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 Life on Mars Ft Maxime

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MessageSujet: Life on Mars Ft Maxime   Dim 19 Nov - 17:44

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.
Happy Birthday to me…

Plus jeune c'était toujours super excitant pour moi (un peu comme la plupart des gens quoi) de fêter mon anniversaire, parce que dans la famille ca faisait partie des dates clés, celle où on arrivait à grappiller un minimum d'attention et je parle de "vraie" attention de la part de nos parents, ce qui était assez rare pour être notifié. Il faut dire que notre père n'était pas souvent-là et lorsqu'il l'était il passait le plus gros de son temps enfermer dans son bureau, pendu au téléphone ou la tête dans ses dossiers alors ca ne changeait finalement pas grand-chose. Quant à la reine mère…disons qu'elle n'avait jamais été plus intéressée par nous, ses propres filles que par elle et il était plutôt difficile de la détourner de sa petite personne qui était apparemment hautement intéressante.

Aujourd'hui cependant, je n'ai plus vraiment l'âge, ni l'envie d'ailleurs, de chercher une quelconque approbation dans les yeux de qui que ce soit, parce que d'une je ne suis pas sûre que ca m'apporterai autant que je l'avais un jour cru et de deux je sais que je ne la trouverais nulle part, parce que les variables sont désormais bien trop nombreuses. Alors, non j'avais refusé de faire quoi que ce soit, j'aspirais honnêtement à juste rester chez moi, je ne me sentais pas particulièrement dans mon assiette ces derniers temps, rien de bien méchant attention, on était loin du stade de dépression usuel, simplement des sautes d'humeurs un peu récurrente, trop ? Peut-être, c'était une possibilité sur laquelle je ne m'étais pas encore penché. Je quitte mon bureau à une heure peu tardive, ce n'est en réalité pas le boulot qui manque avec cette équipe de bras cassés qu'on m'a refilé, mais bon avec un peu d'imagination il devrait être possible de les remettre dans le droit chemin ou tout du moins celui considéré comme tel et quelle ironie que je sois celle qui soit censée les y guider quand on sait que je ne suis pas la personne que le monde considèrerait comme la plus équilibrée du coin. Non, si je pars si tôt c'est qu'aujourd'hui j'ai rendez-vous avec mon fils et cette saloperie de gardienne de prison qui est censé surveiller que je ne vais pas le "mettre en danger" comme si je pouvais volontairement faire du mal à mon petit garçon… Je monte dans ma voiture, une Chevelle noire de soixante-douze que papa m'a gracieusement offerte après ma remise de diplôme et que je n'échangerai pour rien au monde, je mets le moteur en route et passe quelques secondes à trouver une chanson qui convienne à mon humeur que je n'identifie pas tout à fait, néanmoins je finis par arrêter mon choix sur les quelques notes reconnaissable de Life on Mars et je démarre une boule lourde et contracté se baladant au creux de mon estomac. Je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi ca me stress autant et ca à chaque fois, je sais déjà que tout va bien se passer et que le temps aussi réduit soit-il que je peux passer avec Jack est une bénédiction, mais c'est toujours tellement difficile de ne peux pas pouvoir être seule avec lui, de ne pas pouvoir être auprès de lui dans son quotidien, de voir dans ses yeux qu'il ne comprend pas pourquoi il doit repartir avec ce nazi des services sociaux plutôt qu'avec moi et je pense qu'il n'est pas nécessaire de préciser que l'état émotionnel dans lequel ces visites me plongent n'est pas toujours des plus reluisant. Je reste dans ma voiture une bonne dizaine de minutes peut-être même quinze, les yeux rivés sur ma cigarette qui n'a guère le temps de se consumer et je réfléchie encore au pourquoi, au comment, au peut-être et au si et comme d'habitude ca ne fait que m'enfoncer encore un peu plus dans cette tristesse que je rangerais d'ici quelques minutes, en tout cas jusqu'à la prochaine fois, car aussi pénible et difficile cette situation puisse être je sais que d'une certaine façon je l'ai moi-même choisie.

Je jette le mégot de ma cigarette par la fenêtre et la regarde s'éclater en de petites lumières rouges sur le sol du parking puis direction les probables embouteillages qui me mèneront dans le North-Side et au manoir de ma sœur. C'est évident que mon loft Downtown rendait mon accès au travail et à cet endroit beaucoup plus facile, mais ca ne me déplaisait pas de m'être installée avec elle et notre cohabitation se faisait jusqu'ici avec une facilité qui m'avait moi-même étonnée, quand bien-même je ne m'étais pas non plus imaginé que ce serait une épreuve insurmontable soyons honnêtes. Elle avait refusé lorsque je lui avais proposé de venir vivre avec elle, pour éviter qu'elle ne se retrouve toute seule avec les souvenirs et les conséquences de cet incendie, mais je ne la connaissais que trop pour savoir que ce n'était là que la voix de son égo et de sa fierté sous lesquels je pouvais tout de même discerner souffrance et malaise. Alors, je m'étais imposé sans vraiment lui laisser le loisir de contester ce qu'elle n'avait de toute façon même pas essayer de faire.

Lorsque j'arrive au manoir, la nuit est déjà tombée et quelques groupes d'enfants costumés arpentes déjà les rues un peu plus loin, je me demande si Maxime à pensée à acheter de quoi leur distribuer quelques bonbons, probablement que non, les gamins c'était pas vraiment sa tasse de thé de base donc bon…m'enfin on ne sait jamais peut-être que je suis juste médisante. « Hey ! Je suis rentrée ! » Ma voix résonne dans le hall et j'imagine qu'elle ne parvient aux oreilles de personnes en dessous de cette musique qui se joue en fond sonore. Je dépose mon manteau dans l'entrée et me rend directement dans le salon ou la cheminée crépitent sous les flammes, c'était toujours quelque chose qui m'apaisait et alors que je me projette déjà assise devant dans une tenue foncièrement plus confortable c'est la voix de ma sœur dans mon dos qui me tire de cette vision dans un sursaut. « Bon sang Maxi tu m'as fait flipper. Je porte ma main à mon coeur comme pour imager mes propos. Tu peux pas je sais pas faire genre du bruit avec ta canne quand tu débarques quelque part ?  Je me déplace avec un sourire amusé et vient coller un baiser sur sa joue avant de dépose mon sac et de fouiller dedans pour en sortir mon portable auquel je ne jette qu'un bref coup d'œil avant de décider de le jeter de nouveau dedans, il n'y avait de toute façon personne a qui j'avais envie de parler si ce n'était celle qui était déjà avec moi. Tu faisais quoi ? »

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Jeu 23 Nov - 20:19

LIFE ON MARS

happy birthday to you



« MRS HONEYCUTT !
— Et bien, et bien, pas la peine de crier ma chère !
— Mrs Honeycutt, sérieusement ? Qui a fait venir ces orchidées immondes ?
— Votre manager est passé ce matin rapportant ce bouquet… particulier… se disant, je cite, « que toutes les fleurs conviennent à Maxime, n’est-ce-pas ? ».
— Jettes-moi ça à la poubelle. »

Maxime n’attend pas la réponse de sa gouvernante qui évidemment est positive et retourne faire claquer sa canne sur le plancher en direction de son cabinet de curiosité. Elle a un tas de choses à faire aujourd’hui, après tout c’est l’anniversaire de sa sœur et en ça, cette journée diffère de toutes les autres, bien plus importante. C’est pas comme si la musicienne avait dix mille choses à faire de sa journée, malgré son air constamment occupé. Étrangement, le seigneur s’il existe, ce dont doute largement la brune qui pénètre son cabinet, a été clément aujourd’hui et Maxime peut utiliser ses bras plus ou moins correctement. C’est un bon jour pour l’handicapée.

Sa journée suit donc son cours, comme à son habitude, un énième appel du manager qu’elle évite et donc retombe sur le répondeur qui trône dans l’entrée. Elle entend de loin la même voix enjouée du type qui se fait une masse de thune sur son dos. Elle s’occupe donc de demander à un de ses domestiques de pousser des trucs sur les étagères pour sortir les paquets cadeaux qu’elle a fait faire puis entreposés là. Addison qui a l’habitude de foutre son nez partout évite pourtant cet endroit blindé de tout et rien, d’œuvres d’art hors de prix flirtant avec des poupées vieilles d’un siècle et autres animaux empaillés. « Mettez-ça dans le petit salon, merci. » Puis il est l’heure de manger, et puis vient la visite de sa soignante. Maxime passe un certain temps à discuter chardonnay et autres gourmandises avec son doc, autour de thés et petits biscuits gentiment préparés par la gouvernante qui a le temps de faire ça, en plus d’aller faire chercher un bouquet de fleur plus appropriés en ce genre d’occasions.

L’heure tourne, Irène s’en va, les domestiques font le tour de leurs corvées, Maxime fait dépêcher des courses de dernière minute pour ce soir, reçoit les derniers colis. Elle sait bien que sa sœur ne sera pas spécialement dans le mood de fêter son anniversaire, aujourd’hui elle va voir Jack. Maxime aurait bien aimé l’accompagner mais prendra des nouvelles de son neveu plus tard, laissant à Addison son fils pour elle et elle-seule le temps de quelques heures. La grande sœur ne compte pas faire une fête gigantesque, ce n’est pas dans leurs coutumes. Elle préfère quelque chose d’intimiste, de tranquille. Du vin, du chocolat, des cadeaux de toutes sortes que Maxime s’est amusé à aller chercher sur le net. Quand on est riche et qu’on a accès à tout ce que l’on veut d’un claquement de doigt, trouver des bons cadeaux est un art qui demande astuce, patience et discipline. Maxime a toujours mis un point d’honneur à varier ses présents : de cet horrible sweat de Noël horrible qu’elle a fait glisser dans un des paquets à une énième pierre visant à apporter l’harmonie en passant par quelque chose de plus sérieux, avec un portefeuille avec ses initiales gravées. Maxime n’a pas ce « don » du cadeau comme sa mère peut l’avoir, trouver la chose parfaite qui ferait plaisir. A la place, elle préfère prendre tout ce qui lui plait, tout ce qu’elle s’imagine que le destinataire puisse porter. Elle a une intuition spontanée du cadeau, c’est pourquoi avec tous les autres paquets, la musicienne attend aussi une broche en forme d’oiseau qu’elle a vu un de ses rares jours de ballade.

Elle fait ranger le salon, vient elle-même disposer les paquets cadeaux parfaitement emballés, cultivant une esthétique du mystère. Après tout, elle a un sacré temps à perdre, ce qui lui permet de peaufiner ses mises en scène. En réalité, ce genre de conneries n’est en rien du ressort habituel de Maxime, mais ça l’amuse, de temps en temps, de prétendre être l’hôte parfaite, qui veille à l’agencement des tasses de thé sur la table basse en bois sombre. La brune est loin d’être capable de s’adonner à ce genre de pratiques qui appartiennent à sa mère.

Lorsqu’elle termine sa petite montagne de cadeau, Maxime met un temps fou à se relever. Elle se dirige lentement vers son vieux lecteur de vinyle, fais jouer Bach, demande à ce qu’on allume un feu puisqu’il est hors de question qu’elle touche à l’objet de ses peurs les plus profondes puis se dirige vers les cuisines ou Honeycutt se débrouille pour achever le gâteau d’anniversaire d’Addison.

« Vous êtes sure, je dois vraiment écrire ce mot, Maxime ?
— Mais oui, Violet, pas de chichis enfin ! Tu n’jures jamais ? Avec ton petit accent britannique qui les fait tous tomber à tes pieds ?
— Racontez pas de bêtises… Néanmoins ce n’est pas très poli.
— Addison n’en dira rien… t’inquiètes pas ! Elle sait que c’est moi qui dis ça, c’est notre jargon…
— Hm, m’enfin, quand même… Maxime lève les yeux au ciel, amusée, quand une voix lui parvient du hall. Elle jette un œil à l’horloge et se rend compte qu’il fait nuit, déjà. Ce doit être sa sœur, c’est évident, personne ne rentre chez elle de cette manière. Enfin, chez elle, chez elles plutôt maintenant que la plus jeune vit ici. Enfin tenez, prenez mon cadeau en même temps.
— Merci, Mrs Honeycutt. »

Maxime récupère le paquet, petit, carré (encore quelque chose de joli, fait à la main, elle en est sure) et l’enfonce dans sa poche puis se rappuie sur sa canne au lieu de l’ilot au milieu de la gigantesque cuisine et se met lentement en route, passe devant Miranda avec un sourire affectueux puis passe dans le salon.

