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 (-18) Life, changes in an instant. Turns on a dime. [Leo]

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MessageSujet: Re: (-18) Life, changes in an instant. Turns on a dime. [Leo]   Jeu 9 Nov - 18:28

Life, changes in an instant. Turns on a dime.



Moment exquis. Perdition ultime et totale dans ses bras et ce bien volontiers. Son corps contre le mien. Ses mains qui pressent ma peau. Ses lèvres qui m'embrassent. Son visage qui respire mon parfum et moi qui m'enivre du sien au point d'en perdre pieds. Totalement. Au point que la douleur de ses caresses dans mon dos en deviennent délicieuses. Au point que ma voix se fasse plus forte pour venir remplir la pièce au même titre que sa voix. Au point que le brasier qui me consume se face d'une violence inouïe à m'en faire crisper avec force mes doigts sur la peau de celui qui est mon tout, ma vie. Au point que je le veuille encore plus. Toujours plus. De lui. Et je l'obtiens. Tourbillon de plaisir et de sensations extatiques qui font tendre douloureusement mon corps qui se trouve au cœur d'une tempête divine. Et la tempête se calme. Toujours accroché à lui ceci dit. Toujours. Bras autour de lui, joue qui vient se perdre contre son crâne alors que mon torse se soulève au rythme d'une respiration qu'il m'est difficile de retrouver. Et mes doigts qui viennent glisser sur sa nuque et tordre quelques cheveux alors que mes yeux se ferment et que mes lèvres s'étirent en un sourire. Moment parfait entre ses bras. Finalement, je recule à peine mon visage pour pouvoir le regarder après avoir rouvert les yeux. Délicatement, mes doigts viennent caresser sa joue, redessiner le contour de ses lèvres. Des lèvres que je reviens cueillir avec les miennes non sans lui avoir murmuré avant à quel point je l'aime. Et qu'il est bon de pouvoir s'allonger contre lui dans le lit quelques instants plus tard. Qu'il est bon de pouvoir se laisser aller à la douceur et à la tendresse de ses bras. Qu'il est bon de pouvoir s'endormir contre lui en oubliant l'horreur de la soirée écoulée. Qu'il est bon d'être sien. Ici et dans mes songes où il n'y a que lui qui subsiste. Rien que lui. Des songes qui me ramène ça et là dans la ruelle, dans l'horreur, pour finalement terminer dans la douceur. Quelques réveils de temps à autres mais le sommeil toujours retrouvé. Douleurs présentes cependant à chaque réveil, qui ramènent à ce qui est arrivé.

Un réveil parmi tant d'autres au cours de cette nuit. Et la conscience de la douleur tant au visage que dans le dos. Des traits qui tirent et un froncement de sourcils, désireux de me rendormir pour faire disparaître la douleur. Mais sa voix me parvient soudain, alors que je suis en train de glisser de nouveau vers le sommeil tant recherché. « J'aurais aimé faire plus. » qu'il murmure. Mon esprit embrumé qui à présent lutte contre le sommeil essaye de comprendre le sens des mots. Mais trop fatigué. Bien trop fatigué. Doucement je glisse, je sombre. Lorsque je le réveil s'impose une nouvelle fois à moi, le manque se fait vite sentir. Les draps vides ne m'échappent pas et aussitôt j'ouvre les yeux. Aussitôt je suis alerte. Aussitôt je me redresse. Et aussitôt je grimace, ayant oublié l'espace d'une seconde les blessures et la douleur qu'elles engendrent. Ayant oublié l'espace d'une seconde ce qui est arrivé la veille au soir. Juste une seconde. Rappelé à l'ordre de façon brutale et doublement lorsque je me souviens des mots prononcés par Leo. Quand ? Durant la nuit ? Il y a quelques minutes seulement ? Je ne saurais dire. Je ne sais pas. Mais il n'est pas là. Il n'est plus à mes côtés. Le cœur qui s'emballe. Frayeur. Terrible frayeur. Tout un tas d'idées folles, tordues et sombres qui me passent par la tête parce que j'ai peur. Pour lui. Peur qu'il ne se sente trop accablé par l'horreur de ce qu'il a fait. Peur qu'il ne choisisse mal, comme j'ai moi mal choisi il y a des semaines de cela. Je me relève, enfile à la va vite un bas de pyjama noir et me redresse non sans laisser échapper un juron à cause de la douleur. C'est bien pire qu'hier au soir. Bien pire. Peu importe. Peu importe la douleur. Il n'y a que lui qui m'importe. Je laisse mes yeux s'habituer à l'obscurité et quitte la chambre. Le regard cherche, fouille. Et je le vois finalement là, dans le salon. Et si je suis soulagé de le voir vivant, mon cœur se brise en voyant ses épaules avachies. Et c'est pire quand je m'approche et que je commence à distinguer son visage. C'est pire. Je ne supporte pas de le voir dans cet état. Je ne le supporte pas et je m'en veux. Je m'en veux de ne pas avoir réussi à me contrôler. Je m'en veux de ne pas avoir réussi à sortir mon arme. Je m'en veux de ne pas avoir réussi à le protéger, lui de cette noirceur qui le ronge à présent. Il me faut le protéger maintenant.

