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 {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥]

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MessageSujet: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Mer 21 Sep - 20:44

THE BEST IS YET TO COME
Daniel & Savannah

Je m’observe dans le miroir : je n’ai pas sorti le costume trois pièces mais je suis quand même élégant. Enfin, autant que possible tout en gardant mon style c’est-à-dire qu’en fait je porte une chemise blanche assez classe avec un jean et un ceinturon avec un chapeau de cow-boy. Oui. Bon. Voilà, j’ai dit autant que possible. Je me regarde et prends une profonde respiration : c’est que le stress commence à monter.On dit que manquer de mourir ça permet de voir les choses autrement. Je suis bien placé pour le savoir. Je suis mort. Cliniquement mort. Vraiment mort. C’était y’a des mois de ça mais c’est vrai, après, quand on revient, quand on a survécu, forcément, on appréhende la vie autrement. On a davantage envie de se battre, on a davantage de courage, on finit même pas se sentir comme invincible, comme si on pouvait faire face à tout sans aucun problème. Mais ça ne dure qu’un temps, ce sentiment qu’on a des ailes, qu’on peut tout faire, ça ne dure qu’un temps et puis après, on redevient comme avant. On est rattrapé par les peurs, par les doutes et c’est ce qui s’est produit pour moi. Pas que j’ai totalement perdu confiance en moi mais j’ai fini par ne plus briller de cette aura un peu différente, j’ai fini par cesser d’être sûr de moi et du coup, je me suis de nouveau retrouvé face à des craintes, des doutes, des hésitations : en particulier concernant Savannah. Cela fait des mois que ça dure maintenant. Des mois. Depuis début mars que nous nous sommes rencontrés et je n’ai toujours pas trouvé le courage de faire un vrai pas vers elle. Oh il y a bien eu des étreintes et plus particulièrement depuis le décès de sa mère. J’ai été là pour elle, vraiment là, beaucoup, et oui, il y a eu des moments où ça a failli mais à chaque fois j’ai reculé. Peut-être qu’elle a aussi reculé de son côté, je n’en sais rien. Je n’arrête pas de me dire que j’ai raison, que c’est réciproque mais dans le fond je n’en suis pas sûr. Lloyd m’a rassuré à ce sujet et ça m’a fait du bien mais malgré tout… On ne peut jamais vraiment savoir.

J’entends sonner, je me fige.

« Allez, courage… » je souffle pour moi-même afin de m’en donner justement du courage.

Je sors de la salle de bain, m’avance dans le couloir et je repense à ce qui m’a amené à enfin me lancer. J’ai cru que j’allais mourir. Vraiment. Une connerie au final mais qui m'a vraiment fichu la trouille et j’ai réalisé que je ne voulais pas perdre plus de temps. J’ai réalisé que je ne voulais pas passer à côté du bonheur. D’accord, ça ne va pas être simple mais au fond, ça ne l’est jamais vraiment. Elle a des squelettes dans son placard, moi aussi, mais à deux, y’a pas de raison pour qu’on n’arrive pas faire face à ces squelettes. Certains des miens sont récents mais les mots de Taylor ont réussi à me redonner davantage confiance en moi. Du coup, entre elle et Lloyd, j’ai réussi à me décider. J’ai invité Sav. Je voulais être seul avec elle pour lui dire ce que je ressens parce que c’est bien de ça dont il s’agit : d’une déclaration. D’une foutue déclaration que j’ai quand même bien la trouille de faire. Je contourne la table de la salle à manger que j’ai dressée pour l’occasion, les plats que j’ai récupéré chez le traiteur (oui, rien que ça) sont mis de côté, prêts à être réchauffés. Limites on croirait presque une demande en mariage. Hum hum… Je n’ai pas prévu de la demander en mariage mais dans le fond, pour moi, c’est tout comme parce qu’en me déclarant comme j’ai l’intention de le faire, je mets mon cœur à nu et je ne le fais pas à moitié. Mais non, pas de demande… Je veux dire je n’ai même pas de bague.

Et puis peut-être qu’elle ne veut pas de moi…

Elle sonne encore et je me presse un peu. Lorsque j’arrive au niveau de la porte, je prends une nouvelle profonde inspiration. Je ne transpire pas trop j’espère, je ne voudrais pas sentir mauvais. Ne riez pas, l'odeur ça compte… Allez. Tout va bien se passer. Si j’ai croisé le chemin de Sav, ce n’est pas pour rien, et si elle me regarde comme elle me regarde, ce n’est pas pour rien. Je ne fais pas fausse route. Enfin peut-être que si… STOP. J’ouvre. A peine je la vois que j’esquisse un large sourire. Mon cœur s’emballe mais pas par le stress, juste parce que je suis heureux de la voir. Je suis toujours heureux de la voir. Et elle, elle me rend mon sourire comme elle le fait toujours alors… Oui, je dois avoir confiance.

Je ne vais pas me planter.

« Bonsoir. »

Je me penche vers elle, lui fait la bise comme d’habitude, et je l’embrasse près des lèvres tout comme elle m’embrasse aussi près des lèvres, là aussi comme d’habitude. C’est toujours à la limite et ce soir, j’ai décidé de franchir la limite. Encore faut-il qu’elle soit sur la même longueur d’ondes mais je radote.

« Tu es superbe. Entre. »

Oui, j’ai glissé le compliment avant de la faire entrer à l’intérieur parce que c’est sorti tout seul, c’est tout. Si j’ai fait un effot, elle aussi. Faut dire que quand elle m’a posé la question, j’ai été honnête (enfin en partie) : je lui ai dit que je voulais qu'elle vienne à la maison car il fallait que ce ne soit que nous deux ce soir. Rien que nous deux. Elle entre. Je referme la porte et, silencieusement, je tente de me calmer : maintenant qu’elle est là, qu’elle est à l’intérieur de l’appartement, tout ça prend une dimension très réelle à laquelle je n’étais en fait pas prêt.

Oh. 

« Quoi ? » je lui demande parce que j’ai vu ses lèvres bouger mais trop figé dans ma peur (car oui, j’ai vraiment peur), je n’ai pas entendu ce qu’elle a dit.

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Dernière édition par Daniel Mills le Mar 17 Jan - 11:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Mer 21 Sep - 21:36

The best is yet to come
Daniel & Savannah

All of the lights land on you.The rest of the world fades from viewa nd all of the love I see.Please please say you feel it too and all of the noise I hear inside, restless and loud, unspoken and wild and all that you need to say to make it all go away is that you feel the same way too. And I know the scariest part is letting go 'cause love is a ghost you can’t control. I promise you the truth can’t hurt us now so let the words slip out of your mouth...

Le miroir lui renvoie son reflet avec sévérité sous la lumière crue de la salle de bain de sa demeure. Les boucles flamboyantes cascadant sur ses épaules encadrant l’ossature délicate de son visage, les lèvres peintes d’une teinte rosée, la robe blanche dévoilant ses épaules tachetées de taches de rousseurs et mettant en valeur sa silhouette. La légiste grimaça, son visage se déformant une fraction de seconde avant de reprendre l’étude pointilleuse de son reflet. C’était un peu trop formel, peut-être. Ce n’était qu’un dîner en ami, non? Ce n’était pas un rendez-vous galant non plus. Elle pinça les lèvres, hésitantes. Elle n’a plus le temps de se changer et retrouver son denim et ses chemisiers lui semblaient déplacés ce soir, pour une raison qu’elle ignorait encore. Sa relation avec Daniel n’était plus la même. Cela ne faisait même pas un an qu’ils se connaissaient et pourtant, par moment, elle avait l’impression qu’elle le connaissait depuis une éternité tant il savait lire en elle comme dans un livre ouvert. L’inverse était vrai aussi. Il y avait eu cette soirée, à son retour de l’Irlande, cette soirée où il l’avait regardé avec quelque chose de nouveau dans les yeux, comme si un voile était tombé entre eux, comme si les émotions prenaient désormais trop de place pour pouvoir les cacher sous des sourires polis et des manières timides. Elle s’était remémoré cette soirée des centaines de fois, elle avait pesé chaque parole prononcée, chaque regard lancé. Elle avait rejoué cette scène des centaines de fois dans son esprit, essayant d’y trouver ce qui était différent, jusqu’à ce que les paroles de Victoria l’aident à mettre le doigt dessus. Ce n’était pas de l’amitié. Il y avait longtemps que c’était plus que ça, mais elle n’avait pas fait le moindre pas, même après avoir réalisé ce qu’elle ressentait vraiment, même après avoir compris.

Savannah avait préféré prendre le temps de se reconstruire après le décès de sa mère. Petit à petit, lentement mais sûrement. Elle avait fait son deuil, elle avait tourné la page même si, certain jour, c’était encore difficile. Elle n’étouffait plus. Elle avait appris à respirer, un peu, beaucoup mieux que jadis. Elle continuait à hésiter. Des relations d’un soir, elle en avait eu depuis son divorce. Des relations sans lendemain, sans avenir, qui ne signifiait absolument rien sinon une nuit en compagnie de quelqu’un pour oublier un peu la solitude étouffante dans laquelle elle vivait chaque jour. Des relations sérieuses cependant, elle n’en avait pas eu une seule depuis le départ de Nathan. Pas une seule fois elle s’était dit qu’elle pourrait revivre une histoire d’amour comme celle-là, jamais plus on ne la regarderait avec autant de tendresse. Puis, il y avait eu Daniel. Daniel et sa façon de poser sa main contre ses reins lorsqu’il la faisait passer devant lui. Daniel et sa façon de lui sourire ou de la couver des yeux. Daniel et ses sourires qui ne semblaient être réservés qu’à elle et à personne d’autre. La légiste avait rougi et s’éveillant contre lui, le lendemain de son retour, la tête posée contre son torse, les bras de l’homme autour d’elle. Elle avait à la fois voulu rester là pour l’éternité et s’enfuir le plus loin possible. Depuis, elle ne pouvait quitter cette certaine timidité en la présence de Daniel. Elle se savait trop transparente, trop émotive, pour cacher encore et encore ce qu’elle ressentait, tout en n’étant pas prête à tout lui dire non plus. Elle réalisa, là, devant ce stupide miroir à contempler un reflet qu’elle ne voyait plus, qu’elle avait peur. Peur qu’il la rejette, peur d’avoir le cœur en miette une énième fois. Malgré les signes, malgré la voix de Victoria qui lui disait que qui ne tente rien n’a rien.

