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 Mixed with confusion Ft Sebastian

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MessageSujet: Mixed with confusion Ft Sebastian   Lun 18 Déc - 5:15

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EXORDIUM.



Dix-sept heures. Enfin, les aiguilles s'arrêtent sur l'heure qui ne semblait pas vouloir s'approcher, rien dans ce bureau ne paraissait être suffisant pour m'occuper suffisamment longtemps, je m'ennuyais, j'avais des envies de grandeurs, de grand air et ce n'était certainement pas coincé entre ces quatre murs que j'allais pouvoir me sentir satisfaite. Pourtant, j'avais tâchée de canaliser ce trop plein d'énergie qui, je le sais ne durera pas et j'avais été plus que productive aujourd'hui, abattant en une journée ce qui me prend d'ordinaire le double du temps. Les crises de ce genre n'étaient pas celle qui effrayait le plus mon entourage et encore moins ma propre personne, en toute franchise les crises maniques étaient peut-être les seuls véritables moments où je me sentais bien, parce que rien ne semblait pouvoir m'arrêter, rien ne semblait pouvoir me ronger, ni les remords, ni les regrets et c'était un soulagement que je ne saurais exprimer. Un rapide coup d'œil sur mon portable m'arrache un sourire, un message manqué de ma copine Blair avec qui j'ai justement rendez-vous plus tard pour une soirée définissable en trois mots : Casino – Cocktails – Fun et c'était honnêtement tout ce qui me faisait envie dans l‘immédiat. Je tapote rapidement une réponse tout en enfilant ma veste d'hiver, ce début décembre est un véritable cauchemar, le vent était vif et les températures bien trop froides pour traîner volontairement dans les rues de Chicago. Aussi je prends soin d'enfiler les mille couches nécessaire à ma survit le temps de franchir les quelques mètres qui me séparent de ma voiture, sagement garé devant l'immeuble de mon travail. Je trottine en soufflant jusqu'à mon véhicule lorsque je constate et cela avant même de l'avoir atteint que quelque chose ne va pas, notamment ces éclats de verres qui jonchent le sol…je m'arrête une seconde et accélère le pas dans la foulée pour rejoindre le côté passager de ma voiture, ma magnifique Chevrolet que je chérie plus que n'importe laquelle de mes possessions, quelle raclure de saloperie de merde à oser abîmer ma caisse ?? Je sens la colère monter et elle ne fait que s'intensifier lorsque je suis suffisamment prêt pour constater que les dégâts sont considérables, je bouillonne, j'enrage et je grommelle, oh je ne suis pas silencieuse, non, loin de là, je jure et pas qu'un peu parce que putain rien ne pouvait me mettre plus en colère que ca. Mon poing vient rencontrer la carrosserie dans un geste excédé et puis, je la vois, mon regard tombe dessus sur cette pierre et sur la photo qui gît comme une énième victime près d'elle. Bêtement et dans la précipitation, dans cette curiosité et cette envie de savoir de quoi il en retournait, je suis cette pulsion soudaine et plus importante semble-t-il que tout le reste ou en tout cas que le bon sens, parce que je glisse ma main par la fenêtre brisée pour l'attraper et bien entendu ne manque pas de me couper la paume de la main au passage, rien de grave, en tout cas j'imagine puisque je ne sens rien, je ne m'en rends même pas compte, pas tout de suite en tout cas.

Je n'ai pas besoin de la moindre seconde supplémentaire pour savoir de quoi sera fait la suite, il me suffit de regarder les traits de son visage, cet air que je l'ai vu porter des dizaines de fois, arrogant, sûr de lui et désintéressé…tout ce qui a bien pu faire tomber toutes mes résistances si toutefois j'en avais vraiment eu ne serait-ce qu'une. Son visage à elle ne m'intéresse pas immédiatement, mais j'y viens finalement et il ne m'inspire rien, la seule idée qui veut bien passer par ma tête c'est que ce n'est définitivement pas et cela comme je le pensais, sa femme…peut-être que Maxime avait raison, peut-être qu'il était temps de m'inquiéter de ce harcèlement latent, surtout s'il prenait une réalité physique et surtout s'il ne s'agissait pas juste d'une épouse éconduite et en colère. La photo se retrouve froissé dans ma main ensanglantée sans que je ne m'en rende compte, cinq secondes, pas plus et je suis déjà au volant, ma sœur avait raison il fallait que je réagisse et la seule personne qui visiblement pouvait répondre à mes questions et m'éviter de passer par la case police était celui qui semblait se trouver au milieu de cette sordide mise en scène.

J'attrape un mouchoir dans mon sac à main et essuie grossièrement le sang qui s'écoule le long de mon bras et entre mes doigts serrés par une colère qui est sans doute démesurée, mais dans laquelle s'enchevêtre soudainement des semaines entières de coups de téléphones, de menaces sous-jacentes et de présents lugubres et inquiétants, tout ca pourquoi ? pour un mec ? pour un putain de plan-cul ? Non, non j'avais finie de me taire et de jouer à la plus mature.

Il est près de dix-huit heures lorsque je me gare devant chez Sebastian, je suis frigorifiée d'avoir roulé la fenêtre fatalement ouverte et si je ne m'en étais pas vraiment rendu compte, le frisson qui secoue mes épaules et les picotements qui s'emparent de mes doigts lorsque je les sépare du volant sur lequel ils étaient pliés m'en donne un bon aperçu. Je sors de ma voiture et y laisse toutes mes affaires, ne prenant que la photo, avant de finalement revenir sur mes pas dans un élan de bon sens pour récupérer mon sac que je balance sur mon épaule avant de venir me planter devant la porte et de sonner, retenant mon envie de me montrer plus qu'insistante. Heureusement, la porte s'ouvre plutôt rapidement, dévoilant ce visage familier que j'avais pourtant l'impression de ne pas avoir eu le loisir d'observer depuis longtemps. « Il faut qu'on parle. Maintenant ! Je plante mon regard dans le sien, je ne sais pas vraiment ce qu'il peut y lire, je ne sait même pas à quoi je ressemble et en toute honnêteté je m'en contrefous, je sais juste que je ne bougerais pas d'ici avant d‘avoir des réponses. Tu viens avec moi ou tu me fais rentrer ? » En d'autres terme ta femme est là ou pas ?

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Jeu 21 Déc - 14:27



Mixed with confusion.
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Ne subsiste entre ces murs que quelques brefs sons fatigués, quelques craquelures le long du parquet. Sebastian s'en accommode, s'habituant aux reflets incessants monotones. Les lieux ne changent pas, rien ne semble vouloir se défaire sous ses pas. Et pourtant il cherche, il cherche un moyen d'avancer, ne serait-ce que pour pouvoir s'assurer un avenir qui pourrait fonctionner. Au moins s'en donner les moyens. Parce qu'il en est là, désormais : à essayer, à vouloir prouver qu'il pourrait peut-être retrouver un semblant de ce qui fut, aux yeux de sa femme, une once de normalité. Il s'est risqué aux cachets, aux rendez-vous médicaux infernaux. Sebastian a choisi une voie qu'il n'envisageait pas, quelque-chose dont il n'aurait jamais voulu entendre parler lorsqu'on venait lui faire entendre qu'il fonçait, malgré lui, dans des situations qu'il ne saurait gérer et ça, tête baissée. Un soupire et le quadragénaire s'en relève, venant errer une dernière fois ce soir dans l'obscurité de son séjour, de cette pièce qui manque davantage de vie chaque jour que Dieu fait, chaque jour que Dieu se risque à créer. Et pourtant, pourtant il croit les choses comme pouvant s'arranger, ne serait-ce que de moitié. Il ose y croire, il ose se faire à cette idée, à l'image d'une petite famille qu'on irait idéaliser, de tout ce qu'il pourrait bientôt reconstituer. Un léger rictus qui vient s'inscrire le long de ses lèvres, quelque-chose de sincère qui se brise lorsqu'il perçoit ce crissement de pneu dans l'allée de sa rue. Il tique, reste un instant à sa place, attendant patiemment pour finalement ne vient entendre, s'en apaiser, tenter de ne pas imaginer toutes les âmes qui pourraient s'inviter, songeant à la seule qui en ait véritablement de bonnes raisons. La seule qui soit à même de bénéficier de sa passion. O'Malley s'en retourne vers le comptoir où traîne encore bon nombre de ses cachets dont quelques-uns qu'il se décide à avaler ; avant que les coups ne tombent, avant qu'on ne l'attende derrière sa porte, avant que la sonnerie ne recommence. Un énième souffle agacé tandis qu'il se risque jusqu'à cette dernière qu'il entrouvre sur un visage familier. « Il faut qu'on parle. Maintenant ! » Et, déjà, dans sa tête s'offre une multitude de possibilités. Déjà, bêtement, il s'imagine tout ce pour quoi ils aimaient à se voir parfois avec un peu trop de précipitation mais ce qu'il vient lire sur ses traits, sur cette grimace qu'elle affiche sûrement sans s'en rendre compte, ça n'a rien à voir avec la perdition longtemps partagée, celle qu'il a choisi de délaisser. « Tu viens avec moi ou tu me fais rentrer ? » Et si son cœur lui somme de réfléchir, ses gestes n'ont pas besoin qu'autre chose ne soit à dire. Il l'invite à entrer, à franchir les murs de sa maison brisée. Parce qu'elle l'est, pour l'instant, abandonnée. De tout, de lui, de toute possible petite vie tranquille, de tout instant paisible. Il n'en dit rien, se contentant de la mener jusqu'au cœur du séjour où règne une énième bouteille de bière, quelques verres encore sales aux résidus d'alcool fort, quelques mégots à peine éteints. Et tandis qu'il se risque à seulement rassembler le tout, il constate que la Belle ne se fait pas des plus calmes, pas des plus raisonnables. Quelque-chose, en elle, semble gronder, quelque-chose qu'il n'a encore jamais constater. Raison pour laquelle il lève les yeux sur sa personne, sur ce petit bout de femme qu'elle peut être à ses côtés avant que l'azur de ses prunelles ne dévie sur sa main ensanglantée. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » Il en oublie la vaisselle dont il doit s'occuper, il en oublie cette proximité qu'il ne doit pas instaurer ; rien qu'un instant, un court instant. Par réflexe, par nécessité de s'assurer qu'elle ne vient pas foutre en l'air le peu de sécurité qu'il est parvenu à trouver en cette maigre soirée. Sebastian franchie ses propres limites immatérielles pour venir récupérer la main de la jeune femme, grimaçant face au sang qui, déjà, s'assèche le long de sa peau. « Tu ne pouvais pas m'appeler ? » Et pourquoi, de toute manière, en sachant que son téléphone erre dans un coin dont il ne connaît sûrement pas l'existence. Chose qui lui revient en tête dans la seconde qui suit, songeant qu'elle l'a probablement fait, en fait, peut-être.      