Il me faut être fort pour lui.

Alors je termine de laisser mes pas m'amener jusqu'à lui et je viens finalement me mettre à genoux face à lui, venant chercher son regard en glissant ma main sur sa joue.

« Leo... Mon amour... » Mots soufflés tout bas avec tendresse. « Regarde-moi. » Ordre imposé car échange visuel recherché et essentiel. Dans la pénombre, ses prunelles viennent enfin retrouver les miennes et si mon cœur se serre douloureusement, je parviens à ne pas craquer. Je ne peux plus me le permettre. « Tout ça... » je dis en venant poser mon autre main sur sa joue pour désormais encadrer son visage. « On va réussir à le laisser derrière nous. On va s'en sortir. » Un sourire tendre mais assuré. Force puisée au plus profond de moi pour devenir ce roc dont il va avoir besoin. Et les mots prononcés alors que j'étais dans un demi sommeil me reviennent. Le sourire s'efface, le regard se fait plus dure alors que je rapproche mon visage du sien. Front posé contre le front de Leo. « Tu as fait tout ce que tu pouvais. Tu m'as sauvé. » Un silence. Et ça me prend, ça emplit soudain mon cœur. « Merci. Merci... » je souffle une seconde fois avant de venir de nouveau chercher ses lèvres avant que mon visage n'aille se perdre dans le creux de son cou.

Que mes mots et mes gestes le soulagent. Qu'il parvienne à surmonter ce qui le hante.
Qu'il ne souffre pas.
Qu'il ne souffre plus.



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MessageSujet: Re: (-18) Life, changes in an instant. Turns on a dime. [Leo]   Jeu 16 Nov - 21:02



ft. Dany
Life, changes in an instant. Turns on a dime.

