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 Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA

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MessageSujet: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Ven 23 Sep - 12:46





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

- On la joue à shifumi alors.
- Non, merde Peter c’est à toi de nettoyer le camion, point.
- Allez, laisse moi une chance ! C’est toujours moi qui le nettoie en plus, pourquoi tu demandes pas à Lloyd.
- Pas là.
- Mon cul, tout ça parce que vous êtes bons potes. C’est dégueulasse.
- T’as combien d’âge mentale, sans deconner.

Et il tend la main, mettant l’autre derrière son dos.
En d’autre terme il abdique.
Peter affiche un air surprit suivit d’un large sourire victorieux.

- J’te préviens, tu me la fous pas à l’envers.
- Comme si.

Josef lève les yeux au ciel et plante ensuite son regard dans celui de Peter qui ne cille pas.
C’est à croire qu’ils sont entrain de jouer leurs vies.

- On la fait en une manche ?
- Ouais.
- Ok … Prêt ? SHI-FU-MI !

Josef sort la feuille.
Peter les ciseaux.

- Putain !
- HAHA ! Il lui assène une une bonne tape sur l’épaule, prenant déjà ses clics et ses claques. Sans rancune vieux !
- Tu fais chier, j’étais censé finir dans dix minutes !
- La prochaine c’est pour moi ! A demain !

Jo lève son majeur en direction de son collègue, sincèrement amer.
Il se voyait déjà enfourcher sa moto pour une longue balade, voulant profiter de la douceur du temps tant que la chaleur déposait ses dernières traces sur Chicago.
Mais c’était fichu pour ce soir. Et après le nettoyage du camion, Josef n’aurai certainement plus la foi pour parcourir plusieurs kilomètres sur le bitume et n’aspirerait sûrement qu’à une bière et un bon film dans son vieux canapé rapiécé.

Bougon, il se dirige vers son vestiaire et se défait de sa veste de pompier pour ne garder que son tee-shirt noir et son pantalon d’intervention. Il dépose avec le tout, son casque, gants et consent de garder ses rangers aux pieds. Son regard s’attarde sur une photo d’Alexie, maladroitement accrochée au fond de son casier.
Combien de temps qu’il n’est pas passer leur dire bonjour ? Manger avec eux ? Quelques jours, voir quelques semaines déjà. Le pompier se promet de remédier à cette ingratitude de sa part dès le weekend qui arrive avec, en prime, un cadeau pour sa mère.
Il claque la porte de son casier et prend la direction du garage où l’immense camion l’attend… Et il s’y met. Avec ferveur, comme à chaque fois. Il prends une grosse éponge et fait mousser la carrosserie mais aussi l’intérieur parfois tâché de suie et de sang. Résultat des diverses interventions de la journée et de la nuit. Il s’est même permit de mettre un fond de musique, pas trop fort, histoire d’avoir une sorte d’accompagnement et surtout d’encouragement.
Le dernier des Redhot. Un truc ni trop fort, ni trop mou. De quoi apaiser après une longue journée comme il a eu.

- Jo ?
- Ouais ?

Il est à l’intérieur du camion, entrain de rincer le sol alors que la voix d’un de ses collègues l’interpelle.

- Quelqu’un pour toi.

Il sort, ne s’attend à personne et passe une main mouillée dans ses cheveux en bataille. Il s’apprête à demander qui mais n’en a pas le temps lorsqu’il se présente à l’entrée du camion et qu’il voit Daya plantée là, à quelques mètres de lui.
L’uppercut qu’il se prend en plein estomac lui ressort ce goût amer qu’il a senti glisser le long de sa gorge lorsqu’elle la joyeusement renvoyer chier il y a quelques mois : Celle de l’humiliation.
Ca faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vu après leur rupture mais lorsque Jo a croisé la jeune femme au détour d’une rue, par le plus grand des hasards, et après avoir longuement hésité, il s’est malgré tout décidé pour l’accoster.
Après tout, pourquoi pas ? Leurs querelles s’étaient peut-être apaisées avec le temps, après ses années passées loin de l’autre et Josef s’était simplement laissé porter par son envie première. Renouer un contacte, discuter. Parce que de la voir là, à quelques mètres de lui, lui avait soulever un tas de souvenirs nostalgiques lui rappelant qu’avant d’être son ex, Daya a été la femme avec qui il a partagé 4 années de sa vie, bercées par une forte complicité et une passion commune.
Mais toute cette ferveur et cette assurance se sont éteintes à la seconde où elle la renvoyer chier comme une merde. Brutalement et sans politesse. Comme si, en quelques années, le statut de Jo était devenu bien trop peu pour elle.
Mademoiselle Laghari n’était visiblement plus du même monde que lui, pauvre petit pompier sans ambition.

Aujourd’hui, elle se présente de nouveau à lui et c’est avec un regard noir qu’il l’accueil.

- On s’connaît ? Si vous cherchez quelqu'un, c'est à l'accueil que ça s'passe.

Ton amer, froid, tranchant, alors qu’il descend du camion sans lui prêter la moindre attention et en fait le tour pour continuer de frotter le capot du moteur. Un rappel piquant de sa façon à elle de se comporter avec le pompier, quelques mois plus tôt.
Josef est peut-être de ceux qui sont les moins rancuniers mais cette fois, ça ne passe pas.
Encore moins lorsque ce type de comportement vient de son ex. Rien de tel pour gonfler l’amertume et l’humiliation.
De toute façon, qu’est-ce qu’elle vient foutre ici ? Ce serait-elle rappelée de son existence après une chute brutale de son piédestal de la petite flic, bonne sous tout rapport qu’elle est ?
Il n’est pas un putain de torchon à utilisation unique. Et il lui fait comprendre en l’ignorant royalement, sans le moindre regard, sans la moindre parole.
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Sam 24 Sep - 12:34

Excuse me, who are you?

I can understand how you'd be so confused, I don't envy you.
Δ Josef &  Daya


Il était difficile de revenir à soi.

Retrouver les murs qui abritaient sa vie, ses habitudes et ses souvenirs étaient une chose qui s’était faite sans trop de difficultés, on retrouve ses marques plutôt aisément dans un espace aussi familier, mais retrouver son identité est une autre paire de manche quand on a passé très exactement 406 jours dans la peau d’une autre. Deva Ansari était une jeune femme somme toute très différente de Daya Laghari, elle n’avait pas les mêmes fréquentations, n’avait pas grandi dans le même quartier et si l’une était flic, l’autre n’était qu’une nana un peu paumé, constamment entre deux boulots, qui vivait dans un appartement pourri dans un quartier qui l’était encore plus. Si l’une était fière et indépendante, l’autre était en recherche d’affection et extrêmement dépendante, non elles avaient beau partager la même apparence, elle n’avait rien d’autre en commun, absolument rien. Lorsqu’on l’avait retiré de l’affaire et qu’Emilio s’était retrouvé derrière les barreaux en compagnie de quelques uns de ses copains, la jeune flic s’était sentie soulagé, terminé de jouer les poules de gang, terminer de se brider et de se laisser contrôler par un homme comme Jimenez, elle allait pouvoir retrouver son cocon et son entourage, connaître le dernier-né de sa sœur, reprendre sa vie-là où elle l’avait laissé en somme, enfin en tout cas, c’est ce qu’elle s’était imaginé, mais elle avait sous-estimé les difficultés qu’elle allait rencontrer. C’est au bout d’une semaine dans la peau de Daya que les cauchemars avaient commencé à faire leur apparition, ils étaient violents, sombres et dénués de véritables sens, un reflet tronqué des peurs qui devaient dormir au fond de son esprit et qu’elle passait sans vraiment s’en rendre compte des heures entières à refouler, il faut dire qu’elle n’avait pas grand chose d’autres à faire de ses journées, mise à part remplir des dizaines de documents qui enrichiraient les rapports réguliers qu’elle avait faits à sa brigade au cours de cette année. Elle savait qu’il lui faudrait attendre au minimum six longues semaines, passer deux évaluations psychologiques et un entretien avec son responsable avant de pouvoir réintégrer son poste, récupérer son badge et son arme et dieu sait que cela lui tardait. Sans son travail, elle se sentait un peu si ce n’était complétement démuni.

Lorsque la jeune femme avait commencé à revoir sa famille et ses amis, les choses avaient commencé à se décanter et elle avait enfin commencé à se sentir de nouveau elle-même, mais ce qui l’avait amené devant la caserne aujourd’hui avait été sans aucun doute ses retrouvailles avec sa meilleure amie Savannah qui ne s’était franchement pas gêné pour lui faire savoir qu’il faudrait peut-être qu’elle donne une ou deux explications à son ex et force était de constater qu’elle était loin d’avoir tort, le pauvre Josef avait été la victime involontaire de cette enquête et de la désormais disparue Deva.

-- 1 an plus tôt  - West side – Chicago --

Deva était descendu acheter deux trois trucs qu’Emilio lui avait demandé de ramener, elle avait emménagé chez lui il y a bientôt 5 semaines et elle essayait de se faire une raison, c’était l’étape nécessaire pour obtenir ce pourquoi elle faisait tout ca, rien de plus efficace que de pouvoir fouiner et ne manquer aucune information que de vivre avec le principal intéressé et tant pis si cela voulait aussi dire faire son ménage, sa bouffe et devoir partager ses draps chaque jour que dieu fait, c’était un mauvais moment à passer et elle savait pertinemment pourquoi elle le faisait. Ce type était vicieux et corrompu et elle était persuadée que sa place n’était pas dans les rues, prêts à vendre sa came et ses armes a qui lâcherait le bon nombre de billets verts et c’est cette pensée qui la maintenait sur le droit chemin et motivait chaque réveil sans exception, aucune.

Elle sortait de la supérette quand un type se dressa devant elle sortie de nuls parts et ce type, elle le connaissait bien, mais sa présence, aujourd’hui devant elle l’a mis instantanément mal à l’aise et ce n’était pas pour les raisons que l’on aurait pu penser. Daya et Josef avaient partagé quatre ans de vie, quatre ans de sourire, de larmes, de rire et de cris, presque une éternité pour elle, il faut dire que mise à part lui, elle n’était jamais resté aussi longtemps avec quelqu’un si ce n’était Luca, mais ils était à l’époque, tous les deux, très jeune et leur histoire n’avait pas eu autant d’impact sur celle qu’elle était devenu, que celle qu’elle avait partagé avec le pompier. Trois ans qu’ils ne s’étaient pas vus, pas depuis leurs lots de vaisselles cassées, pas depuis qu’elle avait récupéré ses affaires chez lui et claquer la porte et pourtant, ce n’était rien de tout ca qui provoquait chez elle ce mal-être aujourd’hui. Elle resta d’abord sans voix, puis jeta machinalement et avec le plus de discrétion possible des regards ici et là, ce quartier était celui d’Emilio et tout le monde et personne pouvait être à même de relater a qui elle avait parlé et quand et cela ne serait clairement pas pour arranger ses affaires, surtout compte tenu du fait que le Mexicain était un homme extrêmement possessif et jaloux. Elle avait donc tout bonnement ignoré Josef lui lançant rapidement que ce n’était pas le moment, qu’elle n’avait pas le temps et qu’elle était désolée, mais le ton empressé et sec qu’elle avait utilisé allait, elle le savait, sans doute être perçue comme du dédain, elle avait tourné les talons sans vraiment lui laisser le temps de réagir, fuyant cette scène du passé avec élan et un petit pincement au cœur. Avec un peu de recul, elle s’était dit que ce n’était pas si mal finalement, si Josef avait mal pris cette rencontre et la réaction qu’elle lui avait apposée alors elle pouvait se rassurer sur le fait qu’il n’essayerait probablement pas d’entrer de nouveau en contact avec elle.


