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 La descente aux enfers - Andrew

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MessageSujet: La descente aux enfers - Andrew Ven 1 Déc - 16:40



La descente aux enfers

Il y a encore quelques mois, tout allait bien, ou presque, à part quelques soirées un peu trop arrosées sans doute, mais bon, si je ne lâche pas un peu la pression de temps, je risque de m'en vouloir, mais tout était normal. Mais les révisions devenaient de plus en plus intense, je n'avais même plus le temps de manger, ou presque, je sautais des repas pour privilégier mes études, mais la sensation de faim était trop présente. Alors une de mes amis m'a dit qu'un nouveau produit venait de sortir, un produit qui avait justement comme attribut d'être un coupe-faim tout en décuplant légèrement les sens, histoire d'être très efficace dans les révisions. Au début, je ne voulais pas, et puis finalement, j'ai accepté, pour essayer, mais finalement, je l'ai un peu trop adopté. Au début, j'en prenais un petit peu, une fois par semaine, au moment où je jugeais que le rush de révisions devait être le plus intense, et ça a fonctionné, j'étais efficace, j'arrivais à réviser plus, alors j'ai commencé à en prendre, un peu plus, deux trois fois par semaines, mais c'était trop tard, j'avais mis le doigt dans l'engrenage et j'étais en train de me faire prendre comme une débutante que j'étais. Et puis, à une soirée, cela a été le drame, enfin, je ne m'en suis pas rendu compte, mais c'était la première fois que j'en prenais en dehors de mes périodes de révisions. Je ne sais plus exactement, ça devait faire déjà au moins deux mois que j'en prenais et là, les sensations que j'avais, c'était de la folie, je me croyais tellement invincible, personne ne pouvait m'atteindre, personne, et puis un joint m'a été proposé. Normalement, je refuse ce genre de choses, mais là, je n'avais plus peur, alors j'ai fumé, et j'ai aimé, un peu trop une fois encore, et c'est de là que tout est partie. Pourtant, j'ai réussi ma première année de médecine. Enfin, c'était la deuxième que je passais, mais j'ai réussi les examens avec de bonnes notes, parce que je suis douée pour ça, mais je venais de prendre une pente douce, une pente glissante, mais terriblement dangereuse. Durant l'été, j'ai continué à prendre du bon temps, en devenant accroc à l'herbe et à la DUST. Je voyais pas le mal, on s'amusait bien, on était jeune, insouciant, mais surtout très bêtes. Mais je m'en rendais pas compte, et j'en paye les pots cassés maintenant. C'est comme ça, mais j'arrive plus à m'arrêter, il me faut ma dose régulière. Et les effets secondaires qui vont avec commencent à devenir dangereux. Mes résultats du premier semestre de cette deuxième année ne sont pas encore tombés, mais ils vont être moyens, tout juste bons, alors que pourtant, si j'avais pas foutu tout ça en l'air, je pourrais être dans les premières de la promo, je le sais, après un faux départ, j'étais dans les meilleurs à la fin de la première année, mais là, je suis navigue juste au niveau de la moyenne, comme si je n'arrivais plus à me pousser, à me dépasser, alors que j'y arrivais avant. C'est grave, mais c'est à cause de la DUST, et puis de la marijuana aussi, je le sais, mais je suis devenue trop accroc. Faut que je trouve une solution, mais je sais pas à qui demander, j'en sais rien du tout même. Mais ce soir, je suis clean au niveau de l'herbe et de la DUST, enfin, autant que je peux l'être puisque je suis sûre que je dois en avoir constamment dans le sang maintenant, ou presque, et puis ça doit se voir dans mes cheveux aussi, mais j'ai peur de faire un test, ou de faire une prise de sang, je veux pas être devant le fait accompli. Après les cours, j'ai donc décidé de décompresser dans un environnement "sain", disons le plus sain possible pour moi, et surtout seule, sans aucune influence néfaste autour de moi. Je suis allé au Maureen's Tavern, j'aime bien l'ambiance là-bas, c'est cool. Je me suis mise au comptoir, j'ai pris un diabolo fraise. Même pas de l'alcool, juste pour décompresser je vous dis, et je regarde vaguement l'écran qui est accroché sur le mur, c'est du football américain, je sais même pas qui est ce qui joue, je connais pas les règles, mais au moins là, je suis tranquille. Mais bon, peut être que quelqu'un va venir m'aborder, moi, une jolie jeune femme et seule, qui ne semble attendre personne puisque je suis là depuis au moins une demi-heure.


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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Mer 6 Déc - 22:52



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[24 novembre 2017, 6:24pm.]





Un après-midi. Ça aura duré tout un après-midi pour des choses qu'il savait déjà. Et il en soupire, Andrew, marchant tranquillement comme dans l'espoir de ne pas arriver trop à l'avance jusqu'à la voiture qui l'attend. Non, il veut avoir un peu de temps, prendre l'air, respirer une bouffée d'oxygène dont la saveur diffère des produits de l’hôpital, du parfum amer du sang qui se libère. C'est s'offrir un court instant de paix, de réflexion, une seconde de répit quant à tout ce qu'il devra de nouveau gérer lors de son retour là-bas. Et pour la première fois depuis qu'il est sorti de chez son grand-père, Andrew en vient à regretter leurs éternelles discussions. Pourtant, il lui faut continuer, rejoindre le fruit de sa vie désormais plus que gagnée. Aussi, Linch s'en redresse, réajustant son écharpe, son long manteau qui en dit long sur cette classe sociale dont il ne pourra jamais se défaire. Parce qu'il aime ça, l'argent, la luxure, toutes ces choses que d'autres ne peuvent pas avoir. Un faible sourire, une fierté qui émane de sa personne tandis qu'il marque un bref arrêt sur le trottoir de l'avenue, guettant son téléphone pour y lire de quelconques urgences à gérer ; qui ne se manifestent néanmoins pas. Un soupire et son regard qui se perd sur les alentours, sur toutes les vitrines qui traînent ici et là et, finalement, c'est sur sa montre qu'il perd son regard, cette attention rare aux choses avant qu'il n'en grimace. Évidement, se rendre jusqu'au Homewrecker étant compromis. Le temps lui manque, le temps et l'envie pour cette fois. Eleanore lui manquerait presque également, raison peut-être pour laquelle il ne choisit de s'arrêter que là où le mène ses pieds. Une espèce de bar dégueulasse pour ses goûts de luxe, pour cette volonté de traîner là où tout est hors de prix. Il s'essuierait presque les mains en poussant la porte, analysant d'abord les environs comme pour se familiariser ne serait-ce que légèrement avec cet endroit dans lequel il ne reviendra pas. Parce que sa place n'a jamais été en ces lieux, parce qu'il appartient à une toute autre population, parce qu'il fait partie des grands et ça depuis toujours, depuis son arrivée ici, même lors de son retour dans une Angleterre natale. Andrew n'a jamais quitté ce confort auquel il tient tant, auquel il essaie de ne pas penser tandis qu'il s'élance jusqu'au bar, peinant à se choisir une place parmi les quelques âmes éperdues ici sans avoir la fâcheuse envie de critiquer, de faire entendre toutes ses remarques désobligeantes qui, ici, ne doivent être audibles que de ses songes.

