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 [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito

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MessageSujet: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Jeu 28 Sep - 18:03

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why did i never feel... pain ?

Il sent sa peau craquée, là, sous les coups qui pleuvent encore et encore tandis que le temps passe, que le temps presse. Tic, tic, tic, tic, tic et ce rire qu'il entend, qui résonne, qui anime la pièce dans laquelle son souffle se coupe presque. Il sait pourquoi il est là, il ne le sait que trop bien qu'il soit incapable d'en ressentir l'amertume de celui qui, après bien quelques minutes, commence enfin à s'avancer. Aussi, il lève les yeux, il le défie dans ce qui semble être un dernier face à face, sourire contre sourire, le dossier qu'il étudiait éparpillé à ses pieds. Le chaos, c'est ce qu'inspire désormais l'état de son appartement, davantage avec ces gens-là en son intérieur. Matthew contemple, Matthew se tait, essayant de respirer malgré la douleur qui n'a jamais su s'imposer. Tout ce qu'il parvient à comprendre, c'est que son sang s'extirpe, lentement, souillant sa peau, sa gorge jusqu'au sol devant lui, là, sous le regard de celui dont la voix lui vient enfin. « J'en oublie la politesse. Bonsoir, Mister Goodwin. » Un soupire qui vient se perdre dans l'espace qui les sépare encore et l'azur des prunelles du lieutenant qui se porte sur toute autre chose que ce visage devenu si familier. « Dommage, vous étiez intéressant jusqu'à maintena... » Et un nouveau coup, plus dur, plus violent. Pas de la part de celui qui s'est accroupie mais de celui qui tient sa hauteur, les nerfs peut-être trop chauds et l'amour de la douleur, peut-être, à la manière dont ses phalanges ont craqué ; de nouveau un filet de sang et sa respiration qui chancelle. Matthew souffle, Matthew se calme, au mieux, en tout cas. Puis. « Juste une petite mise au "poing" ; les guillemets qui s'imitent de ses doigts tandis que Goodwin le regarde, tandis qu'il en sourit presque de ces idioties. Ça, sur ce qui est en train de se passer. Un nouveau sourire, un nouveau regard et Matthew qui écoute, attentif – ou presque puisque ennuyé déjà. Deux trois petits trucs à te faire comprendre. Premièrement ma fille n'est pas un jouet que tu as le droit de baiser à ta guise. » Et il ne lui laisse pas forcément le temps d'accueillir ce qu'il aurait voulu appeler 'déception' comme dans l'espoir qu'il ne s'attise davantage de haine puisqu'il le frappe, le coup vient se perdre contre sa pommette qui s'en ouvre aussitôt, la peau fatiguée d'être autant malmené tandis qu'il s'essaie à respirer, à retrouver ce qui commence à manquer. « Deuxièmement, si tu pensais pouvoir nous atteindre comme ça ou pecho plus d'infos qu'on t'en laisse déjà c'est que tu es sacrément con. Tu ne vas plus approcher Ayleen, plus jamais la contacter, la voir, lui parler, ni même respirer le même air qu'elle à plus de 5 km de distance pigé ? » Et un grognement, un nouveau soupire tandis qu'il tape une énième fois là où la plaie s'étend. « Dernièrement, notre petit accord ne tient plus en ce qui me concerne, tu te démerdera avec Caleb et je me réserve le droit de revenir quand ça me chante te laminer la gueule comme ce soir... T'as misé sur le mauvais canasson mon con. Tu as intérêt à te tenir tranquille, d'ici-là.. ta-ta. »

Et la porte claque, la porte se ferme bien que le verrou peu enclin à reprendre pleinement ses fonctions. Tout est dérangé, tout jusqu'à sa propre perception des choses. Car sa vue se trouble, car un rappel imperceptible le double. Matthew s'effondre finalement, à bout de force, sachant ce qu'il ne ressent pas comme étant en train de le gagner, de le ronger, plus qu'il n'aurait pu un jour y penser. Ça s'immisce en lui comme la gangrène tandis qu'il tente de se relever, en vain, chutant une énième fois avec tout ce qu'il entraîne. Les paupières se ferment, sa tension redescend tandis qu'il souffle, respire, une fois encore, luttant contre toute cette rage qu'il sent s'accumuler en lui, cette haine palpable qui l'amène à trembler plus qu'à se raisonner. Matthew bouillonne, de l'intérieur, jurant silencieusement tandis qu'il sait, qu'il comprend. Le temps passe, le temps presse. Son sang continue de tracer quelques sillons le long de ses membres, laissant le quadragénaire en ressentir la chaleur jusqu'aux abords de ses lèvres. Ça aurait pu lui arracher un rire, quelque-chose de démesuré parce qu'il n'y est pas habitué. Pas à ce point. Au lieu de ça, il tente de prendre sur lui, au lieu de ça, il laisse quelques instants s'écouler. Rien qu'un instant, quelques fractions d'un temps incertain qui commence à s'user pour finalement s'essayer à se redresser, déjà plus sûr, plus stable, appuyer au mieux sur le bord de la table. Et malgré sa volonté, il peine à réaliser cet exploit pourtant banal. Les ressentis, l'ignorance, tout vient renforcer cette impression qu'il lui manque quelque-chose ; bien que ce soit une réalité qu'il aime à oublier. Quelques pas, le besoin de voir, de faire un bilan sur la manière dont les choses pourraient désormais se terminer tandis que, parfois, l'air lui manque. Mais il y parvient, jusqu'à sa salle de bain, il réussit à rencontrer son miroir, à rassasier son savoir. Et il grimace, commence à comprendre, sait qu'il ne pourra pas seulement attendre. Aussitôt, il cherche son téléphone, manque de tomber une énième fois avant d'y parvenir, de fouiller ses contacts, dévalant les noms de Julian, de Daniel, de Valeri ; davantage lorsqu'il atteint cette garce. Parce qu'elle est celle qui l'a conduit là, tout d'abord, avant que ses relations avec Ayleen ne deviennent celles-ci. Un soupire, un léger rire avant d'essayer Jade. Jade qui ne répond pas, ni la première fois ni les prochaines fois. Un soupire, seul cette fois. Puis il se souvient, compose le numéro des urgences en usant une nouvelle fois de son statut de lieutenant pour obtenir un nom, un numéro, quelques chiffres qu'il compose dans la foulée sans qu'on ne vienne pourtant décrocher. Il n'insiste pas, se contente de laisser un message, son nom, son rang, son adresse, pourvu que lui aussi s'en souvienne. Ils se sont croisés, quelques fois, là où on pouvait avoir besoin de lui, là où leur intervention n'avait pas suffit. Une fois le message envoyé, Matthew s'abandonne sur le canapé, essayant au mieux de s'installer malgré ses difficultés. Parce qu'il va bien, parce qu'il croit aller bien malgré les signaux que son corps tentent de lui faire entendre.

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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Dim 1 Oct - 19:20

WHY DID I NEVER FEEL PAIN ?


Presque un mois déjà. Le temps passe vite… Si vite… J’ai pourtant l’impression d’avoir vu le colonel Stevenson se garer dans ma rue hier. J’ai pourtant l’impression d’avoir enterré mon fils hier. La douleur, est bien là, sourde mais pesante. Je vis avec au quotidien. J’ai cette désagréable impression qu’elle a pris la forme d’une boule qui me comprime presque au quotidien la gorge et les entrailles également. Elle ne m’empêche pas de faire mon travail, elle ne m’empêche pas de bien m’occuper de mes garçons et Dieu sait qu’ils ont besoin de moi, mais elle est là. Je ne craque cependant pas. Je n’ai plus craqué depuis l’enterrement. Je ne saurais dire si c’est de ma propre volonté, si c’est mon subconscient qui a décidé de m’empêcher de pleurer ou si je n’ai tout simplement pas ce besoin. Je ne peux pas dire que je ne ressens rien au quotidien, ce n’est pas tout à fait ça. J’ai du mal à mettre des mots dessus et je n’essaye pas. Je vis au jour le jour, fais face à ce que les garçons vivent eux aussi au jour le jour et j’avance, comme je peux. Lloyd est là pour moi mais si nous passons pas mal de temps ensemble, nous ne parlons pas d’Emilio. En tout cas, moi, je n’amène pas le sujet. Pas que je souhaite rayer mon fils de ma vie ou tenter d’oublier son existence mais je ne peux m’y résoudre. Disons que ça bloque quelque part, c’est comme ça. Je pourrais tenter d’en parler avec un psychologue mais si les garçons voient quelqu’un, moi je ne le souhaite pas pour le moment. Je fume à la place. C’est mauvais pour la santé, j’en ai parfaitement conscience, mais ça me fait du bien. Une échappatoire comme un autre. C’est un changement que mes proches ont remarqué mais, tous ont eu la décence de ne pas me faire la moindre remarque à ce sujet. Pas même Lloyd. Sans doute pense-t-il que la cigarette est un moindre mal… Je pense souvent à Daniel, avec lequel j’ai renoué et qui lui a dû affronter des démons plus violents pour faire face à la perte de son fils et j’estime que mes démons à moi, sont un moindre mal oui.

