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 Like a prayer - Addi

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Mar 13 Fév - 15:27

Like a prayer
EXORDIUM.
Il se fout de savoir si tout Chicago la regardé déhancher son bassin en improvisant un strip-tease sur ce trottoir et tout ça pour les jolies yeux d’Adler, comme il se fout de savoir ce qu’on en pense, de ce que les gens en diront. Thomas n’a pas froid aux yeux, n’a pas peur du ridicule et il est même plutôt satisfait de voir qu’Addison semble agréablement surprise.
Après tout ce fabuleux spectacle – Hunt qui bouge son cul, c’est forcément fabuleux -, Thomas récupère sa clope mais aussi sa veste qu’il remet sur ses épaules, cigarette entre ses lèvres.

- Depuis quand tu te préoccupes de ce qui est décent ?

Touché. Ça n’a jamais été le cas et ça ne le sera jamais.
Thomas a bien envie de lui dire qu’il est prêt à lui montrer que la décence, il s’en tape comme de l’an 40 mais elle ne lui en laisse pas le temps.

- Ca va, ca va t'as gagné. Je vais le prendre ce café, tu l'as mérité, mais ajoute de la glace, je pense que JE l'ai mérité.
- Ca m’va. J’ai au moins la victoire pour moi.

Si ce n’est que ça, il peut bien lui en offrir trois si elle le veut. Loin d’être radin, Thomas ne crachera pas sur quelques cafés ou glaces à lui payer si ça pouvait apaiser les tensions qu’il avait fait naitre un peu plus tôt. Mais c’est bon à savoir que ce fameux souvenir est aussi efficace pour lui redonner le sourire mais surtout pour se faire pardonner d’une énième connerie. Quoi qu’avec Addison, selon la situation, ça ne suffira pas toujours.

- Alors, tu viens ? On t'as jamais appris qu'on ne faisait pas attendre une lady dans le froid ?
- Désolé, tout ça m’en a fait oublier les bonnes manière Duchesse.

Il ricane, cette phrase n’ayant aucun sens de sa bouche, lui qui avait depuis bien longtemps envoyer se faire foutre ces fameuses bonnes manières. Thomas tire une dernière latte sur sa clope avant de la jeter dans le caniveau pour pousser à son tour la porte du café. La serveuse lui adresse un regard surprit et Hunt hausse les épaules sans trop s’attarder.
Il rejoint Addison qui est déjà installée à la même table… mais sans café.

- Va falloir recommander, j’ai dû payer avant de te rejoindre et j’crois que pour le coup, de mes sourires, elle n’en n’aurait rien à foutre.

Il désigne la jeune femme les ayant servis un peu plus tôt. Il aurait très bien pu jouer la carte du séducteur, sortir le grand sourire et les yeux charmeurs pour tenter de partir d’ici sans payer mais il est quasi certain que ça l’aurait mené droit à l’échec. Sans compter Addison qui se serait déjà faite la malle il ne sait où. Ceci dit, il n’aurait pas tellement eu du mal à le retrouver… quelques recherches à droite et à gauche et il aurait pu obtenir son adresse et son numéro en quelques clics.

- La même chose que tout à l’heure ?
- S’il vous plait. Avec une glace en plus … A moins que tu préfères tes éternels nachos bourrés de fromage et de guacamole ? Vous avez ça ?
- Euh… oui.

Il porte un regard vers Adler en haussant les épaules. Il sait que ça n’est pas l’heure pour se bouffer ce genre de repas mais comment dire… il s’en tape.

- Quoi ? J’ai faim.


Ca n’est certainement pas la messe qui lui a creuser l’appétit à rester le cul vissé sur ce banc froid et inconfortable.
Thomas laisse Addison confirmer ou non sa commande avant de se redresser et de croiser les bras sur la table, bien décidé à repartir de zéro avec la jeune femme.

- Bon alors, tu me racontes ce que tu deviens ? T’en es où ?

Sincèrement curieux et cette fois, prenant garde de ne pas trop jouer au con au risque de voir ses chances de renouer contact avec la jeune femme, partir pour de bon en fumée.


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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Dim 18 Fév - 1:41

Like a prayer
EXORDIUM.
Lorsque je rentre de nouveau dans le café, je ne manque pas le regard surpris de la serveuse qui visiblement n'a pas forcément eu le temps de comprendre ce qui venait de se passer, je ne m'en préoccupe pas vraiment, après tout c'est pas comme si j'en avais quelque chose à foutre de ce qu'elle pouvait penser. Je rejoins la table que j'avais précipitamment quittée quelques minutes auparavant et qui s'était retrouvé débarrassé de notre commande non entamée et me réinstalle. Je dépose mon manteau sur le dossier de ma chaise et vient croiser mes mains sur la table en attendant que mon ex ne vienne me rejoindre, ce qu'il ne tarde pas à faire. « Va falloir recommander, j’ai dû payer avant de te rejoindre et j’crois que pour le coup, de mes sourires, elle n’en n’aurait rien à foutre. Je laisse échapper à mon tour un sourire et secoue la tête. - J'aurais bien essayé le mien, mais je crois que t'es beaucoup plus son genre. Je lâche un ricanement et hausse finalement les épaules. La principale concernée revient vers nous, son petit calepin à la main et nous demande si elle nous remet la même chose. J'ouvre la bouche, mais Thomas est plus rapide que moi et lui indique que oui, mais qu'ils allaient aussi prendre une glace, celle que j'ai si gentiment demandé, avant de me proposer de plutôt reporter mon choix sur le truc le plus gras du monde et que j'ai toujours pu m'enfiler sans jamais m'arrêter à savoir des nachos baignant dans les sauces et le fromage. Je lève un sourcil un peu surprise qu'il se rappelle de ca.  - Quoi ? J’ai faim.  Je lève mes mains devant moi amusé. Mais j'ai rien dit t'excites pas ! Mon regard s'échappe du sien et se reporte à présent et de nouveau sur la serveuse. La même chose donc, avec de la glace à la pistache avec de la noix de coco dessus si c'est possible et pour ce qui est des nachos, je mangerais les siens ! Je tourne mon visage vers lui et lui accorde un sourire démesurément satisfait et un poil piquant. Ce sera tout merci. » La jeune femme acquiesce adresse finalement un sourire à Thomas et s'en retourne aux cuisines avec sa commande clairement pas commune puisque composé de truc qui ne vont pas vraiment ensemble, mais bon elle a probablement dû en voir d'autres…quoi que dans ce quartier pas sûr.