-- Downtown Chicago – Aujourd’hui --

Elle était un peu nerveuse, c’était étrange de venir volontairement à la rencontre de son ex petit-ami surtout après autant de temps, mais Savannah avait raison, elle ne pouvait pas le laisser penser qu’elle avait agi selon ses propres termes la dernière fois qu’ils s’étaient croisés, parce que même si elle était loin d’avoir dans l’idée de renouer de quelque façon que ce soit avec celui qui avait un jour partagé sa vie, elle ne voulait pas pour autant qu’il garde une image tronquée de celle qu’elle était. Lorsqu’elle avait pénétré les lieux, elle avait remonté ses lunettes de soleil sur sa tête, tirant ses cheveux lâchés sur ses épaules en arrière, elle avait tout de suite croisé un type en débarquant, qui s’était bien vite empressée de savoir comment il pouvait l’aider. Après avoir demandé après Josef, il lui avait jeté un regard un peu surpris puis lui avait demander d’attendre une minute en jetant un coup d’œil vers le camion qui se trouvait derrière lui, la jeune femme avait acquiescer d’un signe de tête, puis l’avait observer s’éloigner dans cette direction précisément. Daya avait hésité à venir à sa rencontre directement sur son lieu de travail, mais elle ne savait pas s'il vivait toujours au même endroit alors elle avait joué la sûreté, tant pis pour le public que cela pourrait bien leur apporter. Il ne faut que quelques secondes pour qu’elle le voie apparaître, les cheveux en bataille, ton t-shirt partiellement détrempé et elle ne peut s’empêcher de retenir un sourire, qu’elle finit par être contente d’avoir ravalé, car quand il s’avance vers elle, c’est pour l’envoyer bouler en bon et due forme. Snap ! elle l’avait cherché après tout et elle ne s’attendait pas nécessairement à être reçue avec un sourire ou un minimum d’entrain, elle ne dit donc rien et lui ne s’attarde pas et reprend son travail là où il l’avait laissé quelques minutes auparavant. Décontenancé la jeune flic, reste planté là une seconde, les sourcils froncés et légèrement agacé. « Josef ! »

Rien pas de réponse. Elle hausse donc les épaules et laisse retomber ses bras le long de son corps, chose qu’il ne voit probablement même pas. « Ecoute, je suis venu m’expliquer avec toi par rapport à la dernière fois, est-ce que tu peux m’accorder ne serait-ce que cinq minutes ? » Une fois de plus pas de réponse. « Si tu n’as pas envie de m’entendre c’est pas un problème, tu n’as cas me demander de partir. » Elle croise les bras contre sa poitrine, l’air un peu défiant, à défaut de pouvoir avoir une conversation, elle comptait bien au moins lui tirer deux trois mots de la bouche.
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Sam 24 Sep - 13:28





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

Ca le bouffe de la savoir là, à proximité.
Un an qu’il s’était fait renvoyer chier avec, en prime, une humiliation.
Un an pour tout digérer, l’oublier, lui en vouloir mais ne plus y penser.
Et maintenant, elle vous revient comme une vieille cicatrice qui se rouvre sous une nouvelle chute.

- Josef !

Il s’en fout.
Non, en réalité, il ne s’en fout pas mais il fait tout comme. Parce qu’il a été bien trop con la première fois de faire la démarche d’aller lui parler, d’essayer d’établir un contacte avec la princesse qu’elle était devenue, bien lotie dans son petit monde.
Josef était peut-être « un bon gars » comme on dit, mais il n’est pas non plus une buse. Et si tout ça lui remue autant les tripes c’est parce que Daya garde toujours cette même beauté taillé dans de traits fins mais de caractère. Que le temps qui passe sur elle lui va bien, que la maturité qu’elle prend avec l’âge lui donne un charme que plus d’un doit convoiter.
Forcément.

Ses quatre années lui reviennent un peu en pleine gueule mais il chasse tout ça d’un geste d’éponge sur la carrosserie, bien décidé à n’accorder aucun regard à la jeune femme qui n’a visiblement pas bougé de sa place.

- Ecoute, je suis venu m’expliquer avec toi par rapport à la dernière fois, est-ce que tu peux m’accorder ne serait-ce que cinq minutes ?

Non. Il n’a pas envie de lui accorder cinq minutes. Pas même deux.
Tout ce qu’il veut c’est qu’elle fasse demi-tour, qu’elle l’oublie comme elle a si bien sû lui faire comprendre un an plus tôt et que chacun retourne à sa petite vie bien rangée et chronométrée.
Et il frotte plus fort, plonge l’éponge dans un seau rempli d’eau et de mousse pour s’agenouiller devant le camion et récurer les taches de boue et de suie.
Et puis merde, il lui faut un an pour prendre conscience qu'elle a merdé ?

- Si tu n’as pas envie de m’entendre c’est pas un problème, tu n’as cas me demander de partir.

Il s’arrête deux secondes. La nervosité le gagne, il le sent à ses paupières qui s’agitent frénétiquement. Est-ce qu’il a réellement envie d’entendre son explication foireuse ? Pour qu’il prenne conscience qu’effectivement elle était brutalement redescendue de son petit trône pour enfin se souvenir de l’existence du pompier ?
Quelque chose au fond de lui, le voudrait. Parce qu’il n’est pas mauvais, pas méchant et encore moins rancunier. Mais la situation ici, est différente.
La personne concernée l’est tout autant. Il reconnait bien là le ton de son ex, provocateur, presque défiant, histoire de le pousser un peu dans ses retranchement. Mais ça ne prend pas. Pas cette fois.
Et les mots fusent comme deux balles vers Daya, toujours sans la regarder, toujours sans daigner lui accorder la moindre attention si ce n’est ces quelques mots assassins.

- La sortie est au fond du couloir, première porte à droite.

Calme plat, il n’ajoute rien à la suite de ce ton sec et tranchant. Il ne bouge pas non plus mais inconsciemment – ou plutôt consciemment, mais plutôt crever que de se l’avouer – il écoute les bruits de pas de Daya, signifiant un départ de sa part.
Bruits de pas qui ne viennent pas et qui ne le feront pas, la jeune femme étant bien décidée à camper ici.
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Sam 24 Sep - 14:28

Excuse me, who are you?

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Δ Josef &  Daya


Si elle s’attendait à cette réponse ? Non évidemment que non, quoi que…Josef était une personne profondément gentille, il s’était toujours montré compréhensif avec son prochain et dans ses souvenirs était toujours le premier à vouloir éviter les conflits, tout du moins tant que cela lui était possible mais gentil ne veut pas dire stupide, ni même naïf et daya était parfaitement bien placé pour savoir que derrière les sourires et l’apparence prévenante du pompier se cachait un caractère laissant transparaitre des colères froides et tranchantes. Quand on prend en considération, la personnalité, il faut le dire complètement opposé de Daya on peut s’en mal imaginer à quel point leurs confrontations passées ont pu se révéler explosive, le feu et la glace unie en un cataclysme bruyant et vicieux. Alors non, elle ne s’attendait pas à ce qu’il la renvoie sans sommation de là où elle venait, mais sa réaction ne l’étonnait pas tant que ca à bien y réfléchir. Il avait eu un an, douze longs mois pour ressasser la façon dont elle s’était comportée et nous savons tous comment une idée difficilement digérable peut gangréner avec le temps, aussi facilement et simplement qu’elle peut disparaître de notre mémoire en un claquement de doigts, mais cette fois-ci et à son plus grand regret ce passage fugace de leur existence, lui était bel et bien rester en travers de la gorge et elle ne pouvait consciemment pas le lui reprocher, elle savait indubitablement que sa réaction si les rôles s’étaient retrouvés inversés aurait été du même acabit. Les lèvres pincées et les bras toujours croisés contre sa poitrine, elle hésite. Son égo et sa fierté, lui hurle de partir sans ajouter ne serait-ce qu’un mot, tant pis pour lui, on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir essayé et plus important encore, elle ne pourrait pas se reprocher d’avoir laissé Josef dans le flou et propriétaire d’une idée inexacte et illusoire. Elle pousse un soupir presque inaudible derrière les bruits résonnants de la caserne, elle entend de loin la télévision qui rugit, les bribes de conversation dont seul le son parvient à ses oreilles, laissant s’envoler en chemin les mots formés par leur locateur, il y a aussi d’autres sonorités qu’elle ne replace pas, mais surtout il y a le bruit de l’éponge que son ex frotte avec véhémence contre le part choc du camion de pompier.

Elle aurait pu écouter cette petite voix et partir, mais elle n’en fait rien parce qu’au fond, elle n’a pas envie de passer cette porte en sachant que Josef garde cette théorie aberrante qu’elle n’a pour lui aucune considération parce que ce n’est pas la réalité et parce qu’il a bien trop compté pour elle, pour qu’elle puisse laisser les choses s’ancrer de cette façon et ruiner les souvenirs heureux qu’ils ont pu créer et partager il y a des années de cela. Alors elle s’avance et contourne le camion derrière lequel il a disparu sans lui décocher un regard et elle se plante là, juste à côté de lui, dans cette odeur âcre de savon et de carburant entremêler. « Arrête de faire l’enfant bordel ! »

Ca, ca ne va pas lui plaire du tout et elle en a parfaitement conscience, elle s’est déjà disputé un milliard de fois avec lui, elle sait comment il fonctionne, à quoi il réagit et surtout comment lui tirer les vers du nez, parce que Josef est de ces hommes qui contienne, garde leurs griefs pour eux jusqu'à ce que le vase déborde, ainsi lorsqu’il s’énerve, il ne le fait jamais à moitié et aujourd’hui, elle a bien l’impression que leur conversation va forcément devoir en passer par là. « Je suis venue ici pour m’excuser et te donner les explications qui te reviennent et que je n’ai pas pu te donner avant ! alors tu n’es pas obligé de les accepter, ni même de les entendre, mais je partirais pas avant que tu ne les aies écoutées. » Elle braque son regard dans celui du pompier qui venait de croiser le sien et qui affichait une mine sévère et agacée. « Je ne suis pas la garce que tu veux bien croire que je suis Josef. »

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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Sam 24 Sep - 20:13





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

Il s’attend à ce qu’elle parte. S’il y a bien une chose que Daya déteste c’est qu’on la prenne aux mots et qu’on la renvoi chier de la sorte alors qu’elle consent de faire des efforts. Il se rappelle cette fierté responsable de quelques-unes de leurs disputes, entre toutes les autres où parfois, Josef, se murait entre quatre pans de silence en béton armée, ce qui avait le don d’exaspérer Daya.
A raison.
Alors oui, il s’attend à ce qu’elle se casse, une bonne fois pour toute.
Mais visiblement, ça n’est pas d’actualité.

Les pas de la jeune femme s’avancent rapidement vers lui et il comprend qu’il est dans la merde. Il veut a tout prix éviter une esclandre à la caserne, son lieu de travail et encore moins devant ses frères et sœurs d’armes. Autant dire que c’était foutrement mal parti.
Elle se plante à côté de lui, il serre les dents, toujours un genou au sol à laver le camion. Pourquoi s’entête-t-elle autant ?

- Arrête de faire l’enfant bordel !

L’effet est immédiat. Josef se relève brusquement en balançant brutalement l’éponge dans le seau qui s’agite, à bout de patience et se plante devant elle.

- N’inverse pas les rôles, tu veux ? Merde ! Qu’est-ce que tu m’veux !

Oui, qu’est-ce que tu me veux après un an de silence pour revenir ici, comme si la grâce et la bonté t’étaient subitement tombées dessus ?
La colère est tenace et remonte brutalement à la surface après cette année à ruminer au plus loin ce qu’il s’est passé. Putain, il aurait pu passer au-dessus mais non, pas venant d’elle, merde. Il a passé quatre années de sa vie. Quatre années intenses, amoureuses, passionnées et passionnelles, le genre de relation dont vous n’sortez pas indemne après une rupture. Le genre de relation qui, dans un élan de doute, vous inflige une dose létale du manque de l’autre.
Alors non, il ne peut définitivement pas passer au-dessus de ce que Daya lui a fait, parce que venant d’elle, la violence est multiplié par le nombre de mois passés avec elle, dans le même lit que la jeune femme.