« La voilà enfin !
— Bon sang Maxi tu m'as fait flipper. Elle ne relève pas le « maxi ». Ne relève plus.
— C’est un plaisir !
— Tu peux pas je sais pas faire genre du bruit avec ta canne quand tu débarques quelque part ? »

La musicienne lève les yeux au ciel, sourire aux lèvres qui contraste alors qu’Addison se déplace pour poser un baiser sur sa joue.

« Tu faisais quoi ?
— J’étais en train de chercher une clochette à mettre autour de ma canne pour te prévenir de mes déplacements dans notre maison. Elle s’approche d’une méridienne en velours rouge et, avec difficulté, plie son corps amaigri en deux pour s’y déposer, laisser sa canne reposer contre l’unique accoudoir et pousser un soupire soulagé. Elle attrape ses cigarettes posées sur la table basse, s’en allume une puis tend le paquet à sa sœur avant de s’ajuster sur la méridienne. Est-ce que ça va en cette sainte journée ? As-tu fais briller ta lumière sur le monde ? Elle lui sourit, évidemment, n’a pas tout de suite envie d’aborder le sujet sensible. D’ailleurs, est-ce même une bonne idée de parler de son entrevue avec son fils alors qu’elle en revient juste, sans lui ? Prête à célébrer ton anniversaire dans la plus ancienne tradition des Adler : boire du vin et dire des conneries plus grosses que le monde ? »

 

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Sam 2 Déc - 22:59

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.
Toujours et comme à son habitude, ma sœur est tirée à quatre épingles, elle a toujours l’air parfaitement soignée même quand elle n’a pas mis le nez dehors de la journée, ca m’a toujours impressionnée parce que clairement à la maison et contrairement à elle, je ne ressemble pas toujours à grand-chose. Mon portable ayant retrouver sa place dans le fond de mon sac avec les dizaines de trucs inutiles qui s’y entassent du genre ticket de carte bleue datant d’il y a six mois, un bonbon à moitié échappé de son emballage, des tubes de rouge à lèvres, plus que ce que j’aurait besoin en réalité…bref le bordel habituel, je me retourne vers Maxime qui me lance une réflexion humoristique sur un ton sérieux, parce que c’est son truc, je lève les yeux au ciel et laisse s’étendre mon sourire avant de me tourner vers elle, qui vient de s’installer difficilement sur la méridienne du canapé. Ca me fait toujours quelque chose de la voir comme ca, parce que la vérité c’est que la plupart du temps j’oublie qu’elle reste relativement handicapé par l’incident, pas que  je ne m’en préoccupe pas suffisamment parce qu’on ne peux pas être plus loin de la vérité, mais simplement l’aînée des Adler avait un talent innée pour les apparences et elle n’hésitait pas en user. « Ah en voilà une excellente idée, je vois que tu n’en as pas trouvé. Je lui adresse une moue un peu déçue. C’est pas grave je vais t’en trouver une avec un jolie petit nœud jaune. Tu vas A-DO-RÉ ! » Je quitte l’air faussement sérieux que j’arborait et me met à rire avant de me rapprocher de ma sœur qui me tend son paquet de cigarettes. J’en sors une et balance l’étui de carton sur la petite table avant d’attraper le briquet encore entre les mains brûlées de Maxime et d’allumer la mienne dans une bouffée de fumée grisâtre.

« Est-ce que ça va en cette sainte journée ? As-tu fais briller ta lumière sur le monde ? » Est-ce que ca allait ? c’était une bonne question, excellente même, le genre de question auxquelles je répondais en générale par la positive avec un sourire franc , tout du moins en apparences, mais pas avec elle évidemment…Enfin pas tout le temps en tout cas. « Ca va. Je tire une latte sur ma cigarette et vient m’installer en tailleur sur le tapis du salon avant d’attraper du bout des doigts le petit cendrier de cristal qui repose au milieu de la table basse et de le tirer vers moi pour y tapoter l’extrémité de ma clope. Compte tenu du programme de la journée, ca aurait sans doute pu être mieux, mais ca va !  Sourire forcé et un peu triste qui disparaît au bout d’une seconde. Et je fais toujours briller ma lumière sur le monde, sans doute beaucoup trop même tu le sais bien. Mon sourire se veut un peu plus sincère cette fois, mais l’est-il vraiment ? Et vous miss Adler ? Avez-vous résolu la faim dans le monde aujourd’hui ? Aider un village démuni au fin fond de la pampa peut-être? Oh ou sauver une espèce en voie de disparition ?  » Je lève un sourcil amusé, c'est un peu à ca que se résumait ses activités ces derniers temps, gala de charité sur gala de charité et franchement pour en avoir arpentée mille et un, c'est pas vraiment le truc le plus funky du monde, pour la simple et bonne raison que la plupart du temps les personnes qui s'y trouvaient pouvaient concourir sans mal pour le trophée du blanc-bec le plus boring du monde. Oui parce que je vous rappelle que ce genre de truc est composé à quatre-vingt-quinze pourcents de mâle blanc et cinquantenaire qui affiche bien volontairement leur fric comme ils le peuvent et à qui veux bien le voir. Euuurk. Finalement, je préfère me concentrer sur la fin de sa phrase qui est déjà beaucoup plus intéressante à mon sens. « Je suis fin prête. D'ailleurs je suis assoiffée ! Je porte ma cigarette à ma bouche avant de froncer les sourcils. Le service laisse vraiment à désirer non ? MRS HONEYCUUUUUUUUUUTT !!! Maxime m'offre un air que je juge réprobateur, mais ca ne me fait ni chaud ni froid. VIOLETTTTTTTTTTT ! Quoi ? Je m'adresse maintenant à la maîtresse des lieux. Elle à l'habitude de m'entendre crier son nom ca vaaaa ! » La vieille femme arrive en trottinant et se plante dans le salon en secouant légèrement la tête à la négative. « Ce n'est pas la peine de hurler Miss Addison, je suis peut-être vieille, mais je ne suis pas sourde. » Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un rire amusé. « Vieille ? Vieille ? Dis pas de bêtise voyons ! Je joue les drama queen avec de grand geste choqués évidemment et je la vois rouler des yeux avec un sourire gêné. Ma sœur a apparemment sortie une bouteille de la cave, est-ce que tu voudrais bien nous l'apporter. C'est qu'elle se déshydrate c'est plutôt urgent ! » Je prends cette fois un air très sérieux qui arrache un air à la fois amusé et agacé à la vieille femme qui se met en route. « Peut-être qu'on devrait lui trouver une date non ? peut-être qu'on devrait t'en trouver une aussi non ? » Je fixe mon regard sur Maxime avec un sourire en coin et n'en démord pas d'un iota.

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Dim 3 Déc - 19:40

LIFE ON MARS

happy birthday to you



« Ca va. Maxime arque un sourcil, glisse la cigarette entre ses lèvres, ses bras nus. À la maison, les seuls moments où elle se défait de ses gants. Avant elle se forçait à les garder, trouvait la vue de sa peau brûlée insupportable et ne voulait pas imposer cette vue à quiconque. Et surtout pas sa sœur. Les « ça va » que s’échangent les sœurs ces dernières semaines sont toujours nuancés. Compte tenu du programme de la journée, ca aurait sans doute pu être mieux, mais ca va ! La plus grande des sœurs arque les lèvres dans une expression qui se veut compatissante. Elle sait à quel point l’absence de son fils la pèse. Les deux femmes se retrouvent chacune à leur manière privée d’un pilier de leur vie. Et ne peuvent rien faire que d’accepter leur sort, faire avec, se débrouiller, garder les apparences. Et je fais toujours briller ma lumière sur le monde, sans doute beaucoup trop même tu le sais bien. Les lèvres de Maxime suivent le même chemin qu’Addison et un sourire bien plus enjoué se saisit de son expression. Faire avec, se débrouiller. C’est ce qu’elles font, à leur manière, dans leurs excentricités, dans les fausses insultes qu’elles se lancent, pour faire vivre cette maison qui manque de la vie importée par la musique de l’une et l’enfant de l’autre. Maxime n’a jamais vraiment eu ce besoin d’avoir un enfant mais quand Jack est arrivé, l’espace d’un instant elle aurait voulu partager ce bonheur. Mais Bobby n’en voulait pas non plus et n’était pas décidé à changer d’avis. Alors elle avait enfermé cette légère envie, l’avait passée sous silence et affichait la même indifférence habituelle.

— Et vous miss Adler ? Avez-vous résolu la faim dans le monde aujourd’hui ? Aider un village démuni au fin fond de la pampa peut-être? Oh ou sauver une espèce en voie de disparition ? La brune pousse un grognement exaspéré, fait mine de tomber de son siège pour illustrer à quel point ces évènements l’exaspère. Elle déteste ça. Ses seules envies de se produire sur scène se concentraient autour de son instrument fétiche. Maintenant elle était obligée de se balader et faire sa potiche au milieu de vieux cons venus exhiber leur trophy wife pour la plupart. Au moins, quand Addison était avec elle, elle s’amusait. Plutôt que de se taper le discours généralement accusateur d’Emilio, son agent. Insupportable petite chose bruyante occupée à l’amener à tout un chacun, lui intimant de sourire, la guidant sur la scène pour le speech d’ouverture, pour les inciter tous à sortir leur gros portefeuille. Laisse tomber, je suis pas sortie mais Emilio m’a appelé cinquante fois. “Ouiii Maaaxime Monsieur Delacroix s’interroge sur ta venue samediiii.“ La brune mime son agent avec une voix insupportable et les langueurs de sa voix trainante. Insupportable donc. »

L’ex-musicienne glisse sa cigarette entre ses lèvres, pousse un soupir et se concentre sur quelque chose de beaucoup plus intéressant pour ce soir : l’anniversaire de sa sœur donc, qu’elle a prévu et organisé.

« Je suis fin prête. D'ailleurs je suis assoiffée !
— Tu m’en diras tant.
— Le service laisse vraiment à désirer non ? MRS HONEYCUUUUUUUUUUTT !!!
— Addi… La brune secoue la tête, soupire, lui lance un regard bien assez éloquent.
— VIOLETTTTTTTTTTT ! Quoi ?
— Quoi « quoi ? » ? Maxime sourit, sa sœur la fait marrer et elle imagine parfaitement la tête de leur gouvernante qui doit trottiner jusqu’ici.
— Elle à l'habitude de m'entendre crier son nom ca vaaaa !
— J’veux pas savoir ce que tu fais la nuit avec notre gouvernante Addison…Le sourire de la musicienne s’étire de manière ironique, presque carnassière, laisse échapper un rire amusé.
— Ce n'est pas la peine de hurler Miss Addison, je suis peut-être vieille, mais je ne suis pas sourde.
— Vieille ? Vieille ? Dis pas de bêtise voyons ! Maxime se marre, se replace dans la méridienne et secoue la tête. Ma sœur a apparemment sortie une bouteille de la cave, est-ce que tu voudrais bien nous l'apporter. C'est qu'elle se déshydrate c'est plutôt urgent !
— Bah tiens ! Elle lève les yeux au ciel alors que Mrs Honeycutt s’éloigne pour répondre à la requête de la plus jeune sœur, qui d’ailleurs se tourne vers elle.
— Peut-être qu'on devrait lui trouver une date non ? peut-être qu'on devrait t'en trouver une aussi non ?
— Alors là ! Certainement pas ! t’avises pas de me faire ça ! Maxime plisse ses yeux en petites billes scrutatrices ; Addison je rigole pas hein ! Dit-elle un grand sourire aux lèvres. Ou alors un aveugle dans ce cas-là… La brune hausse les sourcils. Elle se dit qu’il est plus intéressant de se moquer de ses infirmités plutôt que de les ignorer complètement. Et quant à Honeycutt, figures-toi que j’ai cru la surprendre avec le jardinier, dans une conversation plutôt intimiste. Quand je suis entrée dans la cuisine l’autre jour, ils se sont tus immédiatement… Et elle rougissait… regarde…
— Voilà mes chéries ! Deux verres à pieds avec ceci.
— Merci Violet ! Dis-moi, avant de partir, je n’ai pas vu Simon aujourd’hui, comment va-t-il ? Pas malade au moins ?
— Non… non, non miss, il va bien, il était occupé à parler du bois avec le prestataire que vous lui avez demandé de contacter… La gouvernante arbore maintenant un air presque cramoisi. Bien ! Je vais finir vos entrées ! Et la voilà partie. Maxime arbore un large sourire et lève les sourcils : Tu vois, j’en suis sure. »

