèvres et elle laisse un instant le bout de ses doigts en redessiner les contours. « Merci » est la seule réponse qu'elle parvient à formuler, encore un peu troublée des mots du jeune homme.

Elle ne feint pas plus la réaction enjouée qui suit l'acceptation de tatouage éphémère et laisse le grand brun changer de position et lui présenter son largement vierge de tout encre indélébile. Une grande toile rien que pour elle, comme une feuille blanche sur laquelle elle peut laisser libre court à son imagination. Et durant quelques secondes, l'artiste se contente de dessiner de l'index les courbes de son dos, l'arc que forme son omoplate avec la position choisie qui fait ressortir légèrement l'os, sa colonne vertébrale, légèrement creusée par le bas de ses reins...et au moment où elle se rapproche pour commencer son dessin, il la prend de court avec une autre question. *Quoi ? Pourquoi est-ce que les cicatrices me dérangeraient ?* Est-ce qu'il parle de celle longue de huit centimètres située en bas de son ventre, sur le côté gauche ? Celle pour laquelle Charlie invente une version différente pour chaque personne qui lui pose une question sur sa provenance ? *Il parle des siennes idiote. Il veut savoir si ses cicatrices à LUI te dérangent. Si tu les trouves repoussantes* *Pourquoi je les trouverai repoussantes ?* *Contente-toi de le rassurer « Non, juste le sang. » *Mieux que ça! La jeune femme lève les yeux au ciel, réfléchissant aux prochains mots qu'elle va employer, sachant pertinemment par quelle façon Kurtis a récolté ses marques, elles aussi indélébiles. « Je me fiche de tes cicatrices Kurtis. » Et se rendant compte elle-même que cette phrase pourrait être mal interprétée par ce dernier elle ajoute. « Je veux dire, je ne me moque pas de la façon dont tu les as récoltées. » *En fait si, carrément* « Mais je ne trouve pas ça repoussant. » Ce qui est vrai.

Commençant à tracer des lignes noires sur son dos, elle se laisse un instant porter par l'inspiration nouvellement trouvée. « Rien en t'oblige à dire la vérité sur leur origine tu sais. Tu n'as pas à être la victime dans l'histoire que tu inventeras pour d'autres personnes qui ne te connaissent pas encore. Tu peux être le héros de cette histoire. Les gens verront ce que tu leur dis de voir. Les filles aussi. Et il paraît qu'elles aiment les héros. » C'est ce que Charlie fait avec la sienne en tout cas. Une histoire nouvelle où elle est l'héroïne et en plein contrôle de la situation. Des dizaines d'histoire qu'elle aime croire, sans totalement oublier le soir où elle a récolté cette fameuse cicatrice ni la sensation ressentie. Mais pour l'heure, elle continue son dessin, s'arrêtant seulement pour boire de temps à autres une gorgée de bière avant de se remettre au travail. *Pas mal* Elle ne sait pas si c'est ce qu'il voulait entendre ou même si sa réponse lui a fait du bien. Pour être honnête Charlie s'en moque mais c'est toujours mieux pour son personnage de pouvoir trouver les bons mots dans ses situations qui la laissent froide.

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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Jeu 28 Sep - 19:20