Mon attention se reporte sur mon petit camarade qui se redresse et vient finalement reprendre la parole alors que je viens poser mon menton sur la paume de ma main, mon coude fermement dressé sur la table du café. « Bon alors, tu me racontes ce que tu deviens ? T’en es où ?  J'imagine qu'on y est. Comment résumé quinze ans de vie en une conversation sans pour autant la monopoliser ? Qu'est-ce que j'ai envie de révéler ? Comment minimiser les dernières années qui ont été une véritable tornade sans passer pour une imbécile ? Compliqué…alors je décide de commencer par le plus simple, parce ce que ce qui intéresse en général et pour le reste je me laisse le temps d'éventuellement aviser selon la direction que prendra cette conversation. – Voyons voir…je fais mine de réfléchir. Je bosse aux affaires internes du Fire département, tu sais comme j'ai toujours aimé mené tout le monde à la baguette surtout les types un peu trop confiants…léger sourire. Et bien maintenant on me paye pour ca… Je m'en amuse parce qu'évidemment mon boulot est beaucoup plus que ca et c'est extrêmement réducteur que de le présenter ainsi, mais je doute que les détails l'intéressent plus que ca, ce que je peux tout à fait comprendre. Voyons voir quoi d'autre…j'ai finie par me mariée et…je penche la tête sur le côté et lève une épaule. J'ai aussi divorcée… je passe un doigt machinal et sans m'en rendre compte sur mon annulaire gauche et l'alliance inexistante à mon doigt. S'il n'avait pas insisté pour la récupérer lors du divorce et du « partage » de nos biens, j'imagine assez facilement que je la porterai encore. TSSS c'est stupide je le sais, je n'ai pas le moindre doute sur l'état de cette relation qui n'en sera plus jamais une, je sais qu'elle n'est pas réparable…et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Pour le plus grand bonheur de ma mère et son obsession du politiquement correcte…et j'ai un petit garçon de trois ans…et enfin je vis avec ma sœur ! Je sais, je sais c'est bizarre, mais c'est temporaire, juste en attendant qu'elle aille mieux. La brunette rapplique et dépose devant nous nos cafés en nous informant que la suite arriverai bientôt avant de repartir aussi sec. Voilà pour le plus gros j'imagine et toi dis moi ? »

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Dernière édition par Addison Adler le Jeu 15 Mar - 22:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Lun 26 Fév - 0:01

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EXORDIUM.
Cette fois, l’échange se fait plus calme, voir bon enfant. Ils partent d’une meilleure base maintenant que Thomas a donné de sa personne pour se rattraper et apaiser les tensions qu’il a visiblement lui-même causé. Il ne croit pas au destin ou aux conneries qui s’en rapporte mais il est tout de même assez incroyable de croiser cette femme quatorze après un silence mutuel.

- Voyons voir…  Je bosse aux affaires internes du Fire département, tu sais comme j'ai toujours aimé mené tout le monde à la baguette surtout les types un peu trop confiants…Et bien maintenant on me paye pour ca…
- Je vois que t’as trouvé le job de tes rêves.  

S’il y a une femme qu’il ne faut surtout pas essayer de dompter, c’est bien Addison. Demandez-lui de faire quelque chose et elle vous fera l’inverse. C’est exactement ce qui avait plus au hacker quand ils étaient plus jeunes. Une ado de son âge qui envoyait se faire foutre les principes mondains, faisant le mur, venant faire quelques conneries avec lui pour faire des choses un peu plus folles à chaque fois. Elle avait été un véritable vent de fraicheur, Thomas ne s’en est jamais caché.
De la savoir aujourd’hui manier une poigné d’hommes et de femmes d’une main de fer ne l’étonne même pas.

- Voyons voir quoi d'autre…j'ai finie par me mariée et…J'ai aussi divorcée…
- Félicitations et désolé.

Ou pas ? Il ne sait pas trop si Addison a l’air heureuse ou non de cet état de fait. Hunt s’est toujours dit que si elle devait se marier, elle écraserait certainement ce type du bout du talon s’il refusait de se plier à ses exigences. En somme, il lui fallait quelqu’un de caractère, qui ne se laisse pas faire, au risque de se voir jeter à la porte pour avoir été bien trop ennuyeux. Il tente de s’imaginer sa vie avec les informations qu’elle lui donne, construisant autour de cette femme une existence qu’il ne connaissait pas jusqu’à aujourd’hui.

- Pour le plus grand bonheur de ma mère et son obsession du politiquement correcte…et j'ai un petit garçon de trois ans…et enfin je vis avec ma sœur ! Je sais, je sais c'est bizarre, mais c'est temporaire, juste en attendant qu'elle aille mieux. Voilà pour le plus gros j'imagine et toi dis moi ?

Il bug complètement un quart de seconde avec ce qu’elle vient de lui balancer comme information.
C’est vrai qu’il s’est toujours imaginé Addison mariée mais l’entendre de sa bouche qu’elle est également mère, il ne sait pas vraiment pourquoi mais ça lui en fout un sacré coup dans la gueule. Peut-être parce qu’il prend conscience à quel point le temps passe vite mais aussi à quel point leurs vies sont totalement différentes. Sur tous les points.

- Putain, mariée, divorcée et maman… La vache, c’est pas quatorze ans qui nous sépare mais une vingtaine d’année.

Il esquisse un sourire, toujours un peu sous le choc de la nouvelle.
Concernant le divorce, effectivement, Maman Adler a dû être RAVIE que sa fille se sépare d’un homme qui, il suppose, devait être bien sous tout rapport et surtout conforme à l’image de leur famille. Elle qui tenait tant à leur image, il s’imagine sans peine que tout a dû être étouffer pour ne pas trop ébruiter ce qui a dû être considérer comme un échec …

- Quant à moi… j’crois que j’ai jamais été autant l’antithèse de ce que tu es
. Il lâche un rire sincèrement amusé, ça n’est pas le genre de détail qui le touche ou qui le travail. Pour commencer pas de femme, jamais été marié. Pas d’enfant non plus ou alors j’suis pas au courant.

Thomas a toujours pris garde d’éviter les mauvaises surprises et si tout ça pouvait continuer dans ce même sens, ça l’arrangerait. Loin de lui l’envie qu’une nana débarque un jour pour lui dire « Hey ! J’te présente Gérald, Mickey et Kevin, les triplés que tu m’as pondu dans le vagin il y a quatre ans ». Putain, rien que d’y penser ça lui foutrait des angoisses. Jamais de la vie.

- J’suis toujours au club, j’ai pas bougé de là-bas. J’bosse pour eux, dans l’informatique en donnant un coup de main au garage aussi. T’imagines bien que mon père est ravi de savoir que je n’ai toujours pas décidé d’aller le voir à quatre pattes pour lui demander de m’apprendre les ficelles de son ô combien merveilleux métier.  

Amer ? Un peu. S’il a toujours éprouvé un amour sincère pour sa mère et sa sœur, il en est tout autre pour son père et son frère qu’il méprise au fur et à mesure des années passées. La famille reste la famille et Thomas est presque sûr si son connard de frère venait à le voir en chialant parce qu’il est dans la merde, il le ferait, même si cela lui coûtera certainement.

- J’en suis à devoir voir ma mère et ma sœur en cachette pour leur éviter les foudres du paternel.

