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 unexpected | james

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MessageSujet: unexpected | james   Sam 30 Sep - 16:39



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Une heure. Une heure s'est écoulée depuis que ses traits se sont apaisés. Et il l'a contemplé, peut-être un peu trop, effleurant ses blessures du bout des doigts comme dans l'espoir qu'elles ne disparaissent, comme dans l'espoir que toutes ces images ne cessent. Il entend encore son souffle, ce bruit sourd venu rompre le silence de cette ruelle qui l'étouffe ; encore, malgré ces jours passés. Leo relève la tête, essayant de réfléchir, de songer, de se rendre à l'évidence même des choses ; se lamenter sur le passé n'aidera pas le verdict à jouer en sa faveur et à tomber. Alors il souffle, lutte contre les sanglots, contre tout ce qui vient gronder sous sa peau, tous ces maux. Le visage jusqu'alors dans son cou enfouie, le blond se redresse et s'enfuie, laissant un petit mot ; « parti faire un tour ». Ce sera suffisant, assez pour qu'à son réveil, Daniel se fasse conciliant. Il a tué un homme, après tout. Et c'est ce qu'il se dit, ce qui vient se répéter dans sa tête tandis qu'il marche, bravant les quelques vents frais qui commencent à s'élever, essayant de soutenir sa conscience du mieux qu'il le peut tandis que toute sa haine, toute sa rage diverge vers des sons dont il ne pourrait plus jamais se défaire. Son souffle, bordel, l'impression que sa gorge se noue. L'impression qu'il puisse être le seul à résider, ce soir-là. Il n'entend plus le fracas de ses mains contre ces autres traits masculins ; seulement lui, Daniel et son souffle affaiblie. Un haut-le-cœur, l'impression que le sol se dérobe sous ses pieds tandis qu'il manque de tomber. S'en suit ce rire, cristallin, léger, aussi immatériel que les brises qui viennent caresser l'émotion de ses traits encore frêle. Claudia. Il croit l'apercevoir, un peu plus loin, là où se brise la notion du soir. Les lumières scintillent, spectacle magnifique qui – en un instant – perd tout ce qui y brille. Elle se ternit, cette image, sous ses yeux fatigués, exténués d'avoir à lutter. Ses démons s'élèvent, usant toutes les forces qu'ils prélèvent. Et Leo chancelle, luttant contre sa propre personne comme pour faire taire toutes ces voix qui résonnent. Les ombres s'épaississent à nouveau et si la culpabilité s'est faite maîtresse de ses maux, sa condamnation se porte sur un fait nouveau. Il n'est pas là, il ne l'est plus malgré tout ce qu'il a sûrement su, tout ce qu'il a toujours su. Et si la faute revient d'abord à Leo, la conséquence de son silence n'aurait pas dû être de lui tourner le dos. Parce qu'il a tant à perdre, désormais, parce qu'il aurait voulu qu'on l'aide à tout faire taire. Leo respire, Leo se tire, venant errer dans des ruelles mal éclairées, celles dans lesquelles il aimait à ne pas se risquer. Mais ce soir, ce soir tout est différent, ce soir l'univers lui paraît trop tremblant. Car si Daniel demeure, il reste encore présent un trou béant à son cœur.