Un soupir.

Je lève mon regard vers le ciel alors que je tire sur ma cigarette. C'est très calme. Les garçons ne sont pas là, voyage scolaire. Cela va leur faire du bien, parce que j'ai beau tenir le coup et donner le change, je sais qu'ils ne sont pas totalement dupes et qu'ils voient parfois une ombre dans mon regard puisqu'ils changent eux-mêmes de comportement quand cela arrive. Alors, s'éloigner un peu de moi, de la maison, de tout ça... Oui, cela ne peut leur faire que du bien. Je n'ai pas demandé à Lloyd de venir à la maison, je n'ai pas non plus demandé à aller chez lui. Nous sommes très souvent ensemble mais là, je veux en profiter pour me retrouver un peu seul. Juste... Je ne sais pas trop. Je termine ma cigarette, l'écrase dans le petit pot qui me sert de cendrier et me redresse avant de retourner à l'intérieur. Un regard circulaire, un regard vers l'étage et je me décide à monter. Je me décide à y retourner. Je n'y ai pas remis les pieds depuis... Je n'y ai pas remis les pieds. Main sur la poignée, cœur qui cogne contre mes côtes à m'en faire mal, le souffle qui se fait plus court à l'idée de pénétrer à l'intérieur de la chambre d'Emilio. Et la sonnerie de mon portable, resté en bas, qui me permet pour la énième fois de remettre ça à plus tard, de ne pas franchir ce cap. Alors je lâche la poignée et retourne en bas. Je m'approche de mon téléphone et fronce les sourcils en m'apercevant que l'appel entrant vient d'un numéro inconnu. Un message laissé. Je l'écoute. Et mes sourcils se froncent davantage quand j'entends une voix que je reconnais bien que la personne à laquelle elle appartient ne fasse pas partie de mon cercle privé. Nous nous sommes croisés à plusieurs reprises, sur certaines interventions et nous nous sommes retrouvés piégés dans cette saleté de garage... Où a-t-il eu mon numéro ? Pourquoi ? La réponse arrive rapidement bien qu'elle reste évasive : il a besoin d'un peu d'aide. J'écoute le message une seconde fois et je ne saisis pas davantage la seconde fois. S'il a besoin d'aide, pourquoi n'appelle-t-il pas le 911 ? Et ça s'impose à moi : il ne veut pas passer par le 911 parce qu'il ne veut pas qu'on sache, que qui que ce soit sache... Je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé mais il est clair que c'est quelque chose d'illégal.

Et dans le fond ça n'a rien d'étonnant vu ce qu'il s'est passé au garage.

La question qui se pose est : qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je vais l'aider ? Est-ce que j'appelle le 911 pour donner son adresse ? Je ne sais pas trop pourquoi je retiens l'option numéro 1. Je ne sais pas trop pourquoi je décide de me mêler à ça mais je le fais. Je récupère la trousse de secours que j'ai à la maison, prends ma voiture et rejoins donc l'adresse donnée. C'est le pas rapide que je vais jusqu'à l'appartement de Matthew et c'est avec une certaine force que je frappe à la porte.

« C'est Tito ! » je dis d'une voix forte à travers la porte. J'attends une seconde et... « Si j'ai pas de réponse je vais enfoncer la porte ! »

Parce que depuis que le message a été laissé, il a pu perdre connaissance. Et je ne sais pas exactement de quoi il retourne alors...

Alors je ne peux prendre aucun risque puisque si je suis là, ce n'est pas pour le laisser crever mais bien pour lui apporter mon aide.




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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Lun 9 Oct - 21:17




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L'heure tourne et le regard suit, le corps chancelant et la conscience tremblante. Ça lui arrache une grimace, réflexe humain de ce que son cerveau n'assimile pas. Matthew se redresse, pressant contre ses plaies, cherchant du regard un bout de tissu, n'importe quoi pourvu que ça apaise la cascade rougeâtre qu'il sent s'inviter davantage chaque seconde le long de ses traits. Mais rien, rien qui ne soit à portée en tout cas. Alors il abandonne l'idée, se laissant tomber dans son sofa encore quelques instants, rien que quelques minutes qui semblent durer des heures. Il sursaute finalement, prenant sur lui, essayant de retrouver l'entièreté de ses esprits. Il peine à s'en remettre, sent son cœur battre à tout rompre sous cette poitrine qu'il croyait inerte depuis bien des années, incapable de pleinement l'animer. S'en suit un rire de folie, quelque chose d'euphorique qui trahi la fatigue, l'équilibre brisé d'un conscience frissonnante. Il a froid, bien trop froid pour réussir à bouger convenablement mais hormis ça, hormis ça rien. Rien ne vient faire flancher le lieutenant qui tente à se relever, désireux de faire quelques pas, rien que pour contempler l'évolution de son trépas. Et cet homme qui n'est toujours pas là. Puis, finalement, il entend frappé, il entend qu'on vient solliciter sa porte, sa présence derrière celle-ci pour possiblement permettre une entrée facile. Il ne s'en sent pas le courage, pas encore, parce qu'il est tremblant, faible, plus qu'il ne pensait pouvoir l'être, pas assez pour qu'il ne s'en inquiète. Il en oublie presque les coups de fil passés, la manière dont tout s'est déroulé, perdu dans des pensées qu'on vient à nouveau briser. « C'est Tito ! » Ah oui, ça lui revient, ça vient faire tilt dans sa tête, assez pour qu'il n'en détourne son regard vers la porte d'entrée, vers celle qu'il doit au moins ouvrir, entrebâiller avant de s'écrouler. Il est lent, trop lent, la vue qui s'assombrit et les sens qui s'amenuisent ; assez pour que ça l'épuise. Et l'agace. Oui ça l'agace surtout. Parce qu'il n'est pas à même de comprendre, il ne l'a jamais été, il ne le peut pas. « Si j'ai pas de réponse je vais enfoncer la porte ! » Bordel, il a l'impression que le temps se décompose, que tout se défait en des milliers de secondes éloignées les unes des autres, appartement chacune à son temps sans pour autant que ce soit une totale continuité. La folie, cette névrose, la confrontation de sa réalité et du monde qu'il s'est créé. Il secoue la tête un instant, fermant les yeux, prenant sur lui pour ne pas vomir quand il le fait un peu trop rapidement. Ça frappe, ça cogne, ça vient heurter ses pensées sans qu'il ne puisse s'en débarrasser, sans qu'il ne puisse même l’appréhender. Il en est dénué. Et si par le passé, ça l'avait handicapé, il sait que ce soir le pire est encore possiblement à arriver.

Mais il lui faut couper court, mettre un terme à cette impression que son monde revient. Il n'a pas à s’absenter, pas ici, pas maintenant, pas comme ça. Il en revient à lui, s'affalant une énième fois avant d'ouvrir les yeux sur cette porte qui bouge, cette porte déjà bien abîmée par les brutes qui se sont permis cette dernière visite improvisée. « C'est ouvert. » Il s'en souvient, il n'a rien fermé, rien verrouillé, stupidement. Il s'est laissé simplement tomber, trépasser pour un temps qu'il serait incapable de déterminer. Et enfin, il y parvient, s'engouffrant dans l'appartement silencieux, un peu trop ténébreux. « Là, sur le canapé, pas envie de bouger. » Parce qu'il sait qu'il ne tiendra pas, parce qu'il sait qu'ils n'y ont pas été de main morte, pas ce soir, pas cette fois. Et il savait, pourtant, que ça arriverait. Il savait que tout n'était plus qu'une question de temps, qu'une question d'instant. « Navré de vous avoir dérangé. » Il le pense, sincèrement, son premier choix ayant été sur sa colocataire absence au mauvais moment comme à chaque fois. Une grimace quand il se redresse, l'impression que ça tire sans pouvoir pleinement s'arrêter sur cette sensation désobligeante qui lui fait plus de tord que de mal, pour son cas en tout cas. « On m'a dit que vous saviez ne pas faire traîner votre langue. » Et c'est la raison pour laquelle il s'en remet à lui finalement, la raison pour laquelle il choisit de lui confier une certaine confiance qu'il n'aime pas à faire voir. Mais le choix, ce soir, il ne l'a pas, luttant déjà à prendre appuie sur ses bras. Il a été malmené, de la tête aux pieds, un passage à tabac en règle pour celui qui y reste en partie immunisée. Dommage, la leçon n'est pas complètement apprise et combien de temps, combien, avant qu'ils ne le découvrent et terminent leur carnage. Une pensée nécessaire mais qui ne l'inquiète pas, convaincu qu'il saura se remettre aisément sur pied, qu'il saura les surprendre, se faire un peu plus aliéné qu'ils ne doivent le penser. « Parce que tout ça, ça ne regarde personne si ce n'est vous et moi désormais. » Souffle-t-il enfin en dévoilant la totalité de ses plaies, tout ce qui orne ses traits, un sourire éperdu encore maigrelet. Il va falloir qu'il apprenne réellement à faire confiance, qu'il tienne sa langue, qu'il garde ses remarques pour lui. Il va falloir qu'il se fasse au moins poli à défaut de haïr le monde et ses occupants. Ce soir, il doit jouer sur la civilité, sur cette patience pas très innée. « J'ai seulement posé les mains sur une jeune femme dont le père est colérique, ne vous en faites pas. » De quoi satisfaire la possible étincelle de curiosité qu'il pourrait avoir quant à cette tête qu'il traîne depuis un peu plus tôt, depuis qu'on s'est permis d'essayer de le remettre à sa place. En vain, vraiment en vain.