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Ven 29 Déc - 0:16

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Je le vois sur son visage, cette surprise qu'il ne peut dissimulée, celle de me voir la quand ses derniers propos avaient plus que clairs sur la suite qui serait donnée à nos échanges. Je pouvais le comprendre de bien des façons et c'est la raison pour laquelle je ne lui avais pas compliqué la vie, je n'avais pas tentée de l'en dissuader, parce que je savais…je savais que si Ben me donnait l'opportunité que Sebastian avait obtenue de celle qui était encore sa femme alors je la saisirais sur-le-champ et sans réfléchir. Lorsque nous nous étions séparés à la dernière de nos rencontres, ça avait été avec soi-disant la meilleure intention, celle de rester « amis » sauf qu'en réalité, je doutais que nous l'ayons réellement été un jour…c'était une relation qui dès le départ avait été guidée par des pulsions que ni lui, ni moi ne pouvions totalement contrôler, mais que de bien des façons nous comprenions sans avoir besoin de se justifier et sans même avoir le désir de le faire et c'était ce qui nous avait rapprochés quand en réalité tout nous auraient sans doute séparé.

Je ne pouvais pas me reprocher grand-chose concernant ce silence qui avait, malgré ce qui avait été dit, défini ces derniers mois, il l'avait instauré de lui-même et si j'avais tenté de faire perdurer un contact même insignifiant ça n'avait pas vraiment été couronné de succès. C'est en partie pour ça je le sais que cette colère fait bouillir le sang qui se diffuse trop vite dans mes veines et que je suis persuadée de sentir se déplacer à une vitesse bien trop rapide. J'ai chaud, les idées se bousculent et s'entrechoquent plus vite que mon esprit ne peut toutes les traiter et me laisse un instant silencieuse, mais pas pour autant muette…parce que mon visage lui exprime en l'instant bien plus que des mots. Il s'écarte en silence et me laisse pénétrer cette maison que j'ai déjà par le passé arpenter, à l'époque ou seules les photographies trahissaient la présence de sa femme et je suis surprise de constater je dois bien le reconnaitre que ce n'est pas aussi diffèrent que j'aurais pu le croire. Le désordre règne, des verres, de l'alcool et des cendriers pleins...plus consistant avec l'image de la garçonnière que du petit nid d'amour et j'en viens à me demander si cette épouse était vraiment dans le paysage comme il le laissait entendre, parce que là tout de suite ca n'y ressemblait pas. Mes mains tremblent. De froid ? De colère ? De stress ? Ou peut-être est-ce un mélange explosif de tout ça et mes pieds font les cents-pas sans que je ne leur commande, j'ai sans doute l'air hagard à regarder partout autour de moi, à le fixer quelques secondes avant de passer à autre chose, mais je suis confuse et déséquilibré par les évènements qui semblent prendre un sens tout à fait différents de par mon état manique. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Je relève mon regard vers lui comme rappeler à l'ordre par sa voix alors qu'il se dirige vers moi et attrape ma main. Je ne comprends pas tout de suite que ce n'est là qu'un geste intrigué dû au sang qui recouvre ma paume et mes doigts et qui a commencé à sécher. Le geste de recul initial que je lui renvoie s'apaise de lui-même lorsque mon esprit analyse tout cela et je laisse alors échapper un sifflement entre mes dents lorsqu'il la bouge pour observer la coupure qui barre presque l'intégralité de ma paume. « C'est rien ! J'esquisse un geste pour couper court à ce contact qui même si il n'est pas déplaisant ne prend pour l'instant pas le dessus sur la raison qui m'avait poussée à débarquer, mais je me fais plus mal qu'autre chose. T'appeler ? Je laisse échapper une exclamation faussement, très faussement amusée. Oh parce que depuis quand tu prends la peine de me répondre dis-moi? Je colle un air vraiment interrogateur sur mon visage et plante mon regard dans le sien. Ton téléphone fonctionnait beaucoup mieux quand il s'agissait de me sauter! Je lève un sourcil, puis mes épaules, ce n'est pas comme si il pouvait le nier de toute façon, il savait aussi bien que moi que c'était la vérité, pas que je m'en formalise il n'était pas le premier et ne serait certainement pas le dernier, mais ça restait tout de même relativement réducteur surtout pour quelqu'un qui voulait potentiellement être ami avec moi.Je pousse un soupir T'inquiète pas je suis pas venue là pour te faire la leçon, je disparaîtrais dès que j'aurais obtenu ce que je veux. »

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Dim 7 Jan - 19:24



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« T'appeler ? » Ah, le voilà cet air dédaigneux, celui qu'il aime à distinguer – parfois. Mais pas cette fois, pas ici, pas en sachant qu'il n'en sait pas assez pour tout comprendre. Parce qu'elle le prend au dépourvu, parce qu'elle vient lui faire entendre une certaine colère qu'il n'est pas à même de contrôler. Alors il attend, Sebastian, il attend que l'orage n'éclate et s'en aille, il attend sagement malgré la précipitation essuyée une fois sa main observée. Soit, si ce n'est rien. « Oh parce que depuis quand tu prends la peine de me répondre dis-moi? » Deuxième coup, donné à juste titre. Il encaisse sans rien dire, gardant son regard sur elle comme prêt à répondre, prêt à faire entendre ce qu'il pourrait avoir à ajouter. Mais pour l'instant rien, rien ne lui vient. Pas encore, pas de suite. Et la Belle s'anime, la Belle s'agite tandis que son regard le trouve, l'accapare. Tandis que ses prunelles agrippent son attention comme pour s'assurer qu'il soit à l'écoute de cet énième pique lancé, cette énième pointe acérée enfoncée. « Ton téléphone fonctionnait beaucoup mieux quand il s'agissait de me sauter ! » Et enfin, la voilà, cette dernière claque qui aurait pu lui faire baisser la tête, cette énième claque immatérielle qui vient se dandiner contre ses songes, ses souvenirs, l'acceptation même de cette vérité non-dévoilée. Ça laisse un silence, un léger blanc tandis qu'elle arque un sourcil, hausse les épaules, s'en remet à son absence de parole quelconque. Il ne répondra pas, Sebastian ne l'a pas laissée entrer pour cela. Ces querelles-là, ces accusations-là, elle en était assez consciente pour ne pas le laisser profiter de ses bras ; qu'elle soit aussi instable que sa misérable personne ou pas. Et, finalement, elle soupire, la Belle. Elle en vient au fait que O'Malley n'y répondra rien. Peut-être un jour, qui sait, lorsque les songes maladroits et impures n'arpenteront plus les couloirs de sa raison. Puis sa voix qui revient, sa voix qui anime à nouveau les lieux et leur maigre obscurité, sa voix qui vient s'imposer comme marquer une pause dans ce qu'ils auront à rediscuter. Sebastian fronce les sourcils, s'adossant contre l'un des mobiliers jonché de tout ce qui en vient à le dépraver. « T'inquiète pas je suis pas venue là pour te faire la leçon, je disparaîtrais dès que j'aurais obtenu ce que je veux. » Ce que je veux. Il s'en redresse, osant quelques pas dans la grande maison qu'ils réchauffent tous deux par leur présence, bien qu'éphémère pour elle, approximatif pour lui et ses démons à combattre.
« Ce que tu veux ? » Il répète à l'attention de la jeune femme, osant l'azur de ses prunelles fatiguées sur sa présence bien réelle, peu appropriée pour les efforts qu'il s'essaie à faire fonctionner. « Et qu'est-ce que tu veux, au juste ? Pas que je te saute vu ce que tu viens de me claquer. » Laisse-t-il entendre à son attention tandis qu'il obéit à un certain instinct tout de même, réduisant de nouveau la distance instaurée pour, contre la paume de sa main, délaisser de quoi la nettoyer. « J'espère que ça concerne ton aspect glauque et énervé, ça répondrait peut-être à comment tu as réussi à autant t’abîmer ? » Et il l'attend fermement, cette réponse. Il l'attend avec autant de patience qu'il soit en mesure de donner, à savoir peu vu tout ce qu'il doit désormais traverser, tout ce qu'il doit encore surmonter ; jusqu'aux idées qui traversent déjà ses songes à se trouver autant à ses côtés depuis des semaines et des semaines passées. Un début de traitement en dent de scie, un début de conscience qui vient tenter de se faire aussi coriace qu'il ne pourrait l'être. Sebastian soupire dans son coin, luttant contre ses spectres bafoués, ses pulsions presque contrôlées. Il lui faut un verre, rien qu'un verre de plus pour affronter ce qui pourrait désormais arriver. Alors il en vient à se l'offrir, il en vient à se servir sans prendre la peine de lui sortir un verre ; elle qui lui a certifier n'être pour ce soir qu'éphémère. Il en doute, dans un sens. Il en doute mais se risque à le penser, au moins pour cet engagement à faire perdurer auprès d'une femme qu'il a, il y a vingt ans, marié. C'est vers Irene que se tourne ses songes, ses pensées, tout ce qu'il pourrait avoir à imaginer, n'en défaisant pas son envie mais réussissant à la centrer sur un être et un seul.      

