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 Like a prayer - Addi

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MessageSujet: Like a prayer - Addi   Jeu 30 Nov - 22:49

Like a prayer
EXORDIUM.
- … Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? Il répondit : L’Homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue…
- Pour me faire un masque de beauté. Nouvelle marque lancée par « Les Lapins Chrétiens »…
- Thomas !

Mary le réprimande d’un murmure suffisamment audible pour son fils qui lève les yeux au ciel, mains entre les jambes. Qu’est-ce qu’on peut se faire chier pendant une messe catholique, putain. Il perçoit le sourire amusé de sa sœur alors que, yeux clos, elle semble s’imprégner de cette lecture du nouveau testament.

- Miss Lisbeth Katherine Hunt vient de sourire alors que je blasphème. Va falloir aller te confesser.
- Je souriais surtout parce que tu viens de te faire réprimander comme un enfant de cinq ans.
- C’est ça.
- Allez, shhht… j’aimerais écouter la fin du chapitre.

Thomas soupire et lèvre les yeux au ciel, rejetant sa tête en arrière. Qu’est-ce qu’il lui a prit de venir accompagner sa sœur et sa mère à la messe du Dimanche ? Seul moyen de les voir sans que le père Hunt ne vienne les faire chier et découvrir la vérité. De là à s’obliger de coltiner toute cette cérémonie à la con… C’est à se demander s’il n’allait pas piquer un somme en faisant mine de prier.
Chose qu’il teste, toujours les mains jointes sur les genoux et tête légèrement penché en avant, yeux fermés.
Coup de coude de sa mère.

- Thomas, un peu de tenu enfin…
- Je priais !
- On ne ment pas dans la maison de Dieu.
- Vous êtes flippantes, j’ai l’impression d’être au cœur d’une secte.

Il croise le regard désapprobateur d’une Sœur, plutôt mignonnes à vrai dire, deux rangs plus loin que le leur et Thomas lui fait signe de la tête, sourire enjôleur et lui adresse un clin d’œil. La jeune femme affiche une mine outrée avant de se retourner, gênée. Si elle connaissait Thomy Jr, elle aurait de belles raisons de rougir …
La messe n’en finit pas, s’éternise, Hunt ayant oublié à quel point elle pouvait s’avérer être longue… très longue. Et surtout, il se les gèle. Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour l’amour de sa mère et de sa sœur. Il se penche vers ces dernières, parlant toujours à voix basse, suffisamment pour que personne ne l’entende à part Mary et Lisbeth.

- Bon, j’vous attends dehors.
- Quoi ? Mais tu ne vas tout de même pas quitter la messe en plein prêche ?
- Crois moi il vaut mieux que ça soit ça plutôt que je vous colle la honte de votre vie devant le Seigneur. En plus les églises, ça m’angoisse.
- Comment peux-tu être en insécurité dans la maison du Tout Puissant ?
- Pour les mêmes raisons que tu te sentirais certainement en insécurité dans la maison du vice…

Lisbeth ouvre grand les yeux et les plonges vers le sol, ses pommettes rougissants sous ce que son frère lui laissait entendre. Ce dernier retient un éclat de rire, s’extirpant de ce banc incroyablement inconfortable pour retrouver l’air frais. Et maintenant qu’il parle de la maison du vice, il irait bien se faire un petit tour au Crash… voir même au Homewreacker pour une étreinte chaleureuse et autorisée, surtout. Et puis, il faut bien qu’il aide le commerce de son frère à fleurir, non ? Là-dessus, aucun danger, Thomas sera l’un de ses meilleurs clients…
Hunt s’étire et glisse la main dans la poche de son jean pour en tirer une clope qu’il glisse entre ses lèvres.

- Bordel de merde…

Sa cigarette s’agite sous son juron, les yeux du biker fixés droit devant lui. La jeune femme qu’il voit un peu plus loin est une parfaite copie de son ex-petite amie : Addison Adler. Il reste scotché un moment de la croisée ici, par un pur hasard, se disant que Chicago était quand même foutrement petit pour recroiser celle qui avait avant tout été l’une de ses plus proches amies d’enfance. Thomas regarde la jeune femme continuer son chemin, passer devant lui sans vraiment faire attention et finalement s’arrêtée pour fouiller dans son sac alors qu’il arbore un large sourire aux lèvres. Il n’a pas oublié les raisons de leur rupture qu’elle soit amicale ou sentimentale mais après quatorze ans, Thomas estime qu’il est temps de renouer vu que la providence divine – joke – vient de la mettre sur le chemin de sa vie.
Quelle connerie.

- Bonjour ma fille, auriez-vous un besoin irrépressible de confesser vos sombres pécher ?

C’est vrai qu’il a bien la gueule d’un prêtre avec ses cheveux défaits, sa dégaine à peine soigné et sa clope aux lèvres, le fameux Saint Thomas.
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Jeu 7 Déc - 4:08

Like a prayer
EXORDIUM.
La soirée de gala dont ma sœur était comme souvent l'invitée d'honneur était prévue pour demain soir et j'avais cette fois promie de l'y accompagner, même si clairement c'était un peu à contre-coeur. Pas que je rechigne à passer du temps avec elle loin de là (sinon je n'aurais pas posée bagage dans son manoir), mais je n'aimais pas vraiment me pavaner dans les soirées mondaine, ca n'avait jamais été quelque chose de particulièrement appréciable pour moi alors oui ca avait certains avantages comme le champagne (ca en est toujours un il faut bien le dire.), l'occasion de porter cette robe fabuleuse que je venais récupérer au Magnificent Mile par exemple et de faire sortir Maxime de la maison, mais bien souvent cela voulait aussi dire s'entourer de gens de la haute, ennuyeux au possible et surtout bien trop content de pouvoir poser mille et une questions embarrassantes sur mon divorce ou le fait que je n'ais pas la garde de mon fils. Oui parce que s'il y a bien une chose à ne surtout jamais sous-estimer chez les bourgeois c'est leur gout particulier pour les potins et autre racontard et je suis certaine qu'ils n'ont pas dû en perdre une miette à mon sujet. (Quand bien même Ben, moi et nos avocats avions tâchés de garder l'ensemble de l'histoire pour nous.) Ils n'avaient de toute façon pas besoin de connaître les détails pour chuchotter, l'absence même d'information concrète et publique n'était qu'un indice clair sur la nature juteuse de la vérité.

La robe passée je m'observe sous toutes les coutures dans le miroir de la cabine d'essayage, la lumière n'est jamais particulièrement flatteuse et ca, aussi chère que soit le magasin, mais malgré tout, cette robe blanche fait parfaitement son effet, tant qu'à savoir à l'avance que l'on sera remarqué autant que ce soit pour une bonne raison, j'adresse une moue convaincue à mon reflet et attrape mon portable pour prendre une photo que j'envoie à ma sœur.

« C'est pris en charge par ton connard d'agent ? Parce qu'elle coûte une blinde ! xD Ceci dit je suis sûre de pouvoir motiver deux-trois vieux con à donner pour ta bonne cause si ca peux le convaincre ! C'est quoi déjà ? Les pauvres ou une maladie quelconque ? Bref ils ont des trucs vraiment très chouettes dans cette boutique, je t'y emmène demain ! Non négociable ! Bisous »

Je me rhabille et passe en caisse, c'est que j'ai encore pas mal de trucs à faire et je dois passer chercher les médicaments de ma sœur et ces herbes bizarres là. « Vu que tu seras dans le coin tu peux y passer blablabla » j'imite (très mal) la voix de mon aîné dans ma tête, je n'aime pas aller me traîner dans les boutiques chelous qu'elle aime bien fréquenter et où elle trouve bien souvent les machins qu'elle fout dans son cabinet de curiosité….et après on dit que c'est moi qui ai un problème hein? Un sourire vient perler sur mes lèvres alors que je secoue la tête à la négative. C'est à ce moment-là que mon téléphone se met à sonner, alors que je sors de la tour pour rejoindre la rue. « Allo ! - Bonjour Addison…Je fronçe les sourcils, je ne reconnais pas la voix et l'écran indiquait un interlocuteur inconnu, qui plus est le ton est…particulier?! À qui ai-je l'honneur ? – Ca n'a pas d'importance, j'espère que tu as apprécié mon petit cadeau d'anniversaire. Cette fois-ci je m’arrête, à dire vrai je me fige, je ne savais pas qui était cette femme au bout du fil, mais je savais exactement de quoi elle me parlait. Je me redresse, machinalement et sert la mâchoire. Ecoute moi bien espèce de sale tarée, oublie mon numéro et garde tes putains de cadeaux pour toi sinon j’appelle les flics c’est clair ? Un rire léger se laisse entendre dans le combiné. Tu as l’air contrarié, je te rappellerais plus tard. – Non y a pas de plus…A bientôt ! Et elle raccroche cette salope raccroche….Je grogne et pas silencieusement alors que je jette avec colère mon téléphone dans ma pochette.  Finalement, peut-être que je vais aller dans cette saloperie d'herboristerie à pied, oui voilà ca me calmera…je dépose mes paquets dans ma voiture et referme soigneusement mon manteaux contre moi avant de glisser un bonnet sur le sommet de ma tête, l'air est froid et il ne manquerait plus que je choppe la mort.