Se mouvant enfin, le docteur Fuller quitta sa demeure avec quelques minutes de retard pour se rendre chez son ami. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se rendre à l’appartement que le secouriste partageait avec son meilleur ami, mais elle eut le temps de se ronger l’ongle du pouce au sang avant d’y parvenir. C’était une habitude qu’elle n’avait que lorsqu’elle était nerveuse, une habitude qui avait eu la vie dure juste après la mort de sa mère. Elle ne l’avait pas fait depuis quelques jours maintenant, se sentant mieux, dormant mieux, elle avait même cessé de prendre les cachets qui devaient lui offrir un sommeil sans rêves. Le taxi s’arrêta finalement devant l’immeuble et après avoir réglé la commission, la jeune femme grimpa les escaliers avant de sonner à la porte, plus nerveuse que jamais. C’était ridicule. C’était Daniel, juste Daniel. Pourtant, il lui avait dit qu’ils auraient l’appartement pour eux, que son colocataire était parti pour la soirée. Elle n’avait pas eu plus d’information sur le sujet, elle n’avait pas osé le demander non plus. Néanmoins, dans un coin de sa tête, Savannah se demandait bien pourquoi cette intimité était nécessaire. Non qu’elle connaisse ce Jasper personnellement, elle ne l’avait jamais croisé réellement, elle savait que peu de chose à son sujet. Elle devait avouer qu’elle ne se montrait pas vraiment curieuse non plus. Sa vie avait été un enfer jusqu’à maintenant, elle n’avait pas envie d’y rajouter des paramètres, des données autres. Elle s’était contentée de s’acclimater à la nouvelle adresse du secouriste sans trop de difficulté. Devant l’absence de réponse, elle appuya une nouvelle fois sur la sonnette, se demandant ce qui pouvait prendre autant de temps. Réglait-il les derniers préparatifs? Les préparatifs pour quoi exactement? Elle n’eut pas le temps de trouver une réponse à cette question que la porte s’ouvrit.

Il lui faisait maintenant face, avec son impeccable chemise blanche et son jeans, et son cœur rata un battement avant de tambouriner un peu plus fort contre sa cage thoracique. «Bonsoir, A ghrá» Elle lui offrit un sourire, alors qu’il faisait un pas vers elle. Elle l’embrassa à la commissure des lèvres, un baiser à la limite entre la bise conventionnelle et ce baiser que l’on offre à celui qu’on aime et elle ne peut empêcher ses joues de prendre une teinte un peu plus rosée. Il y avait cette limite entre eux, qu’aucun d’eux n’osait franchir, un jeu de chat et de la souris dont elle commençait à s’épuiser bien malgré elle. La frontière était si fine, si minime qu’elle savait qu’elle n’aurait besoin que d’un mot, d’un geste pour la fracasser, mais elle n’osait pas. La légiste n’avait jamais été de celles à faire les premiers pas, élevée dans un monde rempli de convention où on lui avait radoté des centaines de fois que ce n’était pas acceptable pour une femme de faire les premiers pas. Elle n’en était pas aussi certaine, cependant. Elle pourrait les faire. Elle pourrait le retenir, là, et poser ses lèvres sur les siennes. Mais elle n’en fit rien. Incertaine de ce que ressentait vraiment l’homme pour elle. Était-ce simple de la sympathie qui avait brillé dans ses yeux l’autre soir? La façon dont il la regarde à présent lui dit que non. Un sourire mutin naquit sur ses lèvres devant le compliment, alors qu’elle l’observa de la tête aux pieds. «Tu n’es pas trop mal non plus, Cowboy.» D’un geste nerveux, elle lissa un pli imaginaire sur sa robe avant de se glisser à l’intérieur, lui lançant une plaisanterie sur le fait que Jasper n’y était pas. Il ne sembla pas l’entendre, lui demandant de répéter, mais ses yeux venaient de se poser sur la mise en place de la salle en manger. Les chandelles, les fleurs, les couverts, tout cela était beaucoup trop…quoi? Pas dans l’optique de la soirée entre copains à se faire une partie de Poker, visiblement. Elle leva de nouveau les yeux vers lui, le rouge aux joues. «Ton coloc’ devait penser que tu t’apprêtais à faire une demande en mariage ou un truc comme ça, A ghra… » Ce surnom. La deuxième fois en trois minutes quinze secondes. La énième fois en quelques semaines. Il ne lui avait toujours pas posé de question sur le sujet, d’ailleurs. Elle espérait qu’il n’a pas d’amis irlandais ou qu’il n’ait pas songé à faire une recherche internet…


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Jeu 22 Sep - 8:04

THE BEST IS YET TO COME
Daniel & Savannah

C’est peut-être la magnifique robe blanche qui me fait perdre la tête. Ou ses boucles de feu qui tombent en cascade sur ses épaules. Ou son sourire. On son regard tendre et châleureux. Ou peut-être tout ça à la fois en fait mais oui, je perds la tête, je suis plongé dans mes pensées, je suis plus ou moins à côté de mes pompes et du coup, je finis par réaliser qu’elle m’a dit quelque chose mais que je n’ai pas du tout entendu ce qu’elle a dit. Alors, comme un con, je suis obligé de lui demander de répéter. Je lui adresse un sourire, essayant plus ou moins de me faire pardonner mon manque d’attention parce que mine de rien, ce n’est pas très correct de ne pas l’écouter. Enfin, ce n’est pas vraiment que je ne l’ai pas écoutée, c’est surtout que je ne l’ai pas entendue mais pour elle ça ne fait sans doute aucune différence. Pour elle, je suis simplement celui qui ne l’écoute pas et ce n’est franchement pas la meilleure image que je puisse donner alors que là j’ai plus que jamais besoin de lui donner une bonne image avec ce que je suis sur le point de faire. Je la fais donc répéter et c’est ce qu’elle fait et quand elle prononce les mots, mon sourire s’efface doucement tandis que je me mets à la fixer, interloqué par ce qu’elle vient de dire parce que pourquoi elle me dit ça ? Pourquoi elle me sort un truc pareil alors que je me suis justement dit que mon invitation ce soir pouvait ressembler à une demande en mariage, à quelque chose de très solennel. Je l’observe encore un instant sans bouger et sans rien dire puis détourne mon regard pour observer la table que j’ai dressée. Mon regard parcourt les petits détails qui n’ont pas été installés au hasard et, je suis soudain pris d’un étrange élan d’assurance. Non, c’est plus que de l’assurance : c’est une certitude. Une bizarre et totalement dingue certitude que si je l’ai invitée ce soir, c’est parce que je suis sérieux. Parce que je l’aime. Parce que je ne vois pas ma vie sans elle.

Jamais sans elle.

Je me retourne vers elle et c’est de ce regard plein de certitude que je la couve. J’esquisse un sourire teinté lui aussi de certitude et d’assurance mais surtout de tendresse. 

« C’est peut-être ce que je veux faire. » je lui dis le plus simplement du monde avec un air on ne peut plus sérieux. « Te demander en mariage. » j’ajoute afin d’être clair.

C’est dingue. Complètement dingue de sortir un truc pareil mais sur le moment je ne m’en rends pas compte. Pendant ces quelques secondes, alors que je suis certain de ce que je ressens et de ce que je veux, lui avouer que j’envisage de passer ma vie avec elle ne me paraît si fou que ça. Jusqu’à ce que je comprenne que c’est complètement dingue oui. Jusqu’à ce qu’elle me fixe avec un air… Ah, je ne sais pas. Je suis incapable de lire en elle là tout de suite. Je suis trop pétrifié par ce que je viens de dire en fait. J’écarquille les yeux, réalisant pleinement l’énormité que je viens de lui sortir. Oh putain…

« Je suis désolé. » je lui dis la voix tremblante, paniquant intérieurement, mon cœur se mettant soudain à battre beaucoup trop vite. « J’ai… Je souffre de diarrhée verbale. » Oh mon Dieu… C’est quoi cette justification ?... « On devrait me couper la langue ! » Je suis nerveux. Je suis crispé. Je suis… Une catastrophe ambulante. Je laisse même échapper un rire nerveux alors que j’affiche un sourire qui ressemble d’ailleurs davantage à une grimace qu’à un sourire. « Tu as soif ? » Et hop, on passe du coq à l’âne. « J’ai préparé un cocktail. Sans alcool. » Bien sûr que c’est sans alcool DANIEL MILLS ! « C’est plus facile que la cuisine tu sais. »Tais-toi. Juste… Tais-toi… « Je… Je vais nous chercher ça, tu as qu’à te mettre à l’aise. » Sauf qu’elle est déjà à l’aise mec. « Oui… Voilà… »

Je toussotte et me détourne d’elle pour m’approcher de la cuisine américaine qui malheureusement donne sur la salle à manger et je ne peux donc pas me soustraire au regard de Savannah. Pourquoi j'ai choisi cet appartement-là déjà ? Je baisse le visage, m’intéresse de très, très près au dit cocktail que je verse dans deux verres respectifs tout en tentant de me calmer. J’ai fait n’importe quoi. J’ai dit n’importe quoi. Et maintenant, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire pour rattraper tout ça ? Je l’ai presque demandée en mariage avant même de lui avoir avoué mes sentiments. Elle va partir en courant maintenant… Ah non, elle ne part pas en courant. Je vois, du coin de l’œil, sa silhouette s’approcher doucement du plan de travail. Je lève à peine mon regard vers elle. Je n’ose pas la regarder. Comment je pourrais oser ? Il va me falloir quelques instants pour réussir à me calmer, à reprendre un semblant de consistance pour pouvoir de nouveau la regarder droit dans les yeux sans paniquer et sans avoir envie de me cacher sous terre.