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# charlie
# kurtis
Il appréhende un peu la réponse de Charlie. Elle n’a jamais été vraiment blessante avec lui mais elle ne manque pas de réparti et se manque parfois un peu de tact et d’empathie. Elle nuance souvent ses propos par la suite, quand elle réalise que son interlocuteur est un peu vexé mais n’empêche, c’est quelque chose qu’il a remarqué.
Ce qu’il a également remarqué, c’est qu’elle possède elle-même une cicatrice sur le côté gauche. Ca l’a un peu soulagé, lorsqu’il lui a demandé de se déshabiller la première fois qu’ils se sont envoyés en l’air. Il n’a pas osé se débarrasser de son teeshirt avant de l’avoir vu faire de même. Il n’a jamais vraiment été pudique, en fait, son corps tatoué était même une source de fierté auparavant. Mais depuis sa seconde intervention, il est un peu moins à l’aise avec son corps… Il ne sait pas quels sentiments il peut provoquer sur ses partenaires. Charlie n’a pas parue écoeurée la première fois qu’elle l’a finalement vu dans son plus simple, elle lui a même sourit lubriquement mais… Il n’en sait trop rien. Ca continue de le turlupiner et Kurtis profite de ne pas lui faire face pour lui poser la question, sans être certain d’apprécier la réponse.  
« Non, juste le sang. »
Un sourire vient légèrement étirer la commissure des lèvres du coursier, qui le dissimule immédiatement derrière ses mains, jointes sous son menton. Tout le monde lui dit qu’il a l’air d’un débile pervers quand il sourit, alors il évite. Kurt pourrait se contenter de cette réponse mais Charlie en rajoute et ça lui plait encore plus ! Si elle ne s’était pas mise à tracer quelques lignes sur sa peau, il se serait retourné pour venir cueillir ses lèvres et la remercier à l’horizontal. Il se sent plus léger. Il se sent capable de remettre ça dans l’immédiat. La franchise de Charlie, sa tolérance lui donnent des ailes.
Il tourne sa tête et appuie cette fois sa joue contre ses mains, de manière à apercevoir la jeune femme du coin de l’oeil. Il apprécie qu’elle se soucie de cette manière de ce qu’il peut ressentir. Il n’a pas l’habitude. Habituellement, les gens lui disent de subir en silence, de ne pas se plaindre de ce genre de chose et de s’estimer heureux d’être encore en vie. Pas qu’il ait abordé ce sujet avec beaucoup de monde, mais il l’a fait avec sa mère et Meghan et elles lui ont toutes les deux tenu le même discours. Et puis il se doute que les gars l’enverraient bouler royalement au club s’il abordait la question avec eux.
Il médite sur ce qu’elle lui dit. Être le héros de cette histoire… L’idée lui plait. Il pourrait dire qu’il s’est fait poignarder en sauvant une jeune femme d’un viol ou une connerie de ce genre. Que les agresseurs étaient nombreux et qu’il s’est défendu comme un lion !

…Mais cette idée lui fait penser à l’agression de Judith, survenue il y a plusieurs mois de cela devant le Crashdown. Et qu’il aurait pu lui éviter s’il était sorti plus tôt. Sans doute. Quoi qu’il en soit, ça lui assombri un peu l’humeur. Il n’aime pas être brouillé avec elle… En même temps, elle l’a cherché. Si elle avait promis de garder son secret, s’il avait pu lui faire confiance, ils n’en seraient pas là. A plusieurs reprises, il a failli craquer et aller la trouver pour lui parler de tout ça, exprimer ses sentiments, et puis il s’est figuré qu’elle allait lui rire méchamment au nez et cette idée l’a dissuadé. N’empêche, ça le fait chier de ne plus avoir de ses nouvelles, de ne pas savoir comment elle s’en sort…  
Une idée lui traverse tout à coup l’esprit.
« T’es pote avec Jude toi, nah ? » interroge-t-il la brune installée sur ses cuisses et occupée à dessiner sur son dos. Il se tort le coup pour voir sa réaction et elle se contente d’hausser les épaules. Ce qui veut tout et rien dire. Bon, tant pis il se lance quand même. « T’sais si elle va bien et tout ça ? ‘fin j’veux dire… T’sais par rapport à ses propres cicatrices… »
Mais avant que Charlie ait pu le renseigner, parce qu’il se sent un peu stupide avec sa démarche, il reprend la parole.
« C’juste qu’avant on causait pis plus maint’nant. C’ma faute autant qu’la sienne mais…’fin p’t-êt’ bien qu’c’est plus ma faute qu’la sienne… J’sais pas c’que j’fous en c’moment mais… Tout l’monde me tourne le dos. J’pensais qu’le souci v’nait d’eux mais… Ben non sans doute… Mais c’pas pour ça que j’me fous d’c’qui leur arrive… ‘fin t’es pas obligée d’me répondre. Si c’est ta pote et qu’tu crois qu’e’ voudrait pas qu’j’sache… »


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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Jeu 28 Sep - 22:39