- Je suis venue ici pour m’excuser et te donner les explications qui te reviennent et que je n’ai pas pu te donner avant ! alors tu n’es pas obligé de les accepter, ni même de les entendre, mais je partirais pas avant que tu ne les aies écoutées.

Il ne cille pas et surtout, ne bronche pas. Il serre avec force les dents et l’homme qu’il est ne peut définitivement pas la renvoyer chier une deuxième fois. Josef croise le regard de Daya et ses défenses s’affaissent légèrement.
Pourtant, il tient bon.

- Je ne suis pas la garce que tu veux bien croire que je suis Josef.

Coup de grâce.
Il cède lamentablement en lâchant un soupire résigné. Comment résister plus face à ce regard et cette intonation sincère. Trois ans qu’ils ne s’étaient pas côtoyer mais il avait malgré tout l’impression de la connaître encore par cœur.
Josef se passe une main humide sur le visage, puis dans ses cheveux avant de poser une main sur sa hanche.

- Cinq minutes. Pas plus.

Un regard aux alentours, Josef ne manque pas d’entendre les bruits aux alentours, la télé de leur salle de pause mais surtout, le silence brutale et étrange de ses collègues, sûrement curieux de ce qu’il se passe entre eux deux.

- Mais pas ici. Pas la peine d’avoir un public.

Il lui fait signe de le suivre au travers le garage où il croise Stanis, collègue qui lui a signalé la présence de Daya tout à l’heure.

- J’finirais le camion plus tard.
- Pas de soucis, j’le ferais. Il pose un regard vers Daya, puis Josef et se permet d’étirer un sourire qui en dit sûrement large. Passez une bonne soirée.

Connerie.
Vu comme c’est partie, il y a des chances pour que sa soirée soit foutue en l’air.
Quelques pas suffisent au travers deux couloirs pour atterrir dans le bureau de Lloyd, leur capitaine. Josef sait qu’il ne lui en tiendra pas rigueur s’il lui emprunte pour une discussion, à l’abri des oreilles.
Il ferme la porte derrière Daya et revient à elle, se plante devant la jeune femme.

- J’t’écoute.

D’autres mots lui brûlent les lèvres mais il les ravale, difficilement. Il ne veut pas en rajouter une couche, préfère laisser son amertume de côté, parce qu’encore une fois, le rôle du méchant n’est pas pour lui.
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Dim 25 Sep - 23:31

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Δ Josef &  Daya


Lorsqu’il se redresse en jetant dans le seau d’eau noircie son éponge, c’est pour se dresser devant elle de toute sa hauteur et il faut dire qu’il est bien plus grand qu’elle, aussi elle est dans l’obligation de relever le regard pour continuer de supporter le sien. Sa réaction est exactement celle qu’elle avait escompté, finalement, elle le connaissait encore plutôt bien, mais ca ne la fit pour autant ni sourire, ni rire, elle était même extrêmement sérieuse. Inverser les rôles…ba voyons ! Intérieurement, la jeune Indienne roulait des yeux à se les décrocher. Parce qu’il avait vraiment l’impression que c’était elle qui jouait les enfants colériques en l’instant ? Jusqu'à preuve du contraire, c’était elle qui s’était déplacée pour prendre ses responsabilités et remettre les choses dans leur contexte et là encore ce n’était pas elle qui fronçait les sourcils d’un air boudeur et qui refusait ne serait-ce que cinq petites minutes de conversation. Ce serait mentir de dire que ca ne lui fait rien, parce que même si les sentiments qu’elle a un jour éprouvé pour le pompier se sont désagrégé au fil du temps et ne sont plus à présent qu’un lointain souvenir, elle doit bien reconnaître qu’elle a toujours un faible pour le grand brun, c’est quelque chose qui pour le coup n’avait jamais disparu et surtout pas quand il prend cet air bougon. Elle ne montre pour autant aucun signe de son trouble et reste droite, soutenant son regard sans signe de retraite, affirmant verbalement ce pour quoi elle s’est rendue ici aujourd’hui. Si elle comprenait son scepticisme et sa colère, elle avait bien du mal à comprendre pourquoi il ne lui laissait pas le bénéfice du doute, elle avait naïvement pensé qu’il la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle n’était pas de cette trempe-là et qu’elle avait plus de considération pour lui que ce qu’elle avait pu démontrer lorsqu’ils s’étaient rencontrés par le plus malheureux des hasards ce jour-là, mais force était de constater que le temps avait dissimulé derrière les années de silence, les vérités qui avaient un jour été partie intégrante de leur quotidien. Alors elle le lui dit, elle lui affirme d’une voix sans doute un peu tranchante mais criante de bonne fois qu’elle n’est pas la garce qu’elle décèle dans son regard, elle n’est peut-être plus celle qu’il a aimée, mais elle n’est pas non plus une parfaite étrangère, tout comme elle imagine qu’il n’est pas non plus si différent de l’homme qui avait partagé sa vie, ses ambitions et ses projets d’avenir. Cette dernière tentative se révèle plus fructueuse que tout ce qu’elle avait tenté au préalable, enfin, elle trouvait sur ses traits une réaction qui n’était pas un complet dédain, cinq minutes, c’est tout ce qu’elle lui demande et si les informations qu’elle comptait lui donner ne lui suffisaient pas alors tant pis, elle le laisserait à ces pseudo-certitudes et se ferait une raison.

« Je ne t’en demande pas plus. » Elle observe le front froncé et l’oreille à l’affût, elle-même tend l’oreille, mais n’entend rien de plus que la télévision, c’est alors qu’il l’invite à continuer ailleurs, là où personne ne pourrait assister de près ou de loin à ces secondes retrouvailles pas beaucoup plus réussies que les premières. Un simple signe pour qu’elle le suive, il ne prend même pas la peine de verbaliser, elle s’exécute donc en silence et le suit au détour d’un couloir. Un de ses collègues marches tranquillement dans le sens inverse et leur souhaite, après avoir échangé quelques mots avec Josef, une bonne soirée, un sourire parlant sur les lèvres, ce pauvre homme crédule se faisait visiblement une idée erroné de la raison de sa présence et de leur empressement à se dissimuler des yeux et oreilles environnante. Elle se demanda si c’est parce qu’ils avaient l’habitude de voir des nanas se pointer à la caserne pour s’enfermer dans un bureau avec l’un des hommes du feu qui y travaillait. Est-ce que Josef faisait partie de ses hommes ? Elle laissa échapper cette pensée en pénétrant dans un bureau baigné d’une lumière restreinte, mais suffisante le pompier sur ses talons, il ferme la porte derrière lui et lui demande d’enfin s’expliquer.

La jeune femme pose son sac sur le sol et s’appuie contre le sommaire bureau de bois avant de commencer : « Écoute, il s’est passé beaucoup de choses depuis qu’on s’est séparé Jo et je vais t’épargner les détails qui de toute évidence ne t’intéresse pas, pour en venir a ce pourquoi je suis là, je ne voudrais pas te faire perdre plus de temps que tu n’es près à m’en accorder. Elle appose un court silence. Ca fait maintenant un peu plus de trois ans que je travaille à l’antigang et quand on s’est croisés, j’étais sous couverture. Elle laisse échapper un rire amusé, mais retenu qui disparaît bien vite au profit d’un air beaucoup plus sérieux à mesure qu’elle avance dans son récit. Je sais que ca fait très film d’action pourri, mais c’est pourtant la vérité et je ne pouvais pas risquer de voir mon enquête compromise pour quelques minutes de conversation, sans compter que ca t’aurais probablement mis en danger, alors oui, je suis désolée si j’ai pu te sembler froide ou dédaigneuse mais c’était le seul moyen de te faire partir sans poser de question. » Elle aurait aussi pu lui expliquer pourquoi elle ne venait que maintenant et à qu’elle point elle s’était sentie désolé en tournant les talons ce jour-là mais elle n’en fit rien, d’une part parce qu’elle n’était pas sûre qu’il ai pour ces informations un quelconque intérêt et qu’il ne lui a de toute façon accorder que cinq pauvre minutes. Elle s’avance de quelques pas dans sa direction et plante ses prunelles noisette dans les siennes. « Tu crois vraiment que j’aurai pu changer autant en seulement quelques malheureuses années ? »
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Mar 27 Sep - 21:11





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

Il attend son explication, bras sous la poitrine.
Le bureau leur permet au moins d’avoir une certaine zone d’intimité pour pouvoir discuter tranquillement sans oreilles indiscrètes et surtout, sans qu’on ne vienne les faire chier.
Sa colère est toujours là, elle stagne au-dessus de lui comme un gros nuage noir qui le gorge encore d’agacement de la voir ici. En fait, Jo n’est plus trop sûre de rien la concernant. Si une part de lui est content qu’elle soit revenue lui présentée des excuses ou si tout simplement, il aimerait ne plus jamais en entendre parler. Les deux parties s’affrontent furieusement alors que Daya prend appuie sur le bureau et entame enfin l’explication tant attendue depuis un an.
Elle n’a pas changée. Rien chez elle ne lui est inconnu si ce n’est ce regard un peu plus farouche qu’il ne l’était auparavant. Il a toujours aimé ce peps qu’elle avait, ce mauvais caractère qui la faisait ronchonner plus d’une fois alors que lui, de son côté, s’amusait de cet état qui se terminait parfois en des taquineries enfantines. Tout en elle lui rappelle une époque qui ne lui paraît plus si étrangère que ça.

- Écoute, il s’est passé beaucoup de choses depuis qu’on s’est séparé Jo et je vais t’épargner les détails qui de toute évidence ne t’intéresse pas, pour en venir a ce pourquoi je suis là, je ne voudrais pas te faire perdre plus de temps que tu n’es près à m’en accorder.
- Et après c’est moi qui fais l’enfant ?

Et il retient in-extremis un sourire presque attendri qui aurait démonté en pièce détachée sa crédibilité d’homme en colère.
Elle a tord.
Qu’il le veuille ou non, sa vie l’intéresse, malgré lui. Une curiosité de savoir comment elle vit depuis qu’ils ne sont plus ensemble, est-elle plus heureuse ? Plus épanouie ? Un regard suffit pour comprendre que oui, c’était le cas.

- Ca fait maintenant un peu plus de trois ans que je travaille à l’antigang et quand on s’est croisés, j’étais sous couverture.

Il arque les sourcils, surprit, trop étonné pour ouvrir la bouche.
Antigang ? Couverture ?
Elle se fout de sa gueule ?
Non, ça n’est pas son genre. Encore moins en ces circonstances où la discussion ne se prête aucunement à l’humour.

- Je sais que ca fait très film d’action pourri, mais c’est pourtant la vérité et je ne pouvais pas risquer de voir mon enquête compromise pour quelques minutes de conversation, sans compter que ca t’aurais probablement mis en danger, alors oui, je suis désolée si j’ai pu te sembler froide ou dédaigneuse mais c’était le seul moyen de te faire partir sans poser de question.

Il décroise les bras au fur et à mesure qu’il l’écoute et comprend ce qu’elle est entrain de lui raconter. Qu’en somme, depuis un an, Josef s’est façonné une image d’elle complètement erronée. Et surtout, que la Daya qu’il connaissait n’a visiblement absolument pas disparu.
Autant dire que ça n’est absolument pas l’explication qu’il s’attendait à entendre. Pas un truc comme ça. Il en viendrait presque à se sentir complètement con de ne pas s’être posé plus de question. Mais après tout, comment pouvait-il se le reprocher ? Daya ou non, elle n’était pas à l’abri d’avoir changée en trois ans et c’est d’ailleurs ce qu’il avait cru dur comme fer jusqu’à cette seconde précise.
Elle s’avance tout en plantant CE regard dans le sien, le genre de truc qui lui pète ses défenses en deux secondes chronos et qui fait fondre sa colère comme neige au soleil.

