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 You touch my tralala - Andrew

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MessageSujet: You touch my tralala - Andrew Sam 9 Déc - 2:03

You touch my tralala
EXORDIUM.
Tomislav traine les courses sur son bras, affichant cet éternel air de blasé sur la gueule. Il pourrait tout aussi bien être pleinement heureux qu’il aurait toujours l’air d’un type a qui on aurait bouffé le cœur et qui n’est plus capable de s’exprimer autrement qu’avec cette tronche de dix kilomètres de long.
Pourtant, il n’avait pas à se plaindre et se sentait même presque heureux finalement. Le danger de se voir expulser dans son pays semble s’éloigner un peu plus chaque jour et même s’il lui est difficile parfois de l’admettre, il ne doit son salut qu’à cette femme pour qui il ramène un de ces objets bizarres qu’il a trouvé dans une brocante sur le chemin. Ayleen lui a donné la chance de pouvoir rester sur le sol américain et en contrepartie, il lui a promis de lui donner des derniers jours paisibles, heureux, tranquilles. Quelque part, ça lui fait un petit truc qu’elle soit prête à mourir. Il l’aime bien, elle et les moments qu’il partage même s’il ne comprend pas toujours tout mais Tomislav était clairement tombé sur la nana la moins chiante de Chicago, douce, tranquille qui lui offrait un certains confort dont il n’avait clairement pas à se plaindre.

- Bonjour Monsieur, ce sont les dernières dates de notre exposition.

Une tête rousse s’invite ou plutôt s’impose dans son espace vitale et Tomislav qui le dépasse de deux têtes se fige et l’observe, sans rien dire.
Ouais, génial, et après ?

- Voici une invitation, présentez ce carton à l’entrée !

Le serbe ne dit toujours rien, le toise et prend le carton concerné entre ses longs doigts fins.
Le flyer n’a rien de dingue mais d’instinct Tomislav se dit qu’il pourrait peut-être faire un effort. Ayleen adore l’art, les musées, les expos.. S’il prenait la peine d’aller à l’une d’elles seul, il pourrait rentrer un soir, avoir une conversation construite et intelligible sur l’art sans avoir l’air d’un gros con et d’un handicapé des mots. Avec tout ce qu’elle faisait pour lui, il pouvait au moins faire cet effort pour lui montrer qu’il s’intéressait un minimum à ses centres d’intérêt.
Tomislav glisse le flyer dans la poche de sa veste et prend la direction de chez lui ou plutôt, chez eux. Un petit appartement où il se sent chez lui. Chacun son espace mais le même lit, histoire de jouer le jeu jusqu’au bout aux yeux de tous ou presque. Le serbe pousse la porte et la ferme en douceur, déposant ses clés sur le meuble.

- C’est moi.

Pas de réponse, il regarde aux alentours et ne trouve aucune trace de sa femme.
Sa femme. Ça aussi, c’est foutrement étrange mais il aime bien. Ca fait de lui un type presque rangé avec une assurance de vie stable. Il grimpe la mezzanine et découvre le petit corps fragile d’Ayleen rouler en boule, sous la couette, sa fameuse bouteille Billy à ses côtés. Tomislav finit de grimper les marches, se pliant en deux pour ne pas se cogner le sommet du crâne contre le plafond et avance en douceur vers ce petit morceau de femme endormi. Profondément endormi. Certainement épuisé par sa maladie, par ce qu’elle appelle la mort. Le serbe se défait de sa veste, de ses chaussures et se glisse sur le lit pour venir se loger contre elle.
La petite cuillère. C’est comme ça qu’elle appelle cette position. Il l’encercle de ses grands bras, comme pour lui donner un peu de chaleur, un peu de vie peut-être. Il n’sait pas trop mais se dit que ça doit certainement lui faire un peu de bien ce réconfort.

¥

Il est ressorti avant qu’elle ne se réveille, après avoir rangé les courses et même lui laissé un mot…. Enfin un mot. Une série de mots qui essaient de construire une phrase intelligible avec un million de fautes mais il essaie de ne pas trop se focaliser dessus au risque d’être agacé pour le reste de la journée. Ouais, d’être un potentiel illettré l’emmerde profondément. Veste sur les épaules et écharpe autour du cou, il se rend à l’adresse indiquée qui le conduit dans un dédale de rue aussi étranges les unes que les autres sans que Tomislav ne réussisse à mettre le doigt sur ce qui le « dérange » et continue de suivre la route indiquée par le GPS de son téléphone jusqu’à arriver devant la devanture du « musée »…
Enfin musée, si on peut appeler ça comme ça. Une immense bâtisse se tient devant lui, illuminé de rouge avec un panneau qu’il n’arrive pas tellement à déchiffrer. Personne pour l’accueillir à l’entrée, le serbe pousse la lourde porte en métal noir.

Une musique d’ambiance l’accueille, la pièce plongée dans une lumière tamisée où Tomislav réussit à percevoir l’existence de quelques corps humains un peu plus loin. Etrange pour un musée, non ? Le serbe n’a pas le souvenir d’avoir déjà vu une expo avec une ambiance pareille et pourtant il en a vu des trucs vraiment étranges avec Ayleen. Ses yeux se baladent de détails en détails, sans avoir vraiment le temps de comprendre où il est.

- Bonsoir.

Tomislav se tourne vers la voix féminine qui s’approche, regard étrange au visage.

- Seul ou accompagné ?
- Euh… Seul.
- La salle d’observation est au bout du couloir.

Tomislav acquiesce sans rien ajouté, se disant que c’était peut-être une expo expérimentale, où ils veulent essayer de nouvelles choses, de nouvelles approches. Un truc qu’il pourra dire à Ayleen en rentrant tout à l’heure.
Le serbe s’avance au milieu de la pièce qui est déjà bondé… de personne plus ou moins étranges, qui dénote de tout ce qu’il a pu voir jusqu’ici. Des hommes en tenus de cuir, des femmes à moitiés …. Nues.

- C’est quoi le bordel.

Et en face de lui, une scène avec des cages où un homme se trouve dans chacune d’elle, une espèce de balle entre les dents. Une présence attire son attention, à sa droite, un type assez grand qui à l’air aussi paumé que lui et Tomislav assiste à une scène improbable. Un homme s’approche de l’inconnu à sa droite, celui-là même qu’il observait à la dérobée et le vit se faire peloter le cul, sans hésitation, sans aucune pression.

