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 and at the time I didn't know...

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MessageSujet: Re: and at the time I didn't know...   Lun 8 Jan - 18:37





and at the time i didn't know, just how hard the wind could blow towards disaster, and the things that i would see
# judith
# kurtis
Il a l’impression de ne pas réussir à retranscrire correctement sa pensée. Kurtis, pour ne pas changer, se sent stupide, frustré, incapable de maitriser sa langue maternelle pour illustrer convenablement ce qu’il veut dire. Ca l’agace prodigieusement. Il se prend la tête entre les mains et soupire lourdement, le cœur au bord des lèvres. Il a sans doute un peu trop bu. Pourtant il a une bonne résistance à l’alcool habituellement. Pas ce soir. Peut-être parce qu’il a l’estomac totalement vide, peut-être parce qu’il est plus fatigué que d’habitude ou à cause du choc, il n’en sait rien. En tout cas, il se sent mal. Dans tous les sens du terme. Il se sent nauséeux  et minable en même temps.
Judith finit par se rapprocher, venant apposer sa main sur son épaule qu’elle presse pour lui faire sentir sa présence. Physique et psychique. Kurt laisse échapper un nouveau soupir et tourne son regard un peu vitreux dans sa direction, reconnaissant. Elle n’était pas obligée de répondre à ses messages et encore moins obligée de lui ouvrir sa porte à une heure si tardive. Et pourtant elle l’a fait. En plus de ça, elle l’écoute. Vraiment. Et ça lui fait du bien de parler un peu de tout ça, de vider son sac. Ca n’arrange rien, ça ne ramène personne miraculeusement à la vie, mais ça aide quand même un peu.
Ce qu’elle lui dit lui fait du bien aussi. C’est vrai qu’il a le club, même si parfois il se persuade qu’il est tout à fait remplaçable et ne sert à rien. Max a changé d’attitude envers lui, il est plus…ouvert disons. Il plaisante avec lui, même s’il n’est pas très réceptif. James aussi se montre un peu plus coulant, même s’il continue de garder ses distances. Et Kurtis ne peut pas le blâmer vu ce qu’il traverse en ce moment…
Et puis il a ses neveux et nièces, c’est vrai. Il a Pete qu’il aime beaucoup et qui apparemment apprécie le temps qu’ils passent ensemble. C’est sa mère, Casey, qui lui a dit par téléphone l’autre fois qu’il avait déjà hâte de le revoir pour Halloween et que ses visites chez lui lui faisait du bien.

« …pis t’as moi aussi » ajoute Judith après un instant d’hésitation qui lui fait froncer les sourcils et l’observer un peu plus attentivement. Est-ce qu’elle se sent obligée de le dire ? Non, quelque chose lui dit que non. Le fait – encore une fois – qu’elle lui ait ouvert sa porte sans hésiter alors qu’ils sont supposés être en froid le lui prouve bien.  
D’ailleurs, la serveuse rebondit sur ce sujet et le fait qu’elle été contrariée qu’ils ne se parlent plus. Pour être tout à fait honnête : lui aussi en a été affecté. Parce qu’il l’aime bien. Elle est chiante parfois, parle trop, est une véritable commère et une fouineuse, mais elle est drôle et elle s’intéresse vraiment aux gens. Enfin ceux qui titillent son intérêt…
Il s’est fait beaucoup de souci pour elle après son agression et la voir traverser une sale période et foutre sa vie en l’air l’a bien fait suer. La balancer à Max a été un coup bas, mais ça lui a au moins permis de se confronter à la réalité et à ses erreurs. Depuis, lentement mais sûrement, il a l’impression de la voir remonter la pente. Essayer au moins, et c’est par là qu’il faut commencer, non ?
Alors même si ça lui a coûté qu’elle le nie pendant des jours et se montre même un peu salope avec lui : avec le recule, Kurtis ne regrette pas d’avoir mouchardé et le referait sans hésitation.
Judith continue d’essayer de lui remonter le moral, de le rassurer en lui faisant comprendre que le souci ne vient pas de lui, mais simplement du hasard, d’un enchainement de situations à chier… Et si on ne croit en rien, si on ne croit pas aux punitions divines, c’est certainement facile à envisager. Mais Kurtis croit un peu en tout ça alors c’est difficile à admettre pour lui. Il a été élevé par deux catholiques pratiquants lui ayant rabâchés toute sa vie que faire le mal engendrait le mal. Et on en peut pas dire qu’il ait été un enfant de chœur ces dernières mois…  