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Jeu 11 Jan - 5:42

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Je n'attends pas de réponse de sa part sur ce sujet parce qu'il n'en a pas à donner je le sais pertinemment, au mieux il pourrait me ressortir son laïus plein de promesse sur sa volonté de sauver son mariage, d'arrêter les frais, de se soumettre à un quotidien rythmé par ces petites pilules censés lui rendre…nous rendre notre normalité. Celle-là même que je rejette avec force, celle qui n'est pas la mienne et qui me coute plus qu'elle ne m'apporte, je ne lui reproche pourtant pas de la chercher, de lui courir après malgré tout, parce que chacun trouve son compte de façon différente et j'en ai parfaitement conscience. C'est pour ca que je n'avais rien dit, que je l'avais même encouragé à sauver son mariage, ce que de mon côté je n'avais pas réussi à faire malgré tout l'amour que je pouvais porter et portait encore à Ben, peut-être qu'il avait encore une chance là où je n'en avais plus et ca valait sans doute bien les sacrifices qu'il tachait de s'imposer. J'avais accepté de rester dans les parages, pas comme une roue de secours ou un plan B, parce que je valais bien mieux que ca et je me refusais à être un second choix, mais comme une amie, une épaule qui serait à même de comprendre les difficultés. C'est ce que je lui avais offert et c'est ce qu'il avait refusé par le silence qu'il m'avait imposé, je l'avais acceptée, ce n'était pas un problème, après tout on ne vivait même pas dans le même monde, n'avions que peu à partager mise à part un état mental bancale et une inclination charnelle partagée. Tout aurait pu s'achever ainsi, dans le silence, mais ce n'était plus possible, pas quand ses incartades me revenaient directement en pleine face sans que je n'ai rien demandé. Cette pute m'avait choisie pour cible et elle ne pouvait pas commettre pire erreur.

« Ce que tu veux ? Et qu'est-ce que tu veux, au juste ? Pas que je te saute vu ce que tu viens de me claquer. » Il se rapproche de moi et me tire un soupir à la fois agacé et peut-être un peu légèrement troublé par les souvenirs que cette proximité rappelle à ma mémoire. Il m'énerve, je ne peux pas m'empêcher d'avoir envie de le gifler, je sens jusqu'à l'énergie courir le long de mes doigts et pourtant je n'en fais rien et le laisse s'occuper de faire disparaître le sang qui couvre la peau de ma main. « J'espère que ça concerne ton aspect glauque et énervé, ça répondrait peut-être à comment tu as réussi à autant t’abîmer ? » Le choix de mot ne me plaît guère et je retire ma main de la sienne, le libérant de ce contact qu'il ne souhaitait de toute façon plus, me libérant de ce qui mine de rien laissait lentement et subtilement redescendre cette colère latente que j'avais besoin d'extérioriser avant qu'elle ne disparaisse. « Si j'étais là pour me faire sauter, crois-moi tu serais déjà sur moi Sebastian. Je croise mes bras contre ma poitrine l'air renfrogné, je la sens regagner toute sa superbe, remonter le long de ma nuque et vriller à mes oreilles. Charmant choix de mot, je te remercie, je vais éviter de commenter sur ce à quoi tu ressembles ca vaut mieux. J'exerce un mouvement circulaire d'index dans le vide en le désignant, il n'a pas l'air si mal en réalité, juste plus misérable qu'à l'accoutumé, mais je ne cherche qu'à lui rendre la pareille, qu'à le provoquer comme je me sens provoquer moi-même. Il se sert un verre et me laisse planter au milieu de son salon, ce que je ne suis pas franchement décidé à laisser faire, je lui demande son attention pour aller quoi vingt minutes? Je ne pense pas que cela soit trop demandé, je finis donc par le rejoindre, pose ma main sur son épaule et le force à se retourner, à me voir, me regarder. Ce que je veux c'est le nom et l'adresse de la taré psychopathe que tu baises et qui croit malin de venir s'en prendre à moi ! De nouveau mes mains se mettent à trembler de fureur et une bouffée de chaleur vient s'écraser contre ma poitrine. Me harceler c'est une chose, mais bousiller ma bagnole s'en est une autre! Il est temps qu’elle et moi fassions connaissances, j’ai deux-trois trucs à lui faire savoir ! » Je viens alors jeter la photo qui avait volontairement été laissée sur le siège passager de ma caisse sur le comptoir derrière lui.

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Lun 15 Jan - 15:50



Mixed with confusion.
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Il essaie de perdre ses songes ailleurs, de les éloigner aussi loin qu'humainement possible. Parce qu'il n'est qu'un idiot à la stabilité fragile et aux névroses difficiles. Sebastian le sait, plus que jamais en cet instant tandis qu'il s'y essaie, qu'il s'y essaie juste à cette banalité des plus minimes que de tenir sa main dans l'entreprise de lui offrir un peu de soin. Mais, comme télépathe, elle vient la retirer, elle vient couper court à ce contact à peine retrouvé. Addison s'éloigne, la distance de nouveau gagne. Et O'Malley ne la rattrape pas, laissant la Belle lui échapper tandis qu'il en revient à ce qu'il comptait se servir, s'offrir. « Si j'étais là pour me faire sauter, crois-moi tu serais déjà sur moi Sebastian. Un bref sourire, quelque-chose d'instinctif qui s'installe le long de ses lèvres tandis qu'il se défait de sa présence, de sa vue pour n'apporter d'attention qu'à ce verre qu'il se sert, qu'à ce verre qui – ces derniers temps – lui est cher. Charmant choix de mot, je te remercie, je vais éviter de commenter sur ce à quoi tu ressembles ça vaut mieux. Il sait les derniers mots énoncés comme désignant l'intérieur dans lequel il erre, un peu plus en ce moment, par réflexe, par effort envers celle qu'il se doit de garder, d'honorer. Aussi, il n'ose qu'un bref coup d’œil sur ce qu'elle désigne, sur ce qu'elle montre et qu'il connaît déjà. Il s'abstient de répondre, désireux de ne pas en arriver à ce jeu-là, pas en sachant comment ça avait pu se terminer les autres fois. Une brève seconde, quelques fractions qui s’étiolent dans l'espace qu'ils animent à peine et elle revient, cette main, elle revient se déposer contre son épaule, le forçant à venir lui faire face. Chose qu'il fait, de toute sa hauteur, guettant le bout de femme qui se tient chez lui avec sa rage et sa détermination. Ce que je veux c'est le nom et l'adresse de la taré psychopathe que tu baises et qui croit malin de venir s'en prendre à moi ! Et, tandis qu'il fronce les sourcils, tandis qu'il essaie de mettre en ordre tout ce qu'il vient de se prendre en pleine figure, il lutte pour essayer de trouver la prétendue demoiselle qu'elle' cherche à connaître. Car rien, rien dans sa tête ne parvient à lui faire ouvrir les yeux sur l'une des âmes de demoiselle qu'il côtoyait jusqu'alors. Raison pour laquelle il la laisse continuer, extérioriser tout ce qui semble la ronger et, dans la foulée, il comprend enfin l'état misérable de sa main. Me harceler c'est une chose, mais bousiller ma bagnole s'en est une autre! Il est temps qu’elle et moi fassions connaissances, j’ai deux-trois trucs à lui faire savoir ! » Et, avant que la question ne puisse être posée, ce qu'elle vient lui balancer juste derrière lui le coupe sur cette envie. Parce qu'il connaît ses traits, ce sourire, cette volonté d'être chaque jour un peu plus considérée. Mia, qui d'autre. Il soupire, s'offre tout de même une gorgée de ce qu'il venait de se servir malgré la furie qu'il a laissé entrer. Sebastian savait, dans le fond, que ça arriverait. Parce qu'elle lui a laissé entendre plus d'une fois tout ce dont elle serait capable à l'encontre d'Irene, en vérité de la moindre femme qui puisse s'approcher de sa personne. Et il comprend, maintenant, il comprend les conséquences que cette folie pourrait avoir ; lui qui tenait néanmoins à cette échappatoire qu'elle pouvait être lors de certains soirs. Aussi, il essaie d'y réfléchir, déjà, silencieux, adossé contre le comptoir sur lequel traîne désormais la photo de la femme et de ses traits à l'époque fatigués. « Elle ne manque pas d'originalité, toujours. » Trêve de plaisanterie et, malgré ça, l'air grave installé contre son faciès encore discret. « Tu m'expliques comment elle est parvenue jusqu'à toi en sachant que, depuis peu, j'ai pas le souvenir d'avoir été sur toi? » Parce qu'il n'imagine pas qu'une telle folie puisse durer depuis si longtemps sans qu'on le lui ait dit. Parce qu'il n'imagine pas qu'une femme soit assez folle pour en arriver à hanter sa vie de cette manière. Et c'est ce qui l'agace, au final, de ne rien avoir pu envisager, de ne rien avoir pu appréhender. Non, il l'aurait su. C'est ce qu'il vient se dire, ce dont il vient se convaincre tandis qu'il s'en redresse, verre toujours en main, l'azur de ses prunelles désormais bien sur elle. « Au pire, est-ce que tu es sûre que c'est elle qui a fait ça ? » Parce qu'à y réfléchir, elle n'avait encore jamais été jusque-là. Il connaît Mia et ses songes, cette manière de penser parfois extrême mais jamais, jamais il ne l'avait vu ainsi déraper ; même malgré cette coupure nette qu'il était parvenu à instaurer. « Parce que j'ai un peu de mal à saisir ce qu'elle irait foutre à ta voiture plutôt que de s'en prendre directement à toi. » Menteur, sur tout le long, elle prévient, elle limite les dégâts. Et il chasse cette idée, il chasse cette réflexion parce qu'il ne veut pas la voir ainsi, parce qu'il refuse de voir des complications s'inviter à nouveau dans cette vie à peine rangée qu'il essaie de faire perdurer. Et pourtant, pourtant tout lui crie qu'il ne se fait qu'aveugle plus que raisonnable ; à commencer par la présence réfléchie – ou presque – de la jeune femme.      