Nombreux ont été les pas faits jusqu'à cette entrée qui, dans le fond, l'effraie. Parce qu'il n'a pas la moindre idée de ce qu'il pourrait y trouver, pas la moindre chance finalement de pouvoir assouvir cette colère qui grogne encore. Le dos qui trouve le confort du décor, Leo ferme à nouveau les yeux, luttant contre les spams de son arcade et de ses mains encore douloureux. Tout lui rappelle cette sortie des lignes, ces limites franchies alors qu'il s'était tant promis. Et il aurait pu s'arrêter, prendre du recule pour tout éviter. Seulement, seulement personne n'a vraiment été présent. Davantage lui, cette silhouette sur laquelle ses yeux se rouvrent tandis qu'il se souvient de tout ce qu'ils s'étaient dit, tout ce qu'ils s'étaient promis. Ça malgré leur différent, ces chemins qui les ont éloigné si facilement. Mais envolées ses pensées quand il tourne et dévoile ce qu'il a dû lui imposer. Son cuir luit légèrement dans la ruelle, venant frapper Leo comme d'un coup de pelle. Il lève les yeux au ciel, essayant de se raisonner avant d'y céder, fatigué. Leo s'avance, Leo s'élance, venant bousculer le plus jeune contre le mur délavé. Les deux hommes qui l'accompagnaient commence à s'avancer avant que son propre frère ne leur fasse signe de s'arrêter. Les larmes montent, coulent, tortionnaires et pourtant salvatrices. « Je t'ai appelé, des dizaines de fois... » Qu'il souffle, ses mains abîmées toujours sur son col qu'il froisse et tient sans se ménager. « Alors c'est quoi maintenant le truc ? Tu me laisses tomber, tu laisses tomber Claudia, tu laisses tomber tout ceux qui t'ont aidé ? » Et l'autre le pousse en entendant le nom de leur jeune sœur, celle qui manque encore à l'appel, ça depuis maintenant des années de douleur. Leo n'y revient pas, pas encore, osant seulement le contempler tandis que l'autre cède à son tour, visiblement exténué. Finalement, il leur reste quelques similarités. « Ceux qui m'ont aidé ? Même toi tu t'es barré quand ils sont venus nous l'annoncer. » Il lui crache enfin ses responsabilités à la gueule, il vient lui faire entendre tout ce qu'il essayait pourtant de s'excuser, silencieusement, quand les ténèbres avaient raison de ses environnements. Et c'est la raison pour laquelle Leo frappe, une première fois, ces mêmes tambours tenaces qui grondent en son for intérieur comme pour lui faire oublier ses peurs, ses récentes horreurs. Celles qu'il recommence, sans même en prendre pleinement conscience. Il frappe jusqu'à s'en rouvrir les plaies qui orne ses mains, celles qu'il maltraite contre le même sang que le sien tandis que la ruelle s'anime sous les fracas, que des mains viennent tenter de s'interposer sous ses bras. Mais rien, rien n'y fait si ce n'est le bas de l'un de ses tatouages qui se découvrent dans l'agitation, laissant les dernières lettres d'un prénom qu'ils ont en commun, la raison pour laquelle il s'est emporté, délaissé. Il voudrait encore taper, encore et encore, songeant au fait que le tuer pourrait être une solution de facilité. Son propre frère, sous ses propres coups, luttant pour regagner un peu d'air.

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MessageSujet: Re: unexpected | james   Jeu 12 Oct - 17:19

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Il ne se lasse pas de passer sa main dans un geste régulier sur le dos de Natalia, comme un geste rassurant qui lui permet de se focaliser sur un rythme stable, amenant une pensée claire, limpide. Il la garde contre lui, comme un repère, un moyen de ne pas perdre pieds alors que tout semble s’effondrer autour de lui, les fondations même de son être. Le motard ne parle pas de l’enterrement et encore moins de sa mère fraîchement débarquée, aperçue du coin de l’œil puis soigneusement évitée. Il ne parle pas non plus des galères du club, de ce qu’il s’apprêtera à faire dans la soirée, libérer la part animale qu’il garde sagement contenue. Il ne veut pas non plus évoquer la cuisante humiliation qu’il a subie à la réunion, et encore moins la douleur qu’il retire des dernières nouvelles de Caleb. Il déteste ça, avoir l’impression que tout lui échappe de peu, incapable de rattraper la corde au dernier moment.

C’est pourquoi James se terre dans le silence, les yeux rivés sur l’écran de télévision qui leur fait face, gardant la mince silhouette de son épouse contre lui, remonte sa couverture sur ses épaules, il fait attention à elle, se raccroche à ses attentions, capte son regard pour ne pas aller voir plus loin ce qui pourrait lui faire du mal. Le KOS se contente simplement de resserrer par moment ses bras autour d’elle, continuer à jouer avec le tissu qui lui recouvre le dos, sa silhouette s’affaisse et peut-être qu’elle s’endort, peut-être que c’est lui mais peu importe, il se gorge de la chaleur communiquée par son corps collé contre le sien et exclue les bruits extérieurs, ceux qui gênent et qui l’empêchent de penser clairement.

ø

« Ne m’attends pas, ok ? Natalia acquiesce et il vient glisser ses mains sur ses joues, guide ses lèvres vers les siennes puis sur son front, baisers rituels, habitude dont il ne se souvient même pas l’origine.
— Fais attention à toi, James.
— T’inquiètes pas. » Il se veut rassurant, glisse une main sur sa joue puis file poser sur son dos le cuir de son club pour se rendre au Crash. Il va aller boire un verre avec Max, un seul, pour ne pas être complètement défoncé pour son boulot du soir, histoire de simplement pouvoir se poser, discuter de tout et de rien, surtout de rien, se reposer sur un frère qu’il considère comme un des éléments en qui il a le plus confiance. Il apprécie plus ou moins tous ses frères d’armes mais seuls certains sortent du lot, capable de leur confier sans vie sans un regard en arrière. C’est pourquoi il sait que, hors imprévus toujours possibles, cette mission se fera correctement parce que les deux hommes avec qui il travaillera ce soir sont de cette catégorie de kos.

Arme à la ceinture, gants enfilés, le KOS se faufile dans les rues de Chicago en direction du Crash qui n’est pas bien loin. Il arrive donc rapidement au strip club, et alors qu’il éteint le moteur de sa moto, des bruits qu’il connaît parfaitement retentissent dans la ruelle et le motard tend l’oreille. Là, plus loin, à quelques mètres, il les voit. Deux cuirs, qu’il reconnaît immédiatement et un autre, à terre. Les deux cuirs debout semblent passifs dans un premier temps, seuls un type, un blond semble s’acharner sur le troisième KOS.