Elle dépose sa cigarette dans le cendrier et se saisit de la bouteille qui a déjà été ouverte par Mrs Honeycutt, celle-ci ayant pris l’habitude de disposer certaines choses pour lui éviter d’être ridicule. Car si Maxime est dans un bon jour, ce n’est pas pour autant que beaucoup de force réside dans ses bras. L’un après l’autre elle remplit les deux verres de vins tandis que Violet revient les bras chargés de petites choses à grignoter. « Tu pourrais rester boire au moins à la santé d’Addison, Violet.
— Vous savez bien que je ne bois pas Miss Maxime.
— Tristesse ! A son tour de jouer les drama queens. Honeycutt cette fois ne sort pas de la pièce mais va se mettre plus loin, dans un siège que Maxime lui a dédié, un coin pour qu’elles partagent un quotidien. Après tout, celle-ci les a élevée et Maxime la considère comme un membre de la famille. Elle récupère un ouvrage de broderie et s’enfonce dans sa concentration. Bien ! Buvons à ta santé, Adler. A ma petite sœur préférée. Joyeux anniversaire ! »


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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Sam 16 Déc - 23:34

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.
Je laisse échapper un rire amusé lorsque ma sœur se met à imiter son manager que j’ai toujours personnellement trouvé faussement extravagant, le genre de type à se donner un genre tout à fait original alors qu’en creusant un peu on s’aperçoit bien vite qu’il n’y a chez lui qu’un vague amas de clichés. Enfin visiblement il fait suffisamment bien son travail pour que Maxime continue de travailler avec lui et c’est finalement le plus important. « Fidèle à lui même quoi ! Je glousse en haussant les épaules et porte ma cigarette à mes lèvres. Du coup tu es de corvée sourire et tape dans le dos samedi prochain ? Tu dois être RA-VIE ! » J’hausse un sourcil, je sais pertinemment que si elle n’est pas toujours contre l’idée de fréquenter ce genre de soirée, depuis son accident elle y prend beaucoup moins de plaisirs, sans doute parce que ce genre d’évènements est désormais l’unique aspect de son travail qu’il lui reste et autant dire qu’on est loin de ce qu’elle pouvait aimer dans le fait d’être une musicienne respectée. Je n’amène cependant pas cet aspect de ma réflexion à sa connaissance parce que je n’ai pas envie de plomber l’ambiance qui n’est déjà pas au niveau le plus réjouissant en ce moment et en plus quitte à fêter mon anniversaire autant essayer de rendre cette soirée aussi légère que possible, ca ne fera de mal à personne et honnêtement je crois que j’en ai besoin plus que ce que je ne pensait. Autant dire que ca m’arrange donc grandement qu’elle ramène le sujet sur « ma » journée et propose de boire à ma santé….oui un verre ou deux ou qu’importe, là tout de suite c’est une chanson qui sonne assez bien à mes oreilles. Je lui adresse un sourire et convoque notre gouvernante de façon…plutôt franche et sonore, ce que ma sœur ne manque pas de relever par un début de remontrance que j’anticipe et ignore. « J’veux pas savoir ce que tu fais la nuit avec notre gouvernante Addison… » J'adresse à ma sœur une grimace moqueuse, du type gnagnagna- j'ai douze ans- je fais ce que je veux, mais je n'ai pas le temps de formuler autre chose avant que Mrs Honeycutt ne fasse son apparition en m'intimant de ne pas hurler. J'adore ce petit bout de femme, son accent anglais qui n'a jamais disparu quand bien-même elle vit dans ce pays depuis environ mille ans sans exagération aucune évidemment et puis au final elle a beaucoup plus l'image d'une mère pour moi que l'espèce de robot froid et superficiel qu'est la mienne…je lui adresse un sourire et plaisante un peu à ses dépends avant qu'elle ne finisse par aller chercher ce que je viens de lui demander.

« Alors là ! Certainement pas ! t’avises pas de me faire ça ! Addison je rigole pas hein ! Ou alors un aveugle dans ce cas-là…  Un sourire bien trop grand et bien trop moqueur vient étirer mes lèvres et je reste là, à la regarder comme ca, les années m'ont appris à pouvoir la titiller sans même avoir besoin d'ouvrir la bouche et c'est qu'on appelle mesdames et messieurs le talent….et oui ! Elle rebondit bien évidemment tout de suite sur notre nanny pour noyer le poisson et ca me fait intérieurement doucement rire parce que pour sûr que je n'en ai pas fini avec cette idée ! Son divorce s'éternise, elle n'a pas été voir ailleurs (en tout cas pas à ma connaissance) depuis des lustres et hors de question que je la laisse se dessécher sans rien faire ! Qui plus est ca ne lui ferais pas de mal d'avoir quelque chose ou quelqu'un pour la divertir un peu des suites de son accident. S'en suit un échange qui me fait particulièrement rire entre Violette et Maxime, je ne peux retenir le large sourire qui vient contenir le rire que je retiens. Tu vois, j’en suis sure. » J’écrase ma cigarette dans le petit cendrier de cristal et secoue la tête avec amusement. « Je t’accorde celle-là c’est plus qu’évident….je savait bien que c’était pas une nonne, ca se voit qu’elle cache son jeu ! Je laisse échapper un gloussement et reprend tout à coup une expression bien plus sérieuse. Bon du coup ca en fait une sur deux…voyons voir ce qu’on peut faire pour toi maintenant ! Je lève un index devant elle pour arrêter toute contestation. Oh je sais! Je lui adresse un sourire malin. Andrew…attend attend je sais c’ est un ami de longue date bla - bla – bla, mais justement c’ est parfait, sa femme n’est pas restée au pays ? Je suis sûre que ca doit le démanger là-dessous. Je dévie mon index et le pointe vers mon entrejambe pour imager mon propos. C’est juste un échange de bon procédé, en toute amitié… tu devrais tenter une approche subtile pour voir ! » Je me retrouve interrompue par le retour de notre gouvernante, pas que je me retienne de parler ou d’aborder ce genre de sujet devant elle, d’une parce que ce n’est pas comme si elle s’en formaliserait, elle à l’habitude, mais bon je me retrouve juste divertie par les petites choses qu’elle ramène et dépose sur la petite table et qui ont l’air délicieuses….l’appel de l’estomac gagnera toujours sur tout…Tout ! J’attrape une des bouchées et l’enfourne dans ma bouche alors que ma sœur me tend un verre et propose à Honeycutt de trinquer avec nous, ce qu’elle refuse évidemment…no fun violette, no fun ! Putain de merde, c’est qu’en vrai ces conneries sortent probablement du four et me brûle la bouche, je vais pour avaler du coup une gorgée de vin pour faire passer, mais ma sœur lève son verre vers moi. «Bien ! Buvons à ta santé, Adler. A ma petite sœur préférée. Joyeux anniversaire ! » Je souffle et finalement lui sourit, il n'y a vraiment personne d'autre avec qui j'avais envie de passer cette soirée, si ce n'était mon petit garçon, mais c'était là quelque chose que je savais impossible alors j'essayais d'enfouir cette vague idée aussi profondément que possible derrière le bon temps que m'offrait ma sœur aîné et tous les efforts qu'elle avait visiblement déployés pour moi. Mon verre rencontre le sien dans un tintement agréable et j'en bois une gorgée avant de lui répondre. « Merci. Vous vous êtes encore surpassé toutes les deux, vous êtes des amours…même si j'avais dit pas de fête ! Du coup Violette j'espère que tu m'as préparé mon gâteau ! Je me retourne et lui adresse un sourire de gamine de cinq ans et elle lève les yeux au ciel. « Evidemment miss Addison, le même que tous les ans. » Je tape dans mes mains, c'était une tradition, le même gâteau (nos préférés) depuis qu'on était gamines, chacun le nôtre évidemment hein, le mien était au chocolat, tout est toujours meilleur avec du chocolat de toute façon. Je me retourne finalement vers ma sœur. « Sinon samedi tu peut peut-être trouver un riche solitaire en manque d'amour pour ramoner ta cheminée ? » Un « Ohhhh » outré s'échappe de la bouche de la gouvernante et m'entraîne dans un rire amusé que je partage avec ma sœur.

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Ven 12 Jan - 23:56

LIFE ON MARS

happy birthday to you



Addison revient sur le sujet de ma vie sexuelle qui n’est pas franchement florissante et j’aimerais faire la sourde oreille, contempler mon futur verre de vin ou le bout incandescent de ma cigarette mais elle amène a centre de la conversation un prénom familier et j’affiche, je le sais, immédiatement un air outré. « Andrew mais enfin Addi ! ».

N’importe quoi !
Ça me rend dingue, elle veut absolument se mêler de ça, moi ça ne m’intéresse pas en tout cas pas pour l’instant, j’ai d’autres choses à penser, une rééducation à faire, virer Emilio peut-être un jour quand j’aurais la force de m’allier à un autre manager. Ça m’étonne que celui-là n’ait pas quitté le navire d’ailleurs dès qu’il a compris qu’il ne tirerais plus rien de mes compositions puisque je ne suis plus capable d’écrire. Ça me tue, d’ailleurs, de ne plus être capable de former les lettres fines et gracieuses que je dessinais sur papier. Les notes. Je pousse un soupir, relève mon regard et reviens à l’instant présent puisque c’est enfin l’heure de trinquer à la santé de ma petite sœur. Il n’y a pas à dire, je l’adore, c’est ma personne préférée sur cette planète. Bobby n’arrivait pas à sa cheville, j’avais pourtant beau l’aimer sincèrement de tout mon cœur, ça ne lui aurait servi à rien de se mettre en compétition avec elle. J’ai beau le détester tout autant que je l’ai aimé aujourd’hui, il avait au moins compris ça durant les quelques années de notre relation. Il n’a jamais cherché à se comparer, à entraver notre lien, fort heureusement. Et même s’ils ne s’appréciaient pas beaucoup, j’ai aimé les efforts de chacun pour passer de bons moments notamment lors des fêtes de famille. Je retiens un deuxième soupir, ce n’est certainement pas le moment pour m’apitoyer sur des souvenirs passés.

Nous trinquons, donc, et je glisse ensuite le verre entre mes lèvres, la main peu assurée. Je ne pose pas un regard sur mes doigts brûlés, mes ongles qui repoussent. Je n’ai plus de sensations sur les parties brûlées de mon corps alors c’est étrange de ne constater le froid du champagne qu’à partir du moment où il atteint mes lèvres.

« Merci. Vous vous êtes encore surpassé toutes les deux, vous êtes des amours…même si j'avais dit pas de fête ! Du coup Violette j'espère que tu m'as préparé mon gâteau ! Je laisse échapper un rire alors qu’Honeycutt lève les yeux au ciel, faussement exaspérée par l’attitude enfantine de ma sœur. Elle a le droit, c’est son anniversaire, et puis Violet a l’habitude. C’est Addison, il n’y en a pas deux comme elle. Honeycutt, Addi et moi, c’est une routine qui dure depuis de longues années. Notre gouvernante a été la figure maternelle remplaçant celle absente de notre mère biologique. Ruth n’a jamais été spécialement attentive avec ses deux enfants, je n’ai jamais su pourquoi. Peut-être qu’elle n’avait simplement pas l’instinct maternel. Elle n’intervenait que dans le cadre de notre scolarité ou autres domaines touchant de près ou de loin à des relations presses quoi, en somme. Je me suis toujours dis ça. Elle a soigné notre apparence, Violet s’est occupée de tout le reste du travail.

— Evidemment miss Addison, le même que tous les ans.
— Un truc blindé de chocolat, quoi. Je souris, glisse à nouveau le verre entre mes lèvres. Addi tape dans ses mains, elle a cinq ans, et ça me force à sourire encore plus, enfin, jusqu’à ce qu’elle se retourne vers moi pour reprendre le sujet qu’elle avait laissé à l’arrivée d’Honeycutt.
— Sinon samedi tu peut peut-être trouver un riche solitaire en manque d'amour pour ramoner ta cheminée ?
— Ohhh ! Violet est outrée, je ne relève pas tout de suite la remarque même si j’ai envie de rire, amusée davantage par la réaction de notre gouvernante que la remarque de ma saloperie de frangine.
— Continues comme ça et je demanderais à Violet de balancer tes cadeaux dans le feu. Je ne m’y collerais pas moi-même. Une nouvelle bouffée de nicotine, puis une gorgée du précieux breuvage, je me réajuste dans la méridienne et pousse un soupir soulagé alors que j’étends mes jambes sur le côté. Je doute que l’aspect raisin sec plaise à quiconque, Addi.
— Maxime, enfin ! Vous deux, dis donc !
— Quoi ? C’est vrai. Je redirige mon regard vers ma sœur. Et ça ne m’intéresse pas, honnêtement. J’ai pas spécialement envie de finir en légo avec ma hanche de merde par-dessus le marché, si tu vois ce que je veux dire. Un sourire étire mes lèvres, Honeycutt a l’habitude et pourtant elle paraît toujours aussi outrée de nos conversations. Quoi qu’encore j’ai plus de métaphore que ma sœur généralement dans l’histoire. Je dépose mon verre, saisis un petit four que je glisse dans ma bouche. J’aime tellement ce que fais Violet, c’est incroyable à chaque fois. Les saveurs dans nos assiettes me rappellent notre enfance. Si faut que j’garde une combi et un kiné pas loin on n’a pas fini. Je hausse les sourcils et me marre à ma propre blague, devenue reine de l’autodérision. Et Andrew est un ami de longue date, un ami, ma très chère sœur, je risque pas de tenter quoi que ce soit avec lui. Il est marié, c’est pas mon genre. Quoi qu’apparemment il s’embête pas lui-même, je sais pas si t’as saisi les rumeurs qui courent mais apparemment monsieur s’offre pas mal de bon temps dans une boite d’escort du West Side. Mère me l’a dit l’autre fois. Comme quoi elle se tient à peu de choses, les apparences et les ragots. »

 

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Mar 16 Jan - 5:51

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.
Elle s'offusque évidemment, mais l'idée me paraît pas franchement dénué de sens. J'hausse les épaules, je me suis toujours dit que c'était curieux qu'il ne se soit jamais rien passer entre ces deux-là, ils ont toujours été comme cul et chemise et tout le monde sait que les adolescents sont commandés par un désir d'expérimentation et pour sûr qu'ils ont dû penser à un moment donné à jouer un petit peu avec le feu…Si c'est le cas elle ne m'en a jamais rien dit, ce qui est la raison principale qui me laisse à penser que ce ne fut pas le cas, il faut dire que ma sœur avait toujours été moins frivole que moi au grand soulagement de nos parents d'ailleurs. « Je dis ca comme ça. Réfléchies-y à l'occasion. » Je lève un sourcil dans un regard plein de provocation et vient récupérer la dernière latte de ma cigarette avant de la faire disparaître dans le cendrier de Crystal.