Cela fait bien dix minutes que je marche lorsque je passe la petite église du coin, je suis un peu redescendue, mais je reste passablement contrarié et enfermé dans le compte sans fin des appels et mauvaises surprises que cette nana à décider de mettre sur mon chemin. Jusqu'ici j'ignorais tout de l'identité de mon stalker ou peu importe le nom qu'on puisse donner à de tels agissements, mais maintenant, maintenant je me dis juste que j'ai dû me taper le mauvais mec marié…je ne vois que ca. Je secoue la tête, c'était bien ma vaine ! Je m'arrête et fouille dans ma pochette pour essayer d'en sortir mon paquet de cigarette, mais mes mains tremblent un peu et je suis interrompue avant d'avoir pu ne serait-ce que m'y essayer. « Bonjour ma fille, auriez-vous un besoin irrépressible de confesser vos sombres pécher ? »

Je lève les yeux au ciel avant de me retourner, prêt à rembarrer le pauvre type qui vient de me sortir un truc aussi pourri, sauf que le type en question est loin d'être un inconnu, juste une vieille connaissance disparue depuis longtemps. Je croise les bras contre ma poitrine, un sourire en coin sur les lèvres. « Voyez-vous ca…Thomas Hunt en chair et en os…je le toise de haut en bas amusée et devant une église qui plus est…ca fait beaucoup de miracle d'un coup non ? Je lève un sourcil provocateur. Alors comme ca t'es toujours vivant ? »

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Ven 22 Déc - 19:51

LIKE A PRAYER
EXORDIUM.
C’était bien le dernier endroit où il pensait la trouver et surtout la recroiser. En vue du peu de pudeur dont ils ont été capable tous les deux lorsqu’ils sortaient ensemble, se revoir à côtés d’une église était foutrement ironique. Il n’dira pas qu’elle n’a pas changé, ça serait mentir. Plus grande, plus jolie, encore mieux foutue, Addison n’a pas cessé de gagner en capital séduction au rythme des années et il ne serait pas surprit de voir et d’entendre que sa répartie n’a cessé de grandir avec elle.

Bras croisés sur la poitrine, aussi surprise que lui, elle le toise, de haut en bas.

- Voyez-vous ca…Thomas Hunt en chair et en os…
- Lui-même. En version améliorée.

Aucune honte et encore moins aucun scrupule à s’entendre dire une vérité pareille. Lui non plus n’a pas changée en terme d’égo et de répartie, il restera toujours ce branleur, enjôleur et beau parleur qu’il a toujours été jusqu’ici et qu’elle a toujours connue avant qu’ils ne se séparent.

-  et devant une église qui plus est…ca fait beaucoup de miracle d'un coup non ?
- J’te l’ai toujours dis que j’en étais un moi-même mais t’as jamais voulu me croire.

Tac au tac, spontanéité, comme s’ils s’étaient quittés la veille et non il y a plus de dix ans.
Thomas glisse les mains dans la poche de sa veste, sourire aux lèvres. Addison le scrute, regard provocateur. Elle n’a décidément pas changé d’un pouce.

-  Alors comme ca t'es toujours vivant ?

Il lâche un rire amusé, tout aussi provocateur qu’elle ne l’est avec lui.

- C’est plutôt à moi de me poser et de te retourner la question.

Thomas ose avec un manque de tact évident, c’est pas comme s’il en avait toujours fait preuve face à Addison, aussi bien durant ses crises de folie qu’elle lui pétait lorsqu’ils étaient adolescent ou face à des situations complètement incongrues dans lesquelles elle les foutaient parfois. Le hacker fait clairement référence à leur dernière entrevue où il était venue rompre mais en lui faisant comprendre qu’il était tout à fait prêt pour garder cette amitié tissée au fil des années… La réponse a été catégorique. C’était tout ou rien. Et il a choisi sans hésitation « Rien ». Pas que ça lui ait tellement fait plaisir mais à 17 ans il ne se sentait clairement pas avoir les épaules pour soutenir une nana aux tendances suicidaires. Sans offense pour elle.

- Mais j’vois que tu te portes plutôt bien. Il garde son sourire en coin. Et que deviens l’indomptable Addison Adler depuis ses 14 dernières années ?

Il est plutôt content de la revoir, d’autant plus qu’elle est bien la dernière personne qu’il s’attendait à croiser au hasard d’une rue et d’une journée. Il pensait même qu’elle aurait été le genre de nana à se casser à l’autre bout du monde sur un coup de tête genre à Paris, Madrid ou même à Londres. Quoi que ces lieux n’auraient peut-être pas été assez grandiose pour l’imagination débordante et intarissable d’Addison.

- Par tous les saints, serait-ce Addison Adler ?

Marie débarque, large sourire aux lèvres que de revoir cette jeune fille qui a fait battre le cœur de son fils quelques temps. Mais avant tout, les Adler sont des amis de la famille, les sœurs ont peuplé l’enfance des Hunt depuis leur plus jeune âge durant des réceptions, de goûters d’anniversaire ou de toute autre occasion.
Hunt regarde en arrière… Il n’avait pas vu que la messe était eni
La mère de Thomas vient près de la jeune femme, lui déposant deux baisers chastes sur les joues, suivit de Lisbeth qui, à son tour, salut poliment Addison.

- Regarde toi, tu es devenue une véritable jeune femme tout en beauté. Marie s’écarte comme pour mieux la contempler. Que deviens-tu ? J’ai croisé ta sœur il n’y a pas si longtemps. Pauvre enfant, j’ai été peiné d’apprendre ce qu’il lui était arrivé.

Thomas arque un sourcil, la curiosité piquée au vif, pas certains de bien comprendre ce que sa mère lui disait là. Il se souvient parfaitement de Maxime, celle qui lui a enseigné le hautbois durant toutes ces années alors que lui, jeune garçon, tentait de l’intéresser à toutes ces BD qui n’avaient aucun sens pour la jeune femme à l’époque. Mais depuis qu’il avait quitté le domicile familial mais aussi coupé les ponts avec toutes ces mondanités à la con, il devait bien avoué qu’il avait par la même occasion perdu le fil des vies qu’il avait connu là-bas, les Adler comprit.
Il porte un regard intrigué vers Addison qui aurait certainement voulu éviter ce questionnaire sortie de nulle part, quatorze ans plus tard.
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Ven 29 Déc - 22:46

Like a prayer
EXORDIUM.
Il a beau s'être écoulé plus d'une décennie, visiblement certaines choses ne changeaient pas beaucoup et par là j'entends bien évidemment son égo démesuré et sa langue bien pendue. C'est vrai pourtant. Je dois bien reconnaître que la version qui se trouve sous mon nez est nettement améliorée, pas qu'il m'ait laissé une impression de trop peu, mais entre le gamin de quinze ans dont je me souviens et le type qui se trouve devant moi, il y a une différence bien plus que notable. Je continue et il en fait tout autant, surenchérit même et je lève les yeux au ciel, ba voyons…visiblement son humour lui n'a pas beaucoup changé, reste à voir si c'est vraiment une bonne chose. Rien n'était moins sûr. Je suis surprise cela va sans dire, un peu décontenancée aussi parce qu'il est bien la dernière personne que je m'attendais à voir et parce que je ne suis de toute évidence pas dans les meilleures conditions possibles. Ceci étant dit ça a au moins le mérite de calmer ma colère et de me détourner de cette petite pute qui me stalkait depuis visiblement des semaines. Et de nouveau j'y pense, là comme ca, au milieu de cette « conversation » et sans réellement savoir pourquoi je visualise l'espace d'un instant les traits souriant de la femme de Sebastian, ceux-là même qu'elle affiche sur la photo de mariage que j'avais maintes occasion de voir chez lui. Ça ne dure qu'une seconde, je ne m'en rends pas tout à fait compte, c'est un peu bref pour prendre le dessus, mais ça reste cependant rangé la quelque part dans l'immensité de mon exaspération.

« C’est plutôt à moi de me poser et de te retourner la question » Et sa réponse me prend de court. C’est comment dire…charmant ! Non mieux encore inconsidéré. Connard.

Bon je m’enflamme, mais une partie de moi apprécie tout de même la légèreté qu’il donne à cet incident qui pourtant n’avait rien d’inoffensif, ce manque de dramatisation qui n’est certainement pas quelque chose auquel j’ai été habituée dans ma vie, pas lorsque le sujet était ma bipolarité et tout ce qui pouvait en découler. Ma mère n’était même pas foutue de prononcer le mot, elle préférait se parer d’œillère plus grosses que nécessaire et faire comme si…mon père évitait tout bonnement le sujet et ma sœur si elle ne disait rien, je pouvais voir qu’elle s’en inquiétait plus que de raison de part ces infimes changements dans son comportement lorsque j’étais dans des phases « critiques ».