« J’ai commandé chez un traiteur. » je lui explique alors qu’elle semble s’intéresser aux plats qui sont posés sur le plan de travail. Ou peut-être qu’elle n’ose pas me regarder elle non plus, je ne sais pas. « Je pense avoir pris des choses que tu aimes mais si ça ne te dit rien, on peut commander ailleurs, il n’est pas trop tard. »

Et sinon, on en parle du fait que je viens, en plus du reste, lui avouer sans même le faire exprès que j’ai carrément commandé le repas chez un traiteur et pas simplement dans un petit resto du coin ? Non. On en parle pas. Il ne vaut mieux pas. J’attrape un citron pour quelques rondelles et les rajouter au cocktail. Et je me coupe comme le con que je suis ce soir.

« Merde. » je souffle avant de mettre ma main sous l’eau pour nettoyer le doigt.

C’est rien de bien grave. Enfin, au moins, ça me fait gagner du temps pour ne pas croiser son regard. On pourrait presque croire que je l’ai fait exprès.

Presque.


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Jeu 22 Sep - 15:35

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All of the lights land on you.The rest of the world fades from viewa nd all of the love I see.Please please say you feel it too and all of the noise I hear inside, restless and loud, unspoken and wild and all that you need to say to make it all go away is that you feel the same way too. And I know the scariest part is letting go 'cause love is a ghost you can’t control. I promise you the truth can’t hurt us now so let the words slip out of your mouth...

Daniel l’avait toujours attiré, d’une façon un peu différente de ce qu’elle ressentait présentement, mais quand même. Il serait difficile de résister aux sourires qu’il lui offrait chaque fois que l’occasion se présentait, aux regards en coin qu’elle surprenait parfois. Elle l’avait su trop fragile au départ pour se lancer dans une relation amoureuse, alors, elle n’avait rien fait. Elle était sa marraine, elle était là pour l’aider à s’en sortir, à aller mieux, elle n’avait pas le droit d’éprouver ses sentiments tendres à son égard, ce n’était pas professionnel, ça ne l’aiderait pas. Aujourd’hui, alors qu’elle se trouvait dans cet appartement, Savannah croyait que ça n’avait plus d’importance. On était plus fort à deux que seul. Si elle était honnête avec elle-même, peut-être n’avait-elle pas été prête à se retrouver dans une relation amoureuse solide, de ces histoires d’amour vrai qui sont plus qu’une attirance physique qui ne mènerait à rien. Son divorce avait laissé un arrière-goût amer et elle craignait les relations sérieuses comme un chat craignait l’eau.  Elle ne voulait pas que ce qu’elle ressent pour lui soit noyé par les expériences négatives qu’elle avait vécues jadis. Et puis, il y avait cette petite voix dans sa tête qui lui disait qu’elle finirait par se planter, que Daniel ne pouvait pas être réellement attiré par quelqu’un comme elle. Qu’avait-elle d’attirant exactement? Elle avait un passé lourd et elle passait la majorité de son temps avec des cadavres dans le sous-sol d’un hôpital. Sa raison lui soufflait que ça n’ait pas d’importance. Le secouriste n’avait pas non plus le passé le plus léger qui soit, non plus. Il avait ses démons, certains plus présents que d’autres, rampant sous la surface d’une stabilité fragile. À cet instant, alors qu’elle observait ce visage tant aimé, elle se contenta de chasser ses doutes, lui offrant un sourire tendre. Elle paniquerait une autre fois, dans le confort de sa propre demeure, dans cette solitude dont elle se complaisait depuis si longtemps. Ce n’était qu’une soirée entre amis, non?

Non. Ce n’était pas que ça. Elle le réalisa dès que ses prunelles tombèrent sur la table mise et sur la finition de la décoration. On n’invitait pas ses amis à dîner en y mettant des roses et des bougies. Nerveuse, elle ne put s’empêcher de plaisanter, cachant ainsi son malaise derrière des manières légères, bien qu’elle douta que cela ne puisse fonctionner avec lui. Il n’eut pas la réponse à laquelle elle s’attendait. L’aplomb qu’il témoignait ébranla les murs qu’elle avait pris soin de bâtir avec les années entre elle et le reste du monde. Elle releva les yeux vers lui pour noter qu’il l’observait avec une tendresse touchante qui fit battre son cœur un peu plus rapidement et qui donna à ses joues une teinte un peu plus rosée. Ses paroles, cependant, firent virés sont visage à l’écarlate et elle ne peut s’empêcher d’affiché une mise surprise en clignant des paupières quelques fois sous le coup de la surprise. La légiste tâcha de voir s’il plaisantait, mais non. Il semblait aussi sérieux que possible. Avant même qu’elle ne puisse prononcer le moindre mot, Daniel reprit la parole, s’empêtrant davantage dans ses paroles. Diarrhée verbale? C’était probablement la pire excuse qui soit et elle en aurait probablement ri si elle n’était pas aussi choquée. Ce n’était pas tant les paroles qu’il lui avait crachées que le fait qu’elle ne s’y était nullement attendue. Pis, elle n’avait pas réalisé jusque là qu’elle souhaitait que cela arrive. Pas maintenant. Pas aussi vite, mais quand même. À un moment, d’ici quelque temps, s’il le voulait, quand ils seraient…elle chassa ses idées, lui sourit, à moitié amusée, alors qu’il essaie de se rattraper comme un gamin qui tente de justifier ses mauvaises notes en mathématiques ou le fait qu’il venait de tirer les cheveux de sa sœur.

Savannah le suivit dans la cuisine, ses pieds nus glissant sur le bois frais sans bruit. Elle arrêta près du plan de travail, y notant les plats qui y étaient déposés. Daniel spécifia qu’il les avait commandés d’un traiteur et elle réalisa à quel point il s’était donné du mal. Elle commençait doucement à comprendre pourquoi. Elle voulait jouer les autruches et se voiler la face sur ce qui se passait, elle n’était pas idiote pour autant. «Tu n’avais pas à se donné autant de mal, tu sais? J’aurais pu me contenter de sandwich au beurre de cacahuètes.» Elle était tout de même touchée par tout ce qu’il avait fait, visiblement pour elle. Juste pour elle. Elle allait ajouter quelque chose lorsqu’un juron s’échappa des lèvres du secouriste, attirant son attention. D’où elle se tenait, elle ne pouvait juger de la gravité de la blessure. La rouquine s’approcha de lui, posant sa main sur le bras de son ami avant d’attraper sa main pour observer la plaie maintenant nettoyée. Une petite coupure de rien, qui ne laisserait aucune marque sur son derme à long terme. La jeune femme attrapa un chiffon propre et épongea la blessure, relevant les yeux vers lui, avec un léger sourire taquin. «Tu devrais survivre, fais-moi confiance, je suis médecin.» Ils étaient près et elle se retrouvait coincée entre le plan de travail et lui, tenant toujours sa main entre les siennes. Elle se mâchouilla un moment les lèvres en observant la plaie jusqu’à ce que celle-ci cesse de saigner. Elle releva finalement les yeux vers lui, observant son visage avec attention, avec tendresse. Une tendresse qu’elle avait de plus en plus de difficulté à camouflé derrière des airs indifférents depuis quelques semaines, depuis son retour d’Irlande, depuis cette discutions avec Victoria.

«Pourquoi te donné autant de mal, A ghrà?» Ce surnom, une troisième fois en si peu de temps, il lui brûlait la langue, fit naître une pointe d’embarras sur ses traits. Il n’avait fait aucune remarque sur cela jusqu’à présent et elle espérait que cela ne change pas. Savannah hésita un instant avant de reprendre la parole, plongeant son regard dans le sien, s’y noyant presque. «Tu n’as pas à être aussi nerveux. C’est moi, juste moi, Daniel. Il n’y a pas de quoi paniquer, tu n’as pas à faire dans la perfection.» Elle pressa un peu plus sa main dans les siennes, appréciant la chaleur de sa peau contre la fraîcheur de la sienne, sachant que cette soirée n’était pas comme les autres, que ce n’était pas une soirée entre vieux amis qui ne finirait pas s’endormir sur le sofa devant un film. Elle leva l’une de ses mains, caressant sa joue rugueuse avec un sourire qui se voulait rassurant. Elle se fit violence pour ne pas se hisser sur la pointe des pieds et poser ses lèvres sur celles de son ami, se contenta plus tôt de laisser son bras retomber le long de son flanc et de relâcher sa main. «Si je me chargeais des tâches ayant un lien de près ou de loin avec un couteau pour ce soir, hum?» Ce soir et demain, et toute la vie s’il le voulait, mais elle ne permit pas à son cerveau d’aller aussi loin. À la place, elle se détourna de lui avec regret pour terminer de couper les tranches de citron.

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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Dim 25 Sep - 19:50

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J’observe l’eau se teinter légèrement de rouge tandis qu’elle s’écoule de mon doigt coupé. Ce n’est pas grand-chose, un petit peu de pression pour faire stopper le petit saignement, au pire un pansement et le tour sera joué. Captivé par l’eau qui m’apaise un peu fait, je continue à fixer mon doigt et quand je sens soudain le bras de Sav se poser sur mon bras, j’en sursauterais presque tellement j’étais perdu dans mes pensées. Dans des pensées qui me ramenaient de toutes les façons à elle. Je détourne mon regard de ma main, coupe l’eau avec ma main non abimée par le couteau mais me fige soudain quand Sav se glisse entre moi et le plan de travail. Elle est si proche de moi là… Elle prend ma main dans la sienne, observe la coupure. Quand elle tient ma main de cette façon, c’est comme recevoir des centaines de volts sur l’épiderme de ma peau. Des milliers de volts même. Je suis une putain de centrale électrique là. Elle éponge la blessure, fait pression pour que le sang s’arrête et moi je la regarde faire, silencieux, carrément muet même. Elle relève les yeux vers moi, soudaine bouffée de chaleur, esquisse un sourire taquin, seconde bouffée de chaleur, et elle me dit d’une petite voix aussi taquine que l’est son sourire que je devrais survivre et que je peux lui faire confiance car elle est médecin. Bon, ça a le mérite de me faire sourire, je laisse même échapper un petit rire. Cela me détend pendant quelques secondes mais je suis rapidement rattrapé par les bouffées de chaleur, le cœur qui bat vite, l’anxieté, la nervosité et tout ce qui va avec car nous nous trouvons très, très proches l’un de l’autre.