- Tu crois vraiment que j’aurai pu changer autant en seulement quelques malheureuses années ?
- Et pourquoi pas ? Ca faisait plus de trois ans que l’on ne s’était ni vu, ni parlé alors comment voulais-tu que je réagisses quand la femme avec qui j’ai passé quatre ans de ma vie me renvoi boulet comme si j’étais une petite merde sur son passage ?

Il écarte les bras, appuie ses propos avec des gestes avant de pousser un soupir et de se passer une main dans ses cheveux, entre deux eaux. Vexé de constater qu’elle ait mit autant de temps pour lui expliquer tout ça et compréhensif face à la situation. Il se doute qu’en infiltration, les risques et dangers sont réels, que tout ça n’est pas une supercherie et que Daya ne grossit pas les traits pour se dédouaner.
Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Il n’aurait même pas été au courant. Il aurait pu lui arriver n’importe quoi là bas, sans qu’il n’en sache rien.
Josef ne prend pas la peine de lui faire part de ça, pourquoi le ferait-il ? Elle doit probablement s’en foutre.

- Pourquoi tu ne m’as pas parlé de tout ça plus tôt ? Il la coupe avant qu’elle ne se lance dans une explication qui aurait sans doute tout son sens, mais pas aujourd’hui. C’est à son tour d’avancer de quelques pas pour terminer les faibles mètres qui les sépare, la fixant droit dans les yeux. J’ai bien compris que tu ne pouvais pas te permettre de griller ta couverture sur le tas… mais un an Daya. Un an que je suis entrain de mariner comme un con dans mon jus à me demander quel connard a bien pu te rendre comme ça. T’es flic merde, un texto d’un téléphone à carte que tu aurai détruit derrière m’aurai largement suffit. Alors pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Tu pensais quoi, que j’allais être certainement trop con pour comprendre ?

Ou qu’il ne valait certainement plus grand-chose pour prendre la peine de le faire. Ou même de ne pas prendre la peine de venir le voir quelques jours après la fin de sa mission pour le lui expliquer. Josef sait pertinemment que sa mission n’a pas prit fin hier au soir…
Le pompier se sent con d’être aussi vexé, d’être aussi agacé par cette histoire. A ce stade, il devrait en avoir limite rien à foutre d’avoir une justification. Ils ont parcouru leurs routes, chacun de leur côté alors pourquoi s’en soucier autant ?

- Contrairement à ce que tu imagines, les détails m’intéressent. Encore plus si ta vie est mise en jeu. Il marque une pause, regard brûlant. Et honnêtement. Si tu avais été à ma place, tu m’aurai certainement coller une belle droite dans la gueule.

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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Mar 27 Sep - 22:40

Excuse me, who are you?

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Elle ne rebondit pas sur sa remarque parce que cela lui semble inutile, elle est là pour une chose, une seule et elle rentre ainsi directement dans le vif du sujet. Daya avait toujours été comme ca, un peu brut, dans la précipitation, elle manquait parfois de tact et très souvent de patience, mais ces dernières années à la brigade lui avait fait prendre conscience de nombre de ses aspects de sa personnalité et elle s’appliquait du mieux qu’elle le pouvait à les temporiser ou tout du moins à les retourner à son avantage. Trouvé, la juste mesure n’avait jamais vraiment été son fort, elle était entière et assumée avec un égo quelque peu difficile à manié et l’homme qui lui faisait face aujourd’hui en savait quelque chose, il avait du mérite d’avoir tenu quatre longues années avec la tête de mule qu’elle était, surtout avec un caractère aussi conciliant que le sien, mais après tout, c’était peut-être très justement ce qui avait permis à leur couple de tenir aussi longtemps. Elle s’engage dans des explications qui elle le sait pourrait paraître démesuré voir complétement invraisemblable, mais elle ne s’inquiétait pas vraiment de voir ses propos remis en question par le pompier, il savait bien qu’elle ne lui mentirait pas, pas dans une situation comme celle-ci, pas entre quatre yeux et pas quand elle était là de son propre chef. La surprise qui se lit sur le visage de Josef est d’une évidence presque désarmante, lui pour le coup n’était pas un très bon menteur, il ne l’avait jamais été et elle le lui avait toujours dit, elle lisait en lui comme dans un livre ouvert et ca n’avait décidément pas changé, il n’avait pas vraiment l’air d’avoir changé, elle retrouvait en l’observant celui qu’elle avait quitté plusieurs années auparavant et à l’instant même ou cette constatation faisait son chemin jusqu'à sa conscience en pleine activité, une partie d’elle-même se demanda si c’était une bonne chose…

Doit-on former changer pour évoluer ? L’inverse est-il aussi vrai ? De son côté, elle avait l’impression d’être une personne complétement différente à présent qu’elle faisait face à son passé, peut-être était-ce parce que sa vie tout entière et dans presque tous ses aspects avaient changé depuis lui. Elle n’habitait plus au même endroit, avait changé de travail, de collègues, son entourage amical lui-même n’était plus vraiment celui qu’il avait été, exception faite de certains piliers, ces vieux meubles comme Savannah dont elle ne se séparerait pas pour tout l’or du monde. Quand était-il de Josef ? Est-ce qu’il vivait toujours dans l’appartement qu’ils avaient partagé de façon officieuse ? il avait le même travail, mais à cela rien de bien étonnant, être un homme du feu faisait littéralement partie de lui-même et elle aurait bien eu du mal à le voir faire autre chose de sa vie, une chose était sûr les quelques années qu’il avait pris ne lui avait pas mal réussi, c’était même tout le contraire.

Elle se rapproche un peu de lui, pas vraiment par nécessité mais plutôt par provocation, juste comme ca pour voir comment il allait réagir, parce qu’il a beau jouer les durs et être pour le coup réellement fâché et désappointé, elle sait très bien qu’il est homme de valeur et qu’il à forcément toujours un certains attachement pour elle, à quel point cela par contre elle l’ignore véritablement.

Il répond avec cette pointe d’agacement persistante même si les traits de son visage semblent s’être détendu, elle est assez satisfaite de voir qu’elle n’a guère besoin de donner plus de détails pour qu’il la croie. « Il s’est passé trois ans Jo pas vingt ans. Écoute, je comprends ta réaction d’accord, je suis loin de te le reprocher, mais tu me connais probablement mieux que bien des gens. Vrai ou faux ? »

Pourquoi maintenant ? C’est une question légitime et honnêtement, elle ne sait pas vraiment quoi lui répondre, elle s’apprête à emprunter la voie de la facilité, mais il ne lui en laisse pas le temps. Il franchit quelques mètres de plus et se rapproche un peu plus d’elle, ce qui la décontenance un peu plus et la suite de son accusation ne vient en rien arranger sa position. La jeune femme garde cependant sa contenance, ce n’est pas comme si elle n’était pas entraînée à ne dévoiler que ce qu’elle voulait bien après tout. Elle avait parfois l’impression de disparaître derrière cette façade qu’elle pouvait afficher sans même s’en rendre compte, comme si l’agent, Deva ou peu importe qui elle devait être prenait le pas sur sa propre personne, cette sensation ne durait jamais plus longtemps qu’un quart de seconde, mais c’était une perception saisissante et désagréable. Le cheminement de réponse se fait dans son esprit et plusieurs possibilités s’offrent à elle, des excuses, elle pourrait s’en trouver, quelques-unes pop en l’instant dans sa réflexion, mais elle les laisse se désagréger presque instantanément comme un morceau de papier transformé en un tas de cendres s’évaporant au vent avant que sa présence ne soit même détectée. Non, elle ne va lui délivrer rien de plus que la vérité aussi sordide soit-elle. « Bien sûr que non. J’ai pas d’excuses à te donner, je ne l’ai juste pas fait parce que ma priorité était ailleurs, je suis désolé Josef, mais quand t’es là-bas, c’est…elle laisse échapper un soupir. C’est un boulot à plein temps, y a pas de pause, j’ai dû laisser Daya disparaître pendant tout ce temps, je pouvais pas risquer de mettre tout mon travail en péril pour cinq minutes de conversation avec qui que ce soit, je pouvait pas non plus me permettre d’être moi-même, j’étais quelqu’un d’autre H24, c’est comme ca que ca marche. Je sais que c’est difficile à comprendre et je te demande pas de le faire, je voulais juste que tu sache que ca n’avait rien à voir avec toi et que ma rancune n’est pas aussi tenace et vicieuse que tu as pu l’imaginer. » Ses bras s’écartent pour finalement retomber contre ses cuisses, elle ne sait pas vraiment comment expliquer mieux que ce qu’elle vient de le faire, comment elle fonctionne et ce qui les a amenés là aujourd’hui.

Sa dernière réflexion lui arrache un rire amusé, c’est probablement vrai, enfin en partie. Elle ne l’aurait sans doute pas laissé s’en tirer a si bon compte ou peut-être pendant quelques secondes avant d’aller le secouer un peu pour s’être montré si désobligeant. « Tu sais exactement ce que j’aurai fait, tout comme je savais exactement quoi dire pour que tu t’en ailles… l'air un peu mélancolique qui s'affiche dans son regard planté dans le sien se trouve avaler par la suite de ses propos et je vais bien, le retour à la vie normale est beaucoup plus compliqué que ce que les préparations veuillent bien laisser croire, mais je vais bien. » Elle lui adresse un sourire l’espace de quelques secondes avant de se défiler et de remettre un peu de distance entre eux. « Et toi ? Lui lance-t-elle distraitement en passant une main sur le bureau de bois contre lequel elle s’était appuyé quelques minutes auparavant. Qu’est ce tu deviens ? T’as gagné un bureau ? » Elle se retourne vers lui un regard interrogateur sur le visage avant de balayer la pièce du regard, peut-être qu’il avait lui aussi eu sa part de changement en trois ans.

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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Mer 28 Sep - 20:30





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

Vrai.
Tout du moins, c’est ce qu’il lui semble, d’instinct.
Ils n’ont peut-être pas passé la moitié de leurs vies ensemble mais ses quatre années ont effectivement suffit à Josef pour la cerner, pour savoir que son caractère n’était pas toujours facile mais que la jeune femme aimait vivre, rire de certaines de ses conneries et que pour rien au monde, elle ne cracherait sur son entourage.
Bien évidemment qu’il s’est posé des questions le jour où il s’est fait renvoyer chier comme de la merde mais la jeune femme a eu l’air tellement convaincante et lui, tellement en colère, qu’il n’a pas eu le cœur à chercher plus loin.
Et visiblement, quand bien même il l’aurait fait, il n’aurait rien obtenu de plus qu’un second renvoi à la case départ.

Maintenant qu’il sait la vérité, que cette dernière lui a été dite clairement, il se sent un peu con. Comme si sa colère n’était plus très bien justifiée désormais. Jusqu’à ce que la raison reprenne ses droits et lui foute sous le nez qu’une année s’est passée. Une année à mariner dans son jus, à ne rien comprendre, sans que Daya ne lui donne la moindre explication. Et ça, il le lui fait remarqué, de manière un peu abrupte.

- Bien sûr que non. J’ai pas d’excuses à te donner, je ne l’ai juste pas fait parce que ma priorité était ailleurs, je suis désolé Josef, mais quand t’es là-bas, c’est… C’est un boulot à plein temps, y a pas de pause, j’ai dû laisser Daya disparaître pendant tout ce temps, je pouvais pas risquer de mettre tout mon travail en péril pour cinq minutes de conversation avec qui que ce soit, je pouvait pas non plus me permettre d’être moi-même, j’étais quelqu’un d’autre H24, c’est comme ca que ca marche. Je sais que c’est difficile à comprendre et je te demande pas de le faire, je voulais juste que tu sache que ca n’avait rien à voir avec toi et que ma rancune n’est pas aussi tenace et vicieuse que tu as pu l’imaginer.

