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 pressure point | milo

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MessageSujet: pressure point | milo Mar 26 Sep - 23:28

ft. Milo
pressure point

Ses perles claires viennent se perdre sur le cadran de sa montre, là où courent les aiguilles comme dans l'espoir d'en finir, peut-être qui sait. Et Elijah s'y attarde, quelques instants, quelques petites secondes. Il veut voir le temps passer, il veut voir à quel point il a peut-être eut tord de porter quelques espoirs sur le gamin qu'il a embauché par le passé, ce gosse qui avait su donner une nouvelle jeunesse à Shawn sur qui, enfin, il revient. Il l'a vu, cet air triste, cette volonté tenace de penser que cette idée pourrait le quitter et pourtant, Elijah s'avoue sûr de lui pour cette fois. Les erreurs n'ont fait que s'accumuler, s’accroître et ça depuis déjà un petit temps, finalement trop longtemps. Alors il en soupire, baissant simplement le regard quand son aîné s'attarde une énième fois sur sa personne, suppliant du regard, celui qu'il ne souhaite pas voir. Parce qu'il s'en veut, un peu, dans le fond. Parce qu'il avait appris, bêtement, à l'apprécier cet espèce d'enfant, ce grand con aux premières allures de fainéants. Aussi, il secoue la tête, allant pour retourner en salle, allant pour s'occuper de ses tables. Parce qu'il doit s'occuper, essayer de ne pas penser, Esras n'étant pas encore levé pour l'y aider. Ce con a toujours eut le mot pour rire, ça depuis qu'il s'est risqué jusqu'à lui depuis New-York malgré tous les dires. Et, finalement, rien que d'y songer, Elijah en accroche un sourire léger. Il se perd dans ses songes, dans sa contemplation des choses, essuyant, guettant, s'assurant que tout se passe bien pour les présents jusqu'à ce que la porte ne s'ouvre, jusqu'à ce que la silhouette qui s'engouffre ne se découvre et il la reconnaît, cette allure, cette dégaine qu'il n'a jamais su lui blâmer au vu de son originalité, davantage en s'attardant sur le reste de ses « employés ». Elijah s'en redresse, Elijah s'en arrête pour finalement sentir le regard fuyant du gamin l'ignorer. Il le sait, il le comprend à la manière dont il avance, retrouvant son compère qui, peut-être, en laisse entendre assez avant qu'il ne tente à nouveau de s'échapper une fois ses affaires déposées, prétextant devoir travailler. Il doit le faire depuis bien longtemps, depuis que ses retards, ses absences se sont faites assez remarquées pour que Haynes ne vienne lui même s'en inquiéter, pourtant bien moins présent désormais. Mais oubliées toutes ces futilités, oubliée cette pression qu'il décrivait comme nécessaire. Elijah fronce les sourcils, restant dans l'ombre, guettant les aller et venus jusqu'à tenter d'apercevoir ses traits à peine vus. Il l'évite tout comme il esquive Shawn qui, surpris, n'ose pas sortir de sa tanière, campant derrière le bar comme par peur qu'il ne le rembarre. Et ça jette un léger froid, quelque-chose de perceptif, quelque-chose pour quoi il se fait très peu réceptif. Trop peu. Alors, durant un petit moment, Elijah se défait du grand qui fait ses aller-retour, qui va et vient comme dans l'espoir de trouver de quoi faire sa petite vie dans son coin.

Et il aurait pu le laisser faire, finalement se taire. Elijah aurait pu tourner les talons, s'en remettre à ses maigres occupations. Mais rien, rien ne vient faire taire les nombreuses questions qui s'invitent, là, dans les profondeurs de son être et de sa curiosité aussi, peut-être, à moins que ça ne soit toute autre chose. A moins que... il secoue la tête, retrouvant un peu de lucidité, s'en remettant à cette réalité pour finalement s'animer, jusqu'à sa hauteur se risquer. « Tu m'expliques ce qui t'arrive ? » La question se pose, attire son attention et il sait qu'il pourrait lui dire, il sait qu'il pourrait aisément lui faire entendre les excuses dont il a besoin pour comprendre. Mais rien, rien ne vient, au lieu de ça, Milo lui fait comprendre que ce n'est rien. Rien, rien. Et ça se répète dans la tête du mercenaire qui guette les marques qu'il porte maladroitement, comptant sur les points obscurs du Penitent pour les atténuer. Eh bien, raté. Et, tandis qu'il va pour lui échapper, Elijah n'y va pas par quatre chemins, empoignant son bras, l’entraînant à sa suite tandis que Shawn guette, attend, surveille. Curieux, inquiet finalement, lui aussi. « T'as une putain d'heure de retard et c'est pas la première. Ça dure depuis assez de temps pour que j'ai eu l'idée de te dégager d'ici alors remercie l'état de ta gueule qui fait que l'envie me soit passée ; une petite pause tandis qu'il le toise, encore quelques secondes, ça avant de se rendre compte de ce qu'il vient de faire, la manière dont il s'y prend. Elijah soupire, passant ses mains contre ses traits, pinçant – par réflexe habituel – l'arrête de son nez. Bordel, tu peux pas juste nous parler ? Qu'est-ce que tu as ? » Et la question se repose, elle s'éternise cette fois et il ne lui laisse pas la possibilité d'y échapper, pas cette fois, pas maintenant qu'il est parvenu à voir ça. Et malgré le silence, malgré le regard du gamin qu'il perd, Elijah continue ses analyses, celles qu'il peut se permettre pour connaître ce genre de marques, l'impression des plaies le long de sa peau assez pâle pour en distinguer chaque craquelure. « C'est la même raison pour toutes tes conneries depuis quelque temps ? » Il brise le calme, cette absence de réponse qui persiste et à laquelle il finira par perdre patiente ; parce qu'on ne touche pas à ceux qui parviennent à entrer dans son cercle plus ou plus proche, bien qu'il n'ira pas l'admettre, pas comme ça. Et, finalement, c'est l'une de ses mains qui vient seulement poser le bout de ses doigts contre le haut du torse du tatoué, histoire d'avoir l'attention nécessaire quant à ce dont il essaie de lui parler. « T'es au courant que je n'suis pas prêt de bouger d'là tant que tu n'auras pas retrouver comment on fait pour communiquer, hm ? » Derrière ces mots, il cherche son regard, insiste et se fait tenace jusqu'à y parvenir, laissant l'azur clair de ses prunelles se perdre dans les siennes.

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MessageSujet: Re: pressure point | milo Ven 29 Sep - 18:37


pressure point
Elijah & Milo


J’ai du mal à reprendre mon souffle. Je sens que je vais me faire appeler Arthur… Je suis encore en retard. Ce n’est pas vraiment de ma faute, j’était plus ou moins dans les temps avant que Zara pète sa durite. Bon, OK? C’est sans doute un peu de ma faute parce que je lui ai menti et que je sais à quel point elle a horreur de ça. Je lui ai promis, juré, craché, que je n’étais plus en relation avec Ayleen et que je l’avais définitivement rayée de mon existence. Sauf que c’est totalement faux, j’ai juste remplacé son nom dans mon répertoire après avoir réussi à récupérer son numéro via Taylor. Je ne sais pas encore de quelle manière Zara s’y est prise, mais elle a découvert le pot aux roses et ne l’a évidemment pas très bien pris. Du coup, c’est quand même un petit peu ma faute si elle a perdu son sang froid et s’en est pris à moi de bon matin.
Comme d’habitude, elle n’est pas parvenue à gérer ses nerfs et j’ai perdu patience et lui ait mal parlé. Je n’ai jamais vraiment été très diplomate il faut dire… Et j’ai tendance à défendre mon bout de viande, peu importe les conséquences. Ce matin, la conséquence a été de recevoir son poing en plein visage après une remarque déplacée. Ca a fait mal. C fait encore mal en fait…
La plupart du temps, quand elle bascule et le réalise, elle s’excuse platement, mais pas cette fois. Cette fois, ça ne lui a fait ni chaud ni froid. Elle s’est même marré et m’a proposé d’égaliser mon oeil au beurre noir en me cognant à nouveau. Nous nous sommes quittés fâchés.
Je suis sorti, agacé mais surtout un peu…pas inquiet ou vraiment chamboulé mais… Peut-être un peu. J’en sais rien.
En tout cas, cette énième dispute m’a mis en retard pour prendre mon shift au Penitent. Ce n’est pas la première fois ce mois-ci et je sens que Elijah commence à perdre patience avec moi. Ca me fait chier parce que je suis réellement motivé et j’aime mon job. J’aime l’ambiance du pub, passer du temps avec Shawn et arracher deux ou trois mot au maitre des lieux… Mais je sais que si je continue sur cette pente glissante, je vais m’en mordre les doigts. Shawn me l’a dit. Voilà comment je le sais. Il m’a prévenu que notre patron commençait à tiquer et remarquer mes retards à répétition, mes maladresses récurrentes et n’appréciait pas trop. Shawn m’a demandé de me tenir à carreaux mais j’ai beau essayé, ça ne fonctionne pas… Quand je ne suis pas en retard, je passe mon temps sur mon portable pour essayer de rassurer/calmer Zara et je ne suis jamais tout à fait à ce que je fais…  C’est pénible. En même temps, c’est comme ça, non ? Les relations de couple sérieuses demandent de aire des compromis. Tout n’est pas rose tous les jours et il faut faire avec. Alors je fais avec… Mais Elijah estime évidemment de ne pas avoir à "faire avec" et bien sûr il a raison. Il a un bar à faire tourner après tout.