« Un double, profitez-en pour relaver le verre avant. » Un bref regard et encore, il ne s'attarde surtout que sur ce que l'homme en face de lui a pris dès son arrivé, dès son assise au bar même. Et il n'ose aucune remarque, aucun mot, se contentant d'acquiescer parce que le brun glisse déjà un bon billet. Évidement. Et qui irait refuser un tel pourboire en ces temps si sombres, en ces heures si pauvres. Fait qui, bien-sûr, le conforme dans son élan de supériorité, dans cette gloire qu'il aime à faire entendre, à faire voir. Andrew s'installe, Andrew attend son pseudo Graal. Et dans la foulée, il pose son regard sur l'une des rares personnes qui soient acceptables à regarder, là, assise un peu plus loin ; bien que jeune pour l'homme qu'il peut être. Mais un sourire, un regard, un geste en soit n'a jamais tué qui que ce soit. Alors il rappelle l'abruti qui vient de lui servir son verre, il rappelle ce gamin-là pour lui dire de servir un verre à la jeune femme en prenant soin de ne rien facturer si ce n'est sur son compte. Il peut bien faire ça, dans la foulée, ne sachant pas vraiment pourquoi il s'y risque d'ailleurs, sachant son temps ici limité, sa présence attendue ailleurs. « Profitez-en, je ne suis pas sûr que les autres hommes d'ici soient assez courtois pour vous offrir quoi que ce soit. » De belles paroles, une image qu'il aime à faire dorer,  une image qu'il aime à faire valoir. Andrew ferait n'importe quoi pour se faire remarquer, comme ici, laissant ses mots se faire entendre de quiconque serait assez indiscret. « Ni voyez pas une invitation, seulement un geste. » Laisse-t-il finalement se faire entendre tandis qu'il en revient à son verre, à son alcool qu'il laisse venir brûler légèrement sa trachée, le seul qu'il ira boire en cette journée déjà bien avancée. Parce qu'il a encore à faire ensuite, parce qu'il sait que des urgences pourraient s'imposer à son planning, que son emploi du temps n'est pas à prendre pour acquis. Andrew ne le sait que trop pour avoir appris à vivre de la sorte, pour en arriver à esquiver son chauffeur pour s'offrir quelques instants de rien, là, assit là où l'ont mené ses derniers pas. Là où les perditions sont permises, là où il tient – non sans effort néanmoins – son assise.     

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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Ven 8 Déc - 18:16



La descente aux enfers



Je ne regarde même pas qui pourrait venir ici à vrai dire, parce que je ne connais personne qui pourrait venir ici. Bon d'accord, en général, les étudiants aiment bien venir ici, c'est pas trop cher, et l'ambiance est sympathique comme tout. Mais là, je bois mon diabolo fraise tranquillement, peut être que des "amis" viendront par ici et me diront de rester avec eux, je parle bien entendu des autres étudiants. J'ai des amis, mais c'est quand même difficile pour moi, je suis quelqu'un d'assez timide qui n'ose pas trop, et en plus de cela, je suis en train de sombrer, je suis devenue une junkie qui veut toujours se prendre sa dose. J'essaye de lutter contre ça, mais j'y arrive pas, pas du tout, c'est ça le plus dingue, je me fais du mal toute seule. Alors même si je suis plongé dans le match de football qui passe à la télévision, la voix de l'homme qui demande qu'on relave son verre me fait tiquer. Lui ici ? Comment cela était-il possible ? Lui qui a tant de classes, de prestance ne pouvait pas venir vulgairement ici. Mais il était là. Alors j'essaye de me dire que je rêve, mais quand il s'adresse à ma personne, je crois rêver ou presque. Je ne suis qu'une vulgaire élève en deuxième année, lui, il est si important. J'aimerais pouvoir l'imiter, devenir comme lui, enfin, je veux dire par rapport au fait de devenir chirurgien, c'est quelques choses que j'aimerais réaliser, mais je n'en prends pas le chemin. A ce rythme là, je suis bonne pour revivre une deuxième deuxième année de médecine. Je sais pas ce qui m'arrive, enfin, je me dis que je sais pas, alors que je sais très bien, mais je me voile la face, parce que je ne sais pas me remettre correctement en question parce que jusqu'à présent, j'ai toujours tout réussi. J'ai pas eu besoin de trop forcé mon talent. Andrew Linch me parle alors à nouveau. Je ne dois pas voir là une invitation, mais seulement un geste de sa part. J'ai envie de lui demander en quel honneur, mais je ne veux pas me faire mal voir de sa personne, quoique, ma simple présence ici devrait suffire, n'est ce pas ? Alors, tentons de l'impressionner, un peu en tout cas.

" J'apprécie votre geste monsieur Linch. Mais vous avez raison, seul un gentleman comme vous peux agir de la sorte en offrant un verre à une jeune femme comme moi. "

Je n'en dis pas plus, je le connais mais lui, lui, il ne doit pas me connaître. Je ne suis qu'une petite étudiante en médecine, parmi de nombreux. Mais aujourd'hui c'est moi qu'il croise, et peut être qu'il voudra bien me prendre sous son aile, je ne sais pas. Je le connais de nom mais c'est la première fois que je le croise véritablement même si je l'ai déjà vu, plusieurs fois de plus ou moins près. Alors, je tente ma chance, je tente de rebondir sur les parois de ma descente aux enfers. Peut être qu'il réussira à me donner une corde pour que je puisse remonter plus rapidement, que je me remette en question, que je trouve un leitmotiv pour me sortir de cette dépression dans laquelle je suis, pour me retrouver avec lui, comme s'il pouvait chasser les nuages tel un anticyclone mais peut être que je me leurre, qu'il n'en aura rien à faire de moi, pire, qu'il pourrait compromettre ma carrière de médecin, de chirurgien. C'est quitte ou double, c'est à double tranchant, mais je viens de prendre cette pente glissante, et plus rien ne va pouvoir me retenir, si ce n'est Andrew Linch lui-même.


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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Jeu 14 Déc - 23:01



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[24 novembre 2017, 6:24pm.]





Il contemple sa posture, cette présence qu'elle tente pourtant de faire disparaître. C'est être ici sans l'être, s'imposer sans vouloir se faire remarquer. Et lui ne voit que ça, remarquant les moindres présences les plus calmes, les plus disposées à ne pas l'ennuyer. Il croit pouvoir tenir une conversation, il croit pouvoir passer ne serait-ce que le temps qu'il possède – bien que limité – à ne pas se lamenter dans ses réflexions. Raison pour laquelle il offre ce sourire, raison pour laquelle il vient perdre un bref regard sur celle qui ne manque pas de l'en saluer, semblant apprécier le geste entrepris à son égard. Andrew s'en contente, laissant ses mots se perdre tandis qu'il tient encore sa place assise, sa posture, ce côté droit qui ne le quittera pas. Il ne bougera pas, il n'est pas de ceux-là, ne cherchant pas à s'imposer en des lieux qui ne lui sont pas habitués. Il pense simplement à bien faire, à rendre la journée de quelqu'un meilleur comme dans l'espoir que cette image adoptée ne le quitte jamais. Puis, finalement, à bien y regarder il n'est pas aussi salaud qu'on ne puisse l'imaginer. Et, tandis qu'il s'en retourne à son verre, tandis qu'il en revient à ses songes, c'est la voix féminine toute nouvelle qui vient attirer son attention, une voix qui provient de là où ses prunelles s'étaient perdues, de là où sa charité – aussi brève soit-elle – s'était abattue. « J'apprécie votre geste monsieur Linch ; ce à quoi il acquiesce, ce à quoi il vient offrir un nouveau sourire et, finalement, une attention toute particulière. Il s'en détourne légèrement, faisant face au petit corps de la brunette qui ose répondre, qui ne se morfond pas derrière une trop grosse timidité comme il avait pu en rencontrer. Non, elle, elle ose. Elle fait front et ça l'attire dans cette discussion, ça l'attire parce qu'elle sait user des mots qu'il pourrait aisément apprécier. Mais vous avez raison, seul un gentleman comme vous peux agir de la sorte en offrant un verre à une jeune femme comme moi. » Bien-sûr qu'il est ainsi, bien-sûr qu'il n'hésite qu'une personne de son rang pour pouvoir ainsi se faire voir, ainsi se vanter. Et Andrew ne s'en cache pas, il ne se le permettrait pas, laissant la Belle flatter un ego qui en déborde pourtant bien assez tandis qu'il en vient à analyser chacun de ses mots énoncés, trouver une faille comme pour pouvoir davantage s'y intéresser, davantage – peut-être – l'entendre le complimenter. Les hommes et cette volonté de toujours se faire mousser.