Elle touche dans le mile. Josef ne la quitte pas des yeux le temps qu’elle lui explique tout cela, le temps qu’elle lui rappelle les détails que sa fierté a consciemment engloutie, détaillant la jeune femme de ses yeux à ses expressions. Un quelque chose en elle avait changée et Josef constate avec un sentiment bien mitigé que cela lui plait, que ce petit attrait que la jeune femme a sûrement gagnée avec l’anti-gang lui fournit une assurance beaucoup plus attractive qu’il ne l’aurait voulu.
Sa franchise le ramène sur terre et Josef consent à lâcher un soupire, une sorte de résignation. Sa colère persiste mais il ne sait plus très bien pourquoi maintenant. L’explication de Daya tiens la route et il la sait sincère et honnêtement… Il préférait sans conteste la jeune femme devant lui que celle croisée il y a un an. Et d’ailleurs, Josef juge bon de lui rappeler que si les rôles avaient été inversés, il y  a de forte chance pour que ça se soit terminé en une bonne grosse tarte dans la gueule.

Elle rit.
Ca lui va si bien.

- Tu sais exactement ce que j’aurai fait, tout comme je savais exactement quoi dire pour que tu t’en ailles… Leurs regards se croisent un instant, quelque chose de léger, qui le touche. Ils se connaissent encore si bien. et je vais bien, le retour à la vie normale est beaucoup plus compliqué que ce que les préparations veuillent bien laisser croire, mais je vais bien.

Un sourire et elle s’échappe, brisant cette proximité dont il prend tout juste conscience, celle qui les rapprochait. Juste un instant.
Josef revient sur terre, constatant que la jeune femme lui soulève tout un tas de chose qu’il pensait désormais éteintes. Une petite flamme qu’il pensait voir disparaître avec les années, passant à autre chose, d’autres femmes. Mais maintenant que la colère retombe, qu’il constate que Daya ne la jamais vraiment considérée comme une petite merde oubliée mais qu’en plus elle se trouve si près de lui, armée de regard et de sourire comme le sien…
Non. S’est fini. Pas de retour en arrière envisageable.
Et pourquoi ? Puisqu’ils se connaissaient si bien. Puisque là, tout de suite, coincés dans une pièce exiguë, ils semblaient si bien se supporter.

- Et toi ?

Nouveau retour sur terre, Josef cligne des yeux.

- Hm ?
- Qu’est-ce que tu deviens ? T’as gagné un bureau ?

Il jette par réflexe un regard circulaire au bureau avant de lâcher un sourire amusé, laissant son corps se détendre un peu plus que tout à l’heure.

- J’aimerais bien pouvoir te dire que oui mais c’est celui de Lloyd. Il est Capitaine.

Lloyd qui serait tellement furieux de la savoir là, à « essayer de te baratiner comme un con, mon pauvre vieux ! ». Ce sont certainement les mots qu’il lui balancerait en agitant les bras, détestant foncièrement Daya par pur principe d’avoir largué son meilleur pote. Il se fout de savoir si Josef a des tords ou non, ça n’est visiblement pas son problème…

- J’ai bien peur de ne pas pouvoir te présenter un truc aussi fou que ta propre histoire. Il hausse les épaules, le tissu de son tee-shirt lui collant encore légèrement à la peau. J’ai pas bougé de place, je suis toujours au même poste avec la même équipe. Pas d’anti-gang et pas de double identité à l’horizon, juste des vies supplémentaires sauvées.

Il en prend désormais conscience mais sa vie n’a rien de très palpitante, pas depuis quelques temps où Josef se laisse porter au gré du vent, se calant dans le rythme métro, boulot, dodo. Bien loin du temps où Daya venait un peu péter tout ça par sa présence et son caractère qui, finalement, lui faisait du bien.
Josef concentre sa vie entière à son job désormais, oubliant parfois qu’une vie à deux serait peut-être mieux, plus agréable.
Et elle ? Discrètement, il cherche la trace d’une alliance à ses doigts, mais rien.

- J’envisage peut-être de devenir Lieutenant, d’ici quelques mois ou l’année prochaine… Mais l’idée d’être moins présent sur le terrain me plait moyen. Je n’suis pas franchement très à l’aise à me dire que je vais devoir rester assit derrière un bureau justement.

Il lui sourit, elle sait parfaitement que Josef est plus un homme d’action et non de ceux qui aime prendre le temps de faire de l’administratif et de gérer des choses plus grosses, en amont. Ce qu’il veut c’est le terrain, l’adrénaline et que ce lien qu’il a déjà avec ses frères d’armes reste intact, sans qu’il n’ait besoin de prendre ses distances pour un grade.

- Sinon pas grand chose, la routine. Je vais peut-être aider un ami d’Aaron pour une bande son d’un de ses cours métrages. Il aurait besoin d’un pianiste alors je me suis pourquoi pas… Au moins aucun risque à ce que je ne m'humilie connement devant trois cents personnes.

Il grimace, regard rieur.
De toute son existence, seules deux personnes peuvent prétendre avoir entendu Josef jouer au piano après son insupportable humiliation à ses 16 ans.
Sa sœur Alexie. Et Daya.
Il pensait ne jamais rejoué puis finalement, s’est laissé tenté une fois, puis deux, auprès de sa sœur. Puis il y avait eu son ex, qui avait eu l’occasion de l’entendre très rarement mais l’effort était notable. Suite à ça, plus rien. Jusqu’à ce que Aaron lui demande de l’aide pour ce fameux pote, pour quelques morceaux et Josef s’était dit « pourquoi pas ». Histoire de s’apporter un petit complément financier en fin de mois même si, intérieurement, le plaisir de pouvoir rejouer était là. L’avantage ici était qu’il ne se donnait pas en spectacle devant tout un public.

- Et toi, à part l’anti-gang ? Est-ce que tu peins toujours ? Josef n’a pas bougé de place, non loin de la porte, non loin de Daya. Comme un entre deux. Ou est-ce que t’es trop occupé à renvoyer tes ex sur les roses pour cacher ta double identité, Miss Bond ?

Il dit tout cela sur le ton de la blague, se rapprochant d’elle par réflexe, l’air de rien, sourire taquin aux lèvres.


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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Jeu 29 Sep - 0:14

Excuse me, who are you?

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Δ Josef &  Daya


Le nom de Lloyd lui tire une grimace qu’elle ne retient pas vraiment, entre elle et le blondinet les relations n’étaient pas vraiment au beau fixe. Bien sûr, ce n’était pas comme s'ils se côtoyaient régulièrement ou s'ils avaient un jour été de véritables amis, mais elle avait suffisamment croisé son chemin, notamment après sa rupture avec Josef pour se faire une opinion parfaitement négative du blondinet.. Elle n’avait pas apprécié cette façon dissimulée qu’il avait de lui balancer des pics ou de la juger lorsqu’elle et le pompier, c’était séparé, elle pouvait comprendre la solidarité et le soutien qu’il avait pour son ami, mais elle ne lui avait jamais rien fait et considérait que ce qui se passait dans son couple ne le regardait absolument pas. Elle resta simplement silencieuse et acquiesça, c’était peine perdu que de laisser échapper une réflexion sur le capitaine et amie de longue date de son interlocuteur, elle n’aurait rien à y gagner et elle ne voulait pas risquer de briser l’équilibre fragile qui semblait s’être installé dans ce bureau reculé de la caserne. C’était agréable de pouvoir, discuter et se sourire, elle en avait un peu oublié la saveur avec le temps, il faut dire que leurs derniers échanges n’avaient été ponctués que de cris, de reproches et de douleurs latentes qui elles par contre avait su rester comme suspendu dans son esprit, obscurcissant tout les moments agréables qui avaient fait leur relation.

Il semble un peu regretté de ne pas pouvoir lui offrir une histoire aussi rocambolesque que la sienne, mais au final, elle semble plus consciente que lui de l’ampleur de ce qu’il accomplissait au quotidien, elle lui adresse un sourire en coin. Pas de changements donc, il était toujours le Josef qu’elle avait connu et quitté en tout cas côté professionnel, car pour ce qu’elle pouvait prestement en voir, c’était une aura un peu différente qu’elle percevait, bien qu’elle n’aurait su vraiment dire ce qui lui donnait cette impression. « Juste ? des vies sauvées ? Ca me semble déjà beaucoup, tu crois pas ? Tu devrais assumer le côté héros de la patrie Jo, ca te va pas trop mal. » Elle lui adressa un clin d’œil avec un sourire amusé, dans son genre Josef pouvait parfaitement remplir la fonction de ces pompiers qu’on affiche sur des calendriers pour le plus grand plaisir de la gente féminine, il avait le physique de l’emploi, peut-être même encore plus qu’il y a quelques années à en croire ce que son t-shirt trempé ne dissimulait pas vraiment. La flic s’étonne de l’entendre envisager un poste certes plus notable mais aussi plus axé sur la paperasse que sur l’essence du métier et la suite des propos de Josef ne font que faire écho à ses propres pensées. Remplir des rapports et gérer une équipe ne lui ressemblait pas beaucoup, il s’arrangeait déjà à l’époque où ils se fréquentaient pour qu’elle lui fasse les papiers administratifs qu’il exécrait fortement alors l’imaginer coller derrière un bureau était une image qui n’avait guère de sens. « Vraiment ? Elle croise ses bras contre sa poitrine et reprend un air plus sérieux et clairement intéressé. J’ai du mal à t’imaginer ailleurs que sur le terrain, mais Lieutenant Miller ca sonne plutôt bien, je doit dire. Qu’est-ce qui t’as donné envie de changer de poste ? Tu es fatigué de sauver la veuve et l’orphelin ? » Était-ce quelque chose dont on pouvait vraiment se lasser ? Est-ce qu’elle aussi finirait par vouloir laisser le terrain et l’action derrière elle ? Elle avait bien conscience qu’un agent de terrain avait une durée de vie limitée dans l’action et que la plupart finissaient coordinateur ou responsable, voir même quittait les forces en cours de route pour des raisons toutes plus diverses les unes que les autres, mais Daya ne s’était encore jamais vraiment posé cette question et elle se rendit rapidement compte qu’elle n’était pas prête à y répondre, elle la chassa donc d’un coup de vent imaginaire de son esprit pour se reconcentrer sur son ex petit-ami.

Et elle allait de surprise en surprise. Ses yeux s’agrandirent un peu. Josef joué devant des gens ? Certes, on ne parlait pas vraiment de public à proprement parler, mais pour enregistrer tout ca, il fallait bien qu’il se retrouve devant quelques personnes et cela lui semblait peut-être pas inconcevable mais…si en réalité, cela lui paraissait irréaliste. « Tu rigoles ? t’as changé Josef. Elle secoua la tête de gauche à droite avec un air un peu répréhensible. Quand je pense qu’il m’a fallu pas moins de deux ans pour que tu acceptes de jouer quelque chose devant moi et que je n’y ai eu le droit que quoi. Elle fit mine de réfléchir, surjouant la moindre expression que son visage pouvait prendre. 2 ? 3 fois ? Je suis vexé Jo ! Elle lui adressa un sourire moqueur. Nan sérieusement, je trouve ca top pour toi, c’est une super occasion ! Comment va Aaron d’ailleurs ? Il a fini par choper toutes les nanas de Chicago ou y en a une qui lui a mis le grappin dessus ? » Elle haussa les sourcils amusés. L’Indienne l’avait toujours bien aimé, c’était un type avec des valeurs, ouvert et chaleureux, dans le même genre que Josef part bien des points, mais avec le côté maladroit en moins et celui d’homme volage en plus.