Vient le moment de trinquer à ma santé (c'est toujours plein d'ironie quand ca me concerne n'est-ce pas ?) et j'affiche un sourire sincère, même si je n'avais pas la moindre envie de fêter cette année qui s'achevait aujourd'hui et qui avait sonné de bien des façons le glas de tout un pan de vie que j'avais mis si longtemps à construire et dans lequel j'avais investie tant d'énergie, une partie de moi était tout de même reconnaissante d'avoir dans ma vie deux piliers comme elles auxquels me raccrocher. Les verres tintent et je bois une gorgée avant de me lancer dans des remerciements qui sont ma foi somme toute amplement méritée.  « Un truc blindé de chocolat, quoi. » Je jette un regard à ma sœur du genre et alooooors ? Chacun ses vices, bon okay le chocolat n'est que bien bas sur l'échelle des miens, mais il y est quand même. Je ne m'éternise pas sur les déclarations trop pleines de sentiments, ce n'est pas vraiment mon truc elles le savent bien, je suis pas vraiment pudique de façon générale, mais j'ai une notion de l'intimité particulière et poser des mots sur ce genre de sentiments en fait totalement partie. Ca me met toujours mal à l'aise, j'ai toujours peur de me porter malheur et j'ai sûrement l'air d'une parfaite idiote et ce n'est pas vraiment le combo que je préfère. Du coup je préfère largement revenir sur le sujet de la vie intime de ma sœur qui est bien trop vide à mon gout et je suis persuadée qu'un peu de fun ne pourrait que l'aider sur la voie de la guérison, on a jamais trop de motivation après tout et il est possible de la trouver à bien des endroits et de bien des façons différentes.Loin de moi l'idée de véritablement insister, c'est pour ca que j'use de la plaisanterie, parce que je sais qu'elle ne le prend pas comme une mise sous pression ou comme un jugement, elle me connaît suffisamment pour savoir que jamais je ne lui imposerais ce genre de choses, on n'en avait déjà bien trop pâtie par le passé.Une plaisanterie qu'elle saisit sans mal, mais que notre charmante gouvernante elle prend peut-être un peu trop au mot. Elle s'offusque ainsi bruyamment bien qu'elle soit plus qu'habitué à m'entendre parler de cette façon, sans parler de ma sœur, qui bien qu'étant le porte-drapeaux de la famille, n'était pas dénué de prouesses de langage châtié à ses heures perdues. « Continues comme ça et je demanderais à Violet de balancer tes cadeaux dans le feu Je la regarde peu impressionné par ces menaces qu'elle n'oserait pas exécutés. Et tu serais obligé de m'en racheter…Je ne croit pas que tu ai envie de te donner cette peine Miss Aaaadlère. J'imite son abrutie de manager et lui adresse un sourire amusé, alors qu'elle s'étend un peu plus sur la méridienne. Je doute que l’aspect raisin sec plaise à quiconque, Addi. »Je n'ai pas vraiment le temps de répondre que Violette la reprend enfin nous reprend. Maxime et moi nous jetons un regard avant de se mettre à rire de concert. Mon aînée reprend bien vite la suite de son point (oui parce que si on devait s'arrêter à chaque grognement de Mrs Honeycutt, je doute que l'on puisse finir un jour quelques conversations que ce soit. Je profite que Maxime ait la bouche pleine pour récupéré un peu de temps de parole et bien évidemment démonté ses arguments un par un, malgré la chance importante que la vieille femme à nos côtés, ne finisse par espérer devenir sourde. « Alors, déjà y a plein de gens avec des fétiches bizarres donc ton argument ne tient pas la route, de deux t'as cas la jouer sexy et garder tes gants…Je suis sérieuse, elle se met des barrières je peux comprendre, mais ca commence à faire un moment qu'elle reste isolé et ca me fait vraiment de la peine pour elle. Ca ne lui ressemble pas. Quoi ? Quand on veut on peut Maxi et en plus de ca ta hanche te rend sûrement super souple, une vraie gymnaste si tu vois ce que je veux dire. » Je ne peux pas m'empêcher de me mettre à rire et elle surenchérit encore parce que bien sûr ni l'une, ni l'autre ne veut lâcher la possibilité d'avoir le dernier mot comme d'habitude, mais c'est mon anniversaire elle devrait forcément me laisser gagner non ? « Justement entre amis on s'entraide ma très chère sœur (pour reprendre ses mots) et il est marié sur le papier, est-ce qu'on peut vraiment appeler ca un mariage quand tu vis même pas sur le même continent franchement ?? Bon après je comprends que vu ce qui ce soit passé avec son connard d'ex, elle n'ait pas envie de se mettre dans la position de la salope de maîtresse, ca c'est plus un truc pour moi apparemment. Je chasse cette pensée ou elle se chasse toute seule, peu importe puisque je ne la laisse pas s'installer. Évidemment que notre mère joue encore les commère c'est son passe-temps préférés ce qui est drôle quand on sait qu'elle ne s'est jamais intéressée à ce qui pouvait bien se passer dans nos vies sauf évidemment quand ca venait contrarier ses plans d'apparence et de perfection. AH ! ba tu vois, je suis sûre qu'il dirait pas non le Andrew. Je lui offre une moue triomphante qui s'évanouie quand je me décide à commenter le sujet de notre génitrice. Carrément il va aux putes ?? Mère à du faire pipi dans sa culotte quand elle a appris ca, a coup sûr elle a du remporter la palme du ragot de l'année avec une news pareille ! – Addison ! Un peu de tenue, vous parlez de votre mère.  J'attrape mon verre et l'approche de mes lèvres d'un air renfrogné. – Quelle mère ? Je n'ajoute rien de plus et avale une gorgée de ce vin délicieux qu'à choisie Maxime. C'est pas comme si ma mère était pas la première à me traiter de traîné quand personne n'était là pour l'entendre. Bon ils sont où ces cadeaux ? J'espère que tu ne m'as pas acheté encore un de ces cailloux magiques que tu fourres partout et que d'ailleurs j'aimerais bien que tu arrêtes de planquer dans ma chambre. » Je souris de nouveau et attrape un petit four que j'enfourne dans ma bouche.

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Mar 16 Jan - 17:58

LIFE ON MARS

happy birthday to you



« Alors, déjà y a plein de gens avec des fétiches bizarres donc ton argument ne tient pas la route, de deux t'as cas la jouer sexy et garder tes gants… Je laisse échapper un rire franc, sincère. Addison a de la ressource, a toujours réponse à tout et si je m’amuse à la contredire ici c’est d’abord parce que je n’ai certainement pas envie de m’embarquer dans une relation et aussi parce que c’est drôle de chercher à avoir le dernier mot. C’est toujours comme ça et ça me plait, notre dynamique est celle qu’il me faut.
— N’importe quoi !
— Quoi ? Quand on veut on peut Maxi et en plus de ca ta hanche te rend sûrement super souple, une vraie gymnaste si tu vois ce que je veux dire.
— C’est sur c’est une façon de voir les choses mais, nan, Addi, c’est complètement absurde !
— (…) et il est marié sur le papier, est-ce qu'on peut vraiment appeler ca un mariage quand tu vis même pas sur le même continent franchement ??
Exactement, même a continents différents ! C’est vraiment pas mon truc… » Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver en troisième roue du carrosse, dans cette position très inconfortable de la maitresse. Parce que faut pas croire, je les mets pas tous dans le même panier, ces hommes et ces femmes qui sont de l’autre côté, à attendre que l’un ou l’autre les rejoigne. Ça n’arrive jamais, les infidèles ne font pas ça d’eux-mêmes. Bobby n’a jamais eu l’intention de rompre notre mariage, il était juste… comme ça, coureur de jupons, il n’a pas pu réfréner sa nature même pour moi à qui il jurait mille et unes choses.
Mais peu importe ce n’est pas le moment de penser à ça.

Addison soulève le sujet de notre mère, qui n’a jamais eu réellement cette place dans nos vies. Elle n’était là que pour arranger nos cols et nous pousser à faire toujours plus sans se soucier de nos envies, nos sentiments, juste nos états d’âme. Violet s’est chargée de tout ça, parce que Ruth Adler avait bien trop d’autres choses à régler et deux gamines c’est bien trop compliqué !

« Mère à du faire pipi dans sa culotte quand elle a appris ca, a coup sûr elle a du remporter la palme du ragot de l'année avec une news pareille !
— Oh ça oui.
— Addison ! Un peu de tenue, vous parlez de votre mère.
— Quelle mère ? »

Ça me fait sourire malgré tout et ne contredis pas Addison. Je comprends sa colère, elle a surement plus de justifications que moi de ce côté là. J’ai toujours réussi à faire ce que je pouvais pour que Ruth me laisse tranquille. J’ai consacré une large partie de ma vie à la musique, fais en sorte d’être l’élève parfaite pour qu’elle me lâche. Une partie de tout ce travail m’a permis d’intercéder entre nos parents et Addison. Ils ne l’ont jamais comprise, n’ont jamais saisi la profondeur de ce trouble qui la tient depuis toutes ces années et qui ne l’ont certainement pas aidée. Le climat guindé qui régnait à la maison ne nous a pas poussé à nous ranger de ce côté, chacune à notre manière nous avons grandis en opposition de toutes les bienséances imposées par notre classe sociale. Je déteste toute cette phrase.

« Bon ils sont où ces cadeaux ? J'espère que tu ne m'as pas acheté encore un de ces cailloux magiques que tu fourres partout et que d'ailleurs j'aimerais bien que tu arrêtes de planquer dans ma chambre.
— Tiens ! Bonne question c’est vrai, le plus important ! Et surement pas pour les « cailloux », je veille à ton harmonie, n’est-ce-pas Violet ?
— Tout à fait Miss Addison ! Je sais que ni l’une ni l’autre ne croient à mes pierres et encens et autres instruments pour faire de cette maison un lieu de paix et d’harmonie, en accord avec les astres. Alors je sais qu’Honeycutt m’appuie pour embêter ma petite sœur, mais peu importe, ça me fait plaisir quand même.
— Allons, elle a raison, c’est l’heure des cadeaux ! Violet peux-tu… Notre gouvernante a l’habitude de mes demandes et anticipe, ne m’oblige pas à formuler simplement le fait de porter des cadeaux, ce qu’il m’est même difficile de faire ; abandonne sa broderie, récupère quelques paquets qu’elle me donne. Merci, t’es la meilleure. Je lui adresse un sourire qu’elle me rend, affectueux. Je soupèse les cadeaux, essaie de deviner ce que j’ai sous la main, glisse mes jambes hors de la méridienne pour poser les boites sur mes genoux. Violet s’est assise à côté de moi, et bientôt Nancy, l’espèce de petite bestiole à quatre pattes d’Addi débarque à son tour. Une moue suppliciée barre mon visage. Qu’est-ce que tu fais là, toi ! Berk. Bref. Je me reconcentre sur la multitude de boites que nous avons autour de nous et commence à les tendre à Addison. Bon, allez, il n’y a pas d’ordre d’ouverture. Tu peux déchirer sauvagement les paquets que j’ai mis peut-être dix ans à trouver puis emballer ! Un peu de pointe de drame dans mes mots. Ah, et voilà, t’as aussi celui-là. Je sors difficilement le petit paquet d’Honeycutt de ma poche et lui tend. Oh tu sais quoi Violet, donne-lui tout en fait, ça sert à rien de la faire attendre. Et sinon vire son ton truc de mon tapis s’il te plait ! Grand sourire alors que je récupère mon verre de vin. J’attends qu’elle ouvre le premier paquet qui est évidemment le pull de noël moche que j’ai adoré glissé dans les paquets. J’ai hâte de te voir l’essayer. Il t’ira à ravir. » L’espace de ces quelques instants j’oublie la morosité qui m’accable et m’a changée depuis un certain temps, je profite pleinement de ce moment familial, réellement chaleureux, loin de la mise en scène froide et fausse d’un thanksgiving chez les Adler. Elle jette les papiers partout et ça me fait rire, comme si on avait encore douze ans. Le portefeuille gravé sort finalement de sa cachette, puis la broche, les pierres, enfin ! A mettre sur le rebord de sa fenêtre, puis un collier pour son truc à quatre pattes, etc… s’enchainent les petits et moyens cadeaux, celui d’Honeycutt, précieux, fait à la main, simple et pourtant si détaillé et si joli… Ça me fait plaisir, et c’est ce que j’aime avoir à la maison. Ma petite sœur et notre ancienne nanny devenue gouvernante, leurs bruits, leurs chamailleries. Ça me rassure.