Ça vient s'abattre contre ses épaules, ça appuie d'une force qu'il n'est pas en mesure de combattre. Et Leo le sait, Leo l'a toujours su. Il est des choses qu'il ne pourra pas lui épargner, des précipices dans lesquels il pourrait aisément tomber. Et pourtant, pourtant rien ne vient apaiser les maux qui s'immiscent jusqu'en haut, là, au-travers d'un cœur qui manque de mot pour décrire cette douleur qui ronge les dessous de sa peau. Leo, c'est cet homme empli d'une lumière constante, une clarté décidée à masquer toutes ces ombres brutales. Il est cet homme qu'on aime à côtoyer, cette âme qu'on aimerait chaque jour de sa vie remercier mais ce soir, ce soir il n'est rien d'autre que le spectre de lui-même, à moitié rongé par cette noirceur, affalé dans le noir. Il erre dans les limbes de ses songes, ressassant cette horrible scène jusqu'à ne se souvenir que des traits de celui qu'il n'a pas osé réveiller, celui qu'il ne voit même pas s'avancer. Leo s'y perd, pleinement, jusqu'à ne noter que son souffle. Ce souffle irrégulier, bref, abîmé. Ce souffle qui aurait pu lui être arraché. Un nouveau haut-le-cœur, un sursaut douloureux quand il perçoit enfin la silhouette de celui pour qui s'est déployée toute cette peur. Et les prunelles qui se lèvent, ce regard assombrit qui vient se perdre sur le sien, sur cette douleur différente qu'il se doit de porter à son égard. Elle revient alors, plus vive que jamais, plus dure que toutes les images qu'il s'est créé ; cette foutue culpabilité. Il n'a pas le droit de lui imposer ça et, malgré ça, ce n'est pas de l’amertume, ni de la colère, qu'il aperçoit. Non, c'est toute autre chose, une chose qu'il aurait faire taire, une chose qu'il aurait dû enterrer six pieds sous terre. L'inquiétude. Leo grimace, Leo baisse simplement la tête pour ne pas avoir à lui faire face. Mais rien, rien ne pourrait ralentir la ténacité d'un Daniel décidé. Parce qu'il risque à rencontrer le sol de ses genoux, parce qu'il risque une main délicate le long de sa joue ; et le soupire qui s'extirpe de la gorge du blond semble l'apaiser de bien des réflexions. « Leo... Mon amour... Regarde-moi. » Il hésite un instant, rien qu'un court instant. Leo songe, réfléchit, Leo essaie de trouver une parade à ce qui sait comme devant être dit. Il ne veut pas l'entendre lui rappeler que ce n'est rien, qu'il a usé de tous les pouvoirs qu'il possédait entre ses mains. Ce n'est pas vrai, il aurait dû faire davantage, dès le départ ; agir ou bien s'enfuir. Néanmoins, Leo vient s'y risquer, son regard à peine relevé que les mains masculines contre son visage viennent l'encadrer. « Tout ça... On va réussir à le laisser derrière nous. On va s'en sortir. » Si son sourire, à Daniel, se fait sincère, celui de Leo devient un peu plus ironique tandis que ses prunelles retrouvent l'obscurité installée. Parce qu'il l'a malheureusement privé d'une grande partie chérie de sa vie, un métier qu'il aime par dessus tout exercer. Leo l'en a privé, bêtement, trop acharné. Oui, il aurait voulu faire plus.

Et ils regrettent de ne pas l'avoir fait. Il le regrette là comme il le regrettait un peu plus tôt, murmurant ces mots dans un sommeil profitant à cet homme, un peu plus tôt les yeux encore clos. C'est quand il s'apprête à lui faire entendre qu'il n'est peut-être pas l'homme qu'il connaît, qu'il n'est pas complètement celui qu'il pensait aimer que le front de Daniel vient s'apposer contre le sien, contact nécessaire qui vient apaiser ses songes, et peut-être également les siens, Leo en ressentant enfin les quelques tremblements qui animent ses mains. Et cette proximité qui lui brûle les lèvres, le corps, tout ce qu'il pourrait être en mesure de lui offrir pour qu'il accepte de le pardonner de ne pas avoir assez bataillé pour tout lui épargner, jusqu'à cette douleur qu'il sait comme s'était très certainement propagée. « Tu as fait tout ce que tu pouvais. Tu m'as sauvé. » Un faible rire, quelque-chose de triste, d'amer. Quelque-chose qui vient trahir ce chagrin qui a hanté sa nuit jusqu'à ce moment précis, avant que les mots de Daniel ne vienne pleinement s'ancrer en lui. « Merci. Merci... » Et ce baiser, et cette perdition nouvelle, dure, cruelle. Il la sent se propager en lui, venin délicieux d'une culpabilité aux abords épineux. Parce qu'elle lui rappelle ô combien il a appris à l'aimer, lui et toute sa complexité, tous ses secrets qu'il était venu lui confier, finalement toutes ses similarités. Leo s'en berce, s'en apaise. Leo vient cueillir ce nouveau contact avec un peu plus de volonté, un peu plus de dureté, comme par nécessité de pleinement s'en imprégner. Et c'est grâce à ça qu'il retrouve son souffle, grâce à sa présence qu'il parvient à offrir un peu de clarté à ce misérable gouffre.