- Alors, t’es venu tout seul mon mignon ?


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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Ven 15 Déc - 1:39



You touch my tralala..
EXORDIUM.
Un regard sur les alentours et la tristesse d'un bureau chaque jour un peu plus sans vie. Une année passée à essayer de l'alimenter, de le redorer tandis que ses efforts semblent vains. Quelque-chose manque, quelque-chose qu'il n'arrive même pas à imaginer, l'azur aux abords verdâtres de ses prunelles allant et venant, ici et là, questionnant la pièce de brefs coups d’œil inutiles. Un soupire et tout ce qu'il tenait en sa main rejoint aussitôt le bois verni d'un bureau récemment changé comme dans l'espoir que ça puisse l'aider. Bien-sûr que non. Rien n'aide à emplir un vide trop longtemps délaissé. Ce n'est pas la pièce, ni même les meubles qui l'habillent mais bien lui, sa personne, tout ce qu'il a perdu, tout ce qu'il a laissé derrière lui pour rejoindre ces heures de gloire, cette promesse de grandeur, de renommé. Un nouveau soupire et ses yeux qui se ferment, une tentative bête destinée à faire fuir tous ses songes, tout ce qui hante son esprit au fur et à mesure que noël approche. Noël, sa joie, ses festivités et l'absence pesante de sa fille qui n'aura jamais su pleinement en profiter. Un battement qui se manque, qui se rate alors qu'il essaie de se défaire de ses souvenirs, de tout ce qui vient davantage le pourrir. Andrew n'a pas le droit d'en rester là, de se lamenter jusqu'à possiblement en baisser les bras. Parce que ce n'est pas lui, parce qu'il refuse de rejoindre l'état misérable de sa femme depuis que cette partie d'eux deux les a quitté. C'est ce qui l'amène à se lever, à faire quelques pas pour finalement défaire sa blouse et s'en débarrasser. Il a besoin d'air, il a besoin de sortir, d'errer, ne serait-ce que le temps d'une heure volée. Il n'a pas la force d'attendre, il n'a pas la force de perdurer dans un silence aussi bourré de ténacité malgré tous ses efforts à tenter de le briser. Andrew abandonne cette bataille, revêtant son manteau, s'assurant de posséder ses clés au cas où rien n'irait le tenter. Rien, pas même cette perdition à marcher jusqu'à ne plus pouvoir penser. Un énième soupire et ses pas qui le mène jusque dans la grande entrée de l’hôpital, jusqu'à ce comptoir auquel il vient prévenir de sa sortir, de son absence pour l'instant indéterminé ; au moins pour la soirée. Chose à laquelle acquiesce la jeune femme de service avant de le rappeler, de lui proposer tous les nouveautés collés sur flyers qui furent distribués. Une épicerie récemment ouverte, une revente de vieilles voitures et... et son regard qui porte un peu plus d'attention à ce qui présente une partie de son milieu, une partie de ce qu'il apprécie à voir. « Merci, laissez le tout visible. Sauf ça, les dates sont pour ce soir, c'est pas nécessaire. » Un sourire, une attente de réponse avant qu'il ne tourne à nouveau les talons, avant qu'il ne vienne s'engouffrer dans l'air frais de cette nouvelle soirée, l'adresse de la galerie d'art enfouie dans l'une de ses poches le temps qu'il rejoigne sa voiture.

Il essaie de se repérer, détaillant la façade des lieux avant d'en froncer les sourcils. Ses yeux s'attardent dessus avant de rejoindre l'adresse indiquée, essayant de s'assurer qu'il ne se soit pas trompé. Mais non, rien, rien n'est différent de ce qu'il a tapé sur son GPS, rien ne diffère de ce qu'il lit, de ce qu'il voit et Andrew, cette fois, commence à douter de l'envie qu'il possédait à s'y rendre pour s'en changer les idées. Car le cadre est loin de tout ce qu'il a connu et sa présence, ici, lui semble faire tâche. Ça n'est pas son milieu, rien n'est à son goût trop luxueux. Et pourtant, il vient s'y risquer, laissant derrière lui ses pauvres pensées, fermant son véhicule avant de parvenir jusqu'à l'entrée. Un souffle et une détermination qui ne faillit pas, persuadé que ça pourrait lui être que bénéfique de s'évader, ne serait-ce que le temps d'une soirée. Mais la lumière qu'il perçoit, toutes les âmes qui semblent battre un peu plus loin des escaliers devant lesquels il se poste, là en bas, tout ça il ne s'y attendait pas. Et il hésite même à reculer, sur l'instant, finalement pris de court par une ravissante jeune femme à l'allure intéressante et au sourire convainquant. Une main qui vient se perdre sur son épaule tandis qu'elle fait le tour de sa personne, de quoi rendre l'ego d'un homme un peu plus avide de ce qu'il pourrait trouver en des murs à l'accueil si aisé. « J'imagine que monsieur est seul. » Un sourire, l'impression que ça pourrait davantage promettre bien qu'il ne s'imagine pas l'exposition qu'il croyait venir voir, pas de cette manière, en tout cas. De quoi lui faire regretter de ne pas avoir choisi le Homewrecker pour ce soir mais toutes les découvertes sont bonnes à prendre ; il aura un avis à leur fournir lors de sa prochaine visite. « En effet. Méfiez-vous que je ne vous invite pas à m'accompagner. » Un clin d’œil et le sourire de cette femme qui l'accompagne jusqu'en milieu de couloir. « Continuez tout droit, vous y serez. » Ce à quoi il acquiesce, ce sourire un peu sale de logé le long de ses lèvres avant de constater qu'il n'est pas le seul à s'être fait avoir. Évidemment, elles sont malignes, efficaces. Elles l'ont toujours été, les femmes de ce rang. Pourtant, il ne revient pas sur ses pas, désireux de voir ce qu'il pourrait contempler ce soir, attendant sagement jusqu'à ce qu'un contact ne vienne se faire dérangeant. Il sursaute, sur l'instant, écarquillant un peu les yeux pour essayer de se remettre de ce qu'il prend comme un affront quand l'autre commence à s'adresser à sa personne. « Je vous demande pardon ? » C'est immédiat, instinctif ; parce qu'il ne comprend pas, parce qu'il commence à ne plus savoir quel sens mettre à cette soirée désormais des plus originales. Et l'autre qui s'approche un peu plus se fait recaler d'une main définitive. « Je ne crois pas, va falloir essayer sur quelqu'un d'autre. » Parce qu'il commence à douter des activités de cette soirée, de cette pièce même, regrettant la demoiselle de l'accueil. « Tenez, lui à l'air d'aimer ça, faites vous plaisir. Je me contenterai de regarder pour cette fois. » Et son mouvement de tête vient désigner l'un des hommes qui le contemplait, un grand sec aux allures un peu perdues mais néanmoins bien assez farfelues.    