« Mais je vois que tu te portes plutôt bien… Je souris, il ne peut pas être plus loin de la vérité, parce que si mon apparence est en tout point convenable et composée, ce qui se cache sous ces couches de sourire et de minimisation n'a absolument rien de charmant. Ce n'est pourtant qu'un détail qui va et vient au gré des jours, des rencontres, des évènements et de mon humeur…aujourd'hui mon sourire se fait distant, ma motivation monte et descend au rythme de la journée…et là ? Là je ne sais pas vraiment, il est encore un peu tôt pour donner à ces retrouvailles un sens ou un ressenti. Il me demande ce que je deviens, la curiosité évidemment…il faut dire que la dernière fois qu'on s'étaient vus, réellement vus, pas juste croiser de loin et en faisant semblant de ne pas se voir, j'étais enferme chez les tares et en colère contre le monde, pas vraiment l'image la plus facile à oublier et pas la plus flatteuse non plus. « Délicat comme toujours apparemment…Je secoue doucement la tête à la négative et de façon sarcastique. Tu perds pas de temps toi au moins. Comme tu peux le voir je suis toujours en vie oui, visiblement me flinguer ne fait pas partie de mes talents innés. J'hausse les épaules, pour la forme évidemment. Et je deviens beaucoup de choses depuis la dernière fois, je pourrai sans doute écrire une autobiographie a succès d'ailleurs, je fais mine de réfléchir, comme si je considérais vraiment la chose…ceci dit j'aurais pas mal de choses à dire en y réfléchissant bien. Bref tu vois le genre ! et toi ? T'essaye toujours de jouer les mauvais garçons avec ton club de boyscouts ? » Un sourire en coin vient se perdre sur ma bouche, tandis que je l'observe réagir à mes réponses. Je sors ensuite finalement de mon sac mon paquet de cigarettes, en sort une et vient la glisser entre mes lèvres avant de l'allumer et de rebalancer le dit paquet dans ma pochette. Il commence à me répondre lorsque nous sommes interrompus par une voix haut perchée que je reconnais sans pour autant l'identifier, je tourne la tête pour voir sa mère arrivée vers moi et me coller un baiser sur la joue. Je souris poliment, pas super emballée je dois bien l'avouer a l'idée de devoir faire des sourires et la conversation. « Que deviens-tu ? » Elle veut surement dire depuis son divorce, parce que Marie la croisée il n'y a pas si longtemps que cela, en tous les cas bien moins que son rejeton. C'est de toute façon tout ce qui intéresse la plupart des gens, mon divorce et le fait que j'ai curieusement choisie de confier la garde de mon fils à mon ex-mari. Foutaise évidemment, on ne m'avait pas vraiment laissé le choix concernant ce sujet, je déteste ça, j'ai pas envie de raconter ma vie a tous ces gens qui n'en ont rien à foutre et j'ai pas non plus envie de leur donner matière à faire de moi un sujet échange au cours des soirées mondaines. Je souris quand même et hausse les épaules de façon légère, c'est plus fort que moi, formater depuis le plus jeune âge pour ces conneries. Puis elle me parle de ma sœur, enfin de son accident parce que ça aussi ca a fait partie des sujets en vogue j'en mettrai ma main à couper, mon sourire disparait voilà un deuxième sujet que je n'ai pas envie d'aborder, encore un et elle nous fait un tiercé gagnant…A en croire l'expression que me lance mon ex lui par contre n'est pas vraiment à jour sur l'histoire en dix-huit tomes de ma famille. J'hoche la tête d'un air grave et finit par trouver quoi lui servir en espérant que ca suffira. « Oh rien de plus que les derniers potins je le crains ! Ce qui se traduit poliment par ca ne vous regarde pas. Et oui ce qui est arrivé a été une épreuve difficile, mais Maxime est tenace vous savez, je ne pense pas qu'elle se laissera arrêter par tout ça. On a toujours été plein de ressources dans la famille. » Sourire un peu forcé, mais pas bien méchant, coup d'oeil vers Thomas et je me tais.

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Dernière édition par Addison Adler le Jeu 15 Mar - 22:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Sam 30 Déc - 21:18

Jour 1
EXORDIUM.
- Délicat comme toujours apparemment…

De la bouche d’Addison, ça n’est pas un compliment. Suffit de la connaitre un minimum pour le savoir. Mais Thomas esquisse malgré tout un sourire de remerciement.

- Tu perds pas de temps toi au moins. Comme tu peux le voir je suis toujours en vie oui, visiblement me flinguer ne fait pas partie de mes talents innés.

Et elle n’a visiblement rien perdu de son répondant. En d’autres circonstances, une autre personne aurait pu se sentir foutrement mal à l’aise face à cette répartie mais Thomas ne se démonte pas. Même si… ouais, il faut l’admettre, il a peut-être manqué de tact. Il sait à quel point la situation a été compliqué pour Addison et qu’elle aurait eu toutes les raisons du monde de lui coller une claque dans la gueule pour ce qu’il a laissé sous-entendre.
Il n’a pas tellement le temps de lui répondre que talents innés, elle en a plein, qu’elle poursuit sur sa lancée.

- Et je deviens beaucoup de choses depuis la dernière fois, je pourrai sans doute écrire une autobiographie a succès d'ailleurs. Bref tu vois le genre ! et toi ? T'essaye toujours de jouer les mauvais garçons avec ton club de boyscouts ?
- Si t’as vision du Boyscout est de casser des gueules plutôt que des noisettes, oui, j’y suis toujours. Et pas besoin d’essayer quand on l’est déjà.

Mauvais garçon.
Ils n’ont visiblement rien perdu de leur capacité à se balancer des piques en pleine gueule et toujours avec le sourire de surcroit. Ce sont des réflexes qui lui reviennent. Parait que c’est comme le vélo, que ça ne s’oublie pas.
Ils sont interrompus par Marie et Lisbeth qui se joignent à eux. Commence alors les échanges banals, de circonstances, de retrouvailles. Et pour ça, il laisse sa mère mener la barque, légèrement en retrait pour observer une Addison déjà saoulé. Puisque tout se voit sur sa gueule. Elle a toujours été d’une nature expressive, Thomas ne peut que s’en souvenir et même si elle menait parfaitement ses parents en bateau en quelques battements de cils, elle savait également faire comprendre de manière acide, avec ce putain de sourire sarcastique.
Et c’est à peu près ce qu’elle est entrain de faire alors que la mère de Thomas s’intéresse sincèrement à la vie de cette jeune femme qu’elle a toujours connue. Il a envie de détourner la conversation, de faire comprendre à sa mère qu’elle a peut-être autre chose à faire que de soulever des sujets fâcheux jusqu’à ce qu’elle aborde la situation de Maxime. Il fronce les sourcils, pas sûr de tout comprendre avec l’impression d’avoir louper trois/quatres wagons d’information.

- Oh rien de plus que les derniers potins je le crains !

Mais encore ? Il ne pige quedal à ce qu’il se raconte, de quoi elles parlent et lorsqu’il jette un coup d’œil à Lisbeth, cette dernière se contente de lui sourire, silencieuse et droite. Thomas insiste du regard, comprenant qu’elle sait parfaitement de quoi elles sont entrain de parler mais sa sœur lui fait signe que non, elle ne dira rien.
Encore un de ses principes à la con de ne pas révéler la vérité à la place des autres.

- Et oui ce qui est arrivé a été une épreuve difficile, mais Maxime est tenace vous savez, je ne pense pas qu'elle se laissera arrêter par tout ça. On a toujours été plein de ressources dans la famille.

Il capte son coup d’œil, comprend entre les lignes qu’elle n’a visiblement pas envie de s’étendre devant sa mère. Thomas passe un bras autour des épaules de cette dernière, affectueux, la regardant avec un sourire enjôleur.

- Si tu continues à jouer les pipelettes tu vas finir par être en retard.
- Oh. Elle regarde sa montre accrochée à son fin poignet. C’est vrai, tu as raison. Elle se tourne de nouveau vers Addison pour lui coller une bise presque affectueuse sur la joue. C’était un vrai plaisir de te revoir Addison. Passe le bonjour à tes parents et vous êtes les bienvenus à la maison quand vous voulez.

Lisbeth présente elle aussi ses au-revoirs, tout aussi poli et Thomas se demande parfois s’il a été élevé par les mêmes parents tant il déteint de sa famille avec son allure débraillée – quoi que légèrement soigné pour aujourd’hui – et son comportement bien trop laxiste. Le biker se dit qu’il a échappée belle à être coincé du cul, coincé dans des chemises et des costars comme il l’a été toute son enfance, avec une coupe de cheveux gominés, propre et clean.
Putain, il n’échangerait sa place de KoS et de libertin pour rien au monde.

Les filles finissent par quitter les deux jeunes gens, Thomas se tournant vers Addison.

- Désolé, je sais que ce genre de question te gonfle mais elle voulait vraiment prendre de tes nouvelles.

Il connait sa mère et sa nature bienveillante, commettant parfois des impairs sans vraiment le vouloir. Parfois il se dit qu’il aimerait bien les tirer de là-bas, de l’emprise de son connard de père mais ça reviendrait à pisser dans un violon. Marie est tout simplement effrayée à cette idée, son mari ayant exercé sur elle un pouvoir si bien ficelé qu’il est impensable pour cette femme que de le trahir, que de lui tourner le dos.
Thomas revient à Addison à qui il adresse un regard curieux et interrogateur.

- Par contre, c’est quoi cette histoire avec ta frangine ?

Parce qu’il veut savoir. Et que de toute façon, si elle ne lui dit pas, il se chargera lui-même d’aller fouiller pour apprendre ce qu’il veut apprendre. C’est pas comme si il allait se gêner.

- T’as du temps ? J’te paie un café et tu me racontes les désastreuses aventures des non orphelines Adler.


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The fragile kingdom fold. The tremor becomes a quake. And there's a body in the lake and as the two of us rebel, and damn you all to Hell I wonder: is this all there is?