Et finalement, ses mains se risquent contre lui, là, nichées au creux de son ventre, le bout des doigts effleurant probablement les abords d'un médaillon que son brun n'a jamais quitter. Il vient s'y perdre, un court instant, recherchant cette sécurité qui – contre lui – ne l'a jamais quitté, pas ici, pas même hier soir. Non, rien ne parvient à défaire ce sentiment, ce trop-plein d'émotions dérangeant. Il le sent s'immiscer, en son cœur se réfugier. Et ça l'emballe, manquant quelques battements, le trentenaire luttant contre son subconscient. Il veut faire taire toute cette culpabilité, toute son entièreté malgré tout ce qu'elle vient lui rappeler, tout ce qu'elle peut aussi apaiser. Leo veut s'en séparer. Leo se bat, plus que déterminé mais rapidement rattrapé, les souvenirs d'un léger rire arraché. Un premier coup et l'impression que son monde bascule, que son univers paisible vers lequel il s'élançait, petit à petit, recule. Alors il les lève, ses bras, il vient enserrer un cou comme par peur d'un potentiel trépas. Et la voix de Claudia, cette vérité qui s'immisce douloureusement comme pour lui rappeler que dans d'autres circonstances, elle aurait pu être là, leur épargnant peut-être de sombrer aussi bas, lui épargnant – à lui surtout – toutes ces circonstances-là. « Ne me laisse pas, jamais. » Une supplice, un tremblement un peu plus régulier au fond de sa voix. Leo s'y attache, redressé comme pour ne pas avoir à le lâcher. Pas encore, ses songes trop peu apaisés, pas assez. « Parce que je n'y arriverai pas. J'y arriverai pas. » Parce qu'il n'est pas fait pour tout ça, pour toutes ces douleurs qu'il ne contrôle pas. « Sans Claudia, sans toi... ; et la suite, elle, ne vient pas. Elle se bloque au-travers de sa gorge, cachée derrière des soupires, des sanglots qu'il peine à contenir, cette volonté tenace que de se lever pour aller terminer ceux à qui ils ont dû faire face. C'est une tempête émotionnelle qui vient s'abattre en lui, quelque-chose qui – non-contenue – pourrait, qui sait, ravager toute sa vie ; finalement, celle de Daniel y comprit. Et devoir l'admettre, devoir le voir, même silencieusement, ça vient le perdre, plus qu'il n'aurait pu l'imaginer, plus qu'il n'aurait pu l'envisager, hier soir, la vérité concernant l'état de cet homme révélé. Et bien qu'il l'est tué, ce n'est pas de ça que Leo vient encore se blâmer. Il lui faudra du temps, un long moment pour enfin se résigner à accepter qu'il ne peut pas tout guider selon comment il les aurait souhaité. Sans elle et toi... ; non, toujours pas. Leo déglutit, Leo s'en défait, essayant de réfléchir, de trouver les mots, essayant de calmer un esprit désormais tourmenté. Je ne veux pas te perdre à cause de ça, je... C'est pas moi. Tout ça, c'est pas moi. Je sais pas pourquoi je tourne comme ça, je sais pas ce que j'ai mais Daniel, je te jure, c'est pas moi... » Ou peut-être que si, finalement. Peut-être que si. Parce qu'il ne s'est jamais senti aussi vivant qu'en agissant, qu'en le protégeant en luttant, qu'en se perdant contre lui encore immaculé de sang. C'est sa lumière qui s'endommage, sa clarté qui ternie, cette promesse de pleine et constante luminosité qui s’évanouit et qui, malgré tout, vient lui assurer ce qu'ils s'étaient, quant à eux, promis, cette possibilité de petite vie. Il le sait, le voit, là, en levant son regard sur celui qui n'entreprend pas un seul écart, entré dans sa vie et déterminé à y prendre part.   

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MessageSujet: Re: (-18) Life, changes in an instant. Turns on a dime. [Leo]   Mar 28 Nov - 18:56

Life, changes in an instant. Turns on a dime.