« Hey ! HEY ! Qu’est-c’qui s’passe ! » Le motard a laissé son casque en vitesse et se précipite vers les quatre hommes, il ne comprend pas ce qu’il se passe, pas alors que le civil s’acharne sur Abraham, un de ses proches compagnon et alors qu’il saisit l’ampleur du bordel, jette un regard noir aux deux autres types, il décide de s’interposer, se demandera plus tard pourquoi ils n’ont pas réagis plus tôt mais s’occupe dans un premier temps de glisser ses bras autour de ceux du blond en furie, et tente dans un premier temps de l’arracher à sa danse macabre. Il essaie une fois, deux fois, avant d’être aidé par un des éléments passifs jusque-là et ils envoient le type valser plus loin. Il a à peine le temps de jeter un regard à son frère à terre, ordonne sèchement aux deux autres d’emmener le blessé à l’hosto, qu’il se prend un retour de bâton droit dans la tempe, un coup bien porté, efficace, qui le sonne quelques secondes et qui réveille la colère qu’il a à l’intérieur de lui depuis plusieurs jours, qui glisse sous sa peau comme un serpent, qui fait gronder l’animal dans la cage.

L’attention du motard revient donc à l’agresseur transpirant de haine et son esprit semble se fermer, s’en remet aux gestes et réflexes du corps, capable de lutter, capable de parer et rendre les coups : c’est d’ailleurs ce qu’il fait, dévie le second poing lancé en sa direction et balance un coup qui suffit à désarçonner son adversaire. Il se rue dans sa direction, attrape son col et le balance contre le mur, ne le lâche pas une seconde pour le bloquer contre la pierre, appuie sur son torse pour tenter de réduire les mouvements agressifs. Il ne sait pas pourquoi cette idée lui vient, il a l’impression de presque connaître ce visage, tordu par la haine, par une douleur particulière, qu’il peut comprendre, ce qu’il ne capte pas cependant c’est pourquoi il se sent familier avec ce type. Cette idée le coupe dans sa réflexion et il ne fait pas attention, laisse une marge de manœuvre suffisante à cet adversaire imprévu pour répliquer.

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MessageSujet: Re: unexpected | james   Lun 16 Oct - 20:31



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La force dont on use à son égard parvient à le ranger, à l'éloigner et ça ne fait qu'empirer. Durant cette brève seconde, cette fraction d'instant volé, Leo y songe, se remémore, pensant à la manière dont tout s'est terni, dont tout s'est enfuit, pensant à tout ce qu'on lui a prit. Claudia, Abraham et l'impression violente que la solitude n'est plus que seule dernière compagne derrière l'amour de Daniel. Et ça lui arrache un haut-le-cœur quand il tente de respirer, de contenir ce souffle saccadé, embrasé. Il brûle de haine, de rage, de colère à l'encontre de ceux dont les prunelles le toisent et il le blâme lui, jeune frère en quête d'une autre famille que celle qu'il a vu se détruire. Évidemment, et s'il aurait dû ne pas lui reprocher, Leo est incapable de s'en remettre, de s'y résoudre. Quelque-chose l'en empêche, la jalousie peut-être, la conviction que – dans d'autres circonstances – ce lien qu'ils portaient aurait pu peut-être les sauver. Mais rien, rien. Tout est différent. Et c'est ce qu'il comprend, ce qu'il sent comme venant prendre d'assaut son âme jusqu'aux recoins les plus tentants. Leo s'anime, une dernière fois, quittant la place imposée d'un pas, juste un avant que ses perles claires ne se posent sur celui venu s'interposer entre eux deux, comme lorsqu'on lui arrachait Claudia, comme lorsque ce monde à peine reconstruit s'effondrait. Et ça bouillonne, plus encore, ça gronde tandis qu'il revient, qu'il revient vers lui pour se défaire de cette décharge, de cette rancœur qu'il garde à l'égard de ceux qui le toise, de celui qui finalement est venu interrompre ce qu'il aurait pourtant regretter. C'est plus fort que lui, plus fort que cette volonté de prendre sur lui car le coup part, seul, instinctif, venant s'abattre contre la tempe de celui tout juste arrivé. Mais si cette entrée en matière est une réussite, c'est sans compter l'adresse de l'autre homme, sa rapidité, l'esquive qu'il parvient à entreprendre pour répliquer, lui rendre la pareille, en une fraction de seconde le calmer. Leo secoue la tête, Leo tente de reprendre un peu sa respiration qui se bloque, cet air qui peine à franchir sa gorge qu'on vient plus ou moins malmener. Il sent les mains de l'autre homme parvenir jusqu'à son col, jusqu'au surplus de tissu qu'il parvient à attraper pour enfin le balancer, l'éloigner encore un peu jusqu'à ce que son dos ne heurte le mur derrière lui. Le choc est vif, douloureux et ça viendrait presque le faire perdre l'équilibre avant que l'azur de ses perles ne rencontre celui de son nouvel adversaire ; tenace, lui aussi, finalement. Leo le toise également, luttant contre les larmes qu'il sent en train de monter, lentement. Ses larmes ont un passage bouillant, tortionnaire. Il les sent s'immiscer jusqu'aux abords de ses yeux qu'il ferme une fraction de seconde, parvenant finalement à se dégager de son emprise, le poussant une première fois, une deuxième fois pour finalement prendre conscience que son frère lui a échappé.