« Et donc, une jeune femme comme vous ? » Une question, de l'attention et une invitation, cette fois. Andrew défait l'assise à ses côtés pour l'y inviter d'un bref geste de la main, d'un rapide coup de tête avant qu'elle n'y cède, avant qu'elle n'y vienne. Et il s'assure qu'elle soit à son aise d'ailleurs, en bon gentleman afin de reprendre ses mots, ses termes, ses compliments. « Voilà qui semble intéressant avec ces mots. » Et une gorgée du verre qu'il tenait, de ce liquide qui jusqu'alors ne faisant que danser avant d'enfin rencontrer sa trachée, ce palet d'ordinaire si compliqué. Mais pas ce soir, pas cette fois, pas alors que cette partie de soirée semble promettre un peu de divertissement ; connaître autrui, en savoir assez sur leur vie, durant quelques instants en faire partie... Andrew ne s'en lassera pas, jamais. « Je peux savoir ce que vous entendez par « une jeune femme comme moi » ? » Il lève les mains pour entreprendre les guillemets imaginés, ceux destinés à lui faire entendre qu'il reprend ses dires tout juste énoncés. Et il s'installe un peu mieux, jetant un rapide regard à sa montre, à son téléphone, à tout ce qu'il doit guetter pour ne rien rater des lieux sur lesquels on l'a choisi pour régner. « Et surtout comment une jeune femme comme vous parvient à me reconnaître et à même assimiler mon nom. » Parce que ça lui revient, maintenant. Parce qu'il croit l'avoir déjà aperçu quelque-part sans réussir à faire pleinement le rapprochement. Ou peut-être pas, finalement. Peut-être qu'il rencontre seulement l'une de ces habituelles femmes qui aiment à plonger ses songes dans des revues ou des journaux ; puisque ça semble encore exister. « Pardonnez ma curiosité, l'après-midi fut longue et peu intéressante pour que s'éloigne l'envie d'essayer de rattraper cela. » De quoi être clair, honnête aussi, surtout. C'est faire valoir le fait qu'il soit tout de même quelqu'un d'égocentrique derrière cette sympathie jusqu'alors encore non-feinte : parce qu'il s'ennuyait, Andrew cherche de quoi alimenter le peu de temps qu'il possède encore à être libre de ses obligations professionnelles, de toutes ces tâches qu'il doit accomplir maintenant qu'il est parvenu à cette place, à ce rang, à ce bureau qu'il ne pensait même pas à posséder par le passé malgré ses ambitions, ses rêves de grandeur. Non, là, il cherche de quoi se décontracter, ne serait-ce que pour réapprendre le monde extérieur, s'y réhabituer. Au moins, comprendre tout ce qui lui a échappé, toutes ces rencontres sur lesquelles il ne s'est pas attardé par faute de travaille à terminer, ces tonnes de choses qui l'ont accaparé.     

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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Ven 15 Déc - 15:00



La descente aux enfers



Ma présence est anodine dans ces murs, pourtant, c'est moi qu'il a repéré. Peut être parce que je suis là seule qui est accoudée au comptoir et qui est là, sans être véritablement là. Je ne saurais dire, je ne le connais pas vraiment, de loin seulement, je l'ai vu aux détours de quelques couloirs, j'ai entendu des choses à son propos, je ne sais pas si elles sont vraies, mais je vais pouvoir faire tabula rasa de tout cela et me forger ma propre idée, à priori. Je ne sais pas si elle sera plus positive ou négative que la moyenne, mais après tout, je ne suis pas là pour mettre 5 étoiles à son profil comme si je devais noter un film ou une série, n'est ce pas ? Surtout qu'au fil du temps, tout cela peut changer, tout cela peut devenir meilleur, tout cela peut devenir moins bon, c'est à voir et comme je n'ai pas de dons de prédilection, je ne peux pas répondre à cette interrogation. En tout cas, il est là, bien droit, avec un visage qui est souriant. Est ce que c'est moi qui lui donne le sourire ? Ou bien étais-ce sa simple présence en ces murs qu'il aime ? Je ne l'ai jamais vu ici auparavant, pas que je passe tout mon temps ici, mais quand même, je passe un peu de temps entre ces murs, et jamais je ne l'avais vu, mais cela n'est pas très important. Je tente donc une première approche, qui me semble finalement assez anodine tout compte fait. Il m'offre un verre, alors je le remercie, c'est la moindre des choses, non ? C'est ce qui me semble en effet normal. Mais finalement, ce qui lui fait le plus d'effet, c'est peut être le fait que je sache qui j'ai à côté de moi, alors que lui ne me connait pas de toute évidence. Il faut dire que je ne suis qu'une étudiante parmi des centaines d'autres, bien loin de ces préoccupations puisque je ne suis qu'en deuxième année. Si j'avais cinq ou six ans de plus, peut être qu'il m'aurait reconnu, ayant montré un intérêt profond pour la chirurgie, son domaine, si je ne m'abuse. Mais là, je suis quelconque pour la personne qu'il est. Mais il n'y a que nous deux, ou presque, comme si finalement, nous étions dans un petit cocon, dans une petite bulle. Il répond alors autrement que par un sourire. Visiblement, il s'intéresse à la fin de ma réplique " une jeune femme comme moi. " Il m'invite à prendre place juste à côté de lui, et je ne refuse pas l'invitation évidemment, alors je me mets là, avec le sourire, comme pour parler avec lui en solo, enfin, en duo, lui et moi, et personne d'autres. Il semble curieux également de savoir comment je sais son nom, comment je l'ai reconnu et comment je m'en suis souvenu aussi. Un tout qui semble me rendre intrigante à ces yeux, intéressante serait peut être le mot le plus juste finalement, je ne saurais dire. Si j'avais répondu autrement, peut être qu'il ne m'aurait rien dit, peut être qu'il ne m'aurait pas invité à prendre place à ces côtés, je ne saurais dire, je ne peux pas revenir en arrière, mais c'est peut être mieux comme ça, n'est ce pas ? Oui sans doute. Alors, je réponds à toutes ces interrogations, comme pour lever le mystère qui entoure ma personne, même si ce n'est pas un mystère bien épais, un simple mystère qui n'a rien d'incroyable. Non, je ne suis pas un agent secret en infiltration si c'est ce que vous pensiez peut être, non, je ne suis pas une super héroïne capable de battre les grands méchants de la planète, je ne suis qu'une simple étudiante en médecine. Il s'excuse, me demande pardon à propos de sa curiosité qu'il pense peut être mal placée, mais ça ne me dérange pas. Je souris à cette dernière réplique.

" Oh non, ne vous en faites pas pour ça. Je suis étudiante en médecine, je suis actuellement en deuxième année. Et j'ose croire que votre parcours est exemplaire, j'aimerais beaucoup suivre vos traces, même si j'en suis encore loin. J'espère vous arriver à la cheville, ce serait déjà une belle récompense. "

C'est terriblement sincère, et pourtant, je le brosse une nouvelle fois dans le sens du poil. Peut être que je ne devrais pas, je ne saurais vous dire, mais voilà, je ne suis pas du genre à mentir quand je pense les choses. Je n'ai pas suivi attentivement son parcours, parce que je n'étais pas encore dans cette optique là, il y a quelques années, non. Trop jeune pour regarder la brillante carrière d'Andrew Linch, mais je sais la place qu'il a actuellement, alors peut être que lorsque j'aurais fini mes études, je pourrais être sous ces ordres, peut être que je pourrais un jour le remplacer, l'ambition ne doit pas avoir de limites même si je sais être réaliste.


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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Jeu 21 Déc - 13:12



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[24 novembre 2017, 6:24pm.]