La conversation s’était soudainement inversée, retournée, elle était à présent celle mise en lumière, de nouveau, elle se ré appuya contre le bureau, à moitié assise sur le plan de travail. Elle n’avait pas peint depuis ce qui lui semblait être des décennies, à dire vrai, elle avait vu son inspiration disparaître avec Josef il y a trois ans de ca et le manque de temps qui avait accompagné le début de sa formation n’avait en rien aidé son côté artistique à survivre. « Ouhla tu tombes tout de suite dans le sujet qu’il faut pas, mais au moins comme ca c’est fait. Elle haussa les épaules. J’ai pas touché un pinceau depuis très longtemps malheureusement, ma fibre artistique à disparu, je crois, peut-être que je devrais réessayer, mais j’ai peur de me retrouver encore plus frustré si ca ne marche pas. Elle laissa échapper un rire un peu feint. Enfin ce n’est de toute façon pas comme si j’en avais vraiment le temps parce que comme tu as pu le constater, fomenter des plans machiavéliques contre mes ex est un passe-temps qui demande beaucoup d’organisation. » Cette fois-ci, elle ria de façon bien plus franche, ne quittant pas le jeune homme du regard.

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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Jeu 29 Sep - 19:26





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

Le côté héro, il ne l’assume pas vraiment, c’est vrai. Josef a du mal à se voir de cette façon, humble comme il est. Pour lui, tout ça est normal, ancré dans ses gênes. Il ne devrait pas être regardé avec autant de bienveillance pour ce qu’il fait et autant d’admiration. Sauver des vies fait partie de l’ordre des choses, un acte que ferait n’importe qui ici.
Ou presque.
Et cette histoire de Lieutenant, il se demande si c’est vraiment une bonne idée. Le terrain lui manquerait atrocement, sentir l’adrénaline et la fougue du moment est un peu l’essence démarrant le moteur de sa journée. Pourtant la perspective de superviser le charme. Mais peut-être pas suffisamment pour prétendre à ce poste.
Puis viens l’histoire du piano, de cette proposition pour ce court métrage, cette opportunité de rejouer après quelques années de silence. Et cette fois, la surprise marque plus que jamais le visage de Daya.

- Tu rigoles ? t’as changé Josef. Quand je pense qu’il m’a fallu pas moins de deux ans pour que tu acceptes de jouer quelque chose devant moi et que je n’y ai eu le droit que quoi… 2 ? 3 fois ? Je suis vexé Jo !
- Tu m’en vois désolé mais dis toi que tu es une privilégié et que je ne réserve ça qu’aux meilleurs.

Il lui offre un clin d’œil pour appuyer ses mots, sourire aux lèvres. Elle n’a pas tord. Il lui a fallut de longues semaines, voir de longs mois de bataille pour que Josef consent enfin à lui jouer un morceau, un vrai et non pas quelques notes à la volée sur le piano d’un parent. Le pompier se souvient que Daya aimait particulièrement l’écouter jouer et s’il retient UN moment spécial, c’est bien celui où il s’est laissé tenté alors que Daya peignait non loin de lui.
Comme une sorte d’accompagnement artistique, dans la plus grande plénitude, un calme réparateur. C’est quelque chose qui lui manque, il ne s’en rend compte qu’en cet instant et secoue légèrement la tête pour chasser cette idée.

- Nan sérieusement, je trouve ca top pour toi, c’est une super occasion ! Comment va Aaron d’ailleurs ? Il a fini par choper toutes les nanas de Chicago ou y en a une qui lui a mis le grappin dessus ?
- Merci. Il ricane avant d’ajouter. Aaron ? Maqué ? Tu plaisantes, il lui reste encore toutes les femmes des US à connaître et après, celle du monde. Il aurait trop peur de passer à côté d’une perle rare…

Aaron. Sacré personnage qu’était son meilleur ami d’enfance. Ils se connaissent depuis la cours de maternelle et ne se sont jamais quitté. Peut importe leur différence sociale, peut importe que la famille d’Aaron soit influente dans le coin, les deux hommes se sont toujours considérés comme des frères.

- Mais oui, il va bien. Il serait content de te revoir d’ailleurs.

Il a toujours apprécié Daya, même après cette rupture explosive. Aaron n’est pas du genre à jugé, il préfère la neutralité et n’arrête pas de chanter à tout va qu’il doit avoir des origines suisses pour ça.
Josef s’intéresse désormais à la jeune femme. Sa vie, ce qu’elle fait, a fait, ce qu’elle devient. Quels évènements se cachent derrière se visage aux traits fins et magnifiques d’une femme mûre et affranchie.

- Ouhla tu tombes tout de suite dans le sujet qu’il faut pas, mais au moins comme ca c’est fait. J’ai pas touché un pinceau depuis très longtemps malheureusement, ma fibre artistique à disparu, je crois, peut-être que je devrais réessayer, mais j’ai peur de me retrouver encore plus frustré si ca ne marche pas.
- Sérieusement ? Daya, c’est du talent gâché.
- Enfin ce n’est de toute façon pas comme si j’en avais vraiment le temps parce que comme tu as pu le constater, fomenter des plans machiavéliques contre mes ex est un passe-temps qui demande beaucoup d’organisation

Il rit avec elle, croise de nouveau son regard et il a l’agréable sensation que tout est redevenue comme avant. Avec un petit quelque chose en plus.
Il y a ce naturel qui est revenu au galop, venant s’installer entre eux, presque comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Josef le sent à leurs voix, discussions et même à leurs regards qui ne se lâchent pas, se fixent, pour s’échapper brièvement et se retrouver.

- Tu sais, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Au pire, tu chuteras mais c’est avec la pratique ça te reviendra. Il lève les yeux au ciel. Oui, je suis aussi philosophe de vie à mes heures perdues. Histoire d’arrondir mes fins de mois. J’avais pensé à vendre mon corps pour les calendriers de pompier mais j’avais trop peur de le retrouver dans la chambre de ma mère ou de ma sœur.

Un rire s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il se passe une main dans ses cheveux courts. La colère est visiblement loin d’eux désormais, laissant place à une complicité qu’il pensait perdue avec leur relation. Pourtant, tout renait. Ou presque.
Et c’est sûrement cette constatation qui le pousse, spontanément, à formuler quelques mots. Sans que lui même ne s’y attende vraiment.

- Tu as quelque chose de prévue après ?

Lui-même se surprend de s’entendre dire ça, se sentant d’un coup plongé dans un bloc de glace.
Pourquoi ? Il n’en sait rien. Peut-être par nostalgie. Peut-être parce que la présence de Daya n’était pas source de colère, finalement. Peut-être parce qu’elle lui avait manqué. Manqué d’entendre son rire clair, manqué de la voir sourire de cette façon, manqué de se voir en si bonne entente. Comme si tout était devenu simple.

- J’me disais qu’on pouvait aller manger un truc, histoire de pouvoir se remettre à la page et discuter de tout ça. Je connais un restau sympa pas très loin d’ici. Il se sent con, son ventre se crispe comme s’il se jetait tête la première dans le vide et il maitrise au mieux la nervosité qui l’accable d’un coup. Il y parvient, au prix de gros efforts. Sauf si quelqu’un t’attend ou si tu as déjà d’autres plans.

Mains dans les poches de sa tenue, il patiente, l’air de rien, sourire en coin.
Alors qu’à l’intérieur, une agréable sensation de montagne russe se manifeste.


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Dernière édition par Josef M. Miller le Lun 3 Oct - 21:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Jeu 29 Sep - 23:17

Excuse me, who are you?

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Ca plaisante, ca discute avec un naturel plutôt déconcertant finalement, eux qui en étaient arrivé à un point où la communication était devenue complètement impossible, le son ne faisant que se répercuter contre deux murs de béton hissés et infranchissables. Cette barrière entre eux n’était pas apparue un matin au réveil, sans raison apparente et de façon totalement instantanée, loin de là, l’égratignure qui avait un jour commencé à les séparer avait lentement gangréner jusqu'à ce que ni elle, ni lui ne puisse vraiment l’ignorer, mais sans savoir comment réparer ce qui semblait déjà profondément brisé. Tout cela n’avait au final été qu’une histoire de temps, celui qu’ils ne prenaient plus l’un pour l’autre et celui qu’ils avaient laissé s’égrener et finir de détruire ce qui restait de leurs sentiments amoureux, de leurs attachements et de leur vie commune.

À s’asseoir là avec lui sans animosité et sans reproches vicieux qui vous brûle la gorge était plaisant et elle ne se posait pas vraiment la question de savoir pourquoi, elle ne remettait pas non plus en cause les trois années de séparation qui de toute évidence avait du brûlé les restes de rancunes et de griefs, elle ne faisait qu’apprécier le fait de pouvoir retrouver un vieil ami et une partie d’elle-même. Il aurait été presque amusant de décomposer le retour aux sources de la jeune femme, à quel point chaque endroit familier, chaque visage de son passé pouvait la ramener un peu plus chaque jour à elle-même, c’était comme si le temps jouait ici en sa faveur, qu’il la ramenait toujours un peu plus chez elle, l’ancrait de nouveau dans une réalité dont elle s’était langui pendant de si nombreux jours et cela la mettait d’une erreur plutôt allègre. Sa remarque concernant Aaron fit rire Josef et elle sue instantanément et avant même qu’il poursuive qu’elle ne pouvait pas être plus loin du compte. Visiblement, le changement ce n’était pas pour tout le monde et le meilleur ami du pompier était encore assoiffé de rencontre féminine. Elle s’amusa de sa réaction et haussa les épaules. « Ca avait le mérite d’être demandé ! Elle lui sourit lorsqu’il lui laissa entendre qu’il serait content de la recroiser. Tu lui passera le bonjour de ma part, j’espère ceci-dit, ne jamais le croiser autour d’une de mes copines ! » Elle leva un doigt menaçant vers son ex petit-ami.

La peinture avait toujours été plus qu’un simple passe-temps pour elle, c’était une bouffée d’air frais, une façon de coucher sur le papier, ses émotions, ses frustrations, ses peines, elle ne peignait pas vraiment sa joie ou ses satisfactions, le mythe de l’artiste torturé n’était pas né d’une idée infondé, l’inspiration venait toujours du pire, faire d’une douleur, une œuvre coloré et dénué de sens visuelle, c’est ce qu’elle aimait dans la peinture, l’abstraction que seul son esprit était capable de déchiffrer. Elle avait usé et abuser de ses pinceaux après leur rupture, elle avait été plus productive que jamais et puis son inspiration avait commencé à vaciller pour finalement s’éteindre, les pinceaux avaient séché et les toiles entamées s’étaient accumulées dans un coin de son atelier sur lequel elle avait refermé la porte il y a un bon moment maintenant. Peut-être qu’elle devrait s’y remettre, peut-être que cette année pourrait réanimer son imagination, peut-être qu’il était tant de débarrasser cette pièce qui ressemblait désormais plus à un débarras qu’autre chose pour s’y tenter ne serait-ce qu’une fois. L’Indienne adressa une moue un peu contrite à son interlocuteur lorsqu’il lui reprocha son abandon. « Talent est peut-être un bien grand mot Josef, je suis pas non plus Monet ! Sourire en coin et hochement de tête. C’est une bonne philosophie, je me pencherais éventuellement sur le sujet quand j’aurai terminé de fomenter des plans contre toi ! Elle continua sa phrase en riant. Tu rendrais sûrement très bien sur papier glacé, mais oui ta mère t’aurait surement affiché au-dessus de la cheminée, voir même distribuer des exemplaires à toutes ses copines ! Je suis pas sûre que tu soit prêt pour une telle gloire chez le club du 3e âge ! » Elle posa sa main sur son épaule dans un geste amical, un automatisme qu’elle aurait pu avoir avec n’importe qui, mais qui ici ne lui sembla soudainement plus si naturel, elle ne la laissa donc pas plus de quelque seconde avant de la dévier vers son propre visage et de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille.