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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Dim 15 Oct - 17:52

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« C'est ouvert. »

Ah. Oui. J'aurais pu vérifier. Idiot que je suis, je n'ai même pas pensé à tenter d'ouvrir. Je soupire, dépité par ma propre bêtise en réalité. Au lieu de frapper, de cogner contre une porte déjà pas mal abîmée, j'aurais pu simplement appuyer sur la poignée. Je secoue la tête et m'exécute donc et oui, c'est bien ouvert. Je pénètre donc à l'intérieur de l'appartement, referme la porte derrière moi et plisse un peu les yeux pour m'habituer à l'obscurité de l'appartement. La voix de Matthew me parvient, il me fait savoir qu'il est sur le canapé et qu'il n'a pas envie de bouger. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, et je m'approche d'une petite lampe que j'allume. La lumière n'est pas trop violente mais elle est suffisante pour me faire écarquiller les yeux quand j'aperçois enfin Matthew sur le canapé et surtout l'état dans lequel il est. Il s'excuse et je secoue la tête en m'approchant de lui alors qu'il se redresse, en affichant une grimace et il y a de quoi. Son état est... Préoccupant. Ceux qui lui ont fait ça ne l'ont pas loupé et vu la façon dont il se tient, j'imagine qu'ils ne se sont pas contentés de cogner sur le visage. Il va peut-être falloir que je l'emmène à l'hôpital sauf que... Je finis par savoir rapidement pourquoi il m'a appelé. Il l'a fait parce que visiblement, on lui a fait savoir que j'étais capable de tenir ma langue. Et c'est bien le cas oui. Je hoche la tête pour lui faire savoir qu'il a effectivement frappé à la bonne porte. Le problème est que s'il a besoin de radiographies, de davantage de soins, que je sache tenir ma langue ou pas ne lui sera plus d'aucun secours. Je tire la table basse jusqu'à moi pour m'asseoir dessus, face à Matthew, pose mon sac de secours sur la dite table alors que Matthew renchérit en me disant que ce qu'il se passe est entre lui et moi, et personne d'autre. Dans l'idée je n'ai rien contre, en pratique ça va peut-être être une autre affaire. Une autre affaire bien compliquée en fait, vu son état qui au-delà d'être préoccupant est lamentable. Ma bouche s'entrouvre en apercevant le reste des plaies et aussi les hématomes qu'il me laisse entrevoir en retirant sa chemise pleine de sang. La question me brûle les lèvres : qui et surtout pourquoi ? Mon air doit sans aucun doute me trahir puisque Matthew répond à ma question silencieuse en m'expliquant qu'il s'est trop approché d'une jeune femme dont les père est « colérique ». Un rire amer s'échappe de mes lèvres.

« Ce n'est plus de la colère à ce stade. Ce type s'est acharné... » je dis la voix sombre en secouant la tête.

Peut-être qu'elle est plus jeune que lui, que le père n'a pas apprécié que sa fille fréquente un homme plus vieux ou qu'un homme plus vieux ne pose les mains sur sa fille mais de là à le mettre dans un état pareil... Un coup ou deux, sous le coup de la colère je peux éventuellement comprendre. Éventuellement seulement mais là... Enfin, c'est limite s'il ne l'a presque pas laissé pour mort... Un nouveau soupir alors que j'ouvre mon sac pour enfiler des gants.

« Bon, je vais faire ce que je peux. »

J'approche mes mains de son ventre.

« Ne bougez pas. » je lui ordonne avant de palper doucement son abdomen. Rien ne m'inquiète. Je remonte jusqu'aux côtes où il est nettement visible que des coups ont été donnés. La palpation me fais suspecter une côté fracturée mais une chose m'interpelle : il ne bouge pas. Lorsque j'appuie, il ne bouge pas. Il devrait. Se raidir, se crisper. Il devrait mais il ne le fait pas. Il se dandine un peu tout au plus, comme si ça le gênait que je le touche à cet endroit mais il n'a pas le comportement de quelqu'un qui a mal. « Vous n'avez pas mal là ? » Et parce que j'ai droit à un hochement de tête négatif, j'approche finalement mes mains de son visage et mes doigts viennent toucher son nez qui, vu l'allure et le sang, a été brisé par un coup. Il devrait là encore se raidir, parce que cette douleur-là est assez violente. Je le sais pour l'avoir expérimentée en juin dernier. « Et là, ça vous fait mal ? » Mais toujours pas.

Et ça m'inquiète. Est-ce qu'il aurait pris un coup sur le crâne ? Est-ce qu'il aurait une hémorragie intracrânienne qui entraînerait une disparition de la douleur ? Alors je me redresse pour observer son crâne sous toutes les coutures mais rien du tout.

« Vous vous êtes cogné la tête ? » je lui demande finalement bien que je ne sente pas la moindre bosse.

Et non. Toujours ce non. Comment est-ce possible ?

« C'est bizarre... » je souffle tout bas avant de me pencher pour récupérer de quoi nettoyer son visage. D'ailleurs, quand j'entreprends de nettoyer son arcade ouverte, et sa lèvre, je le préviens que ça va faire mal mais pas dans son cas... Et tandis que je m’attelle à recoudre son arcade, j'essaye de comprendre. « Est-ce que vous êtes toujours comme ça ? Je veux dire, quand vous vous blessez, vous n'avez jamais mal ? »


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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Mar 17 Oct - 1:32




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Il sait que des questions se baladent dans sa tête, il sait qu'elles viennent lui brûler la langue et ça explique la manière dont il le toise, la manière dont il le guette. C'est la raison pour laquelle il se risque à quelques détails, à quelques informations concernant les raisons qui l'ont mené jusqu'au plus bas de ses enfers personnels. Et, derrière tout ça, il voit une légère inquiétude, quelque chose qui lui arrache un léger rictus. Parce qu'il n'a pas l'habitude d'une telle attention, pas après l'avoir clairement voulue. Matthew n'est pas sans savoir tout ce qu'il risque, tout ce qui pourrait s'abattre sur lui s'il ne prend pas ses plaies au sérieux malgré l'absence totale d'une douleur qui lui aurait été nécessaire ce soir. Elle manque, elle manque à l'appel et il est incapable de la regretter puisque de toute façon entièrement méconnue. Alors il secoue simplement la tête, fermant les yeux quand un peu de gêne s'invite le long de ses côtes tandis qu'il se redresse, tandis qu'il vient pleinement s'offrir aux mains du secouriste qui, aussitôt, savent ce qu'elles ont à faire. Évidemment, il n'a pas prit le pire ; au contraire, en plus d'être le plus silencieux. Goodwin a tout à y gagner à ses côtés, laissant son secret se poser sur ses épaules sûrement pourtant bien assez lourdes. Égoïste, en tout point. « Ce n'est plus de la colère à ce stade. Ce type s'est acharné... » Oui, ils se sont acharnés, mais inutile de préciser que ça aurait pu être pire s'ils s'y étaient vraiment mis à trois. Aussi Matthew, pour une fois, ne fait qu'acquiescer, un bref sourire le long de ses traits que l'autre continue d'observer, sourcils froncés. « Bon, je vais faire ce que je peux. » Un nouveau signe vertical tandis qu'il laisse faire, patient, serein, soufflant délicatement dans son coin. Et, même s'il ne ressent rien, son corps – quant à lui – subit sans un bruit ; assez pour que des larmes ne montent jusqu'aux abords de ses yeux, phénomènes qu'il accueille plus agacé que mal à l'aise. « Ne bougez pas. » Non, il ne bouge pas, ne trouve aucune utilité à s'y risquer en sachant qu'il n'a qu'à être patient, docile aux ordres qu'il donnera pour le bien de sa propre personne. Matthew accepte, se redressant seulement un peu pour lui facilité la tâche tandis qu'il vient remonter sur ses côtes, là où il sent que ça bouge sans s'en alarmer ; moins en tout cas que celui qui s'est fait assez bon samaritain pour le rejoindre jusqu'ici. Il appuie, insiste un peu lui semblerait-il avant que sa voix ne lui parvienne. « Vous n'avez pas mal là ? » Il lui fait comprendre que non, là, d'un bref geste de la tête qu'il ne fait pas perdurer, pensant qu'il passera à autre chose sans trop de questions, sans trop d'attention. Stupide, Matthew. Mais Tito s'en détourne de ses côtes pour en venir à son nez, à la fontaine rougeâtre qu'il est parvenu à calmer un peu plus tôt.