Il sait qu'il capte son intérêt, il sait qu'il devient une cible intéressante pour la jeune femme qui en sait déjà assez pour lui. Et ça suffit à flatter son ego, ça suffit à l'homme pour continuer sur cette première lancée. Andrew use de sa sympathie, de cette éloquence qui lui va d'ordinaire si bien ; même si, ici, tout n'est qu'à son strict minimum. Il ne s'en cache pas, ne compte pas jouer les grandes personnalités dans un lieu aussi bas. Non, Linch sait comment se tenir, quoi faire, quand le faire aussi, surtout. Davantage ici tandis qu'il guette la jeune femme, ce sourire, cette arrivée jusqu'à lui après qu'il l'y ait invité ; parce qu'elle ne se fait pas prier. Évidement. « Oh non, ne vous en faites pas pour ça. » Un sourire qu'elle lui offre, auquel il répond. Andrew se retient de dire qu'en effet, il ne s'en inquiète pas plus que ça. Ce n'est qu'une formulation de politesse, quelque-chose dont il aime à user quand il doit ainsi jouer. Mais tout est plus intéressant que cela, tout est plus distrayant ; de par l’intérêt qu'elle lui porte, tout ce savoir qu'il n'est pas à même d'entièrement voir. « Je suis étudiante en médecine, je suis actuellement en deuxième année. » Et maintenant qu'elle poursuit sur sa lancée, Andrew comprend d'où lui vient cette familiarité. Dans sa tête se passe bien des après-midi à apparaître dans de nombreuses écoles de médecine, là où la communication est de mise, là où l'ambition se boit aux paroles de ceux qui ont réussi. Comme lui, premier exemple qu'on puisse être à même de servir à des âmes qui, un jour, pourraient se lasser du travail qu'elles ont commencé. Aussi, à cela, il acquiesce simplement, gardant ce rictus le long de ses lèvres, s'offrant une nouvelle gorgée de ce qui lui fut servi un peu plus tôt, avant que la Belle, vers lui, ne s'élève. Gorgée qui passe avec une facilité déconcertante, davantage lorsque de nouveaux compliments se risquent jusqu'à lui, la jeune femme ne perdant pas sa langue. « Et j'ose croire que votre parcours est exemplaire, j'aimerais beaucoup suivre vos traces, même si j'en suis encore loin. » Un léger rire et son regard qui en revient sur elle, sur ses traits, sur sa personne toute entière. Andrew mousse, peut-être un peu trop mais qu'importe, Dieu sait qu'il aime ça. « J'espère vous arriver à la cheville, ce serait déjà une belle récompense. » Et ça, chaque seconde un peu plus.

Andrew s'en redresse, Andrew en ressort cet air fier qu'il n'a jamais su véritablement quitter. Il s'y est habitué, s'en est imprégné... sans jamais vraiment savoir comment ne pas en user. « Ce sont des mots que j'ai l'habitude d'entendre ; méprisable, parfois. Suffisant aussi, en soit. Et pourtant, pourtant Andrew lui accorde une réellement attention, quelque-chose qui se fait plus ou moins rare par les temps qui courent, ceux qu'il n'arrive à suivre qu'une fois ses draps trouvés, son esprit reposé. Mais c'est flatteur et je vous en remercie, mademoiselle ? » Et la voilà, la première marque d’intérêt à son égard, de sa part. Elle vient se traduire en une simple demande, en un simple regard qui n'attend qu'une seule réponse à l'une des questions qui, dans d'autres circonstances, n'aurait été posé que par pur hasard. « Deuxième année, alors. » Une nouvelle gorgée, un signe à l'égard du serveur qui, aussitôt, se déplace pour lui offrir un nouveau verre, une nouvelle dose du liquide ambré dont il lui faudra ne pas plus abuser ; pas ce soir, en tout cas, pas en sachant tout ce qui ne va pas là où l'on requiert si souvent de ses bras. « Vous tenez le coup, jusqu'alors ? » Parce que lui arriver à la cheville relève de tenir le coup jusqu'à la fin de ses diplômes, jusqu'à l'obtention d'un titre dont il se fait fier depuis son acquisition. Devenir ce qu'il est aujourd'hui requiert de la patience, de l'ambition, de l'attention envers un monde qui – en soit – se fait plus que fermé, davantage quand on s'y jette les yeux fermés. Linch ne pourra jamais vraiment vanter la vie désormais menée en sachant qu'elle ne concerne plus que son fauteuil, ses responsabilités, toutes ces vies sauvées. Un sacrifice louable qui, néanmoins, parfois, sait se faire pesant pour celui qui se risque à se faire pensant. « J'imagine aussi que vous savez à quoi vous attendre quand vous aurez terminé vos études. Inutile de vous faire part de tout ce qui doit déjà se dire entre vous... » Mais il n'en dit pas plus, Andrew ne tient pas à évoquer les mauvaises parties des années qu'elle aura à suivre, convaincu que bien mieux l'attendra par la suite si elle choisit de s'y tenir. Et il l'espère, pour elle mais aussi pour le plaisir de ses yeux à avoir possiblement à travailler avec de telles jeunes femmes. Parce qu'Andrew n'en reste pas moins un homme ; marié, certes, mais un homme tout de même.      

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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Ven 29 Déc - 2:22



La descente aux enfers



Je ne suis qu'une petite étudiante en deuxième année de médecine qui est en train de perdre de plus en plus pied dans ce domaine, à cause de fichus addictions. Mais devant Andrew Linch, rien ne se voit, tout est dans le paraître, tout est dans la formulation, le ton, le sourire. Et j'ose croire que malgré ma frêle carrure, les mots que je prononce cajolent son âme pour la réchauffer encore plus que cet alcool qu'il boit petit à petit. Je n'ai pas envie qu'il me voit chancelante, je ne le veux pas, alors j'essaye de me montrer sous mon meilleur jour, un rôle qui m'est naturel, puisque c'est véritablement moi. J'aime dire ce que je pense aux gens, et pour cela, j'essaye d'user de tact, même si en la personne d'Andrew Linch, je n'ai point besoin d'agir de la sorte. Ce que je sais de lui me plait, c'est positif, c'est un homme avec un grand savoir, capable de choses merveilleuses, avec de l'ambition, de quoi avoir la place qu'il a aujourd'hui. Alors bien humblement, je me place face à lui, telle une admiratrice que je suis, mais bien loin d'être son égale, dans quelques années peut être, qui sait ? Peut être, si j'y arrive, ce qui n'est pas garanti vu la descente que je fais, petit à petit, progressivement. Est ce que ce serait une descente aux enfers pour en ressortir plus forte ? Est ce que je ne vais pas définitivement me griller en descendant de la sorte ? Je ne saurais dire ce qu'il en est, mais le futur répondra à cette question. Pour le moment, je pense réussir à faire bonne figure à cette emblème de la médecine de Chicago. Il me dit alors que ce sont des mots qu'il a l'habitude d'entendre, pourtant, il semble toujours autant les apprécier même si on lui a dit cela des dizaines de fois. Il a de l'ego, mais ça ne me dérange pas, je pense que pour arriver à la place où il est, il en faut. J'essaye d'en cultiver un peu même si je suis loin de là où il se trouve, l'ascension de cette montagne sera encore longue, je ne suis qu'en bas, alors que lui trône fièrement tout en haut de celle-ci. Mais il semblerait que j'ai gagné cette première bataille, celle du début de la reconnaissance, celle qui me fait dire que finalement, j'ai bien fait de venir boire un verre ici aujourd'hui. Il me remercie et me demande mon nom. Je lui souris alors.

" Oh désolé, je ne me suis pas présentée, je m'appelle Eärel Finr. "

Un petit rictus s'en suit, comme pour dire : " Désolé, ce n'est pas un prénom facile mais je n'ai pas choisi, c'est la faute de mes parents. " Mais cela lui donnera une bonne raison de sourire, un peu plus. Peut être qu'il sera étonné, peut être pas, peut être que ça ajoutera un peu plus d'intérêt à ma personne, je ne sais pas trop, au pire, ce n'est pas si important que ça, puisque j'ai gagné un peu plus d'intérêt à ces yeux, si bien qu'il arrivera à mettre un prénom sur mon visage. Il répète donc que je suis en deuxième année, avant de me demander après une gorgée de whisky, enfin, ce qui y ressemble, si je m'en sors, si je tiens le coup. Il ne se rend pas compte que cette question anodine ne l'est pas tant que ça pour moi. D'un coup, mon coeur s'accélère un peu, mais je ne perds pas contenance devant lui. Je lui souris, de façon à peine plus crispée.