 

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Dim 21 Jan - 18:10

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.
Absurde, absurde, c'est un bien grand mot si vous voulez mon avis. Y a pas mille façons de voir les choses de toute façon, je suis pas une adepte du gris, c'est noir ou c'est blanc, en tout cas la plupart du temps. Le problème avec ma sœur c'est que depuis l'accident enfin à dire vrai j'ai presque envie de dire que c'est plutôt depuis qu'elle a surpris son connard d'ex dans d'autres draps qu'elle ne voit plus que le côté noir ou le verre à moitié plein, choisissez votre jolie métaphore. Ceci étant dit j'aime bien celle du verre, c'est visuellement beaucoup plus figuratif presque un peu poétique. Enfin ce n'est prestement pas le sujet. Je lève les yeux au ciel en accord avec mes épaules, je ne suis pas du tout d'accord avec elle, elle se met elle-même des barrières et si je conviens que les séquelles de l'accident sont difficiles, se fermer à toute intimité n'est pas une solution. Que se passera-t-il si les chirurgies ne tiennent pas leurs promesses ? Ca me faisait peur pour elle, parce que si elle s'appliquait à monter une apparence qu'elle servait à tout le monde et à toutes les sauces, j'étais pour ma part loin d'être dupe. Je décide de lui laisser gagner cette manche, non pas parce que je suis à court d'arguments (ca n'arrive pas souvent il faut bien le dire et non je n'ai jamais dit qu'ils étaient tous censés ou pertinents, mais à défaut ils sont tout de même existants), mais parce que je ne veux pas qu'elle se referme comme une huitre sous mon insistance parfois un peu trop poussée et dont je ne me rends toujours compte que trop tard…crise ou pas crise je suis comme ca. La bonne humeur ambiante est trop agréable pour être mise à mal et je tiens à profiter de cette soirée qui me réchauffe très franchement le coeur et vient combler un peu les trous qu'on laisser cette journée dans ma poitrine et je crois pouvoir dire que les deux femmes avec qui je la partage semble tout autant l'apprécier. Je reporte donc mon énergie sur le potin du moment et c'est apparemment Andrew qui en est le sujet et autant dire que les nouvelles sont plutôt comment dire surprenantes. Je sais pas si le fait qu'il fréquente des escorts me choque vraiment, en réalité c'est plus le fait qu'il le fasse suffisamment ouvertement pour que ca se glisse aux oreilles du gratin. Disons que je l'aurais penser plus à cheval sur les apparences qu'il présentait, mais bon loin de moi l'idée de le juger et surtout pas au regard d'avec qui il choisit de coucher, ce serait carrément l'hôpital qui se fout de la charité.

Le sujet associé à savoir notre mère m'achève je crois, c'est jamais une question facile pour moi, mon père je peux encore lui trouver des excuses, parce que je dois au fond avoir un grave Complexe d'Electre non résolu, j'ai toujours et malgré les absences, les incompréhensions et l'isolement imposé une affection ET une admiration particulière pour lui alors que Ruth elle, elle n'est rien d'autres pour moi qu'un putain d'utérus et une sacré mégère obsessive. Je me suis longtemps demandé ce que ca aurait changé si j'avais eu des parents un peu plus impliqué du genre qui cherche vraiment à savoir de quoi je souffre et qui se contente pas de m'interner et de signer des chèques, mais je me suis vite rendue à l'évidence ca ne changerait rien de le savoir si ce n'est à m'enfoncer dans un délire coupable.

«  Tiens ! Bonne question c’est vrai, le plus important ! Et surement pas pour les « cailloux », je veille à ton harmonie, n’est-ce-pas Violet ? »
«  Tout à fait Miss Addison ! » Je lève les yeux au ciel et les regarde tour à tour « Oh je vois vous avez donc décidé de vous liguer contre moi le jour de mon anniversaire, je ne vous félicite pas mesdames c'est pas très très jolie !! » Je leur impose un index faussement réprobateur et vient finalement attraper mon verre pour le finir d'une traite. Je profite du manège qui se joue entre ma sœur et notre gouvernante partie chercher mes paquets, pour non seulement me resservir généreusement, mais aussi réajuste le niveau dans le verre de Maxime. Les cadeaux s'empilent sur les genoux de mon aîné et comme d'habitude elle s'est légèrement emporté sur la quantité, ca me fait sourire, elle m'a toujours pourrie gâté et ca d'aussi loin que je me souvienne, même gamine, elle m'aurait filé ses propres affaires juste pour me donner l'impression que je comptais plus que nos parents voulaient bien le montrer et c'est une habitude qu'elle n'avait de toute évidence pas perdue. Un bruit trottinant attire mon attention et je pose mon verre sur la table alors que ma sœur commente l'arrivée de mon chien. Je me tourne un peu et tend les bras vers ma chienne qui se dirige vers moi. « Heyyyyy où est-ce que tu étais passé Nancy. Je la soulève et vient coller un baiser sur le dessus de sa tête. Je parie que tata Maximean t'as encore maladroitement enfermé dans une des pièces de sa grande maison pas vraiii. » Bon okay je lui parle comme à un gamin de deux ans ET ALORS ! Je poupouille mon chien et lui tend un des petits fours d'Honeycutt discrètement je sais qu'elle aime pas qu'on file sa bouffe au chien, elle me l'a assez répété. « Miss addison je ne cuisine pas pour les animaux, je mets beaucoup d'énergie dans mes recettes pour vous et votre sœur, pas pour votre chien. » Je connaissais le discours par coeuuuur, mais elles sont de toute façon trop occupées à s'organiser pour remarquer quoi que ce soit.


« Bon, allez, il n’y a pas d’ordre d’ouverture. Tu peux déchirer sauvagement les paquets que j’ai mis peut-être dix ans à trouver puis emballer !  Je repose Nancy sur le sol et lui gratouille le dessus de la tête avant de réceptionner une partie de mes paquets et alors que je vois ma sœur peiner pour sortir un petit paquet de sa poche elle reprend la parole. Oh tu sais quoi Violet, donne-lui tout en fait, ça sert à rien de la faire attendre. Et sinon vire son ton truc de mon tapis s’il te plait ! » Honeycutt récupère tous les paquets de la méridienne et les déposes sur le sol devant moi. « Compte sur moi ! Tu sais que le dépliage soigné c'est pas mon truc toute façon. Je ne manque pas sa remarque sur ma chienne qu'elle déteste je le sais, m'enfin j'aime pas non plus sa tarentule et je dis rien. Oh bien sûr attend ! Je me redresse sur mes genoux et attrape donc sagement Nancy que je viens déposer sur ses genoux dans un sourire. Voilà ton tapis est sauf. » Je me mets à rire et vient retrouver ma position initiale à savoir en tailleur sur le tapis et attrape le premier paquet que j'ouvre en quelques mouvements, mon chien qui a bien évidemment retrouvé le sol commence à s'agiter et joue avec les morceaux de papier cadeaux. « C'est….je retourne le pull dans tous les sens et hoche la tête d'un air perplexe complètement feint. Très élégant ! Un éclat de rire vient s'interposer. Je l'adore! Je le serre contre moi et adresse un regard ravie à ma sœur. Et c'est vrai je trouve ca très drôle et plus personnel que ce que je pourrais recevoir d'autres personnes c'est certain. Les autres cadeaux s'enchaîne et ils reçoivent le même accueil, les goûts de ma sœur sont relativement sûres je ne suis donc pas surprise…enfin je pense peut-être un peu vite puisque je finis par ouvrir un paquet contenant un lot de ses cailloux magiques. J'en étais sûre, je savais que tu pourrais pas t'en empêcher ! Je lève les yeux au ciel avec un sourire. Elles n'iront pas autre part que sur l'EXTERIEUR de ma fenêtre Maxi, mais merci. Je roule des yeux et repose les pierres dans la boite qui les renfermait avant de lui envoyer un baiser, puis j’attrape le paquet suivant, puis le suivant…et je finis par celui de Violet qui est absolument charmant et me réchauffe encore un peu plus le coeur. Je pousse un soupir non pas triste, mais plutôt satisfait avant de me lever et de venir d’abord enlacer ma gouvernante. « Merci Violet je l’adore, tu es la meilleure ! Je lui colle un baiser sur la joue et elle se rassoit avec un sourire. Ca me fait plaisir Miss Addison. » je viens ensuite refermer mes bras autour de ma sœur que j'étreins de façon accentuer et a qui je chuchote :  Merci sis' en vrai c'est toi la meilleure, mais le dit pas à Honeycutt. Je laisse échapper un gloussement et essaye de ne pas me laisser embarquer par trop d'émotion, parce que mon fils n'est pas là, parce que mon mari n'est pas là enfin ex-mari et qu'ils me manquent un peu plus aujourd'hui. Je viens ensuite reprendre ma place sur le sol et bois une longue gorgée pour me reprendre. « Je suppose que papa m’a envoyé un collier hors de prix et que sa secrétaire à signer pour maman comme d’habitude ? » Violette souffle et pousse un petit « oh » pas réprobateur cette fois, mais plutôt signe d’un oubli. « Il y a les paquets qui ont été livrés tout à l’heure, mais je les ai oubliés, elle se donne une petite tape sur le front et marmonne quelque chose. Je vous les apporte, mais d’abord je vais mettre un peu d’ordre dans votre bazar et vous ramener la suite du repas. Et elle est littéralement en train de ramasser les papiers que j'ai envoyés valser partout. Violet laisse donc je ramasserai plus tard. Balivernes !  Vous restez là et vous profitez avec votre sœur. Est-ce que vous allez manger dans la salle à manger ou est-ce que je redresse la table ici Miss Maxime ? »

La gouvernante partie je me retourne vers ma sœur. « Tu me gâtes beaucoup trop Maxime tu le sait ca ? Je mérite pas la moitié de tout ca, surtout vu comment je t'ai fait courir partout à ma rescousse cette année.  J'hausse les épaules, je n'aimais pas revenir sur ce que j'avais pu faire lors des mes épisodes incontrôlés, mais elle avait bien du mérite et c'était normal que je le reconnaisse. Je te promets que je vais essayer de me tenir. »

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Mer 24 Jan - 12:09

LIFE ON MARS

happy birthday to you



J’aurais bien du la boucler maintenant je me retrouve avec cet animal stupide sur les genoux. Chacun ses goûts, y’a pas de problèmes avec ça mais… je trouve ce type d’animal sale et inutile. Je ne comprends pas ce qu’Addison lui trouve, c’est un petit truc hargneux qui s’oublie en deux secondes dans une pièce (véridique, le nombre de fois où j’ai enfermé ce pauvre chien par mégarde, trop petit et moi pas habituée à checker derrière moi…). Mais bon elle est là et elle l’aime alors je la laisse le garder, évidemment, je ne vais pas lui dire de jeter ce truc par la fenêtre. Je préfère ma tarentule pour plein de raisons, elle fait pas de bruit, elle effraie toujours tout le monde et c’est très intéressant, elle prend pas beaucoup de place. J’ai bien assez de toute façon, on est que 3 à vivre constamment dans ce grand manoir, j’ai installé un gigantesque terrarium tout en beauté près de la véranda… C’est reposant de la regarder grimper l’écorce ou ce genre de choses. Mais bon revenons à Nancy que je laisserais bien manger par Miranda… Nan quand même pas… Mais voilà, je ne suis pas fan. Je lui tapote quand même la tête en douceur, j’ai pas envie de blesser n’importe quel animal, banal ou non.