Mes lunettes de soleil en place sur mon nez - pour tenter de cacher le gros des dégâts - ma casquette vissée sur ma tête, je pousse la porte de l’établissement en espérant que mon retard n’aura pas été remarqué. Mais bien sûr qu’il l’a été. Il aurait fallut une explosion pour distraire mon employeur et me permettre d’arriver sans encombre.
Je les salue brièvement de la main, grimace pour leur faire comprendre que je suis désolé, et m’empresse de filer déposer mon sac derrière le comptoir pour me mettre à l’oeuvre sans perdre une seconde. Hors de question de passer par les vestiaires dans lequel M. Haynes pourrait me choper sans mal et me questionner (ou me virer…). Je prends donc mon service, prenant soin de toujours me trouver à l’opposé d’Elijah et loin de Shawn aussi. Ca m’ennuie parce que j’aimerai bien bavarder avec lui mais il va remarquer mon cocard, me demander des comptes et bla bla bla, ça va être chiant ! J’ai pas envie de ça. J’ai envie qu’on me foute la paix. Qu’eux me foutent la paix et que Zara me laisse respirer un peu aussi.
Même Taylor commence à m’agacer à me relancer tout le temps pour qu’on se voit. Je lui ai dis que ce n’était pas possible ! Qu’est-ce qu’elle ne comprend pas là-dedans ? Chaque fois qu’elle me contacte, ça met Zara dans un état pas possible et ça me soule. J’aime Taylor, profondément, mais là, ça me gonfle. J’ai trop de choses à gérer et j’ai l’impression que je ne m’en sortirais jamais…

Et alors que je rumine, me retenant de déjà jeter un oeil sur l’écran de mon téléphone, qui se trouve dans la poche de mon jean, Elijah me surprend tout à coup. Alors que je fais volte-face après avoir annoncé rapidement ma commande à Shawn, il apparait devant moi et manque de me faire avoir une putain de crise cardiaque ! …encore que peut-être que c’est exactement de ça que j’ai besoin ?
« Tu m'expliques ce qui t'arrive ? »
« C’qui m’arrive ? Bah rien ! Rien, rien ! Tout va bien » je lui souris, comme si je faisais la promotion d’un nouveau dentifrice.
Mais bien sûr, on ne la fait pas à Lijouh ! Il me fait savoir qu’il n’est pas satisfait, qu’il envisage effectivement de me foutre dehors et…qu’il ne s’est pas laissé avoir par mes supers lunettes de soleil et ma casquette. C’était pourtant le camouflage parfait ! Ca marche dans les films…
« Oh c’est rien… J’suis content que ça joue en ma faveur mais enfin…désolé. Ca arrivera plus, je vais faire des efforts, promis ! »
« Bordel, tu peux pas juste nous parler ? Qu'est-ce que tu as ? » enchaine Elijah, comme s’il ne m’avait pas entendu m’excuser et tout le tintouin.
Je passe d’un pied à l’autre, nerveux. Je n’ai pas envie qu’il pose de questions. Je n’y répondrai pas. Je n’ai pas envie qu’il me juge ou qu’il juge Zara. Je veux juste qu’il me foute la paix… C’est pas trop demandé pourtant, non ? J’suis un peu en retard de temps en temps et alors ? Il n’a qu’à me couper mes pourboires, retirer quelques dollars sur ma paie et voilà ! C’est pas comme si le bar affichait complet et que ma présence était VRAIMENT indispensable…
« T'es au courant que je n'suis pas prêt de bouger d'là tant que tu n'auras pas retrouver comment on fait pour communiquer, hm ? »
Je déglutis péniblement. Je sais pas trop quoi répondre. Je peux plus me défiler. Faut que j’lui raconte un truc. Mais pas la vérité.
« Faut pas vous en faire boss. C’est juste que j’ai un peu de soucis avec mon diabète en ce moment » - et c’est vrai, sans que je ne sache expliqué pourquoi parce que jusque là, c’était niquel ! - « du coup je dors pas bien, j’suis souvent fatigué et le matin j’ai du mal à émerger. Puis du coup j’suis maladroit. J’ai fait une hypo et je suis tombé ce matin dans la salle de bain. D’où le cocard. Mais ça va mieux maintenant, c’est bon. J’peux retourner bosser s’il vous plait ? » j’enchaine très vite, d’un ton pus suppliant et désespéré que je ne l’aurai voulu et qui ne va pas beaucoup crédibiliser mes propos. Merde… « C’est vraiment rien » ajoute donc, histoire de rattraper un peu le coup, de dédramatiser. « Je vais aller voir un médecin et je serai comme neuf très vite ! Après y aura plus de retard, faut pas vous faire de mouron. »


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MessageSujet: Re: pressure point | milo Lun 9 Oct - 21:21




ft. Milo
pressure point

Des efforts, il les attend depuis un petit temps et rien, rien ne vient, rien ne s'impose et il s'expose, de plus en plus faible, ailleurs, défait. Ça l'inquiète, plus qu'il ne l'aurait peut-être voulu, la faute à Shawn et ses conneries d'attachements furtifs. Il se prête au jeu, comme un idiot, sentant son attention s'en malmené d'être aussi intéressé. Et pourtant, il demeure là à lui faire face, essayant de garder son calme, de prendre sur lui, attendant tout de même une réponse plus claire, plus nette que celles déjà servies. Il sait que toutes conséquences à d'abord une cause, et si Milo se fait de plus en plus doué pour servir et faire son travail entre ces murs, mentir n'est pas encore son fort. Bien qu'il s'abstient encore de le dire, de le faire remarquer, misant sur une toute dernière once d’honnêteté de la part du tatoué. Qui ne vient pas, peut-être pas en vérité ; ça lui paraît trop facile, assez pour qu'il ne fronce à nouveau les sourcils tandis que les mots viennent, rapidement. « Faut pas vous en faire boss. C’est juste que j’ai un peu de soucis avec mon diabète en ce moment. » Chose dont il ignore à peu près tout parce qu'ils en parlent peu, trop peu, parce qu'il l'a toujours vu au meilleur de sa forme et qu'il commence à trouver ces états déplorables un peu plus fréquent. Alors il attend, il attend davantage, n'ayant pas à se faire prier puisqu'il reprend dans la foulée. « du coup je dors pas bien, j’suis souvent fatigué et le matin j’ai du mal à émerger. Puis du coup j’suis maladroit. J’ai fait une hypo et je suis tombé ce matin dans la salle de bain. D’où le coquard. Mais ça va mieux maintenant, c’est bon. J’peux retourner bosser s’il vous plaît ? » Et ses traits qui tentent de le supplier, cet air faussement embarrassé qui cache une certaine détresse. Sa présence, il le sait, ça a toujours été un peu ça le problème. Parce qu'il est de moins en moins présent, parce qu'il reste dans son coin à reprendre des affaires qui lui prennent davantage de temps. Le passé le rattrape et, avec lui, cette solitude des plus vulgaires, des plus tenaces. Et ça lui porte préjudice, ça ne suffit pas à le mettre davantage en confiance ou peut-être que si, qui sait, peut-être que la chose est toute autre et qu'il n'a pas à s'en mêler. Il n'a pas à le faire de toute manière. Et pourtant, pourtant il reste là, à croiser les bras, pas décidé à lui libérer la route pour quelques pas. « C’est vraiment rien. » Non, rien qu'une chute aux allures de coup, une chute qui n'a pas ouvert, seulement bien frappée. Évidement. Parce qu'il ne s'y connaît pas en passage à tabac, pas du tout. Conneries. « Je vais aller voir un médecin et je serai comme neuf très vite ! Après y aura plus de retard, faut pas vous faire de mouron. »

Des paroles qui résonnent, qui viennent se perdre dans la pièce avec aussi peu d'impact que ses premières justifications. Parce qu'il contemple, parce qu'il guette, parce qu'il essaie de percevoir davantage ce qui orne son œil avec extravagance. Et ça lui arracherait presque une grimace pour avoir connu ça, pour l'avoir plus d'une fois encaissé. Raison pour laquelle il peine à le laisser passer, raison pour laquelle il veut insister. Et pourtant, pourtant ça l'intrigue, toutes ces histoires, ce comportement de plus en plus stressant. « Admettons ; qu'il laisse lui échapper, frottant sa barbe un court instant avant d'en revenir à lui, avant d'oser lever une main vers lui en désignant finalement la marque qu'il aborde, celle qu'il aurait voulu cacher en entrant d'ailleurs, maintenant qu'il y repense. Ça m'a plutôt l'air d'un bon coup qui s'est logé sur ta tronche. » Et un sourire désolé, en vérité pas du tout. Il commence à perdre patiente en essayant de se faire conciliant. Il a encore beaucoup de travail à faire sur lui-même, des limites à s'instaurer, du repos à récupérer. Elijah sent ses nerfs le piquer, ne serait-ce que légèrement et c'est suffisant, suffisant pour qu'il ne soit plus aussi patient. « Shawn, tu te sens de gérer tout seul un petit moment ? » La question se pose tandis qu'il ne dévie pas ses prunelles claires du grand auquel il fait face, sachant cette remarque comme pouvant le faire davantage stresser, là n'est pourtant pas sa première idée. « Laisse tomber tout ça, viens. » Il prend ce qu'il tenait, garde tout en main pour finalement l'accompagner jusqu'à son bureau plus ou moins aménagé, déposant ses commandes à Shawn qui s'affaire aussitôt, le regard traîneur sur les deux hommes qui s’éclipse derrière une porte qui se ferme d'un bref coup de pied. Il réfléchit, cherche ses mots, invite Milo à s'asseoir tandis qu'il lui tourne un peu le dos. C'est difficile pour lui, difficile d'agir comme la société le voudrait, comme les conventions l'exige. Alors il peine, vraiment, fouillant encore et encore dans l'espoir d'une réaction censée. En vain, ou presque. Un nouveau soupire et le corps qui s'affaisse sur le bord du bureau en bordel, plus que d'ordinaire, plus qu'il n'aurait dû l'être ; la faute à son manque clair de temps. « Tu veux un verre, ça t'aidera à passer un peu.. tu sais, comment ça doit tirer. » Qu'il vient dire, désignant à nouveau la nuance bleuté qu'il porte en maquillage improvisé. « Hormis ça, Shawn m'a dit que tu devais avoir des soucis, tu passes la quasi totalité de ton temps à surveiller ton téléphone. Tu as besoin de quelque chose ? » Jouer sur tous les tableaux, essayer de lui faire comprendre qu'il peut être ridicule ; ou qu'ils s'inquiètent vraiment pour lui, aussi. Il insiste, le guette, vient s'asseoir dans son fauteuil de grand maître. « Faut que je sois sûr que tu vas pas me planter sans que je puisse te remplacer. Et, honnêtement, j'ai pas très envie de le faire vu comment tu t'es vite intégré. T'étais venu me voir super emballé pour cette place et maintenant on dirait que t'essaie de te faire dégager, je comprends pas, je t'avoue. » Ou presque pas. Presque pas.