Néanmoins, il prend. Il prend ce qu’elle a à lui donner parce qu’il en a besoin. Peut-être plus qu’elle ne le devine. Ca lui fait du bin. Elle lui fait du bien…et ce n’est pas si courant que ça. C’est même très rare. Tellement rare en fait, que ça le perturbe. Il la fixe, sans trop savoir comment réagir ou quoi répondre. Il ne se voit pas lui dire "Merci", ça paraît trop peu… Et puis il a la sensation étrange qu’elle attend plus que ça. Le motard ne saurait pas trop dire d’où lui vient cette idée mais elle est là, persistante, insidieuse…
Alors au lieu d’utiliser sa bouche pour parler, il l’utilise autrement, d’une manière qui le surprend lui-même et qui surprend Judith plus encore.
Il vient déposer ses lèvres engourdies par l’alcool contre les siennes.
La jeune femme a un mouvement de recule brusque et Kurtis se rétracte avant de se confondre en excuse, sentant ses joues s’embraser.
« Pardon… J’sais pas c’qui… J’sais pas pourquoi j’ai fait ça j’ai...totalement mal interprété tes signaux… J’suis désolé. P’têtre que j’devrai partir… J'suis trop con p'tain » commence-t-il à bafouiller en faisant déjà mine de s’éloigner, oubliant qu’il ne porte plus de chaussures, qu’il est tard et que maintenant, plus aucun métro ne circule.



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MessageSujet: Re: and at the time I didn't know...   Lun 8 Jan - 20:29




and at the time i didn’t know

what the fucking hell ?

Je lui souris tranquillement, le laisse imprimer ce que je lui dis. Je ne sais pas quel effet ont mes mots, j’espère que quelque part ça lui donne l’envie de relativiser. Peut-être pas maintenant, mais que ça fasse son chemin dans son petit esprit parfois étroit. En tout cas, ça l’a peut-être plus ou moins ramené à un demi-état de Kurtis naturel alors qu’il reprend sa manière tout à fait étrange de ne plus parler. A crois qu’il a trop parler d’un coup. Non pour l’instant il se contente de m’observer, ce que je fais en retour, en attente d’autre chose. « T’as raison, je vais me coucher, je peux prendre ton canapé ? » ou plutôt en Kurtis : « T’a ptete raison ouais… j’peux squatter ? ». J’ai pas besoin de merci et autres conneries, mais peut-être ce qu’il veut faire sur la suite quoi. Je continu de lui sourire comme une abruti quand il se décide à bouger.

Mais c’est pas pour s’en aller ou se lever, il s’écrase plutôt contre moi et pose ses lèvres sur les miennes.
Il me faut une demi-seconde de stupeur pour me rendre compte du truc, mon corps réagit à ma place et je recule de manière brusque, l’air complètement stupide et stupéfait face à l’absurdité du geste du motard.

« Mais…
— Pardon… J’sais pas c’qui… J’sais pas pourquoi j’ai fait ça j’ai...totalement mal interprété tes signaux… J’suis désolé. P’têtre que j’devrai partir… J'suis trop con p'tain.
— … »

Je reste scotchée, le regard fixé sur ma moquette rouge dégueulasse et j’ai la soudaine envie d’éclater de rire alors que je relève mes yeux pour constater à quel point il est mal à l’aise. Ses joues sont rouges, il titube à moitié, pieds nus, il compte donc sortir, que dis-je… fuir les lieux du crime. Je pince les lèvres alors que le choc laisse place à une réelle hilarité.

« Kurtis… il marmonne quelque chose, semble en chercher une autre. Je suis certaine qu’il ne sait même pas ce qu’il est en train de faire alors qu’il s’approche de porte fermée avec une chaise. Kurtis ! Tu comptes faire quoi là à c’t’heure-ci. Mon sourire est gigantesque, j’ai pas envie qu’il le prenne mal mais je peux pas m’en empêcher. Je suis persuadée qu’il n’y a rien de plus derrière son geste qu’une incapacité totale à agir en société. Ce type est bizarre, il l’a toujours été et ses réactions sont une partie du temps à côté de la plaque. Pas que j’applique une norme particulière mais en l’occurrence… à moins qu’il m’ait caché des sentiments ou que je n’ai pas vu moi-même les signes… Je ne sais pas quoi penser à cet instant précis alors que je me relève, me retenant toujours de rire et vient interrompre Kurtis dans sa fuite. Allez c’est bon arrête tes conneries, retournes poser ton cul là-bas, crétin. Je viens replacer la chaise sous la poignée et secoue la tête, lève les yeux au ciel avant de revenir dans le salon pour le trouver encore planté au milieu, incapable de savoir quoi faire de son grand corps. Je croise mes bras sous ma poitrine et me plante face à lui. Voilà le Kurtis que je connais : inadapté socialement à plusieurs égards, silencieux et surtout sous le charme complet de la plus belle des serveuses du Crash. Je le taquine parce que j’ai moi aussi davantage envie d’en rire plutôt que d’en faire tout un plat. Il a juste trop bu, il est complètement à côté de la plaque, traumatisé. A quel moment je peux imaginer que ça puisse être sérieux ? Je crois jamais avoir abondé dans ce sens, je ne l’ai jamais observé comme un potentiel partenaire que ce soit sur court ou long terme. T’as besoin de repos. T’as passé une très sale soirée, t’es fatigué, tu fais n’imp. Tu peux plus partir parce que y’a plus de métro et de toutes façons t’as trop d’alcool dans le sang. Allez ! »