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Mer 17 Jan - 4:36

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Il soupire et vient boire une gorgée d'alcool, honnêtement ca ne fait que renforcer toute la colère qu'ont insuffler ces mots en moi, je bouillonne et ne tient pas vraiment en place. Parce que quoi ? Qu'est-ce que ca veux dire ? Je le dérange avec mes petits problèmes peut-être ? C'est bien dommage parce que jusqu'à preuve du contraire je ne le laisserai pas s'en défaire aussi facilement, après tout c'est à présent un peu le sien aussi parce qu'il en est la source, parce que s'il n'est pas l'instigateur, il est la raison de toutes ces emmerdes et du sang qui tâchait ce soir ma peau et il allait devoir me donner quelque chose, car il était impensable que je reparte d'ici sans rien. Le silence s'installe et me rend folle, je ne peux que m'entendre penser et il se passe bien trop de choses simultanément dans mon esprit qui fonctionne au-delà de ces capacités habituelles, en temps normales ca aurait tendance à me pousser, à empêcher les limites qui, d'habitudes s'imposeraient d'elles-mêmes, mais ce soir, ces derniers jours et pour encore quelques temps elles n'existaient plus et ce n'était sûrement pas une bonne chose pour cette femme qui. Mes bras rejoignent ma poitrine et je les croise pour empêcher mes mains de s'agiter et d'alimenter cette rage latente et brûlante. « Elle ne manque pas d'originalité, toujours. » Mon visage se fige dans un regard noir et ma mâchoire se serre, ma main pourrait si facilement rencontré sa joue là tout de suite, mais je ne le fais pas, à bien y réfléchir il serait foutu d'aimer ca. J'ai l'impression qu'il ne se rend pas compte de ce que je suis en train de lui dire, mais je me rends bien vite compte qu'il n'a pas toutes les informations pour le faire, il ne sait pas tout ce qui a amené à cette soirée, au verre brisé sur le siège de ma voiture, a la douleur qui parcoure ma main dès qu'elle entre en contact avec quoi que ce soit, à ce trop plein d'énergie dont je ne sais que faire en l'instant et que j'aimerais tant déverser sur le visage provoquant qui semble me regarder sur cette photographie qu'il tient encore entre ses doigts et qu'il observe avec une attention particulière, laissant la légèreté qu'il avait pue présenté se rendre plus grave et plus sévère. « Tu m'expliques comment elle est parvenue jusqu'à toi en sachant que, depuis peu, j'ai pas le souvenir d'avoir été sur toi? » Est-ce qu'il se foutrait pas un peu de ma gueule ??? Mes yeux s'écarquillent dans une expression interrogatrice qui ne saurait exprimer la stupidité que m’inspirent ses propos. « Et comment tu veux que je le sache exactement !? J'en sais rien comment elle m'a trouvé et pourquoi ! Tout ce que je sais c'est qu'elle va vite s'arrêter, j'ai été assez patiente comme ca ! » Et la patience n'a jamais été mon fort, pourtant curieusement j'avais laissé traîner tout ca plus longtemps qu'il ne le fallait, peut-être que j'aurai dû écouter ma sœur, elle qui était si souvent la voix de la raison, peut-être que j'aurai dû appeler la police histoire d'empêcher les choses d'escalader, mais je ne l'avais pas fait. Pas parce que je me nourrissais de ce drama, mais parce que j'étais fatiguée de me battre contre le monde, parce que je ne voulais pas une fois de plus attirer l'attention sur moi, je voulais qu'on me laisse tranquille et que je sois enfin le seul témoin de mes erreurs et de mes incartades et si j'ignorais l'identité de cette personne qui me harcelait je ne pouvais qu'imaginer que tout ca ne pouvait que découler d'une aventure que j'avais eue avec la mauvaise personne, sans savoir que cette personne était Sebastian. « Au pire, est-ce que tu es sûre que c'est elle qui a fait ça ? Parce que j'ai un peu de mal à saisir ce qu'elle irait foutre à ta voiture plutôt que de s'en prendre directement à toi. » Je ne sais pas s'il se rend compte de l'état dans lequel je suis, de l'état dans lequel il me met…je ne le crois pas parce qu'il ne m'entraînerait pas sur cette voie si c'était le cas, il ne savait que trop bien comment tout ca fonctionnait. Ne pouvait-il pas voir les signes ? Ces crises qu'il avait lui aussi traversé tant de fois. J'attrape le verre qu'il tient entre ses doigts et le jette sur le sol, le faisait s'éclater en des milliers de petits morceaux au milieu du liquide qui s'étale et s'étend. « Est-ce que j'ai l'air d'une menteuse ? ou d'une idiote ?? Je le provoque du regard, lui jette ma colère au visage. OUI JE SUIS SÛRE ! Y a deux putain de personnes sur cette photo Seb alors si c'est pas elle…Je m'avance un peu plus vers lui et vient poser mes deux mains contre son torse pour le pousser contre le comptoir, ce qui n'est pas ma meilleure idée puisque je viens appuyer sur la plaie encore ouverte de ma main et qu'évidemment ca ne me fait franchement pas du bien. C'est toi ! Je savais que ce n'était pas lui évidemment, mais je voulais qu'il entende et comprenne toute l'absurdité dont se paraît pour moi ses propos. Et je te demande pas de saisir bordel, Ca fait des mois qu'elle me harcèle tu comprends DES MOIS, alors les coups de téléphone je peux faire avec, les colis surprises passent encore, mais là STOP ! STOP ! Alors donne moi juste son nom et son adresse et je m'en vais!»

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Jeu 18 Jan - 0:08



Mixed with confusion.
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Il sait le ton comme étant en train de monter, il sait que les choses peuvent aisément dégénérer ; Sebastian ne l'a toujours que trop su pour ne serait-ce que pouvoir l'ignorer. Il n'est pas dupe, sait reconnaître cet éclat qui brille au cœur des prunelles féminines. Parce qu'il y est asservi, aussi. Parce qu'il le ressent parfois s'immiscer, parfois bien insister. Aussi, il en jouerait presque, le ressentant à nouveau ce soir, bien ancré aux abords d'un cœur qu'il croyait sauf pour encore quelques secondes, aux abords d'un esprit fatigué qui n'en peut plus de lutter, un esprit qui s'était cru en sécurité. Foutaises, comme souvent, comme toujours lorsqu'il pense pouvoir s'offrir le luxe d'un peu de répit. Et, avant qu'il n'ait eu le temps de s'offrir une gorgée, c'est l'une des mains féminines qui, rapidement, bien se perdre sur son verre pour s'en emparer ; un peu plus loin l'envoyer se briser. Il n'en bouge pas, la main toujours levée comme tenant le spectre d'un conteneur arraché. « Est-ce que j'ai l'air d'une menteuse ? Ou d'une idiote ? Il tique, sent son œil en sauter. Le manque de sommeil, de vitamine, le manque de tout ce qu'il délaisse lorsqu'il sent Irene – parfois – un peu plus lui échapper malgré tout ce à quoi il s'essaie. Sebastian prend sur lui, relevant ses perles claires, pâles, sur la Belle dont les nerfs lâchent, dont l'état lui rappelle bien trop le sien ; trop souvent, raison pour laquelle ils n'ont fait que s'entendre jusqu'à présent. OUI JE SUIS SÛRE ! Y a deux putain de personnes sur cette photo Seb alors si c'est pas elle… Il en afficherait presque un sourire que de la savoir sur le point d'émettre cette hypothèse. Parce qu'elle vient jouer sur une pente glissante, parce qu'elle vient se risquer un peu trop près de celui dont les ombres se sont trop longtemps accaparées. Un soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres malgré les dents qui se serrent quand elle ose s'approcher, presque entièrement contre lui se coller. C'est toi ! Les mains sur son torse et la pression qu'elle exerce, cette proximité dangereuse qui se rappelle à lui en plus de cette colère qui vient se mêler à ses envies encore enfouies. Il trésaille et perd de l'éclat clair de son regard, laissant les ténèbres s'y installer ; celles qu'ils partagent tous deux puisque malades, finalement, bien que à l'aise à l'idée d'en être conscient. Et je te demande pas de saisir bordel, ça fait des mois qu'elle me harcèle tu comprends, DES MOIS, alors les coups de téléphone je peux faire avec, les colis surprises passent encore, mais là STOP ! STOP ! Alors donne moi juste son nom et son adresse et je m'en vais! » Et le silence qui revient, sa voix qui s'estompe dans l'espace qu'ils animent tous deux. Sebastian n'en perd pas ces traits condescendants, continuant de braquer son regard sur la jeune femme qui ne s'en recule pas, celle qui ose rester trop près de ses bras. Parce qu'il s'anime, à son tour, parce qu'il vient rompre les dernières parcelles qu'elle s'était fatiguée à rétablir depuis la porte d'entrée franchie. Les mains de O'Malley gagne ses poignets, les écartant de ce torse qu'elle vient de souiller d'un peu de sang ; plaie sur laquelle il ne revient pas, pas cette fois. C'est sur elle qu'il se perd, sur elle qu'il s'abandonne en approchant un peu plus ses traits, en venant pleinement lui faire face comme pour être sûr que ces mots ne seront pas esquivés. « Ne t'avise plus de me parler comme ça, Addison. » Il laisse sa voix serpenter jusqu'à ses lèvres, jusqu'à son ouïe qu'il imagine bien fonctionnel malgré son haussement de ton, cette voix dont elle a pu jouer avant qu'il ne vienne dans sa lancée la couper. Et, en une fraction de seconde, c'est contre les joues féminines que se retrouve l'une de ses mains, pommettes qu'il vient serrer avant d'apaiser – plus ou moins – son emprise, la pression de ses doigts contre celles-ci, le pouce contre ses lèvres venant ensuite s'y glisser. « Et je m'occuperai de Mia ; qu'il laisse lui échapper tandis qu'il la maintient encore, tandis qu'il guette la moindre de ses réactions en oubliant ses retenues, toutes les frontières qu'il doit encore faire tenir malgré le balancement qui commence déjà à se faire dans sa tête. La colère et l'envie, couche supérieure à la culpabilité et la raison. JE m'en occuperai, est-ce que c'est clair ? » La question se pose tandis qu'il tient sa place, sa position, se risquant à défaire sa main de sa peau, la laissant retomber lentement contre son flan. Puis. « Je peux savoir ce qu'elle t'a dit, ce qu'elle te laissait, si ça fait si longtemps que cette histoire tourne ? » Il en tourne les talons dans la foulée, retrouvant la surface froide d'un énième verre à sortir, laissant de nouveau ce liquide ambré venir danser en son cœur ; un fond à peine qu'il vient aussitôt avaler avant de venir y reverser une deuxième quantité qu'il vient lui adresser. Une invitation à s'apaiser au risque qu'ils n'éclatent ; l'un comme l'autre. Elle exténuée, lui agacé.       