« C'est… Très élégant !
— N’est-ce pas ?
— Je l’adore !
— Il est incroyable, j’adore le détail des pompons multicolores. »

J’aime beaucoup offrir ce genre de choses. Je sais qu’on va surement passer notre Noël ensemble, comme toutes les fêtes de famille au final. On va pas échapper à la réunion avec Mère et Père mais… c’est jamais que la partie émergée de l’iceberg, c’est juste pour les apparences, après on s’en fiche. J’ai appris à faire avec ce genre de choses, je sais que chaque fois c’est plus compliqué pour Addison. Tout est toujours plus compliqué pour elle, c’est normal à bien des égards. J’essaie de faciliter ces moments, j’essaie de veiller sur elle, de la préparer, de faire comme je peux pour contrebalancer le manque évident d’affection auquel on s’est confrontées. Ni Ruth ni Richard, car c’est bien beau de tout mettre sur ma mère, mais mon père n’a jamais été mieux dans on genre. Catholique pratiquant l’infidélité à tout va, escorts de luxe, sur lesquelles ma mère ferme évidemment les yeux. Il n’était jamais là, pas un soutien. Je dois dire que… je suis sure cependant qu’il aurait davantage pu nous donner. Car le peu de fois où il était là, c’était Noël à la maison. Ma sœur n’a jamais vrillé de cette affection pour lui, moi je me suis détachée de lui comme de ma mère. Peu importe… je digresse à nouveau alors me reconcentre sur Addison qui finit par découvrir la boite de mes pierres, non pas de simples cailloux comme elle s’amuse à les appeler.

« Elles n'iront pas autre part que sur l'EXTERIEUR de ma fenêtre Maxi, mais merci.
— C’est déjà pas mal au moins elles seront pas dans ta poubelle. A mon tour de rouler des yeux.
— Merci Violet je l’adore, tu es la meilleure ! Ça me fait sourire, je sais que ça fait plaisir à Mrs Honeycutt également. Elle s’est souciée de nous, n’a jamais eu d’enfants, on a la place dans son cœur qu’ils auraient eu. Après tout elle est bien venue à New-York puis m’a suivie ici sans aucun problème. On peut tout lui confier, je suis quasi-sure qu’elle nous aiderait à cacher un cadavre s’il le fallait. Addison finit par passer ses bras autour de moi et j’en fais de même, profite de cet instant d’affection. On ne s’est jamais refusées ce genre d’attention et c’est très bien comme ça, malgré nos difficultés communes à s’exprimer.
—  Merci sis' en vrai c'est toi la meilleure, mais le dit pas à Honeycutt.
J’ai donc de quoi te faire chanter sur au moins dix ans. Je dépose un baiser sur sa joue et la laisse ensuite tranquille, sourire aux lèvres, la regarde s’installer par terre à nouveau.
— Je suppose que papa m’a envoyé un collier hors de prix et que sa secrétaire a signer pour maman comme d’habitude ? J'acquiesce, évidemment.
—  Il y a les paquets qui ont été livrés tout à l’heure, mais je les ai oubliés. Je vous les apporte, mais d’abord je vais mettre un peu d’ordre dans votre bazar et vous ramener la suite du repas.
— Merci madame.
— Violet laisse donc je ramasserai plus tard.
— Mais laisse on s'en occupera !
— Balivernes !  Vous restez là et vous profitez avec votre sœur. Est-ce que vous allez manger dans la salle à manger ou est-ce que je redresse la table ici Miss Maxime ?
— Je pense qu’on va manger ici Violet, merci, dis-moi si t’as besoin d’aide. Je glisse le bras vers un petit four que je glisse entre mes lèvres et récupère mon verre de vin. Je reprends ma place au fond de la méridienne et pousse un soupir, défait un bouton de mon chemisier puis glisse une main dans mes cheveux comme pour défaire les tensions.
—  Tu me gâtes beaucoup trop Maxime tu le sait ca ? Je mérite pas la moitié de tout ca, surtout vu comment je t'ai fait courir partout à ma rescousse cette année. Ma sœur finit pas couper le silence avec un aveu qui, je me doute, ne doit pas être simple à formuler. On s’aime, c’est sur, nos démonstrations d’affections sont là, de quelconques manières que ce soit. Mais quant à s’exprimer sur la vraie nature de nos troubles, c’est autre chose. On marche à la devinette généralement, on essaie de sauver les apparences comme une conséquence inévitable de l’éducation surfaite de nos parents. Je sais qu’on peut tout se dire sans jugement mais je sais aussi que c’est compliqué d’être ouvert sans filtre, sur les vraies raisons de nos problèmes.

Je ne l’ai jamais considérée comme un poids, comme les parents on pu lui faire ressentir de temps à autre, par des détails qui sont gravés à jamais dans sa mémoire, je peux aisément le concevoir. Je ne dis pas que c’est facile ni que j’ai toujours été ravie d’aller la chercher je ne sais où. Mais je ne la lâcherais, la vérité c’est qu’elle a toujours été la personne la plus importante dans ma vie et celle qui ne m’a jamais laissée tombé. Je te promets que je vais essayer de me tenir. Je lui souris tranquillement.
— Tu sais que je ferais n’importe quoi pour toi, Addi. T’en fais pas pour ça. Et bien sur que si tu mérites ce magnifique pull. Il ira parfaitement avec le collier de Richard. Je lui adresse un grand et rare sourire, lui lève mon verre et boit à nouveau une gorgée de vin. C’est agréable, je commence à en ressentir les effets, la chaleur et la légèreté qui accompagne un léger degré d’alcool dans le sang. Et en réalité la vraie championne c’est toi non ? T’es revenue vivre dans la maison de ta sœur handicapée. On pourrait faire un téléfilm naze sur toute cette histoire, tu deviendras la source d’inspiration de millier de personnes. Peut-être qu’on devrait offrir une version édulcorée de notre parcours pour un film de Noël, un script écrit par Mrs Honeycutt envoyé à la Fox. Un bon moyen pour faire encore plus d’argent tu crois pas que Père et Mère seraient contents ? Je plaisante évidemment, sarcastique, laisse échapper un léger rire. Ils ne seraient contents que si on était devenues présidentes de notre merveilleux pays. Et encore. Je n’ai jamais saisi la profondeur de leur insatisfaction. Je récupère un autre petit four — délicieux — et reviens sur autre chose. Me remercie pas encore t’as pas vu les derniers paquets. Peut-être encore des cailloux. On ne sait pas. Je hausse les épaules avec un air faussement inquisiteur. Il me reste quoi à lui donner ? Je ne sais plus ce que j’ai commandé mais on va le savoir bien vite car Violet revient avec trois autres paquets qu’ont a reçu par le facteur aujourd’hui et que j’ai fais rangé dans mon cabinet de curiosité jusque-là. J’ai commandé tellement de choses que je ne sais plus ce qu’il y a. Violet dépose les paquets et s’en retourne aller chercher la vaisselle. Elle ramène deux assiettes, deux couverts… Voyons Violet, tu vas bien manger avec nous j’espère. Tu vas pas poser un lapin à Addison quand même ! Je passe distraitement ma main dans la fourrure du chien qui s’est roulé en boule et endormi sur mes genoux, argumente avec la gouvernante. Non mais, allez ! Ne m’oblige pas à me lever et aller chercher les couverts moi-même, Mrs Honeycutt ! Elle pousse un soupir, finit par abdiquer. Tu veux pas manger seule dans la cuisine tant que t’y es non mais. Tu manquerais le plus gros de nos conversations je sais que ça t’ennuierais profondément. Je lui adresse un petit sourire malin puis redirige mon attention vers Addison. N’est-ce pas Addi ? Alors, ouvre, enfin ! »


 

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Mar 30 Jan - 0:05

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.
Ma sœur me sourit avec cet élan de sincérité, celui qui est considéré comme une de ses plus grandes qualités sans doute et je le lui rends sans même m'en rendre compte. Ceci étant dit, ce sourire se dissolve bien vite lorsqu'elle me répond. « Tu sais que je ferais n’importe quoi pour toi, Addi…. Je sais que c'est vrai, elle l'a déjà prouvé plus d'une fois et qu'est-ce qu'elle avait obtenu pour récompense ? Le droit de recommencer encore et encore… J'apprécie la dévotion et l'amour que Maxime me porte, je ne saurais dire la reconnaissance que j'ai envers elle et tout ce qu'elle a bien pu faire pour moi, mais je crois que quelque part je voudrais qu'elle ne soit pas toujours là à se plier en quatre pour m'aider, me sortir des situations pourries dans lesquelles je finis toujours par me mettre, parce que je ne veux pas m'y habituer, parce qu'un jour elle s'en lassera, un jour tout ca viendra se placer définitivement entre nous comme ca été le cas pour tous ceux qui ont un jour fait partie de mon entourage. Tous sans exception aucune et si je pouvais retarder l'échéance autant que je le peux alors je le ferais sans hésiter. T’en fais pas pour ça. Et bien sur que si tu mérites ce magnifique pull. Il ira parfaitement avec le collier de Richard. » Je laisse dériver l'idée de lui servir mon laïus, de lui dire de ne pas faire ca, d'arrêter de me sortir du pétrin, d'arrêter de prendre soin de moi comme si j'étais encore la gamine délaissée par ses parents, parce que je ne veux pas briser la légèreté qui semble en l'instant l'habité et qui est suffisamment rare ces derniers temps pour être remarqué et surtout protégé. « Je suis sûr que maman apprécierait de nous voir débarquer à son souper de Noël chiant, habillés comme ca. Je vois d'ici sa tête. J' imite l'air pincé et réprobateur de notre mère, sa façon constante de se pincer les lèvres et de porter sa main à son putain de collier de perles, avant de laisser échapper un rire amusé et de porter à mon tour mon verre de vin à mes lèvres. J'ai plus qu'à t'en trouver un et le tour est joué! Tu seras la reine de la fête crois-moi ! » Je lève mes sourcil et laisse retomber ma main sur ma cuisse dans un petit claquement sonore que mon chien prend évidemment une invitation pour venir s'agiter devant moi. Et en réalité la vraie championne c’est toi non ? T’es revenue vivre dans la maison de ta sœur handicapée. On pourrait faire un téléfilm naze sur toute cette histoire, tu deviendras la source d’inspiration de millier de personnes.  Je secoue la tête en levant les yeux au ciel. D’accord je suis là, mais ca ne demande pas tant d’effort que ca, je n’ai fait que quitter mon loft pour venir m’installer dans un manoir…un putain de manoir !  Aloha quoi ! Je n’ai rien abandonné en réalité, parce que la vérité c’est que je n’avais plus rien lorsque tout ca est arrivée et si évidemment ma décision de venir épauler ma sœur est totalement dénué d’arrière pensée ou d’égoïsme, je ne crois pas mérité quoi que ce soit en échange. Parce que ce n’est pas grand chose et parce qu’a par ca, je n’ai jamais vraiment fait quoi que ce soit pour elle. Peut-être qu’on devrait offrir une version édulcorée de notre parcours pour un film de Noël, un script écrit par Mrs Honeycutt envoyé à la Fox. Un bon moyen pour faire encore plus d’argent tu crois pas que Père et Mère seraient contents ? » Je laisse échapper un rire un peu en demi-teinte, je ne veux pas lui ôter ce sourire, même si ca me coute de garder le silence. J’y reviendrais. Je pense vraiment que nous devons avoir une discussions, qu’il est tant que je la décharge de l’obligation qu’elle s’est collée sur les épaules il y a longtemps et qui n’aurait jamais dû être. Je ne peux plus me permettre d’être un énième fardeau sur ses épaules. Plus maintenant. « Attrape un stylo, je pense qu’on tient un succès. Oh attend peut-être qu’on devrait d’abord sortir un bouquin, du genre révélation au sénat….ou un truc du genre ! Ensuite on vend les droits à un réal qui se prend pour un véééééritable aartiste et hop bam on finit avec un oscar dans la poche. Faut voir les choses en grand Maxi, t’as donc rien retenue de l’éducation de maman ? » Je secoue la tête à la négative avec un air faussement réprobateur.