Le revoilà, ce regard inquiet, cette impression qu'une pluie de suppositions va s'abattre sur les plaies qu'il porte. Et si tout ça n'était que l’œuvre des coups portés dans la soirée ? Non, ça ne l'est pas. Et pourtant, il ne dit rien, pas encore, laissant l'autre l’ausculté sagement comme dans l'espoir d'un verdict rapide et défait de cette vérité qu'il garde encore secret. « Et là, ça vous fait mal ? » Non, à nouveau. Et, quand il le croit se redressant pour s'écarter un peu de sa personne, il fronce les sourcils en le contemplant l'observer sous tous les angles. Évidemment. Un soupire s'extirpe d'entre ses lèvres tandis qu'il baisse seulement ses traits, essayant de perdre ses yeux fatigués sur toute autre chose que cette présence qu'il s'est pourtant imposée. « Vous vous êtes cogné la tête ? » Non, une énième fois et la voix du lieutenant qui ne se joue pas. Il se contente de quelques gestes, de quelques haussements d'épaules qui interpellent plus qu'ils n'écartent. « C'est bizarre... » Habituel en vérité. Raison même du sourire qu'il laisse lui échapper quand il vient le prévenir que tout risque de faire un peu mal tandis qu'il vient nettoyer les entailles qu'il porte sans trop en savoir le degré de danger qu'il aurait pu encourir puisque seulement sonné, un malaise aux allures d'un manque de sommeil évident. « Est-ce que vous êtes toujours comme ça ? Je veux dire, quand vous vous blessez, vous n'avez jamais mal ? » Et finalement, tout vient s'imposer de but en blanc.

Matthew inspire, expire tandis qu'il sent simplement le tout s'apposer contre sa peau, contre le fossé de chair qui s'est créé. Rien de plus que cela, pas une grimace, pas un frisson. Rien de plus que de l'attention qu'il n'a pas pour habitude de posséder et qui l'amène, finalement, à se détourner de son interlocuteur un court instant. Rien qu'un moment avant de se rendre à l'évidence même des choses ; ils ne sont qu'eux deux, enfermés dans la même pièce et se défiler de sa présence demandée n'est pas à envisager, ni même à sa portée. Alors il prend sur lui, venant le temps d'une seconde croiser son regard tandis que les mots se cherchent, tandis que le tout se formule de manière à peu près cohérente dans sa tête. « Depuis le début, oui. » Vient-il finalement confier, sachant tout ce que ça pourrait pourtant apporter comme conversation, notamment concernant son rôle au sein de la police, cette place qu'il n'aurait jamais dû avoir si cette pathologie avait été découverte lors de ses examens. Il en grimace finalement en y songeant, secouant la tête de mépris à l'égard de ce que ça l'a conduit à faire pour que tout soit tu, pour que tout ne soit qu'un secret qu'il garde enfouie dans les limbes d'un palace psychologique qui n'appartient qu'à lui. Puis, finalement, autant jouer l’honnêteté. « Mon supérieur est au courant depuis qu'une affaire à mal tournée. Je me suis fait tiré dessus mais j'ai été incapable de m'en rendre compte jusqu'à ce qu'elle ne le voit pour moi ; première pause et le regard qui vient juger la réaction de celui qui s'improvise oreille attentive pour cette nuit. Elle a su que j'avais réussi à faire falsifier les documents d'entrée dans la police mais m'a fait une faveur. » Un sourire ironique qui se perd le long de ses lèvres abîmées, malmenées, qu'il ne ménage pas autant qu'il le devrait en usant d'autant de voix. Pour ce qui est du reste, de cette affaire déjouée, de ce trafic clôturé au profit de ceux vers qui elle les a mené, il n'en dit rien. Il s'était fait amoureux de sa place, de son métier, dévoué pour cette cause destiné à relever un peu la justice que l'humanité peine à relever. Le silence d'une supérieure dont les affaires s'étaient faites véreuses, aussi sales que ses mains, que leurs mains. Elle l'avait trempée, noyée dans cette même flaque plus que souillée. Et son esprit qui tente de s'en défaire, de taire cette rage qu'il porte à son égard ainsi qu'à celui de ceux qui ont fait qu'ils ne se retrouvent ici. « L'avantage d'être un bon élément, bien que tout ça soit parfois handicapant. J'ai des collègues un peu indiscret et je crains d'être très peu renseigné sur les réflexes qu'aurait une toute autre personne à ma place. » Petite confidence anodine, se sachant finalement en sûreté, assez pour en énoncer plus qu'il ne l'aurait fait dans une situation sans similarité à celles qu'ils sont en train de faire passer. « Voyez-ça comme une aide, vous n'avez pas à vous soucier des décibels que j'aurai pu pousser selon la douleur et son intensité. » Une petite blague, de mauvais goût certes mais tout de même.

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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Lun 30 Oct - 14:58

WHY DID I NEVER FEEL PAIN ?


La réponse est un peu déstabilisante. « Depuis le début, oui. » Dont il est comme ça depuis sa naissance ? Comment on appelle ça déjà ? Réfléchis Tito, réfléchis. Oh. Oui. Insensibilité congénitale à la douleur. Ce sont des cas rares et j’en ai un sous les yeux. Et si je me souviens bien, le métier qu’il pratique est totalement incompatible avec cette pathologie. Trop de risques au quotidien et ça m’en fait presque lâcher mon aiguille. Presque. Ceci dit, avoir connaissance de la pathologie me permet une chose : poursuivre sans craindre de lui faire mal et c’est un plus même si pour lui, c’est sans doute loin d’être un plus au quotidien. J’en reviens à son métier, au fait qu’il ne devrait pas le pratiquer, et lui de grimacer avant de secouer la tête. Je ne sais guère pourquoi mais peu importe pourquoi : il ne faut pas qu’il bouge et je lui intime de rester en place afin de poursuivre les soins alors qu’il se met à m’expliquer que son supérieur est au courant. Je m’arrête une seconde, quand il m’avoue qu’on lui a tiré dessus mais qu’il ne s’en est même pas rendu compte. C’est tellement surréaliste… Et passionnant. Si j’étais médecin, ce serait véritablement un cas qui me passionnerait. D’ailleurs, il doit les passionner les médecins. S’ils sont au courant, ce dont je doute soudain en fait. Le doute tombe finalement aux oubliettes quand il m’avouer avoir falsifié son dossier. Je secoue la tête de droite à gauche avant de reprendre mon œuvre. J’hésite… Soit il est réellement passionné par son métier et a toujours voulu faire ça au point de mettre dangeureusement sa vie en danger, soit il est totalement cinglé. Peut-être un mélange des deux… J’ai cependant du mal à croire que son supérieur ait accepté de le garder dans de telles conditions. Qu’il soit un bon élément ne me semble pas être une justification suffisante mais je n’en dis rien. Je ne me vois pas être à ce point-là indiscret : ce qu’il a marchandé avec son supérieur, au fond, cela ne me regarde pas. Moi, je suis là pour l’aider. Point.

Et je l’aide.

L’arcade est bientôt recousue et j’entreprends de désinfecter encore un peu avant de m’attaquer à sa lèvre, chose peu facile puisqu’il continue à parler. Alors je m’arrête un instant en l’observant. Il manque visiblement d’informations sur sa maladie, sur les réflexes et ça n’a rien d’étonnant s’il l’a cachée tout ce temps… J’esquisse un sourire en secouant de nouveau la tête quand il mentionne les décibels qui vont m’être épargnés. 

« C’est vrai que c’est un plus. Maintenant taisez-vous que je m’occupe de votre lèvre. »

Ce que je fais. Je désinfecte, observe la plaie de plus près en fronçant les sourcils. J’hésite puis me décide. 

« Je ne vais pas vous faire de points. La plaie a déjà commencé à coaguler donc, je vais vous laisser de quoi désinfecter et il faudra surveiller. Si vous voyez que la cicatrisation a du mal à se faire il faudra me rappeler et je viendrai faire quelques points mais je pense que ça devrait aller. » je lui dis avec un petit sourire encourageant. Un sourire qui se fane rapidement. « Ce qui m’inquiète ce sont vos côtes et vu votre hum… Pathologie… Je suis désolé mais vous allez devoir passer par la case hôpital. Pas pour une hospitalisation, enfin pas au départ. » j’ajoute rapidement avant qu’il ne m’interrompe. « Mais il vous faut des radios. C’est nécessaire. Vous pouvez avoir une hémorragie et ne pas la sentir. Si je vous laisse comme ça, vous pouvez être mort demain. Et je ne dis pas ça pour vous faire peur. Votre maladie est… C’est tellement dangereux… »

Mais j’ai bien conscience que tout ça doit rester secret, qu’il ne veut pas aller à l’hôpital. La situation est compliquée. Très compliquée. Je réfléchis et j’essaye de réfléchir vite. La radiographie, c’est forcément à l’hôpital mais une échographie. Oh… Oui. Voilà. Illumination soudaine.