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Kurtis & Charlie
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Le silence reprend ses droits pendant quelques instants et la jeune femme ne fait rien pour le combler, ne souhaitant pas trop en faire et que son attitude devienne suspecte. Elle ne sait pas si elle a agit comme il faut mais se dit que la non réaction de son compagnon est déjà un succès en soi. Une chose qu'elle apprécie avec Kurtis, parce que c'est plus pratique pour elle est la facilité avec laquelle elle peut déchiffrer ses émotions. Il est le genre d'hommes à bouder s'il est vexé et à le montrer physiquement pour être certain qu'on a conscience de l'avoir blessé. Et la serveuse lui en est infiniment reconnaissante, même si elle ne peut pas le remercier à voix haute. Il lui faut toujours être extrêmement attentive à toute expression faciale, à tout regard trop appuyé ou justement fuyant, à ceux qui disent quelque chose mais ressentent une toute autre chose et l'expriment avec leur corps. Et c'est épuisant de tout analyser, décoder, interpréter. D'agir et de réagir en conséquence. Mais avec le Kos, c'est plus facile. Il est plus....disons qu'elle sait si elle fait mal les choses avec lui et peut se corriger avant que ça empire. Et elle aime ça.
Alors quand il tourne légèrement le visage sur le côté et qu'elle perçoit un mince sourire sur le côté de sa bouche, elle se félicite intérieurement de n'avoir pas gâché ce moment pas si désagréable que ça. Et elle continue son dessin, peaufinant les traits et commençant à le remplir pour lui donner vie.

Moment à nouveau interrompu par son partenaire qui la prend à nouveau de court avec une question qui la laisse perplexe. Jude ? Apparemment quelqu'un qu'elle est censée connaître. Elle hausse les épaules face à l'air interrogateur de Kurtis et attend qu'il précise sa pensée. Charlie comprend qu'on parle d'un « elle » mais ne parvient toujours pas à situer la personne. Et puis pourquoi parle-t-il en sous texte ? Ses cicatrices ? La jolie brune lève les yeux au ciel, détestant ne pas capter les sous entendus quand on lui en adresse. Et il lui faut de longues, très longues secondes, avant de tilter qu'il parle de Judith, sa collègue au Crash. La même Judith qu'elle a remplacée quand cette dernière a eu des problèmes. C'est d'ailleurs comme ça que Charlie est parvenue à avoir ce boulot.
Cela dit, maintenant qu'elle a réussi à savoir de qui Kurtis parlait, la jeune femme ne comprend toujours pas pourquoi il lui parle de Judith. Pourquoi à elle ? *C'est le moment où tu dois être un minimum jalouse* Jalouse ? A dire vrai même si Kurtis s'envoyait en l'air avec d'autres filles elle le garderait pour les apparences. Parce qu'elle s'en fiche. Royalement. Et elle est presque certaine qu'ils ne sont pas assez proches pour être jaloux. Elle n'est pas amoureuse du jeune homme mais la brunette est sûre qu'il n'est pas amoureux d'elle. Ce qui ne l'aide toujours pas en ce qui concerne Judith, et ça commence à l'agacer au plus haut point. Mais elle inspire, discrètement, fermant les yeux quelques secondes pour tenter de ne pas paraître trop à côté de la plaque et indifférente aux autres. « Tu sais c'est juste une collègue et tu sais comment c'est, on n'a pas vraiment le temps de discuter. Tout ce que je sais d'elle est qu'elle s'appelle Judith et qu'elle est jolie. Point » Ce n'est certainement pas ce qu'il a envie d'entendre cela dit. Alors même si les problèmes de Judith et de Kurtis l'intéressent autant que la météo dans le Delaware, elle fait preuve de toute la psychologie dont elle est capable présentement et dont le stock s'épuise à une vitesse folle. « Mais tu sais...je crois que tu te compliques la vie. Je crois que les gens se compliquent toujours la vie. Même quand c'est simple. Si tu veux de ses nouvelles, prends-en. Parce que si tu attends de ton côté indéfiniment et qu'elle fait pareil, vous en serez toujours au même point dans trois ou quatre mois et aucun de vous ne sera plus heureux. » *Merde le pire c'est que c'est censé, simple, et que ça sonne intéressé* « Quand tu veux quelque chose, fais en sorte de te donner les moyens de l'obtenir. Mon père me disait ça... » Et elle applique ce conseil à la règle depuis qu'il est mort. Et Charlie finit toujours par obtenir ce qu'elle veut, ou qui elle veut. Presque toujours. À une exception près...