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Mar 26 Déc - 0:27

You touch my tralala
EXORDIUM.
- Je vous demande pardon ?

Tomislav contemple la scène, presque fasciné.
Déjà le cadre, c’est quelque chose quand même. Il ne s’attendait pas à tomber dans une soirée avec toutes ces personnes aux allures étranges, portant du cuir, agitant des objets inconnus dans les mains en attribuant à certains des regards salaces. Lui qui pensait voir une série de tableau, c’est un défilé d’humain qu’il contemple, dans des situations aussi étranges les unes que les autres. Certains sembles simples, comme lui, d’autre bien plus extravagant avec des couleurs dans les cheveux, des talons haut malgré leur masculinité.
Comment on appelle ça déjà en amerloc ?
Drague Couine ? Un truc dans c’genre là.
Mais Tomislav ne juge pas, au contraire, il observe. Avide de curiosité. Et la scène qui se déroule sous ses yeux le ferait presque sourire.

Ce type est un poil plus petit que Tom qui le dépasse de dix bons centimètres mais il est aussi sec que lui. En revanche, une chose les différencie : leur allure. L’inconnu a l’air bien plus coincé que lui. En tout cas, aux premiers abords.

- Je ne crois pas, va falloir essayer sur quelqu'un d'autre.
- Dommage, tu m’avais l’air plein de promesse.

La scène qui se déroule face à lui est on n’peut plus surprenante, intrigante. A tous les coups, ce type était dans la même situation que lui, à se retrouver parmi ce beau monde sans savoir dans quoi il était tombé. Sinon, pourquoi refuser si ce dernier était venu de son plein gré en toute connaissance de cause ?

- Tenez, lui à l'air d'aimer ça, faites vous plaisir. Je me contenterai de regarder pour cette fois

Lui qui ? Tomislav ? Pourquoi faudrait-il que l’on pense que, parce qu’il possède une tête de chelou, il soit forcément fan de ce genre de pratique ?
Le serbe soupire, lève les yeux au ciel toujours les mains dans ses poches. L’homme se pensant séducteur se tourne alors vers lui et il refuse ses services d’un geste de la main poli.

- Non pas pour moi, merci.
- Mais si vous n’voulez pas vous amusez, qu’est-ce que vous foutez ici mes lapins ?

Le Séducteur – puisqu’il n’a pas de nom, on va lui en donner un – se plante face aux deux grands cons qui ont l’air un peu paumé. Tomislav a l’impression qu’ils sont deux tiges à l’étroit dans ce grand bâton qui leur serve de corps. Le serbe jette un œil à ce type à sa droite, avec sa gueule d’amphibien et il hausse les épaules.

- A moins que vous n’soyez là pour assouvir des désirs inavoués ?

Désirs inavoués ? Inconnu au vocabulaire de Tomislav qui a plutôt tendance à assumer des envies, aussi étranges qu’elles puissent être. Bon, il n’en a peut-être pas fait tout un étale face à Ayleen mais il se dit qu’il a tout le temps – ou presque… - de le faire et qu’il ne veut pas prendre le risque de la faire flipper en lui disant qu’il prenait un plaisir particulier à infliger une souffrance à sa partenaire pendant l’acte. Une chose à la fois, il fait déjà la petite cuillère pour s’endormir, parce qu’elle aime bien. Pour le reste, on verra plus tard.

- Moi non, mais lui je sais pas. Il se tourne vers l’amphibien. T’as pas l’air très bien avec ton aise. Puis de nouveau vers Séducteur. C’est quoi comme le soirée ? Une truc déguisement ?

De nouveau, ses prunelles clairs se dirigent vers son comparse d’un soir, celui-là même qui à l’air de s’être tout autant fait avoir que lui.

- Et si tu préferer regarde, pourquoi tu restes là ? Il indique une espèce d’arène un peu plus loin où trois personnes sont entrain de joyeusement se peloter comme si le monde entier ne les voyait pas. Y a du spectacle là-bas.

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Ven 5 Jan - 21:31



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EXORDIUM.
Il voit l'autre homme refuser à son tour, plus ou moins poliment et, instinctivement, il en vient à froncer les sourcils, à chercher ce qui peut bien se passer par ici. Parce qu'il est loin d'imaginer toutes les erreurs qui peuvent se produire en imprimerie, toutes les erreurs qui peuvent conduire dans des lieux comme celui-ci au sein duquel tombent les mœurs. « Mais si vous n’voulez pas vous amusez, qu’est-ce que vous foutez ici mes lapins ? » Pour sa propre personne, il sait ce qu'il est venu chercher et ça ne réside pas en des vêtements de cuir que ceux-là ont bizarrement l'habitude de caresser. Ça n'est pas ce qu'il s'imaginait, pas ce qu'il aurait souhaité pour cette rare soirée de tranquillité ; ça aura l'effet de le faire réfléchir à deux fois à l'avenir, quand l'envie d'un peu de temps libre se fera ressentir. « A moins que vous n’soyez là pour assouvir des désirs inavoués ? » Et cette fois, il en soupire. Cette fois, Andrew en ose quelques pas, osant guetter son téléphone, essayant de se trouver une raison, un peu d'éloquence, de quoi répondre le plus naturellement du monde sans avoir l'air odieux, insultant, sans nuire à ce qui pourrait – qui sait – à l'avenir lui revenir. Les erreurs faites, dans les futurs espérés, ne sont jamais très loin. « Moi non, mais lui je sais pas. » Et il fronce les sourcils, à nouveau, détourne le regard sur celui qui vient de parler, son accent n'arrangeant pas les choses ; peu porté sur la sociabilité de bas étage, davantage quand l'autre est étranger. Andrew en soupire presque, songeant à une blague, s'apprêtant à fouiller les alentours pour y trouver ne serait-ce qu'une caméra mais rien, rien qui puisse apaiser les idées qu'il se fait. « T’as pas l’air très bien avec ton aise. » Sans déconner. « C’est quoi comme le soirée ? Une truc déguisement ? » Loin du compte. Très loin. Il suffit d'user de souvenirs, d'idées reçues, il suffit de se faire un rappel aisé des préjugés quant à ces lieux reculés. Ambiance tamisée et ces hommes ainsi habillés. L'erreur est brutale, directe, presque humiliante pour l'ego de Linch qui tient encore bon ; presque, car le regard du faciès étrange se détourne de l'employé pour en revenir sur lui et s'y loger. « Et si tu préferer regarde, pourquoi tu restes là ? Y a du spectacle là-bas. » Il désigne l'une des ouvertures visuelles sur tout un tas de scènes toutes aussi lubriques les unes que les autres, celle qui laisse entrevoir toutes ces mains masculines se perdent. Andrew en laisserait presque un haut-le-cœur se trahir avant de s'en détourner, un peu plus pâle qu'il n'avait pu l'être en comprenant.