« Je vais revenir. » je lui annonce soudain en me redressant. « Je vais aller voir un collègue qui travaille à l’hôpital. Il devrait pouvoir me trouver un échographe portatif. Même si je ne suis pas médecin, je suis capable de voir s’il y a une hémorragie ou pas là-dessus, ce sera bien mieux que rien. » Un silence. « De toute façon, il va falloir que j’aie un appareil de ce genre pour pouvoir m’occuper de vous. Je vais pas vous lâcher dans la nature comme ça. Vous me parliez de réflexes et il en faut certains. Faut que je fasse des recherches mais une chose est sûre : au moindre choc, il faut faire des vérifications. En fait, je crois que vous ne vous rendez pas bien compte. Votre manière de vivre, en souffrant de cette maladie ? Vous avez de la chance d’être encore en vie. » Je ne pourrais pas être plus sérieux. Un soupir. « Je reviens vite. Bougez pas. »

Ah ah.

Sur quoi je m’éclipse. C’est fou. Totalement dingue. Et ça pourrait m’attirer des problèmes. Qui plus est je ne lui dois rien et pourtant… Pourtant je prends ma voiture en direction de l’hôpital en appelant celui qui pourra m’aider. Pourtant je le fais.

Imbécile.






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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Dim 5 Nov - 22:27




ft. tito
why did i never feel... pain ?

« C’est vrai que c’est un plus. Maintenant taisez-vous que je m’occupe de votre lèvre. » En parlant de réflexe qu'il n'a pas, qui ne vient pas. Pour la première fois, la surprise parvient à le faire taire, Matthew s’exécute, de toute manière exténué, fatigué, lassé par de telles stupidités qu'il aurait peut-être pu esquiver. Il y songe, se souvient, se rappelle les mots énoncés tandis que l'autre homme commençait presque à grogner. Se taire, oui, peut-être l'aurait-il dû ce soir-là également. Et il s'y tient, pour l'instant, laissant l'autre homme faire ce qu'il a accepté d'entreprendre malgré la discrétion nécessaire, malgré tout ce que ça pourrait aisément laisser entendre. Il est venu quand d'autres auraient seulement attendus qu'il ne réponde plus. « Je ne vais pas vous faire de points. La plaie a déjà commencé à coaguler donc, je vais vous laisser de quoi désinfecter et il faudra surveiller. Si vous voyez que la cicatrisation a du mal à se faire il faudra me rappeler et je viendrai faire quelques points mais je pense que ça devrait aller. » Des mots auxquels il acquiesce, simplement, sachant déjà qu'il devra possiblement l'appeler. Parce qu'il a tout de même senti les coups, la force délaissée dans chacun de ces derniers. Et si la douleur reste inconnue au lieutenant, la gêne elle rend le tout un peu plus conséquent. Et s'il pensait les nouvelles plus bonnes qu'il n'aurait pu le penser, la suite vient ternir un peu cette idée. Parce qu'il perd son sourire, Tito, parce qu'il revêt ce regard plus dur qu'un peu plus tôt, plus sérieux que lorsqu'il s'occupait de ses premiers maux ; si tant est que ce terme soit approprié pour un homme comme Goodwin et son calme olympien concernant les plaies qui ornent ses traits. « Ce qui m’inquiète ce sont vos côtes et vu votre hum… Pathologie… Je suis désolé mais vous allez devoir passer par la case hôpital. Pas pour une hospitalisation, enfin pas au départ. » Il tique, sent sa mâchoire se crispée tandis qu'il va déjà pour se redresser, se défaire de sa présence qu'il maintient à ses pieds. Non, il n'ira pas et il entrouvre déjà les lèvres pour le dire, le répéter, trop attaché à son métier qu'il ne risquera pas de perdre en cette soirée. Pas cette fois. Pas comme ça. Mais il ne lui laisse pas le temps d'user de sa voix, Tito en revient à lui comme pour l'empêcher d'avoir à forcer sur ses bras puisque pas encore levé du sofa. « Mais il vous faut des radios. C’est nécessaire. Vous pouvez avoir une hémorragie et ne pas la sentir. Si je vous laisse comme ça, vous pouvez être mort demain. Et je ne dis pas ça pour vous faire peur. Votre maladie est… C’est tellement dangereux… » Et il le sait, il l'a toujours su. Mais là, quoi qu'il fasse, sa vie en pâtira. Alors il s'y refuse, se contentant d'un bref signe de tête négatif, d'un regard qui – finalement – se défait de personne pour brièvement effleurer sa lèvre avec ce dont il s'était servi pour le désinfecter, cette continuelle impression de saigner bien ancrée contre sa peau abîmée.

Et s'il s'attend à un soupire, quelques sermons, Matthew fronce les sourcils en entendant la voix de cet « ami » qui se redresse dans la foulée. « Je vais revenir. » Il se retient les questions qui, aussitôt, s'invitent dans sa tête. Pourquoi, où, des questions qui demeurent silencieuses et auxquelles, finalement, Tito vient répondre en s'activant, laissant à Goodwin un moment pour s'en apaiser légèrement. « Je vais aller voir un collègue qui travaille à l’hôpital. Il devrait pouvoir me trouver un échographe portatif. Même si je ne suis pas médecin, je suis capable de voir s’il y a une hémorragie ou pas là-dessus, ce sera bien mieux que rien. » Il essaie d'analyser chacun de ses mots, luttant contre ce poids qui hante encore sa tête, l'impression que son monde n'est rien d'autre, désormais, que bancal. La fatigue, cette absence de tout, de sensations, ça malgré le corps qui réagit du mieux qu'il le peut, se torturant bien qu'en restant silencieux. Matthew accepte, n'ayant pas vraiment le choix, comprenant enfin que cet homme-là, celui qui se tient là, honore autant son métier que celui qu'il protège en restant dans son antre ici-bas. Et il lui dit, lui fait entendre qu'il ne le lâchera pas, pas comme ça, dans cet état-là, pas en sachant qu'il pourrait y laisser bien plus que quelques côtes et cette dernière force dans ses bras. Parce qu'il a raison, d'une certaine façon. Il a une chance démesurée, la chance d'avoir survécu à bien des opportunités de tomber au vu de cette maladie portée. « Je reviens vite. Bougez pas. »

Un sourire, bref, tandis qu'il quitte les lieux, tandis qu'il laisse la porte se fermer derrière lui, tandis que Matthew s'affale un peu mieux dans son canapé qu'il n'a pas réussi à quitter, duquel il ne prendra pas le risque de se lever. Parce qu'il rumine, dans son coin, sans un mot, sur les dires qu'à laisser planer son ami secouriste improvisé tout juste envolé. Car des années se sont écoulées au cours desquelles il est parvenu à passer entre les mailles du filet. Des années sans qu'il ne puisse tomber, s'écrouler, accablé par des blessures causées auxquelles l'attention nécessaire n'aurait pas été donnée. Matthew a bravé l'entendement, survivant sans pleinement prendre conscience de cette chance et de tout ce qu'elle pourrait à l'avenir lui coûter. Aujourd'hui, il sait. Les mains qui viennent instinctivement se poser sur ses côtés, il essaie, il tente, rien qu'un instant d'imaginer ce qu'il n'a jamais pu connaître ici et par le passé. Mais rien, rien ne vient offrir un avant-goût de la chose à l'homme qui soupire, laissant un long filet d'air s'extirper d'entre ses lèvres. Épuisé, vraiment, les paupières lourdes et déjà presque fermées. Il se laisse aller, flirtant avec ses ombres, errant dans des profondeurs qui n'appartiennent qu'à lui qui, en vérité, cache tout un monde. Et elle revient, cette mélodie, ces douces notes éperdues dans les précipices d'une âme à la solitude peu ténue. Elle revient bercée les songes, la conscience qui s'allonge. Matthew s'emporte comme pour rattraper tout ce sommeil délaissé, toutes ces heures passées à phaser au lieu de se reposer, toutes ces soirées entreprises à chasser des indices pour des enquêtes enchaînées. Il s'en éprend, de ce silence, de cette noirceur, de ce néant des plus tendres qui, paradoxalement, se fissure brutalement. Il sursaute, ouvre les yeux sur une silhouette qu'il peine à remettre, cherchant instinctivement son arme à sa ceinture sans pour autant mettre la main dessus. Alors il se redresse, sent son cœur manquer un battement avant de retrouver pleinement la vue, avant de reconnaître cette présence finalement revenue. « Ne me faites plus jamais ça. » Qu'il laisse s'extirper d'entre ses lèvres tandis qu'il offre un nouveau répit à son dos, venant le caler contre le dossier du canapé dont il n'a pas bougé ; finalement comme Tito avait pu lui demander. « Vous avez trouvé ce que vous vouliez ? » Il demande parce qu'il espère une réponse positive, insouciant mais pas stupide, sachant sa santé comme pouvant en partir en sachant cette dernière déjà peu reluisante. « J'espère sincèrement que vous vous trompez. Je doute d'être à même de prendre le risque de devoir rejouer aux imprudents pour garder mon métier. Je ne me risquerai pas à perdre ma place pour une querelle de bas étage avec un homme dont la parole réside bêtement dans les poings. » Ah, enfin, un semblant d'émotion qui vient animer ses traits, une once de colère, de dégoût aussi, semblerait-il. Matthew s'en décharge sans même s'en rendre compte, un peu éperdu dans des pensées embrumées, assez pour ne pas réfléchir sur ce qu'il se permet d'énoncer. « Je sais, vous n'y êtes pour rien. » Il se résigne enfin à se taire, à s'installer pour le laisser continuer, restant désormais immobile en attendant un quelconque signe d'un séjour hospitalier épargné.