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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Ven 29 Sep - 23:04





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Il ne sait pas si c’est très malin de sa part de parler d’une autre fille à Charlie. Et si elle se montre jalouse ? Peut-être qu’elle pourrait se vexer, penser qu’il s’envoie en l’air avec elle uniquement pour obtenir des informations sur sa collègue. A moins qu’elle se contente de le voir comme un vieux pervers… L’un dans l’autre, Kurtis regrette un peu d’avoir abordé le sujet. C’est la faute de Charlie aussi ! Il se sent bien avec elle, à l’aise…su coup ça lui délie la langue. Chaque fois qu’il se laisse aller à le faire, ça termine mal. Généralement pour lui.
Il guette anxieusement la réaction de Charlie qui en se fait pas attendre très longtemps. Elle lui répond alors qu’en fin de compte, elle n’est pas vraiment amie avec Judith, qu’elles ne sont que collègue. Mais qu’elle la trouve jolie.
Est-ce que c’est une ruse ? Est-ce qu’elle s’attend à ce qu’il ajoute quelque chose comme : « Ah oui ? J’avais pas remarqué » ou encore quelque chose comme « Pas autant que toi ma beauté ! »… C’est possible. Mia aurait voulu ça. Sauf que Charlie n'est pas Mia. Pas du tout. Est-ce qu'elle attend qu'il la rassure ? Est-ce qu'elle n'en a pas besoin ?

Mais le temps qu’il médite sur la question, la brune a déjà enchainé. Et ça vaut sans doute mieux. D’autant qu’encore une fois, ce qu’elle lui  dit a beaucoup de sens et est plein de sagesse. Parfois, il se demande ce qu’elle peut bien lui trouver et pourquoi elle s’abaisse à coucher avec lui…
Il n’a jamais trop compris pourquoi Mia le faisait elle aussi auparavant ; comment elle a pu tomber amoureuse de lui… Peut-être qu’elle ne l’était pas vraiment. Que leur attirance était purement physique, à cause de ce qu’il avaient vécus. Buter un type à deux après qu’il vous ait torturés : ça rapproche, y a pas à chier. Kurt tente cependant de chasser en vitesse la strip-teaseuse avec qui il est sorti plusieurs mois de son esprit.
« Quand tu veux quelque chose, fais en sorte de te donner les moyens de l'obtenir. Mon père me disait ça... »
Kurt ferme les yeux quelques secondes, réfléchissant à ces derniers mots. Se donner les moyens de l’obtenir… Ca l’air tellement facile, dit comme ça. Mais ça ne l’est pas. Rien n’est simple. Pas dans sa vie à lui en tout cas. Enfin si, pendant un temps, tout était facile. Il se faisait entretenir par sa mère, dorloter par sa soeur qui prenait toutes les décisions importantes à sa place. Il n’avait qu’à être là, respirer, bouger un peu pour prouver au monde qu’il était vivant et voilà.

Et puis Sammy est mort et sa vie a basculé. Sans doute pas pour le meilleur…
Kurt soupire et rouvre les yeux pendant que Charlie reprend son dessin, qu’il a hâte de voir achevé. Il laisse malgré tout une chance au dicton du paternel de la jeune femme et tente de s’en imprégner, comme sa chair s’imprègne de l’encre du stylo qui court sur sa peau. Il réfléchi à une solution à tous ses problèmes, mais tout ce à quoi il peut penser, c’est au fait que tout serait tellement plus simple si Meghan acceptait de lui parler.
Mais elle ne voudra jamais. Elle est trop fière. Ou bien elle ne l’aime plus assez, voire le déteste. Il n’a aucun moyen de l’atteindre pour le moment. Il lui a laissé un tas de messages et elle ne lui a jamais répondu. Même pas quand il lui a annoncé avoir été obligé de faire piquer Ram, l’ancienne chienne de Samwell qu’il avait adopté à la mort de leur frère…
Kurt se redresse un peu, le temps de terminer sa bière de quelques longues rasades avant de roter et de reprendre la clope qui jusque là se consumait bêtement dans le cendrier.