Il suffirait que je me penche en fait là…  

Elle me demande soudain pourquoi je me suis donné autant de mal. Elle me le demande en me gratifiant de ce surnom dont je ne connais pas le sens et ça m’a démangé plusieurs fois de lui demander mais je ne l’ai jamais fait. J’aurais pu fouiller moi-même sur internet mais je n’avais pas envie, je voulais qu’elle me le dise, elle, mais je n’avais jamais demandé. Comme je n’ai jamais rien dit sur mes sentiments. En tout cas je me raidis quand elle évoque les efforts que j’ai pu faire. Je me raidis parce que ma réponse implique de tout lui avouer et j’ai beau en crever d’envie, cela m’effraie à un point… A un tel point en fait que je suis incapable de lui dire quoi que ce soit sur le moment. Elle plonge son regard dans le mien, je parviens à garder le cap, à ne pas me détourner de ses prunelles, sauf quand elle dit que je n’ai pas à être aussi nerveux. Là, je détourne le regard en secouant légèrement la tête : elle n’a pas idée. Oh non, elle n’a pas la moindre idée de ce qui l’attend… « C’est moi, juste moi. » qu’elle ajoute. Pas de quoi paniquer ? Mais si il y a de quoi paniquer parce que je suis sur le point de lâcher une véritable bombe et de tout remettre en question. Absolument tout. Quant à la perfection… Je sais que je n’ai pas à être parfait parce qu’elle sait de toutes les façons que je ne le suis pas mais je ne cherchais pas la perfection ce soir : je cherchais le mieux, c’est tout. C’est sa main qu’elle vient glisser sur ma joue et qui m’envoie ainsi une autre décharge électrique qui me fait reporter mon regard dans le sien. Son sourire est rassurant et je m’y accroche désespéremment. Je prends ce qu’elle me donne avec ce sourire parce que j’en ai besoin si je veux trouver le courage de tout lui dire.

Il m’en faut du courage oui…

Elle retire sa main et aussitôt, l’absence de son contact me gêne, me dérange, me fait mal presque même. C’est pire quand elle commence à se détourner de moi en annonçant qu’elle va s’occuper des tâches ayant un lien avec un couteau pour la soirée. Non… Je n’ai pas envie qu’elle se mette à couper des rondelles de citron. Je n’ai pas envie qu’elle me tourne le dos. Je n’ai pas envie de boire un cocktail. J’ai juste envie de lui dire que je l’aime comme un fou… 

« Non… » je souffle tout bas, ma main se refermant légèrement sur son poignet pour l’empêcher de me tourner le dos. « Ne te détourne pas de moi s’il te plaît… » j’ajoute encore plus bas mais elle m’entend, me comprend même puisqu’elle se replace dos contre le plan de travail, tout près de moi. Nos regards se croisent de nouveau, ma main reste posée autour de son poignet que je maintiens avec douceur. Je l’observe un instant sans plus bouger, sans plus rien dire et je termine par esquisser un sourire tout en secouant la tête avant de lever les yeux au plafond.

« Bon sang... » je dis avant de soupirer puis de replanter mon regard dans le sien. « En fait ça ne devait pas se passer comme ça. » je lui dis. « J’ai commandé de bons petits plats, j’ai mis la table, j’ai mis une chemise blanche… Je voulais te sortir le grand jeu ce soir. » j’avoue finalement.

C’est étrange… Je me sens calme. Bien sûr, il subsiste de la nervosité, de la peur car je vais vers l’inconnu, il est possible que je foute tout en l’air et pourtant… Je la regarde et… Je suis bien. Serein.

« Parce que ce n’est pas juste toi Sav. C’est toi. » je lui dis en insistant bien sur le « toi ». « Et toi… » Ma main quitte son poignet pour venir glisser sur sa joue avec tendresse. « Tu es belle. Tu es douce. Tu es généreuse. Tu es intelligente. Tu es drôle. Tu aimes manger des sandwichs au beurre de cacahuètes pour le dîner. » j’ajoute avec un sourire plus large. « Et tu es forte. » Au moment où je le dis, mon propre sourire et mon propre regard se teintent eux aussi de force. « Et tu sais. Tu sais tout. Tu connais les recoins les plus sombres de mon âme et tu m’acceptes à tes côtés. Pas comme une simple marraine des alcooliques anonymes. C’est bien plus que ça. Toi, tu es bien plus que ça. Tu es tellement plus que ça que j’en suis arrivé à un stade où je ne peux plus imaginer ma vie sans toi. »

Mon regard se noie dans le sien. Je la dévore des yeux. Littéralement. Oh boy…

« Je t’aime Sav. » 

Le dire c’est… Iréel. Mais tellement agréable.

« Comme j'ai jamais aimé avant et pourtant j’ai aimé. Vraiment aimé mais toi… »

Mon sourire s’élargit alors que mon autre main vient se poser sur son autre joue. J’encadre son visage à présent, un visage qui est très proche du mien.

« Toi, c’est différent. Tu es différente. Toi, je te regarde et… »

Et je me perds.

Je me perds au point que je franchis la limite. Tout est dit. Tout est avoué. J’ai mis mon cœur et mon âme à nu, j’ai mis ma vie entre ses mains sans aucun regret. Je l’ai fait et maintenant, j’approche mon visage du sien, le cœur battant, le souffle cœur, et je pose mes lèvres sur les siennes. Je redeviens la centrale électrique. Je vais peut-être me prendre une décharge désagréable si elle me repousse mais je le fais parce que je veux croire. Je veux y croire.

En nous.
Faites que je ne me sois pas trompé.


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Lun 26 Sep - 15:57

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Elle pouvait la sentir, cette chaleur parcourant ses doigts chaque fois que son derme entrait en contacte avec la peau du secouriste, les picotements que cela produisait le long de son épine dorsale et pourtant, elle ne fit rien. Savannah fit mine de rien, ignorant ces signes qui auraient mis n’importe quelle adolescente sur la bonne piste. Non qu’elle n’avait pas compris. Il y avait un moment déjà qu’elle avait compris ce qu’elle ressentait pour l’homme qui lui faisait maintenant face, mais elle ne voulait pas faire le premier pas. Pas encore. Elle hésitait encore, ne sachant trop si c’était une bonne idée de se lancer là-dedans, dans cette histoire d’amour qui ne mènerait peut-être à rien du tout sinon une déception de plus. La rouquine chassa rapidement ces idées de son esprit, se concentrant sur la blessure superficielle de Daniel qui ne méritait probablement pas autant d’attention que cela, mais ça l’occupait et pour le moment, elle en  avait besoin. Elle avait besoin d’oublier les yeux rivés sur elle avec tant de tendresse dans les iris qu’elle en oublierait presque son bon sens. Il semblait presque aussi nerveux qu’elle, même plus. Le temps d’un battement de cœur, elle se dit qu’il devait avoir quelque chose d’important à lui dire, sinon pourquoi avait mis en place tout cela pour une soirée entre amis? Elle-même, en bonne perfectionniste, n’aurait jamais mis autant d’effort pour rien. Elle n’aurait pas pris le temps de commander d’un traiteur, de rechercher une recette de boissons non alcoolisées, de mettre des fleurs et des bougies partout sur la table plus un simple ami. Et la plus évidente des réponses, elle refusait même de la considérer, refusant d’y croire, sachant que ce ne serait que foutaise de sa part. Daniel l’aimait, certes, mais elle s’acharnait à croire que c’était d’une façon platonique, quelque chose de banal, comme on aime une petite sœur. Pourtant, quand elle leva les yeux vers lui, elle nota qu’elle avait complètement tort. Qu’elle se foutait le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Son cœur rata un battement à la réalisation soudaine de la chose.

Il ne l’aurait pas touché que ça n’ait rien changé. Le timbre de sa voix fut suffisant pour que la légiste reprenne sa place initiale face à lui, ses reins retournant s’appuyer contre le plan de travail, son poignet coincé entre les doigts de Daniel. Ce n’était pas une poigne violente et autoritaire, c’était doux et chaud,  le reflet de ce qu’elle pouvait lire dans ses yeux. Elle ne bougea plus, patiente, attentive. Elle le laissa chercher les mots dont il avait besoin, ne le pressant en rien, se demandant ce qui pouvait bien se jouer dans la tête de l’homme qui lui faisait face, bien consciente que tout cela devait avoir un lien avec la nervosité dont il faisait preuve depuis qu’elle avait franchi la porte. Elle le vit lever les yeux au ciel et soupirer, marmonnant que ça ne devait pas se passer comme ça. Alors, comment cela devait se passer, exactement? « Le grand jeu?» murmura-t-elle, lui faisait écho, un de ses sourcils s’arquant légèrement devant ces mots. Elle sentit son cœur s’accélérer dans sa poitrine, cognant contre ses côtes comme les ailes d’un oiseau contre les barreaux d’une cage trop petite. Comme unique réponse il poursuit, il lui parle comme il ne lui a jamais parlé. Les mots s’entrechoquaient sur ses lèvres qu’elle observait sans être trop certaine de ce qu’elles prononçaient. Des mots qui avaient une tout autre signification que ce qu’elle avait cru entendre des centaines de fois dans le passé. Nathan n’avait jamais eu cette lueur dans les yeux en s’adressant à elle, jamais il ne l’avait regardé avec autant d’amour dans les yeux, avec autant de désir dans le fond de ses prunelles. Réalisant où Daniel s’en allait avec ces propos, elle sentit le rouge lui monter aux joues, violemment, au point qu’elle était certaine qu’elles avaient maintenant la même teinte que ses cheveux. Cette teinte cramoisie que sa peau prenait trop souvent sous les rayons du soleil. Ça devait être mignon à voir…