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MessageSujet: Re: pressure point | milo Jeu 19 Oct - 18:05


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Elijah & Milo


« Admettons… »
Bon, ce n’est pas exactement la réaction que j’espérai. Ce n’est pas non plus un « Tu te fous de ma gueule » ou un « T’es viré » simple, concis et effrayant mais…ce n’est pas hyper encourageant. Ca veut dire qu’il reste encore une place pour le doute dans son esprit, et ça n’est pas bon pour moi. J’ai pas envie qu’il insiste. J’ai pas envie qu’on se dispute, qu’il perde patience et qu’on en arrive au fameux « T’es viré ». J’ai pas envie de perdre ce job. Je n’ai pas non plus envie de me brouiller avec Elijah et je n’aime pas trop lui mentir. Mais j’ai pas tellement le choix. D’abord parce que j’ai ma fierté et ensuite parce que ça ne le regarde pas. Je n’ai pas envie d’évoquer mes disputes avec Zara avec lui ou avec qui que ce soit. Ca ne regarde personne et je ne veux pas les entendre la juger, la critiquer ou me sortir des phrases toutes faites pour m’inciter à la quitter. Parce que si parfois ça va mal, la plupart du temps, ça va très bien… Je dois admettre que ça arrive de moins en moins souvent, mais ça arrive. Et la majorité des fois où ça dégénère, c’est à cause de mon attitude. Zara est une femme jalouse, c’est tout. Elle est intense et elle tient énormément à moi, et quand je déconne, quand elle a peur que j’aille voir ailleurs, elle pète les plombs. Je peux pas vraiment la blâmer pour ça.

Elijah enchaine, me faisant savoir que, pour lui, la marque sur mon visage ressemble plus à un coup qu’au résultat d’une mauvaise chute. Je hausse une épaule, essayant de ravaler mon angoisse et de garder un air parfaitement détaché. Je dois avoir l’air de vouloir dire : Pense ce que tu veux mon gars, c’est arrivé comme j’te l’ai raconté et puis c’est tout.
Je vois les mâchoires de mon interlocuteur se contracter et comprends que les choses ne vont pas en rester là. Je côtoie Haynes depuis suffisamment longtemps pour savoir quand il est agacé et il est agacé, c’est évident. La question est donc : à quel point ? Et quand il se tourne un instant plus tard vers Shawn pour lui demander de gérer sans NOUS quelques instants, mon coeur s’accélère dans ma poitrine. Ca pue la merde. Non, non, non…
« C’est pas… »
Mais il ne me laisse pas terminer ma phrase et lui dire que ce n’est pas la peine d’en arriver là, que je veux juste bosser et pas faire d’histoires. Il me demande de laisser tomber ce que je fais et de le suivre. Je jette un regard suppliant à Shawn mais ce traitre s’empresse de détourner le sien et de faire comme s’il ne m’avait pas vu.
Je ne bouge pas. Alors finalement, Elijah me débarrasse de mon carnet de commandes et va le remettre lui-même à notre collègue qui, une fois encore, prend grand soin d’éviter de croiser mon regard et me laisse patauger dans ma merde. C’est franchement pas cool ! Je fusille le dos qu’il me présente du regard et, résigné, n’ayant pas franchement d’autre choix : j’emboite le pas à mon patron. Nous atterrissons dans son bureau et je pousse un soupir de dépit, quasiment en même temps que lui.
Il s’installe sur le bord de son bureau, dans une position décontractée (même s’il ne l’est clairement pas !) et me propose un verre.
« Non. J’l’ai dis : tout ça c’est à cause de ma glycémie alors si j’bois, c’est foutu » je lui fait savoir, prenant un ton moralisateur, histoire d’enfoncer encore un peu plus le clou et de donner plus de poids à mon histoire. Qui n’est pas un mensonge en vérité. Parce que j’ai vraiment des soucis avec mon insuline qui ne semble plus jamais dosée comme il le faudrait.
Parfois, je me demande si Zara… Non, elle ferait pas un truc pareil.

« Hormis ça, Shawn m'a dit que tu devais avoir des soucis, tu passes la quasi totalité de ton temps à surveiller ton téléphone. Tu as besoin de quelque chose ? »
J’ouvre la bouche pour répondre, mais cette fois encore, le gérant du Penitent ne me laisse pas l’occasion d’en placer une. Il enchaine pur me faire savoir le fond de sa pensée et mettre des mots sur ses craintes. Qui ne me concernent pas vraiment en fin de compte. Plutôt mon poste. J’en suis un peu vexé…et en même temps, c’est vrai que je lui ai déjà fait faux bond et qu’il a un business à faire tourner.
« Mais j’suis toujours emballé M’sieur Haynes ! C’est vrai, j’vous jure ! » je m’empresse de lui faire savoir. « C’est vraiment pas ma faute ces histoires… J’ai pas de contrôle là-dessus. Et j’surveille mon téléphone parce que… »
Fais gaffe…
« …ma nouvelle copine est flic et ça me stresse un peu. Avec tout ce qui se passe et ce qui m’est arrivé à Noël, tout ça…Ben j’suis un peu parano. J’ai peur qu’il lui arrive des sales trucs alors je lui demande de m’envoyer des messages pour me prévenir quand elle va en intervention et tout et tout. Donc je surveille souvent… »
Et comme par hasard, mon portable choisi ce moment précis pour émettre un son familier. SMS reçu. Je déglutis péniblement.    
« Y a pas de grand mystère patron, j’vous jure c’est vrai ! J’suis juste fatigué à cause de mes soucis de santé. Mais je vais essayer de faire mieux.Je vais aller voir le médecin et tout rentrera dans l’ordre après. J’envisage de me faire poser une pompe à insuline comme ça j’aurai plus à faire les injections moi-même… »
Mais je vois bien qu’il n’est toujours pas tout à fait convaincu… Alors je sors ma dernière carte.
« Et puis je vais ralentir sur… Bon j’sais qu’vous et Shawn vous êtes pas stupides et u’vous sentez que parfois j’sens pas que la clope. J’vais ralentir ça aussi. Ca m’embrouille peut-être le cerveau et le pancréas. J’vais faire des efforts. »
Allez, mettons tous mes soucis sur le dos de la drogue ! Ca marche tout le temps… Pourquoi pas aujourd’hui ?


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MessageSujet: Re: pressure point | milo Mer 25 Oct - 21:20




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« Mais j’suis toujours emballé M’sieur Haynes ! C’est vrai, j’vous jure ! » De l'empressement. Et cette précipitation viendrait presque rassurer Elijah qui commence à douter de l'attachement qu'il pourrait avoir envers cette maison qui l'a si rapidement accueillie. Aussi, il s'en détend, un peu plus, il vient retrouver un peu de sérénité tout en guettant les dires qu'il pourrait encore énoncer. Son attention tournée vers lui, Haynes en attendrait presque plus de celui qui lui fait face, hésitant à le laisser partir maintenant qu'il ait entendu ce qu'il pouvait avoir à dire ; ou presque. Car les mots reprennent, reviennent, s'immiscent dans leur petite conversation pour donner davantage de justification à ses récentes actions. « C’est vraiment pas ma faute ces histoires… J’ai pas de contrôle là-dessus. Et j’surveille mon téléphone parce que… » Une petite pause et des mots qui viennent faire presque pâlir le mercenaire qui s'en ferme, instinctivement, aussitôt. Elijah prend presque du recul, retrouvant la stabilité de ses jambes pour faire quelques pas, quelques pas à l'opposé de là où se tient Milo et le récit énoncé. Tout lui semble différent, tout vient prendre un autre sens. Et cette paranoïa, dure, coriace, vorace. Elle ronge, se nourri des pensées qui viennent flirter avec son esprit alarmé. Elle est flic et il se tient ici, si proche. Trop proche. Un frisson, un poids qui vient s'abattre contre ses épaules qu'il détourne de la vision du grand tatoué. Il essaie de ne pas lui faire face, de ne pas céder aux questions qu'il est en train de se poser. Et si, et si tout n'était qu'un jeu parmi tant d'autres jusqu'alors esquivés. Et c'est une nouvelle sonnerie du dit téléphone qui le rappelle à l'instant présent, à la réalité des choses loin de toutes les hypothèses qu'il envisage déjà comme réelles. L'azur quelque peu noirci de ses prunelles se détourne du mur qu'il toisait, revenant se perdre sur la silhouette qui anime la pièce en même temps que la sienne. Il l'écoute plus qu'il l'entend, essayant de comprendre comme ils en sont arrivé là, comment ils ont pu passer à côté de ce détail plus qu'important. Et le cœur qui se serre, l'impression que l'air manque à ses poumons. Non, non. Pas cette fois, Elijah doit apprendre à contrôler ce qui grogne en bas. Plus que ça. Parce qu'il aimerait y croire, parce qu'il veut y croire, vraiment. « Mais je vais essayer de faire mieux. Je vais aller voir le médecin et tout rentrera dans l’ordre après. J’envisage de me faire poser une pompe à insuline comme ça j’aurai plus à faire les injections moi-même… » Un bref hochement de tête tandis qu'il réfléchit, qu'il tente de tout assimiler, ça du mieux qu'il le peut. « Et puis je vais ralentir sur… Bon j’sais qu’vous et Shawn vous êtes pas stupides et u’vous sentez que parfois j’sens pas que la clope. J’vais ralentir ça aussi. Ça m’embrouille peut-être le cerveau et le pancréas. J’vais faire des efforts. »