   
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Mer 3 Jan - 3:06

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EXORDIUM.
Il est piqué au vif, ce qui ne m'étonne pas vraiment, le sujet de son petit club de cyclistes avait toujours été à prendre avec des pincettes, je le sais et mes mots n'ont pas été choisis au hasard. Ca me fait sourire qu'il se défende presque immédiatement en mode buh buh buh je suis un dur et je me bats à mains nues. Je secoue ma main dans le vent de façon ouvertement moqueuse, c'est vraiment pas un truc qui m'impressionne, ca n'a jamais été le cas et il le sait. Je ne suis pas stupide pour autant, je sais comme tout le monde que les Kings of Speed ne sont pas des enfants de choeur et que la plupart des horreurs qui ont secoué la ville ces derniers mois leur sont liés de près ou de loin, ils sont d'ailleurs dans la ligne de mire de papa et cela depuis bien des années déjà, au coeur même de son programme de lutte contre le crime et des lois qu'il essaye de faire passer pour leur barrer la route. J'ignore s'il en a conscience, si la politique est quelque chose à laquelle il s'intéresse, honnêtement j'en doute, je ne le connaît plus assez pour pouvoir affirmer quoi que ce soit, parce que la vérité c'est que nous ne sommes plus que deux étrangers, deux adultes qui se rencontre pour la première fois dans l'ombre lointaine des enfants qu'ils avaient été. C'est pour ca que je ne réponds pas franchement à sa question, que je laisse mes mots rester évasif, parce que beaucoup de ce que je pourrais dire pourrait être qualifié de personnel et intime et je ne suis pas vraiment sûr de vouloir lui donner ce genre de choses. De toute façon sa mère et sa sœur que je reconnaît sans mal pour les avoir croisée à plusieurs reprises à des galas de charités s'avancent vers nous et entame la conversation ou plutôt les banalités d'usage, enfin surtout sa mère.

Je me plie aux conventions après tout j'ai été éduquée comme ca, c'est plus fort que moi en un sens, surtout dans des périodes comme ça où je suis dans une normalité qui m'impose un comportement que je ne saurais complètement envoyé volé en éclats. Je n'aime pas la tournure que cela prend et les questions qui me sont posés et si j'essaye de me montrer polie, je n'ai pour autant pas l'intention d'alimenter quelque gossips que ce soit, surtout pas aux dépends de ma sœur que j'essaye de protéger à mon tour, comme elle avait eu à le faire avec moi pendant de bien trop longues années. Thomas comprend ou en tout cas interprète comme je l'espérais le regard que je lui ai discrètement lancé et il vient se saisir des épaules de sa mère pour lui rappeler qu'elle avait à faire et celle-ci acquiesce d'un sourire après avoir jeté un coup d'œil machinal à sa montre. La matriarche Hunt se tourne de nouveau vers moi et viens coller une bise sur ma joue, voilà encore des familiarités que je n'aimais pas trop, pas seulement la proximité, mais le fait qu'on me touche en général…bon évidemment ca ne s'appliquait pas vraiment à tous et à toutes les circonstances, vu le nombre de partenaires que je peux avoir, mais là n'était pas la question, car ces relations je les choisissait, les provoquaient, elles restaient ma décision, sous mon contrôle, aussi discutable que cela puisse être perçu. « C’était un vrai plaisir de te revoir Addison. Passe le bonjour à tes parents et vous êtes les bienvenus à la maison quand vous voulez. »  Je lui adresse un sourire parfaitement crédible, parfaitement faux aussi. « De même ! Je n'y manquerai pas Miss Hunt et je leur passerai le message quand je les verrais. » La jeune sœur de Thomas lui adresse un sourire timide et un petit signe de la main distant, à son tour et les deux femmes finissent par quitter le parvis de l ‘église, me laissant de nouveau seul avec le motard. C'est dingue comme cette gamine peut-être coincée, je sais pas si c'est dû au traumatisme de voir sa famille se battre de cette façon ou si elle est juste franchement timide, mais une chose est sûre elle contraste avec le reste des Hunt. « Désolé, je sais que ce genre de question te gonfle mais elle voulait vraiment prendre de tes nouvelles. » Je fronce les sourcils, oui bien sûr… « Oui ils veulent tous prendre de mes nouvelles, histoire d'avoir deux-trois petites choses à raconter à la prochaine party du gouverneur. On est devenu un sujet en vogue que veux-tu ! » Je ne vais pas m'excuser de ne pas saisir les excuses qu'il trouve à sa mère, j'ignore ce qu'il en est de sa relation avec elle, mais je sais pertinemment qu'il n'a plus la moindre idée de ce qui se passe au sein de ce groupe de requins qu'il a quitté il y a longtemps, ce qui n'est malheureusement pas mon cas. « Par contre, c'est quoi cette histoire avec ta frangine ? C'est une longue histoire. » Je lui réponds du tac au tac sans vraiment savoir pourquoi, ce sur quoi il enchaîne en me proposant de me payer un café si j'ai un peu de temps devant moi. J'hésite un court instant, vraiment court, mais je dois bien reconnaître que si j'ai pas forcément envie de raconter ma vie, j'aime quand même l'idée qu'elle puisse intéresser les autres et puis, je suis curieuse d'en apprendre plus sur cette version soit disant amélioré du petit branleurs des bas à sable que j'ai fréquentée y a longtemps. « Ok. Mais juste parce que je suis terriblement curieuse de savoir ce que tu peux bien faire à part jouer les caids en ville sur ta moto. Je lève un sourcil et laisse mes lèvres se parer d'un sourire en coin. Y a un café un peu plus haut dans la rue, pas loin de l'herboristerie où je dois justement aller. Je lève un doigt vers lui. Aucun commentaire c'est pas pour moi. »

Après un passage éclair dans ce magasin dont les odeurs m'agressent beaucoup trop, on finit par se poser autour d'une table dans un petit café relativement charmant, en même temps dans le coin tout est plutôt prévu pour une clientèle aux tendances bourgeoises, en d'autres termes plutôt moi que lui. Je termine d'ôter mon manteau que je dépose sur ma chaise, lorsqu'une serveuse dans la vingtaine et plutôt jolie, vient nous rejoindre tout sourire pour nous demander ce qui nous plairait. « Un café allongé avec un sucre pour moi. Merci. » Thomas à son tour passe a commande et la jeune femme s'écarte pour aller chercher ce que nous venions décommander. « Alors, je croyais que tu avais été banni de la haute et interdit de t'approcher de tout ces bonnes gens aux poches pleines de billets par papa . Je croise mes mains sur la table devant moi. T'en a eu marre de ton petit gang a roulette et t'as décider de revenir dans ses bonnes grâces ou il a fini par accepter ton choix de carrière ? » Je lui adresse un sourire, après tout c'est lui qui avait lancé les hostilités.

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Ven 12 Jan - 21:30

Jour 1
EXORDIUM.
-Oui ils veulent tous prendre de mes nouvelles, histoire d'avoir deux-trois petites choses à raconter à la prochaine party du gouverneur. On est devenu un sujet en vogue que veux-tu !

Putain qu’elle pouvait être parano, parfois. Il avait oublié à quel point. Thomas connait mieux sa mère que personne et s’il est vrai qu’elle vie au plein cœur de cette vie mondaine, qu’elle y a toujours vécue, il sait aussi qu’elle n’est pas ce genre de femme à chercher ragots et curiosités. C’est certainement l’une des personnes les plus discrètes qu’il connaisse malgré son devoir parfois de se plier à quelques règles pour se fondre dans la masse. Toutes ces questions étaient par pures curiosité de savoir ce qu’est devenue cette femme qu’elle connait depuis gamine mais Addison semblait plus encline à chercher le négatif de la situation plutôt que l’inverse.
Pour pas changer.

Thomas ne s’attarde pas sur le sujet, n’ayant pas tellement envie de se lancer dans ce débat stérile mais préfère évoquer Maxime, la sœur d’Addison et son ancien prof de musique. Parce qu’il ne sait absolument rien de ce qu’à raconter sa mère et de ce qu’il se passe. A peine la question posée, Addison le coupe presque dans son élan, d’une réponse franche et nette. Mais il insiste. Un café, au moins non ? Histoire de rattraper ces 14 années passé chacun de leur côté, ils en ont des choses  se raconter. Revoir Adler lui fait plaisir en plus même si visiblement elle semble toujours être aussi casse-couille. A son plus grand bonheur.

- Ok. Mais juste parce que je suis terriblement curieuse de savoir ce que tu peux bien faire à part jouer les caids en ville sur ta moto.
- Pas sûr que tu veuilles tout savoir. Et t'es surtout bien trop contente de retrouver l’Apollon de ton enfance.

Parce qu’il ne fait pas que jouer les caïds, parce que ça n’est pas ce qu’ils sont. Mais comment expliquer ça à une bourgeoise comme Addison, bloquée dans sa petite tour d’ivoir où toutes les petites gens sont des pouilleux sans intérêt.

- Y a un café un peu plus haut dans la rue, pas loin de l'herboristerie où je dois justement aller.

Thomas arque un sourcil, surprit… Mais elle le coupe dans son élan.

- Aucun commentaire c'est pas pour moi.
- Ils disent tous ça… Mais va pour le café. J’te suis.