« Eh bien, je t'en prie. Délecte-toi de ton spectacle, pour ma part, c'était pas celui que je cherchais. » Laisse-t-il entendre tandis qu'il s'anime, un peu, faisant quelques pas comme pour essayer de se raisonner, pour l'instant vraisemblablement coincé. Ils n'ont que la discussion à faire, leur point de vue à expliquer ; parce que l'autre idiot n'est définitivement pas là pour ça bien qu'il ait l'air bien plus ouvert que sa personne. Raison pour laquelle, sûrement, il parvient à rester calme quand, de son côté, Andrew commencerait presque à s'emporter ; fatigué, en vérité plus exténué. Il s'attendait à la paix de l'esprit, non pas à des tourments dans des ruelles infâmes bien enfouis. « Bon, très bien, on va jouer à la question débile – soit dit en passant, bien joué, je m'attendais à ce que vous la posiez ; le regard qui se pose sur l'autre grand être qui se tient à ses côtés, face à leur hôte en haut talons un peu surpris de se voir autant refusé. Vous êtes au courant que vous annonciez une exposition d'art, quand même ? » Oui, stupide mais nécessaire. Parce que tout devient trop bizarre, trop surréaliste. Parce que tout sort de l'ordinaire et que les hasards ne sont pas son truc. Il aime que les choses soient sûres, pré-écrites. Il aime à ce que les choses se passent comme prévus, accusateur du moindre imprévu. Minutieux, peut-être un peu trop tandis qu'il fouille à nouveau sa poche, tandis qu'il parvient à trouver ce qu'il y cherchait, quelque peu arraché, un peu abîmé. Il tend le tract, attend sagement que l'homme daigne s'en saisir avant de s'en reculer, ne serait-ce que de quelques centimètres pour sa propre sécurité ; se méfiant désormais d'autrui dans une telle obscurité. Car les lumières se défont, car le tout devient plus intimiste, bien plus doux que ça ne l'avait été. Pourtant il ose, tient sa position, se sachant bien mieux placé que quiconque, s'en étant durant de trop longues années persuadé. Andrew s'éclaire de son téléphone, prenant soin à éloigner quiconque s'approcherait et son « similaire » d'un soir ne manquant pas à cette règle dans sa tête tout juste élaborée. « Faites en ce que vous voulez, pour ma part, je doute d'être celui qui aidera à satisfaire vos souhaits. » Et il ne reviendra pas sur ses dires malgré le regard qu'il reçoit de leur drôle d'hôte, celui qui essaie de se rendre malheureux comme dans l'espoir de les faire rester, de le faire rester en tout cas. « Non, vraiment. » Et il s'y tient, encore, avec ténacité, allant presque jusqu'à reculer derrière l'autre qui ne s'en affole pas, qui ne s'en emporte pas. Finalement, la maladie de la fierté se fait bien rare et, attrapée, bien coriace.     

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Lun 15 Jan - 18:40

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- Eh bien, je t'en prie. Délecte-toi de ton spectacle, pour ma part, c'était pas celui que je cherchais.

Tomislav hausse les épaules. Pourquoi ce spectacle le dérangerait alors qu’il y trouve une certaine forme de curiosité, d’intérêt. Et d’ailleurs, à bien regarder ce grand type, il aimerait le décoincer un peu. Pas au sens littéral du terme du style, viens on va s’faire plaisir toi et moi mais plutôt de le pousser un peu dans ses retranchements. Parce que Tomislav le voit sur sa gueule, toute cette situation le gêne et l’agace profondément. Et tout ce qui peut faire chier une personne aussi hautaine que cette grande tige ne peut que l’amuser lui.

-  Bon, très bien, on va jouer à la question débile – soit dit en passant, bien joué, je m'attendais à ce que vous la posiez

Il ne fait donc pas semblant, ce type est réellement con et condescendant.

- Vous êtes au courant que vous annonciez une exposition d'art, quand même ?

Oui, tiens d’ailleurs, tant que Mr Connard en parle. Il n’est pas trop sûr de ce qu’il se passe, si c’est cette boite échangiste/sadomasochiste qui s’est tout simplement fait un petit plaisir en déguisant une exposition en véritable orgie – ce qui serait quand même osé de leur part mais audacieux – ou l’exposition en question c’est tout simplement planté dans leur adresse sur quelques tracts.
Le grand inconnu ne laisse pas le temps à Tomislav de poser la question qu’il arrive déjà avec toute son assurance pour montrer par A + B qu’il n’est pas ici parce qu’il en a envie mais plutôt malgré lui. Il ne comprend pas tellement la gêne qu’il peut ressentir. Certes, c’est pas tellement le genre d’endroit habituel mais qu’y-a-t-il de plus dérangeant ici qu’ailleurs ? Le serbe ne comprend pas cette pudeur hypocrite. Ces cons d’américains sont capables de fantasmer sur des corps déchiquetés sous un largage de bombe à la télévision mais mettent un point d’honneur à devenir prude et outré de voir cette sexualité débridée.
Connerie et gâchis.