Et pas que, qui sait. Il sent ses idées se faire plus dures, plus claires ; lui semble-t-il. Et s'il savait, s'il parlait, si tout n'avait été qu'un piège bien pensé ? Un soupire et ses mains qui se serrent, qui luttent pour faire circuler calmement le sang qui s'y accumule, celui qui bouillonne au cœur même de ses veines. Elijah se sent craquer, passer dans cette faille interdite entre humanité et animosité. Et pourtant. « Tu as raison, tu devrais. » Ça vient seul, sans qu'il n'est vraiment à se forcer, gardant pour lui que ça pourrait même devenir une nécessité quant à ce qu'il lui a révélé. « Garde ton téléphone si tu veux mais je doute qu'elle soit en mesure de t'envoyer des messages toutes les cinq minutes si intervention il y a. » Il vient lui laisser entendre qu'il n'ira pas plus loin, qu'il ne lui fera pas énoncer d'autres histoires. Elijah choisit de couper court à cette conversation qui commence à peser, à élever ce qu'il tentait de faire taire à chaque jour levé, présent entre ces murs qu'il se doit de préserver de ses songes névrosés. « Sois juste attentif et fais attention à toi. » Qu'il vient faire entendre, prêt à le laisser partir, prêt à lui ouvrir la porte comme pour le libérer de cet interrogatoire improvisé. Mais quelque-chose l'en empêche, quelque-chose qui claque au fin fond de son âme sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Ça vient danser, flotter dans son esprit un peu plus embrumé par une paranoïa qu'il ne peut esquiver. Il entendrait presque le bruit métallique des bracelets qu'on avait pu lui assigner, ceux qui avait condamné celui qui s'était tenu dans son dos, sous la trajectoire des balles d'un ami à qui il doit désormais toute sa vie. Un frisson, il trésaille, la mâchoire qui se crispe lorsqu'il resserre les dents, ravalant toute une haine qu'il porte à l'égard de ces âmes-là. Ça retentit, ça se répète, ce son strident qui revient, encore et encore. Il sonne, résonne, fait écho à une douleur qu'il n'est pas encore à même de faire passer, cause de sa fuite au loin d'un être qu'il n'aurait jamais dû quitter pour pleinement se préserver. Ce sont des gens comme eux qui l'ont poussé à l'abandonner, rendant sa folie un peu plus affamée. Et finalement. « Elle sait que tu travailles là, cette copine ? » La question n'a rien à voir avec tout le reste mais elle vient franchir la barrière de ses lèvres jusqu'alors closes, jusqu'alors bien assez pincées pour que rien ne puisse s'en échapper. Haynes ose, pose son regard sur celui qu'il questionne comme dans l'espoir d'y percevoir déjà la réponse qu'il lui fera savoir. Ça frappe sous sa poitrine, ça vient heurter avec autant de colère qu'il tente de refréner dans un silence des plus complets. Elijah attend, patient, encore calmement. Il essaie de s'en convaincre, d'imprimer cette possibilité, cette volonté de voir Milo en 'ami' plutôt qu'en ennemi, plutôt qu'en éternel rappel que ses remparts se sont fissurés, que sa sécurité ne fait que se faner.  

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MessageSujet: Re: pressure point | milo Dim 29 Oct - 10:35


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Bon, je crois que cette fois, j’ai fait mouche ! Je crois que cette fois, il me croit. Il faut dire que c’est convainquant, parce que tout ce que je lui ai dis est vrai, enfin de compte. Les meilleurs mensonges sont toujours accompagnés de vérité. J’envisage vraiment de me faire poser une pompe et je sais que je fume un peu trop et que ça me grille quelques neurones. Enfin d’après le monde entier c’est ce qui se passe donc… Bref ! Je fais amende honorable et la sauce a l’air de prendre. Je le sens un peu tendu mais c’est peut-être juste parce qu’il n’aime pas le fait que j’ai réponse à tout. Peut-être même qu’il espérait me coincer et me virer et que je viens de le déposséder de ce pouvoir. nah, sans doute pas. M’sieur Haynes est plutôt cool comme patron et s’il avait vraiment voulu me virer, il l’aurait fait, sans avoir à se justifier.
Il me fait donc savoir que j’ai raison et que je devrai arrêter la fumette. Je prends un air contrit de circonstance et attends surtout le moment où il me libèrera enfin. Il m’autorise à garder mon téléphone sur moi pendant mon service et je l’en remercie silencieusement. S’il me l’avait confisqué, j’aurai eu du mal à l’expliquer à Zara… Elle aurait pensé à un coup fourré certainement. Je hoche donc la tête, bravement, le remerciant pour son geste et arborant l’air du type qui se repent et a conscience de la chance qui lui est accordée. Ce qui est vrai, on ne va pas se mentir.
« Sois juste attentif et fais attention à toi. »
« Oui, promis » je lui assure dans un sourire, en me redressant déjà, déduisant de ces propos que notre échange touche à sa fin et que je vais pouvoir retourner vaquer à mes occupations.
Je me rapproche un peu de lui et de la porte de sortie près de laquelle il se tient. Sauf qu’il n’ouvre pas et ne me libère pas… Je continue de sourire, mais avec de moins en moins d’allant. A quoi il joue ? Pourquoi est-ce qu’il n’ouvre pas ? Qu’est-ce qu’il me veut encore ?
Ca va donc jamais finir ? J’ai envie de le bousculer, d’ouvrir moi-même cette porte et de m’échapper. Mais évidemment, je ne peux pas me permettre de faire un truc pareil… Je dois prendre mon mal en patience et espérer une libération prochaine. Le temps commence à me sembler long…

« Elle sait que tu travailles là, cette copine ? » finit par m’interroger mon patron.
« Bah oui, bien sûr » je lui réponds, ne comprenant pas très bien le sens de cette question. D’autant que je devine que cette question et sa réponse sont importantes pour lui… Sinon il n’aurait pas perdu tant de temps à peser le pour et le contre avant de me la poser.
Et puis tout à coup, je percute. Enfin plus ou moins. Je lui ai dit que Zara est flic et c’est certainement ce détail qui l’a mis un peu mal à l’aise. Mais pourquoi ? Est-ce qu’il aux souci avec sa licence ? Son assurance ? Est-ce qu’il a fait de la taule et n’aime pas les poulets ? Ca, ça ne serait pas tellement étonnant. Il a ce regard…cette façon de se tenir, toujours sur le qui-vive, comme s’il devait protéger ses arrières. Peut-être littéralement….séjour en prison oblige.
Bien sûr, des images de Elijah en train de se faire violer en prison me viennent… Yerk !

Mon portable recommence à sonner à ce moment. Je baisse les yeux en direction de ma poche et capte le regard de Elijah qui se porte également dans cette direction.
« Elle est pas hyper patiente. Mais vous inquiétez pas, elle est cool à part ça ! J’veux dire… ‘fin si y a quelque chose qui vous inquiète, elle est pas trop regardante. Vous êtes pas les seuls à sentir que j’sens pas que la clope, voyez où j’veux en venir ? Et elle m'a jamais fait chier avec ça » je lui lance, essayant de le rassurer. « J’peux y aller maintenant ? » j’ajoute très vite, désignant la porte devant laquelle il squatte toujours…  


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MessageSujet: Re: pressure point | milo Jeu 2 Nov - 22:42




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« Bah oui, bien-sûr. » Il y a comme un vent frais qui vient caresser ses traits, ceux qui s'assombrissent, ceux qui viennent prendre le pli de celui qui doit battre en retraite, celui qui voit sa sécurité se transformer en un maigre filet de sable échappant à l'étreinte de ses doigts. Ça vient frapper sous sa poitrine, ça vient heurter avec violence dans sa tête. Et s'il savait, depuis le début. Et si tout n'avait été qu'un jeu, qu'une partie d'un jeu dont la fin se résumerait à sa chute, à cette dernière descente à braver, à ce dernier mouvement à entreprendre. Un long frisson parcours le dos du mercenaire, ça vient se faire puissant, le laissant pensant, là, devant une porte qu'il n'ouvre pas, pas encore, bloqué dans une décision à prendre quant à celui qui, peut-être, n'attend que de le voir se descendre si les bracelets d'acier ne s'approchent de ses poignets. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Elle se pose, encore et encore, cette question, elle vient trouver un écho pour faire vivre l'absence de pertinence quant à cette possibilité. Ça tandis qu'un son le sort de ses réflexions, tandis qu'un son vient rompre chacune de ses pensées pour ne plus rien laisser, ne plus rien poser si ce n'est un regard noir en direction de la poche de celui qui s'était redressé comme dans l'espoir de rejoindre les salles en amont. « Elle est pas hyper patiente ; et ces mots-là, ces mots-là terminent par lui arracher une grimace, faisant battre ses tempes d'agacement, d'impatience également. Lui non plus ne l'ait pas et pourtant, Dieu sait qu'il en use en ce même instant, essayant d'imprimer en lui que Milo ne serait pas aussi imprudent que d'essayer de l'approcher en jouant les innocents. Non, bien-sûr que non. Mais vous inquiétez pas, elle est cool à part ça ! J’veux dire… ‘fin si y a quelque chose qui vous inquiète, elle est pas trop regardante. Ses perles bleues ne se détachent pas du jeune homme, pas une seule seconde en vérité. Il lit son regard, il s'imprègne de chaque seconde, de chaque instant comme dans l'espoir d'y voir un signe le trahissant. Mais rien, rien si ce n'est cette habituelle dégaine un peu nonchalante. Vous êtes pas les seuls à sentir que j’sens pas que la clope, voyez où j’veux en venir ? Et elle m'a jamais fait chier avec ça. » Avec ça, non. Mais le meurtre d'une enfant de substitut du procureur ainsi que ce dernier finalement déchiqueté, pas sûr qu'elle laisse réellement passer. D'autant que ses traits reviennent, d'autant qu'il s'est attaché à cette barbe pourtant si risquée. Aussi il grimace seulement, à nouveau, désormais sûr qu'il n'est pas cet homme empli de tromperie à l'égard de sa misérable petite vie. « J’peux y aller maintenant ? » Et il désigne la porte, il rappelle au quadragénaire qu'ils sont encore bloqué là, tous les deux, bêtement, Shawn probablement déjà à s'imaginer le moindre débordement.