Il lâche un rire sec avant d’être interrompu par la serveuse qui leur dépose cafés, verres d’eau, glace et nachos avec fromage fumant et guacamole à volonté. De quoi éveiller sa faim aussitôt. Thomas remercie la jeune femme de quelques mots et se concentre sur la bouffe.

- Bon ap’ ! Et il n’hésite pas à faire honneur au plat devant eux. Bon, comme ça t’es maman alors. Il s’appelle comment ? Vous avez une garde partagée avec le père ?

Chose qui lui semble logique et qui est censé se produire lors d’un divorce lorsqu’un enfant est mêlé à l’histoire, non ?

- Et tant que j’y suis, ta sœur ça n’va pas ? Tu me dis que tu es chez elle le temps qu’elle aille mieux.

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Dim 4 Mar - 23:37

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J'imagine sans mal qu'il ne doit pas avoir beaucoup changé, parce qu'il n'a pas l'air d'avoir changé d'un iota en toute franchise et je ne sais pas si c'est véritablement une bonne chose. Il s'est quand même écoulé plus d'une décennie et quelque part ce serait bien triste qu'il n'en ait rien tiré...rien appris. Lorsque j'aborde le sujet de mon mariage puis dans la foulée de mon divorce (ce qui est clairement en général l'information attendue à la question « qu'est-ce que tu deviens » et pas des trucs sans intérêt genre le taf, la bagnole et le cleps...) il me félicite avant de finalement et dans la foulée me présenter ses excuses...c'était le genre de réaction polie qu'on m'avait servie plus de fois que je pouvais l'encaisser sans trouver ca surfait et impersonnel.. Je ne lui en veux pourtant pas, c'est la nature humaine et j'imagine qu'il le pense vraiment en plus. Je continue donc et lui sert le reste de l'histoire, dans les grandes lignes, concis et impersonnel, ce n'est pas conscient, c'est juste que je déteste raconter ma vie, c'est un réflexe défensif que j'ai acquis avec le temps, avec le fait de voir ma vie s'étalé en public, avec mes erreurs de jugement et celui des autres...

« Putain, mariée, divorcée et maman… La vache, c’est pas quatorze ans qui nous sépare mais une vingtaine d’année. Je laisse échapper un rire amusé, c'est tout une vie qui nous sépare c'est évident, mais ca n'est pas si surprenant. La dernière fois que l'on s'était parlé on était que des gamins, des gamins à la recherche d'un avenir, d'un but...le mien ? survivre sans aucun doute. Notre dernière conversation s'était déroulé au centre de soin, juste après ma première tentative de suicide, pour être tout à fait honnête je n'ai qu'un vague souvenir de ce qui s'y était dit, bourrée de médicament, instable et perdue dans un brouillard à l'époque encore inconnue, je n'en avais retenu que l'essentiel, autrement dit que tout ca était plus que ce qu'il ne pouvait gérer, qu'être avec moi demandais à présent trop d'investissement...ca m'était honnêtement passé au-dessus sur l'instant, ce n'est qu'un peu plus tard que ma peau avait subi l'effet cuisant de la gifle que j'avais reçue. Je ne gardais pas vraiment de rancune à son égard, peut-être en avait-je eu à un moment donné, mais tant de temps s'était écoulé que je ne saurais vraiment m'en rappeler.- Quant à moi… j’crois que j’ai jamais été autant l’antithèse de ce que tu es.  Je lève un sourcil inquisiteur, oh vraiment ? Voilà qui pousse l’intérêt et m’intrigue, même si en réalité ce n’est pas si compliqué que ca. Pour commencer pas de femme, jamais été marié. Pas d’enfant non plus ou alors j’suis pas au courant. Jusqu’ici rien de très étonnant de mon point de vue, il n’a jamais été du genre famille, gamin, et contes de fées. Je viens placer mon coude sur la table et glisse ma main sous mon menton, présentant un air intéressé, parce que je le suis, je suis curieuse de savoir ce qu’il a fait de cette vie pour laquelle il avait tout abandonné derrière lui. J’suis toujours au club, j’ai pas bougé de là-bas. J’bosse pour eux, dans l’informatique en donnant un coup de main au garage aussi. Je ne suis là encore pas surprise, après tout il avait tout investie dans ce groupe de hors la loi, ca m'avait toujours dépassé, ce besoin d'appartenance, ce milieu-là...qu'est-ce qui les rendaient à ses yeux plus méritant que ces connards de la haute ? Je hoche la tête, j'imagine sans mal que son père ne doit pas être fier de son choix de parcours, mais c'est de toute façon pas comme s'il l'avait un jour été. J'avais croisé sa famille à plusieurs reprises, il faut dire qu'avec tous les galas auxquels me traînait Maxime, ce n'était pas les occasions qui avaient manqué et pas une seule fois je n'avais entendu le paternel ne serait-ce que reconnaître l'existence de ce second fils. Si je trouve ca triste ? Oui évidemment. Si ca me choque ? Non, je ne connais trop bien la propension de ce milieu à ignorer ce qui dérange.