Elle voulait ouvrir la bouche, l’interrompre, mais elle n’en eut pas le temps. La main de Daniel vint se poser sur sa joue, l’électrisant. Elle aurait aimé lui dire qu’elle n’était pas forte, qu’elle n’était pas ce qu’il disait qu’elle était, mais elle garda le silence, jusqu’à ce que son visage fut encerclé de ces mains chaudes qui la tenaient prisonnière et elle s’étonna de toujours pouvoir entendre ces mots alors que son cœur battait si fort contre ses tempes. Il l’aimait? Elle a à peine le temps de se faire à cette idée que les lèvres du secouriste se posèrent sur les siennes. Un baiser doux et tendre auquel elle mit un temps avant de répondre, ses propres doigts glissant sur la chemise de l’homme, avant d’en agripper les pans pour le rapprocher un peu plus d’elle. La sensation était grisante, sans être de cette passion dévastatrice que l’on voit dans les films d’amour stupide qui nous font croire que nos vies de couple sont d’un ennui mortel. Ça semble juste et …. Juste. Comme si ce geste aurait dû être fait des mois plus tôt. C’était comme apaisé une soif après avoir passé des jours dans un désert, comme prendre une bouffée d’air après être resté trop longtemps sous l’eau. Puis, à bout de souffle, elle se détacha lentement, ses mains restant posées sur le torse de Daniel, les yeux toujours clos, qu’elle n’ouvrit que quand elle eut repris un peu ses esprits. Elle releva finalement ses orbes azur vers le visage de l’homme avec un sourire sur les lèvres. «Il t’en a fallu du temps.» Savannah fit un pas en avant, ses mains glissant derrière la nuque de son ami –amoureux?- alors qu’elle se hissa sur la pointe des pieds, réduisant à zéro la distance entre eux au moment où elle déposa à son tour ses lèvres contre celle de Daniel, poussant le vice jusqu’à faire glisser sa langue contre sa lèvre inférieure avant de rompre le baiser sans aller plus loin. Elle ne s’éloigna pas, cependant, restant contre lui, son front collé au sien. «Je t’aime, A ghrà.»


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Mar 4 Oct - 18:20

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Est-ce qu'il est possible que j'aie absolument tout faux ? Est-ce qu'il est possible que je me sois planté sur toute la ligne depuis le départ ? Est-ce que j'ai rêvé ? Est-ce que j'ai imaginé ses regards et ses gestes ? Ou est-ce que j'ai fait une montagne d'une souris ? Est-ce que j'ai mal interprété tout ce qu'elle a pu faire ou dire ? C'est possible, je peux très bien être totalement à côté de la plaque et si c'est ça... Si je me suis à ce point-là trompé, je vais la perdre, c'est sûr. C'est pour ça que j'ai attendu, que j'ai repoussé : j'avais trop peur de la perdre. Cependant, à présent, plus de marche arrière possible. Je lui ai tout dit. J'ai complètement ouvert mon cœur et j'ai mis mon âme à nue face à elle. Aucun retour en arrière possible donc. Si je la perds... Oui, je vais avoir terriblement mal mais est-ce que j'aurai des regrets ? Non. Il fallait que ça sorte. Je ne pouvais plus garder tout ça pour moi, c'était impossible. Au moins, maintenant, les choses sont claires. Il n'y a plus aucun non dit et elle sait. Elle sait ce qu'elle représente pour moi. Elle sait comment je la vois réellement. Elle sait à quel point je l'aime et avec ce baiser que je lui donne, je scelle pour de bons mes paroles avec un acte. Mon cœur bat parce que l'embrasser est merveilleux mais il y a le peur aussi. La peur qu'elle me repousse. La peur qu'elle me gifle. La peur qu'elle ma haïsse aussi. Alors, quand ses mains se posent sur mon torse, pendant une micro seconde, la peur est encore plus présente, oppressante : elle va me pousser, c'est sûr.

Tout est fichu.
Non, rien n'est fichu. Au contraire.

Ses mains, en fait, glissent sur mon torse non pas pour me repousser mais pour y rester si jusque là c'est moi qui pressait mes lèvres contre les siennes, je sens qu'elle fait pareil. C'est là mon cœur fait un premier bond et c'est là que je perds pieds aussi parce qu'elle est là, contre moi, qu'elle m'embrasse, qu'elle veut de moi. Alors oui, je perds pieds. Mes mains pressent un peu plus ses joues et, quand finalement Sav se recule un peu et met fin au baiser, c'est le souffle court que je rouvre les yeux pour la regarder. Ses mains, elle les garde posées contre mon torse et les miennes de mains continuent d'encadrer son visage. Elle garde un instant les yeux fermés et je profite de cet instant pour la dévorer du regard, pour enregistrer encore, et encore, chaque petit détail de son visage. Quand enfin elle rouvre les yeux, la flamme que je vois briller fait bondir mon cœur une seconde fois. Elle esquisse un sourire et je l'accompagne quand elle souffle qu'il m'a fallu du temps. C'est un sourire un peu gêné et honteux que je lui offre : oui, j'ai beaucoup tardé, à raison, à tort, peu importe. J'ai tardé. J'ai tardé mais elle ne semble pas m'en tenir rigueur puisqu'elle s'approche davantage de moi, glisse ses mains derrière ma nuque (ce qui m'arrache un frisson de plaisir) et que dire du moment où elle dépose ses lèvres sur les miennes ? La centrale électrique reprend son activité de plus belle. Mes mains quittent son visage pour venir se glisser autour de sa taille, elles s'y égarent alors que Sav glisse sa langue sur ma lèvre inférieure. Elles s'y égarent alors que moi je m'égare également. De plus en plus à bout de souffle, et pour une fois ce n'est pas à cause de la cigarette, je couve de nouveau Sav du regard alors qu'elle colle son front contre le mien. Puis viennent ces mots. Ces mots inespérés et tant attendus. Ces mots dont j'ai rêvés maintes et maintes fois.

Elle m'aime.

Mon sourire s'élargit mais ce qui étreint mon cœur en cet instant, au-delà de tout l'amour que je ressens pour elle, au-delà du bonheur, c'est un soulagement infini. Le soulagement de savoir que je suis aimé en retour par celle qui est, j'en suis absolument certain, la femme de ma vie. Les larmes m'en montent aux yeux. Puis mes mains se pressent un peu contre sa taille avant que je ne vienne redéposer mes lèvres sur les siennes. Mes doigts glissent dans son dos, je la serre contre moi, la presse contre moi, l'accroche à moi, la garde dans mon étreinte alors que je me laisse aller plus de passion, plus de fougue. Le baiser est moins tendre mais pas moins amoureux, juste différent, juste davantage rempli de ce feu qui nous anime tous les deux. Bien malgré moi, je la pousse un peu plus contre le plan de travail et c'est le bruit d'un bol en plastique qui tombe au sol qui me fait stopper net ce baiser qui m'a totalement fait perdre pieds avec la réalité mais après tout, c'est bien cela qu'on est censé ressentir dans les bras de la bonne personne. Le souffle court, le souffle contre les lèvres de Sav, je plonge un regard que je sais brûlant dans le sien.

« Désolé d'avoir mis autant de temps... » je lui souffle tout bas, mes lèvres fort proches des siennes.

Je retire mes mains de sa taille pour les glisser sur ses bras dont je caresse tendrement la peau du bout des doigts, de ses poignets à ses épaules, avant que mes doigts ne viennent terminer leur course dans ses cheveux que là aussi je caresse avec délicatesse tandis que je me perds dans son regard.

« Je n'étais pas sûr... » j'ajoute finalement. « Enfin si, de moi j'étais sûr mais pas de toi... J'avais peur. Peur de me tromper, peur de m'imaginer que c'était réciproque, peur de te perdre aussi. »

Mes lèvres s'étirent dans un tendre sourire.

« Mais je vais me rattraper. J'ai tardé mais je ne tarderai plus jamais. »

Encore une promesse et elle n'est pas faite à la légère. Je glisse mon visage dans son cou, y dépose un baiser avant de la prendre de nouveau dans mes bras. A présent, plus besoin de faire attention à la façon dont je la serre contre moi : je l'aime, elle le sait, alors je peux la serrer dans mes bras comme un homme serre la femme qu'il aime dans ses bras.

« Dis... » je dis dans un murmure alors qu'elle est tout contre moi. « Je veux te demander depuis longtemps mais je n'osais pas... » Je me recule un peu, juste assez pour la garder contre moi tout en pouvant la regarder dans les yeux. « Il veut dire quoi ce surnom que tu me donnes ? »

Depuis le temps que je veux le savoir.


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Lun 17 Oct - 3:57

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Le repoussé n’avait jamais frôlé son esprit, elle n’y avait jamais songé alors qu’il s’était penché sur elle pour déposer ses lèvres sur les siennes. Pourquoi l’aurait-elle fait? Elle avait espéré ce moment depuis si longtemps, qu’elle ignorait si cette pensée avait été présente lors de cette première rencontre aux alcooliques anonymes ou si elle était venue par la suite, plus tard, entre une plaisanterie et une tasse de thé. Elle savait seulement que le moment venu, elle ne repousserait pas, elle ne lutterait pas contre lui et se laisserait envahir par cette vague de sentiments et de chaleur contre laquelle elle avait tant lutté. Le barrage avait fini par céder, ses doigts chatouillant la peau de l’homme alors que ses lèvres prenaient possession des siennes dans un baiser qui se voulait doux et tendre. Elle se laissa envahir par son odeur, un mélange de tabac et ce parfum masculin qui la berce alors que les mains de Daniel se font plus pressantes dans son dos, caressant sa taille, le baiser perdant toute douceur au profit de la passion et elle ne s’en formalise pas, invitant la langue de l’homme à danser avec la sienne jusqu’à ce que le plat de plastique la fasse sortir de cette douce transe et qu’elle réalise que le monde tourne toujours, malgré tout ça. La terre n’a pas cessé sa lente rotation sur elle-même ni celle encore plus lente autour du soleil, et pourtant, elle désirait tellement que le temps se fige l’espace d’une nuit. Elle aimerait qu’il n’y ait pas de lendemain, pas de jour où elle devrait le quitter pour remettre les pieds dans la morgue, dans ce milieu qui lui rappelait sans cesse que la douleur et la mort faisaient partie de la vie et que c’était ce qui la rendait si belle, au final. Ce soir-là, elle désirait qu’il n’ait pas de fin, que le monde extérieur les oublie encore un peu. Mais la voix de Daniel se fit entendre, brisant un peu l’immobilité si bienvenue des lieux et du moment.