Leur hôte jette un œil au papier avant de plonger un regard exagérément triste sur Mr Connard – connait toujours pas son prénom – pour tenter de le faire rester.

- Faites en ce que vous voulez, pour ma part, je doute d'être celui qui aidera à satisfaire vos souhaits. Non vraiment.
- Tu peux pas savoir. Peut-être qu’ils aiment beaucoup la timide que tu as.

Le serbe met un point d’honneur à le titiller, le faire chier. Il aime bien observer ses réactions que Tomislav juge un peu exagéré et avant que leur hôte n’ait le temps de leur expliquer quoi que ce soit la lumière s’éteint cette fois pour de bon, plongeant l’espace d’une ambiance très intimiste voir suspicieuse. Une scène s’éclaire un peu plus loin d’eux et sans qu’ils n’aient le temps de bouger, une foule s’agglutine autour d’eux, les tenant désormais prisonniers de cette humanité aux fantasmes débridés.
Il y a de tout. Des hommes, des femmes, des hommes qui ressemblent à des femmes et des femmes qui ressemblent à des hommes. Tomislav ne sait plus très bien dans quel genre de fête, ambiance ou partie il se trouve mais il n’arrive pas à savoir s’il se sent attiré ou repoussé. Disons que toute cette masculinité prête à faire de lui leurs quatre heures ne le fout pas tellement à l’aise… en revanche, cette femme à moitié dénudée, venant lui susurrer deux trois choses lubriques à l’oreille, beaucoup plus.  

Tomislav se tourne vers Andrew qui, comme lui, se retrouve contraint de faire face à cette scène allumée sous les projecteurs où un Drag-Queen se présente, énonce son nom et leur souhaite à tous la bienvenue. Le serbe écoute, presque fasciné par ce monde un peu étrange qu’il ne connaissait pas.

- Et je crois que savoir que nous avons deux nouvelles recrues dont l’une est particulièrement timide.
Des projecteurs supplémentaires s’allument dans la salle, fouillant cette foule humaine. Allez mon mignon, cherche-moi cette grande tige d’un mètre quatre-vingt, châtain …. Ah le voilà !

Le projecteur se fige sur Andrew et Tomislav se recule par réflexe, refusant d’être l’objet de curiosité pour la soirée. La foule se resserre un peu plus, excitée à l’idée d’avoir un – des – nouveau venu à se mettre sous la dent. Tomislav plante son regard dans celui d’Andrew, hausse les épaules, pas sûr de tout comprendre.

- Allez ! Que l’on m’amène ce bel Appolon !


Et la foule s’active, parle et cri de joie, fort et ce sont plusieurs personnes qui se saisissent de Mister Connard, le soulevant du sol, comme un trophée à rapporter sur scène.
Ou comme une proie en offrande pour toute cette foule en appétit. Tomislav tente de se faire moins grand, moins présent. Curieux, certes, mais il n’a pas tellement envie de rejoindre son comparse de jour sur le devant de la scène pour il ne sait quelle expérience.

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Mer 17 Jan - 21:10



You touch my tralala..
EXORDIUM.
Il jette de nouveau un coup d’œil à son téléphone et prierait presque pour qu'on ait besoin de lui mais rien. Rien ne vient s'inscrire sur ce qu'il guette, rien ne vient lui faire savoir qu'autre part, une vie est sûrement en danger et qu'ils l'attendent pour opérer, nécessitant ses talents pour ce dernier. Non, rien. Rien et Andrew en soupire, en laisse cet air lassé s'imprimer de nouveau le long de ses traits tandis qu'on revient prendre la parole, que l'autre grande tige s'offre encore le luxe d'essayer de le faire attraper par celui qui les a approché. Il fronce les sourcils, détourne son attention sur sa personne tandis qu'il essaie de s'exprimer comme le commun des mortels au-delà de son accent à couper au couteau. Linch se retient quelques commentaires, pris de court par les lumières tamisées qui s'imposent, celles qui amènent la foule à davantage avancer, à finalement les plaquer avec les autres arriérés. Il écoute à peine, essaie de se défaire de la foule avant de parvenir jusqu'à celui qui les avait enfoncé davantage dans ces conneries. Un regard méprisant, quelque-chose d'énervé parce qu'il aurait voulu s'éclipser, loin de cet endroit s'en aller. Raté. Davantage quand les projecteurs sur eux se braquent, sur lui finalement puisque l'autre, une fois encore, s'écarte au dernier moment. Andrew tique, fronce les sourcils, essaie de garder son calme malgré cet agacement qui commence à s'immiscer jusqu'aux abords de son esprit. C'est une blague, une mauvaise blague de la part d'Irene ou de qui que ce soit d'autre, et il tombe dedans ; bêtement. C'est l'idée qu'il essaie de retenir, l'idée qu'il essaie de s'en faire tandis qu'on l’acclame, qu'on ose s'approcher pour le porter et sur la scène le laisser. Andrew lutte mais ne parvient à rien, là-bas délaissé en sentant tous les regards sur lui se poser. Et l'espace d'un instant, c'est partie rancunière qui vient s'offrir à lui, cette partie hautaine et assurée, celle qui parvient à le faire braver n'importe quel danger ; car croyez moi que cet endroit en est un. Alors, il réfléchie, Andrew. Il réfléchie malgré l'attention qu'on lui porte, malgré toute cette foule dont l'appétit se trahie aux traits tirés qu'ils portent tous, sans exception. Mais il tient bon, le brun. Il tient bon parce qu'il a l'habitude des scènes, des estrades, parce qu'il a l'habitude d’apparaître même quand il ne s'y attend pas. Aussi, il en vient à jouer le jeu. Il retrouve cet espèce de sourire, celui qui s'était défait à l'instant même où il s'était rendu compte que la soirée imaginée serait toute autre. Andrew redresse les épaules, cherchant dans l'obscurité une vengeance à passer ; un amusement tout de même puéril mais qui lui éviterait d'encaisser tous les vices bizarres qu'il s'apprête à devoir poliment refuser. « Avant toute chose, si vous insistez, j'aimerai dire que je ne suis pas venu seul ; première bombe et ce sourire commercial qui n'en décroit pas, qui vient même se faire insistant. Il ne lâchera pas l'affaire, pas cette fois, pas en sachant qu'ils sont tous deux au mauvais endroit. En effet, j'ai un très bon ami qui m'a accompagné. J'aimerai qu'on me l'amène et qu'on l'accueille tout aussi chaleureusement. Tout aussi grand, un peu flippant, il ne mord pas, allez-y. » Et il insiste, amène les gens à chercher, jusqu'à réussir à le percevoir, à le montrer avec assez d'enthousiasme pour qu'il n'essuie le même traitement que le sien un peu plus tôt. Inutile de dire qu'il n'a absolument pas la moindre idée de la manière dont les choses pourraient désormais advenir mais il tient sa place, paré à toute éventualité. Et, tandis que l'autre reprend la parole, c'est vers son compagnon de la soirée qu'il se penche légèrement, s'assurant bien assez qu'il puisse entendre ce qu'il a à lui proposer ; ou plutôt à lui faire entendre. Avertissement plus que proposition. « Inutile de vous faire comprendre que si vous sortez d'ici pour ne pas vous faire embrocher par tous ceux-là, ce sera avec moi. Ou comptez sur moi pour toujours vous ramener au centre de ce monde. » Qu'il laisse entendre, loin d'être à même de voir que l'autre s'en amuse plus qu'il n'appréhende ; ou peut-être pas. En vérité Andrew ne s'y intéresse pas et tente de se raisonner en se disant qu'ils n'y resteront pas davantage, qu'il n'y restera pas davantage.      