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Lun 22 Jan - 5:07

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Ses mains se referment sur mes poignets de façon brutale et viennent les écarter de son torse comme si ce simple contact le brûlait et en soit je sais que c'est le cas, je connais les pulsions dont il est la victime et si elles m'assaillent bien trop souvent moi aussi, en tout cas au regard de ce qui est attendu de moi, je sais que concernant Sebastian c'est d'un niveau bien plus maladif. Ce n'est donc sans doute pas très fairplay de ma part, mais je suis à mille lieux de penser à ce que ce contact, qui plus est brutale, puisse provoquer, je n'ai pas le temps de le retenir, mon corps s'agite sans que je ne le commande vraiment, sans que je puisse y réfléchir à deux fois, la pensée est là et se matérialise, il n'y a pas d'intermédiaire, elles se faufilent et prennent vie sans mesure comme une traîné de poudre soudainement attiser par une flamme inopinée. Ce n'est pas quelque chose dont j'ai conscience, c'est quelque chose que je sais, oui, mais ca reste une idée générale un processus dont je connais l'ampleur et les aspects les plus sournois, mais qui quand il se présente, quand il m'entraîne dans ce flot de pensées est juste complètement noyé sous des priorités qui ne se trouvent finalement être que des idées plus bruyantes que les autres.

La proximité est grande et l’espace entre nous plus que mince, mais il le réduit pourtant encore. « Ne t'avise plus de me parler comme ça, Addison. » Sa voix est aussi froide que l'éclat de colère que je perçois dans ses yeux, qui sont bien trop près pour que je puisse leur échapper. Je suis surprise je dois bien le dire, bien que je ne devrais sans doute pas l'être, ce n'est après tout pas la première fois que lui et moi nous retrouvions dans cette exacte position, même si auparavant cela avait été dans un contexte somme toute différent. C'est cependant suffisant pour me garder sous silence un court instant, le temps de faire entendre sa voix, que j'écoute certes, mais dont je ne ferais rien. Ma bouche s’ouvre de nouveau pour une fois de plus exprimer ma demande alors que la main de celui qui fut tant de fois mon amant libère un de mes poignets. Je sens mes épaules se détendre de façon presque instantanée, mais ca ne dure pas bien longtemps, elles se figent, se resserrent sur moi alors qu’il se saisit de mon visage, ses doigts venant enserrer mes pommettes dans un geste brutal qui me prend totalement de court. Un courant électrique parcourt ma colonne vertébrale mélange d’une colère sourde et d’un élan d’excitation malsain tandis que son pouce glisse le long de mes lèvres et s’y glisse un instant. Ma respiration s’intensifie et mon corps tout entier se crispe tandis que je continue de le toiser, guidé par un égo mal placé. J’hésite un instant à répondre à cette question, je réfléchie trop vite et sans finalité, il attend sans doute une réponse, une qui lui donnerait cette satisfaction, celle d’avoir le dessus sur moi et de reprendre le contrôle, celui-là même qu’il se plaît tant à avoir. Je n’en fais rien et il relâche finalement toute pression et brise ce contact envenimé.

Non. Ce n’est pas là une solution qui me convienne, ce n’est pas ce que je suis venue chercher et encore moi ce que je lui demande. Ce que je veux c’est une putain d’adresse maintenant que j’ai un semblant de nom à mettre sur ce visage sournois qui semblait encore me défier sur le comptoir de cette cuisine. Il s’écarte finalement et me laisse planter là avec son putain de SI, celui-là même que je suis sûr qu’il a volontairement placé dans sa phrase, parce que quoi ? Il ne me croit pas ? Ou peut-être ne croit-il pas sa petite pétasse capable d’une chose pareille ? Ca me met hors de moi et dans un état comme le mien ca ne présage absolument rien de bon. Je sens mes défenses s’affaisser cette bribe de conscience et de réflexion cliquer et disparaître derrière mes émotions, celle qui se joue habituellement sans que je ne puisse les maîtriser. « QU’EST-CE QUI VA PAS CHEZ TOI BORDEL ! Je serre les poings et le regarde se servir un autre verre dans une normalité déconcertante que j'interprète évidemment comme un manque évident de considération et d'intérêt. Qu'est-ce que tu vas faire sinon HEIN ? Me faire taire peut-être ? Un gloussement moqueur s'échappe de mes lèvres. J'aimerais bien voir ca ! Je prends une inspiration censée éclaircir mes idées qui ne sont plus qu'un chaos sans nom et qui bien évidemment est complètement inutile. je peux m'occuper de mes propres problèmes alors donne moi CETTE PUTAIN D'ADRESSE ! » Je commence à faire les cent pas, m'agace, grogne dans mon coin, je réfléchis, mais toutes ces idées ne font que m'embrouiller, me rende folle. « Qu'est-ce que ca va prendre hein ? Tu veux les détails glauques, c'est ca ? Les colis de photos de moi découpées, brûlées, griffonnées…? Hum a moins que tu sois plus intéressé par les lettres bourrées de trucs pervers et de menaces de mort… C'est ca que tu veux ? Ou peut-être que tu veux juste que je te pousse dans tes retranchements…Je me rapproche en quelques pas de lui et vient me coller contre lui, laisse glisser mes mains dans son cou, sur son torse et jusqu'à la boucle de sa ceinture, avant d'approcher mes lèvres de siennes. Et tu sais que je sais très bien comment faire ca….Finalement je me recule avant de lui donner quoi que ce soit et vient d'un large geste envoyer valser sur le sol tout ce qui se trouve sur le plan de travail de la cuisine qui s'éparpille sur le sol dans un fracas détonnant. A moins qu'il me fasse saccager ta baraque ! Je me plante au milieu des dégâts et le fixe. Alors ? »

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Ven 26 Jan - 21:14



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Les lèvres à peine tremper, il l'entend exploser ; là dans son dos. Et Sebastian en ferme les yeux, rien qu'un instant, une fraction de seconde comme dans l'espoir de pouvoir contenir tout ce qu'il sent se défaire de son bon-vouloir. Les nerfs qui lâchent, la patience qui se limite et Addison qui s'agite, qui vient lui faire entendre qu'elle ne se contentera pas de ce qu'il vient d'imposer ; d'une manière bien à lui, en soit. Et il aurait pu comprendre. Sebastian aurait pu s'attendre à cette réaction, il aurait pu revenir sur ses gestes, dire qu'il a probablement été trop loin. Mais la descente qu'il est en train de dévaler, cette pente glissante sur laquelle il est venu se traîner l'en empêche. Davantage quand il s'attarde sur ses dires, davantage quand il prend sur lui pour entendre les paroles qu'elle déverse dans son dos. « Qu'est-ce que tu vas faire sinon HEIN ? Me faire taire peut-être ? » Et sa main commence à serrer le verre qu'il tenait jusqu'alors, les yeux toujours clos tandis qu'il lutte pour ne pas se retourner, ne pas céder. Parce que c'est ce qu'il aimerait faire, là. La faire taire, lui faire entendre qu'aucun mot ne doit encore être prononcé entre ces murs. Mais rien, rien n'y fait et elle persiste, toute aussi névrosée qu'il l'a toujours été. « J'aimerais bien voir ça ! » Il tique, les tempes qui s'animent derrière la manière dont il serre la mâchoire. « Je peux m'occuper de mes propres problèmes alors donne moi CETTE PUTAIN D'ADRESSE ! » Puis, enfin, ses perles claires retrouvent l'obscurité des lieux, la légère lumière qui tamise l'espace qu'ils emplissent à eux deux. Il lui faut quelques instants pour pleinement se remettre de ses réflexions, des idées qu'il sent en train de prendre le contrôle en lui quand il ose se retourner, venir face à elle histoire de la guetter. Surveiller la tornade qu'elle peut être, le chaos ambiant qu'ils sont à eux deux quand enfermés entre les mêmes murs dans des instants comme celui-ci. Deux animaux que la nature a raté, deux animaux dont les sens sont abîmés, deux animaux dont l'un commence  à s'agacer, à aller et venir en guettant l'autre qui – dans son coin – tente de se canaliser. Il essaie, au mieux. Il essaie parce qu'il doit tenir malgré la Belle qui s'agite sous ses yeux. Celle dont la voix recouvre de nouveau l'espèce de silence lourd installé, celle qui vient tout lâcher, tout faire entendre comme dans l'espoir de peut-être l'alarmer. Jusqu'à céder, à son tour, jusqu'à venir n'offrir qu'une porte risquée à celui qui tentait de s'en écarter.