Et Leo se fait faible, finalement. Leo se fait un peu plus conscient.

Pourtant la rage reste, flamboyante en son for intérieur quand il se redresse un peu, s'adossant de lui-même au mur pour reprendre un peu de souffle, pour réussir à récupérer un peu de sa superbe qu'il perd, doucement, jour après jour, depuis qu'il s'est éperdu dans les méandres d'une noirceur qu'il pensait évincer. Mais le rire de Claudia ne l'a jamais quitté, la douleur d'Abraham également et avoir manqué de perdre Daniel a suffit à tout raviver, durement. Aussi les sanglots s'invitent, un léger rire qui s'extirpe également d'entre ses lèvres. La folie, la fatigue qui ronge et frappe. « Tu pouvais pas t'occuper de ton cul non ? Trouver un autre connard à embarquer dans vos affaires de merde plutôt que de le faire perdre le peu de famille qu'il lui reste ? » Qu'il demande, osant quelques pas, essayant de souffler, de secouer la tête comme pour se défaire de toutes ces réactions qui, peu auparavant, n'auraient jamais été les siennes ; si, ce fameux soir, tout n'avait pas dérapé. Leo perd pied. Et il pense à Abraham qu'il vient de perdre, il pense à tout ce que ça vient engendrer, laissant ses pensées déviées sur toutes les répercutions qu'ont pu avoir les situations les concernant. Et, dans le lot, il se souvient des plaies de Taylor, la manière dont elle s'était réfugiée chez lui après s'être faite attaquée par un malade vers qui ces salauds l'avaient lancée. Une nouvelle pointe de colère tandis qu'il s'approche à nouveau, tandis qu'il vient faire face à celui qui s'est invité dans cette petite histoire avant de se convaincre de s'arrêter, avant de se persuader que ça n'en vaut pas la peine. « Non, vous préférez les détruire comme pour leur faire croire qu'ils n'ont que vous pour s'en sortir. Puis après vous les forcez à faire pression sur des civiles pour qu'ils se salissent les mains à votre place. » Du mépris, de la colère, quelque chose qui vient déchirer son âme avec enclin. Il ne devrait pas rester et quelque chose l'y pousse, le besoin de faire entendre tout ce qu'il pense, tout ce qu'il porte comme sympathie à l'attention de ces hommes-là ; dommage pour lui puisque étant le seul à lui faire face après avoir joué des bras. « Finalement, c'est pas étonnant que les gens vous méprisent. » Crache-t-il par la même occasion, presque assez stupide pour venir coller la disparition de Claudia sur les épaules de celui-là comme dans l'espoir d'avoir une raison pour évacuer tout ça. Mais sa raison à toujours été source de lumière tenace et c'est celle-ci qui l'empêche de faire davantage de dégâts, sentant déjà la douleur à ses mains lui revenir de plein fouet. Ça tandis qu'il se tient là, imprimant les traits de celui dont il se tient encore à l'écart, Leo se faisant encore tremblant, le sang encore bouillant et les nerfs défaits, fragilisés, assez pour qu'il n'en trésaille. Sautes d'humeur, excès de colère, on l'avait prévenu et il les ressent enfin ses effets-là, ne sachant pas sur quel pied danser, les sens entremêlés. « T'avais pas à te mêler de ça... »

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MessageSujet: Re: unexpected | james   Mer 1 Nov - 11:59

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« Tu pouvais pas t'occuper de ton cul non ? Trouver un autre connard à embarquer dans vos affaires de merde plutôt que de le faire perdre le peu de famille qu'il lui reste ? »

James est là, il est prêt, à se battre, à donner et rendre les coups, il n’a jamais eu peur de ces altercations, a d’ailleurs passé une partie de sa jeune vie, avant la prison, à fréquenter les garde-à-vues pour ce genre de combats improvisés. Dans les bars, avec Max. Tel petit copain de Natalia à l’époque. Si dans un autre contexte ça l’aurait fait sourire, à cet instant James éloigne cette pensée de son esprit, concentré sur son adversaire qui se laisse le temps de faiblir quelques instants, cherche sa respiration, échappe un rire tordu. S’il veut se battre, s’il a besoin d’un adversaire, James est présent et en a surement tout autant besoin que lui. Un geste désespéré de laisser parler sa colère, sa haine et le chagrin qui lui étreint le cœur depuis plusieurs jours.