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Jeu 25 Jan - 15:17

You touch my tralala
EXORDIUM.
Tomislav a envie de ricaner face au malaise de cette grande asperge mais pourtant, il ne se dégonfle pas, redresse les épaules et fait face à toute l’assemblée qui n’a d’yeux que pour lui.
Et discrètement, même si ce lieu l’intrigue, le serbe tente de s’éclipser en douceur. Il n’a pas envie d’être mêler à tout ce merdier même si la situation l’amuse un peu au fond mais cette salle commence a légèrement l’étouffer. Il reviendra, seul, à un autre moment. Peut-être plus tôt qu’il ne le pense d’ailleurs.

- Avant toute chose, si vous insistez, j'aimerai dire que je ne suis pas venu seul.


Tomislav se stoppe, prend le temps et le risque de jeter un œil à Andrew, sachant parfaitement ce qu’il compte faire.
Fais chier.
Il commence à jouer un peu plus des coudes alors qu’il tente une évasion, de s’échapper de cette foule trop compacte.

- En effet, j'ai un très bon ami qui m'a accompagné. J'aimerai qu'on me l'amène et qu'on l'accueille tout aussi chaleureusement. Tout aussi grand, un peu flippant, il ne mord pas, allez-y.

Forcément que la foule le repère avec son mètre quatre vingt treize, habillé tout en noir et sa gueule un peu atypique. Sa sœur lui disait souvent qu’il faisait flipper avec cette tronche aux grands yeux et cette bouche qui s’étire en un interminable sourire. Pas étonnant qu’on l’appelait FreakShow à l’école.
Et cette fois encore, il est le centre des regards et des intentions grâce à ce connard – qui pourtant le lui rend tout simplement la monnaie de sa pièce -. Tomislav sent d’innombrables mains le porter jusqu’à la scène où il se trouve éjecter alors qu’il se redresse, époussetant en râlant son jean noir. Il est désormais sous les feux des projecteurs, plisse ses yeux sous la brutalité de la lumière pendant que leur maitre de soirée s’anime, articule des mots que Tomislav n’a pas le temps d’écouter.

- Inutile de vous faire comprendre que si vous sortez d'ici pour ne pas vous faire embrocher par tous ceux-là, ce sera avec moi. Ou comptez sur moi pour toujours vous ramener au centre de ce monde.

Le serbe esquisse un sourire amusé, provocateur.

- Peut-être c’est toi qui veux me l’embrocher. Il hausse les épaules d’un geste tranquille et négliger. Et j’ai jamais dire que l’endroit j’aimais pas.

Il en est même plutôt content bien qu’il aurait préféré s’esquiver et revenir profiter de ces jouissances seul, tranquillement, à son rythme. Mais puisque les choses doivent en être autrement…

- … Et qu’offrons nous aux nouveaux arrivants ?
- LA SALLE ROSE !

Les chœurs s’élèvent, Tomislav ne pige rien de ce qu’il se passe, pas plus quand le maitre de soirée les pousse tous les deux vers le fond de l’estrade. Ils sont rapidement amenés et dirigés au bout d’un couloir puis pousser dans une pièce bleutée, tamisée.

- C’est quoi ce pièce ?

Le serbe lève un regard intrigué, presque curieux devant ce carré de vie où se trouve deux chaises, un pieux, une petite musique lascive. Il se tourne vers Andrew qu’il sent arriver au bout de sa patience. Pas étonnant, il n’a pas l’air très très à l’aise avec ce genre d’univers.

- Tu devrais détendre. Ca aurait pu être plus pire.

Du genre tomber dans un trafic un peu bizarre d’organes ou d’animaux. Voir même d’enfants.
La porte finit par s’ouvrir et ce sont deux personnes qui entrent et viennent les rejoindre. Une femme et un homme vêtues de quelques morceaux de cuir douteux, à des endroits pas forcément utiles puisque leur anatomie est visible pour chacun d’eux.
Tomislav adresse un regard vers son comparse et hausse les épaules.

- Le patron nous a dit que vous aviez des goûts diverses et variés…

Lascif, l'homme s'approche d'Andrew a qui il adresse un large sourire.