" Je reconnais que c'est pas facile tous les jours. Mais j'ai pas l'intention de lâcher prise si je veux être à votre place dans une dizaine d'années. "

Montrer mon ambition, peut être que c'est trop, mais peu importe, je lui prouve que j'ai du coeur, que je suis une battante dans ce monde de fou, dans ce monde où chaque erreur peut être fatale pour t'emmener au game over. Je ne veux pas finir la partie trop vite, non, parce que finalement, c'est un jeu, où les meilleurs en sortiront vainqueurs. Et je fais partis des meilleurs, même si en ce moment, je dois lutter pour les places d'honneur, je sais que je peux faire partie des meilleurs, de ceux qui arriveront jusqu'au bout et qui auront une brillante carrière, je le sais, même si ce sera dur. Je n'ai pas l'intention de baisser les bras, je m'attends à des coups bas, des coups durs à encaisser, mais j'ai prévu mon épée, mon bouclier, mon armure. Andrew évoque tout cela. Je lui souris.

" J'ai prévu de gagner mon combat de gladiateurs. Je dis pas que je vais en ressortir sans une égratignure, mais je vais pas me laisser marcher sur les pieds facilement. "

Je reste droite dans mes bottes, je lui montre qu'il faudra compter sur moi dans les années à venir, et que même si je ne lui prendrais pas sa place si facilement, j'ai de l'ambition, ambition réaliste parce que je suis douée, ambition peut être contrariée parce que je suis sur une pente doucement glissante. Mais ce ne sera qu'une épreuve dans mon long périple, ou peut être le début de ma lente agonie ...


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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Dim 7 Jan - 21:34



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[24 novembre 2017, 6:24pm.]





« Je reconnais que c'est pas facile tous les jours. Mais j'ai pas l'intention de lâcher prise si je veux être à votre place dans une dizaine d'années. » De nouveau cette flagrante ambition, celle dont elle aime à user, celle qu'elle vient lui gratifier. Il apprécie, en prend note, la savoure avec autant d'attention qu'il est en mesure d'offrir. Andrew s'en redresse un peu plus, Andrew y porte une telle attention qu'elle pourrait en devenir gênante. Mais il n'en tient pas compte, plus maintenant, pas alors qu'elle essaie de s'attirer ses petits papiers. Elle sait comment lui parler, les rumeurs vont vites ; ainsi que sûrement bien des vérités. Beaucoup savent ce qu'il peut être, la manière dont son ego peut être flatté et il en jouerait presque, insisterait presque pour l'entendre en dire davantage mais la conversation n'a pas à se centrer sur lui, pas ici, pas cette fois en sachant que là, il possède peut-être le nom de l'une des étudiantes les plus brillantes qu'il pourrait avoir à l'avenir. Et il y tient, à cet avenir. Parce qu'il est prêt à prouver qu'il sait être le meilleur, dans chaque domaine donné, dans chaque place trouvé. Andrew remettra cet hôpital en ordre, Andrew saura l'élever autant qu'il s'élève. Parce qu'il est ainsi, à penser pouvoir rendre les choses aussi grandes qu'il ne croit l'être. Puis, elle lui revient, la voix de la jeune femme, celle qui offre un sourire quand ses dires se terminent, quand ses dires touchent à leur fin. Il le voit cet air fier, cette grandeur qu'elle essaie de montrer, cette posture qu'elle essaie d'adopter. « J'ai prévu de gagner mon combat de gladiateurs. » Soit, il lui faudra prouver qu'elle peut être à la hauteur quand leurs chemins se croiseront à nouveau, là, au détour d'un couloir qu'ils arpenteront tous deux un jour. Linch s'en fait confiant malgré qu'il en ressent sa motivation, parce qu'elle s'inscrit dans la catégorie de ceux qui n'abandonnent pas ; bien que ce ne soit qu'une première idée, bien que Andrew ne soit pas à se laisser bercer de manière aussi aisée. Chose qu'elle lui confirme, chose qu'elle vient lui annoncer. « Je dis pas que je vais en ressortir sans une égratignure, mais je vais pas me laisser marcher sur les pieds facilement. » Chose qu'il lui aurait conseillé si elle lui en avait laissé la possibilité. Parce qu'il faut avoir du cran, du courage pour en arriver là où il se tient aujourd'hui ; Andrew s'en vantera toujours, autant que possible, avec autant de sûreté qu'il est en mesure d'exprimer.

« Il vous en faudra davantage, d'ailleurs. N'y manquez plus. » Qu'il laisse entendre avant de la gratifier d'un sourire, avant de lui accorder un énième regard qu'il laisse contempler légèrement ; évidement. « Et profitez en autant que vous le pouvez, ces lieux-là se feront rares durant votre cursus, c'est peine perdu que de trouver un peu de temps libre durant ses études-là. » Et il en sait quelque-chose pour avoir été enfermé avec Irene durant des années. Des années et des années à étudier, à apprendre, à ne rien perdre de tout ce sur quoi ils devaient se concentrer. Lui n'a pas failli, cédant aux plaisirs de la vie qu'une fois son diplôme acquis ; chose qui lui aura valu son avancé, cette chance offerte de part un chemin exemplaire. Ça même malgré le décès de sa fille, la dépression de sa femme, ses faux-pas entrepris quand il n'était caché que par l'obscurité d'une nouvelle nuit. Linch en soupire, Linch en porte une dernière gorgée à ses lèvres avant d'essayer de chasser tout ce qui vient plus ou moins le hanter. Le temps ne sera jamais aux regrets, aux doutes. Il laisse ça aux faibles d'esprits, aux cœurs instables et meurtris. « Et si vous le pouvez, trouvez vous un partenaire qui saura traverser ces épreuves avec vous. Ce sera votre seul moyen de pleinement vous y accrocher, sinon ; une pause, le torse qui s'en détourne un peu du comptoir pour l'amener à faire pleinement face à la jeune femme, une fois encore. Sinon, ce sera la première et dernière fois que nous nous croisons. » Il se fait sincère, directe, aussi clair qu'il puisse l'être. Parce qu'il n'acceptera pas de voir la réputation des études – celles faites au sein de ce qui s'avère désormais être son hôpital – devenir une légende. Il ne laissera pas quelques étudiants peu assidus réduire à néant les chiffres exemplaires qu'il ose penser pouvoir faire remonter. « Ne laissez rien vous distraire. » Et cette fois, un clin d’œil, une approche plus directe des conseils qui puissent être donnés, de ceux qu'elle se devra de garder dans un recoin de sa tête si elle souhaite l'égaler. Un jour, peut-être, un jour oui. « Hormis ça, vous étiez ici pour quoi ? » Parce qu'il devra rejoindre l’hôpital bien trop vite pour ne pas se risquer à une coupure quant à celui-ci. Linch dévie du sujet, Linch se risque sur toute autre chose ; chose qui lui est rare, chose qui – cette fois – l'intéresse un peu plus puisque lassé de cet après-midi passé avec des personnalités qui ne l'ont que trop peu intéressé. Il en espère un peu plus de la part de la jeune femme, pourvu qu'elle soit aussi attrayante que séduisante.       