Il ne répond donc rien, garde ses points serrés, il ne prend pas le temps d’analyser les mots de son adversaire au visage étrangement familier (il n’arrive pas à mettre le doigt dessus), il reste concentré, se garde de se faire avoir comme un couillon par un coup porté à l’improviste, observe la posture du blond. Qui finit d’ailleurs par se redresser et s’approcher de James, lui faire face. Le motard se redresse également automatiquement, c’est presque un combat d’égo, jamais il ne baissera la tête devant l’ennemi, quel qu’il soit, alors il pose son regard dans celui du type qui lui fait face, essoufflé et le laisse à nouveau parler.

« Non, vous préférez les détruire comme pour leur faire croire qu'ils n'ont que vous pour s'en sortir. Puis après vous les forcez à faire pression sur des civiles pour qu'ils se salissent les mains à votre place. » Le Kings fronce les sourcils, tâche de comprendre, cette critique directement adressée à son clan, ses frères, ça il l’entend. Mais pourquoi ? Pourquoi lui et pourquoi maintenant, qu’est-ce qui amène ce type à fracasser un des ses frères d’arme sans aucune raison apparente ? Est-ce que c’est encore un de ces types, dommage collatéral, qui vient réclamer vengeance ? Un de ceux qui ont tabassé Judith, perdu foi en les Kings, un habitant mécontent ? L’a-t-il déjà vu quelque part ? Il n’en sait rien, mais il comprend qu’il est lié à son club, d’une manière où d’une autre.
Et que quelque part, ses actions sont la conséquence de celles du club. Encore faut-il savoir lesquelles.

« Finalement, c'est pas étonnant que les gens vous méprisent. »

Il attend, encore, que le type mette à exécution ses promesses implicites de combat. Une part de lui n’a pas envie de l’entendre déblatérer, simplement de cogner, cogner jusqu’à n’en plus pouvoir, à s’ouvrir les phalanges, faire couler le sang et la haine qui l’empoisonne avec. Il en a presque besoin, ce type pourrait lui offrir l’occasion de s’échauffer avant la mission du soir même. Mais non, il reste là, tremblant, et crache sa haine. James voit un homme blessé, et fatigué, il se retrouve presque dans sa manière agitée de se mouvoir, dans l’incertitude qui réside dans sa posture.

« T'avais pas à te mêler de ça... Avant qu’il ne le décide consciemment, James s’approche du blond et le bouscule, les deux mains à plat, apposées sur le torse. J’me mêle de tout c’qui touche de près ou de loin aux Kings, j’peux savoir qui t’es ? Qu’est-c’que tu veux ? T’as l’air de savoir qui on est alors pourquoi tu viens ici, frapper un frère… James réfléchit, prend le temps de trouver ses réponses dans les mots précédents de son adversaire. Pourquoi Abraham et pourquoi les deux kings qui l’accompagnait n’ont rien fait ? Maintenant qu’il se retrouve là, devant lui, à devoir faire autre chose que jouer des poings, le biker essaie d’y voir clair. Parle pas de c’qui t’regarde pas, de c’que tu connais pas, viens pas ici, sur notre territoire, jouer des poings et faire le malin, c’est toi qui sera perdant dans l’histoire. Ils sont là à quelques mètres du crash, QG des KOS, c’est vraiment pas malin. Chaque kings est là de son plein gré mec, on a forcé personne, et certainement pas celui que tu tabassais un peu plus tôt. Va falloir ouvrir les yeux. Si t’as rien d’autre à faire ici que cracher sur les Kings, j’te conseille de dégager. Rapidement. »

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MessageSujet: Re: unexpected | james   Jeu 9 Nov - 0:23