« J’en suis à devoir voir ma mère et ma sœur en cachette pour leur éviter les foudres du paternel.  Ce qui expliquait le fait de le trouver devant une église. Ma compréhension s'imprime sur mon visage, sans que je ne m'en rende totalement compte et si je m'apprête à l'exprimer plus verbalement, l'arrivée de la serveuse interromps mon intention, déposant sur la table la totalité de notre commande. Thomas se charge de la remercier, mais lui accorde cette fois beaucoup moins d'attentions que la fois précédente, préférant se jeter sans vergogne sur la nourriture. Ca amène un sourire au coin de mes lèvres. J'attire la coupe de glace devant moi et viens y planter une cuillère, puis glisse un sachet de sucre dans la tasse de café la plus proche de moi. Bon, comme ça t’es maman alors. Il s’appelle comment ? Vous avez une garde partagée avec le père ?  Oh visiblement sa partie est terminée et on est déjà de retour sur la mienne et autant dire qu'il tape direct dans le mille sans même le savoir... Je creuse dans l'amas verdâtre de ma crème glacée et vient en porter une portion à mes lèvres alors que Thomas finit d'enfoncer le clous avec une question supplémentaire qui évidemment est elle aussi de celle qui ne sont pas très marrante, mais pourtant justifie la curiosité je le sais bien. « Donc si je comprends bien tout est plus ou moins comme je l’ai laissé il y a quatorze ans ? enfin je…façon de parler évidemment. Je secoue ma main dans l'air. Ca pourrait sembler froid, si le ton que j'employais n'était pas animé par une curiosité évidente et un intérêt non feint. Je suis sûre qu'il y a plus à dire sur cette dernière décennie que ca Hunt, t'essaye de provoquer mon intérêt ? Je lève les sourcils, sourit et vient porter ma tasse de café à mes lèvres. Attend tu vas me dire que t'as pas trouvé une seule nana dans tout Chicago suffisamment bien pour toi ? Je sais pas ce que tu cherches, mais fait attention tu vas finir vieux garçon !! Je secoue mon index devant lui en riant. Bien évidemment je plaisante, il a encore du temps devant lui. Peut-être que ta mère ou ta soeur pourrait te trouver une charmante épouse à leur paroisse. L'air qu'il me sert me fait rire. Oh allez je suis sûre que tu te souviens encore des Saintes Marie et des au nom du père et tout le tintouin ! Je pique dans son assiette sans la moindre gêne (après tout c'est pas comme si j'avais pas prévenue à l'avance.) C'est triste. Je suis désolée pour vous que vous soyez obligé de vous voir comme ca, mais au moins vous êtes resté lier c'est déjà une bonne chose. C'est important la famille. Une de mes épaules se soulève instinctivement enfin en tout cas d'avoir un entourage sur lequel s'appuyer, même si dans mon cas, ca n'inclus absolument pas ms parents...et je viens de nouveau piquer dans son assiette, pas de ma faute, j'avais oubliée que c'était si bon. Mon fils s'appelle Jack, il a trois ans. Un sourire vient perler sur mes lèvres, déformation maternelle....Dieu qu'il me manquait. C'est pour ca que j'évitais de parler de lui, c'était toujours quelque chose qui me rendait particulièrement mélancolique. Oui on s'est mis d'accord pour la garde. C'était faux, complètement faux, mais je n'avais pas envie de lui expliquer pourquoi, comment et lui donner tous ces détails, toutes ces histoires fantasques et tristes qui avaient marqué mon existence ces dernières années, pas maintenant et surtout pas après tout ce temps. Je laisse ce sujet disparaître et préfère rebondir de suite sur celui de ma soeur, qui bien que pas le plus facile, reste tout de même plus distant de mes propres actions. Hum pour Maxime, je ne sais pas si tu as entendu parler de l'incendie qu'il y a eu au grand l'hôtel en mars dernier ? Elle y a été gravement brûlée et elle ne peut plus jouer. Elle va bien, elle se remet, mais c'est un processus long et frustrant et y a aucune certitude qu'elle retrouvera l'entièreté de sa motricité.... » Je pousse un soupir, ca n'avait rien de très fun tout ca...elle enfourne dans sa bouche une cuillère de glace et secoue la tête.


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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Mer 14 Mar - 22:57

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- Donc si je comprends bien tout est plus ou moins comme je l’ai laissé il y a quatorze ans ? enfin je…façon de parler évidemment.

Il ne le prend pas comme une insulte ou une provocation puisqu’à ses yeux à elle, c’est exactement ça. Seulement Addison n’est pas au courant des activités du club, de leur projet et de leur exécution et elle n’en saura jamais rien. Thomas préfère qu’elle s’imagine qu’il reste toujours à la même place depuis 14 ans plutôt qu’elle ne sache ce qu’il se trame derrière ce cuir et ces fameuses motos. Puisque si Addison venait à savoir… pas sûr qu’’elle puisse encore vivre tranquillement dans les rues de Chicago très longtemps. Et puis, qu’est-ce qu’il pourrait lui raconter ? Qu’il a vu plusieurs de ses frères mourir dont son mentor Félix ? Qu’il a fait de la taule ? Qu’il a vu James en faire ? Franchement, il n’avait pas un tableau très très reluisant… Bien qu’Addison a toujours été friande d’histoire hors du commun.

- Je suis sûre qu'il y a plus à dire sur cette dernière décennie que ca Hunt, t'essaye de provoquer mon intérêt ?
- Pourquoi, ça fonctionne ?
- Attend tu vas me dire que t'as pas trouvé une seule nana dans tout Chicago suffisamment bien pour toi ? Je sais pas ce que tu cherches, mais fait attention tu vas finir vieux garçon !!

A son tour de rire et de hausser les épaules, bouffant encore quelques nachos.

- J’en recherche pas forcément. Les histoires d’un soir ça me va très bien.

L’engagement ? Plutôt crever. Femme et enfants, n’est pas vraiment la finalité qui le fait rêver encore aujourd’hui. Pourtant il pourrait s’émerveiller devant la solidité du couple de James et Natalia, devant le regard attendri de son meilleur ami lorsqu’il contemple son fils faire des prouesses mais il n’en est rien. Pas au moins d’avoir lui-même le désir d’une femme ou d’une famille. La sienne c’est le club et ça lui va parfaitement.

- Peut-être que ta mère ou ta soeur pourrait te trouver une charmante épouse à leur paroisse. Oh allez je suis sûre que tu te souviens encore des Saintes Marie et des au nom du père et tout le tintouin !
- J’prétends pas le contraire. C’est le genre de chose à la con dont tu te souviens encore trente ans après… Et pour les jeunes filles bonnes sous tout rapport, j’crois que ma mère à lâchée l’affaire.

Devant ses multiples refus, devant son désintérêt total ou alors pour l’avoir sauté une fois et ne plus jamais la rappeler le lendemain. Est-ce que c’est de sa faute si certaines viennent à croire qu’une nuit vaut une vie ? Absolument pas.

- C'est triste. Je suis désolée pour vous que vous soyez obligé de vous voir comme ca, mais au moins vous êtes resté lier c'est déjà une bonne chose. C'est important la famille.

Il le sait et c’est bien pour ça qu’il s’évertue à envoyer faire foutre les conditions à la con de son père et de continuer de voir sa mère et sa sœur. En cachette, certes mais il ne se voit pas faire une croix sur les deux femmes. Le club est peut-être sa famille, celle qu’il a choisit mais malgré tout l’amour qu’il porte à ses frères, ils ne remplacent ni une mère et une sœur aimante. Thomas y tient à ses retrouvailles, ces rendez-vous planqués dans un café suffisamment loin pour pas qu’on les reconnaisse de trop.

- Mon fils s'appelle Jack, il a trois ans.  Oui on s'est mis d'accord pour la garde.

Parler de sa famille à elle, c’est tout aussi bien.
Et putain, trois ans ? Il ne sait pas pourquoi mais le hacker s’était imaginé un bambin, du genre nourrisson, ceux qui ne font que de chialer et chier dans leurs couches.
Thomas acquiesce, sourire aux lèvres, encore sous le choc de la savoir mère… mais avec un sourire comme celui qu’elle arbore, c’est presque moins difficile à imaginer. Il est curieux de la voir interagir avec cet enfant, l’imaginant attendrissante et certainement moins brute de décoffrage que dans la vie de tous les jours.

- Hum pour Maxime, je ne sais pas si tu as entendu parler de l'incendie qu'il y a eu au grand l'hôtel en mars dernier ? Elle y a été gravement brûlée et elle ne peut plus jouer.
- Merde.
- Elle va bien, elle se remet, mais c'est un processus long et frustrant et y a aucune certitude qu'elle retrouvera l'entièreté de sa motricité....