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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Mer 10 Jan - 14:53



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Je suis ambitieuse, je ne peux pas le cacher, surtout pas à lui, même si je sais que ce ne sont que de belles paroles, que d'ici là, les choses peuvent changer, grandement, énormément, et que cela dépendra de moi, en grande partie, et aussi un peu des autres. Peut être que tout dépendra de cette conversation que nous avons avec Monsieur Andrew Linch, peut être qu'il va me dire que ce n'est pas pour moi, que je suis trop faible, que je suis trop fragile, que ... Non, je ne peux pas me permettre de montrer le moindre signe négatif, je ne dois pas lui faire voir ce qui se passe dans mon esprit dans mon corps, que doucement, je suis en train de descendre dans les entrailles de la terre à cause de mauvaises habitudes, que les enfers me guettent, que ... J'essaye de ne montrer aucun signe extérieur, j'essaye avant tout de bien parler comme je sais si bien le faire, pour ainsi prouver mes propres dires. Je sais que ça ne sera pas facile. Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et parfois, c'est bien plus chaotique qu'on ne le voudrait, surtout quand on s'amoncelle des obstacles qui ne devraient pas être là. Mais ce sont des obstacles que je ne peux plus enlever, je dois faire avec, le parcours n'en sera que plus difficile, et si je m'en sors, ce ne sera que plus gratifiant pour moi, mais ici, ce n'est pas comme dans un jeu vidéo, si je me fais griller, ce sera définitif, pas de retour en tombant du ciel à la dernière sauvegarde. Je risque de me retrouver tout au début, sans possibilité de finir à nouveau le jeu, ou alors au prix d'efforts presque impossible. Déjà que ce n'est pas facile, je vais faire au mieux pour ne pas perdre, même si je n'en ressortirais pas indemne assurément. C'est ce que je lui dis, ce que je lui confirme. Ce combat est un combat de titans, et je ne pourrais pas en sortir totalement indemne. Dans quelques années, je serais toujours foncièrement la même, mais j'aurais été façonnée dans un moule, celui du médecin capable de tout les exploits dans n'importe quelle circonstance. Du moins, je l'espère. Il me le confirme, qu'il me faudra m'affirmer encore d'avantage, qu'il croit en mes paroles, mais que sans des actes, elles peuvent être aussi belles que possibles, elles ne seront clairement pas suffisantes. Et je le sais très bien. Il me dit ensuite de profiter de ces moments de calmes, comme aujourd'hui, car ils sont rares par la suite. Je veux bien le croire même si je pourrais lui envoyer en plein visage qu'il est là, ici, avec moi lui aussi. Mais sans doute qu'il se permet cela de façon exceptionnelle, qu'aujourd'hui est l'exception qui confirme la règle, en quelques sortes. Mais je ne vais pas m'amuser à lui dire ce genre de choses. Pourtant, le temps libre, je saurais m'en donner, un peu, pas trop, juste ce qu'il faut pour tenter de garder un certain équilibre, qui je le sais, risque d'être bien instable. Mais si on ne se déconnecte pas un peu le cerveau, de temps en temps, on risque de se noyer dans le travail, et de ne pas être efficace. Je le sais, je ne suis qu'en deuxième année, mais je l'ai déjà vécu, disons même que je suis en train de le vivre. A vouloir être trop efficace, il arrive que l'on prenne de bien mauvaises habitudes. Puis, il lâche un soupir, pensif. Je ne sais pas ce que cela veut dire, probablement qu'il repense à toutes les choses qu'il a peut être raté pour en arriver là, peut être qu'il n'a pas assez profité de sa jeunesse. Je ne sais pas, je suppose, je ne le connais pas assez pour savoir, et encore moins pour lui demander. Mais je dis rien par rapport à mon temps libre, en soit, il a raison, je le sais, je m'en doute bien, mais j'agirais selon mes désirs, et sans doute que parfois, je serais ici, ou ailleurs pour décompresser. Puis il me donne un conseil, que je juge plus que précieux. Trouver un partenaire qui saura traverse ces épreuves avec moi. Parle-t-il de quelqu'un qui fait les mêmes études ? Parle-t-il d'un petit ami ou d'une petite amie peut être ? Je ne suis pas seule dans mon cursus, mais comment savoir si les autres réussiront pour aller jusqu'au bout ? Comment le savoir ? Je ne sais pas, je ne peux pas lire dans les coeurs pour le savoir. Si je ne trouve personne, il affirme que ce sera la première et la dernière que nous nous verrons. Si je sais qu'il a raison à propos de trouver un partenaire, je suis moins affirmative, concernant le fait que nous ne nous reverrons plus après aujourd'hui. Peut être que nous ne nous croiserons plus ici, dans cet endroit, je veux bien le croire, mais ailleurs, j'en suis moins sûre. Alors, plutôt que de douter, je lui montre une nouvelle fois mon assurance, ma confiance en moi toute relative cependant.

" Je saurais trouver cette personne, cet allié pour remporter la guerre que je mène contre moi-même et mes ambitions. "

Car il suffit de peu de choses pour perdre une bataille, et même une petite bataille peut avoir des conséquences pour la suite. Je le sais bien, j'en ai déjà perdue, mais ce ne sont que de petites batailles, la guerre est encore longue, et ces batailles là ne sont pas encore les plus décisives. Puis il me dit que rien ne doit me distraire. Son clin d'oeil me surprends, me déstabilise un peu, mais en vérité, c'est ce qu'il vient de dire qui me fait le plus tressaillir. Les distractions sont nombreuses : la drogue, l'alcool, le sexe ... Et la DUST a pris sa place dans mes veines, la marijuana aussi. Mais je lui souris néanmoins. Il a raison, je dois me débarrasser de ces choses superflues, inutiles, qui me coûtent de l'argent, et petit à petit ma santé. Les enfers s'approchent, me lèchent les pieds, la pente est glissante, et de façon presque irrésistible, je glisse, je vais en direction de ce que l'homme en face de moi déteste visiblement. Je n'ai rien dit à propos de tout cela, ou presque comme si j'étais le padawan qui écoutait tout simplement son maître. Alors, je me dois d'ouvrir la bouche.

" Merci pour ces conseils, ils sauront être précieux pour une aussi belle réussite que celle qui est la vôtre. "

J'en rajoute une petite couche, j'enjolive un petit peu tout cela, mais c'est sincère, tout à fait sincère, je le pense, et je le désire de tout mon coeur également. Je veux réussir, je le veux même si pour le moment, la balance est dans un équilibre bien précaire, trop précaire. Mais pour une première véritable rencontre, je ne peux pas lui laisser le moindre doute. Je ne peux pas, je ne dois pas. Même si cette rencontre pourrait sembler anodine, elle ne l'est pourtant pas du tout. Même sa dernière question ne l'est pas. Pour quoi est ce que j'étais ici ? Je ne pouvais pas lui dire que j'étais ici pour rien. Je ne pouvais pas simplement lui dire cela après toutes les belles promesses que je venais de prononcer pour moi, pour lui. Je lui souriais légèrement levant mon diabolo, enfin ce qu'il en restait.

" Pour boire un peu d'alcool. Non, en vrai, c'était un petit break pour me regonfler un peu. J'aime assez l'ambiance des lieux, ce n'est pas loin de la fac, ça me fait voyager sans pour autant perdre trop de temps, pour me remettre dans mon apprentissage de la médecine. Alors, il m'arrive de venir ici, de passer un quart d'heure, une demi-heure pour repartir du bon pied, pour garder un bon équilibre. "

Pour garder un équilibre que je juge nécessaire pour aller le plus loin possible dans mes études. Je ne sais pas si cette réponse lui conviendra, mais si elle est légèrement enjolivée, elle est pourtant criante de vérité. Chacun a son moyen de rester encré dans sa réalité. La mienne est celle qu'il a connu, il y a plusieurs années, celle de l'apprentissage. Lui est sans doute dans une autre optique, mais s'il ne veut pas se trouver dépassé par tout ce qu'il gère, il faut parfois trouver le moyen de décompresser, quelques minutes, une heure tout au plus pour pouvoir mieux s'y replonger, avec un regard neuf, vif, efficace.


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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Lun 15 Jan - 14:11



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[24 novembre 2017, 6:24pm.]