Raison pour laquelle il s'écarte enfin, pour laquelle il entrouvre la porte pour le laisser rejoindre les murs de la grande salle, là où il devrait probablement se réfugier aussi mais Elijah n'en fait rien, pas encore. Elijah demeure à sa place, silencieusement, rien que quelques secondes avant d'aller rejoindre le fauteuil qui se tient derrière le bureau en bordel de cette pièce qu'il a su faire sienne avec, peut-être, un peu de tord. Ses prunelles balaient le meuble en bois sur lequel reposent tellement de papiers, de dossiers, de détails concernant bien des choses privées. Et y penser l'amène à s'animer, Elijah retrouve un semblant de vie quand ses mains viennent finalement tout fouiller, chercher une copie de ce qu'on peut avoir sur lui, ce dossier retrouvé dans les mains d'une jeune femme à l'espoir tenace et au courage déséquilibré, cette même femme qui était venu marchander sa liberté contre de l'aide à lui donner. Il grimace, commence à comprendre que tout est peut-être en train de se jouer, de se ternir malgré cette sécurité qu'il croyait acquise depuis qu'il s'était relevé. Aussi, en un réflexe il vient oser, écrire son nom sur la barre de recherche de son téléphone tout juste récupéré. Évidemment, « activement recherché ». Ils n'abandonnent pas, jamais, même malgré la version de Dexter et tous les efforts faits pour apaiser toute cette histoire amère. Il ne suffit que d'un regard, que d'un coup d’œil sur un portrait qui tape maintenant de plus d'un an et ils sauront. Ils peuvent savoir, mais à quoi bon penser à ce malheureux hasard. Et il mettra plus d'une demi heure à s'en convaincre, à revenir à la réalité même des choses, un peu plus calmé bien que toujours tourmenté par ce que Milo est venu lui faire savoir dans des dires innocents bien que tremblants. Il en revient au bar, à Shawn sur qui il dépose une main le long de ses épaules, une manière silencieuse de le remercier de toujours veiller sur ce qui pourrait arriver tandis qu'il va, vient, s'occupe des tables encore délaissées pour pouvoir pleinement s'occuper, ne pas avoir à penser au plus jeune qui – finalement – semble se remettre d'aplomb sans ciller, comme s'il n'avait eu besoin que de ça, de quelques « menaces » concernant cette place qu'il pourrait avoir à quitter malgré son intégrité. Et il veille, malgré tout, il pose un peu plus souvent les yeux sur lui, désireux de voir si Shawn disait vrai, s'il ne s’inquiétait pas seulement un peu trop comme il peut avoir tendance à le faire. Parce qu'il en jette des coups d’œil, mais ils se font espacés, un peu mieux gérés, parfois rapidement abandonnés quand il constate que Haynes est en train de le regarder. Ça, avant que son regard n'en soit détourné, avant qu'une nouvelle silhouette fraîchement arrivée ne vienne l'interpeller ; Elijah s'apprêtant déjà à jouer de son accueil jusqu'à voir, percevoir, une teinte de peau qu'il ne tolère pas entre ces murs, entre ses murs. Une grimace et la mâchoire qui se crispe, un silence qui s'installe tandis que son vieil ami le guette déjà, prêt à venir lui rappeler que là n'est pas l'endroit pour ça, sachant qu'il ne reculera pas, qu'elle soit une femme ou pas.   

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MessageSujet: Re: pressure point | milo Dim 5 Nov - 13:51


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Libéré, délivré ! J’ai cru qu’il allait me séquestrer encore des heures là-dedans. Heureusement, ce n’est pas arrivé et je vais pouvoir jeter un oeil sur mon téléphone sitôt que je me serai éloigné et que l’attention de mon patron aura un peu baissé… Il va falloir que j’assure. Ce soir, j’expliquerai posément à Zara qu’il va falloir qu’elle ralentisse un peu le rythme de ses messages ou du moins, qu’elle ne s’attende pas à ce que je réponde dans la minute. Qu’est-ce qu’elle s’imagine que je fais de toute manière ?
Enfin ça je le sais. Elle me l’a déjà hurlé en plein visage plusieurs fois. Ce qu’elle s’imagine que je fais, c’est que je drague absolument toutes les filles qui passent la porte du Penitent… Je ne sais pas à quoi elle s’imagine que ressemble cet endroit mais c’est franchement risible. La plupart des clients sont des hommes d’âges murs, des piliers de bars qui en ont vu de belles (ou des moches plutôt, vu leur tronches d’enterrements) et quelques irlandais mal lunés. De temps en temps, c’est vrai, des touristes passent la porte. Parfois ce sont des filles et…c’est vrai que quand ça arrive, je demande à Shawn de m’occuper de leur table, mais simplement parce que je pense qu’elles seront plus généreuses en pourboire avec moi qu’avec un vieux croulant qui les injurie sans raison apparente… Et comme je suis bon prince, quand il me cède une table de sa zone, je partage le dit pourboire avec lui. Mais bon, ça arrive une fois tous les mille ans !
Je rejoins Shawn qui me guettait, curieux, et lui fait un rapide résumé de mon échange avec notre boss à tous les deux. Il parait soulagé, m’encourage à faire des efforts et j’acquiesce, lui promettant à lui aussi de faire des efforts sur ma ponctualité et sur la fusette que je vais diminuer. Ma B.A. faite, je reprends bravement mon service, me dirigeant vers les nouveaux clients pour me faire connaitre d’eux et m’assurer qu’ils ne manquent rien.
Ce n’est qu’en entendant mon portable sonner une troisième fois, quinze minutes plus tard, que je me souviens que j’étais censé m’occuper de Zara.
« Merde. »
Je termine de débarrasser une table puis m’isole un peu pour consulter l’écran de mon portable. Un premier message pour savoir si je suis bien arrivé. Le second ne contient qu’une série de points d’interrogation et le dernier me demande si je me fous de sa gueule. Je soupir, agacé et m’attèle à lui répondre quelque chose de bref et direct :

Je me fous pas de toi Zara, laisse-moi respirer deux minutes: JE BOSSE ! Je viens de convaincre mon boss de pas me virer à cause de mes retards à répétition et je vais devoir la jouer fine donc plus de SMS pour aujourd’hui. Je suis certain que tu vas survivre ! A ce soir.

Je relis le message deux fois, me demandant si l’envoyer est une bonne idée… Sans doute pas mais je suis contrarié et je n’ai pas davantage de temps à consacrer à tout ça alors je presse la touche d’envoie et je décide d’éteindre le téléphone un moment. Ce simple geste me fait sentir un rien plus léger…
Je reprends donc mon service, oubliant mon téléphone et, très vite, cet échange de SMS avec ma petite amie, de repos aujourd’hui.  

Une heure s’écoule, que je ne vois pas passer. J’ai été plaisanter un peu avec Shawn et je fais mon boulot. Il n’y a pas foule mais les clients installés nous accaparent quand même. C’est qu’ils ont une bonne descente… Y a surtout un groupe d’étudiants qui fêtent je en sais quoi. Elijah n’a pas l’air ravi parce qu’ils font du boucan mais Shawn est parvenu à l’apaiser et le convaincre que les pourboires seront bons et qu’ils ont déjà commandé pour plus de 110$ depuis leur arrivée.
Je suis en train de prendre leurs commandes lorsque la porte s’ouvre. Je jette un rapide coup d’oeil dans cette direction, par curiosité, me demandant dans quel coin de la salle va s’installer le nouveau venu et… Mon coeur manque un battement.
« Zara ? » je laisse échapper, sous le choc de la vision qui s’offre à moi.
Mais qu’est-ce qu’elle fout là putain, couilles, bites !
Mon regard passe immédiatement de sa silhouette toute en forme à celle d’Elijah, dont le corps se tend déjà. Il va lui rentrer dedans, c’est certain. Shawn tente d’intervenir mais je ne sais pas si ça va fonctionner. Putain de gros raciste ! je m’agace, partagé entre la colère et l’inquiétude. Parce que je devine tout de suite que les intentions de ma petite amie ne sont pas franchement pures… Et si elle fait un esclandre, Elijah va fondre sur elle comme la misère sur le Tiers Monde. Ca ne sera pas beau à voir. Oh ça non !
Alors je fonce, abandonnant mes clients qui n’y comprennent rien et tente de me rappeler, en vain.
« J'm'en occupe patron ! » je lance à l’adresse de Haynes en passant devant lui, ma main tendue vers lui en signe d’apaisement. Et puis je jette un regard suppliant et anxieux à Shawn qui comprend le message et se fixe pour objectif de contenir la bête…

Le regard de Zara - peu encline à une discussion posée visiblement - croise le mien et son visage se crispe un peu plus. Elle vient à ma rencontre d’un pas décidé, menaçant… Je lève à nouveau mes mains (les deux cette fois) devant moi, pour lui signifier que je viens en paix.
« Tu devrais pas être là » je commence, réalisant très vite que je viens de mettre les deux pieds dans le plat et que j’aurai mieux fait de tourner ma langue sept fois dans ma saleté de bouche avant de l’ouvrir…
« Pardon ? C’est un pays libre, espèce de dégénéré ! J’vais où j’veux ! »
« C’est pas c’que j’voulais dire mais… »
« Qu’est-ce que tu veux pas que j’vois hein ? Elle est où ? »
« Qui ça ? »
« La PUTE qui t’rejoins ici ! » me crache ma petite amie avec mépris, avant de commencer à slalomer entre les tables pour dénicher la pute en question… Qui bien sûr n’existe que dans sa tête, mais allez le lui faire comprendre !
« Zara, arrête ça. Tout de suite » je tente de l’apaiser en lui barrant le passage, jetant un regard inquiet vers Elijah que Shawn n’arrive déjà plus à maitriser.
Il faut que je règle cette situation et la fasse sortir avant qu’il s’en mêle. Sinon ça va être l’Apocalypse.
« Zara, je bosse. S’il te plait, viens dehors avec m… »
Le coup part. Je ne le vois même pas venir. Son poing bagué s’abat sur ma bouche et ma lèvre s’entaille sur mes dents. Je titube, manque de perdre l’équilibre et me rattrape de justesse à une table, ma main portée à ma bouche qui saigne déjà abondamment.  
« T’as aucun ordre à m’donner, petite merde ! Tu crois que j’vois pas clair dans ton jeu ? Tu m’prends pour une conne ? C’était QUOI ce SMS ? D’où tu m’parles comme ça ? T’as cru qu’j’étais ton chien ? »
Je ne l’écoute même pas vraiment, toute mon attention est attirée par Elijah qui s’avance vers elle alors que Shawn jure entre ses dents derrière son comptoir, résigné. Je m’interpose immédiatement, me tournant vers Elijah pour lui bloquer le passage et l’empêcher de s’en rendre à Zara qui ne comprend rien à ce qui se trame.
« S’il vous plait patron, je gère ! J’vous jure que je gère ! Vous en mêlez pas » je tente de négocier d’un ton suppliant, alors que dans mon dos, Zara continue de beugler et finit par me donner un coup dans l’épaule, agacée que je lui tourne le dos.  