Parce qu'il s'était concentré sur toute autre chose que sa personne, que ce qu'elle insuffle, que ce qu'elle vient rappeler à sa conscience malmenée. Parce qu'il aurait fallu qu'elle se tienne à l'écart, ou mieux sur le départ. Sur le départ après avoir compris qu'elle n'arriverait à rien avec lui. Borné, décidé, convaincu qu'il soit le seul désormais à pouvoir tout réglé maintenant qu'elle se soit risquée à parler, à se confier. Ego surdimensionné. « … Ou peut-être que tu veux juste que je te pousse dans tes retranchements… » C'est tout ce qu'il retient de ses dires, tout ce qu'il parvient à retenir quand elle s'approche pour les lui dire. Elle vient briser la distance qu'il était parvenu à faire tenir plus ou moins, elle vient briser les barrières instaurées, les limites qu'il lui faudrait ne pas dépasser. Elle vient tout rendre plus difficile, de manière bien trop agile. Et elle le sait, bien-sûr qu'elle le sait. Parce que ses mains se perdent là où il aurait fallu qu'il ne les sente pas, parce qu'il guette chacun de ses gestes-là, luttant pour ne pas en bouger les bras, céder à ce coup-bas ; celui qu'elle vient lui porter une fois ses mains bien posées, contre lui aimantées. « Et tu sais que je sais très bien comment faire ça… » Son souffle brûlant qui s'attarde le long de ses lèvres, cette fièvre qu'elle sait installer comme pour avec elle l’entraîner. Mais elle s'éloigne, le laissant là avec les images qu'elle ait parvenu à faire remonter, toutes ces envies délaissées qu'il tentait à briser, à enterrer. Celles sur lesquelles il s'attarde avant qu'elle ne le rappelle à lui, envoyant se fissurer à ses pieds tout ce qui s'était tenu à côté de la photographie ramenée. Il relève à peine les yeux sur elle, la laisse parler sans vraiment écouter jusqu'à ce qu'elle ne vienne se planter là, attendant qu'il ne joue également de sa voix. « Alors ? »

L'azur clair de ses prunelles se porte un instant sur cette main qu'il sent trembler, cette main qu'il essaie au mieux de contrôler. Il veut canaliser toute la tempête qu'il sent le prendre d'assaut, tout ce chaos qui – de nouveau – s'installe malgré le calme qu'il était parvenu à faire régner. Elle est venue tout saccager, tout rentre aussi difficile que ça n'avait pu l'être dans un premier temps. Lui qui s'était calmé, lui qui pensait pouvoir retrouver un semblant de normalité. Tous ces espoirs se grisent, toute sa volonté semble n'avoir jamais existé. Parce qu'ils reviennent, les démons de ses profondeurs. Parce qu'ils retrouvent leur place près d'un esprit embrumé. Et, dans un simple décalage, ce sont les débris de tout ce qu'elle est venue faire s'abattre sur le sol qu'il contemple d'un œil un peu paumé. Le vase d'Irene qui jonche le sol, son premier verre, tout ce qui s'était trouvé sur son chemin avant qu'il ne vienne tenter de lui faire entendre qu'un tel ton n'a pas à être entendu ici, pas maintenant. Pas comme ça. Parce qu'elles reviennent, les ténèbres, parce qu'elles s'immiscent jusqu'à lui pour ne plus rien laisser que cette partie horrible de lui ; celle qu'il aurait dû soigner, celle qu'il aurait dû contrôler. Et il s'élance, guidé par une espèce de colère, celle qui sait flirter avec les esprits malins de ses songes. Il s'élance et y vient, finalement, contre elle. Il défait la distance, s'affaire brusquement à la faire virevolter, contre lui se faire emprisonner. Parce qu'il choisit de s'emparer de ses poignets, d'insister un peu plus dans son dos qu'il lui fait cambrer, le souffle dans son cou tandis qu'il essaie de se raisonner. Tous les deux instables, tous les deux à l'instinct animal. Vraiment. « Tu veux vraiment savoir ce qui va pas chez moi ? Hm ? ; la question qui se pose tandis qu'il resserre l'emprise contre ses bras, donnant un peu plus de force à ses doigts. Sebastian se penche davantage, délaissant son corps contre le sien, guidé par des réflexes qu'il qualifiait comme étant « craints ». Craints pour ce qu'il essaie de faire valoir, craints pour cette détermination à sauver un couple qui peine malgré tout à tenir. Craints parce qu'il sait aisément où toutes ces folies le mèneront. C'est vraiment à moi qu'il faut poser la question vu comment tu viens me faire chier pour vos histoires de cinglées ? Je t'ai dit que je m'en occuperai. » Un murmure qu'il vient perdre au creux de son oreille, un murmure qu'il laisse glisser contre elle comme dans l'espoir que le message ne passe enfin ; sachant pourtant, au fond de lui, qu'elle n'en restera pas à ce simple présent. Parce qu'elle est comme lui, au final. Parce qu'ils sont plus ou moins semblables. Et c'est une chose qu'il oublie en vouloir réinstaurer sa loi, en voulant tenter de faire entendre qu'il est celui qui dit, celui qui choisit ; davantage ici. Il laisse le doute planer, parvenant à presque réfléchir. Parce qu'il sait que, si les choses s’avéraient aussi tordues, Addison serait la première mais Irene celle qui suivrait derrière.        

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Mar 30 Jan - 4:52

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J'en tremble littéralement. Pourquoi cherche-t-il à compliquer les choses quand ce que je lui demande est simple ! C'est quoi son putain de problème ? Il veut jouer les héros ? C'est pas comme s'il allait en récupérer les faveurs de la demoiselle en détresse. D'ailleurs je suis pas en putain de détresse, j'en ai marre qu'on me prenne pour une putain de bourgeoise incapable de rien foutre toute seule à part dépenser du fric. Merde ! A moins qu'il n'ait peur que je lui abîme sa putain, oui voilà ca doit être ca. Je vais m'en occuper, prends-moi pour une conne, il va quoi lui dire gentiment d'arrêter de me pourrir l'existence entre deux parties de jambes en l'air ? Foutaise. J'ai pas besoin de lui et s'il a besoin de remonter son égo il s'est trompé de personne. Il devrait pourtant le savoir.

Je reste là planter avec mes mille idées, mes centaines d'interrogation et ma rage qui me cogne au coeur. J'ai mal à la tête, j'ai toujours des migraines terribles quand j'atteints un état comme celui-là. Je n'ai pas envie de m'en faire un ennemi, je n'ai pas envie non plus de prétendre que nous sommes amis, parce que je sais très bien que ce n'est pas le cas, même si je l'avais un instant cru. Nos ressemblances ne nous rapprochent pas, bien au contraire. Il me regarde avec cet air et si j'ai un instant l'impression de le reconnaître pour l'avoir déjà vu, je me rends vite compte qu'il y a quelque chose de différent. Je ne cherche pas à l'identifier, parce que je suis déjà en train de me demander si je peux moi-même la retrouver avec ce simple prénom. Bon ok peut-être pas moi-même, mais si elle me suit comme un foutu clébard, y a peut-être des moyens de lui tomber dessus, genre engager un détective privé, oui parce que bien évidemment allez voir les flics c'est pas envisageable, pas avec une figure aussi publique que Richard Adler comme père. Mes lèvres bougent sans pourtant laisser s'échapper le moindre bruit et sans que je n'en ai véritablement conscience, je réfléchie simplement comme ca, matérialise certaine idée, celles que j'estime sans doute sortir du lot , aussi je suis bien loin lorsqu'il se met en mouvement et vient brusquement m'attirer contre lui dans un geste mauvais. Une main dans mon dos et l'autre qui enserre de nouveau mes poignets, aucune distance quelle qu'elle soit entre lui et moi. Je suis sûr qu'il peut sentir mon coeur battre dans ma poitrine, ma cage thoracique se soulever un peu trop fréquemment, au moins aussi sûrement que je sens son souffle glisser lentement dans mon cou.  « Tu veux vraiment savoir ce qui va pas chez moi ? Hm ?  De nouveau cette colère lorsqu’il me parle sur ce ton, les picotements qui viennent chatouiller ma nuque que je sens me brûler, pas longtemps ceci-dit, je suis vite distraite par la pression de ses doigts sur mes poignets, qui me fait mal cette fois et je m’agite, essaye de m’en dégager, mais il fait preuve de bien plus de force que moi. C'est vraiment à moi qu'il faut poser la question vu comment tu viens me faire chier pour vos histoires de cinglées ? Je t'ai dit que je m'en occuperai. » Les mots sont cette fois murmurer à mon oreille, mais ils n'en sont pour autant pas moins agressifs. J'essaye de me libérer de son emprise, mais c'est sans succès. « Tu me fais mal Sebastian. Lâche-moi ! Bien sûr il n'en fait rien. Ce n'est jamais facile avec lui, même dans des situations plus légères. Je rapproche mon visage du sien et c'est finalement la mâchoire serrée et le regard froid que je prends la parole, jouant en premier la carte du raisonnement. La cinglé dans cette histoire c'est pas moi.  Ma voix se radoucit soudainement, en plein milieu de ma phrase et l’air sur mon visage change du tout au tout. Tu crois que ca m'amuse ? Tu crois que ca me plaît de me faire harceler constamment ? d'être obligé de venir ici ? Je prends une inspiration agacée qui est en totale contradiction avec ce que je vient de lui jouer. Bordel Sebastian lâche-moi ! Je gigote contre lui, essaye de me défaire de ses mains et de son corps qui m'enserre. Tentative numéro deux. Alors quoi hein, t'as besoin de jouer les durs, de te rappeler que t'es un homme ?? C'EST CA ??? La provocation pas forcément ma plus brillante idée, mais en l'instant j'applique à peu près toutes les idées qui se présente en même temps dans mon esprit. Alors, c'est quoi sinon? une excuse pour venir te coller à moi ? Parce que si tu voulais me tripoter t'avait cas demander ! » Sourire un peu moqueur, mais aussi un peu aguicheur, dernière tentative avant qu'il ne réagisse finalement.