Violet finit par revenir et dépose trois paquets devant moi. Le premier ne laisse pas vraiment place à un questionnement, il a visiblement été délivré par coursier et est estampillé du logo d'un joaillier hors de prix. Cadeau de mon père évidemment. J'aurais préféré un coup de téléphone pour être honnête, plutôt qu'une carte impersonnelle qui n'a de toute évidence pas été écrite par lui. Les deux autres sont des boites de cartons estampillés du tampon de la poste, j'ignore donc tout de ce qu'ils peuvent contenir, probablement d'autre présent de qualités soigneusement choisis par ma très chère sœur. « Voyons Violet, tu vas bien manger avec nous j’espère. Tu vas pas poser un lapin à Addison quand même ! La gouvernante secoue la tête et ronchonne dans sa barbe tandis que la maîtresse des lieux continue d’argumenter, enfin à ce stade personnellement j’appellerai plutôt ca du chantage, mais bon ne contrarions pas sa majesté. Je sirote la fin de mon verre avec un sourire, non seulement devant cet échange, mais aussi devant le spectacle de ma sœur en train de papouiller mon chien que soit disant elle déteste et ne sert à rien. Mrs Honeycutt finit par se résoudre à suivre l’invitation de mon aîné et de ses arguments infaillibles. En réalité je ne pense pas que violet soit plus intéressé que ca à rester nous écouter, mais elle le fait tout de même de bon coeur, même si la connaissant elle trouvera quelque chose à aller chercher ou à ramener dans la cuisine dans moins de dix minutes. N’est-ce pas Addi ? Alors, ouvre, enfin ! Hein ? Je relève mon regard à l'énonce de mon nom et acquiesce immédiatement Bien sûr Violet, mais si tu as d'autre chose à faire comme je ne sais pas finir mon gâteau ou appeler Simon je comprends. Le visage cramoisie de la vieille anglaise gigote de gauche à droite. Pas du tout enfin, pourquoi est-ce. Je vais aller chercher des couverts et apporter le diner. Rooooh appeler..non mais quelle idée… » Ses propos s'éteignent et deviennent inaudibles avec la distance, mais pas le son de mon rire qui continue de résonner, encore et toujours fier de la mener en bourrique. « Okay okay. Dis-je en levant mes mains devant moi, je vais terminer d'ouvrir ma pile intermiiiinable de présents. J'associe le geste à la parole en faisant valser mon bras devant moi dans un geste plus qu'exagéré. Avant de finalement attraper le paquet de mon cher papa et d'ouvrir l'écrin de velours bleu qu'il contient. Evidemment le collier est sublime, fin pas trop clinquant, mais suffisamment remarquable pour ne pas passer inaperçue. Excellent choix. Je passe le bout de mon doigt sur l'or délicat du bijou avant de finalement refermer le boîtier et de le déposer sur le tapis avec le reste de mes cadeaux. Il est même pas si jolie. Nan c'est faux je l'adore. Il a toujours eu du goût pour ca. Je secoue la tête. Bon le petit ou le gros ? Je glisse un doigt sur mes lèvres en signe d'intense réflexion et jette un œil à ma sœur qui a l'air de me dire « quand tu veux Addi ! » Le gros évidemment. J'ouvre le paquet de carton plutôt grossier et en sort une boite sans aucun signe distinctif. Ouhh trop de suspens Maximysterious ! Je lui adresse un sourire alors qu'elle finit de se siffler son verre de vin comme une riche héritière alcoolique allongé comme une princesse sur sa méridienne. De mon côté à l'instant où j'ouvre la boite mon visage non seulement se fige, mais le reste de mon corps se raidit instantanément. WHAT THE FUCK. La boite est entièrement remplie de photos…De moi. J'en attrape quelques-unes. Moi dans une boutique du North Side, Moi dans un café. Moi devant mon boulot. Moi, moi et encore moi. Mes sourcils se froncent. Ce ne sont pas juste des photos, elles sont dégradées, noircies, déchirées, barré de commentaire obscènes. Je les laisse retomber dans la boite les mains tremblantes. Je suis sans voix, froissé et horrifié par ce spectacle malfaisant et abjecte. D'un geste brusque je referme le carton sur ce qu'il contient, sans vraiment prêter attention à ce que peut me dire ma sœur.

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Jeu 1 Fév - 19:25

LIFE ON MARS

happy birthday to you



« Bien sûr Violet, mais si tu as d'autre chose à faire comme je ne sais pas finir mon gâteau ou appeler Simon je comprends. Je laisse échapper un rire alors que le visage de Violet vire au rouge tomate. J’adore. Y’a pas plus évident, elle en pince pour lui et vaut mieux pour Simon qu’il en pince pour elle. Je serais pas contre les observer un petit temps, forcer le truc, aller à l’extérieur, sous une ombrelle ou une capeline, aux côtés de Honeycutt, en demandant à Simon de couper les roses devant nous. Un petit feuilleton des années soixante quoi. Pas du tout enfin, pourquoi est-ce. Je vais aller chercher des couverts et apporter le diner. Rooooh appeler..non mais quelle idée…
— Hm oui quelle idée n’est-ce pas ? Je glisse mes lèvres autour de mon verre de vin qui a été rempli à nouveau à un moment où je ne l’ai pas vu, puis redonne mon attention à Addison qui doit terminer d’ouvrir ses cadeaux avant que l’on se mette à table.
— Okay, okay, je vais terminer d'ouvrir ma pile intermiiiinable de présents
— C’est ça plains-toi ! Mais dans quelques temps, quand il fera -40 tu me remercieras de t’avoir offert tout ça, tiens ! Je montre d’un geste de la main son magnifique pull et la paire de gants qui traine dans une des boîtes à côté d’elle. C’est vrai qu’il y a des papiers partout mais ça me fait plaisir de voir un peu de bazar, ça donne de la vie. Ma sœur finit par attraper un écrin bleu foncé et je sais qu’il s’agit du cadeau de notre père. Jamais là, mais toujours de très bon conseil lorsqu’il s’agit de choisir quelque chose de luxueux. Son vin, ses bijoux, ses putes.
— Il est même pas si jolie. Nan c'est faux je l'adore. Il a toujours eu du goût pour ca.
— N’est-ce pas ? Je hausse les sourcils, ne peut pas m’empêcher d’apparaître désespérée, blasée l’espace d’une seconde. S’il y a un sujet sur lequel nous sommes en désaccord ce sera notre père. Elle a conscience de ses défauts mais continue de lui vouer une affection particulière, je n’ai jamais compris d’où ça venait. Ma mère n’a pas le droit au même traitement.
— Bon le petit ou le gros ? Je lui jette un regard bien assez évocateur sur l’idée qui me passe par la tête puis : Le gros évidemment. Je finis par lui sourire. Je ne sais même pas ce qu’il y a dans les derniers paquets à vrai dire je me suis perdue dans la montagne de cadeau. J’ai du temps à perdre et une sœur à gâter, alors, les deux compatibles donnent le droit à Addi de découvrir des cadeaux en même temps que moi qui les ait payés… Ouhh trop de suspens Maximysterious ! » Je hausse les sourcils de manière régulière comme pour la conforter dans cette idée de suspense. Je récupère mon verre à nouveau, boit une autre gorgée, d’ailleurs je devrais songer à peut-être ne pas boire aussi vite. Je n’ai vraiment pas cette habitude, je suis quelqu’un de raisonnable. Je vais finir par avoir le tournis et ne plus pouvoir rentrer à la maison par mes propres moyens, catastrophe. Il est hors de question qu’Addison ou Violet doivent s’occuper de moi et me remonter dans la chambre. C’est déjà arrivé que je me casse la figure dans les couloirs et j’ai toujours essayé de me débrouiller, hors de question de provoquer une chute par l’alcool.

Mes pensées sur le sujet sont néanmoins interrompues alors que j’observe ma sœur maintenant qui a perdu son visage plein d’enthousiasme. Elle est maintenant crispée et je ne vois pas ses yeux baissés sur le contenu du carton mais je devine aisément la tension et je sens l’ambiance redescendre de plusieurs degrés. Je fronce les sourcils, dépose mon verre sur la table. « Addi, qu’est-ce qu’il y a ? Pas de réponse. Addison ? Elle se contente de refermer la boite avec brutalité. Addison si c’est une de mes poupées incas ou un d’mes trucs empaillés je suis désolée… Tout ça m’intrigue, elle paraît complètement à côté de la plaque maintenant. Je n’ai pas vu ce qu’il y avait dans la boite et ça commence à m’effrayer. Oui c’est vrai que je commande des choses étranges et il me semblait pas l’avoir fait depuis un bout de temps mais c’est possible, peut-être que je perds la tête. Je laisse quelques secondes de silence s’écouler avant d’attraper ma canne dans un geste pour me relever. Montre-moi ce que c’est Addison, qu’est-ce que t’as ? Tu commences à me faire peur. Je pousse sur mes bras, me rends compte que j’ai effectivement bu un peu vite mais tiens bon, pose mon autre main sur l’accoudoir de la méridienne et au prix d’un maigre effort, fais le tour de la petite table, reste debout au-dessus de ma sœur. Ouvre le carton. »



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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Ven 9 Fév - 6:09

Now she walks through her sunken dream
EXORDIUM.


« Addi, qu’est-ce qu’il y a ? …. Addison ? Addison si c’est une de mes poupées incas ou un d’mes trucs empaillés je suis désolée…

Hein? Soudainement je réalise que Maxime est en train de me parler et je tourne un visage surpris vers elle comme si j’étais l’espace d’un instant étonnée de la trouver là. Je secoue la tête a la négative et vient accrocher un sourire peu convainquant sur mes lèvres. Montre-moi ce que c’est Addison, qu’est-ce que t’as ? Tu commences à me faire peur. Voilà exactement ce que je veux pas provoquer chez elle. Ce que je provoque bien trop souvent et ca m’agace. Pas ce soir, pas avec ça. « Non, non c’est rien ! C’est…Je me racle la gorge et tâche de donner le change. c’est pas un des tient Maxi. Sourire feint, je commence à m’améliorer maintenant que l’idée de ne pas inquiéter ma sœur, me semble prestement plus importante que le contenu de cette foutue boite. S’il-te-plait rassied toi enfin.  Oui parce qu'elle est déjà en train de se lever pour venir se placer au-dessus de moi et elle en a visiblement pas grand chose à faire de mes protestations. Ouvre le carton. » Hors de question. Même pas en rêve, va falloir réfléchir et vite, très vite…et évidemment Honeycutt met quinze jours à revenir avec ses foutues couverts. Je me lève à mon tour, c'est idiot, mais ca ne m'aide pas beaucoup d'être assise par terre alors qu'elle se présente de toute sa hauteur, je me remets donc sur mes jambes et place mes mains sur mes hanches en lui jetant un regard du style « vraiment ? vraiment guuuuurl. » Parce que oui noyer le poisson avec quelqu'un qui vous connaît si bien c'est pas toujours la chose la plus facile à faire. Bon elle ne réagit pas évidemment. Alors, je change de tactique et relâche mes épaules, vient placer ma main sur son épaule et lui adresse un sourire amusé. « Crois moi Sis' t'as pas envie de voir ce qu'il y a dans cette boite. C'est dit sur un ton qui pourrait laisser croire à quelque chose de finalement beaucoup plus léger que ce qu'il en était en réalité. C'est rien jt'assure d'accord ! »

Ca n'a pas vraiment l'air de prendre…Damn ! Est-ce que j'en fait trop ? Pas assez ? Elle me jette LE regard, celui que je connais par coeur et que j'ai jamais vraiment aimer parce que je sais qu'elle est têtue, surement plus que moi d'ailleurs et qu'en plus elle me fait faire ce qu'elle veut, j'ai jamais rien su faire contre le côté maternelle de ma sœur. « Addison… »

Je pousse un soupir. « Je veux pas que tu t'inquiètes d'accord. C'est juste…(soupir encore) c'est juste des photos Maxi' ; je sais que tu vas en faire tout un plat, alors s'il-te-plait juste rassied-toi, bois un verre avec moi et laisse-moi gérer mes problèmes…c'est pas à toi de le faire, occupe toi d'abord de toi pour une fois. » Sauf qu'apparemment mon petit laïus elle en a strictement rien à foutre et qu'elle finit par se diriger elle-même vers la boite pour l'ouvrir. Dieu merci Honeycutt arrive enfin pour nous interrompre. Elle s'arrête au milieu du salon et nous jette un regard interrogateur avant de finir son chemin et de poser les couverts sur la petite table à côté de laquelle nous nous tenons, interrompant notre échange et suspendant juste quelques secondes la tension qui s'est installé. « Hummm est-ce que tout va bien ici ? Vous n'êtes quand même pas en train de vous disputer. Pas de ca les jours de fête vous connaissez les règles. » J'adresse un sourire à ma sœur et me retourne vers notre gouvernante. « On ne se dispute pas Violet c'est promis. » Elle secoue sa main dans l'air et indique que le plat principal sera prêt d'ici une dizaine de minutes, puis disparaît de nouveau dans la cuisine, visiblement bien décidé à ne pas s'interposer. « Oublie ca d'accord ? »

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Mar 27 Fév - 23:45

LIFE ON MARS

happy birthday to you



Je le vois, elle essaie de noyer le poisson. Je suis pas complètement stupide, je connais ma sœur mieux que personne, je la suis, la protège comme je peux depuis qu’elle est venue au monde, je pense. J’ai toujours eu cet instinct avec elle, j’y peux rien, c’est la seule qui ne m’a jamais laissé tomber et il y’a surement une autre part de vérité dans tout ça, j’ai surement voulu combler et créer entre nous ce qui manque dans notre famille depuis la nuit des temps. L’amour filial, la base de relations saines. Alors oui c’est pas toujours facile avec certaines de ses phases, c’est pas facile non plus pour elle j’imagine de composer avec mon comportement infernal. Mais peu importe tout ça, c’est quand même la personne la plus importante dans ma vie et quand elle agit comme ça, je réagis.
Donc elle essaie, d’abord en jouant la carte cool, tranquille, le ton de l’humour. Ça ne marche pas, je reste droite, l’observe, cherche des réponses à mes questions. Alors autre tactique, elle pose une main sur mon épaule, arbore un léger sourire absolument pas convaincant — peut-être pour le reste du monde mais pas moi. Crois moi Sis' t'as pas envie de voir ce qu'il y a dans cette boite. Addison tape dans le côté humoristique cette fois, rajoute une couche, « c’est rien j’t’assure d’accord ! », mais bien sur. Si je pouvais croiser les bras là maintenant sans ma casser la gueule je le ferais, alors j’opte pour la technique la plus sincère, lui laisse entrevoir l’inquiétude qui perce à travers la fermeté que j’utilisais jusque-là. Je veux simplement des réponses.