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« J’me mêle de tout c’qui touche de près ou de loin aux Kings, j’peux savoir qui t’es ? Non, c'est à lui de poser la question, c'est à lui de faire entendre tout ce qui vient remuer dans sa tête. Mais il n'y parvient pas, Leo essaie de calmer cette rage, cette impression que tout bascule, que son monde entier est entrain de s'écrouler, que tout pourrait désormais lui échapper. Et il ne réfléchit pas, le blond n'y parvient pas. Pas encore tandis que l'autre présence demeure à ses côtés, à sa portée, tentation malsaine qui ravive allégrement cette soif de sang. Qu’est-c’que tu veux ? T’as l’air de savoir qui on est alors pourquoi tu viens ici, frapper un frère… » Frapper un frère. Et la chute est violente, brutale. Le corps immatériel du trentenaire s'abat contre les parois des précipices qu'il rejoint. Tout devient noir, obscur, lointain. Trop lointain ce rire, cette voix, cette poigne qu'il aimait à ressentir. Trop lointains ces souvenirs qui reviennent comme pour l'amener à davantage tomber. Et Leo se perd, Leo comprend, bien que presque inconscient. La douleur, la peur, toutes ces émotions qui s'entrechoquent dans sa tête alors qu'il recommence à errer, songer qu'il n'aurait peut-être pas dû quitter son lit et cette présence qu'il y a laissé. Et elle revient, cette intonation qu'il ne connaît pas mais qui se joue, là, tandis qu'il continue ses hésitations, ces quelques pas. « Parle pas de c’qui t’regarde pas, de c’que tu connais pas, viens pas ici, sur notre territoire, jouer des poings et faire le malin, c’est toi qui sera perdant dans l’histoire. » Et est-ce qu'il ne le sait pas, finalement ? Leo n'est pas stupide, il ne l'a jamais été, trop malin, trop rusé, trop observateur pour bêtement se faire coincé. Non, il en a toujours eu conscience et ça même si, ce soir, il joue d’insouciance. Alors il ose un regard, une attention, il ose poser ses prunelles sur l'homme arrivé au hasard, un demi sourire plein de défi qui vient trahir une légère dérision. « Chaque Kings est là de son plein gré mec, on a forcé personne, et certainement pas celui que tu tabassais un peu plus tôt. Va falloir ouvrir les yeux. Si t’as rien d’autre à faire ici que cracher sur les Kings, j’te conseille de dégager. Rapidement. » Et il continue de le guetter, il continue de perdre ses prunelles assombris sur cette présence qui lui a arraché la dernière chose qu'il aurait pu pouvoir régler. Pas un mot, pas un signe, pas une présence depuis bien des jours, des semaines peut-être. Et ce silence abrutissant qui empli ses songes jusqu'aux abords d'un cœur défait, jonché d'horreurs. Cette nuit n'en termine pas et elle vient se faire dure, si dure, si tortionnaire pour l'auxiliaire qui tente, au mieux, de retrouver pleinement ses esprits.

C'est un léger rire qui vient franchir la barrière de ses lèvres, c'est une complainte silencieuse cachée derrière un brin d'hostilité. Leo se laisse prendre, diriger, il se laisse conduire par cette colère qui endure depuis des années sans rien dire. Et l'avoir perdu, son propre frère, n'a jamais rien qu'empirer les choses et l'état dans lequel elles avaient déjà été. Les mains tremblantes et le cœur battant, l'impression qu'un manque d'air maltraite ses poumons, Sanders s'essaie à quelques réflexions, à des souvenirs qui remontent sans qu'il n'ait pu y faire pleinement attention. Des souvenirs sur lesquels il aurait voulu s'arrêter mais qui ne se font pas assez, les yeux braqués sur le dernier arrivé tandis qu'il ressasse les derniers mots énoncés. Encore et encore, les méprisant un peu plus fort. « Et tu es si persuadé de toi ? Tu crois vraiment que dans le fond, certains n'auraient pas décidé malgré eux de vous rejoindre parce qu'ils savaient qu'ils pouvaient trop risquer ? Ou parce que ce choix résultait d'une nécessité. » La question se pose, vient laisser traîner un maigre silence que Leo fracasse en un léger rire, encore une fois, quelque-chose qui vient trahir toute cette fatigue accumulée avec cette dernière soirée et les conséquences vers lesquelles ça l'a mené. Daniel blessé et pour lui, un casier complété. « Toi non plus, ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Les raisons de ma venue et de ce que j'avais à lui dire, tu ne les connais pas. Tu ne le connais pas. » Et il crache ses derniers mots, il vient s'avancer comme pour être sûr qu'ils puissent s'ancrer en celui qu'il vient presque défier. Leo est loin de ce qu'il a toujours été, loin de cet amas de compréhension et d'attention, loin de cette douceur défaite de toute rancœur. Loin de cette image au grand cœur. Non, ce soir, c'est autre chose, des sentiments que sa musique ne peut faire disparaître, qu'elle ne peut apaiser, des mots que ses petits vieux n'ont pas à entendre malgré tout ce qu'il parvient à leur confier, sachant ses secrets en sécurité. Tout est différent, jusqu'à ce qui orne ses mains, ses phalanges, tout ce sang. Ça n'est pas lui et pourtant, pourtant il n'a jamais autant eu l'impression de recevoir un peu de répit. Et il s'en berce, finalement, malgré lui, peut-être même éprit. « Alors, tu sais quoi, tu vas me laisser régler ce que j'ai à régler avec MON frère au lieu de venir te pavaner devant moi comme si tu savais tout, comme si tu pouvais tout empêcher à l'encontre d'un type dont vous n'en avez rien à faire ! » Et la voilà, la vérité lâchée, une partie de ses secrets dévoilés ; ou peut-être pas, au final. Parce qu'il pourrait savoir, parce que Abraham aurait pu se faire un peu plus bavard.