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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Ven 24 Nov - 16:51

WHY DID I NEVER FEEL PAIN ?


Réflexions. Réflexions. Réflexions. Le chemin qui mène à l'hôpital n'est que cela. Que suis-je en train de faire là exactement ? Aider quelqu'un qui en a besoin, c'est vrai, mais la façon de faire est tellement peu conventionnelle... Le bon sens (et la loi) voudrait que je prévienne l'hôpital, il faudrait que je fasse venir une ambulance à son domicile, qu'il soit hospitalisé. Il faudrait aussi que j'appelle sa supérieure et que je lui fasse part de ma façon de penser, que j'aille plus haut qu'elle même parce que je ne comprends pas qu'elle puisse le laisser travailler dans ces conditions. Il a dit être un bon élément mais est-ce suffisant pour laisser un homme prendre de tels risques ? Ou peut-être n'a-t-elle peut-être pas véritablement conscience de tout ce que sa pathologie entraîne comme risques... Lorsque je me gare enfin devant l'hôpital, je suis encore en pleine hésitation : est-ce que je vais trouver celui auquel je pense ou est-ce que je vais aux urgences et explique la situation pour qu'une ambulance soit envoyée ? Je ne sais pas. Je ne sais véritablement pas. Plus j'y pense ceci dit... Plus j'y pense et moins j'ai envie de prévenir une ambulance pour la bonne et simple raison que les risques que tout ceci représente pour Matthew, il en a conscience. Il s'agit de son choix. Est-ce qu'il met d'autres vies en danger ? C'est vrai parce qu'une hémorragie dont il n'a pas connaissance peut lui faire perdre connaissance et s'il est au volant à ce moment-là ou en pleine intervention... Mais à présent il va m'avoir moi pour l'aider. Si je fais ce choix, ce sera pour être là pour lui au quotidien pour l'aider à continuer à faire ce métier qu'il semble aimer. Un grognement derrière mon volant alors que je me saisis de mes clés et que je quitte la voiture.

Le choix est fait.

Une vingtaine de minutes plus tard, je sors de l'hôpital avec un sac sous le bras dans lequel se trouve près de 5000 dollars compactés en une seule petite machine. C'est du vol, ni plus, ni moins, j'en ai parfaitement conscience et mon cœur bat très, très vite durant ce petit trajet qui me sépare de ma voiture. J'ai confiance en celui à qui j'ai demandé ce service (qui m'en devait un) et je sais qu'on ne remontera ni jusqu'à lui ni jusqu'à moi mais oui... Cela reste du vol. Pour soigner un policier. Dans le genre ironie du sort ça se pose là. Une fois à l'intérieur de la voiture et le moteur en marche, le soulagement est là : soulagement que personne n'ait débarqué pour m'arrêter. C'est fait. Plus de retour en arrière possible. Je quitte donc l'hôpital et reprend la direction de l'appartement de Matthew, en me pressant un peu car je crains de l'avoir laissé seul trop longtemps. Je crains l'hémorragie. D'ailleurs s'il en a une, comment va-t-on faire ? Là il ne pourra pas échapper à l'hôpital parce que si je suis capable de voir s'il y a un problème je ne serai pas capable de le régler : je ne suis pas chirurgien, ni même médecin... Secouriste, infirmier, mes capacités s'arrêtent là et ça lui sera utile mais pas pour des blessures internes. J'espère donc, tandis que les rues défilent et que je me rapproche de l'appartement, qu'il n'y aura rien de grave. L'appréhension grimpe d'un cran encore lorsque je me gare et que je retourne jusqu'à l'appartement de Matthew. Petite montée de stress une fois devant la porte, cœur qui s'emballe et profonde respiration avant de pénétrer à l'intérieur de l'appartement sans frapper, ce qui est en soi totalement stupide en fait. Il est blessé. Il est armé. Brillant Tito. Vraiment brillant. D'ailleurs quand j'arrive enfin jusque dans le salon, il se redresse subitement dans le canapé et il me semble dans la pénombre le voir porter sa main à sa ceinture. Où devrait être son arme... Coeur qui manque un battement quand je réalise pleinement ce qui aurait pu se passer. Et lui de me dire que je ne dois jamais lui refaire ça avant de s'affaler de nouveau dans le canapé.

« Pas d'inquiétude... » je souffle la voix tremblante.

Oh non, on ne m'y reprendra plus. Je m'approche en répondant par la positive à sa question. Oui, j'ai ce qu'il me faut. Et il m'avoue alors qu'il espère que je me trompe. Moi aussi j'espère me tromper. Je viens m'asseoir sur le canapé et les mots qu'il prononce confirment ce que je pensais : il tient véritablement à son métier et ne veut pas le perdre, pas à cause de ça. Je peux comprendre et c'est parce que je peux comprendre que je suis là, avec dans les mains un appareil fraîchement volé à l'hôpital.

« Je ne le prends pas contre moi. » je lui réponds doucement quand il me dit que je n'y suis pour rien.

Et le voilà qui s'immobilise et moi de sortir l'appareil en question. Et...

« Je dois allumer la lumière. Désolé. »

Parce que j'imagine que la pénombre lui fait du bien, je suis bien placé pour savoir que quand on est dans un sale état, on n'aime que trop peu la lumière mais là, je vais avoir besoin d'y voir plus clair. Je me redresse donc, allume la lumière et me rapproche de nouveau de Matthew. Je ne me rassois cependant pas : je dois d'abord brancher l'échographe portatif que je viens de sortir du sac. J'entreprends donc de trouver une prise et une fois que c'est fait, je viens cette fois me réinstaller près du blessé. J'enfile des gants et allume l'échographe en espérant silencieusement qu'il ne me posera pas de questions sur la provenance de ce petit miracle de technologie.

« Je vous dirais bien que ça va faire mal mais... » J'esquisse un petit sourire. Si on peut utiliser sa pathologie pour détendre un peu l'atmosphère, pourquoi s'en priver ? Je dépose un peu de gel au niveau des hématomes des côtes avant de passer la sonde sur la peau. Yeux vissés sur l'écran je scrute, je change la sonde de place et scrute encore. Encore. Encore. Et au fil des secondes, c'est un sourire qui vient étirer mes lèvres. Je la vois la côte fracturée mais pas d'hémorragie. « Je ne vois rien. Je veux dire, je vois tout un tas de choses mais je ne vois rien de grave. » Non parce qu'à mal m'exprimer il pourrait croire que je suis incapable de distinguer quoi que ce soit sur l'écran. Le sourire finit de s'élargir quand j'ai bien couvert toute la zone. J'éteins la machine, la pousse un peu et essuie le gel en relevant mon regard vers Matthew. « Vous avez bien une côte fracturée, je vais vous faire un bandage compressif pour lui permettre de se consolider plus rapidement. Je viendrai le changer tous les jours. » je lui explique en me penchant pour récupérer ce qu'il faut dans mon sac. « Vous savez, en théorie, il vous faudrait un scanner du corps entier tous les mois mais bon, j'ai bien compris que la case hôpital était proscrite. Soulevez les bras s'il vous plaît. » Il s'exécute et j'entreprends de faire le bandage compressif. « Du coup, vous allez m'avoir sur le dos. Je passerai une fois par mois pour voir comment vous allez, faire une échographie et si vous vous faites mal, faudra m'appeler. Je compte sur vous. » je lui dis en lui lançant un regard résolu en coin. « Si vous le faites pas, si vous respectez pas la part du contrat car oui c'est un contrat, je vous louperai pas. Je vous balancerai parce que si je sais tenir ma langue, je suis aussi capable de la délier au besoin. » je termine par lui dire avant de terminer de fixer le bandage. « Vous pouvez baisser les bras. C'est pas contre vous. » je lui explique finalement en retirant mes gants. « Mais vous vous mettez en danger et les autres aussi et ça, je peux pas laisser passer. Alors je veux bien être de votre côté mais va falloir faire quelques efforts pour que ça fonctionne. D'accord ? »



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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Dim 26 Nov - 0:13




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why did i never feel... pain ?