Il se souvient effectivement de cet incendie, bien que vaguement mais surtout, il se souvient de l’amour de cette femme pour la musique, ses concerts pour le simple plaisir de jouer et de pouvoir exposer son talent. Celui-là même qu’elle essayée d’inculquer à Thomas, bien trop dispersé pour réussir à suivre ses cours.
Il a toujours profondément apprécié Maxime et d’apprendre ça l’affecte malgré tout. Il imagine sans peine la détresse de cette femme ne pouvant plus jouer de son instrument mais aussi ne pouvant plus jouir d’une pleine dépendance et liberté.

- J’suis désolé pour elle, pour vous.

Il affiche un mou désolé, prenant une gorgée avant de poursuivre.

- Elle ne pète pas trop les plombs ? J’imagine que l’idée qu’elle ne puisse peut-être plus rejouer doit lui en avoir foutu un sacré coup.

Thomas imagine que si, difficile de faire autrement. Quoi qu’elle a toujours su garder un sang-froid, un calme presque étonnant quand on a eu le hacker comme élève. Il ne se souvient pas l’avoir vu gueuler trop fort, ni se montrer condescendante avec lui… Bon peut-être à partir du moment où il a commencé à se taper sa sœur, les choses ont légèrement changés.

- J’essaierai peut-être d’aller la voir un de ses quatre… sauf si elle veut toujours me buter. Ce qui ne me surprendrait pas. Nouveaux nachos, gorgée de café. Peut-être que tu pourrais en profiter pour me faire visiter son immense barraque.

Ou un manoir. Il sait pas trop. Mais avec la thune que les Adler ont, Thomas doute qu’elle ne se soit contenter que d’un petit 30m² au fin fond du SouthSide…
Mais sa phrase n’est pas dénuée de sens, loin de là et son regard en dit long. Son sourire en coin également.

- Oui, c’est une proposition indécente. J’aime bien les visites guidées.

Il ne peut pas faire plus clair d’autant plus qu’il sait qu’Addison comprendra très certainement ce qu’il est entrain de lui proposer/demander. Et pourquoi pas ? Il la connait depuis des années et même si cette période d’absence a été sacrément longue, ça ne change rien au fait qu’Addison est toujours aussi attirante. Thomas a toujours fait preuve d’un franc parler dont elle a certainement gardé l’habitude.

- T’as une photo de ton gamin ? Que j’vois un peu s’il a tout prit de sa mère.
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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Dim 18 Mar - 22:01

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Je penche la tête comme pour acquiescer, évidemment que ca provoque mon intérêt, j'ai toujours aimé les gossips même si je ne suis pourtant pas de ceux qui les colportent. Ce serait-là un comble sachant à quel point j'avais moi-même souffert de ce genre de comportement. Je le relance sur son éternel statut de coureur de jupons, titre qu'il portait déjà à l'époque où nous nous étions mis ensemble. Ce n'est pas vraiment quelque chose qui m'avait fait peur à l'époque, j'avais bien d'autres choses en tête et un goût sans doute bien plus prononcé qu'aujourd'hui pour l'aventure, je ne m'inquiétais que rarement de demain, au grand damne de mes parents qui voyaient dans cette relation un échec annoncé, peut importait son nom et le nombre de zéro qui reposait sur le compte en banque des parents de Thomas. Ce n'est pas forcément un jugement que je lui appose, loin de là, si cette vie lui convenait qui était-je pour venir remettre son sentiment en question, ca ne regardait après tout que lui et vu la catégorie dans laquelle reposait désormais mon mariage, à savoir celle de l'échec je serais bien mal placée pour donner des conseils. Bien heureusement il ne semble pas le prendre comme tel et se met lui aussi à rire, sans se défaire de l'appétit qu'il démontrait jusqu'ici.  « J’en recherche pas forcément. Les histoires d’un soir ça me va très bien. C'était encore ce qui amenait le moins d'emmerde au final, même si en tout cas à mon sens ca restait relativement insatisfaisant, c'est sans doute pourquoi je continuais d'écumer un peu comme lui sans doute les liaisons éphémères et sans intérêt, mais aucune d'entre elle n'avait éveillé chez moi ce que Ben avait pu un jour faire naître... Et pour les jeunes filles bonnes sous tout rapport, j’crois que ma mère à lâchée l’affaire.  Je laisse échapper un rire amusé avant d'avaler une cuillère de glace, puis de café. Pauvre femme, elle devait de toute façon avoir eu bien du mal à trouver ne serait-ce qu'une fille de bonne famille prête à lâcher le confort et la stabilité familiale pour aller vivre d'amour et d'eau fraiche avec un type comme lui qui n'avait probablement que très peu à promettre. J'hausse une épaule, ca m'amuse définitivement de voir qu'il n'a absolument pas changé et qu'il tient bon dans son désir de contrarier les plans prévus pour lui avant même sa naissance. Le prix semble pourtant être lourd à payer pour lui, tout comme pour sa mère et sa petite soeur...il les avait sacrifiés à un moment donné et elle ignorait comment il arrivait à faire avec cette idée, jamais elle ne pourrait faire ca à Maxime, c'était totalement inenvisageable. « J'imagine que tu as dû épuiser sa patience, pauvre femme ! J'hausse les sourcils avec un sourire espiègle. Y en a pas une assez bien pour toi monsieur le caid c'est ca ? » Je viens piquer du bout des doigts une ou deux chips dans son assiette et vient attraper un peu de garnitures avec, oui parce qu'à l'allure où il avale tout ca, je risque pas d'en voir la couleur si j'attends trop longtemps...tant pis pour le goût incongrus que le mélange avec la glace vient laisser sur mon palet. Je mentionne finalement mon fils en réponse à sa question et essaye de ne pas laisser apparaître un air trop teinté. Je ne suis jamais vraiment triste quand je parle de lui, quand je pense à lui ou visualise silencieusement des souvenirs parfois sans importance, mais qui pourtant aujourd'hui semble avoir une valeur toute nouvelle. Ca ne provoque finalement pas la moindre réaction chez lui, qu'elle soit verbale ou gestuelle, alors je continue et lui explique le mystère qui entoure ma soeur depuis que la matriarche Hunt l'a mentionné sur le parvis de la petite église qu'elle fréquente.