« I’ lui est arrivé quoi à ton paternel ? » demande-t-il subitement, voulant changer de sujet et trouvant la transition plutôt pas mal.
Il lui semble avoir entendu dire qu’elle avait eu une vie de merde mais il n’en sait pas beaucoup plus. Il n’a posé de questions à personne à ce propos, par peur d’éveiller les soupçonnes de se faire charrier. Et il n’a rien demandé à Charlie parce que c’est toujours un peu gênant d’aborder ce genre de sujets. Mais maintenant qu’ils se connaissent intimement et qu’elle le tatoue plus ou moins, Kurtis pense qu’ils en sont au stage de leur relation où ce genre de questions est envisageable. Mais au cas où...
« 'fin t'pas obligée. J'sais qu'j'aime pas causer d'mon père alors... S't'as pas envie tu dis rien. »


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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Sam 30 Sep - 19:26


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« I’ lui est arrivé quoi à ton paternel ? »

Son visage se ferme, instantanément. Sa prise se resserre autour du stylo qu'elle tient et son visage se perd dans le vide, froid, distant. Son esprit s'évade, s'égare et quelques frissons viennent hérisser les poils sur sa peau, comme si la température intérieure venait de chuter de plusieurs degrés. Comme cette nuit là où elle se sent brutalement ramenée par la question de Kurtis. Elle peut voir la buée sortir de sa bouche au rythme effréné des battements de son cœur, le corps de son père étendu devant elle et le sang qui s'écoule pour former une flaque qui ne semble pas vouloir cesser de croître. Elle peut presque sentir le sang chaud et visqueux sur ses genoux et ses mains, alors, qu'à quatre pattes, elle se voit hurler sans entendre le moindre son. Et puis les ombres....celles dont elle ne parvient pas à voir les visages, celles qui s'approchent d'elle...*Tu ne te souviens pas Charlie Et parmi toutes les ombres, celle qui s'agenouille à ses côtés, dont l'odeur, bien que lointaine et inexistante au présent, lui est désagréable. Celle qui lui fait voir la lame de son couteau, brillante à la base et maculée de sang sur sa longueur. Mais pas le sang de son père non....
Toujours à califourchon sur les cuisses de Kurtis elle laisse une de ses mains frôler la cicatrice qui lui strie le bas ventre sur le côté gauche. Est-ce que *NE TE SOUVIENS PAS !* Elle sursaute sur le jeune homme, reprenant soudainement ses esprits.

Les frissons disparaissent, la chaleur de la pièce l'enveloppe à nouveau et le souvenir s'évapore dans un nuage de fumée mental, comme s'il n'avait jamais existé. Quand l'artiste reporte son regard sur le dos du grand brun son dessin est achevé sans qu'elle se souvienne l'avoir terminé. Secouant la tête car encore un peu déboussolée elle finit par étirer les lèvres dans un sourire. « Fini ! » Et elle se penche en avant pour attraper son téléphone afin d'immortaliser son œuvre éphémère. « Bouge pas ! » Elle cadre, active le flash à cause du manque de clarté des lieux et appuie sur le bouton. Son téléphone laisse s'échapper un son significatif et la jeune femme se laisse tomber sur le dos aux côtés de son amant, tournant l'écran du téléphone pour qu'il puisse admirer ce qui trône présentement à l'encre noir sur son omoplate gauche. Un phénix. En plein vol. Les plumes de sa queue remplacées par des flammes. « Tu sais probablement ce qu'on dit sur le phénix. Il renaît toujours de ses cendres » Elle le laisse profiter du dessin, espérant qu'il lui plaise. C'est l'un des seuls sujets pour lesquels la jolie brune est sensible. Le dessin. Ses dessins. Détaillant le jeune homme qui a les yeux fixés sur l'écran, elle finit par se laisser tomber plus mollement dans les oreillers, regard fixé au plafond. *Ne lui dis rien *De toute façon il finira par l'apprendre, tous les Kos connaissent l'histoire de cette pauvre Charlie qui a vu son père mourir. Ce n'est un secret pour personne*