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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Lun 5 Fév - 23:21



You touch my tralala..
EXORDIUM.
Il est de ceux qui ne se salissent pas les mains, de ceux qui aiment à retrouver leur confort, de ceux qui aiment à avoir la main mise sur tout. Et, ce soir, ici, tout lui échappe. Tout jusqu'à ses propres gestes parce qu'il n'est libre d'aucun mouvement, parce qu'il n'est libre que d'une parole que l'on écoute pas. Pratiquement pas si ce n'est celui avec qui il se tient, surpris, un peu paumé. Car c'est le cas, Andrew s'est égaré, cherchant de la finesse là où règne finalement qu'une simple décadence. Et ça l’écœure, ça l'agace, ça défait les grandeurs de son esprit qu'il s'était imaginé quant aux toiles qu'il aurait dû ici trouver. Une vulgaire mascarade qui commence à durer, encore et encore, davantage quand son acolyte improvisé laisse entendre que tous ces horreurs ne le dérangent pas plus que ça. Il en fronce les sourcils, essaie de le comprendre. Il essaie, vraiment, et pas forcément sur cette manière atroce qu'il peut avoir d'écorcher leur langue. Non, il essaie de voir comme un esprit se peut d'accepter telle immondice. Alors il l'observe un instant, rien qu'un instant avant que la salle de nouveau ne s'éveille, avant que la foule ne s'émerveille. Ça le coupe dans ses réflexions, ça le coupe dans tous les stratagèmes qu'il aurait pu tenter d'élaborer pour ne serait-ce que de cette pièce s'échapper. Parce qu'on ne leur laisse pas forcément le choix, parce qu'on vient les pousser dans une pièce à l'ambiance feutrée, aux lumières tamisées. Il soupire, dans son coin, laisse le courant se faire jusqu'à ce qu'un semblant de calme ne réapparaisse. Un semblant de calme qu'il aurait voulu faire prospérer au delà de la voix de l'autre tige qui se lève. « C’est quoi ce pièce ? » De nouveau cet effroyable soupire, cette froideur lassante qui lui colle pourtant si bien au teint. Andrew laisse sa condescendance se trahir le long de ses traits tandis qu'il attend, encore patient bien que plus pour longtemps. « Tu devrais détendre. Ça aurait pu être plus pire. » Ça l'est peut-être déjà. Parce qu'il ne faut que quelques secondes pour que deux nouvelles présences ne s'ajoutent à la leur. Un homme, une femme et des bouts de cuir plus qu'inutiles. Il en rie nerveusement, restant à sa place tandis que ses perles claires ne se portent que tous les pans de mur autre que celui devant lequel ces deux-là se tiennent.

Et c'est l'homme qui vient s'approcher de lui tandis qu'il s'en recule, perdant son sourire, toute cette patience qu'il avait pu posséder jusqu'alors. « Mais vous le faites exprès ou quoi ? » Une demande à laquelle il n'attend en vérité aucune réponse. Dans sa tête naît la possibilité d'une mauvaise blague, la possibilité que tout ça ne soit qu'un très mauvais canular. Parce qu'ils ne peuvent pas être à ce point idiots, parce qu'ils ne peuvent pas louper cet agacement qui commence déjà à se lire sur son visage. « Approche toi encore d'un pas et je te promets que tu ne te réveilleras pas avec ce que tu montres trop fièrement ce soir. » Une menace, l'instinct du grand Homme qui revient, cet abus de pouvoir dont il aime à jouer. Andrew Linch, dans toute sa splendeur. « Maintenant dégage de là, occupe toi de l'autre là si t'en as envie mais n'y pense même pas. » Parce qu'il ne se laissera pas approcher, pas de la sorte, parce qu'il met un point d'honneur à faire entendre que ces bêtises vont trop loin, trop loin pour un sang-froid qu'il peine souvent à garder en fin de journée. Il s'était attendu à tout sauf à ça et à la réflexion, il aurait préféré tout à cette soirée-là ; peut-être même les interminables meeting de Winston, ses discours désarticulés et ses efforts pour lui trouver une dame plus épanouie que celle laissée au pays. Tout, oui, sauf ça, cet énervement qu'il porte à bout de bras. Et Dieu sait que la demoiselle lui fait de l’œil, Dieu sait qu'elle s'essaie à attirer son regard déjà dévié. Parce qu'il n'a pas l'esprit à ça, à ces jeux-là. Pas ce soir, pas en ayant été traîné là par erreur. Il en vient à regretter la grande maison vide qu'il habite désormais, cette demeure défaite de tellement de sons qu'il oublie peu à peu, ces murs dénués de toute autre vie que la sienne. Aucun souvenir, aucune attache, seulement la lente existence qu'il mène désormais à un sommet qu'il est parvenu à s'approprier ; loin de tout ce qu'il aurait pu tenter de recommencer. Oui, il en est à regretter sa maison, sa solitude, l'absence de tout malgré celle qui continue de jouer des yeux doux. « Et dépêchez-vous vu qu'on retient même de force tant qu'on a pas montré ô combien on est arriéré, j'aimerai pouvoir sortir d'ici, j'ai rien à faire dans vos délires. » L’arrogance, le sarcasme, les mots et leur dureté. Il ne ménage pas ses dires, jamais.       

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Jeu 8 Fév - 22:07

You touch my tralala
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- Mais vous le faites exprès ou quoi ?

Certainement. Ils sont pas là pour faire genre, comme si tout ça n’était qu’un accident. C’est plutôt évident. L’homme s’approche de la grenouille, la femme de Tomislav qui, pour le coup, ne se proverait pas d’un peu de bon temps si l’ambiance n’était pas si négativement chargé par son compagnon d’une soirée.

- Approche toi encore d'un pas et je te promets que tu ne te réveilleras pas avec ce que tu montres trop fièrement ce soir.
- C’est une menace ?

L’Inconnu marque la surprise, peut-être pas au courant d’à quel point son invité veut juste partir d’ici, rien de plus.

- Maintenant dégage de là, occupe toi de l'autre là si t'en as envie mais n'y pense même pas.

Tomislav pousse un soupir, lève les yeux au ciel. Il regrette presque de voir ce type si peu ouvert et coopératif. En d’autres circonstances, le serbe est certain qu’ils auraient pu passer un excellent moment, chacun de leur côté, goutant au plaisir de la chair sans retenue, assouvissant ses plaisirs les plus sombres et les plus tordus.

- Je n’comprends pas, le patron nous envoi que des personnes consentantes.

Encore heureux. Manquerait plus que ça que certains y soient contre leur gré, obligé de se plier à certains sévices. Tomislav est sexuellement tordu mais quand même.
Il continue malgré tout de lorgner sur cette femme qui lui fait de l’œil, qui éveille une flamme au creux de son ventre et qu’il ne serait pas contre de toucher.

-  Et dépêchez-vous vu qu'on retient même de force tant qu'on a pas montré ô combien on est arriéré, j'aimerai pouvoir sortir d'ici, j'ai rien à faire dans vos délires.
- T’es entrain de nous dire que tu vouloir qu’on fasse à devant tes yeux ?