« Je dois allumer la lumière. Désolé. » Il hésite un instant, il va pour entrouvrir les lèvres, pour laisser une taquinerie dépassée lui échapper. Mais rien, rien ne vient s'imposer au léger silence que Tito invite à s'installer, offrant aux lieux un éclat de clarté, une luminosité des plus dures pour celui dont les prunelles se cachent, instinctivement. Et lui qui pensait qu'il ne l'avait pas pris pour lui, petit sourire, un léger rire néanmoins silencieux. Trêve de plaisanterie personnelle, Matthew prend sur lui pour laisser libre champ à celui qui revient exercer, plus sérieux qu'il ne pensait le voir quand il se décidait à l'appeler. « Je vous dirais bien que ça va faire mal mais... » Ou presque, niveau sérieux. Il fronce les sourcils quant à cette remarque, à tout ce qu'elle sous-entend, à la manière dont il en use pour essayer de rendre les choses un peu moins dramatique. Et, en vérité, c'est plutôt bien trouvé. Raison pour laquelle il persiste à se taire, à n'oser qu'un bref geste de tête pour l'en féliciter ; même si elle était facile, dans le fond. Pour la suite, le seul contact qu'il sent, c'est la fraîcheur du gel qu'il dépose, la pression qu'exerce la machine ramenée contre sa peau. Mais rien de plus que cela, rien de moins non plus. Matthew se contente seulement de s'en détendre, de fermer un instant les yeux comme dans l'espoir de retrouver un peu plus ses esprits, de faire taire cet espèce de sommeil qui tente à s'imposer, accompagné d'un peu de ténacité. Évidemment, car lutter puis réussir simplement n'a jamais été trop marrant. Puis, finalement, c'est à l'autre homme de briser l'absence de tout mot, de toute phrase. Il réimpose sa présence, il rappelle à Matthew l'endroit où il se trouve et les raisons qui les ont poussé à de nouveau se rencontrer. Un soupire, un air légèrement déçu quant au pitoyable de cette soirée. « Je ne vois rien ; voyez-vous ça. Ses perles claires retrouvent leur chemin jusque sur les traits du secouriste, jusque sur cet homme qu'il hésite désormais à renvoyer. A tord, il a tendance à trop vite se précipiter. Je veux dire, je vois tout un tas de choses mais je ne vois rien de grave. » C'est un poids lourd qui s'extirpe de sur son cœur, quelque-chose qui permet à ses poumons de se bourrer d'air, à sa conscience de s'en apaiser. Et sa respiration le trahi, d'ailleurs, elle vient faire supposer toute cette détresse qu'il ressentait. Il essaie même de la calmer, cette dernière, comme dans l'espoir de ne pas trop se faire entendre, de ne pas trop se laisser voir et Tito lui rend cette tâche plus simple, terminant rapidement pour lui permettre de se redresser sans encore pour autant remettre son vêtement. « Vous avez bien une côte fracturée, je vais vous faire un bandage compressif pour lui permettre de se consolider plus rapidement ; des paroles auxquelles il acquiesce simplement, allant pour le remercier, préparant déjà ce qu'il devra dire pour qu'il ne s'attarde pas mais il poursuit, là, dans sa lancée pour s'assurer qu'il serait celui qui pourrait tout décider. Et Matthew ne fait pas le poids contre ça ce soir. Je viendrai le changer tous les jours. »

Surprise ! Il aurait dû s'en douter, ne serait-ce que l'appréhender mais non, le lieutenant se fait prendre de court, essayant de se rendre à l'évidence même des choses, réfléchissant tout de même à une brève parade quant au projet que cet homme s'ajoute déjà sur le dos. Mais ce regard, celui qu'il vient déposer sur Goodwin, laisse aisément deviner qu'il n'en démordra pas. Pas cette fois. « Vous savez, en théorie, il vous faudrait un scanner du corps entier tous les mois mais bon, j'ai bien compris que la case hôpital était proscrite. Soulevez les bras s'il vous plaît. » Il obéit en écoutant, grimaçant quant à ce qu'il évoque, ce qu'il vient faire entendre quant aux procédures qu'il aurait peut-être dû suivre depuis maintenant bien longtemps. Et Matthew aimerait ne rien entendre, pas concernant tout ça, pas en sachant qu'il avait su faire sans jusqu'à cette fois-là. « Du coup, vous allez m'avoir sur le dos. Je passerai une fois par mois pour voir comment vous allez, faire une échographie et si vous vous faites mal, faudra m'appeler. Je compte sur vous. » Bah voyons. Goodwin en garde ses sourcils froncés, cette expression légèrement outrée. Parce qu'il vient lui faire entendre qu'il l'aura à l’œil comme s'il n'était qu'un gamin, comme s'il n'était qu'une expérience ; encore loin d'en voir l’intérêt premier et la bonté dont il vient user. Et il s'apprête déjà à refuser en le voyant le contempler, peut-être attendre une réponse à laquelle il s'est déjà résigné. Parce qu'il poursuit, Tito, parce qu'il vient le devancer, une fois encore sans trop se soucier de ce qu'il pourrait en penser. « Si vous le faites pas, si vous respectez pas la part du contrat car oui c'est un contrat, je vous louperai pas. Je vous balancerai parce que si je sais tenir ma langue, je suis aussi capable de la délier au besoin. » Une menace, des plus douces, des plus calmes. Il en sourit presque, retenant un rire ironique bloqué au creux de sa gorge. Tito a l'art d'instaurer les choses comme il l'entend et Matthew sait, n'est pas idiot, qu'il ne pourra pas refuser une telle offre. Car son métier importe, car tout ce qu'il est parvenu à faire jusqu'alors importe. Un soupire, une résignation nécessaire qui coûte tant au quadragénaire tant qu'il termine le bandage qu'il fut si déterminé à lui faire. « Vous pouvez baisser les bras. C'est pas contre vous. » Évidement. « Mais vous vous mettez en danger et les autres aussi et ça, je peux pas laisser passer. Alors je veux bien être de votre côté mais va falloir faire quelques efforts pour que ça fonctionne. D'accord ? »

Il lui faut un instant pour en revenir à la réalité de cet instant, au fait que toutes ces syllabes énoncées, tous ces dires balancés n'étaient pas que des faits rêvés. Matthew commence à prendre conscience de l'ampleur que pourrait avoir toute cette histoire, cet appel passé dans l'espoir qu'il puisse l'aider ; loin d'imaginer que tout pourrait à ce point lui échapper. Il n'a pas su voir l'étendu que pourrait avoir ses concessions sur l'homme à qui il est venu ouvrir la porte d'entrée dans l'un de ses secrets les mieux gardés. Un soupire, de nouveau. Cet éternel lassitude de teinté le long de ses traits comme depuis qu'on l'a plongé en plein dans l'erreur, dans l'irréparable qu'il lui faudra un jour assumer malgré cette envie insatiable de jouer jusqu'à s'en brûler. Il tique, Matthew, il tique parce qu'il n'a aucun mot à faire entendre, aucune excuse qui puisse parer à cette proposition, aucune prose à instaurer en réponse à ce dans quoi on vient de le pousser. Alors Goodwin s'en redresse, prenant le risque de contrarier son nouvel allié en imaginant, non, en sachant très bien qu'il aurait voulu le voir encore un peu immobilisé. Mais Matthew doit bouger, ne serait-ce que pour pleinement tout considérer. Réfléchir, tout se dire, encore et encore jusqu'à y parvenir. Il ose quelques pas, venant caresser du bout des doigts son violon et la douceur de son bois. Un frisson et une main brièvement portée contre le pansement qu'il aborde désormais. « J'imagine que je n'ai pas vraiment le choix, de toute manière. » Un regard porté vers un extérieur qui, ce soir, lui inspirait presque plus de sûreté que les lieux dans lesquels ils se tiennent encore, leurs propriétés paisibles évincées. « J'essaierai ces efforts. » C'est tout ce qu'il vient faire entendre, tout ce qu'il permet à sa gorge de faire entendre avant que son attention n'en revienne au séjour, au bazar qui y traîne, à cet homme qui y erre désormais, simplement assiégé contre son sofa tout juste quitté, son regard sur lui braqué. Ce n'est pas la réponse qu'il attendait, ce n'est pas la tournure que Matthew doit prendre et il le sait. Alors il vient enfin se trahir, ce rire gêné bien qu'un poil énervé, il vient animer la pièce dont la pénombre réconfortante fut éloignée. Et il tourne les talons, il vient marcher à nouveau, oser un aller dans la cuisine, croisant le chemin d'un miroir qui, il le sait, désormais le gênera. La lumière lui permet de voir les séquelles qu'il portera, toutes ces plaies qui auront besoin d'un peu de temps pour disparaître, tous ces bleus qui devront s'estomper. Il grimace, ravale une haine qui – chaque jour – ne fait qu’accroître. Il se résigne enfin, Matthew Goodwin. Il vient finalement user d'un peu de raison, de bon sens, admettant ne pas pouvoir pleinement s'en sortir seul. Personne ne le peut, personne et être seul ne le protégera pas. Jamais. « C'est d'accord. » Et les traits qui s'abaissent, ce regard qui se ferme tandis qu'il reprend sa course jusqu'à la cafetière, tandis qu'il essaie de reprendre un rythme qu'il n'assumera pas longtemps, loin de vouloir le prendre en considération. Mais les nausées ne le lâchent pas, cette pression qui redescend ne l'aide pas, cette vérité brutale associée à son élan de raison termine par altérer ses réflexions. Il la voit enfin, cette solitude tenace, celle dans laquelle il a toujours baignée, autrefois bonne amie, aujourd'hui danger à sa propre vie. Et pourtant, pourtant il sait que le quotidien du commun des mortels ne peut satisfaire ses envies.  