« Il s'est fait tué » Le dire à haute voix est toujours étrange pour elle. Ce souvenir est plus souvent une discussion mental avec son passager clandestin. Ça ne la rend pas triste. Elle a aimé son père, au fond d'elle Charlie le sait. Plus que n'importe qui d'autre. Et elle sait que c'était un amour conventionnel, le genre de sentiments que l'on est supposé ressentir. Mais bien que consciente de cet amour, elle ne s'en souvient pas. Elle sait juste qu'il a un jour existé, et qu'il est mort en même temps que son père. Maintenant elle n'est plus capable de ressentir à nouveau ceci. Tout ce qui lui reste de cette nuit est une colère sourde et une peur paralysante dont elle ignore tout. Revenant au présent, elle continue pourtant de fixer le plafond, préférant éviter de se trahir si elle regardait à ce moment son amant. « Mon père je veux dire. Il a été assassiné. » Elle déglutit, laissant à nouveau ses doigts frôler sa cicatrice. « C'est pour ça que je n'aime pas le sang. J'étais là. J'ai tout vu. » Stop, il en sait assez, arrête-toi là *Bien mon capitaine, je clos le débat* « Je ne me souviens de rien mais je me souviens du sang » Elle finit par affronter à nouveau le regard du jeune homme, feignant d'être nostalgique et blessée. Ce qui risque de mettre Kurtis mal à l'aise mais qui est une réaction normale après cet aveu. Et puis les hommes aiment les jeunes filles fragiles qui ont besoin de gros bras pour être réconfortée et se sentir en sécurité. *Ça les fait se sentir importants*

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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Dim 1 Oct - 13:55





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Et c’est exactement ce que Charlie fait. Elle ne dit rien. Kurt n’insiste pas. Comme il le lui a dit, il comprend qu’elle n’ait pas tellement envie d’ne parler parce que lui-même n’est pas à l’aise avec le sujet. Il pose juste la question par curiosité, parce qu’il a entendu quelques rumeurs et préfère toujours entendre la version des principaux concernés. Evidemment, il est un peu contrarié qu’elle ne soit pas suffisamment à l’aise avec lui pour s’ouvrir mais peut-être que ça vaut mieux. Si elle s’était mise à chialer ou quoi, il aurait été très mal. Il ne sait pas faire face aux armes d’une femme…
Les secondes passent et il ne trouve aucun autre sujet sur lequel rebondir. Alors il se tait, repose sa tête sur l’oreiller et referme ses yeux en savourant le silence rébarbatif qui règne dans sa chambre. Il sent la pointe du stylo continuer de courir sur sa peau. Ca le chatouille. C’est bine plus agréable que de sentir l’aiguille de Reese, y a pas à chier. D’un autre côté, la sensation lui manque. Reese lui manque. Il se demande comment il va s’y prendre pour réparer les pots cassés avec lui… Il va bien falloir qu’il s’y colle un jour parce que, visiblement, son meilleur ami ne compte pas lui reparler ou lui faciliter la tâche. Il comprend qu’il soit en colère, contre les Kings of Speed et contre lui. Il déteste Caleb pour la situation dans laquelle il l’a mise il y a quelques semaines, lorsqu’il lui a demandé d’aller en personne réclamer l’argent du club au tatoueur. Un putain de test sans doute. Kurtis n’est pas dupe, il sait bien qu’il n’a été patch que pour qu’ils soient plus nombreux à faire face aux serbes, pas parce qu’il a brillé par son génie. N’empêche qu’il n’a pas apprécié la position dans laquelle ça l’a mis face à son plus vieux copain…

« Fini ! »
La voix de Charlie l’interrompt dans ses ruminations. Il relève un peu la tête, sa clope terminant de se consumer entre ses lèvres et ayant tâché de cendre son oreiller. Ce qui est bine le cadet de ses soucis. Il a une notion assez particulière de l’hygiène…
Son amante lui ordonne de ne pas bouger et il la voit du coin de l’oeil attraper son portable pour prendre une photo de son oeuvre éphémère. Ce sera plus simple comme ça. Ca va lui éviter d’avoir ose lever et utiliser deux miroirs pour parvenir à admirer son travail. Vive les nouvelles technologies.
Charlie se laisse retomber sur son coin du matelas et Kurt se retourne enfin, faisant craquer les articulations de sa  nuque un peu endolorie par la position moyennement confortable qu’il a garde trop longtemps pour son bien. Il se cale de nouveau contre son coussin et se débarrasse de son mégot avant de renifler peu discrètement et se concentre sur l’image que lui montre la brune à ses côtés. Il ne lui fait qu’une seconde pour reconnaitre un phénix, dont la queue a été remplacée par des flammes volatiles.
« Ouep, j’connais » lui sourit-il en attrapant le téléphone pour admirer l’oeuvre de plus près, zoomant dessus avec ses doigts malhabiles et bagués. « J’aime beaucoup. T’as un sacré coup d’crayon. J'vais arrêter d'prendre des douches pour voir combien d'temps j'peux l'garder » plaisante Kurt.  
Il continue d’admirer son oeuvre, se demandant si elle serait flatté qu’il se pointe dans un salon pour se l’encrer pour de bon… Il va méditer sur la question. Il aime bien cette idée d’un phénix. Parce que renaitre de ses cendres, il l’a fait plusieurs fois cette année… Entre la balle qu’il a reçu, le coup de couteau dans les poumons… Et le fait qu’il en ait pris plein la gueule et se soit chaque fois relevé. Ouais. Ca lui plait. Charlie est aussi douée que sensible et perspicace.