Tomislav éclate de rire. Comme si ce type allait attendre sagement que le Serbe se fasse ces deux personnes de la façon la plus trash qu’il puisse, sans bouger. A moins qu’il n’ait mal comprit.
Le jeune homme secoue légèrement la tête avant de s’adresser à leur deux accueillants.

- Désolé. Il est où le sortie ?
- T’es sûr que tu n’veux pas rester un peu mon mignon ?
- Pas aujourd’hui mais je revenir un autre jour.
- Je n’en doute pas…

Ils ont la même étincelle dans le regard et Tomislav sait déjà qu’il refoutra les pieds ici d’ici quelques jours à peine.
Le serbe et Andrew se laissent enfin guider vers la sortie qui se trouve au bout d’un long couloir, pasasnt une porte sans passer par la case « foule ». Ils débarquent dans une rue presque vide, Tomislav se redressant légèrement, plissant les yeux sous la lumière du jour dont il n’était plus habitué.

- Voilà. Il est content le coincé de l’anus ?

Il ricane, encore  amusé par la situation même si son vis-à-vis est loin d’être aussi réceptif.

- Ca va, fait pas le tronche. C’est finir. Tu vas pouvoir reprendre ton vie de l’ennuie.

Il le chambre, le pousse peut-être un peu à bout. C’est vrai.

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MessageSujet: Re: You touch my tralala - Andrew Mer 28 Fév - 21:15



You touch my tralala..
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Il préfère ne pas relever, faire comme si les mots du plus jeune – probablement – ne l'atteignaient pas. Et pourtant, pourtant ils y viennent. Ils viennent jusqu'à lui et glissent, dansent aux côtés d'une fierté qui voit rouge, qui fulmine dans un recoin de son âme. Son âme qui s'absente, son âme qui s'attendait à quelque-chose d'instructif plutôt que la rencontre de ces animaux. Il soupire, en baisse le regard vers un vide qu'il est le seul à voir ; le genre de vide qu'on ne peut omettre en tout cas, davantage ici après une telle déception. Il s'attendait à mieux, à tellement mieux pour cette soirée, l'une des rares qu'il puisse s'attribuer. Et, quand il relève enfin le regard, quand son attention se porte de nouveau sur ceux qui se tiennent là, l'issue se présente enfin. Visiblement, il faut que le seul qui soit à l'aise dans ce cirque soit le seul qu'on se risque à écouter. Conneries. Parce qu'on les accompagne enfin dans des couloirs voisins, parce qu'on lui offre la possibilité de fuir toutes ces choses qui ne sont pas de son monde, pas cette partie-là en tout cas. Pour ce domaine, Linch vise bien plus haut qu'un vulgaire club tapis dans l'ombre d'une ruelle qu'on oublie. Il lui faut tout de même quelques secondes pour s'habituer à la lumière, à l'air plus ou moins frais qu'il sent s'engouffrer dans ses poumons. Il lui faut quelques secondes pour pouvoir admettre, davantage pour ses songes personnels, qu'il est enfin sorti de cet enfer ridicule. Andrew en rigolerait presque de nervosité, d'agacement tant il s'était fait bien des idées sur tout ce qui aurait pu alimenter sa soirée. Un souffle, un soupire, un regard vers les alentours avant que la voix de son comparse d'un soir ne lui vienne à nouveau, là, juste dans son dos. Il s'en retourne, braquant ses perles claires dans les siennes comme dans l'espoir que la réponse soit claire. Bien-sûr qu'il l'est, content. Content d'avoir échappé à toutes ces personnes bien trop décalées pour en être crédibles ; au moins à ses yeux. « Ça va, fait pas le tronche. C’est finir. Tu vas pouvoir reprendre ton vie de l’ennuie. » Et bordel que ça l'agace cet accent, cet anglais défait entre les lèvres de celui qu'il guette, celles qui ne prennent pas le temps d'énoncer autant qu'il le faudrait chacun des mots dont il vient à user. Ça l'agace de voir que cette ville, loin de sa petite Angleterre et loin des clichés qu'on en tire et qui parfois sont vrais, n'est qu'un nid à débauche, à la tolérance trop facile. Ces vices-là ne devraient pas être permis, pas dans sa conception en tout cas.

Alors il se tourne vers ce dernier, il vient lui faire face, ce demi-sourire d'accrocher le long de ses lèvres qui, à en voir le sien de regard, ne l'impressionne pas. Évidemment au vu de la perdition qu'il semble porter, aussi sale soit-elle. « S'il est des choses qui t'intéressent, aussi aliénées qu'elles puissent être, ne reproche pas aux gens de ne pas les suivre. » Des paroles qu'il porte, qu'il veut faire peser alors qu'il s'aventure trop loin ; trop loin dans un langage peut-être trop élevé. Et il le sait, dans le fond, Andrew en a assez entendu pour savoir que, finalement, son propre accent pourrait rendre ses phrases plus compliquées à comprendre. Mais s'abaisser à son niveau, se faire correctement entendre en y mettant les formes nécessaires ; autrement, faire cela de lui-même ? Jamais. Trop de fierté. « Si ça t'a amusé, soit, grand bien te fasse. J'étais venu pour une exposition, pas une approche vulgaire sur la profondeur de la connerie humaine, personnellement. » Non, vraiment, il en fait trop sans même s'en rendre compte. « Parce que, franchement, ce genre de... choses peut plaire à des gens ? Vraiment ? Je veux dire, ils n'ont vraiment que ça à faire ? » Exténué de voir le monde tourné au ralenti pour des raisons comme celles-ci ; simplement parce que beaucoup donneraient père et mère pour passer des heures et des heures dans des locaux comme ceux qu'ils viennent de quitter. Ça l'exaspère, Andrew restant loin d'être à même d'admettre que ce cheminement, dans sa tête, ne se fait que parce qu'il n'y comprend pas grand chose. Il n'en demeure pas moins un homme vieux jeu, habitué aux banalités, aux quadrillages instaurés concernant ce domaine dans son éducation passée. Il fait partie des grands, de ceux qui aiment finalement assez la lumière pour ne pas flirter avec les ombres, les ténèbres visitées malgré lui ce soir.       

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You touch my tralala - Andrew

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