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MessageSujet: Re: unexpected | james   Sam 13 Jan - 11:09


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Ça commence à le bassiner cette histoire, alors que le silence se fait et qu’il attend, ne réponse, un retour, un poing lancé, n’importe quoi. En réalité, il espère au fond que le type ne saura rien faire d’autre que jouer des poings. James n’a pas la patience de discuter, il veut cogner, s’essouffler, sentir la peau sur son visage craqueler. N’importe quoi qui le ferait se sentir vivant, réel, présent dans cette réalité particulièrement complexe qu’il s’acharne comme un con à repousser. Mais le type ne fait rien pour l’instant que ricaner et James se jure que s’il laisse échapper à nouveau une expression aussi tordue, il engagera à nouveau les hostilités. Chaque prétexte est le bon, chaque sourire tordu, petit rire saugrenu. Alors James reste sur ses gardes, refuse de laisser tomber le masque.

« Et tu es si persuadé de toi ? Tu crois vraiment que dans le fond, certains n'auraient pas décidé malgré eux de vous rejoindre parce qu'ils savaient qu'ils pouvaient trop risquer ? Ou parce que ce choix résultait d'une nécessité. Le motard lève les yeux au ciel, claque ses mains sur ses cuisses. Toi non plus, ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Les raisons de ma venue et de ce que j'avais à lui dire, tu ne les connais pas. Tu ne le connais pas. »

L’homme se redresse enfin, pitoyable, et vient défier le Kings qui ne manque pas lui non plus de garder son regard dans le sien. Il ne faiblira pas, lui laisse tout le loisir de contempler comme sa provocation fonctionne, comme chaque mot qu’il martèle l’agace pour toutes les raisons du monde : d’abord parce que le biler n’est certainement pas d’humeur à philosopher et deuxièmement parce qu’il cause de quelque chose qu’il ne connaît visiblement pas assez pour ouvrir sa grande gueule. Les deux se guettent, s’entendent par-delà le silence, il ne manque plus qu’un sifflet et un compteur de points. Personne n’est là pour les interrompre maintenant que James les a envoyé s’occuper d’Abraham.

« Alors, tu sais quoi, tu vas me laisser régler ce que j'ai à régler avec MON frère au lieu de venir te pavaner devant moi comme si tu savais tout, comme si tu pouvais tout empêcher à l'encontre d'un type dont vous n'en avez rien à faire ! »

Les poings de James se desserrent et à nouveau, se plaque avec violence sur la veste du type qu’il repousse plus loin derrière lui, secoue cet espèce de demeuré. Il tilte maintenant, il comprend alors qu’il lui fourre l’évidence sous le nez et James saisit d’où vient cet « air familier ». Alors c’est lui, le frère d’Abraham. Lui dont il entendait parler de très rares fois, lors d’éventuelles confessions fatiguées du KOS un peu alcoolisé. Un petit sourire mesquin se laisse dessiner sur les lèvres de James, collé à deux centimètres du type, exhibant sa rage et sa propre détresse sans même le vouloir. « Alors c’est ça hein, le frère un peu jaloux, qui croit pouvoir tout régler, qui se dit que son petit frère est le gentil naïf et influençable gardés par les grands méchants ? Laisse-moi rire. Il resserre sa prise, n’est pas franchement prudent, plaque l’inconnu familier contre les briques sans aucune douceur. Son visage tourne, l’expression qu’il se traine est mauvaise, il se fait violence pour se rappeler son prénom, ce qu’Abraham lui a raconté. Tu veux vider ton sac ? t’as besoin de discuter un moment ou t’avais juste besoin de lui casser la gueule ? Si tu voulais te faire entendre, t’as choisi la mauvaise option. A défaut de t’avoir, il nous a, nous. Au-delà de ton frère c’est un membre que t’as mis à terre, ça, ça se paie. Sa main droite garde la veste serrée et l’autre bras glisse sous la gorge du type, incapable de se contrôler davantage comme attiré par l’odeur du sang à faire couler. Si t’as besoin d’une petite réunion de famille je peux aussi t’envoyer sur une civière sans aucun problème. »

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MessageSujet: Re: unexpected | james   Mer 17 Jan - 13:51