«  J’suis désolé pour elle, pour vous.  Pour elle…il n’y a que pour elle qu’il devait l’être, elle était celle qui avait tout perdue. Ce n’était pas seulement sa mobilité ou son travail, c’était sa passion, le moteur qui l’avait toujours poussé en avant, c’était son avenir et ce qui la définissait qui s’était désagrégé au milieu des flammes ce soir-là et personne ne s’en voyait plus blessé et ébranlé qu’elle. Elle ne pète pas trop les plombs ? J’imagine que l’idée qu’elle ne puisse peut-être plus rejouer doit lui en avoir foutu un sacré coup. Je lui offre une moue manifeste de l'évidence de ce qu'il avance. - Merci. Je lui adresse un sourire redevable Elle...je crois qu'elle se fait doucement à l'idée, elle se prépare au pire des scénarios, même si pour le moment on a aucune certitude. J'essayais toujours de me montrer positive, peut-être trop sans doute, mais elle ne le faisait pas du tout alors je me sentais l'obligation de compenser. Elle ne rejouera plus jamais au niveau pour lequel elle était reconnue et je crois qu'il n'y a pas grand-chose qui lui semble plus important que ca. Et personne ne peut véritablement la blâmé.- J’essaierai peut-être d’aller la voir un de ses quatre…  Mes yeux s'agrandissent mécaniquement, heureusement que j'ai déjà avalé ma gorgée de café, parce que j'aurai tout à fait pu la recracher directement. Maxime détestait profondément Thomas et je doutais que l'idée de le voir se pointer chez elle pour prendre des nouvelles, soit quelque chose qui l'enchante. - Et pourquoi dis-moi ? La question se posait du coup, c'était une idée plutôt saugrenue. Evidemment qu'elle voudrait sans doute toujours le tuer, surtout si elle le savait de nouveau dans mon entourage. Viens ensuite une tout autre idée sortie de nulle part et qui me semble encore plus loufoque que celle de rendre visite à mon aîné. Je dois bien reconnaître que je suis assez perplexe et je ne le suis pas tout à fait, l'expression de mon visage doit fort certainement me trahir et tant mieux. Ceci étant dit, le sourire et le regard qu’il vient soudainement me présenter semblent vouloir me guider dans une direction que je ne suis pas tout à fait sûre de saisir. - Oui, c’est une proposition indécente. J’aime bien les visites guidées.   Une exclamation à la fois stupéfaite et amusée s'extirpe de ma bouche bien malgré moi. Je ne m'en serais probablement pas formalisé il y a quatorze ans, mais apparemment j'avais oublié qu'il avait encore moins de filtres que moi lorsque j'étais en crise. T’as une photo de ton gamin ? Que j’vois un peu s’il a tout prit de sa mère. »  

Je reste silencieuse et le fixe avec divertissement l'espace d'un instant qui c'est vrai pourrait peut-être sembler un peu long. « Attends une minute, je suis pas sûre d'avoir saisie correctement là...je pouffe de rire. Donc entre les sujets tout à fait sérieux du drame de ma soeur et celui de mon fils, t'es en train de me faire des avances ? Je secoue la tête à la négative avec un sourire en coin. Et qu'est-ce qui te fait croire que je serais intéressée dis moi ? Je suis flattée c'est vrai, mais c'est tout de même extrêmement présomptueux de sa part que de se dire qu'après une heure de blabla et un peu de comfort food je serais potentiellement déjà prête à me jeter dans ses draps. Non, parce que je doute pas qu'un sous-entendu et deux-trois sourire suffise avec tes petites groupies, mais j'en suis plus une depuis longtemps...» Sourire piquant et je viens glisser ma tasse de café à mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Mar 27 Mar - 12:15

Like a prayer
EXORDIUM.
Il l’écoute attentivement, imagine sans peine une Maxime déprimée, blessée à l’idée de ne plus pouvoir pratiquer de son art ou en tout cas, comme le dit Addison, plus au même niveau qu’elle ne le faisait. Elle a toujours eu un talent, une sorte de don pour la musique et les souvenirs que Thomas garde des cours qu’elle lui a donnée, ce sont ceux d’une passionnée déterminer à vivre au travers de son art.
Et quitte à jouer d’un instrument, il aurait préféré que ça soit le même que celui de Maxime plutôt que du Hautbois comme ses parents le lui ont obligé à étudier… Tu parles d’une connerie. Du Hautbois putain. Pas étonnant qu’il ait hérité du surnom « Tommy la flute » lorsque l’information a été « malencontreusement » lâché par un traitre dont il taira le nom. Quoi qu’il en soit, MadMax s’en donne à cœur joie dès qu’il a l’occasion de lui rappeler à quel point il joue si bien du pipeau, que ça soit de l’instrument ou pour berner quelques nanas qu’il guide jusqu’à son pieu.

- Et pourquoi dis-moi ?

Pourquoi il viendrait lui rendre visite ?

- Parce que même si j’suis un p’tit merdeux qu’elle ne supporte pas, je n’en oublie pas les bonnes manières et ça n’empêche pas de venir prendre de ses nouvelles. Au pire j’me prendrais une gifle.

Ou plus, sans affinités.
Thomas enchaine avec une proposition clairement indécente et il le fait savoir. Pourquoi s’en cacher ? Il a toujours été ainsi. Spontané, sans filtre, vivant sur le moment. Addison le sait, à moins qu’elle ne l’ait oublié en quatorze ans ce qui ne serait pas surprenant. Il s’est passé un tas de chose, de l’eau à coulé sous les ponts mais il se ferait une joie de lui rappeler deux trois petites choses qu’elle semblait apprécier de lui à l’époque.
Et le gamin dans tout ça ? Qu’il voit au moins sa tronche.

- Attends une minute, je suis pas sûre d'avoir saisie correctement là...

Elle ricane, il sourit, bras croisés sur la table.

- Je peux répéter si tu veux.
- Donc entre les sujets tout à fait sérieux du drame de ma soeur et celui de mon fils, t'es en train de me faire des avances ?
- Exactement.

Avec un aplomb qui ne souffre d’aucune honte. Du Thomas tout craché. Pas qu’il ne minimise la situation, loin de là. Il est sincèrement peiné pour Maxime parce qu’elle ne mérite pas un sort pareil tout comme il est peiné d’apprendre qu’Addison ne peut voir son fils qu’en garde alternée.
Mais entre deux, pourquoi ne pas mentionner une envie lorsque l’occasion se présente ?

- Et qu'est-ce qui te fait croire que je serais intéressée dis-moi ?


Le jeu s’installe plus vite qu’elle ne le pense et rien qu’avec ces quelques mots, Addison titille le jeu, lance presque un défit au Hacker.

- Non, parce que je doute pas qu'un sous-entendu et deux-trois sourire suffise avec tes petites groupies, mais j'en suis plus une depuis longtemps...
- Pas besoin d’être une groupie pour avoir envie de passer du bon temps. Mais je suis ravi d’apprendre que tu étais fan de moi à l’époque.

Sourire plus large, toujours avec le même aplomb et cette assurance qui déconcerte parfois, qui en amuse d’autre. Thomas ne décroche pas son regard de celui de celle qui a été sa petite amie, sa complice aussi. Tout n’était pas qu’une question de cul, loin de là. Il garde d’excellent souvenir de cette époque et ne regrette rien de ce qui a pu se passer. Sauf peut-être la fin de leur relation et de la façon dont tout cela s’est terminée.
Mais ça n’est pas le sujet en cette seconde.

- J’suis certain que mon strip-tease de tout à l’heure t’as clairement fait envie.

Auto-dérision, ils savent tous les deux que cette scène était plus ridicule que sexy. Mais Thomas reprend son sérieux – si on peut appeler ça avoir l’air sérieux –, le coin de ses lèvres s’étirant un sourire clair sur ses idées qui fusent actuellement dans son crâne.