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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Jeu 7 Déc - 17:56

WHY DID I NEVER FEEL PAIN ?


Je lui en demande sans plus que ce qu’il n’est désireux d’accepter. Compréhensif en soi parce qu’avoir un type qui vous colle l’arrière train pour s’assurer que tout roule, ça peut vite devenir trop envahissant mais ai-je le choix ? Pas véritablement non. Je me suis mis en danger pour lui, car oui, voler du matériel qui appartient à l’hôpital c’est me mettre moi et ma carrière en danger, j’ai fait ce choix pour pouvoir lu venir en aide mais en contrepartie, il faut qu’il y mette du sien. Essentiel. Il en va de sa sécurité et de la sécurité des autres également. Il a joué avec le feu trop longtemps et il est absolument hors de question qu’il continue sur sa lancée. C’est peut-être trop gonflé d’aller jusqu’à le menacer, c’est peut-être malvenu, mais je le fais bel et bien. La réponse se fait cependant tardive, sans doute parce qu’il hésite, parce qu’il n’est pas certain d’être prêt à accepter ce deal-là. Sauf qu’il n’a malheureusement pas le loisir de se montrer hésitant : soit il accepte et on fera en sorte que tout se passe pour le mieux, soit il refuse et je ferai en sorte que sa carrière se termine. C’est terrible mais des vies sont en jeu. Aucune demi-mesure n’est possible de ce cas-là. Aucune. Je plisse les yeux au fil des secondes, arborant encore et toujours cet air résolu parce que ma résolution est justement infaillible. Lorsqu’il daigne enfin reprendre la parole pour me dire qu’il n’a sans doute pas vraiment le choix, je hoche la tête : non, il n’a pas le choix effectivement. Au moins il l’a bien compris. Son regard s’éloigne du mien juste avant qu’il ajoute q’il va essayer de faire des efforts. Essayer de faire des efforts ? Non, ce n’est absolument pas suffisant. Loin de là. Je continue de le fixer avec une certaine dureté. Le mouvement de la tête est presque imperceptible mais il est là. Non, je ne vais pas me contenter de cela. Mais ça lui coûte… D’accepter, ça lui coûte et je le vois bien puisqu’il va jusqu’à se redresser et faire les cents pas dans le salon, dans la cuisine. Je ne sais pas si c’est pour mettre de la distance entre lui et moi, pour lui permettre de réfléchir sans sentir mon regard braqué sur lui. Pourtant il le reste. Braqué. Mon regard. Je ne le lâche pas.

Je ne le lâcherai plus en fait.

Et finalement, il termine par céder. Son « C’est d’accord » est clair, audible et teinté de toute une haine que je peux comprendre. Il a cependant voulu que je l’aide et mon aide a un prix : ce prix-là. Sa sécurité. La sécurité des autres.

« Bien. » je réponds d’une voix égale bien qu’un large sourire vient naîre sur mes lèvres, rassuré que je suis de savoir qu’il a décidé de coopérer. Le sourire s’évapore cependant rapidement parce qu’il m’apparaît soudain… Il n’a pas l’air bien. Je me redresse et m’approche de lui. « Est-ce que ça va aller ? » Je sens bien qu’il brûle d’envie de me dire d’aller voir ailleurs. Il va m’avoir sur le dos assez souvent, peut-être a-t-il envie de souffler à présent. « Je peux vous laisser si vous vous sentez assez bien. » Parce que si c’est le contraire, je ne me vois pas partir. « Ou alors, je peux faire autre chose pour vous aider ? »

Parce que la bonté fait partie de moi. Parce que même si je sens (et sait) qu’il m’a sans doute assez vu pour aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de la lui proposer cette aide.

Parce que je suis là pour lui à partir de maintenant.





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MessageSujet: Re: [flashback] why did i never feel.. pain ? | tito   Mar 2 Jan - 0:01




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why did i never feel... pain ?

Il ne peut s'empêcher de songer à ce qu'il vient d'accepter, il ne peut s'arrêter d'imaginer quelles seront désormais ses journées. Parce qu'il va veiller, cet autre homme, parce qu'il ne compte rien lâcher. Il l'a comprit, perçu dans ce regard posé à son encontre alors qu'il osait se lever, se redresser, alors qu'il se risquait à jouer de sa stabilité encore fragilisée. Il aurait fallu qu'il tienne, qu'il use du peu de force qu'il lui reste. Il aurait fallu qu'il se tienne à sa place, qu'il patiente, qu'il le laisse rejoindre les ombres d'une Chicago endormie avant de se risquer à ce qui pourrait lui apporter davantage d'ennui. Parce qu'il s'élève à son tour, l'autre homme. Parce qu'il revient à ses côtés, cet air inquiet qui en lasse trop rapidement le bouclé dont les yeux commencent néanmoins à tourner. Depuis combien de temps je suis éveillé ? La question se pose, se perd dans sa tête qui commence à s'embrumer. « Est-ce que ça va aller ? » Il ose un signe de tête, il se risque à acquiescer malgré les tremblements de ses jambes jusqu'à ses pieds. « Je peux vous laisser si vous vous sentez assez bien. » Et il aimerait lui faire entendre qu'il en fait trop, beaucoup trop. Parce qu'il n'est pas habitué, parce qu'il n'est pas en mesure de pouvoir pleinement l'en remercier. Matthew est trop loin de ces conventions, loin des normalités qui soient – pour les autres – aussi aisées. Et Dieu sait qu'il essaie, en cet instant, Dieu sait qu'il essaie de prendre sur lui, qu'il essaie de trouver les mots, les phrases qu'il pourrait avoir à dire tandis que Tito maintient sa position à ses côtés, celle qu'il ne compte pas quitter si Goodwin n'essaie pas, même maladroitement, de le rassurer. « Ou alors, je peux faire autre chose pour vous aider ? »

Aussitôt, à ces mots, il lève ses mains comme pour lui faire comprendre qu'il ne tient pas à le voir s'avancer, pas davantage en le sachant déjà chez lui ; bien qu'il ait été celui à l'appeler au vu de ses ennuis. « Me conduire à ma chambre, ça vous irait pour être rassuré ? » Il essaie, qui sait. Parce qu'il sent ses jambes flancher, parce qu'il sent cette fatigue le rattraper ; et parce qu'il demeure incapable de faire les choses comme elles devraient être demandées. Matthew se fait encore aussi désagréable qu'il ne peut l'être, il reste dans cette lignée qui lui va si bien, celle qui continue de lui coller parce qu'il n'est pas à même de l'éloigner. Forgé ainsi, habitué. « Je vous épargne le devoir de me déshabiller davantage. » Trêve de plaisanterie, Goodwin se laisse toucher, venant contre lui s'appuyer. Parce qu'il n'est pas en état, parce qu'il lui faudra du repos à tout ça. Il le sait, ne l'ignore pas, se rend même à l'évidence avant de parvenir jusqu'à sa chambre, jusqu'à son lit, jusqu'à cette pièce qu'il ne fréquente que trop peu dernièrement. Il s'y abandonne, s'y affalant, fermant déjà les yeux tout en sentant encore cette présence. Matthew en soupire, Matthew essaie de se rendre à l'évidence même des choses, Matthew s'essaie à trouver les mots qu'il doit lui énoncer ; luttant contre sa propre personne et ce sentiment d'être tout à fait ridicule rien qu'à songer essayer de bien faire pour qui que ce soit. « Je vous appellerai si ça ne va pas mieux, j'ai compris. » C'est tout ce qu'il est en mesure de lui donner, tout ce qu'il est en mesure de lui servir pour tenter d'apaiser une conscience un peu trop névrosée pour en venir à autant s'en soucier. Mais il laisse ces mots-là s'installer, il laisse cette banalité s'ancrer dans cette pièce malgré son souffle court et cette envie de ne plus avoir à tenir éveiller. « Rentrez chez vous ou retournez faire ce que vous faisiez, Hernández. Ça ira pour moi. » Parce qu'il s'en détourne déjà de sa personne, parce qu'il coupe court à toute conversation en allant pour dormir puisque sermonné par sa raison.  


.OVER. 

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