Les mots résonnèrent doucement, comme un écho lointain et pourtant clair alors qu’elle se perdait dans ses yeux, qu’elle frissonnait sous ses doigts. Elle allait probablement se réveiller dans son lit, seule, en proie d’un rêve beaucoup trop parfait pour être réel. Il avait peur. Elle pouvait le comprendre. C’était cette même peur qui avait fait en sorte qu’elle n’avait rien dit, qu’elle n’avait pas fait les premiers pas. Savannah n’était pas certaine d’être suffisamment forte pour accepter un refus de sa part, pas juste après la mort de sa mère. Elle avait préféré le garder comme simple ami que de le voir quitter sa vie pour une bêtise comme celle-ci. Pour des sentiments qui n’auraient peut-être pas lieu d’être au final. «Tu n’as pas à t’excuser, tu sais? Je n’ai pas été plus brave que toi, non plus.» elle lui offrit un léger sourire, ses mains se posant sur ses hanches. Elle fit un pas en avant, se retrouvant un peu plus plaquée contre lui, le visage levé vers lui, son poids maintenant en équilibre fébrile sur la pointe de ses pieds nus. «Tu ne me perdras pas… pas maintenant…jamais.» Elle frissonna et se mordit la lèvre lorsque les lèvres de Daniel frôlèrent son cou, trouvant ce petit point sensible qui fit naître la chair de poule sur son épiderme. Elle le laissa s’éloigner un peu d’elle, retombant sur ses talons avant la grâce maladroite qui la suit partout depuis l’enfance. Un sourire en coin naquit sur ses lèvres devant la question qu’il lui pose, en même temps que le rougi qui lui monte aux joues sans qu’elle ne puisse l’en empêcher. Elle se doutait bien que la question allait venir sur le tapis un jour ou l’autre, mais elle était étonnée qu’il n’ait pas fait de quelconque recherche avant ce jour. Elle l’aurait fait à sa place, étant trop curieuse pour faire le contraire. La légiste s’éloigna un peu plus, ses doigts prenant en otage les siens avant de le tirer gentiment vers le salon. La nourriture pouvait entendre encore un peu.

Elle prit place près de lui, sur le canapé, toujours de sorte à lui faire face, à observer son visage avec attention. «Ma grand-mère utilisait ce surnom, pour s’adresser à son époux, les bons jours.» Parce qu’autrement, elle se contentait de lui lancer des insultes au visage et de lui dire qu’il était fainéant. Elle attrapa sa main qu’elle sera entre les siennes, jouant avec ses doigts de façon distraite avant de poursuivre. «Il n’a pas vraiment d’équivalent dans notre langue, mais on l’utilise généralement pour désigner son âme sœur, l’amour de sa vie….» Elle lui offrit un nouveau sourire, tendre et doux. Amoureux. Elle avait encore du mal à comprendre ce que tout cela signifiait, à envisager ce nouveau statut qu’était le leur. Elle se pencha vers lui pour déposer un baiser chaste sur ses lèvres, rien de comparable avec la passion qu’ils avaient échangée quelques minutes plus tôt. Ce n’était qu’un frôlement de leurs lèvres qui ne dura que quelque heureuses secondes avant qu’elle ne niche son visage dans le creux de son cou. C’était étrange, un geste qu’elle n’aurait jamais imaginé faire de sa vie. Probablement parce qu’elle s’était imaginé qu’il y aurait entre eux des barrières infranchissables pour le reste de leurs vies. Peut-être parce qu’elle s’était persuadée qu’il ne la voyait que comme une amie, comme sa marraine des AA. Savannah se disait qu’il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour se faire à cette nouvelle dynamique, il lui en faudrait peut-être plus pour calmer la curiosité de Daya. Elle s’éloigna légèrement, suffisamment pour plonger son regard dans le sien. «Tu veux que je te refile un coup de main avec le repas avant que tu t’amputes un doigt pour de bon?» Elle sourit, moqueuse, amusée. Amoureuse surtout. C’est bizarre de ne pas avoir à le cacher, de ne pas en avoir peur, de finalement laisser aller.


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Sam 12 Nov - 19:10

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Sa promesse j'y crois comme je crois à celle que je lui ai fait. Elle ne me perdra pas. Je ne la perdrai pas. On a le droit d'y croire. Elle, comme moi, après tout ce qu'on a pu traverser, on a le droit d'y croire à cet espoir, à cette bulle de bonheur qui est en train de forme. C'est dangereux d'y croire, je suis bien placé pour le savoir et elle aussi mais on va se le permettre pour pouvoir avancer et être heureux. Je l'aime. Elle m'aime. Tout est bien. Je l'observe avec tendresse mais aussi curiosité après lui avoir posé la question du fameux surnom. Oui, j'aurais pu me renseigner et chercher tout seul mais j'ai préféré ne pas le faire et dans le fond j'ai bien fait car je préfère mille fois en découvrir la signification par les lèvres de Savannah que par internet. Sav esquisse un sourire en coin, un sourire qui me fait sourire en retour. Elle ne dit rien, ne me répond pas, pas tout de suite en tout cas, et je plisse un peu les yeux, certainement pas frustré par son silence mais plutôt amusé. La situation est d'une légèreté... Une légèreté à laquelle je ne suis plus habitué mais il n'est vraiment pas difficile de s'y accommoder de nouveau. Je la suit bien docilement après qu'elle ait pris mes doigts en otage entre les siens. Elle nous emmène jusqu'au salon où nous finissons assis sur le canapé. Je m'installe tout près d'elle, l'observe avec toujours ce même regard à la fois tendre et intense. Et j'attends. J'attends sagement qu'elle daigne me donner enfin l'explication que j'attends. Elle plonge son regard dans le mien et sa voix s'élève soudain. Elle m'avoue alors que sa grand-mère utilisait ce surnom pour s'adresser à son époux quand elle était dans les bons jours. Les derniers mots me font d'abord sourire plus largement puis, mon sourire se transforme en une moue surprise parce que Sav vient de me dire que sa grand-père appelait son époux de cette façon. Son époux. Pas son petit ami, ni son compagnon : son époux. Le mot résonne dans mon esprit. J'ai dû me faire violence tout à l'heure quand je l'ai presque demandée en mariage pour ne pas vraiment le faire et elle me dit ça maintenant ? Et si encore elle s'arrêtait là mais non, elle continue. Elle attrape ma main, la serre entre les siennes et poursuit en ajoutant qu'il n'y a pas d'équivalent dans la langue anglaise mais qu'en gros, on utilise ce surnom pour désigner son âme sœur, l'amour de sa vie.

Oh.
Oh...

Les larmes me montent aux yeux. C'est plus fort que moi. C'est incontrôlable. Parce qu'elle m'appelle comme ça depuis des mois... Alors ça veut dire que ça fait bien des mois qu'elle ressent ce qu'elle ressent. Tout comme moi je ressens ce que je ressens depuis des mois. Et je ressens la même chose. Je lui ai dit il y a quelques instants : je n'ai jamais aimé comme je l'aime, elle, et je n'aimerai jamais comme je l'aime, elle. Elle. Mon tout. Ma vie. Mon âme sœur oui. Mes lèvres s'étirent finalement dans un nouveau sourire en réponse au sien qui est d'une tendresse infinie alors que je la couve d'un regard amoureux. Elle dépose un bref baiser sur mes lèvres, nouveau choc électrique même si le baiser est bref et moi... Moi, je me perds dans son magnifique regard alors qu'elle se recule pour me regarder. Je l'entends me demander si je veux qu'elle me refile un coup de main avec le repas pour éviter que je ne m'ampute un doigt. Son sourire me fait totalement craquer.

« Je pense ne plus rien risquer vu que je ne suis plus du tout nerveux. » je termine par lui dire d'une voix à la fois pleine de tendresse et de chaleur. Je glisse mes doigts sur sa joue que je frôle avant de venir récupérer une petite mèche de cheveux que je glisse délicatement derrière son oreille. Je me penche vers elle, caresse le bout de son nez avec le bout du mien en souriant toujours de la même façon. Je vais y prendre goût à sourire comme ça je crois. « Mais comme je ne veux pas que tu restes loin de moi trop longtemps, je veux bien que tu viennes m'aider oui. »

A mon tour de déposer un bref baiser sur ses lèvres avant de me relever et c'est toujours main dans la main que nous retournons à la cuisine pour terminer de préparer le cocktail. Je la laisse couper les citrons alors que je termine de verser le cocktail dans nos verres respectifs. Le silence qui s'installe n'est plus pesant, il est agréable. Je la regarde faire du coin de l’œil et mon cœur s'apaise d'une telle façon que j'en ai la tête qui tourne un instant, parce que tout ceci me semble si naturel... J'ai cette impression que nous sommes ensemble depuis toujours alors que nous venons simplement d'ouvrir notre cœur. C'est dingue... Dingue mais tellement agréable... Et alors qu'elle glisse les rondelles de citron dans nos verres en m'adressant un sourire d'une tendresse qui me fait totalement chavirer, ce qu'elle m'a avoué sur le surnom me revient, tout comme sa petite remarque à son arrivée, tout comme ce que je lui ai répondu.