- Tu as quelque chose de prévue après ?


Sa proposition l’interpelle et la surprise se lit sans doute sans peine sur son visage. Elle est un peu décontenancée et ne sait pas vraiment quoi répondre, sauf que bien évidemment un silence trop long serait sans doute encore plus gênant. Heureusement pour elle, il reprend la parole pour préciser sa pensée lui accordant ainsi quelque secondes supplémentaire pour formuler une réponse dont elle ne connaît pas encore la finalité. Ca lui semble un peu étrange de s’asseoir à une table avec lui, surtout après tant de temps et elle s’inquiète d’une certaine façon de savoir si cela ne risquait pas de faire ressurgir au détour d’une conversation ou d’un sujet amené par mégarde de bien mauvais souvenirs qui pourrait entacher ce moment inattendu, mais elle se dit aussi que cela pourrait être une façon de renouer avec lui, de pouvoir d’une certaine façon donné une fin moins dramatique et conflictuelle que celle qu’ils avaient vécus.

« Hum non je n’ai rien de prévu et à dire vrai, je meurs de faim donc j’espère que ton après veut dire maintenant ! Elle se releva avec élan et lissa son jean. Mais tu devras promettre de ne rien me faire tomber dessus. » Comme une petite provocation un peu gentillette ou une façon détournée de ramener un vieux souvenir sur le tapis.

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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Lun 3 Oct - 21:24





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

- Talent est peut-être un bien grand mot Josef, je suis pas non plus Monet !
- Toujours aussi modeste. Je me souviens pourtant d’une époque où tu vendais quelques toiles.

Il lui sourit, nostalgique de ces instants où il la poussait plus loin dans ses retranchements, lui faisant passer le cap de quelques vernissages où Daya y a rencontrée son petit succès. Josef ne sait pas pour quelles raisons la jeune femme a arrêté de manier le pinceau mais il ne démord pas : Ca reste du talent gâché.

- C’est une bonne philosophie, je me pencherais éventuellement sur le sujet quand j’aurai terminé de fomenter des plans contre toi !
- Fais gaffe tu pourrais en faire une obsession.
- Tu rendrais sûrement très bien sur papier glacé, mais oui ta mère t’aurait surement affiché au-dessus de la cheminée, voir même distribuer des exemplaires à toutes ses copines ! Je suis pas sûre que tu soit prêt pour une telle gloire chez le club du 3e âge !

Il s’apprête à répliquer une petite vanne suivie d’une grimace mais la main de Daya sur son épaule le fige dans un sourire, son regard bloqué dans celui de son ex-petite amie. L’instant ne dure qu’une poignée de seconde mais suffisant pour ressentir une sorte de malaise. Ou autre chose que Josef ne saurait définir.
Il ne sait pas si c’est ce qui le pousse à lui demander ce qu’elle a de prévue. Les mots sont sortis de sa bouche avant même qu’il n’ai terminé de les formuler dans son esprit. Prit de court par ses propres actions, Josef se redresse, mains dans les poches. Histoire de se donner un peu de contenance, s’apprêtant à encaisser un violent refus.
Comment pourrait-il en être autrement ? Si les deux jeunes gens venaient d’oublier leur querelle passée en quelques mots, il se peut que le pompier les ai stupidement ramené sur terre avec cette simple question qui, entre eux, ressemblerait presque à un rancard.

Daya est surprise, décontenancée. Josef se dit que s’était peut-être ce qu’ils leur manquaient à l’époque. L’étonnement, la surprise, ce feu qu’ils n’avaient pas su entretenir et qu’ils avaient éteint avant même d’essayer de trouver une solution.

- Hum non je n’ai rien de prévu et à dire vrai, je meurs de faim donc j’espère que ton après veut dire maintenant !

A son tour de marquer la surprise et l’étonnement. Il s’attendait à un simple refus, clair, net et précis. Et peut-être justifié malgré tout… Ou pas. Après tout, elle lui devait bien ça après le coup qu’elle lui avait fait un an plus tôt, non ?
Peut-être pas à ce point là, il sait que Daya ne se forcerait jamais à faire quelque chose à contrecoeur à moins d’y être forcée pour des intérêts bien précis. Et encore.

- Mais tu devras promettre de ne rien me faire tomber dessus.

Il grimace, sourire aux lèvres, se rappelant parfaitement de leur tout premier rendez-vous où Josef l’avait invité au restaurant. Sa timidité encore fébrile d’avoir réussi à l’inviter n’a fait qu’accentuer sa putain de maladresse, rendant ses deux mains gauches et le faisant fauter en renversant un verre d’eau sur le jean de Daya, suivit d’un peu de sauce.
En gros, un premier rancard foiré.
Ou presque.

- Tu sais bien que je ne peux pas promettre ce genre de chose… c’est à tes risques et périls. Mais promis, je ferais un effort.

Il lui sourit, lui-même amusé par cette petite provocation qui les ramène à cette époque lumineuse de leur début amoureux.
Josef s’écarte et lui ouvre la porte du bureau pour la laisser passer avant de refermer derrière elle.

- Attends moi dans la salle de pause si tu veux, je vais prendre une douche rapide et me changer.

Parce qu’il malgré tout, plus d’une dizaine d’heures de garde dans la gueule à courir partout pour sauver la veuve et l’orphelin, comme elle le dit si bien. Josef s’éclipse dans les vestiaires où il passe sous le jet bouillant des douches avant d’enfiler un jean et un tee-shirt noir, veste sous le bras. Il retrouve Daya a qui il fait signe que tout est bon pour lui, prêt à partir.
Une poignée de minute plus tard et ils se retrouvent à flâner dans les rues de Chicago avant de s’arrêter pour un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la nourriture leur empli les narines, éveillant leurs faims. Et elle est à la hauteur de ce qu’ils attendaient.
Josef se laisse prendre au jeu, discute avec la jeune femme avec une simplicité et un naturel qui lui avait manqué malgré lui. Et s’il n’en prend pas conscience tout de suite, ça ne tardera pas à poper dans son esprit plus tard, lorsqu’il rentrera seul chez lui pour retrouver son appartement résolument vide.
Il écoute Daya lui conter certaines anecdotes de son nouveau job, lui en fait de même avec des « incidents » loquaces comme un couple coincé ensemble pendant une partie de jambe en l’air ou l’histoire de ce père de famille persuadé que sa gamine de 15 ans était morte dans son lit, résolument sans vie… alors qu’elle purgeait simplement une sévère cuite de la veille. Chose dont le père n’était visiblement pas au courant, tout comme il ignorait sa vie secrète d’adolescente.

Repas terminé, les deux jeunes gens sortent du restaurant le ventre plein mais le cœur léger ; En tout cas, c’est ainsi que ce sent Josef. L’alcool aidant, il se laisse porter par l’euphorie du moment et la raccompagne jusque chez elle, découvrant ainsi l’endroit où elle vit. Rien à voir avec l’immeuble d’avant, Daya avait visiblement changée de quotidien et d’horizon et ce, de manière radicale contrairement à Josef qui n’a pas bougé de sa place, bien logé dans son petit appartement qui, et il ne le remarque que maintenant, n’est pas si loin d’ici.

- Ca a l’air pas mal ici, ça te change de l’immeuble d’avant.  Tu deal toujours avec les mêmes gars ?

Il la taquine, mains dans les poches et regarde l’immeuble bien entretenu ainsi que les alentours calmes et reposants, non sans être bercé par les bruits ambiant des rues voisines.

- Tu vis toujours avec ta coloc’ ?

Façon subtile et non assumer de savoir si elle vit seule ou non.
Toujours en marche vers le bâtiment, non loin de la porte d’entrée et yeux levés vers le haut, il ne regarde pas où il marche, scrutant les hauteurs de cette bâtisse, finissant son observation.
Josef bouscule légèrement Daya qui se retourne vers lui, certainement pour répondre à ses questions ou pour le congédier, il ne le saura jamais. Il la rattrape par le coude, réflexe pur et simple de sa part alors qu’il laisse échapper une excuse teintée d’un sourire.
Comme une preuve que sa maladresse restera ancré dans ses gênes, quoi qu’il fasse.

Il y a de ces moments qui se suspendent, qui se manifestent sans trop savoir pourquoi. L’élan de l’alcool, l’euphorie de l’instant trop beau pour être vrai après trois à quatre années de noirceur venant entacher le tableau de leur relation. Tout dans cette soirée s’est manifesté comme un rappel, comme une preuve que l’on vous fout sous le nez pour vous montrez à quel point vous avez été stupide de ne pas faire tel ou tel choix.
Avant qu’il n’ai conscience de son geste, Josef a déjà posé ses lèvres sur celles de Daya, une main sur sa hanche. Un contact chaud, entre l’hésitation et la certitude, qui lui réveille un tas de chose au creux du ventre. Un tas de bons souvenirs qui chassent d’un geste brutal, les mauvais. Ceux qui stagnent dans sa tête à chaque fois qu’il se souvient d’elle.
Son cœur cogne dans sa poitrine, son parfum lui revient brutalement et il s’en délecte. Il avait oublié à quel point Daya pouvait éveiller toutes ces choses chez lui après tout ce temps.
Surtout, après tout ce temps.  
Pour une seconde. Ou peut-être deux.
Tout cela ne dépend pas seulement de lui.

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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Lun 3 Oct - 23:23

Excuse me, who are you?

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Δ Josef &  Daya


C’est vrai, elle se souvenait encore de la première toile qu’elle avait vendue.
À dire vrai, elle n’avait jamais vraiment pensé à le faire, peindre n’était pas pour elle quelque chose qu’elle percevait comme commercial ou qu’elle souhaitait véritablement distribuer, c’était un refuge personnel, chaque pièce, un memento égoïste et intime, reflets d’un moment de son existence, d’une pensée ou d’une émotion qu’elle n’avait pas su exprimer ou partager. Elle ne le faisait que pour elle et pour personne d’autre. C’était lui qui l’avait poussé à montrer son travail à une galerie du coin, un endroit sans prétention, mais dans lequel elle aimait à flâner de temps à autre, cherchant dans les aplats et les messages des autres une inspiration soudaine, elle avait pris ca comme un challenge, elle n’avait pas grand chose à perdre non ? et force était de constater que ca avait fonctionner, une fois, puis deux et trois, puis elle avait arrêté parce que ce n’était pas pour elle, elle n’avait pas envie d’user de ses pinceaux sur commandes, elle n’avait pas envie qu’on lui dise quoi faire, elle voulait garder ca comme une petite porte de sortie qu’elle pouvait franchir quand bon lui semblait. La jeune femme leva les yeux au ciel et agita sa main comme pour chasser les paroles de Josef au loin, là n’était plus vraiment la question de toute façon.

Avait-elle vu son intérêt pour elle s’atténuer ou était-elle trop obnubilée par sa propre indifférence en leur futur ? Sa proposition est inattendue et elle ne sait pas vraiment pourquoi elle l’accepte sans vraiment en peser le pour et le contre, mais elle l’a fait et son ex petit-ami semble en être le premier surpris, il n’a jamais été très doué pour cacher ses pensées et elle avait rapidement su lire en lui comme dans un livre ouvert, aujourd’hui n’échappait guère à cette règle. C’était une constatation amusante quand on y repensait, eux qui avaient vu leur histoire s’ébrécher et se dissoudre progressivement sans pouvoir en arrêter le mécanisme, avait-elle vu les sentiments de Josef décliner ? Avait-elle vu son intérêt pour elle s’atténuer ou était-elle trop obnubilée par sa propre indifférence en leur futur ? C’était quelque chose qui resterait dans les méandres de l’ignorance, l’instant était passé tout comme l’occasion d’y répondre. Le pompier l’escorte en dehors du bureau et lui propose de patienter dans la salle de pause tandis qu’il part prendre une douche et se changer, elle n’a pas envie de s’entourer des regards amusés ou interrogateur de ses collègues alors elle préfère lui répondre qu’elle a un coup de fil à passé et qu’elle l’attendra dehors et leur chemin se séparent tandis qu’elle se retrouve à l’air libre, contente de voir que la querelle sans fin qui semblait les animés n’était peut-être pas irréparable. Alors qu’elle attend dehors, elle ne peut s’empêcher de se demander si la raison de cette invitation est aussi innocente qu’elle en a l’air, n’importe qui pourrait s’interroger non ? Allez déjeuner avec son ex n’est pas franchement une activité qualifiée de normale ou d’habituelle, en tout cas pas pour Daya qui n’a quasiment jamais su garder contact même de très loin avec les hommes qui avaient partagé sa vie, lorsque la page était tournée, elle l’était pour de bon, mais de toute évidence, il ne fallait jamais dire jamais.