- Ce n’est pas deux/trois sourires et un sous-entendu que je te propose mais des actes. Parait que j’ai gagné en doigté avec l’informatique.

C’était gratos, presque « subtilement » amené et formulé. Il ne se défait pas de son assurance, ses prunelles clairs plantés dans ceux d’Addison qu’il titille, cherche. Il aime bien l’ambiance qui s’est installé depuis qu’il s’est fait pardonner sans l’ombre d’une honte. Il peut être parfois un peu con mais n’est pas un mauvais type.

- A moins que tu n’aies la trouille de contrarier ta sœur ? J’comprendrais, personne n’a envie de se frotter au dragon Adler.



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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Jeu 5 Avr - 1:23

Like a prayer
EXORDIUM.

Je lève les sourcils d'un air d'acquiescement, c'est sûr que vu comme ca j'ai pas grand-chose à ajouter, même si je ne pensais franchement pas que Thomas aurait la moindre envie de rendre visite à ma soeur en sachant que ca faisait bien longtemps que ce n'était plus l'amour fou entre eux, si tant était que ca l'avait vraiment été un jour. Tout comme pour moi, ils avaient été oblige par la force des choses de se fréquenter même si dans le cas de ma soeur et Thomas ca n'avait jamais dépassé le strict minimum, plus les leçons de musique qu'il venait prendre chaque semaine chez nous évidemment, pour je dois le dire le plus grand plaisir de la gamine de quinze ans que j'étais. Enfin toujours est-il que je serais bien curieuse de les voir en mode retrouvailles, ce serait probablement le genre de truc qui me ferait bien rire, je m'y vois même déjà, assise dans un coin avec un verre de vin à compter les points.

« T'as plus de chance de te prendre un coup de canne en réalité. Je ris en le lui disant, mais c'est en fait la plus pure vérité. Les gifles c'est dépassé. » Je lève une épaule, puis secoue la tête un sourire aux lèvres avant de venir de nouveau piocher dans son assiette, délaissant finalement la glace qui s'était mise à fondre.

La suite pourrait ne pas être si surprenante j'imagine, en tout cas en prenant le temps d'apprécier le personnage face à moi, mais les années avaient effacé une partie de mes souvenirs et si, ils revenaient petit à petit, celle-là je ne l'avais pas vu venir du tout. Je ne m'en offusque pas ceci dit, ca fait longtemps que j'ai compris non seulement comment fonctionnait les hommes, mais aussi l'idée que je pouvais dégager même sans le vouloir. Il ne recule pas, propose même de répéter sa proposition pas si fine que ca, mais c'est suffisant pour confirmer ce que j'avais compris presque immédiatement et dont il valide le résumé surpris que je lui offre. Pas surprise par l'attitude, mais clairement je le suis par le moment et l'audace, mais je ne mentirai pas je me sens flattée et c'est pas comme si j'avais pas toujours eu un truc pour les hommes qui savaient ce qu'ils voulaient, encore plus si c'est moi. Faiblesse quand tu nous tiens... Bon évidemment et ca a le mérite d'être précisé, ca ne veux absolument pas dire que je vais me jeter sur lui, déjà parce que la de suite je suis très très loin de cette idée qui me semble plus incongrus qu'autre chose et de deux parce qu'il est lui et qu'il est déjà bien chanceux que je ne sois pas bourrée de rancune envers lui.

Je pourrais juste lui dire qu'il peut ranger ses idées salaces et son engin dans son pantalon, mais ca ne serait pas drôle n'est-ce-pas ? Alors, je préfère le laisser argumenter et voir s'il a gagné en ressources depuis le temps. « Pas besoin d'être une groupie pour avoir envie de passer du bon temps. Il marque un point. Visiblement on est d'accord sur certains aspects « pratiques » de la chose. Mais je suis ravi d'apprendre que tu étais fan de moi à l'époque. J'ouvre grand la bouche et laisse échapper une exclamation faussement choquée, mais clairement amusée. Je suis certains que mon strip-tease de tout à l'heure t'as clairement fait envie. Je pince mes lèvres pour retenir le rire qui tente de s'y frayer un chemin et hoche lentement la tête comme s'il avait absolument et ironiquement raison.

– Au moins !  La suite ? Heureusement que sa mère ou sa sœur ne l’entend pas tient, j’écarquille les yeux et laisse une moue amusée venir perler au coin de mes lèvres. Décidément dans le genre sans filtre il se plaçait en haut du panier.

- Pour ta gouverne je n'étais pas fan de toi en particulier, j'avais juste un goût certain pour les mauvais garçons... et disons que dans le genre j'avais que toi sous la main. Ce n'était pas tout à fait vrai, je m'étais à l'époque vraiment entichée de lui et si je ne l'avais jamais vraiment dit ou affiché comme tel, ca n'en restait pas moins vrai et c'est aussi la raison pour laquelle notre rupture et le timing grossier qu'il avait choisi m'avait profondément blessée à l'époque. Et toi c'est quoi ton excuse hein ? T'as fait le tour des nanas de Chicago alors t'as décidé de revenir à la case départ ? Bon je savais parfaitement que je n'étais pas la première à proprement parler, mais peu importait. Toujours est-il que des riches héritières c'est pas ca qui manquait dans son entourage de l'époque et si mes souvenirs étaient bons il préférait les nanas franchement moins coincées par leurs noms et leur trop plein de billets verts comme il le disait fièrement à l'époque. J'hausse les épaules d'un air désolé qui ne l'est pas vraiment, mais pas besoin de lui faire un dessin je pense qu'il a compris le fonctionnement. Désolée de te décevoir toi et ton doigté...mais je suis pas si facile monsieur le tombeur. J'imagine sans mal un bon nombre de personnes rire de cette remarques et ils auraient sans aucun doute raison, mais je les emmerdes. ou peut-être que je le suis qui sait ! mais dans tous les cas, tu vois, ca ...je laisse vaquer ma main devant mon buste dans une ondulation lascive. ca se mérite. Un sourire mutin vient s'étendre sur ma bouche. Et crois-moi ca en vaut clairement la peine. Je lève un sourcil plein de provocation et disparaît un instant derrière ma tasse de café comme si je venais de lui dire le truc le plus anodin du monde et en soit peut-être que ca l'est. Anodin. Lorsque la tasse vient rejoindre la table dans un léger claquement c'est un air plus sérieux, mais pas pour autant dénué d'insolence qui lui fait face. T'aime toujours les défis non ? Ce n'est pas très fair-play de le faire courir sans doute, surtout quand je n'ai au fond pas la moindre intention de lui céder aujourd'hui ou demain, mais la tentation est trop forte je l'avoue. Quant à ma soeur si mes souvenirs sont bons c'est pas moi qui en avait peur.... » Oui bon j'exagère, mais quand même Maxime a toujours eu un don tout particulier pour se faire craindre si ce n'est redouté (au moins un peu) et je sais très bien que Thomas n'y avais pas échappé, elle lui en avait sûrement fait voir plus que je ne suis sans doute au courant.