Il est en train de s’envoyer la photo pour la garder dans la mémoire de son téléphone lorsqu’elle prend la parole. Et les propos qu’elle lui tient l’incite à interrompre ce qu’il fait. Parce que le sujet est sérieux et mérite toute son attention. Kurt devine immédiatement à quoi et à qui elle fait référence. Pour cause, il a entendu parlé de ça. Une histoire de règlement de compte, parfois pour une histoire de fric, d’autre fois de gonzesse et quelques fois à cause d’une rivalité au sein même du club. Les versions diffèrent et il n’y a pas prêté beaucoup d’attention.
Son regard azuré se porte sur le visage fermé de la jeune femme qui contemple le plafond, comme si c’était la chose la plus intéressante qui soit… Elle veut surtout fuir son regard, ne pas avoir à le soutenir pendant qu’elle lui parle de ça. Il comprend.
Il repense au décès de son propre père et puis à cette soirée où lui et Mia ont été attaqués. Il se revoit enfoncer la lame dans le corps du type en légitime défense et repense à tout ce sang qui s’était échappé de la blessure…Et dans lequel ils avaient baignés pendant qu’ils s’envoyaient en l’air pour évacuer le trop plein d’émotions.  
Il déglutit, mal à l’aise. Attristé aussi.
« J’suis désolé. Ca a dû être… C’est sûrement mieux qu’au t’souviennes pas » se permet-il de lui glisser en déposant le téléphone (après s’être envoyé la photo), avant de se tourner un peu plus vers elle.
Son poing enfoncé dans sa joue pour se tenir surélever et la contempler, le motard se sert de sa main libre pour caresser le visage de la jeune femme et replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Il pousse un soupir puis, désireux de lui changer les idées, il se remet finalement en mouvement pour venir déposer un baiser maladroit sur sa joue, ses coudes appuyés sur le matelas. Quand elle lui adresse un petit sourire attristé mais reconnaissant (ne tout cas c’est comme ça qu’il l’interprète) il se permet de recommencer, embrassant cette fois ses lèvres.

Puisqu’elle répond à ses baisers, il finit par venir se placer au-dessus d’elle, veillant à ne pas l’écraser sous son poids, et abandonne ses lèvres charnues pour venir déposer quelques baisers sur son menton, dans son cou, descendant vers sa poitrine, couverte par son teeshirt. Il espère lui faire du bien, lui faire oublier ce sujet épineux qu’il a abordé et avec lequel il n’est finalement pas du tout à l’aise.


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Sick of those wounds that never heal

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I was born to walk alone


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MessageSujet: Re: Love out of lust. Or not. Dim 1 Oct - 17:50


love out of lust. or not.
Kurtis & Charlie
••••

« J’aime beaucoup. T’as un sacré coup d’crayon. J'vais arrêter d'prendre des douches pour voir combien d'temps j'peux l'garder » 

Elle fronce les sourcils, laisse une grimace charger ses traits avant de tourner son visage vers Kurtis. « Fais pas ça » Une réponse des plus sérieuses. L'humour, une des choses les plus complexes à comprendre pour la jeune femme qui perçoit rarement le seconde degré et l'ironie d'une phrase ou d'une situation. Elle se souvient encore d'un ancien collègue – à l'époque où elle bossait dans un bar du South Side – qui avait tenté de lui expliquer la mode des blagues pourries qui faisaient rire. Il avait eu beau lui expliqué par A+B que c'était justement le fait que les blagues n'étaient pas censées être drôles qui était marrant, l'illogisme même du principe l'avait frappé de plein fouet. Soit une blague était drôle et faisant rire (les autres en tout cas) soit elle ne l'était pas et créait le malaise (encore une fois chez les autres). Les deux principes ne pouvaient pas se mélanger.
Quoi qu'il en soit l'idée même que Kurtis arrête de prendre des douches la répugne au plus haut point, sans qu'elle ne le montre à son compagnon.