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MessageSujet: Re: and at the time I didn't know...   Mar 9 Jan - 7:28





and at the time i didn't know, just how hard the wind could blow towards disaster, and the things that i would see
# judith
# kurtis
Putain d’bordel de chierie d’merde...
Qu’est-ce qu’elle va penser maintenant ? Qu’il est amoureux ou une connerie de ce genre ? C’est pas le cas. Bien sûr, il l’aime bien, si un jour ils décidaient de se lancer dans un truc, il pourrait possiblement après à l’aimer ou se faire à sa présence quotidienne mais… Hem… Quoi que non, peut-être pas en fait. Parce que sa présence quotidienne l’obligerait AUSSI à supporter celle de sa grande copine Jade et il ne peut pas la voir en peinture en celle-ci. La réciproque est vraie d’ailleurs et elle ne rate pas une occasion de lui pourrir la vie. Bon et puis Judith est au moins aussi bordélique et paumée que lui par certains aspects et se tireraient plutôt vers le bas que vers le haut. Sans compter que leur caractère ne sont apparemment compatibles que sur le court terme. Enfin sur de courtes périodes de temps et qu’ils finissent toujours par se sauter à la gorge… Ouais, non, sur le long terme ils finiraient par se rendre malheureux et s’entretuer. Possiblement.
Tout ça pour dire qu’il ne l’aime pas. Pas comme le baiser maladroit qu’il vient de lui donner pourrait le laisser supposer. Il faut qu’il trouve un moyen de se justifier, d’expliquer ça. Sauf que Kurtis n’en est pas capable, là, tout de suite. Ses pensées s’embrouillent un peu trop. Alors il choisit de fuir. Il se lève, titube lamentablement jusqu’à la porter fermée à la va-que-j’te-pousse et…Se fait aisément rattraper par Judith pendant qu’il bloque un peu devant. C’est quoi cette mesure de sécurité de merde ?
« Kurtis… »
« C’bon j’m’en vais, t’inquiète, c’pas gênant… Comment qu’on sort d’ta vie ? » marmonne-t-il alors qu’elle insiste et lui demande ce qu’il compte faire exactement à cette heure une fois dehors. « Baaah…marcher. »
C’est évident allons ! C’est lui qui boit et c’est elle qui devient abrutie ou quoi ? Le grand brun se retourne vers elle, contrarié, pour constater qu’elle est en train de se payer sa tête. Elle essaie de le ravaler, il voit bien, mais c’est PIRE encore ! Ca le fait sentir comme un foutu môme que personne ne veut vexer mais qui est quand même passé pour un gros con ! Il déteste ça. Le coursier a encore plus envie de partir d’ici…    
« Allez c’est bon arrête tes conneries, retournes poser ton cul là-bas, crétin. »
« C’toi crétin » qu’il marmonne dans sa barbe inexistante, pendant qu’elle lui reprend la chaise des mains pour la remettre sous la poignée et VERROUILLER l’entrée de son appartement. C’est n’importe quoi. Il va revenir ici et tout faire cramer pour qu’elle soit obligée de déménager ! …Ou alors lui filer du blé pour qu’elle se rachète une porte. Ou bien pour qu’elle change d’appartement. Il l’aidera à déménager ses meubles et sa moquette rouge merde.
…Et bah vas-y, propose-lui ça et ensuite bonne chance pour qu’elle ne pense pas que t’ai transi d’amour, abruti, lui souffle la voix moqueuse de sa jumelle, avant de se lancer dans un rire démoniaque de dessin animé.
Bordel, Judithe a raison : il faut vraiment qu’il aille se coucher, il est en train de dérailler complètement...