« Tu sais... »

Mon cœur s'emballe. Mes mains deviennent moites. Je ne vais pas faire ça quand même, si ?...

« Tout à l'heure, quand je t'ai dit que je voulais peut-être te demander en mariage... »

Je m'approche doucement d'elle. Je ne suis pas hésitant mais, je pèse mes mots, je prends mon temps. Je jette un coup d’œil à sa main posée sur le plan de travail et doucement, je viens poser la mienne sur la sienne avant de replonger mon regard dans le sien. J'esquisse un sourire.

« Je ne plaisantais pas. C'est sorti tout seul mais... »

Oh mon dieu... Je suis VRAIMENT en train de faire ça.

« Je le pensais. » Je hausse très légèrement les épaules. « J'imagine plus ma vie sans toi. Toi aussi tu es mon âme sœur... On se l'est jamais dit... Ce qu'on ressentait, on se l'est jamais dit mais on le ressent depuis tout ce temps et je suis sûr de moi. Je veux pas attendre. Je veux plus jamais attendre. Je veux faire ma vie avec toi. »

J'ai pas posé la question mais c'est tout comme.
Oh putain...


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Lun 21 Nov - 0:14

The best is yet to come
Daniel & Savannah

All of the lights land on you.The rest of the world fades from viewa nd all of the love I see.Please please say you feel it too and all of the noise I hear inside, restless and loud, unspoken and wild and all that you need to say to make it all go away is that you feel the same way too. And I know the scariest part is letting go 'cause love is a ghost you can’t control. I promise you the truth can’t hurt us now so let the words slip out of your mouth...

C’était une situation étrange, elle avait l’impression de nager dans un univers parallèle, bien loin de la réalité amère dans laquelle elle avait gravité pendant des années. Elle se souvenait de la discussion qu’elle avait eue, des mois plus tôt, avec Daya sur ce même sujet. Son refus de voir la lumière même quand elle lui brûlait les rétines, son entêtement à toujours voir des points négatifs à une situation qui n’en avait pas réellement, ses inquiétudes infondées. Elle avait fait de son mieux pour croire que Daniel ne ressentait rien pour elle, pour se convaincre que tout cela n’était pas une bonne idée. C’était peut-être une bonne idée au final. Ou pas. Malgré que ses lèvres se plaquent contre celles du policier, une partie de son cerveau ne cessait de lui dire que ce n’était peut-être pas l’idée du siècle après tout. Elle aurait aimé le faire taire, sérieusement, mais elle ne pouvait rien y faire, elle se contentait de faire mine de ne pas entendre son instinct de préservation lui crier que ce n’était pas une bonne idée, qu’elle finirait pas avoir mal, tôt ou tard. Daniel n’était pas Nathan. Il ne lui ferait pas mal. C’était drôle comme cet argument ne voulait pas dire grand-chose pour son esprit inquiet, qui s’en faisait toujours trop pour un rien. Elle avait l’impression d’assister à une guerre entre son cerveau et son cœur, une dispute sans fin qui finirait juste par la rendre complètement folle. Savannah s’apaisa cependant lorsque les doigts de Daniel caressèrent sa joue, relevant les yeux vers lui pour se perdre dans son regard, s’y noyer pendant quelques secondes. Quand sa voix s’éleva, ce fut un miel chaud coulant sur ses inquiétudes pour les figer dans le temps. Elle se permit de lui offrir un léger sourire suintant la tendresse et l’amour, quand bien même cela lui faisait un drôle d’effet. Pendant des mois, elle avait fait le nécessaire pour cacher ses émotions derrière une cordialité amicale, pour refouler la tendresse qu’elle pouvait ressentir pour lui. Il lui faudrait peut-être un petit moment pour se souvenir qu’elle n’avait plus besoin de le faire maintenant, qu’elle avait le droit de se nicher dans ses bras si elle en avait envie.

Elle se contenta de lui sourire lorsqu’il lui avoua qu’il ne voulait pas qu’elle s’éloigne de lui trop longtemps et après un léger baiser beaucoup trop bref, elle se le suivit dans la cuisine, entreprenant de couper les rondelles de citron. Le silence qui planait sur la cuisine était doux et léger, loin de ces silences à couper au couteau qu’elle avait connus bien trop souvent dans sa vie. Loin de ses silences qui avaient pris place entre elle et son ex-mari après le décès de leurs fils. C’était aussi différent du silence qui régnait dans la morgue qui était devenue avec le temps sa deuxième maison. Il n’y avait rien de cérémonieux ou de respectueux, c’était de ces silences confortables, comme si ceci était leur routine depuis des années, depuis toujours. C’était agréable, quand on y pensait. Elle pouvait sentir le regard de son ami sur elle alors qu’elle tranchait l’agrume, la couvant presque comme s’il avait soudainement peur qu’elle s’évanouisse devant lui sans qu’il n’ait la chance de la rattraper. Attrapant les rondelles, elle les répartit dans les verres, lui offrant un sourire tendre alors qu’il l’observait avec une attention particulière, comme s’il venait de remarquer qu’elle existait réellement. Ce fut lui qui brisa le silence en premier, attirant son attention comme il savait si bien le faire. Elle fronça les sourcils, il semblait soudainement nerveux. Venait-il de réaliser qu’il avait fait une erreur? Regrettait-il les mots qu’il venait de prononcer? La rouquine sentit ses doigts serrer un peu plus fort le verre qu’elle tenait dans ses mains, attendant les prochains mots qui franchiraient les lèvres de Daniel. Ses prunelles se vrillèrent dans celle de son ami, attentive, presque inquiète, un état d’esprit qui ne la quittait jamais très longtemps, visiblement. Savannah entrouvrit les lèvres pour parler, mais elle n’en eut pas le temps, déjà, Daniel enchaînait.

Les mots qui franchirent ses lèvres n’étaient pas ceux auxquels elle s’attendait. Elle ignorait exactement ce à quoi elle s’attendait, mais sûrement pas à ça, à des mots qui étaient si près de la demande en mariage. Muette, elle se contenta de serrer la main du policier dans la sienne, essayant de trouver les mots justes, les mots qu’il fallait. L’air surpris qui devait se peindre sur ses traits devait se marier parfaitement avec son trouble intérieur. Se marier… n’était-ce pas ce qu’il venait de proposer, comme ça, de but en blanc, sans préavis, sans ce qui vient avant? Ils étaient un couple depuis combien de temps, quinze minutes? Et déjà, il parlait de mariage, de passer leur vit ensemble. Il lui fallut un moment pour réaliser ce que tout cela signifiait, un moment de silence ou son cerveau voulait imploser tellement ses neurones surchauffaient. «Est-ce que tu viens de me faire une demande en mariage?» Sa voix fut trop douce, si douce qu’elle l’entendit à peine sous les battements affolés de son cœur. Elle appuya ses reins contre le plan de travail, essayant de trouver un quelconque contacte avec le monde réel, avec ce qui l’entourait. «Parce que d’où je me tiens, ça y ressemble vachement…» Elle eut un rire nerveux, loin du rire communicatif qu’elle avait en général. Elle glissa sa main libre dans ses boucles flamboyantes, essayant de remettre de l’ordre dans ses idées, essayant de calmer le tremblement de ses mains et les battements assourdissants de son cœur. Ce n’était pas comme ça qu’elle avait envisagé sa soirée. Ce n’était pas ça qui devait se passer, si? Elle inspira profondément avant de relever les yeux vers lui, un fin sourire sur ses lèvres. «C’est…rapide, inattendu, je dois l’avouer. Vraiment rapide.» Trop rapide. Elle en avait la tête qui tournait. Sa main libre se leva, caressant la joue rugueuse de Daniel, tendrement, doucement. «Ce n’est pas pour me déplaire, cependant.» Ce n’était pas une demande en mariage, mais c’était tout comme. Ce n’était pas un «oui je le veux, mais c’était tout comme aussi.


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Dim 27 Nov - 18:47

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En fait je suis totalement fou. Véritablement fou. Fou d'elle, c'est vrai, mais fou tout court aussi. C'est la seule explication au fait que j'aille jusque-là, que j'ose aller jusque là, jusqu'à la demander en mariage même si la question n'est pas formulée directement, c'est bien le sens de mes mots et Savannah n'est pas idiote, bien au contraire, elle va comprendre, sans aucun doute possible. Elle va comprendre et elle va m'envoyer sur les roses. Elle va me dire que j'ai complètement perdu la boule, que je ne suis pas fini ou qu'au contraire je suis fini mais pas correctement parce qu'on ne demande pas une femme en mariage alors qu'on ne l'a même pas emmenée à un premier rendez-vous bordel. Ce soir ça ne compte pas vraiment comme un premier rendez-vous, si ? Quand bien même, il n'est pas terminé le rendez-vous. Ceci dit... Ce n'est pas comme si j'avais rencontré Savannah la semaine dernière, cela fait des mois qu'on se connaît maintenant, des mois que je suis tombé sous son charme, des mois que je rumine mes sentiments pour elle alors c'est différent. Et puis on se connaît par cœur. D'accord, dans l'intimité on ne se connaît pas mais ça ne m'a même pas effleuré l'esprit. Je sais que nous sommes faits l'un pour l'autre et je sais que vivre avec elle sera aussi naturel que respirer et aussi simple qu'un puzzle pour enfant. Je sais que tout ira bien parce qu'elle est elle, tout simplement. Elle m'accepte comme je suis, elle a les épaules pour supporter son passé et le mien, elle m'aime assez pour faire face à tout ça. Alors pas besoin d'attendre des rendez-vous, pas besoin d'attendre tout court. En tout cas, dans mon esprit, pas besoin d'attendre, pas l'envie non plus. C'est pour ça que c'est sorti, pour ça que je l'ai dit, pour ça que j'ai justement osé. Le problème est que dans le cas présent, je risque d'être le seul à vouloir oser. Est-ce que je devrais espérer que non ? Après tout, j'avais peur qu'elle ne ressente pas la même chose que moi et finalement tout s'est très bien passé puisqu'elle partage mes sentiments depuis longtemps.