« Addison… Elle pousse un soupir, je sais que j’ai « gagné », si c’est vraiment le terme à utiliser dans cette histoire.
— Je veux pas que tu t'inquiètes d'accord. C'est juste… Si ça commence comme ça y’a moyen que ça m’inquiète oui, mais je ne relève pas la première partie de sa phrase, je me ferais mon idée à moi seule, d’ailleurs elle continue à parler, me parle de la laisser gérer ses problèmes et que je reste dans ma méridienne à m’occuper de mon verre de vin. Non, c’est pas comme ça que ça se passe, alors cette fois, je me re-déplace en direction du carton, me penche avec difficulté pour le soulever mais, évidemment, toujours la même, Honeycutt qui débarque.
— Hummm est-ce que tout va bien ici ? Vous n'êtes quand même pas en train de vous disputer. Pas de ca les jours de fête vous connaissez les règles.
— On ne se dispute pas Violet c'est promis. J’observe la gouvernante faire demi-tour et reprend mon geste. Oublie ca d'accord ? Je n’ai pas besoin de mot cette fois encore, lui jette un regard suffisamment évocateur pour ne pas avoir besoin de rajouter des paroles inutiles. Je finis par attrape un pan du carton, le salon et le laisse retomber sur la table basse, me permettant de ne pas avoir à me plier en quatre pour l’ouvrir.
— Bon alors voyons ça. Je pousse le premier pan, puis le deuxième. A l’instant où je peux apercevoir les images, mes yeux s’arrondissent et mes gestes jusque-là calmes, lents, s’agitent et je plonge ma main pour attraper les premiers morceaux de papiers déchirés, barrés d’inscriptions vulgaires, obscènes. Ma mâchoire semble se décrocher, l’inquiétude que j’avais se transforme en colère alors que je fouille, observe, le sujet des photos dégradé, gribouillé, barré, découpé, sauvagement. Je tourne, retourne les morceaux, secoue la tête à la négative. C’est Addison sur ces photos, ma petite sœur, dans son quotidien, au café, dans une boutique, qui sort de sa vieille bagnole de collection. Ma main se referme sur le pommeau de ma canne, je me retourne, tendue, vers Addison et lui présente l’un des morceaux de papier. « c’est rien j’t’assure » ? Sérieusement Addison ? C’est quoi ? Est-ce que tu sais d’où ça vient ? De QUI ça vient ? Un fredonnement joyeux m’interrompt, Honeycutt débarque à nouveau dans le salon et je baisse la tête, pousse un soupir agacé. Je sais comme je suis, une femme à très mauvais caractère qu’il ne faut pas contrarier. Alors je vais tâcher d’être polie avec ma gouvernante.
— C’est pratiquement prêt !
— Honeycutt, tu peux attendre dehors quelques minutes s’il te plait.
— Ah ah ah ! t-t-t ! les règles Miss Maxime !
— Dehors, Violet. Elle s’arrête, perd son sourire, comprend le sérieux de mon humeur et n’en demande pas plus. Je fais un effort, les dents serrées. S’il te plait.
— Je vais terminer les préparatifs. »

Je pousse un soupir, froisse la photo dans ma main libre et la jette dans le carton avec énervement. Je tâche de ne pas piquer un scandale, là, maintenant, car je doute que ce soit de quoi Addison ait besoin à cet instant. D’ailleurs je pense qu’elle comprend, qu’il me faut quelques secondes pour ne pas laisser libre court à mon tempérament infernal. Je sais que je peux être une vraie plaie, piquante, blessante. Alors je passe ma main brûlée sur mon visage, avant de me rappeler que la sensation de parchemin sur ma peau encore sensible me dégoûte et la laisse retomber contre ma cuisse.

« OK… ok, petite pause que j’appuie d’un geste de la main, je relève la tête, plante mon regard dans le sien. Est-ce que tu sais par hasard qui a posté ça, qui connaît notre adresse et visiblement te suis pour avoir un stock de photo pareil ? Mon ton s’est adouci de lui-même. Je l’observe, cherche à nouveau des réponses ou une trace de mensonge, plus juste : de dissimulation sur son visage. Mon inquiétude va dans tous les sens, se figure mille hypothèse. Et si c’est simplement la suite de l’incendie qui m’a coûté ma carrière, ma santé ? Et si… et si elle avait fait un truc, que je n’avais pas vu, n’avait pu prévenir et qui lui retombe dessus ? Mille questions, aucune réponse à l’horizon. Dis-moi Addison. Tu sais que tu peux tout me dire… je te promets, je vais pas en faire tout un plat, d’accord ? Je veux juste… la protéger. Juste t’aider si t’as un problème ok ? Ça là, c’est pas « rien ». »

 

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MessageSujet: Re: Life on Mars Ft Maxime   Sam 3 Mar - 21:57

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Le regard de mon aînée vaut bien plus que des tonnes de mots, je sais qu'elle n'est pas convaincue, pas plus qu'elle ne fera l'effort de s'arrêter dans son idée de jeter un oeil dans ce colis de merde et je ne peux pas vraiment lui en vouloir n'est-ce pas ? Après tout si les rôles étaient inversés j'aurai sans aucun doute déjà ouvert le paquet depuis longtemps, sans même prendre la peine de la laisser argumenter contre. Elle s'inquiète c'est évident et là encore je ne peux pas l'en blâmer, parce que je ne lui ai donné que bien trop d'occasions de le faire bien trop souvent, j'ai insinué cette habitude dans son quotidien, malgré moi je me plais à penser, même si ce n'est pas tout à fait vrai...encore une fois j'impose cette déviance à tous ceux qui m'entoure sans m'autoriser à vraiment percevoir les conséquences que je fais peser sur leurs épaules. Elle se déplace et attrape le carton pour le déposer sur la table basse, je n'essaye même pas de l'en empêcher parce que je sais qu'à ce stade c'est complètement inutile. Je secoue la tête à la négative retenant la sonorité du soupir qui s'échappe de mes lèvres, je me prépare à ce qu'elle s'énerve, m'adresse une leçon en bonne et due forme sur le sérieux de la chose, la dangerosité des menaces...mais surtout je m'attends à ce qu'elle m'en demande plus sur le sujet et je n'ai pas envie de lui raconter que ca dur depuis un moment, même si ca avais été jusqu'ici d'une tout autre manière.  « — Bon alors voyons ça. On y est donc, la fin de cette soirée, de la bonne humeur et la légèreté que je n'avais pas espérée pour mon anniversaire, mais que j'avais pourtant obtenue et apprécier, tout ca allait éclater en morceaux dans l'instant...Je vois son visage changé de couleur et d'expression et c'est exactement ce que j'avais au préalable visualiser dans mon déroulement imaginaire des événements, je détourne le regard parce que je me sens coupable tout d'un coup et en même temps gêné ? Oui je crois que ce serait l'adjectif qui se rapproche le plus de cette sensation qui me dérange dans l'idée qu'elle puisse voir ces horreurs. Je ramène mes genoux contre ma poitrine toujours assise sur le tapis du salon et je viens triturer du bout des doigts un fil qui s'est échappé de l'assemblage en laine de je ne sais pas quel animal qui se dresse en dehors de la tapisserie. Je compte s'en m'en rendre compte, silencieusement bien sûr, ce serait vraiment trop bizarre de le faire à voix haute, bref les chiffres s'égraine quelque part, un compte à rebours un peu stressant en attendant la réaction de ma soeur. On dirait presque que j'ai dix ans c'est pathétique. « c’est rien j’t’assure » ? Sérieusement Addison ? C’est quoi ? Est-ce que tu sais d’où ça vient ? De QUI ça vient ?  Je ne lève même pas les yeux, j’ai bien compris au ton qu’elle emploie et à son débit de parole que ca ne s’arrête pas là et que c’est simplement l’arrivée de notre gouvernante qui l’arrête en si bon chemin. Je continue de m’enferme un peu dans une bulle, de prendre les quelques instants de répit que m’offre Honeycutt sans le savoir. Dehors, Violet. Aoutch ! C'est sec et brutal et la pauvre domestique ne cherche absolument pas à batailler avant de quitter la pièce. Je suis désolée pour elle, ce n'était pas très gentil et un peu sortie de nulle part, en tout cas pour elle. Ca a cependant eu le mérite de me réveiller moi aussi, je finis par lever les yeux vers ma soeur qui jette la photo dans la boite en soupirant. Je me lève, lui laisse du temps pour avaler l'information et vient refermer le carton dont je n'ai vraiment pas envie de voir le contenu plus longtemps.  Elle reprend plus calmement ou en tout elle essaye de le faire, je le vois bien.  Est-ce que tu sais par hasard qui a posté ça, qui connaît notre adresse et visiblement te suis pour avoir un stock de photo pareil ? Bien sûr que non je ne le sais pas, comment je pourrais le savoir ? Si c'était le cas je serais déjà en route pour lui faire bouffer ces photos de merde. Je la regarde, calme, posée, tout du moins en apparence, parce qu'intérieurement je hurle. Dis-moi Addison. Tu sais que tu peux tout me dire… je te promets, je vais pas en faire tout un plat, d’accord ? Je n’y crois pas une seule seconde je ne la connais que trop bien pour savoir que son côté maternel et ultra protecteur n’était pas vraiment compatible avec une telle affirmation.  Je veux juste… Juste t’aider si t’as un problème ok ? Ça là, c’est pas « rien ». »  Je ne suis pas idiote, je sais que ce n'est pas sans signification ou sans conséquence, que c'est potentiellement dangereux et pourtant je n'arrive pas à me dire que c'est réellement une possibilité, je n'y vois là qu'une tentative stupide et chronophage d'une épouse trahie ou d'une petite copine jalouse. Il n'y a que cet aspect de ma vie qui justifierait que je me retrouve avec un stalkeur sur le cul...mes relations charnelles étaient mon seul véritable vice... « Calme toi s'il-te-plait Maxi. C'est une demande émise sur un ton placide, mais ferme. Je sais de quoi ca a l'air d'accord, mais c'est juste de l'intimidation, ce ne sont que des coups de fil et des photos prises par une gonzesse jalouse et sans doute un peu trop zélée. Je pousse un soupir et passe une main sur mon front. J'ai pas besoin d'aide parce que c'est rien !!! J'adresse un regard assuré et qui se veut convainquant en direction de Maxime, j'aimerais vraiment qu'elle comprenne qu'elle n'a pas besoin de s'inquiéter pour moi, mais est-ce vraiment possible ? C'est une tout autre question. Et surtout je ne veux pas que tu t'inquiètes, parce qu'il n'y a pas à l'être c'est juste des putains de bouts de papier griffonnés. J'ouvre la boite, attrape une poignée des dites photographies et les fait défiler entre mes doigts. Clairement vu les qualificatifs c'est forcément ca...vient les jeter dans la cheminée, elles disparaissent en quelques secondes sous les flammes brûlantes qui les consument. J'ai dû coucher avec le mauvais type voilà tout. Elle se lassera avant moi ! Je me retourne et lui fait pleinement face, est-ce que s’il te plait on peut oublier ca et reprendre cette soirée ? » C’est sans doute impossible de toute façon.

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