Mains dans les poches de son pantalon, il s’exécute à la suivre sans broncher. Ca lui rappellerait presque ces jours où ils se fréquentaient encore et partaient en vadrouille un peu partout, sans but précis. Quatorze ans, ça remonte quand il y pense. Et pourtant, quand il la regarde il a l’impression que ça date presque d’hier où leur vie était insouciante, se foutant de tout et de tout le monde. Quoi que les choses n’ont pas tellement changé pour lui aujourd’hui si ce n’est que sa famille est désormais les KoS et qu’il ne peut plus se permettre de faire autant le con au risque de se faire choper par les flics.
Ils font un passage rapide à l’herboristerie où les odeurs sont presque agressives mais en sortent bien rapidement pour retrouver le café dont parlait Addison. Bourgeois au possible, propre et soigné, Thomas a l’impression de refoutre les deux pieds dans le monde des pètes-culs dans lequel il a aussi longtemps trainé.
Le point positif est la serveuse d’une vingtaine d’année qui se pointe pour prendre leur commande. Thomas ne se gêne pas pour lui décocher un sourire en coin, charmeur au naturel.

- Un café allongé avec un sucre pour moi. Merci
- La même, sans sucre.

Et il contemple la vue, sans retenue, sans honte. Thomas par excellence qui a absolument l’œil partout. Et pas seulement l’œil…

- Alors, je croyais que tu avais été banni de la haute et interdit de t'approcher de tout ces bonnes gens aux poches pleines de billets par papa . T'en a eu marre de ton petit gang a roulette et t'as décider de revenir dans ses bonnes grâces ou il a fini par accepter ton choix de carrière ?


Il lève son regard vers Addison, esquisse un sourire.

- Une chose est sûre, c’est certainement pas ta langue de vipère qu’ils ont soignés à l’hosto.

Et toujours avec le sourire, sur un ton des plus naturels. Ça m’étonnerait qu’elle soit surprise de ce genre de répartie si elle n’a pas oublié le cœur de leur relation du temps où ils se fréquentaient. Les pics fusaient à plein régime, sans forcément de limite même si certains jours étaient pires que d’autres. Mais Thomas se souvient aussi qu’ils savaient se ligués contre les plus cons, ne laissant aucun répit à ceux qui les prenaient pour cible.
Il s’adosse au dossier de sa chaise, mains sur la table sans lâcher Addison des yeux, ni se défaire de son large sourire.

- Il n’acceptera jamais mon choix de carrière même lorsqu’il sera six pieds sous terre.

Le père Hunt préfèrerait même crever plutôt que de dire à qui que ce soit que l’un de ses fils fait partie des KoS. Thomas est presque certain qu’il ne l’évoque jamais dans les conversations et qu’il le considère même comme mort à ses yeux. Ce qui l’arrange en un sens. Moins il voit cette tête de con, mieux il se porte. Et il ne parle même pas de son connard de frère, Bartholomew.

- Donc pour répondre à ta question, oui, toujours banni et je m’en porte pas plus mal. J’suis pas certains que j’aurai supporter très longtemps de vivre dans votre petit monde de merdeux et de suffisance. D’ailleurs, si tu pouvais éviter de leur rapporter que j’étais avec ma mère aujourd’hui, ça m’arrangerait. Pas pour moi mais au moins pour elles.

Il garde un sourire en coin, d’un air tranquille malgré le sérieux de ses propos. Il ne sait rien de la vie d’Addison mais elle semble encore très bien ancrée dans le système du fric et des belles choses sans pourtant y porter le même intérêt de toutes les pouffiasses qu’il a pu rencontrer du milieu. La seule chose qu’il demande, c’est qu’elle n’évoque pas la présence ni de sa mère ou de sa sœur au risque à ce que la main leste de Hunt Señor ne vienne bleuir le visage de sa mère sans que Thomas ne soit là pour lui coller une droite en retour. Il sait qu’elles jouent gros à chaque fois qu’elles décident de le voir en cachette mais il ne voit pas poursuivre sa vie en coupant les ponts avec les deux seules femmes de sa vie.

La serveuse revient à eux en leur glissant les cafés devant chacun d’eux pour ensuite partir après avoir reçu un merci appuyé de Thomas. Son attention se concentre de nouveau sur Addison qu’il contemple une poignée de seconde en silence. Elle n’a pas changé, elle a toujours cette flamme indomptable au creux du regard, celui-là même qui lui a plu 14 ans plus tôt.

- D’ailleurs, ça s’passe comment dans ta tour d’ivoire inébranlable du peuple cocker jusqu’à la moëlle ? Laisse-moi devinez : Mariée et mère de famille ? T’as opté pour quel genre de métier ? Petite secrétaire au service de son mari ?

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Lun 15 Jan - 5:16

Like a prayer
EXORDIUM.
Evidemment que je ne veux pas tout savoir, parce que d'une je ne suis franchement pas intéressé par le fait de connaître sa vie dans les moindres détails, ca ne me servirai clairement à rien du tout (et si j'aime les ragots je me fais un devoir de ne pas les colporter, ce qui, il faut bien l'avouer limite franchement l'intêret que j'aurai à collecter quoi que ce soit sur le fils Hunt), mais en plus et surtout j'imagine sans mal que cette rencontre fortuite restera isolée, on ne vivaient plus dans le même monde depuis longtemps et si nous avions partagés un semblant de relation, je savais à présent qu'elle n'avait pas eu autant de valeur que j'avais bien voulu le croire à l'époque. Tout cela était donc chose révolue à présent. Intérêt limité en soi si ce n'était d'abreuver ma curiosité. Je roule des yeux et lui adresse un signe de tête négatif. Narcissique ? Présomptueux ? Juste un peu…comme toujours. J'enchaîne rapidement et ne lui laisse guère le temps de prononcer le moindre mot, lui proposant un café que j'ai entraperçu sur le chemin lorsque je suis arrivée, juste parce qu'il se situait à quelques pas de cette saloperie d'herboristerie bizarre ou ma sœur achète mille plantes dont j'ignore l'usage final, enfin chacun son truc hein, je ne me pose plus de questions sur ses petits loisirs depuis longtemps. J'empêche mon camarade de cracher une ou deux réflexions qui, j'imagine ne sont pourtant pas bien loin, voir même sur le bout de sa langue et me contente de lui dire que ce n'est pas pour moi, mais apparemment ca ne le convainc que très peu, à moins qu'il ne me cherche juste pour le plaisir, je ne sais plus trop avec lui, ma mémoire est peu loin le concernant.

La présence de Thomas à mes côtés m'est bien étrange je dois bien le reconnaître, je ne m'en étais pas tout de suite rendu compte avant que les minutes ne commencent à sérieusement s'être écoulées depuis qu'il m'avait interpeller devant l'église. Sa présence ne me rappelait pas forcément de bonnes choses, pas que nous n'ayons pas de bon souvenirs ensemble, c'était loin d'être le cas au contraire, il avait été une véritable porte de sortie pour moi à une époque où je me trouvais dans une tempête intérieure plutôt intense, mais il me rappelait aussi indéniablement comment celle-ci s'était terminée et c'était un endroit où j'empêchais mon esprit d'aller constamment, je n'étais plus cette gamine et je n'avais pas envie de la rappeler à moi. Je ne sais pas vraiment si c'est par regret ou par peur de voir ressurgir toutes ces idées si noires, mais je ne suis pas tentée de le découvrir et me contente d'occulter les périodes que j'ai encore le loisir de faire moi-même disparaître. On s'installe dans ce café huppé et peu peuplé à cette heure de la journée, je n'ai pas manquée l'air qui s'est peint sur son visage lorsqu'il a découvert l'endroit, c'est sûr que c'est beaucoup moins pourrie que les bouges qu'il fréquente, sûrement histoire de se persuader un peu plus qu'il a complètement refusé et effacer ce monde dans lequel il est né. C'est sans doute un peu bourrée de jugement, mais je doute être très loin de la vérité, il avait toujours voulue se démarquer et avait toujours eu tendance à en faire des tonnes pour cela et au vu de ce que j'ai pu observer déjà, je doute qu'il ait beaucoup changé sur ce point. La serveuse se pointe et évidemment il accroche sur ses lèvres un sourire charmeur et charmant et la reluque sans discrétion lorsqu'elle s'éloigne finalement d'eux. Mes mains posées devant moi sur la table je lui jette à mon tour un regard, teinté d'amusement cette fois. « T'es irrécupérable. » Je viens replacer une mèche de cheveux volante derrière mon épaule et secoue la tête avec un sourire, puis finalement lance la conversation et le sujet qui me brûle les lèvres, car à ma connaissance, les femmes du clan Hunt au même titre que leurs comparses masculins d'ailleurs, avaient reniés le cadet de la famille depuis bien longtemps.