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Dernière édition par Milo Lawson le Mar 14 Nov - 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pressure point | milo Ven 10 Nov - 22:05




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Il regarde, tente de faire taire le chien enragé qui grogne déjà entre ses songes. Il en salive de ce qu'il pourrait lui faire, de ce qui pourrait déjà apaiser la jointure de ses doigts qui ne réclament plus qu'un peu plus de sang. Et là, elle vient s'immiscer, cette insatiable envie. Elijah s'en paralyse, légèrement, silencieusement, tandis qu'il guette sa nouvelle proie, cette femme qui n'a aucune idée de ce dans quoi elle vient de se lancer. Et Shawn sait, l'a déjà vu à l’œuvre. Shawn sait à quoi s'attendre et ne l'a jamais retenu jusqu'à cette fois, parce qu'il croit le regard du jeune homme, du jeune Milo dont le cœur vient battre si violemment contre sa poitrine que sa cage thoracique en sursaute. C'est la raison pour laquelle il ose se faire rempart entre la nouvelle arrivée et le mercenaire enragé. Celui dont le regard s'assombrit, dont la folie s'immisce petit à petit. Parce qu'il est ainsi, parce que cette violence fait partie intégrante de sa vie. Et puis cette petite voix, cette once d'inquiétude qui vient faire trembler les syllabes qu'on prononce à son égard. Elijah en revient légèrement à l'instant présent, à cette raison qu'il évince de son point d'ancrage, ne se rendant pas compte de ce choix inconscient. « J'm'en occupe patron ! » Il n'en dit rien, ne parvient même pas à voir le visage du plus jeune tant il a envie de la renvoyer d'où elle vient, cette sous race de gonzesse, celle qui vient se pavaner ici comme si elle en possédait tous les droits. Ça l’écœure, ça vient alimenter un peu la tornade qui se forme en son for intérieur alors que Shawn presse ses mains contre lui un peu plus fort. Alors qu'il tente de le raisonner, bien malgré lui, usant de tous ses efforts. Chose que Elijah ne distingue pas, vraiment pas. Le regard éperdu vers ces deux silhouettes, ces deux ombres dont l'une aggrave la chute névrosée qu'il dévale lentement, si aisément impulsif ces derniers temps. Et la conversation s'échauffe, elle vient se faire un peu plus théâtrale, celle tout juste arrivée jouant de la voix et de sa misérable prestance pour faire entendre à qui le veut qu'elle porte le couple de ses bras dégueulasses. Une grimace, sa mâchoire qui se crispe et cette horrible volonté qui essaie de se manifester. Il doit prendre sur lui, ne pas s'en mêler, essayer de ne pas craquer. Et quand il détourne simplement le regard, quand il ose enfin contemplant son aîné pour lui laisser entendre que ça va aller, ce qu'il distingue du coin de l’œil suffit à raviver le brasier à peine contrôlé. Trop loin. Il l'entend trop, la voit trop, la sent trop. Raison pour laquelle il s'élance, délaissant son carnet, son téléphone, tout ce qu'il tenait en main en bousculant les seules quelques personnes qui viennent de se lever comme pour rattraper le tatoué qu'elle a fait valser.

Il s'avance, grognements bloqués en gorge tandis qu'il arrive presque à sa hauteur, ces traits d'animal sauvage venant accroître les jurons d'un Shawn qui s'apprête à de nouvelles frayeurs. Mais le maigre corps du garçon retrouve toute sa hauteur. Milo vient se planter là, devant lui, il vient lui tenir tête tandis que Elijah fulmine, peu apte à laisser une personne de cette race faire sa loi entre des murs qui lui appartiennent, dans un lieu qu'il tient à épargner de ces choses-là. « S’il vous plaît patron, je gère ! J’vous jure que je gère ! Vous en mêlez pas. » Et il voudrait ne pas s'en mêler, il voudrait garder son calme, agir en homme civilisé. Et il s'y essaie. Elijah fait au mieux, laissant son souffle se suspendre un instant, rien qu'un instant, malgré la manière dont elle s'anime encore, la manière dont il sent Milo se faire bousculer un peu plus à chaque seconde qui s'écoule. Il essaie de tout faire taire, de s'en défaire. Il essaie et, enfin, son souffle vient franchir la barrière de ses lèvres, enfin son regard retrouve une vue un peu plus convenable.

Et tout ce qu'il voit, c'est cette chose qui va et vient en beuglant sans qu'il ne prenne le risque d'écouter, concentré sur les visages qui, dans l'animation, sur eux se sont tournés ; parfois choqués, parfois aussi agacés. Il en connaît quelques-uns qui seraient prêt à réagir de cette même manière que lui, il en connaît qui n'hésiteront pas à davantage s'imposer si elle se risque à s'en prendre une fois encore à cet employé qu'ils ont finalement adopté, tous ces réels habitués. Mais il parvient à faire quelques pas en arrière, à apaiser les esprits, à laisser un bref geste de la main se faire voir des yeux qui n'attendent qu'un mot de sa part, fidèles cavaliers obéissant à une âme qu'ils ont choisi de faire noble. Elijah les arrête, resserre la laisse qu'ils se sont attribués seuls. Elijah offre une pause à toute cette situation, toute cette misérable scène qu'elle est venue engendrer dans un lieu où elle n'est pas la bienvenue. Où les personnes de sa race ne le seront jamais. Il grimace alors, venant poser son regard sur Shawn en qui il puise une once de sagesse avant de croiser une dernière fois le regard suppliant du gamin qui s'est interposé entre lui et l'erreur qu'il s'apprêtait à commettre malgré son titre de maître des lieux. Aussi, il acquiesce, il acquiesce simplement tandis qu'il lève brièvement ses mains pour lui faire comprendre qu'il le laisse aussi bien gérer que quelques secondes plus tôt. Ça avant d'oser un maigre sourire, quelque-chose d'ironique qui vient rendre un trait un peu plus effrayant à ce faciès déjà menaçant. « Très bien, fais comme tu l'entends, Milo ; et les esprits échauffés viennent se rasseoir en entendant la voix du mercenaire, cette décision qu'il vient prendre tandis qu'il essaie de se raisonner, se souvenant de leur dernière discussion jusqu'au métier de celle qu'il vient protéger de son corps maigrelet. Fais comme tu veux, mais dehors. Et, cette fois, il se fait dur, sûr. Il vient le contempler comme pour lui faire comprendre, une fois encore, qu'il ne l'a que trop tolérée. Sa patience n'est pas sûre et loin d'être conséquente, assez pour davantage la supporter. Tu traînes ton hystérique de négresse dehors pour régler ça et, ouais, à partir de ce moment-là, je ne m'en mêle pas. » Il ne la regarde pas, l'ignorant comme le misérable animal qu'elle peut être aux yeux de l'irlandais qui parvient enfin à se calmer, qui va pour détourner son regard une dernière fois, qui va pour reprendre ses activités en espérant que leur petite scène ne se termine en dehors de sa vue, aussi loin que possible pour qu'il n'est pas à se faire violence pour se retenir de lui faire apprécier une possible offensive. Parce qu'elle ne semble pas connaître le retour de monnaie, elle ne semble pas savoir le goût amer et répugnant que pourrait avoir son sang et l'envie de lui offrir cette possibilité semble croître en lui, petit à petit. Et pourtant, pourtant Elijah s'apprête à laisser tomber, à revenir sur le rôle premier qu'il doit avoir au sein de cette salle que les tensions viennent animer.   

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MessageSujet: Re: pressure point | milo Mar 14 Nov - 12:32


pressure point
Elijah & Milo


« Putain j’suis en train d’te parler ! » s’agace Zara en me bousculant sans douceur dans l’épaule. Mais je ne peux pas relâcher ma vigilance maintenant et tourner le dos à Elijah. Parce que je sais ce qui va se passer si je le fais… Il va lui rentrer dedans, littéralement sans aucun doute, et alors une pluie d’emmerdements va lui tomber sur la tronche. C’est la dernière chose que je veux. Monsieur Haynes a toujours été réglé avec moi, il m’a laissé tout un tas de secondes chances et je ne veux pas qu’à cause de mes histoires de coeur, tout parte en couille. Parce que je sais que Zara a la rancune très facile et elle pourrait devenir une sacré épine dans le pied du gérant… Quand elle a décidé de faire chier, elle est comme un chien dénichant un os et qui s’y cramponne férocement. Je ne peux pas laisser ça arriver.
Alors je continue de tourner le dos à ma petite amie qui perd patience, gardant mon regard inquiet mais déterminé ancré dans celui de mon patron. Et miracle ! Alors que je n’y crois pas une seule seconde, il m’accorde un répit, me propose de régler mon conflit seul, en m’ordonnant cependant de le faire hors de son bar.
Pigé ! Merci !
Mais avant que j’ai pu le remercier…il ajoute cette putain de phrase et prononce ce PUTAIN de MOT. Négresse.
« Pardon ? Qu’est-ce qu’il vient de dire ? »
« Eh merde… » je couine presque, conscient qu’à présent, je vais avoir le plus grand mal à trainer mon hystérique de COPINE (c’est beaucoup mieux !) dehors.
Elle ne va jamais laissé passer ça. jamais. Et je la comprends… J’arrive pas à croire qu’il ait pu dire un truc pareil ! Je sais ce qu’il pense, mais je suis loin de partager ses idéaux et son racisme assumé m’a toujours fortement déplu. En fait, je suis certain qu’il savait parfaitement ce qu’il faisait ! Qu’Elijah savait qu’en prononçant ce mot, il la ferait réagir et obtiendrait ce qu’il souhaite finalement depuis le départ : qu’elle provoque un esclandre et qu’il puisse se charger de la remettre à sa place.  
« Espèce d’enculé d’blanc de merde ! C’est pour CA que tu bosses ? Ce sac à merde ? »
Cette fois, je me retourne vers elle. Je n’ai pas le choix.
« Zara, on sort ! »
« Je vais nul part ! Pas tant que ce chien m’a pas présenté des excuses ! Tu sais à qui t’as à faire, hm ? »
« Il sait ! Zara ! Dehors ! » je tente de la repousser mais elle me résiste et essaie à présent de se rapprocher d’Elijah pour s’expliquer avec lui directement. Je pourrai être satisfait qu’elle m’oublie un peu mais ce n’est pas le cas.
Shawn tente de s’en mêler, de temporiser les choses, mais ça ne prend pas. Personne ne lui adresse beaucoup d’attention. Même pas moi qui suis assez occupé entre mon enclume et un marteau raciste…
« Il sait que dalle ! J’vais t’pourrir la vie espèce de connard ! J’suis flic ! Tu viens d’insulter un agent des forces de l’ordre et ça va aller très loin ! Lâche-moi toi ! »
Je suis peut-être plus grand qu’elle, mais Zara pratique un art martial depuis l’enfance et pèse plus lourd que moi… Elle m’évacue de sa trajectoire en quelques instants. Je ne comprends même pas ce qui m’arrive. Elle me fait un genre de clé de bras et en quelques secondes je me retrouve par terre, sonné.