Oui enfin il y a une différence entre avouer ses sentiments et faire une demande en mariage.
Damn.

Alors, quand Savannah, après être restée un peu silencieuse, me demande si je viens de la demander en mariage dans un murmure, j'esquisse un sourire nerveux et par la même occasion plutôt vilain. Un sourire crispé ce n'est jamais joli voyez-vous. Je n'ose pas dire « oui, c'est bien ça », pas sur le moment en tout cas. Pas que je regrette de l'avoir fait car j'ai vraiment envie de passer ma vie à ses côtés, ce n'est pas juste une idée en l'air balancée comme ça, mais j'ai une de ces trouilles là... Elle recule un peu, s'appuie contre le plan de travail et ce petit geste me fait l'effet d'une douche glacée, si glacée que j'en perds mon sourire. Putain elle va partir en courant...Elle ajoute que d'où elle se tient, ça ressemble vachement à une demande en mariage. Je me contente de la fixer silencieusement en haussant presque imperceptiblement les épaules du style « Bah... Euh... C'est bien ça... ». Quand elle laisse échapper un petit rire nerveux, moi je me ratatine sur moi-même, de plus en plus mal. Nerveuse, elle l'est de plus en plus et je le vois à la façon dont elle glisse sa main dans ses cheveux. Là, elle sait pas quoi faire, pas quoi dire, quoi répondre. Comment pourrait-elle savoir quoi répondre ? A quoi je m'attendais franchement ? Je suis tellement con... Et cela se confirme quand elle relève son regard vers moi avant de me dire que c'est rapide, inattendu, vraiment rapide elle répète même une seconde fois. Son fin sourire n'aide pas : je me sens vraiment très mal, si mal que je baisse le regard. Elle ne veut pas. C'est sa façon de dire non. C'est gentil, c'est délicat, mais ça fait mal malgré tout.

Je voulais qu'elle dise oui. Je le voulais tellement...

Je vois sa main se lever, elle la pose sur ma joue avec tendresse et douceur. Alors, je reprends mon courage à deux mains et reporte mon regard dans le sien : je l'aime, elle m'aime, je vais me contenter de ça. Vouloir plus si vite c'était... Stop. On arrête une seconde. Elle vient de dire quoi là ? Que ce n'est pas pour lui déplaire ? C'est bien ce qu'elle a dit ? Attendez... Oui, c'est bien ce qu'elle a dit. Et la façon dont elle me regarde... Alors c'est oui ? C'est ça ? Je n'ai pas vraiment demandé et elle ne dit pas vraiment oui puisque je n'ai pas demandé mais... Oh... Oh ! Très rapidement, mon cœur s'emballe mais pour de bonnes raisons. Un large sourire naît sur mes lèvres alors que je viens encadrer son visage de mes mains.

« Je sais que c'est rapide. » je lui concède dans un souffle. « Mais je n'ai pas envie d'attendre. Je t'aime. Je veux passer ma vie avec toi. Je n'en doute pas, alors je ne veux pas attendre. Je ne veux plus d'un instant sans toi. »

Je caresse délicatement ses joues, j'approche mon visage du sien.

« Je veux m'endormir à tes côtés. Je veux me réveiller à tes côtés. Je veux profiter de chaque instant, je ne veux plus gâcher une seule minute et chaque minute passée sans toi est un gâchis... »

Mon pouce glisse sur ses lèvres que je redessine doucement alors que je me perds dans son regard.

« Alors épouse-moi. Deviens ma femme. Ne me quitte plus jamais. »

Toujours pas de question. Il faudrait peut-être...

« Tu veux ? »

Voilà, elle est posée la fameuse question.
Et je n'ai même pas de bague.
Bravo Dan, bravo.


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MessageSujet: Re: {flashback} |-18| The best is yet to come [Sav ♥] Jeu 15 Déc - 21:12

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Dire qu’il s’agissait d’une surprise est un euphémisme. À la base, elle ne s’attendait pas à grand-chose de cette soirée en compagnie de Daniel, seulement une discussion agréable, du bon temps et un retour à la maison tranquille et sans tracas. Mais non. Elle se retrouvait dans une situation qu’elle n’avait pas pu prévoir, dans une situation bien loin de ce qu’elle aurait pu imaginer, qu’elle n’osait pas imaginer, même dans ses rêves les plus fous. Si la déclaration d’amour l’avait surprise, ce n’était rien comparativement à la demande en mariage, ou du moins, à ce qui semblait être une demande en mariage. Savannah n’avait jamais pensé qu’une telle chose pourrait être possible entre eux. Non qu’elle n’eût jamais pensé à Daniel de cette façon, mais elle ne pouvait pas se voir mariée à lui non plus, son cerveau l’en préserver, une barrière quelconque contre une douleur supplémentaire qu’elle aurait du mal à supporter. Lorsqu’elle avait parlé du policier avec Daya quelques mois plus tôt, les choses avaient été claires. Elle ne fera rien qui pourrait désagréger leur amitié, elle ne lui sauterait pas au cou et continuerait à se dire qu’ils n’étaient qu’amis. Elle y avait cru. Jusqu’à ce que ce surnom s’échappe de ses lèvres, jusqu’à ce qu’elle note le changement dans les yeux de l’homme lorsqu’il la regardait, jusqu’à ce soir, alors qu’il avait dit ses mots qui changeaient tout et rien à la fois. Ce n’était que la confirmation de ce que leur relation était devenue avec le temps, qu’une preuve qu’ils se mentent tous les deux comme des adolescents incertains. Elle avait soudainement l’impression que la conversation qu’elle avait eue dans ce restaurant avait eu lieu il y a des années, tellement lointaines qu’elle ne pouvait que s’en souvenir avec des efforts considérables.

L’idée de ce mariage, de cette union de lui ne faisait pourtant pas horreur. Loin de là. Une fois la surprise passée, elle se met à réfléchir à ce que pourraient être leurs vies ensemble. Comment ils pourraient être heureux, comment elle désirait se réveiller chaque matin à ses côtés. Ce n’était pas nécessairement comme ça que ça devait se passer, ce n’était peut-être pas comme ça qu’elle aurait pu s’imaginer cette scène. Cependant, elle ne ressentait pas cette crainte, cette pointe d’appréhension néfaste qu’elle avait ressentie lorsque Nathan avait demandé sa main des années plus tôt. La légiste avait compris il y a des années que son ex-époux l’avait aimé plus qu’elle l’aimait. La preuve avait flagrante le jour où elle avait réalisé que cet amour n’était pas assez fort pour survivre après la mort de son fils. Le couple s’était déchiré, effrité comme s’il n’avait eu entre eux que des ressentiments et de la colère. Elle avait parfois cru qu’elle l’avait épousé parce qu’il était médecin, parce que son accent était adorable, parce qu’il était beau et séduisant, parce que toutes ses amies l’appréciaient et que ses parents le vénéraient. Elle ne l’avait pas épousé pour elle. Ce sentiment n’existait pas avec Daniel. Ce n’était pas la même chose. C’était tellement différent, tellement unique. Elle ne le faisait pas parce que ses parents trouvaient qu’il était l’homme parfait. Ni parce que ses rares amies le trouvaient exquis. Cette réalisation la fit sourire, la soulagea. Si elle acceptait, si elle disait oui à cette demande surprenante, ce ne serait pas pour les autres cette fois-ci. Ce serait pour elle. Les mains de Daniel se posèrent sur ses joues, chaudes et rassurantes.

C’est trois petits mots. Encore une fois. Ils résonnaient dans son esprit, ils faisaient battre son cœur un peu plus vite, ils lui tenaient compagnie lors de ses nuits sans sommeil, amoindrissaient ses inquiétudes sans fondements. Elle pourrait l’entendre les lui murmurer tous les jours sans s’en lasser. Pourtant, elle était incapable d’ignorer l’anxiété qui grandissait en elle, qui lui faisait croire qu’éventuellement, elle pourrait le perdre comme elle avait perdu sa famille, jadis. Il était plus difficile de le perdre s’il restait ce qu’il était depuis leur rencontre, un ami, un allié, quelqu’un sur qui compter. Mais elle savait également qu’elle ne pourrait pas jouer ce jeu très longtemps, qu’elle ne pourrait pas ignorer ses sentiments pour lui encore des années, voire des mois, ils la dévoraient vivantes depuis trop longtemps déjà. Elle sentit les larmes piquer ses yeux, la perle d’eau salé dégringoler le long de sa joue alors que la question fusait des lèvres de Daniel qui traçait du pouce ses lèvres avec une douceur qui aurait fait fondre les carapaces les plus solides. Elle embrassa son pouce au vol, essayant de gagner du temps, quelque part, d’une façon ou d’une autre, le temps qu’elle se fixe sur une idée, sur une réponse à donner. Avant même que son cerveau trouve les mots nécessaires, sa voix s’éleva, prononçant des mots qui l’étonnèrent. «Oui….» Elle leva les yeux vers lui, un fin sourire aux lèvres. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur les lèvres du policier. «Bien sûr que je veux, idiot.» chuchota-t-elle contre ses lippes ses doigts jouant avec le bouton de sa chemise, comme si elle hésitait à le défaire ou à le laisser comme il était. «Tu pourrais peut-être emménagé chez moi? Ce n’est pas comme si on brûlait des étapes de toute façon. » Elle lui offrit un léger sourire, un peu amusée par la situation, ne réalisant pas vraiment les pas de géants qu’ils venaient de faire. Elle défit le bouton de sa chemise d’une légère pression du doigt, dans un mouvement précis, calculé. Une moue amusée se dessina sur ses traits. «Oups… Tu voulais attendre, après le mariage ?» souffla-t-elle doucement, une trace de la malice dans la voix.


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