« Une chose est sûre, c’est certainement pas ta langue de vipère qu’ils ont soignés à l’hosto. » Aoutch. C'était gratuit et totalement inutile. Ca ne me plaît guère et mon visage se fige dans une expression froide et distante (une de celle que je maîtrise le mieux), je passe ma langue sur ma lèvre supérieure dans un tic sonore et je pousse un soupir. J'ignore la raison pour laquelle il ne cesse de ramener ca sur le tapis, peut-être que ca l'amuse, peut-être qu'il imagine que le temps permet d'en rire, mais la vérité c'est que les larges marques qui barrent mes poignets ne seront jamais sujet à rire pour moi, mais je doute qu'il soit en mesure de le comprendre. Je ne dis rien, espère que ce n'est là qu'une maladresse, même si je ne le crois pas vraiment. Je suis contrariée. Vraiment contrarié. Peut-être un peu déçue aussi, mais je le laisse sourire alors que le mien semble s'être définitivement éteint. Ma question trouve finalement réponse au milieu du silence que je lui impose et il y répond d'ailleurs naturellement comme si ce qu'il venait de dire n'était rien de plus qu'une remarque banale et elle l'etait, pour lui… « Donc pour répondre à ta question, oui, toujours banni et je m’en porte pas plus mal. J’suis pas certains que j’aurai supporter très longtemps de vivre dans votre petit monde de merdeux et de suffisance. Ce qui ne m'étonnait pas, je me souvenais à présent qu'il ne s'était pas écoulé plus d'une heure après notre première introduction pour qu'il ne laisse échapper toute l'aversion qu'il pouvait avoir contre ce monde et ses dictats, je me souvenais de mon étonnement d'entendre quelqu'un affirmé avec autant d'assurance ce que je pouvais souvent penser tout bas, je crois que c'est ce qui m'avait plus chez lui, il m'offrait la liberté de laisser derrière moi tous les faux semblant auxquels on me pliait sans répit enfin je le croyais en tout cas. D’ailleurs, si tu pouvais éviter de leur rapporter que j’étais avec ma mère aujourd’hui, ça m’arrangerait. Pas pour moi mais au moins pour elles. » Je lève un sourcil, je ne me sens franchement pas à l'aise avec lui sans savoir pourquoi. Peut-être que je m'attendais à autre chose ou peut-être qu'il y a des choses qu'il faut juste laisser à leur place je ne sais pas, mais quelque chose détonne. Il suffisait de nous regarder à peine une seconde l'un en face de l'autre pour se rendre compte qu'on ne devrait probablement même pas se trouver dans la même pièce et pourtant…pourtant nous étions là à essayer de jouer des retrouvailles qui avaient l'air tout sauf chaleureuses et naturelles. J'ouvre la bouche, j'essaye de faire des efforts alors que je n'ai rien à y gagner probablement, mais j'essaye quand même, il devrait s'en estimer heureux je ne force que rarement les choses, mais je suis interrompue par la jolie serveuse de vingt ans qui reviens sourire aux lèvres déposés nos cafés devant nous, elle n'est visiblement pas insensible aux sourires appuyés que lui adresse le motard, il a toujours eu l'art et la manière… Mes mains se resserrent autour de ma tasse et je laisse la porcelaine me brûler légèrement les doigts en attendant qu'elle quitte notre table. Une fois chose faite Thomas me coupe l'herbe sous le pied et vient en quelque sorte portez le coup de grâce à mes efforts.

« Dis moi Thomas. Pourquoi est-ce que tu m’as invité à boire un café exactement ? Je lui lance un regard interrogateur, mais ne lui laisse à mon tour guère le temps de répondre. Pour qu’on puisse se remémorer et rire ensemble d’une des pires périodes de ma vie ? Je lève les mains paumes vers le haut devant moi en signe d’interrogation, le comique de répétition avait sans doute du m’échapper j’imagine. Oh non attend! A moins que ce ne soit juste pour me faire gentiment part de l’image désuète cliché et négative que tu peux avoir de moi ! Hum…je sais franchement pas laquelle je préfère ! Je fais mine de réfléchir, même si je connaît déjà la suite et ne m’intéresse pas vraiment à la réponse. Rassure toi en tout cas, je ne dirais rien concernant ta mère et ta soeur si c'est là le sujet, parce que contrairement à ce qu’apparemment j’ai l’air d’être, je ne fait pas encore partie du club des commères bourrée de frics, tout comme et je suis navré de te décevoir, je ne rentre pas non plus dans la case de l’épouse docile juste là pour écarter les cuisses et s’occuper de la baraque ! T’as la mémoire un peu courte je crois. J’attrape mon manteau sur le dossier de ma chaise avec un sourire, placardant sur l’entièreté de ma personne l’image même de la politesse bourgeoise qu’il avait espéré voir. Il savait tout ce que j’avais pu traverser et l’impact dévastateur que ce monde avait pu avoir sur moi, il en avait vu le résultat avant de s’échapper et de m’y laisser, aussi, appuyé de la sorte et si vite sur tout ce qui pouvait véritablement être blessant, me laissait perplexe. Il n'avait pas la moindre idée de tout ce que ce monde me coûtait encore, alors peut-être que je pouvais paraître excessive, mais c'était toujours mieux que de me sentir encore une fois rabaisser à ce que je n'était pas, à tout ce que tout le monde essayait inlassablement de faire de moi.  Maintenant si tu veux bien m’excuser je vais m’en aller, ca a été un VERITABLE plaisir. » Amer ? Juste un peu, la plaisanterie tout comme moi avions nos limites et j’avais mieux à faire que perdre mon temps dans des retrouvailles comme celle qu’il avait choisie de m’offrir. Je me lève et tourne alors les talons, laissant mon café encore fumant sur la table.


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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Mar 23 Jan - 18:07

Like a Prayer
EXORDIUM.
- Dis moi Thomas. Pourquoi est-ce que tu m’as invité à boire un café exactement ?

La question tombe, un peu surprenante à ses yeux. Pourquoi ? Parce qu’il en avait envie, ça lui semble clairement évident.  

- Pour qu’on puisse se remémorer et rire ensemble d’une des pires périodes de ma vie ?
- Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes comme connerie.

Thomas ne pige pas tout de suite, ne percute pas à quel point il a pu blesser la jeune femme. Il n’a pas toujours su faire preuve de délicatesse et ce qu’il croyait être un jeu n’en est plus un en cette seconde, le biker ayant largement dépassé les bornes cette fois.

- Oh non attend! A moins que ce ne soit juste pour me faire gentiment part de l’image désuète cliché et négative que tu peux avoir de moi ! Hum…je sais franchement pas laquelle je préfère !

Addison le prend de court, avec cette scène qu’elle lui fout sous le nez, Hunt n’ayant toujours pas bougé de sa place, son regard figé sur son ex-petite amie. Les rouages commencent à se débloquer.

- Rassure toi en tout cas, je ne dirais rien concernant ta mère et ta soeur si c'est là le sujet, parce que contrairement à ce qu’apparemment j’ai l’air d’être, je ne fait pas encore partie du club des commères bourrée de frics, tout comme et je suis navré de te décevoir, je ne rentre pas non plus dans la case de l’épouse docile juste là pour écarter les cuisses et s’occuper de la baraque ! T’as la mémoire un peu courte je crois.

Thomas comprend enfin que sa petite blague n’a pas éveiller l’humour d’Addison, loin de là. Encore une fois, il a manqué de tact et de délicatesse mais il ne s’en offusque pas tant que ça, étant absolument au clair avec ses propres idées. Il n’avait pas imaginé à quel point la jeune femme risquait de mal prendre cette dernière petite pique, la titillant sur sa place dans la haute société, auprès de ses parents que lui-même avait choisit de quitter.
Lorsqu’il la voit choper son manteau, sourire factice sur les lèvres, Thomas pourrait presque deviner ce qui allait suivre. Il en avait presque oublié le tempérament vif de la jeune femme, ce caractère qui n’avait effectivement rien à voir avec celles qu’il avait déjà pu fréquenter. Il a merdé, c’est un fait et désormais, il n’a plus qu’à contempler l’étendu des dégâts sous la forme de son départ et de la colère froide qui tire les traits d’Addison.

- Maintenant si tu veux bien m’excuser je vais m’en aller, ca a été un VERITABLE plaisir.
- Roh, ça va Addi tu… mais elle se tire, comme une furie, laissant son café fumant derrière elle… Fais chier putain.

Il laisse ses mains retombées sur ses cuisses et ne bouge pas, pas tout de suite. Il n’allait pas non plus lui courir après, fallait pas déconner. Est-ce sincèrement de sa faute si cette nana n’a pas d’humour ou l’a visiblement perdu en vieillissant ?
Non, la vérité, c’est qu’il a réellement merdé et qu’il le sait. C’est vrai qu’avec un peu de recul, il lui en a foutu une couche sur la gueule, un peu gratos et surtout avec un très mauvais timing si nous prenons en considération qu’ils ne s’étaient pas vu depuis presque 14 ans.
Il lâche un juron et se lève à sa suite, la voyant encore entrain de se tirer d’un pas vif.

- Monsieur, vous n’avez pas pa…
- Oui oui, ça va c’est bon. Il fouille dans la poche de son jean et en sort un billet froissé. Tiens voilà.

Il claque la monnaie dans la paume de cette serveuse à qui il servait quelques secondes plus tôt des sourires charmeurs avant de s’en détourner sans attendre.
Quatorze ans qu’ils ne s’étaient pas vu, trente minutes de retrouvailles et le voilà qu’il était déjà entrain de lui courir après pour s’expliquer. Putain.

- Addison !

Il la rattrape non sans mal alors qu’elle fuit sa présence d’un pas rapide, se foutant littéralement du fait qu’il l’interpelle. Forcément qu’elle va jouer sa tête de con avec ce qu’il venait de lui sortir. Thomas accélère le pas et se poste devant elle, les mains en avant pour l’arrêter.