Le temps que je reprenne mes esprits, je constate qu’Elijah a cédé à ses pulsions. Evidemment… Zara sait comment l’accueillir cependant et un échange de coups prends place au milieu du bar.
« Non ! Arrêtez ça ! » j’essaie de me relever alors que Shawn, désemparé, ne semble pas savoir quoi faire de lui-même. Intervenir serait du suicide et il le sait parfaitement. N’empêche qu’il va bien falloir que quelqu’un le fasse avant que ça tourne au meurtre… Alors je m’en charge.
Sitôt sur mes jambes, sans me démonter (et sans réfléchir surtout) je me glisse entre eux pour les séparer. Je ne sais pas lequel des deux me cogne. Je crois que c’est le coude d’Elijah qui m’atteint mais je ne pourrais pas le jurer. Tout ce que je sais, c’est que je regagne le parquet aussi rapidement que je l’ai quitté, avec la bouche en sang et le coccyx amoché.
« Va chercher Esras ! » je cri à l’adresse de Shawn qui semble soir de sa torpeur et s’empresse de s’exécuter. Il est le seul avec suffisamment de force pour maitriser Elijah. En attendant, je me remet debout, essuie mon menton souillé de sang et tente à nouveau de raisonner avec ces deux guignols.
J’essaie d’attraper Zara pour l’éloigner, mais tout ce que je réussi à faire, c’est la gêner et lui faire perdre l’équilibre. Elle me tombe dessus et, avant que j’ai pu réagir, je vois la main de mon patron se refermer sur son col. D’un mouvement vif, il commence à la trainer vers la sortie. Une chance qu’elle n’ait pas de cheveux, sinon c’est par là qu’il l’aurait trainée… je réalise en le regardant faire, alors que Zara tente de se débattre et de s’accrocher au mobilier.
« Stop ! Elijah ! STOP ! »
Mais rien à faire, il en veut pas m’écouter. Peut-être qu’à ce stade, il ne le peut plus…  

Toujours aucune trace de Shawn ou de ce malabar irlandais qu'Elijah héberge. Est-ce qu'il est sorti ? Est-ce qu'il pionce ? Putain ! Mon regard tombe alors sur un élément du décor et une idée germe dans mon esprit. Je me redresse immédiatement, dérape un peu mais parviens à rétablir mon équilibre de justesse en m'aidant du comptoir. Sans perdre de temps, j'attrape l'extincteur et tire sur la goupille pour pouvoir l'utiliser, avant de le braquer en direction des deux combattants. Ils vont me tuer... Mais mieux vaut ça que l'alternative.


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MessageSujet: Re: pressure point | milo Ven 24 Nov - 21:43




ft. Milo
pressure point

« Je vais nul part ! Pas tant que ce chien m’a pas présenté des excuses ! Tu sais à qui t’as à faire, hm ? » Un sourire, un rictus qui vient fracasser la ligne parfaite d'entre ses lèvres. Elijah s'en exalte, il sent cette adrénaline montée, prendre possession de chacune de ses pensées. C'est un venin agréable, quelque-chose d'apaisant pour le Loup qui grognait en se faisant incessant. Et il attend, silencieusement, il laisse le gamin parler, essayer de tout raisonner. Mais non, non. Il a misé juste, il comprend que les mots utilisés ont eu l'effet qu'il avait souhaité, dans le fond. Alors non, il n'entend plus Milo qui tente de se faire entendre, il n'entend plus Shawn et sa respiration affolée à ses côtés. Il n'entend plus rien que cette voix horrible qui lui parvient depuis celle qui impose avec trop d'assurance sa personne, sa position, cette race qu'il méprise avec autant de haine qu'il est en mesure d'avoir. Davantage parce qu'elle parle, parce qu'elle se donne en spectacle. Parce qu'elle n'a honte de rien alors qu'elle est chez lui, dans son monde, au cœur de sa propriété. Et, tandis qu'il voit le grand tatoué lutter pour contenir sa chienne enragée, elles arrivent enfin. Elles viennent se faire entendre, s'élancer vers lui, les menaces. Celles qu'elle dissimule derrière quelques mots mal choisis, celles qu'elle vient supposer en une fraction de seconde. Une seule foutue seconde et son univers s'est défait, son presque sourire effacé. « Il sait que dalle ! J’vais t’pourrir la vie espèce de connard ! J’suis flic ! Tu viens d’insulter un agent des forces de l’ordre et ça va aller très loin ! Lâche-moi toi ! » Et il aurait pu simplement en rire, tourner les talons, s'évader rien qu'un petit instant pour essayer de laisser passer. Mais rien, rien ne vient lui facilité la tâche, cette bombe amorcée. Parce qu'elle s'en prend au plus jeune, parce qu'elle vient le forcer à abandonner, délaissé contre le sol de son bar encore légèrement animé. Et ça suffit au mercenaire pour se réveiller, pour pleinement en revenir à cette réalité qui, en un instant des plus rapides, s'assombrit devant l'azur de ses prunelles. Il se laisse submerger par sa haine, son mépris, tout ce qu'elle vient lui insuffler pour qu'il n'en vienne à cogner, à insister même malgré les coups qu'elle parvient à esquiver pour les lui rendre également. Elijah ,'y manque pas, perdu dans un torrent rougeâtre qu'il aime à ressentir, qu'il aime à suivre ; ça sans même s'en rendre compte. Il perd pied, comme souvent, comme toujours. Elijah agit comme il l'a toujours fait, comme il le fera à l'avenir. Il s'acharne, animal névrosé flirtant avec sa hargne. Le sang bouillonnant et la volonté de plus, le besoin de plus, cette soif insatiable qui brûle sa trachée malgré les interventions inutiles de Milo qui, finalement, termine par rejoindre le sol une deuxième fois, prenant un coup dans la bataille sans qu'il n'ait rien demandé. Parce qu'ils sont aveugles, autant le quadragénaire que cette indésirable tout juste arrivée.

Ça explique pourquoi il ne le voit pas, pourquoi il n'y prête aucune attention. Haynes n'entend plus que ce qu'il veut, que ce qu'il souhaite entendre et, en cet instant précis, il n'accorde d'ouïe qu'aux souffles saccadés de celle qui abîme également les siens. La douleur lui avait manqué, cette souffrance rassurante pour l'esprit habitué à la torture, à cette cruauté pour trop souvent la côtoyer. Et s'il cherchait déjà un moyen de lui faire perdre un peu d'équilibre, Milo s'en charge innocemment, tentant sûrement de la retenir avant de s'affaler, une fois encore, contre le sol carrelé. Et c'est la seule occasion qui lui sera donnée, la seule qu'il puisse prendre immédiatement pour pouvoir ne serait-ce que s'en débarrasser. Parce qu'il s'abaisse, le mercenaire, laissant sa main se perdre contre le col rapidement agrippé de la femme qu'il en vient à traîner, sur quelques mètres déjà, bien décidé à terminer ce qu'il a commencé, bien que loin de ce havre de sécurité. Raison pour laquelle il insiste, raison pour laquelle il ne s'arrête pas, raison pour laquelle il vient presque grogner en avançant, ça malgré le mobilier qu'elle vient rendre chancelant. Et Elijah ne se concentre plus que sur cela, plus que sur cette mission qu'il s'est donné de la chasser, de la faire taire, de lui rappeler qu'elle n'est pas la bienvenue partout où elle vient mettre ses pieds. C'est cette idée qui vient s'ancrer en lui pour qu'il vienne en insister, pour qu'il vienne un peu plus encore tirer. Et il croit l'entendre, le gamin, un peu plus loin. Il croit percevoir sa voix, une nouvelle supplication qu'il n'écoute pas. Pas encore, pas cette fois. Rongé par son intolérance, cette pulsion violente qui frappe dans sa tête tandis qu'il va pour rejoindre la porte en espérant pouvoir le faire d'une traite.