Pas plus qu'elle ne montre, en opposition totale, à quel point le sujet de la mort de son père la laisse froide. Peut-être que si la jeune femme se souvenait du « avant » de ce que c'était que d'être normale, de ressentir les choses. Peut-être qu'elle se sentirait nostalgique, chercherait à retrouver toutes ces sensations d'une façon ou d'une autre. Mais elle ne se rappelle pas. Ne se rappelle plus. Tout ce qu'elle connaît est ce qu'elle présentement, cette coquille vide, ce miroir qui calque les émotions des autres, les réfléchit sans les absorber. Alors elle fait juste ce qu'il faut pour montrer que le sujet la chagrine, sans en faire trop pour ne pas se trahir. « J’suis désolé. Ca a dû être… C’est sûrement mieux qu’au t’souviennes pas » Elle acquiesce doucement. *C'est sûrement le premier truc vraiment intelligent que tu dis*
Mais elle a dû trop en faire, du moins c'est ce qu'elle se dit quand son amant se sent obligé d'exercer quelques gestes tendres à son égard. Si intérieurement Charlie se crispe et fulmine, elle n'en laisse rien paraître, jouant la gentille fille docile qui a besoin de se faire réconforter. Un jeu apparemment parfait et qui donne des ailes à son compagnon qui dépose un baiser sur sa joue. *C'est qu'il deviendrait presque romantique maintenant !* Se retenant de lever les yeux au ciel ou de le repousser elle lui adresse un sourire encourageant. Assez en tout cas pour qu'il se positionne sur elle et commence à l'embrasser. *C'est un soir à deux round visiblement. Super* Elle répond aux envies du grand brun, donne de sa personne pour lui faire croire qu'elle en a autant envie que lui. Les yeux fermés, la serveuse rejette lentement sa tête en arrière quand il atteint sa gorge, cambre légèrement son corps quand il descend jusqu'à sa poitrine, creuse son ventre quand ce dernier s'attarde aux alentours de son nombril, se retient réellement de lui dire d'arrêter quand il frôle sa cicatrice. Finalement quand Kurtis arrive à la frontière de sa petite culotte elle ne tient plus et le fait remonter après l'avoir attrapé par les épaules.

Charlie n'a jamais laissé un garçon aller dans cette direction et ce n'est pas ce soir qu'elle va commencer. Paradoxe quand tu nous tiens. Elle fait taire les interrogations du jeune homme par un baiser vorace, inversant leur position et se plaçant à califourchon sur lui. Tout sourire, elle se recule légèrement, faisant passer son débardeur au-dessus de sa tête. Elle sait qu'il aime regarder, et bien qu'elle déteste faire ce qu'elle s'apprête à faire, c'est toujours plus rapide que le laisser lui faire une deuxième fois la totale. « Tu m'as fait plaisir en me laissant te tatouer. À mon tour de te faire plaisir... » Elle arque un sourcil, laisse ses lèvres s'étirer en un sourire gourmand dans le parfait masque de la salope de base qui aime se soumettre de la sorte. Et ses baisers descendent, descendent, encore et encore.... *T'as intérêt à être rapide*

Face au miroir de la salle de bains, elle recrache l'eau qu'elle vient d'emmagasiner dans sa bouche, couverte par le bruit de la chasse d'eau qu'elle vient d'actionner. Fermant le robinet, elle fait face à son reflet quelques secondes avant de retourner dans la chambre du jeune homme, qui lui, semble avoir passé un bon moment. *Au moins t'as été rapide, c'est déjà ça* « T'as pas un truc plus costaud que la cigarette ? » Et simplement vêtue de sa petite culotte elle le rejoint sur le lit. En petite quantité, l'herbe est une des rares choses qui parvienne à l'aider à s'endormir. Et s'il initie un troisième round, Charlie n'est pas certaine de pouvoir continuer à faire semblant.

••••

by Wiise

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Love out of lust. Or not.

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