J'ai tant mal qu'il ait mal. Je voudrais tant pouvoir tout effacer. Tout rendre plus doux. Moins sombre... Cette noirceur qui nous a rattrapés bien malgré nous, sans crier gare. Jusqu'à croire que le répit nous est interdit. Ou peut-être est-ce simplement une épreuve de plus pour nous rapprocher, nous lier, nous prouver que nous sommes faits pour être ensemble, quoi qu'il advienne. J'ai bien envie de m'accrocher à ça, à cette idée, à cette quasi certitude que tout ça n'arrive pas sans raison, que derrière tout ce mal, toute cette douleur, il y a forcément autre chose. Pour lui. Pour moi. Pour nous. Ce nous auquel je m'accroche, auquel il s'accroche aussi sans doute plus que de raison mais qu'y pouvons-nous ? C'est là. C'est en nous. C'est comme ça. Alors son baiser je l'accueille. Je le savoure. Chaque geste. Et un petit sourire quand les doigts de Leo vienne effleurer le médaillon de Jason. Cela représente tant pour moi. Un geste qui peut paraître simple, banal même pour certains mais pour moi cela compte tellement... Parce que c'est comme si le lien existait entre mon fils et Leo, bien qu'un des deux soit à tout jamais arraché à ce monde. Le regard qui se voile en y songeant. J'apprends à vivre avec à présent. J'ai mal. Toujours. Mais j'apprends à vivre avec. J'apprends à faire cette place à mon fils, à ne plus lui donner ce rôle de générateur de douleur et doucement, j'apprends à sourire quand je pense à lui. J'apprends à me souvenir des bons moments même si cette saloperie d'image de lui à la morgue me collera toujours à la peau. J'apprends. Grâce à Leo. Leo que j'accueille dans mes bras, que je sers contre moi, dont je respire le parfum, dont je délecte. Mes doigts qui caressent ses cheveux avec douceur pour tenter de calmer ce tourment intérieur que je devine. Non, ce tourment intérieur que je sais. Que je ne connais que trop bien. Lorsque ses bras m'entourent, mon étreinte se resserre parce que je la sens l'urgence de son geste. Et je ferme les yeux quand sa voix s'élève de nouveau et qu'il me supplie de ne jamais le laisser. Il tremble. Son corps. Sa voix.

« Jamais. » je souffle tout bas.

Promesse.

Et mes mains de se crisper plus contre sa peau, mon cœur de se serrer quand je l'entends me dire qu'il n'y arrivera pas sinon. Ce tremblent dans sa voix me fait mal, me donne envie de pleurer, de hurler, de ravager tout ce qui lui fait du mal, d'effacer toutes les pensées qui l'accablent de manière si brutale et terrible. Il mentionne Claudia, là mon cœur se serre encore plus, et il me mentionne. Moi.

« Chut... » je murmure au creux de son oreille, espérant ainsi le calmer.

Mais c'est vain. Si vain. Impossible à calmer Leo. Mon Leo. Il ne parvient plus à cacher ses sanglots, il ne parvient plus à cacher sa détresse, et moi de le serrer encore plus fort contre moi quand les autres mots s'échappent de ses lèvres, lorsqu'il laisse parler son cœur, ses peurs, lorsqu'il laisse sortir les craintes et leur donne une forme bien précise et réelle. Et si au départ j'ai le cœur contracté par sa douleur à lui, vient ensuite l'envie de lui retirer ces idées de la tête parce qu'il se fourvoie. Parce qu'il est en train de rentrer dans une spirale qui ne lui fera que du mal. Parce qu'il essaye de se justifier. Parce qu'il essaye de me dire que ce qu'il s'est passé ce soir n'a rien à voir avec lui. Mais je ne lui demande pas cela. Pas du tout. Je ne lui demande pas de se détacher de ce qu'il s'est passé ni de prétendre que ce qu'il a fait n'était pas de sa volonté. Il n'a rien programmé, prémédité, il a juste agi en fonction de ce que son instinct lui disait de faire, voilà tout. Il a agi pour moi, pour nous, et je veux qu'il s'accroche à ça. Je veux qu'il cesse de se torturer.

« Tu ne vas pas me perdre Leo. » je lui affirme, mes doigts pressant avec force contre sa nuque pour le garder tout contre moi. Pas besoin de croiser son regard. Nos prunelles se sont déjà tout dit. Tout. Corps contre corps avec force, pour le rassurer, pour le maintenir à la surface de ces eaux trop sombres. « Ni pour ça. Ni pour autre chose. Tu ne me perdras pas, tu m'entends ? Je t'aime. »

Cela suffit.
Je l'aime oui. Quoi qu'il advienne. Quoi qu'il fasse.

Sans aucune limite.



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