Le repas se passe sans encombre, la conversation se révèle fluide et plus facile et inné qu’elle ne l’aurait tout d’abord pensé, c’est agréable et l’espace d’un instant alors qu’il échange un éclat de rire et quelques vannes relatives au passé sans aucune arrière-pensée, elle se dit que finalement peut-être qu’elle et Josef pourrait être amis. Si partager un repas, quelques verres et une table dans un restaurant était si facile alors peut-être qu’ils pourraient l’envisager ? Cette idée la fit intérieurement sourire, si Savannah l’entendait gamberger ainsi, il était sûr qu’elle se mettrait à rire en pointant un doigt accusateur accompagné d’un « je te l’avais dit ».

Les deux ne se quittent pas de suite et continue leur journée par une ballade digestive dans les rues de Chicago, Josef à insister pour la raccompagner chez elle et elle n’avait pas vraiment eu le cœur, ni l’envie pour être honnête de le lui refuser et la voilà à lui expliquer les coins qu’elle préfère dans ce quartier et comment elle a déniché cet appart absolument génial sur un coup de chance, des petites choses de la vie en soit. « Le quartier n’est pas le plus funky de la ville, je te l ‘accorde. Lui lance-t-elle avec un amusement affiché. Mais c’est calme, c’est pas trop familial quand même parce que les poussettes et les gamins qui crient tout les 200 mètres merci hein et c’est beaucoup moins craignos que là où je vivais avant, mais mes copains les dealers et moi, on est toujours en contact. Elle laissa échapper un éclat de rire. Quoi ? Non ! dieu merci ! Te méprend pas j’adore toujours Becca, mais vivre en coloc à 30 ans ca craint, tu crois pas et puis avec mon boulot et mes horaires c’est pas vraiment gérable. Elle vit avec son copain depuis 2 ans quelque chose comme ca, j’aime bien à penser que c’est grâce à moi. Elle haussa les sourcils avec un sourire comme pour ponctuer sa phrase. Et toi, tu vis toujours au même endroit ? »

Ils finissent par arriver devant l’immeuble ou la jeune femme a déposer ses bagages il y a presque trois ans et elle s’arrête, pensant que son compagnon en ferait de même, mais alors qu’elle se retourne pour lui annoncer qu’ils sont arrivés à bon port, il la bouscule brusquement, le regard perdu en l’air et son attention avec. Il s’excuse machinalement avec un sourire, décidément certaines choses ne changeront jamais et elle lui répond en lui adressant à son tour un sourire.

« A défaut de me jeter ton verre à la figure, tu as donc opté pour l’option de me jeter par terre, c’est ca ? » C’est ce qu’elle lui aurait répondu si contre toute attente, il n’était pas venu poser ses lèvres sur les siennes, sa main sur ses hanches pour la ramener à lui. Inattendue, vous avez dit ? C’est le moins que l’on puisse dire, d’une parce qu’elle ne l’avait bêtement vraiment pas vu venir et de deux parce que c’était Josef et qu’il n’était pas le type le plus imprévisible qu’il lui ait été donné de rencontrer. Elle se laisse prendre au jeu l’espace d’un instant et elle ne bouge pas, répondant machinalement à son baiser. Pourquoi ? la surprise peut-être ? la curiosité de savoir si ses lèvres goûtait toujours de la même façon ? ou peut-être était-ce autre chose, mais elle ne se poserait pas la question pour le moment, dans l’instant et à l’exact moment ou l’information arrive dans la zone de conscience de son esprit, elle met un terme brutal à ce contact et s’écarte du brun en secouant la tête, les lèvres pincées.

« Je…je suis désolé Josef, mais c’est pas ce que j’avais en tête en venant aujourd’hui, j’aurai pas dû répondre à ton baiser, tu m’as prise au dépourvue et… Elle ne sait pas trop quoi lui dire, c’est un sentiment et un contexte tout à fait étrange et l’esprit bon enfant, et léger qu’ils partageaient jusqu’alors risquait fortement de disparaître subitement. tu sais que c’est pas une bonne idée. »
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MessageSujet: Re: Flashback - Excuse me, who are you? - DAYA   Mar 4 Oct - 0:49





Excuse me, who are you?
Daya & Josef

- Le quartier n’est pas le plus funky de la ville, je te l ‘accorde. Mais c’est calme, c’est pas trop familial quand même parce que les poussettes et les gamins qui crient tout les 200 mètres merci hein et c’est beaucoup moins craignos que là où je vivais avant, mais mes copains les dealers et moi, on est toujours en contact.

Leurs rires se mêlent et résonnent dans ce pseudo-parking réservé aux habitants de l’immeuble. Immeuble bien différent de celui qu’elle avait occupée auparavant.

- Quoi ? Non ! dieu merci ! Te méprend pas j’adore toujours Becca, mais vivre en coloc à 30 ans ca craint, tu crois pas et puis avec mon boulot et mes horaires c’est pas vraiment gérable. Elle vit avec son copain depuis 2 ans quelque chose comme ca, j’aime bien à penser que c’est grâce à moi.
- Il ne te reste plus qu’à bosser dans une agence maritale. Tu connais ta reconversion si jamais.

C’est amusant mais moins que de l’imaginer dans ce rôle. Il ne voit absolument pas Daya dans ce milieu si calme. La jeune femme a besoin d’action, d’adrénaline et Josef a toujours pensé que le job de flic lui correspondait tout à fait. Si ça n’avait pas été ça, ça aurait été autre chose dans ce même goût du dépassement de soi. Les challenges sont en quelques sortes sont péchés mignons.

- Et toi, tu vis toujours au même endroit ?
- Toujours. Même appartement, mêmes meubles, même vie… Si ça n’est pas triste la vie de trentenaire.

Mains dans les poches, il trouve ça étrange quelque part, qu’il n’est jamais décollé de cet appartement. Il n’en n’a jamais ressenti l’envie, ni le besoin. Pourtant, lors de leur rupture, il aurait pu ressentir l’urgence de déménager dans un autre appartement où il n’aurait plus la sensation de retrouver la trace de Daya dans chacune des pièces. On n’efface pas quatre années de relation passionnelle d’un claquement de doigts.

C’est ce qui le conduit peut-être à ce geste inattendu. Aussi bien pour Daya que pour lui même. L’improvisation n’est pas le genre de Josef et le peu de fois où il s’y risque, il trouve toujours le moyen de tout foutre en l’air ou de faire ça au mauvais moment, de la mauvaise manière.
Et ce baiser à un goût de beaucoup de chose. Les souvenirs lui reviennent en écho, par fragment de couleur, de sons, d’odeurs. Son parfum, son rire, ses sourires. La douceur de sa peau, il pourrait presque l’imaginer sous ses doigts, par-dessus sa veste. Josef ne prend pas conscience du terrain qu’il est entrain de fouler, encore moins lorsque Daya répond à son baiser. Josef y retrouve un condensé de nouveauté et de marques, un mix entre l’ancienne Daya et celle d’aujourd’hui. Un juste équilibre qui le porte loin, le poussant presque à se rapprocher un peu plus d’elle… Mais il n’en a pas le temps.
Si la raison a mit longtemps à le gagner, ça n’est pas le cas de la jeune femme qui s’écarte brutalement, mettant fin à leur échange aussi surprenant qu’agréable.

Et la chute est lourde.

Josef se sent prit au dépourvu, soudain ramener à sa réalité. Celle où il s’est laissé un peu trop allé, sentant toutes les alarmes se mettre en route, une à une.
Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il la poussé à faire ça ? Pour quelles raisons ?
A aucun moment Daya n’a laissé transparaitre le moindre signe d’un désir de le toucher de nouveau, ni lui d’ailleurs. Mais un quelque chose flottait autour d’eux, une sorte de nostalgie inavouée. Raison probable de son geste.
Et tout simplement parce qu’il en avait envie.

- Je…je suis désolé Josef, mais c’est pas ce que j’avais en tête en venant aujourd’hui, j’aurai pas dû répondre à ton baiser, tu m’as prise au dépourvue et…
- Non c’est moi, j’suis désolé. Il se recule d’un pas, une main sur le visage, l’autre sur la hanche. Embarrassé. Je sais pas pourq….
- Tu sais que c’est pas une bonne idée.

Il s’arrête net.
Tu sais que c’est pas une bonne idée.
Et pourquoi pas ?
La phrase résonne en écho, entre ses lèvres.

- Pourquoi ? Qu'est-ce que l'on risque vraiment ?

Ca lui vient comme ça, un peu subitement. A bien y regarder, c’était comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, comme si cette absence de plus de trois ans leur avait fait du bien. Il y avait toujours cette complicité entre eux, peut-être un peu terni par leur séparation mais prête à se raviver à la moindre occasion.
A moins qu’il ne se fasse des idées ? Qu’il ne se soit un peu trop laissé porter par l’alcool ?
Le pompier est partagé entre la honte de s’être affiché de cette façon, à l’idée d’avoir peut-être froisser la jeune femme avec cet élan presque stupide. Mais une autre partie de lui le pousse à prononcer ces quelques mots.

- Sincèrement, quelles raisons nous pousserait à ne pas tout simplement... se laisser faire et voir où ça nous mène ?

Il lui lâche tout ça d’une voix tranquille et calme. Pas d’agression, juste une question presque évidente. Après tout, qu’est-ce qui les empêche de tenter ? De se prêter au jeu ?

- Nous ne sommes plus les mêmes, on a chacun apprit de nos erreurs, suivit nos vis respectives et… Enfin regarde nous. Il écarte doucement les bras. C’est presque comme si rien n’avait changé, ou presque.

A part leur quotidien.
Mais peut-être est-il le seul à le voir de cette façon. Peut-être est-il le seul à envisager la possibilité d’une seconde chance. A ses yeux, Daya lui éveille toujours les mêmes choses, si ça n’est pas plus. Toujours ce même charme indien qui lui va si bien avec un visage bien plus caractériel, marqué par les épreuves et par le temps. Des marques qui lui vont bien.
Josef reste un bref instant silencieux, prenant conscience de la situation.
Et si Daya était à des millions de kilomètres de tout ça ? Lui-même l’était, jusqu’à ce soir, jusqu’à ces quelques secondes en arrière. Mais la question mérite d’être posée.

- Nous sommes deux adultes consentants, on pourrait tout simplement se laisser porter sans forcément se donner de promesse. Juste vivre tranquillement nos vies et voir ce que ça donne. Je sais pas... J'me dis, pourquoi pas.

Il ne parle pas de tout reprendre comme avant, lui-même n’est pas sûr du résultat ; Mais l’idée de se laisser le temps, de laisser faire les choses comme ils en ont envie est tentante, presque rassurante.
Josef esquisse un demi-sourire avant d’hausser les épaules, plantant son regard dans celui de Daya.

- Regarde moi et dis moi que tu n’as réagis seulement parce que tu étais prise au dépourvu.

Et non parce que, quelque part, la flamme s’éveillait de nouveau.


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