Il l'a vu ce bref sourire, il l'a vu se défaire lorsque ses dires rencontraient la distance qui – à peine – les sépare encore. Mais il se doit d'être sincère, il se doit de lui faire entendre tout ça. Parce qu'il connaît les tranchées qui l'attendent, parce qu'il connaît la difficulté de cette voix et parce qu'il faut s'y préparer, autant que possible, pour ne pas avoir à démissionner, à abandonner tout ce qu'on était prêt à tenter. Il souhaite lui épargner ça, par pure et rare sympathie dirons-nous. « Merci pour ces conseils, ils sauront être précieux pour une aussi belle réussite que celle qui est la vôtre. » Mais il revient enfin ce sourire, il revient se teinter de l'ambition qu'elle aime à faire voir, à faire valoir depuis qu'il s'est risqué à lui adresser la parole, depuis qu'il s'est risqué à son encontre et aux idées que ça pourrait donner aux yeux jusque eux égarés. Et, finalement, quand il lui demande ce qu'elle vient faire ici, la raison de sa venue, tout ce qu'elle vient lui faire savoir se matérialise en un verre levé ; de ce qu'il croit. Linch en fronce les sourcils, Linch vient perdre son regard sur la jeune femme et son geste, sur ce qu'elle essaie de lui faire comprendre avant que la parole n'accompagne ses membres animés. « Pour boire un peu d'alcool ; un faible sourire, quelque-chose qui ne s'étire pas autant qu'il le faudrait. Dieu sait qu'ils en avaient fait des conneries avec Irene durant leurs études mais de celles qu'il garde en mémoire, aucune n'avait aidé à mieux s'y tenir. Ce qu'il s'apprête à lui dire avant que sa voix ne prenne d'assaut le bref silence installé. Non, en vrai, c'était un petit break pour me regonfler un peu. Il acquiesce, usant d'un peu plus de chaleur que précédemment, concentrer sur ce qu'elle énonce en continuant sur sa lancée. J'aime assez l'ambiance des lieux, ce n'est pas loin de la fac, ça me fait voyager sans pour autant perdre trop de temps, pour me remettre dans mon apprentissage de la médecine. Alors, il m'arrive de venir ici, de passer un quart d'heure, une demi-heure pour repartir du bon pied, pour garder un bon équilibre. » Une manière de faire qui diffère des loisirs qu'il s'octroie mais il sait ces moments indispensables et sa manière à elle d'en profiter l’honore. Parce qu'elle sort, parce qu'elle découvre, parce qu'elle explore.

« J'imagine que ce n'est pas tout à fait faux. » Laisse-t-il entendre, savourant sa dernière gorgée d'un verre qu'il tient à ce qu'on lui retire ; car les minutes sont rapides et les urgences toujours aussi imprévisibles. Il ne prendra pas le risque d'en profiter autant qu'il l'aurait souhaité dans des circonstances comme celle-ci ; davantage en sachant la présence de la jeune femme un peu plus affirmée. « Mais une fois certaines choses acquises, il va de soit qu'on ait à les suivre ; autrement dit, le monde de la haute ne lui permet plus de fréquenter des lieux aussi faibles, aussi bas – pour eux, bien évidemment. J'ai très peu de temps pour ce genre d'endroits et cette fois n'est qu'une exception. Je sortais d'une entrevue avec quelques personnes et mon retour à l’hôpital n'était pas pressé, je me suis autorisé cet arrêt. » Qu'il vient justifier, aller savoir pourquoi. Peut-être pour ne pas paraître aussi simple d'esprit que la plupart des hommes riches qui se risquent en de tels endroits pour y trouver quelques femmes à peine respectueuses de leurs intimités. Il n'est pas de ceux-là, pas de cette manière-là. « Ça diffère des lieux que j'ai l'habitude de fréquenter, disons que quand les habitudes s'installent, on s'en sépare difficilement. Ni voyez pas une critique facile quant à l'ambiance ou Dieu seul sait quoi, considérez moi comme quelqu'un aux goûts très choisis. » Il ose, ne s'en cache pas. Andrew ne reviendra jamais sur cet amour qu'il porte à sa richesse, aux portes qui se sont ouvertes à sa personne dès lors qu'il grimpait dans cette grande famille que pouvait être les riches de la Cité des Vents ; ces grands hommes au cœur noir qui, néanmoins, militent à leur manière pour une forme de bien. Il aime à songer que son existence puisse s'inscrire quelque-part, il aime à imaginer que – parce que sa vie était ainsi – on gardera un souvenir de son passage en cette vie. Chose qu'il tait, néanmoins, soucieux de ne pas faire fuir sa distraction improvisée. Et, en y songeant, il s'attarde un peu sur elle, sur sa personne, sur ce qu'elle laisse apercevoir, laissant un sourire se dessiner le long de ses traits tandis qu'il se réinstalle un peu plus convenablement sur son assise. « Et vous n'attendiez personne, vraiment ? » Il en connaît qui n'aurait pas hésité, il en connaît qui l'aurait déjà plus d'une fois invité. Il connaît en tout cas son monde et son fonctionnement, la manière dont autrui – à l'égard de jolies demoiselles – peut se faire dérangeant.       

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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Mar 16 Jan - 17:34



La descente aux enfers



Chacun son moyen de décompresser n'est ce pas ? Voici un des miens, un de ceux que je préfère sans doute parmi d'autres, mais je me garde bien de lui dire que je fume, que je prends de la DUST. Je ne peux pas lui montrer ces faiblesses là, parce que je le vois déjà me clouer sur une cible et me viser droit dans la tête, ou dans le coeur. Comme s'il était un lanceur de couteau, et que j'étais sur la cible tournante sur la piste du cirque, mais qu'au lieu de jouer habilement pour m'éviter, il était en train de déjà me tuer à petit feu, m'arrachant un peu de peau, pour faire couler un peu de sang, me laissant me vider ainsi, petit à petit, mais de façon presque certaine. Alors, je ne lui disais pas cela, juste que j'aimais venir ici parce que ce n'est pas loin de la faculté, et que l'ambiance irlandaise me plait, comme si finalement, j'étais en Irlande, alors que je suis juste à côté des cours, et pas non plus très loin de chez moi, un parfait compromis donc entre ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas. Mais Andrew ne semblait pas être tout à fait de cet avis, tout du moins, il semblait ne pas être en total désaccord, puisqu'il était bien là aujourd'hui, mais visiblement, il ne passerait pas des heures ici. Aujourd'hui fait preuve d'exception donc, parce qu'il avait un peu de temps, juste ce qu'il faut pour passer la porte et boire un ou deux verres pas plus. Vu sa notoriété, c'est presque étonnant qu'il s'accorde ce temps là, peut être a-t-il une réunion à préparer, ou alors simplement un dossier à revoir, une opération à superviser. Il ne manque sans doute pas d'occupations dans son métier, et comme il le dit si bien, les loisirs sont rares. Je ne sais pas encore si c'est ce que je veux vraiment, c'est encore flou, mais peut être que ma famille passera avant mon boulot, peut être que je vais me marier à mon boulot, à vrai dire, je n'en sais rien du tout, strictement rien, car je ne suis qu'en deuxième année. J'aime la médecine, c'est quelques choses qui me passionne vraiment, et je suis douée pour ça, enfin, je trouve, mais je crois qu'il faut savoir dire stop, quelques instants, pour ne pas se retrouver enseveli sous la montagne de travail. Mais je dois le reconnaître, l'équilibre est plus que précaire, et je ne sais pas si j'ai vraiment trouver le mien, j'en doute, alors que pourtant, je bosse de mon mieux, j'y passe beaucoup de temps, de là à dire que c'est trop de temps, je n'en sais rien. Je pense que j'y passe le temps qu'il faut, je dois juste arrêter de fumer de la marijuana, et de prendre de la DUST, je le sais, mais c'est plus simple à dire qu'à faire. J'ai des sensations de manques parfois, quand cela fait quelques jours, je sens que je suis sur les nerfs, que je deviens presque lunatique, alors qu'avant ce n'était pas le cas. C'est comme ça d'ailleurs que mon père a compris que je fumais de l'herbe. Il ne m'a pas reconnu ce jour là, alors que je n'en avais pas fumé depuis peut être quatre ou cinq jours et que mon corps demandait sa dose. Pour en revenir à Andrew, il s'était donc autorisé un arrêt ici, mais une chose était certaine, il ne reviendrait pas tout de suite, pas avant un moment, peut être même jamais, car le lieu ne semblait pas rentré dans ces critères. Je ne les connaissais pas, mais peut être qu'il s'était habitué à quelques choses d'autres qu'ici, quelques choses de mieux, de plus classe pour ainsi dire. Pourtant, j'ai déjà vu des médecins venir ici après le boulot. Ils ne me connaissent pas vraiment, mais moi je les ai repéré, un peu, juste ce qu'il faut à vrai dire pour comprendre que ce sont des médecins. Mais c'est vrai que jamais je n'avais vu Andrew depuis que je viens régulièrement ici, c'est à dire depuis presque deux ans et demi. Que lui dire par rapport à cela ? Je lui avais déjà presque tout dit. Mais bon, les habitudes ça se change, avec quelques efforts.