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Ven 9 Fév - 15:25



Mixed with confusion.
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« Tu me fais mal Sebastian. Lâche-moi ! » Ça vient danser dans sa tête, ça vient s'éveiller après des semaines à n'avoir été qu'enterrer. Les tourments reviennent, reprennent, l'impression qu'un tout autre monde s'érige sous ses yeux alors qu'il n'en est rien. Rien si ce n'est la preuve même qu'aucune de ses névroses ne disparaîtra un jour. Elles restent, demeurent, bien ancrées au plus proche de son cœur. Et Sebastian les sent battre au même rythme que ce dernier, violentes, tenaces, de véritables rapaces. C'est défaire tous les liens qu'il s'était instauré, briser toutes les remparts qu'il était parvenu à ériger. Les travers qui ressortent et cette aliénation qui le porte. Un soupire derrière ce presque sourire, une volonté qu'il aimerait faire taire parce qu'en ses envies ne se tient pas la normalité qu'il se doit de s'instaurer. Davantage ici, davantage au cœur même de cette demeure dont chaque recoin regorge de ce qu'il a à perdre de ses erreurs. Ce qu'il ne voit pas, pas encore. Tout ce qu'il perçoit, c'est les traits de la Belle qui se tourne vers lui, cet air dur, cette voix froide, cette tentation à vouloir posséder ce qu'il ne souhaite pas l'être. « La cinglé dans cette histoire c'est pas moi. Il entend, n'écoute pas forcément, Sebastian lutte silencieusement contre sa propre personne, contre tous les paradoxes qui entrent en conflit au plus profond de lui, ça malgré la voix de la jeune femme, malgré la manière dont elle essaie de se défaire de lui. Tu crois que ça m'amuse ? Tu crois que ça me plaît de me faire harceler constamment ? d'être obligé de venir ici ? Un soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres, un silence qui s'impose de sa part tandis qu'elle n'en démord pas, tandis qu'elle lutte toujours contre ses bras. Bordel Sebastian lâche-moi ! Alors quoi hein, t'as besoin de jouer les durs, de te rappeler que t'es un homme ?? C'EST CA ??? » Et les dires qui continuent, et les démons qui s’entre-tuent. Il en ferme les yeux, posant presque son front contre les cheveux de la Belle tant il essaie de prendre sur lui. Peut-être en vain, parce qu'elle use de tout ce qui est en son pouvoir pour faire entendre ce qu'elle a à dire ; aussi insouciant que ce puisse être. Parce qu'ils sont ainsi, dépassés par toutes leurs pensées, défaits de toute stabilité. « Alors, c'est quoi sinon? une excuse pour venir te coller à moi ? Parce que si tu voulais me tripoter t'avait cas demander ! » Et s'il se perdait, lentement, les mots de la jeune femme s'impose avec brutalité dans sa tête. Sebastian remonte, tente de braver les océans de son subconscient.

Parce qu'il relâche sa prise, parce qu'il réinstaure une certaine distance. Parce qu'il vient se rattraper contre l'un des autres comptoirs de la cuisine ce soir bien plus qu'animée. Il soupire, respire, tente de se sortir des tranchées creusées par ses délires. L'azur de son regard se voile de ses paupières, l'esprit venant prier qu'elle ne finisse par se taire. Et il sait, il sait que les choses sont pourtant simples. Une adresse, un nom et elle franchira la porte qu'elle est venue trouver malgré la presque présence de cette folie partagée. La main qui se lève contre l'arrête de son nez, les doigts qui frottent les yeux comme si ce simple geste pouvait l'aider à s'en sentir mieux. Foutaise, évidement. Il le sait pertinemment. Il le sait que, désormais, tout est excuse à la garder au plus près. Ça, simplement par stupidité, esclave de ce qu'ils appellent « maladie ». Et c'est ce qui le ronge là, ce qui vient l'affaiblir, le faire changer de tout au tout. C'est ce qui vient rappeler à sa mémoire tous les problèmes qu'à amener sa bipolarité. Raison pour laquelle un presque rire triste s'extirpe d'entre ses lèvres, un presque rire ironique quant à cette situation des plus absurdes. Car c'est aussi ce qu'ils sont, tous deux, absurdes. « Tu n'aurais pas dû venir ici. » Des dires semblables finalement à de simples soupires tandis que tout ce qui se bloquait dans ses poumons s'extirpent. « Tu n'aurais pas dû. » Et il en secoue la tête, tentant de faire disparaître les effets secondaires d'un sommeil qu'il n'a pas rattrapé, des efforts qu'il croit loin d'être observés de la part de celle qu'il essaie de nouveau à gagner malgré ces vingt dernières années passées à ses côtés. Les voilà enfin à s'installer, les prémices d'une phase descendante tout juste abordée. Puis, finalement, il respire, se redresse, tente de retrouver toute sa contenance, sa hauteur, cette fierté qui lui est détestable, le bleu clair de ses yeux braqué sur ce qui traîne par terre. « Je te connais assez pour savoir que te donner cette adresse n'est qu'une erreur de plus dans toutes celles que je pourrais faire, là. » Et tout ce qu'il contemple en disant ça se fait preuve irréfutable de ce qu'il avance. Il essaie vraiment. Il essaie de se faire raisonnable tandis qu'enfin, son regard en revient sur la Belle devant qui il se tient. « Je ne cherche rien de plus que t'épargner ces conneries. » Et te garder là pour une raison qui m'est encore inconnue ; des mots qu'il ne prononce pourtant pas et qu'il refuse d'admettre, pauvre fou. « Prends ça comme tu le veux. Je me chargerai d'elle et je te rembourserai les frais pour ta voiture. Considère toi tranquille avec elle et pars. » Peu convaincant, sa voix trahie l'inverse de sa dernière volonté. Parce qu'elle reste néanmoins la seule à pleinement comprendre tout ce qui hante ses songes, la seule à pouvoir vivre cette même perdition qu'en cet instant, il longe. Et le temps depuis leur dernière rencontre désormais remonte.         

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Lun 12 Fév - 5:17

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Ses mains finissent par me lâcher et il se recule brusquement rendant à mon corps tout entier sa liberté. De façon immédiate et rapide je viens à me masser les poignets avec l'impression de pouvoir encore y sentir la pression de ses doigts. Ma colère est toujours là, grondante et assourdissante, me soufflant de pousser encore un peu plus, de l‘observer juste un instant et de remarquer qu'il n'est plus si loin de la brèche, que je pourrais finir par obtenir de lui ce que je veux, juste en continuant encore un peu, juste un peu. Comme pour venir appuyer cette voix qui se fait un peu plus forte que les autres, la sienne résonne dans l'espace à présent complètement désordonné de la cuisine. Bien sûr que je n'aurais pas dû venir, je sais que je suis une inconvenance pour lui, mais je n'avais pas d'autre choix et ca, il ne semble pas vouloir le comprendre. Je ne suis pas là pour compliquer ses tentatives que j'imagine peu fructueuse au vu de sa tronche et de l'état dans lequel je l'avais trouvé en arrivant, je ne suis pas non plus là pour donner suite à une relation disparate et guidé par des pulsions maladives et obscènes, je suis juste là parce qu'il ne savait visiblement pas choisir où il décidait de foutre sa queue et ca ne devrait pas être mon problème. « Tu n'aurais pas dû. » L'attitude découragé et presque pathétique qu'il aborde et qui clairement m'agace plus qu'elle n'attise ma pitié, finit par disparaître, d'un coup, d'un seul, au détour d'un dernier soupir lâché comme un signal de départ et le voilà…celui que je connais, celui qui m'avait séduite, ce type arrogant et fier, celui qui ne semble pas vouloir prendre non pour réponse.

« Je te connais assez pour savoir que te donner cette adresse n'est qu'une erreur de plus dans toutes celles que je pourrais faire, là. Je ne cherche rien de plus que t'épargner ces conneries. »  Je ne comprends pas ce qui peut le pousser à garder cette information pour lui. Je crois la mériter, je crois avoir gagné le droit de pouvoir me défendre face à cette taré psychopathe qui m'avait choisie pour cible. Elle avait une claire longueur d'avance sur moi et il avait le pouvoir de rétablir un équilibre qu'il se refusait à m'offrir, mais c'était sans compter sur la motivation que mes hormones en ébullition et la colère qui s'y associe m'offre. Si mon esprit analyse ce refus, il ne manque pas de noter ce qu'il laisse entendre et qui ne fait que confirmer ce que je sais déjà et ce sur quoi j'essaye d'appuyer sans succès. Je ne peux pas dire que je ne suis pas étonnée de ne pas l'avoir déjà vu lâcher prise, visiblement il était plus déterminé que je ne l'aurais cru et si c'est quelque chose que je respectais, cette pensée ne faisait pas partie de mon fil de réflexion, pas ce soir et certainement pas dans cet état. « Prends ça comme tu le veux. Je me chargerai d'elle et je te rembourserai les frais pour ta voiture. Considère toi tranquille avec elle et pars. »  Je secoue la tête à la négative, clairement pas convaincue par ses dires qui ne me satisfont pas plus qu'ils ne me persuadent d'une quelconque vérité. Je ne veux pas de son argent, je ne veux pas qu'il s'occupe de moi. C'est quelque chose que pour une fois je veux régler moi-même. J'en ai assez de voir mon avocate, ma psy, ma sœur ou n'importe quel mec venir jouer les sauveurs et me pousser encore et encore dans ce rôle de martyr, parce que je ne veux plus être victime de tout ca. Je ne me voile pas la face, je sais que je suis malade, mais j'aimerais qu'on me laisse une chance de pouvoir prouver que je n'ai pas besoin de foutue médicaments pour pouvoir m'occuper de moi et surtout j'aimerais qu'on arrête de me prendre pour une idiote. Les yeux perdus dans le vague je me fixe pour la première fois de la soirée, peut-être même de la semaine sur une seule et unique pensée, comme si toutes les autres s'étaient finalement éteintes l'espace d'un instant. C'est sans doute pourquoi lorsque je reprends la parole ma voix est plus calme, mais pas forcément moins tremblante.