Il suit donc ses directives, après avoir jugé que sortir par la fenêtre et l’échelle de secours n’est pas l’idée du siècle dans son état… Il se retrouve au salon, face au canapé sur lequel il ne s’installe pas. C’est la faute de cette foutue moquette… Ca lui rappelle autre chose. C’est cette couleur. Cette affreuse couleur qu’il déteste et qu’il a trop vue aujourd’hui. Il baigne dans du sang. Voilà ce à quoi il pense. Il patauge dedans. Il regarde ses pieds nus, perdu au milieu d’une mare rouge et repense à Vince et Sonny. A ce qu’il restait d’eux une fois que le citerne en a eu terminé. Les restes du repas de ce foutu monstre de métal…
Judith vient se planter devant lui et l’interrompt dans ses réflexions pour se moquer encore un peu plus. Mais ça ne l’atteint même pas. Peut-être parce qu’il a l’habitude de son humour maintenant, ou parce qu’il est trop fatigué pour chercher à répliquer et se vexer. Il se contente de la garder et soupire.
« T’as besoin de repos. »
J’ai besoin qu’on m’assomme, a—il plutôt envie de lui répondre. Mais il ne dit rien. Il n’y a rien à dire. Il est fatigué de parler de toute manière. Puis c’est comme ça qu’elle le connait et l’apprécie, non ? Silencieux. C’est ce qu’elle vient de dire.
Kurt passe une main dans ses cheveux encore mouillés et acquiesce, le regard fuyant. Il se dit que c’est mieux comme ça en fin de compte. Qu’elle ne rigole plutôt qu’elle lui réponde sérieusement qu’il ne l’intéresse pas ou pire… Bordel, si elle lui avait rendu son baiser il se serait passé quoi ? Ils auraient baiser comme des bêtes dans ce salon, certainement terminés leurs ébats sur la moquette rouge et… Ca aurait été un genre de remake de sa première fois avec Mia. Cette première fois sanglantes. Qui s’envoie en l’air avec une fille blessée alors qu’il est lui-même bien amoché, à côté du cadavre du type qu’il vient de poignarder à mort ? Quelqu’un de sérieusement dérangé… Lui quoi.

Kurt se laisse guider par la jeune femme sur le canapé où il s’assoit en soupirant. Il voudrait la remercier ou dire quelque chose de bien, mais rien ne vient alors il ne dit rien. Elle commence à débarrasser un peu la table et lui dit qu’elle va chercher quelque chose pour lui. Genre drap, oreiller, ce genre de trucs. Kurtis hoche la tête et puis il l’attend sagement, se demandant s’il devrait pas avaler encore un peu de whisky, pour être sûr de bien dormir. Il est un peu bourré mais sans doute pas encore suffisamment.  Mais la serveuse fait disparaître la bouteille aussi et ça règle la question.
Elle continue de parler, de lui expliquer qu’il peut rester tant qu’il veut demain matin et d’autres trucs qu’il n’écoute pas vraiment. Il est en train de se projeter dans ce qui a se passer ce soir, cette nuit. Est-ce qu’il va réussir à fermer l’œil ? Est-ce qu’il va rêver de Vincent et de Saul ? Est-ce qu’il va rêver de camion mangeur d’homme ?
Et puis au-delà de ça il pense à ce qui s’est dit au club ce soir…à cet ébauche de plan qu’on établi les Kings et qui lui parait bancal à souhait.
Judith revient avec ce dont il aura besoin pour sommeiller son canapé, et lui pose la question fatidique, celle qui va les amener à se séparer : Tu as besoin d’autre chose ?
Malheureusement non… Il le lui fait savoir que non et ils en restent là. Judith se dit à sa disposition au cas où et puis elle s’éclipse dans sa chambre et le laisse dans le salon encore allumé. Kurtis n’éteindra pas. Il n’a aucune envie d’être dans le noir. Il a encore le plaid et l’oreiller confiés par Judith sur les genoux. Et c’est finalement dans cette position que, une demi-heure plus tard, il commence à somnoler.
Comme il s’y attendait, sa nuit est agitée, peuplée d’images sanglantes et de menaces invisibles. Il ne ferme les yeux que très peu de temps et, sur les coups de 5H30 du matin, il décide de mettre les voiles. Les métros recommenceront bientôt à circuler et il va pouvoir rentrer chez lui pour enfiler des fringues dignes de ce nom, récupérer son vélo et filer au boulot dans les temps. Ou être un peu en retard, peu importe.
Alors le plus doucement possible – ce qui n’est pas simple avec sa maladresse – il traverse la piaule de Judith pour aller récupérer ses fringues sales avec lesquels il ne va pas l’embarrasser et ses godasses. Il la réveille sur le chemin du retour et elle lui marmonne quelque chose auquel il répond par un « C’est cool rendors-toi » auquel elle répond par un nouveau grommellement endormi, avant de se rallonger. Il fourre ses fringues dans le premier emballage qu’il trouve, enfile ses chaussures encore mouillées et s’apprête à décaler la chaise de Judith pour sortir. Mais il n’en fait rien. Comment est-ce qu’elle va refermer derrière lui si elle dort ?
Cette question le taraude une bonne minute avant qu’il ne repense à la sortie de secours. Alors il passe par la fenêtre plutôt, qu’il repousse vers le bas derrière lui, comme un parfait petit cambrioleur. Son paquet sous le bras, avec un simple teeshirt et un jogging dépassé de mode sur le dos, il s’éloigne de l’appartement avec une gueule de bois carabinée et la tête pleine d’images morbides qui le poursuivront pour des mois encore…



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