- C’est bon, fais pas la gueule ça va. Il ramène ses cheveux en arrière, gêné par quelques mèches. J’y ai été un peu fort c’est vrai mais j’suis désolé. Ok ?

Comme si ça allait suffire…

- J’suis qu’un sale con qui manque parfois de tact, j’disais tout ça pour te faire chier. Et j’t’ai pas demandé de venir boire un café pour te refoutre tout ça dans la gueule, j’étais vraiment content de te revoir.

Elle le connait un minimum pour savoir qu’il n’est pas entrain de lui raconter des cracks. Thomas a toujours été d’une franchise absolue, se foutant – peut-être un peu trop – de savoir si ce trait de caractère serait mal perçu ou non. Mais la vérité est là, il n’a pas voulu la blessée.

- Allez, reviens, on reprend tout à zéro. J’te paie le café et j’te laisse le droit de me refoutre le souvenir du strip-tease dans la tronche sans rien dire.

Inutile d’en dire plus, elle sait exactement de quoi Thomas parle.
Et c’est avec ce dernier souvenir qu’il entreprend de lui arracher un sourire. Même infime.
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Dim 28 Jan - 3:38

Like a prayer
EXORDIUM.
Roh ca va…ca va ??? Non ca ne va pas justement. Il est quand même gonflé celui-là, c'est pas que je suis pas ouverte aux taquineries ou aux plaisanteries parce que ca n'est pas vrai, mais ce qui m'agace, c'est qu'il est pas foutu de s'adresser à moi autrement que comme ca et si j'attends pas de lui une conversation de très haut niveau, j'ai quand même autre chose à foutre que de perdre mon temps à me faire attaquer de la sorte. Je l'entends parfaitement jurer sur mon départ et je m'en contrefouts royalement, j'espère bien que ca l'emmerde et j'espère aussi qu'il se sent bien con. Je presse le pas et rejoint rapidement la porte sans lui accorder un regard. Asshole.

Je rumine toute seule, ca m'agace. Pourquoi ? J'en sais rien, probablement parce qu'il me rappelle tout ce que j'avais un jour été, avec mes idées de grandeurs, mes grands principes anticonformistes que j'avais laissé tomber en gagnant l'âge adulte, parce que si cet univers ne me plaisait guère plus qu'à lui, je dois bien avouer que l'argent qui va avec c'est une tout autre histoire. J'ai grandi dans l'opulence, le confort et si je sais que l'on ne peut pas tout acheter, je suis aussi consciente que les gouts que j'ai développés ne se satisfont pas avec un niveau de vie modeste. Alors, oui peut-être que contrairement à lui je n'ai pas tout abandonné et tourner le dos à tout ce qui avait été ma vie comme si ca n'avait pas, jamais eu la moindre importance, mais ca ne voulais pour autant pas dire que j'étais devenue aussi insipide et insignifiante que ma très chère mère.

« Addison ! »
Ouaip c'est bien moi et tu peux me regarder partir connard. Une fois dehors je réajuste mon manteaux dont je ressers la ceinture autour de ma taille. Puis j'avance de quelques pas, continue mon chemin en cherchant mon paquet de cigarette dans la pochette qu'il y a encore une minute je maintenais sous mon bras. On pourrait croire que plus le sac est petit, plus c'est facile d'y trouver quoi que ce soit, mais c'est globalement un préjugé de mec qui n'a justement jamais porté de sac de sa vie. Je finis par leur mettre la main dessus et retient un ah-ah triomphant, alors que je sors ma précieuse de son emballage et vient la positionner entre mes lèvres. Mon nom résonne toujours dans mon dos et je l'ignore royalement, j'imagine que c'est pour ca qu'il presse le pas et vient finalement se placer devant moi mains tendus, il croit que je suis une bagnole qu'il va arrêter avec ses petits doigts ou quoi ? «  C’est bon, fais pas la gueule ça va. Je me stoppe pourtant et lui jette un vague coup d'œil alors qu'il repousse ses cheveux en arrière d'un geste, cliché certes (on a déjà vu ce plan dans à peu près toutes les chickflick du monde) mais pourtant sexy quand même. Pffff.  J’y ai été un peu fort c’est vrai mais j’suis désolé. Ok ? Je ne réponds pas et me contente de fouiller dans mes poches, les sourcils froncés, puis dans mon sac en grommelant. Ca m'arrive tout le temps, je sais pas ce que je peux bien foutre de mes briquets, je ne les retrouve absolument jamais et il n'y a rien ! rien qui soit plus agaçant que d'avoir une cigarette déjà dans la bouche et de ne pas pouvoir l'allumer. J’suis qu’un sale con qui manque parfois de tact, j’disais tout ça pour te faire chier. Et j’t’ai pas demandé de venir boire un café pour te refoutre tout ça dans la gueule, j’étais vraiment content de te revoir.  Ba il a clairement une drôle de façon de le montrer hein. Je dis pas que je l'ai pas asticoté de mon côté, mais pas à ce point et je ne me suis pas contentée que de ca. Bref. Je lui prête qu'une attention partielle, enfin c'est l'impression que je donne, alors qu'en faite comme toute gonzesses qui se respectent je sais très bien faire plusieurs choses à la fois et je ne manque pas une miette de sa petite plaidoirie . Je finis par m'arrêter de chercher et vient planter mon regard dans le sien en laissant retomber mes bras le long de mon corps, ma cigarette entre mes doigts.

- Allez, reviens, on reprend tout à zéro. J’te paie le café et j’te laisse le droit de me refoutre le souvenir du strip-tease dans la tronche sans rien dire. » Je ne peux empêcher un sourire de venir s'installer sur le coin de mes lèvres. Parce que le souvenir dont il parle est juste hilarant. Sans aucun doute le truc le plus ridicule que j'ai vu dans mon existence tout entière et certainement le truc le plus idiot qu'on ait fait pour moi. « T'as pas un briquet ? Certainement pas la réponse qu'il attendait j'en conviens, mais personne n'a dit qu'il ne méritait pas de ramer un petit peu. Il en sort un de sa poche et me le tend, je ne sais pas ce qu'il pense, mais j'imagine sans mal qu'il attend que je le dise autre chose et je vais y venir. Je repositionne donc ma cigarette dans une lenteur commandée et exécutée et vient y porter la flamme avant de la faire disparaître. Je tire une latte, le briquet toujours enfermé dans le creux de ma main et relâche une bouffée de fumée au-dessus de moi. J'espère que tu l'es!...désolé…parce qu'un petit con c'est sûr et ca date pas d'hier. Je lève un sourcil et vient croiser mes bras sur ma poitrine. Dis toi bien que t'es pas le premier à me balancer tous ces jolis clichés à la tronche Thomas, sauf qu'à la différence, toi tu es censé savoir que ce milieu c'est pas tout…Je pousse un soupir nasale et balance une de mes mains dans l'air de façon gracieuse (évidemment) Ceci dit c'est bien vu, je te l'accorde ! Visiblement tu as pas perdu de ta ressource et tu te rappelles très bien que je ne manquerait JAMAIS l'occasion de parler de ton petit numéro. C'était comme déjà ton petit mouvement de bassin là ? Je viens dépose mon pouce sous mon menton et mon index sur mes lèvres en signe de réflexion (exagéré évidemment). Tu veux pas me rafraîchir la mémoire ? Je lui adresse à présent et finalement un large sourire amusé, avant de porter de nouveau ma cigarette à ma bouche. Alors, Hunt ? Toujours affranchie en mode j'ai peu de rien ? Ou est-ce que ton égo à grandit en même temps que toi ?

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Mer 31 Jan - 15:13

Like a prayer
EXORDIUM.
Elle a l’air de se foutre comme de l’an 40 des excuses qu’il est entrain de lui présenter et ça lui tape passablement sur les nerfs. Ok, elle est vexée, aucun problème mais est-ce qu’il est vraiment nécessaire de jouer les bitchs à faire comme s’il n’existait pas ?
Au fond… c’était amplement mérité. Et Thomas le conçoit, ravale sa fierté.
C’pas comme s’il avait vraiment déconné sur ce coup-là … Ok. C’est de bonne guerre.

- T'as pas un briquet ?

… Du Addison tout craché.
Thomas se retient de lever les yeux au ciel et d’esquisser un sourire, se contentant simplement de plonger la main dans la poche de son jean pour choper son vieux briquet et le lui tendre. Ça n’est clairement pas ce à quoi il s’attendait mais encore une fois, c’est de bonne guerre.
La jeune femme prend son temps pour caler la cigarette entre ses lèvres pour ainsi, lentement, l’allumer et en tirer une latte. Avec ces conneries, elle lui donne à lui aussi l’envie de fumer une clope. De nouveau, il plonge la main dans la poche de sa veste, sort une cigarette de son paquet et la loge entre ses lèvres.

- J'espère que tu l'es!...désolé…parce qu'un petit con c'est sûr et ca date pas d'hier.

Il ricane, amusé et porte le briquet allumé vers la clope, tout en lui répondant.

- J’suis peut-être un p’tit con mais j’t’ai jamais menti.