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MessageSujet: Re: Like a prayer - Addi   Ven 13 Avr - 22:34

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- Pour ta gouverne je n'étais pas fan de toi en particulier, j'avais juste un goût certain pour les mauvais garçons... et disons que dans le genre j'avais que toi sous la main.
- Dans mes souvenirs tu étais un poil plus doué pour les mensonges.

Comme ceux qu’elle pouvait sortir à son père quand un Thomas Hunt se trouvait planqué dans un placard de la piaule ou derrière la porte, en caleçon, à se demander s’il ne va pas bientôt mourir. Addison pourra bien dire ce qu’elle voulait, Thomas est persuadée qu’elle en pinçait pour lui autant que le hacker pour elle. Certainement l’une des seules fois où il a réellement eu des sentiments pour une fille avec l’envie de continuer plus loin que le coup d’un soir. Ils semblaient clairement s’être tout trouvé à l’époque.
Et maintenant ? Ils étaient à des années lumières de tout ça.

-  Et toi c'est quoi ton excuse hein ? T'as fait le tour des nanas de Chicago alors t'as décidé de revenir à la case départ ?
- Je n’ai aucune excuse ni justification à te donner de te trouver sexy et attirante.

Joueur, charmeur, Thomas n’hésite pas et ne l’a jamais fait. Toujours à répondre à ses instincts, à être d’une spontanéité qui parfois peut aussi bien déconcerter qu’agacer. Ici, en l’occurrence, ils s’en amusent visiblement tous les deux. Le biker n’imagine pas un seul instant sa vie sans une femme. Il ne parle pas de mariage ou de couple à proprement parlé mais plutôt de la compagnie de l’une d’entre elles de temps en temps comme il le fait si bien depuis qu’il est en âge d’avoir un rapport sexuel. Un monde sans femme ? Impossible, Thomas en serait presque malade.
Pour en revenir à Addison, elle n’avait rien de commun avec toutes les autres. De part leur passé respectif mais aussi pour cette petite étincelle qu’il pouvait deviner au fond de ce regard. Cette folie, ce piment qu’il appréciait tant chez elle, est encore là, il en est persuadé.

- Désolée de te décevoir toi et ton doigté...mais je suis pas si facile monsieur le tombeur. ou peut-être que je le suis qui sait ! mais dans tous les cas, tu vois, ca ...

Il voit très bien et n’en manque pas une miette de cette magnifique poitrine.

- ca se mérite. Et crois-moi ca en vaut clairement la peine.

- Tu sais dans quoi tu viens de te lancer Miss Adler ?  

A en juger par son regard, son geste lascif et ce sourire, très certainement.

- T'aime toujours les défis non ?
- Tu te rendras bien vite compte que oui.

Si c’est effectivement un défi que Addison lui lance en toute connaissance de cause alors elle ne sera pas déçue. Il sait s’y prendre de la bonne manière. Il ne connait peut-être pas les envies présentes de la jeune femme mais Thomas se dit qu’elles ne doivent pas être complètement différentes du temps où ils étaient ensembles. Et si c’est le cas, alors le hacker se fera un plaisir d’en découvrir les nouvelles pistes, exploiter les terrains qui lui sont pour le moment inconnus.
Il lui en faut peu pour lancer le jeu, la tentation d’en démarrer les rouages dès maintenant mais Thomas se fait patient. Il veut avant tout discuter avec elle, la redécouvrir autour de ces nachos et de ce café qu’il déguste tranquillement.

- Quant à ma soeur si mes souvenirs sont bons c'est pas moi qui en avait peur....

Il hausse les sourcils, lâche un rire clairement amusé. Lui ? Avoir peur de Maxime ? Faut pas non plus pousser.

- Pfff. Dis pas de connerie, elle me faisait pas flipper plus que ça.

Il balaie ses mots d’un geste de la main, fait un poil le fier puisqu’en vérité certains jours l’ainée des Adler n’avait rien d’aimable et s’il y avait bien une chose qu’il ne voulait pas faire c’était de la contrarié au risque de passer une séance d’apprentissage de merde avec une exigence qui lui filait de l’urticaire. Plus agile. Moins vite. Plus mélodieux. Plus. Plus et mille fois plus.

- En même temps, ta frangine est quand même super impressionnante quand elle est en pétard. Même Chuck Norris se ferait dessus s’il avait à faire à la fureur de Maxime Adler.

Histoire de dire qu’il avait toutes les raisons de la craindre, ne serait-ce qu’un peu. Mais en réalité, il garde plus de bons souvenirs que de mauvais. Comme ceux où ils ont partagé quelques heures à parler des comics qu’il lisait et qui, même s’ils n’intéressaient pas Maxime, prenait le temps de l’écouter, de comprendre tous ces super-héros et leurs pouvoirs. En contrepartie, il redoublait d’effort pour au moins assurer une séance correcte d’apprentissage.
Et à bien regardé, Addison et sa grande sœur sont totalement différentes. Aussi bien physiquement que dans le caractère mais Thomas reste persuadé qu’elles doivent trouver leur compte. Etrangement il n’a aucun mal à les imaginer à bitcher autour d’un verre de vin sur tout le monde et n’importe qui.

- On laisse tomber l’idée d’aller dire coucou à ta frangine alors, de ce que j’comprends elle m’attend déjà avec un fusil de chasse pour me crucifier dans son entrée. C’est pas grave, tu m’feras visiter les lieux quand elle sera pas là.

Il ne perd pas le nord, jamais pour ce genre de chose.
Mais au-delà d’un désir sexuel et physique, réside l’envie de poursuivre cette discussion aussi simple que naturel. Ca n’était pas gagné au début de la conversation mais plus le temps passe, plus les deux jeunes gens se redécouvrent au détour d’anecdote sur la famille, sur eux-même. Le tas de nachos s’amenuise au rythme du temps qui s’écoule, temps que Thomas ne voit même pas défiler, trop occupé à écouter Addison raconter deux trois petites choses qu’il se charge déjà de mémoriser.
Une bonne heure s’est écoulé avant que Thomas et Addison ne sortent du café.

- Tu vois, ça valait le coup de te le faire ce strip-tease.

Sous-entendu, ça valait le coup de tenter de la rattraper pour repartir de zéro.

- J’suis content de t’avoir revu Addi’.

Elle a son portable en main, déverrouiller entrain de vérifier il ne sait quoi et Thomas profite de ce moment pour le lui prendre des mains sous son regard « Wtf ». Le hacker ne se défait pas de son sourire satisfait, presque provocateur.

- Vu que l’on va se revoir… Il pianote rapidement un texto qu’il s’envoi à lui-même avant de lui rendre son bien. Juste au cas où t’essaierai de me looser avec un faux numéro.

Chose dont elle serait capable connaissant sa fourberie.  


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