Et il aurait pu en terminer, remettre en place ses idées d'hystérique ratée. Mais on l'en empêche, le jet violent qui vient s'abattre contre son dos l'amène à relâcher son emprise, à se protéger au mieux malgré la légère douleur qui s'invite contre sa peau. Il grogne, dans son coin, et il croit entendre l'autre lui échapper, là, à quelques mètres. Et quand bien même il aurait voulu ne pas se laisser distraire de la sorte, il n'ose pas avancer, ne s'y risque pas, légèrement bousculer par les seuls quelques personnes jusqu'alors présentes qui s'enfuie par la porte qu'il n'a pas rejoint à temps. Celle qu'il parvient désormais un peu mieux à voir, celle qui parvient à rendre sa vue un peu plus correcte jusqu'à ce que ses prunelles ne s'attardent sur la cause de tout ça, la cause de toute cette situation-là. Celle vers qui il veut s'élancer, celle sur qui il s'imagine déjà taper pour être sûr qu'elle ne puisse l'oublier. Mais rien, pas un pas, pas un centimètre ne se franchit quand il s'en décide, retenu en traître, la bras coincé à même le corps, une masse un peu plus déterminée que la sienne à le maintenir en arrière. Esras, il le reconnaît, rien qu'à cette étreinte, rien qu'à la force qu'il puise pour parvenir à le faire reculer. « Ok, tá sé go maith, socair. » Sa voix lui parvient, main tendue vers une humanité délaissée quand elle s'est éveillée, la furie à qui il fait face, ne manquant pas de la guetter, de grogner comme un animal aliéné. « Esras, lâche-moi. » Sa voix est faible, caverneuse, rocailleuse. Elle vient jurer dans l'espace qu'ils animent désormais tous les cinq, Shawn s'étant chargé de fermer, d'évacuer les curieux jusqu'alors restés. Et malgré la menace qu'il représente actuellement, malgré ce voile sombre s'étant déposé sur son regard, l'Irlandais ne relâche en rien sa prise. Il insiste un peu plus, le forçant à effectuer de nouveaux quelques pas en arrière, imposant une certaine distance qu'il espère que l'autre ne viendra pas briser de nouveau. L'autre que les prunelles sanguinaires du mercenaire ne perdent pas de son champ de vision. Elle reste là, telle une cible, une proie, un contrat qu'on aurait pu lui souscrire. Il a ce besoin irrépressible d'en finir pour ce qu'elle est, ce qu'elle représente à ses yeux quant à ses idéaux ; pour ce qu'elle vient de faire, là, sous ses yeux, chez lui, à une âme qu'il s'est surpris à pouvoir dire qu'il l'apprécie. Et se le dire, le revoir, l'entendre à nouveau dans sa tête malgré l'absence très claire de la moindre parole parvient à ranimer un peu plus ses instincts meurtriers, ces chuchotements venus faire entendre qu'il devrait simplement l'éliminer. Par plaisir, pour satisfaire sa folie, ses délires. Ceux qui, peu à peu, s'estompent. Ceux qui commencent à se calmer, à perdre en intensité, au bout de quelques minutes envolées. « Si j'te lâche, tu joues encore les gros cons ou t'essaie de réfléchir, hm ? » Il l'entend parler, dans son dos, essayer de raisonner l'Homme qu'il peut être, celui qu'il avait su être jusqu'à l'arrivée de celle qui s'est relevée ; celle que Elijah, dans le fond, essaie désormais d'ignorer. Parce qu'il doit se raisonner, parce qu'il doit retrouver un minimum de lucidité. Aussi, il lève les mains comme en signe de reddition à l'égard de son ami, celui qui peine encore à  le lâcher, à en avoir ne serait-ce qu'envie.    

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MessageSujet: Re: pressure point | milo Dim 26 Nov - 11:10


pressure point
Elijah & Milo


L’effet est quasiment immédiat. Ca pourrait m’amuser dans d’autres circonstances, mais pas présentement. Je tente d’empêcher mon patron de commettre un meurtre au beau milieu de son bar. Bon, OK, peut-être que ça n’aurait pas été jusque là mais comment en être certain ? Elijah a l’air d’un animal enragé et vraiment dangereux… Même si je sais - par expérience - que Zara sait se battre, elle est dans une mauvaise posture en ce moment et je ne sais pas comment tout ça pourrait se terminer. Je ne veux pas prendre le moindre risque. Alors j’agis et ça fonctionne.
Monsieur Haynes relâche sa prise sur le col de ma petite amie qui s’empresse de s’écarter, effectuant une roulade de préservation avant de cracher ses poumons. C’est qu’en plus de la trainer sur le sol et cognée un peu plus tôt, il l’a plus ou moins étranglée avec son propre vêtement à l’instant…  
Profitant de l’opportunité que je leur offre, les quelques clients encore présents se font la malle. Ca va être retenu sur ma paie du jour… Voilà à quoi je pense tandis qu’ils se tirent tous en vitesse. J’ne vois même un emporter son verre. Enfoiré opportuniste ! Mais ça ne reste pas ma préoccupation très longtemps. Arrêtant d’asperger mon patron avec l’extincteur de son bar, je le laisse tomber au sol, sans me soucier que l’impact fasse sauter quelque peu le bois de deux lattes du plancher. Au point où j’ne suis franchement…
Je me précipite aux côtés de Zara qui repousse furieusement la main que je tend vers elle pour m’assurer de son état. Malheureusement, Elijah a la même idée que moi. Enfin non, il ne veut pas aller vers Zara pour lui venir en aide, il veut seulement terminer ce qu’il a commencé et la cogner encore, ou la rattraper par le col pour la trainer dehors. Heureusement, Esras débarque enfin à ce moment et le ceinture rudement.
Il était temps putain !
Comptant sur sa face pour contenir la bête, je me concentre sur Zara. Il faut qu’elle sorte d’ici. Au plus vite. Mais je la connais et elle ne va pas vouloir en rester là. Elle va vouloir appeler du renfort peut-être, faire arrêter Elijah, faire arrêter tout le monde, faire brûler le bar. Elle va vouloir faire QUELQUE CHOSE.
« Zara, j’suis désolé. »
« Me parle pas » coasse-t-elle en massant sa gorge, avant de se remettre debout, l’égo plus blessé encore que son corps qui a pourtant subi quelques assauts.
« Viens, on rentre. »
« Me parle pas j’te dis ! » répète-t-elle en repoussant la main que j’ai encore tenté de tendre vers elle.

Esras a autant de mal à échanger avec Elijah que moi avec ma petite amie apparemment. Je leur jette un coup d’oeil, éloquent. Du moins je l’espère. Il ne fat pas qu’il relâche Elijah. Sous aucun prétexte. pas tant que Zara s’attarde encore entre ces murs.  
« T’es mort » crache tout à coup sa petite amie, alors même qu’Elijah venait de lever les mains en signe d’apaisement pour obtenir sa libération. « Tous autant qu’vous êtes. J’vais pas en rester là. Et toi tu m’adresses même plus la parole. »
Sa menace lancée et à ma grande surprise : Zara se dirige vers la sortie. Elle s’avoue vaincue ? Elle a trouvé un adversaire à sa taille et prend la fuite ? Ca ne lui ressemble absolument pas et ça me laisse sur le cul.
Un silence de plomb retombe sur le bar, déserté de ses clients. Je reste figé, la tête en vrac, mon coeur battant follement dans ma poitrine, douloureuse. Shawn s’approche de moi, par derrière, et lorsqu’il pose sa main sur mon épaule pour attirer mon attention, je sursaute et protège instinctivement mon visage, m’attendant à recevoir un coup. J’ai cru que c’était Elijah qui venait régler ses comptes avec moi à défaut de pouvoir les régler avec ma petite amie.
« D-d-du calme p-p-petit » parvient péniblement à articuler Shawn, visiblement secoué par tout ça.
Je serre les dents et essaie de retrouver mon souffle. Moi aussi je suis pas mal bouleversé par tout ce qui vient de se passer. J’ai encore du mal à réaliser. C’est arrivé si vite. Combien de minutes se sont écoulées depuis l’arrivée de Zara au Penitent ? J’aurai envie de dire une bonne dizaine mais c’est faux. Deux ou trois au maximum seulement… Tout est allé très vite. Trop vite. J’en ai le tournis.
« Ca v-v-va aller ? »
Si ça va aller ? Non. Evidemment que non ! Ma copine vient de débarquer et de m’humilier, me frapper devant tout le monde. Elle a provoqué une bagarre et maintenant je vais perdre mon job. Oh et mon patron est encore plus un enculé que ce que je pensais.
« Non » je lui réponds donc franchement, mes traits tout à coups transformés par la colère. « Non ça va pas aller ! » je m’agace en me tournant vers mon patron. « Vous êtes un grand malade ! Un putain de grand malade raciste et…et bon à faire enfermer ! Quelles genres de saloperies vos parents vous ont fait subir pour que vous soyez comme ça hein ? Putain répondez même pas ! J’veux rien savoir ! J’veux plus rien savoir ! »
« M-M-Milo, Putain!, c-c-calme-toi un p-p-p-peu » peine à se reprendre Shawn qui sent la situation dégénérer.
« Non ! J’en ai ma claque ! Putain les trois-quarts de mes potes sont black ! J’pensais pouvoir vous faire rentrer un peu d’plomb dans la cervelle mais vous êtes un cas désespéré ! J’me tire ! Gardez mon dernier chèque, j’veux pas d’votre pognon ! Servez-vous en pour vous acheter une belle cagoule blanche du KKK ! » je lui lance en me dirigeant d’un pas assuré vers la sortie, espérant pouvoir rattraper Zara et essayer d’arranger les choses avec elle. Parce que je ne pourrai jamais les arranger avec Elijah. Jamais. Je n’en ai même pas envie. Pas après ce qui vient de se passer.
Parce qu’il n’a pas agit uniquement dans le but de me défendre. Il était prêt à cogner sitôt qu’il a aperçu la couleur de la peau de Zara. Il pourra prétendre ce qu’il voudra, il ne m’ôtera pas cette idée de la tête.
Qu’il aille se faire foutre.
Qu’ils aillent tous se faire foutre.

Je claque la porte du Penitent derrière-moi, conscient que c’est très certainement la dernière fois que je passe cette porte… Tant pis. Bon débarras… Non… Ca me fait chier. Tout me fait chier. J’ai la tête qui tourne, le coeur qui bat trop fort. Peu importe, j’accélère mon allure en apercevant la silhouette familière de Zara qui a pris pas mal d’avance sur moi en partant du bar. Je cours à sa suite pour la rattraper et tenter d’arrondir les angles. Ca va être coton, mais il faut que j’essaie.
Parce qu’aussi délirant que ça puisse paraitre, je l’aime. Je suis accro à cette nana et je n’ai aucune envie de la perdre. Surtout pas à cause d’un foutu raciste qui ne comprend rien à rien et ne sait s’exprimer correctement qu’avec ses poings.


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