Ce qui veut dire que oui, il est réellement désolé. Il n’a jamais fait preuve de manque de sincérité envers elle, même s’il possède dans son panel de caractère, 30 % de « Connard ».
Thomas tire une longue bouffée de nicotine, affichant un sourire tranquille. La conversation semble se détendre comme il l’avait espéré. Il n’est pas chiant, pas rancunier et même si parfois sa fierté est bien trop grande, ça n’empêche pas de reconnaitre ses tords lorsqu’il a vraiment merdé.
Enfin, tout dépend avec qui.
Natalia, si tu l’entends…

- Dis toi bien que t'es pas le premier à me balancer tous ces jolis clichés à la tronche Thomas, sauf qu'à la différence, toi tu es censé savoir que ce milieu c'est pas tout…
- J’le sais mais c’était simplement pour t’faire chier.

Hunt sait à quel point Addison n’est pas représentative du monde du Bling Bling même si contrairement à lui, elle y baigne encore. Mais lorsqu’ils étaient ado, elle n’avait rien d’une nana typique du milieu qui avait bien trop peur de salir sa petite robe bleu pastel et de crapahuter à droite à gauche en quête d’adrénaline. Il a vécu des choses intenses avec elle, des trucs un peu hors du communs et qu’il n’aurait certainement pas vécu s’il s’était collé avec une de ses pouffes du milieu que son père voulait lui refourguer dans les pattes.

- Ceci dit c'est bien vu, je te l'accorde ! Visiblement tu as pas perdu de ta ressource et tu te rappelles très bien que je ne manquerait JAMAIS l'occasion de parler de ton petit numéro. C'était comme déjà ton petit mouvement de bassin là ?

Et voilà, on y est.
Forcément qu’avec une perche pareille, Addison allait saisir l’occasion. Elle fait mine de réfléchir alors que le hacker est absolument certain qu’elle souvient PARFAITEMENT de ce fameux mouvement de bassin qu’il a maigrement exécuté ce soir-là avant que son père ne débarque sans prévenir dans la chambre.
Putain, la situation avait tout d’un film ou plutôt d’un sketch improvisé où Thomas a bien cru crever d’angoisse à l’idée que le père Adler ne le découvre ainsi, à moitié à poil, entrain de faire un strip-tease à sa petite fille chérie…

- Tu veux pas me rafraîchir la mémoire ?
- Tu t’en souviens parfaitement, fais pas genre Adler.

Elle affiche une mine de celle qui ne comprend pas, qui ne voit pas de quoi il parle. Bien évidemment.
Il tire une énième latte sur sa clope sans lâcher Addison du regard. C’est peut-être un petit con mais pas un lâche. Et s’il y a une chose dont il n’a pas peur, c’est du ridicule puisqu’il se fout de la moitié du monde qui l’entoure et qu’il ne manque jamais une occasion de faire rire l’assemblée ou de tout simplement faire le con.

- Tu m’tiens ça s’il te plait ?

Il lui tend sa clope et retire sa veste … lascivement. Et s’exécute avec le plus grand sérieux et la plus grande application à lui refaire l’exacte – ou presque – strip-tease qu’il lui a offert ce soir-là mais avec cette fois, certainement plus de sex-appeal que lorsqu’il avait seize piges…
Hunt a conscience des gens qui l’entourent, qui les regarde certainement et peut-être que c’est en partie pour ça qu’il le fait, pour attirer l’attention sur eux et foutre un poil mal à l’aise Addison qui n’a peut-être pas envie d’être affilié à un grand con comme lui qui s’agite soudainement le cul sur une musique imaginaire en lui jetant sa veste à ses pieds. Il commence à s’attaquer au bas de sa chemise qu’il remonte doucement… avant de s’arrêter sur un dernier coup de hanche, sous le regard choqué ou incompréhensif des passants. Ca va, c’est pas comme si on n’voyait rien de pire dans les rues de Chicago.

- Ca t’va pour le rappel ? Il affiche un large sourire, presque trop fier de lui. Il y a bien l’autre mouvement de bassin pour qui je pourrais te rafraîchir la mémoire mais ça ne serait pas décent.

Sans pression, sur le ton de la taquinerie et parce que les choses ont toujours fonctionné comme ça avec Addison. Du tac au tac, au naturel, spontanément. Et non, il ne serait pas contre remettre le couvert avec la jeune femme qui s’est clairement embelli avec le temps bien que son adolescence la mettait déjà en valeur à l’époque.

- Maintenant que je suis pardonné, on va le boire ce café ?

Preuve qu’il n’a pas changé. Hunt n’a toujours peur de rien.


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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Jeu 8 Fév - 5:00

Like a prayer
EXORDIUM.
C’était vrai. Je pouvais pas lui enlever ca. Ni l’un, ni l’autre à vrai dire. Il avait toujours été le petit con de service c’était presque ca signature et il en faisait toujours des tonnes dans le genre, maiiiis effectivement il ne s’était jamais encombré avec des faux semblant ou des mensonges, quitte à se montrer sans considération aucune pour les sentiments des autres. C’était la partie beaucoup moins appréciable de la chose.

Je suis vexée, je dois bien le reconnaître et je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être parce que ca vient de lui et parce que malgré le fait qu'on ne se soient pas parler depuis des années, qu'on ne se soient même pas quitter dans de très bonnes conditions, je garde une espèce de souvenirs positif de ce petit abruti. Eurg. Bref je suis piquée et quand je suis fâchée, je suis une peste, le genre bitch de service et s'il ne fait pas l'effort d'essayer de faire amende honorable alors il ne mérite clairement pas mon temps. Je lui balance, peut-être pas aussi directement que j'aurais pu le faire, parce que malgré tout je ne sens pas poindre cette pointe d'agression (ma spécialité) il a de la chance j'imagine. « J'le sais mais c'était simplement pour t'faire chier. » Je ne me laisse pas impressionner par une réponse aussi peu recherché, franchement c‘est pas comme si on s'était quitté hier, je suis pas contre les familiarités loin de là, on ne peut pas dire que je sois la plus frigide des gonzesses de la haute, mais je sais pas il avait pas l'air d'être vraiment prêt à faire le moindre effort et je crois que quelque part j'estime qu'il me doit bien ca.

C'est idiot. Je tire une latte sur ma cigarette et me redresse un peu. Qu'est-ce que je peux bien attendre d'un type comme lui de toute façon ? À part un café, deux-trois souvenirs balancer au milieu d'une conversation qui aurait pour thème « souvenirs d'adolescents » et une possibilité de se recroiser d'ici une bonne dizaine d'année. Alors, je me dis autant rendre les choses un peu plus fun et il me tend une perche de quinze kilomètres de long. C'est probablement l'un des trucs les plus drôles que nous ayons vécues, enfin sur le coup, lui n'avait pas trouvé ca particulièrement hilarant, je crois qu'il avait un peu peur de mon père, ce que je peux comprendre tout le monde à toujours un peu peur de mon paternel. Bref voyons voir la réaction de cher Monsieur Hunt. « Tu t’en souviens parfaitement, fais pas genre Adler. » Comment l'oublier en même temps…Je lui adresse une moue pleine de réflexion et secoue la tête à la négative. Non je ne vois pas du touuuuut et alors que je m'attends à ce qu'il surenchérisse sur le fait que ce n'était pas si drôle et clairement inoubliable comme lui blablabla son speech de lover des bacs à sable, il me tend sa cigarette en me demandant de la tenir un instant. Je comprend pas vraiment, mais je m'exécute sans vraiment me poser de question alors qu'il commence déjà à enlever sa veste de façon suggestive. Non mais….un sourire vient s'afficher sur mes lèvres, du genre sourire vraiment amusé alors qu'il se met à gigoter et à reproduire cette scène de leur passé…en pleine rue... « Thomas…Je secoue la tête à la négative et laisse échapper un rire franc qui ne semble pas venir contrarier sa musique imaginaire. Je jette un regard autour de moi et vois les visages outrés de certains, d’autres sont clairement divertis par la scène qui se joue sous leurs yeux et certains, comme cette vieille dame semble carrément gênée. Ma main, qui tient encore ma cigarette vient se placer devant ma bouche et dissimule un instant mon sourire. Il s’est amélioré…un peu, enfin je crois, c’est difficile à dire en vérité. Il remonte son t-shirt et je m’apprête à lui dire que c’est bon il a gagné, mais il me prend de court et s’arrête net dans son geste.  « Ca t’va pour le rappel ?  Il y a bien l’autre mouvement de bassin pour qui je pourrais te rafraîchir la mémoire mais ça ne serait pas décent…. Je secoue ma tête à la négative, il est désormais un peu loin l'air sévère de la parfaite petite biatch je dois bien le reconnaître, je lève les yeux au ciel, évidemment qu'il ne peut pas s'en empêcher, c'est tout à fait le genre de trucs qu'il lui sortait voyons voir…Tout le temps. Maintenant que je suis pardonné, on va le boire ce café ? »  Je lui tends sa cigarette et attend qu'il s'en saisisse en silence, ce qui ne prend pas plus de quelques secondes. « Depuis quand tu te préoccupes de ce qui est décent ? Je lève un sourcil interrogateur avant de ricaner. Ca va, ca va t'as gagné. Je vais le prendre ce café, tu l'as mérité, mais ajoute de la glace, je pense que JE l'ai mérité. Je tire une dernière latte sur ma cigarette et l'envoi valsé sur le pavé avant de tourner les talons pour rejoindre le café que nous venions de quitter. Alors, tu viens ? On t'as jamais appris qu'on ne faisait pas attendre une lady dans le froid ? » Sourire en coin et je finis par passer la porte, lui sur mes talons ou pas…on verra bien !

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