ft. James
unexpected

On dirait un ado perdu, l'un de ces pauvres gamins qui cherchent l'attention d'une famille qui n'existe pourtant plus. Et, malgré ça, il insiste, Leo. Il insiste parce qu'il n'a plus que cette idée en tête depuis les rues calmes retrouvées, depuis qu'il est venu s'y risquer. Raison pour laquelle son cœur frappe contre sa poitrine, raison pour laquelle il chancelle sous les prises de celui qui est venu le confronter, offrant la possibilité à son frère d'être évacuer. Et bordel qu'il l'a, cette rage malfamée. Leo en soupire, exténué, rongé à l'idée de devenir aussi peu contrôlable au vu de ce qui s'était un peu plus tôt passé. Mais la conscience ne vient pas, ne se fait pas, davantage quand les mains de l'autre homme reviennent se perdre contre son col, contre sa veste, contre ce torse qui peine à aider sa respiration et sa régularité. Et dans le regard qu'il croise, dans le regard qu'il vient soutenir du sien quelque peu embué, Leo y lirait presque cette même détresse que perçu dans son miroir quand il quittait l'appartement. Il la voit cette noirceur, cette prise dont il ne pourra pas se défaire ; dont ils ne pourraient se défaire. Il croit la ressentir à nouveau, il croit la deviner en train de remonter jusqu'aux abords d'un esprit surmené. Leo prend sur lui, lutte contre l'impression tenace que le monde sous ses pieds commence à tanguer, coupé dans son élan lorsque la voix de l'autre malheureux recommence à s'imposer. « Alors c’est ça hein, le frère un peu jaloux, qui croit pouvoir tout régler, qui se dit que son petit frère est le gentil naïf et influençable gardés par les grands méchants ? Laisse-moi rire. Leo en grognerait presque, finalement plaqué au mur comme une vulgaire marionnette que l'autre malmène à sa guise. Évidemment, les séquelles physiques acquises n'aident en rien, tout comme la fatigue qui – peu à peu – s'immisce dans chacun de ses membres. Leo n'est pas de taille, pas ce soir et pourtant, il tient bon, il lutte ; au mieux, vraiment. Tu veux vider ton sac ? T’as besoin de discuter un moment ou t’avais juste besoin de lui casser la gueule ? Il crache entre ses dents un « ta gueule » qui se perd dans les respirations saccadées, un peu brisé. Si tu voulais te faire entendre, t’as choisi la mauvaise option. A défaut de t’avoir, il nous a, nous. Au-delà de ton frère c’est un membre que t’as mis à terre, ça, ça se paie. Si t’as besoin d’une petite réunion de famille je peux aussi t’envoyer sur une civière sans aucun problème. » Et la violence de son bras, autant que de ses mots, lui montent aussitôt à la gorge.

Leo en suffoque, Leo bataille contre le néant de son for intérieur, celui qui commence à consumer jusqu'aux frontières de son âme. Ça n'est pas lui ; une idée qu'il ne cessera de se répéter, laissant pourtant cette volonté de vérité s'étioler. Il est devenu ainsi au moment même où les coups furent donnés. C'est ce qui le motive à venir s'animer, à davantage le brusquer. Parce qu'il essaie de s'en défaire, il essaie de faire au mieux pour retrouver sa presque liberté, sachant que beaucoup est encore à régler ; beaucoup trop. « Commence par fermer ta gueule avant de parler de ce que tu ne sais pas. » Qu'il crache, qu'il vient essayer de faire entendre malgré la manière dont il tousse encore. Parce que l'image de sa jeune sœur lui revient, ainsi que les nombreux cauchemars qui s'étaient manifestés, ceux qu'il ne pourra jamais oublier. Ça vient frapper dans sa tête, ça vient s'ancrer de nouveau comme pour rendre les choses plus douloureuses encore que la brûlure qui assèche sa trachée. Leo bataille contre les larmes qui, de nouveau, semblent monter ; de rage, de chagrin, de tout ce qu'il n'est plus à même de gérer. Et finalement, c'est tout ça qui vient parler, tout ça qui vient s'imposer. Leo laisse ce qu'il a sur le cœur parler, Leo laisse tous les derniers événements le dépasser. Assez pour revenir à la charge, frapper ; encore et encore jusqu'à dans sa chute l’entraîner, le contact froid et brutal du bitume parvenant à légèrement le calmer. Pas complètement, parce qu'il se redresse, tant bien que mal, parce qu'il essaie de retrouver sa hauteur, ses perles claires posées sur l'autre homme dont il ne parvient pas à défaire sa vue. Enragé, blessé, spectre en train d'errer, essayant de se retrouver. « Et, tu sais quoi connard, c'est tout ce que je te souhaite de perdre quelqu'un maintenant. » Qu'il vient faire entendre sans vraiment réfléchir, sans vraiment essayer de mettre des mots sur ces possibles similarités qu'ils portent. « Tu sauras peut-être ce que ça fait d'être comme un con. » Des mots qui viennent s'immiscer dans la ruelle qu'ils animent, des mots qui viennent se perdre jusqu'à celui dont les nerfs lâchent. Parce que les coups pleuvent, parce que les coups viennent s'abattre contre lui, pluie incontrôlable qu'il ne peut qu'essuyer, qu'il n'a plus qu'à supporter. Une minute peut-être, deux. Et le temps qui s'étiole, qui s'égraine tandis qu'il peine à respirer, qu'il peine à résister. Lui qui l'a cherché. Lui qui, quand l'orage s'éloigne, n'a plus qu'à se relever, tituber jusqu'à cet appartement qu'il n'aurait pas dû quitter.


END.


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