" Sans doute que mes habitudes changeront plus tard, que j'aurais comme vous l'occasion de fréquenter d'autres endroits, différents de celui-ci. "

J'aurais bien dit des endroits plus huppés, mais j'avais peur de mal interpréter ces propos, mais sans doute parlait-il de ce genre de lieux, mieux choisis. Je souriais après mes propos. Je ne suis pas figée dans le marbre, mon avenir n'est pas complètement tracé jusqu'à la fin de ma vie. J'ai en point de mire de devenir chirurgienne, comme lui, mais cela ne veut pas dire que je vais le devenir, non, même si je l'aimerais bien. Le chemin est encore bien long pour y arriver, la descente aux enfers est possible jusque là, mais peut être que j'arriverais à décrocher le Saint Graal, je ne sais pas vraiment. Puis, il se fait insistant sur le fait que je n'attendais personne mais c'est le cas. Je n'ai prévenu personne que j'étais ici, j'aurais pu, mais je ne l'ai pas fait, car je crois que je n'avais pas spécialement envie de voir une tête connue, enfin, vraiment connue, car je connaissais Andrew, de loin, je l'avais croisé, quelques fois, sans vraiment lui parler. Peut être que la prochaine fois sera moins amicale, je ne saurais dire, mais de toute évidence, il ne pourra pas dire qu'il ne me connait pas.

" Peut être que c'est vous qui deviez venir pour que nous fassions connaissance monsieur Linch. En tout cas, cela est un réel plaisir de parler avec vous. "

Je lui souris, lève légèrement mon verre et en boit une petite gorgée. Je me doute qu'il ne va pas tarder à s'en aller. L'exception ne va pas durer dans le temps, quelques minutes peut être encore, pas sûr, car il a déjà bu deux verres, rien de plus, il n'en boira pas plus, il a fait en sorte que le barman le comprenne bien et il ne lui a rien resservi. Sans doute va-t-il de nouveau se rendre à l'hôpital, pour s'occuper de tout un tas de choses qu'il doit gérer vu sa position.


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MessageSujet: Re: La descente aux enfers - Andrew Mer 17 Jan - 23:07



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EXORDIUM.




[24 novembre 2017, 6:24pm.]





« Sans doute que mes habitudes changeront plus tard, que j'aurais – comme vous – l'occasion de fréquenter d'autres endroits, différents de celui-ci. » Un sourire parce qu'il croit s'entendre, là, dans un souvenir passé qui vient remonter, lentement. C'est de la nostalgie, quelque-chose de puissant qui s'immisce en lui comme pour lui rappeler qu'il est parvenu à ses fins, qu'il a su monter au-delà des marches qu'il s'était fixé. Aussi, ce rictus n'en décroit pas, venant retrouver celui de la jeune femme abordée. Il se laisse aisément prendre au jeu, à cette charmante compagnie qu'elle vient lui offrir en plus de le flatter, de prouver qu'elle serait en mesure de pouvoir, un jour, avec lui, travailler. Ça, avant que sa dernière question ne s'impose, ça avant qu'il ne vienne à son tour la flatter, jouer de l'image qu'elle vient donner ; peut-être inconsciemment, qui sait, mais agréable pour celui qui en profite. Linch n'en cache pas son intérêt, gardant son regard sur sa personne tandis que les secondes s'écoulent, que les minutes s'étiolent. Puis, finalement, elle lui revient sa petite voix. Elle revient briser le presque silence qui règne en ces heures défaites. Andrew en relève son regard ambré bien que légèrement bleuté sur elle, accordant toute son attention à ses dires puisque réellement intéressé ; davantage en sachant la détermination, l'assurance dont elle vient – avec lui – user. « Peut-être que c'est vous qui deviez venir pour que nous fassions connaissance, monsieur Linch. » Et de nouveau cette volonté d'en faire trop. Mais il ne s'en lasse pas, habitué aux folies des grandeurs, les appréciant plus qu'il ne pourrait le montrer. Andrew ne fait donc qu'en sourire, accordant un peu plus sa sympathie momentanée à la jeune femme qui s'est approchée. « En tout cas, c'est un réel plaisir que de parler avec vous. » Des mots qu'elle accompagne d'un verre qu'elle lève à son égard, à son attention. Andrew ne lui accorde qu'un charmant geste de tête à défaut d'avoir de quoi l'accompagner ; mais il n'a fait que trop abuser, déjà. Il n'a fait qu'aller trop loin en sachant cet après-midi déjà bien chargé. Le temps est désormais à la raison, à la reprise de réflexion. La détente n'est pas encore le luxe qu'il puisse se permettre, pas en sachant la semaine encore longue, pas en sachant les temps difficiles à venir ; ceux qui rendront les urgences de ses bâtiments plus denses qu'elles ne l'avaient jusqu'ici été.

Et, finalement, c'est un dernier coup d’œil qu'il jette sur l'écran de son téléphone, quelque-chose de bref qui, néanmoins, l'amène à se rendre compte que le temps lui est désormais bien compté. Il est partie de cette réception depuis à peu près une demi-heure et les réunions avec son personnel doivent encore s'organiser. Il sait les dossiers sagement patients sur son bureau mal rangé, là, dans les débris d'une organisation qui n'a fait – avant lui – que s’essouffler. Il est des choses qu'il doit remettre en ordre, des choses qu'il ne doit pas laisser se tordre. Alors il se redresse, le trentenaire, il revient faire face à la Belle à qui il offre un sourire et puis sa main, cette main qui se tend à son attention avec une sympathie qu'il ne feint pas ; pas cette fois. La jeune femme est parvenue à rendre son ego un peu plus grand et lui rappelle ô combien il demeure des êtres acharnés comme il l'avait été. C'est, pour lui, agréable et c'est ce pourquoi il vient la gratifier de cela. « Et ce fut un réel plaisir que de vous rencontrer, mademoiselle Finr. Merci d'avoir été si inspirante. » Souffle-t-il à son attention avant de s'offrir celle du barman qui se risque jusqu'à eux, ce faux sourire d'inscrit le long des lèvres, celui qui trahie l'attente d'un pourboire à son égard. Andrew choisit de ne pas perdre de l'image qu'il donne, de celle qu'on possède sûrement plus qu'il ne le croit à en juger les propos de celle avec qui il avait pu échanger. Alors il laisse un peu plus sur le comptoir tout juste nettoyé, ne prenant même pas la peine de contempler celui qui les ramasse malgré les dires qu'il énonce et qui lui sont adressés. « Les boissons de mademoiselle sont pour moi, n'oubliez pas de l'en rembourser avant son départ. » Et on lui fait entendre que ce sera fait dans les plus brefs délais, Linch allant jusqu'à s'exalter de cette prestance qu'il aime à faire régner partout où il ose se risquer. Arrogant, peut-être trop assuré, mais qu'importe. « J'espère vous revoir d'ici peu. N'hésitez pas à vous rendre à l'hôpital malgré vos études encore récentes, ça vous fera un peu d’entraînement avant de vous retrouver dans le vif du sujet à l'avenir. » De nouveau un clin d’œil et cette main encourageante qui se pose sur sa petite épaule quand il en tourne les talons, allant pour retrouver la froideur d'une ruelle en proie au vent d'hiver tout juste tombé.       

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If we can make it through another day with you, then we can make it through another year. 'Cause we both needed to forget this fear if it's all the same to you. If I was to blame, would you still believe?
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