« Mais est-ce que c'est vraiment ce que tu veux ? Parce que je te signale que c'est toi qui me garde ici, quand tout ce que tu aurais à faire c'est de me donner juste une seule petite information, mais non tu me pousses encore et toujours parce que tu sais…tu es le mieux placé pour savoir Sebastian…alors dis moi pourquoi est-ce que tout ce que tu fais, tout ce que tu dis n'as pour seul but que de me pousser encore plus loin dans mes retranchements hein ? Je vais te le dire puisque t'es pas foutu de l'admettre, ce que tu cherches c'est juste une excuse pour pouvoir justifier ce qui se passe dans ta tête là maintenant et ca depuis que j'ai passé ta putain de porte, pour pouvoir te rassurer en te disant que c'est de ma faute, que tu n'y pouvais rien…Je pousse un soupir, la mâchoire serrée. Je crois pas que t'en ai quoi que ce soir à foutre de ce que je pourrais bien faire de cette adresse. Vrai ou faux ? » Et mes bras qui viennent se croiser sur ma poitrine alors que mon questionnement reste encore en suspens.

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Dim 18 Fév - 16:23



Mixed with confusion.
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Il s'attend à la voir partir, il s'attend au flot d'insultes ou de remarques qui pourraient – comme il le connaît – lui tomber dessus. Et pourtant, pourtant rien. Un bref silence s'installe, s'immisce entre eux deux alors que Sebastian en relève enfin le regard, cherchant le sien qu'il trouve immédiatement ; malgré lui, finalement. « Mais est-ce que c'est vraiment ce que tu veux ? Parce que je te signale que c'est toi qui me garde ici, quand tout ce que tu aurais à faire c'est de me donner juste une seule petite information, mais non tu me pousses encore et toujours parce que tu sais… tu es le mieux placé pour savoir Sebastian… ; bien-sûr qu'il sait. Bien-sûr qu'il sait mais il n'en dit rien. Non, Sebastian parvient à se taire, à simplement faire basculer son regard vers d'autres horizons, une toute autre ligne Et si lui se tait, Addison ne l'imite pas, sa petite voix qui lui revient malgré l'envie qu'il commence à ressentir de la faire taire. Alors dis moi pourquoi est-ce que tout ce que tu fais, tout ce que tu dis n'as pour seul but que de me pousser encore plus loin dans mes retranchements hein ? Il serre les dents, se convainc qu'il pourrait ne rien entendre. Parce qu'il aimerait simplement qu'elle s'envole, là, au de-là de cette porte franchie sans qu'il n'y soit préparé. Mais elle a vu, elle sait qu'il ne parviendra pas à tenir, parce qu'il faiblit déjà, dans les ombres d'une maison encore vide de jours heureux. Chose sur laquelle elle joue, chose sur laquelle elle place tous ses dires finalement. Je vais te le dire puisque t'es pas foutu de l'admettre, ce que tu cherches c'est juste une excuse pour pouvoir justifier ce qui se passe dans ta tête là maintenant et ça depuis que j'ai passé ta putain de porte, pour pouvoir te rassurer en te disant que c'est de ma faute, que tu n'y pouvais rien… ; et c'est parce qu'elle marque un point qu'il s'agace, parce qu'elle marque un point qu'il en vient à s'animer, oser quelques pas comme pour tenter de s'en raisonner. Car ces images dont elle parle sont bien présentes, là, ancrées dans sa tête comme pour l'amener à y goûter, rien qu'une fois, qu'une seule foutue fois malgré ses promesses, ses efforts, cet acharnement à sauver un mariage qui pourrait ne pas l'être. Idiot, il l'est, le restera peut-être jusqu'à ce que tout ne soit perdu. C'est ce qu'il sait, ce qu'il imagine, ce qui vient faire battre son cœur avec un peu plus de panique en soit. Car Dieu sait qu'il l'aime, Irene. Dieu sait qu'il pourrait faire beaucoup pour elle ; tout comme celle qui lui fait face, tout comme celle qu'elle menace. Un soupire, le cœur qui parle au lieu de la tête. Réaction démesurée pour cette soirée complètement absurde et improvisée. Je crois pas que t'en ai quoi que ce soit à foutre de ce que je pourrais bien faire de cette adresse. Vrai ou faux ? »

Et elle tombe, cette question. Elle tombe parce qu'elle vient se perdre dans les tourments de son âme, parce qu'elle vient éveiller une partie de lui qu'il ne souhaite pas faire valoir. Pas ici, pas avec elle. Pas avec elles, et pourtant. C'est indéniable. Derrière sa folie, ses névroses, derrière toute cette entièreté insupportable subsiste un cœur aux sentiments faciles, là où s'accroche certaines choses qu'il voudrait tellement évincer. Et ça remonte, légèrement, ça revient en lui, bousculant ses émotions, le peu de stabilité qu'il s'évertue à faire régner. « Faux. » Et cette vérité, crachée entre ses dents, lui arrache autant d'agacement que la présence de la Belle aussi près de lui. Il n'a aucune idée de la manière dont il doit agir, aucune idée de la manière dont il voudrait agir. C'est paradoxale, violent, brutal, ça heurte ses pensées sans qu'il ne puisse y parer et il en sent ses songes s'en faire terrifiés. Terrifiés à l'idée qu'il ne soit plus à même de se contrôler ; comme toujours, comme trop souvent même. Sebastian soupire, Sebastian ose une main contre ses traits comme persuadé que ça pourrait tout enlevé de ce qu'il essaie de taire, au moins de cacher. En vain. « Je vous connaît, toutes les deux. Elle finalement moins que toi, je ne pensais pas qu'elle pourrait faire ça mais ça n'empêche que j'y tiens. Tout comme je tiens à toi. Et je ne veux pas qu'il arrive quoi que ce soit. » Qu'il ose venir faire entendre, s'approchant à nouveau d'elle, venant juste effleurer sa joue du bout de ses doigts avant de les retirer, de soupire ; tout le contraire de sa dernière approche, tout le contraire de ce qu'il venait pourtant de montrer, d'engager. Il est plus doux, plus lointain, plus mesuré ; pour quelques secondes encore à s'écouler, qui sait. Et pourtant, pourtant sa raison vient gueuler que cette attitude ne devrait se trahir que lorsqu'une seule présence se trouve à ses côtés. Mais pas celle-ci, non pas celle-ci. Il lutte contre sa propre personne, il lutte contre tout ce qui résonne. Ça, avant de venir faire face à celle qui sait pourtant comme loin d'être à même d'être touchée ; en partie, parfois en tout cas. Contrairement à Mia, Mia qui se serait laissé attendrir, Mia qui se serait simplement basé sur ses dires ; mais Addison n'est pas Mia, plus dure, plus intelligente, plus détachée. Plus névrosée, ayant avec lui tant de similarités. « Puis merde, t'as raison. Aller vous foutre sur la gueule, tuez-vous dans la foulée, ça m'évitera de foutre mon mariage en l'air. » Parce qu'il résiste, parce qu'il fait au mieux pour y parvenir en cet instant précis, tentant à contrôler tout ce qui devient parasite.         

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MessageSujet: Re: Mixed with confusion Ft Sebastian   Mer 21 Fév - 5:30

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Je n'en crois pas un mot. Parce que si vraiment il se refusait à me donner l'adresse de cette femme par soucis de ce qui pourrait se passer, il aurait pu me le dire, s'exprimer clairement, s'expliquer au lieu de me pousser à bout, au lieu de me provoquer en sachant pertinemment que je n'ai pas le total contrôle de mes réactions. Parce que les signes sont là et si j'en ai moi-même conscience, il est impossible qu'il ne l'ait pas remarqué. Il soupire et ca m'agace. Pauvre petit chou, il est contrarié par ma présence, il ne sait plus quoi dire pour me faire partir, pour se débarrasser du problème. Dommage pour lui. À dire vrai ma colère n'est plus vraiment ce qu'elle était quelques minutes auparavant, je suis fatiguée, je ne vois pas l'intérêt de batailler…il veut s'occuper du problème lui-même, jouer les héros. Grand bien lui fasse. « Je vous connaît, toutes les deux. Elle finalement moins que toi, je ne pensais pas qu'elle pourrait faire ça mais ça n'empêche que j'y tiens. Tout comme je tiens à toi. Et je ne veux pas qu'il arrive quoi que ce soit. » Ses doigts viennent frôler ma joue avant de s'en éloigner dans la seconde. Je ne sais pas ce qu'il cherche à faire, ce qui se passe dans sa tête. Y a encore deux minutes il me malmenait et maintenant il ose à peine me toucher ? À moins qu'il ne soit trop difficile d'avoir un geste sympathique envers moi. Apparemment ca doit être le cas.

C'était donc ca. Il ne voulait pas que j'abîme sa taré psychopathe. On y était donc cette fois. Ca donnait déjà beaucoup plus de sens à son comportement. Quant au fait et je mime les guillemets dans ma tête qu'il « tient à moi ». Bullshit. Si vraiment c'était le cas il ne m'aurait pas rayé de la carte comme il l'avait fait dès qu'il s'était mis en tête d'arrêter de me sauter. On peut rester amis. C'est ce qu'il m'avait laissé entendre au milieu de son blabla concernant son mariage et le fait que cette fois il voulait vraiment essaye de le sauver. Oui ba apparemment on a franchement pas la même définition de la chose et de toute évidence à part mon cul y a pas grand-chose d'autre d'intéressant chez moi à ses yeux. Je souffle et roule des yeux, j'évite de rencontrer son regard parce que là tout de suite je sais même plus ce que je fout ici et ce que j'avais espéré y trouver. C'était stupide et irréfléchie et peut-être que je devrais juste aller faire un tour chez les flics au lieu de coller mon problème entre les mains du seul type qui soit au moins aussi instable et peu fiable que moi. Ce qui m'irrite c'est qu'en soit je m'en fiche de rester amie avec lui et pourtant je suis là à quoi m'offusquer qu'il ne soit pas seulement de mon côté, qu'il ne me donne plus de nouvelle ? La vérité c'est que je n'aime pas être relégué au second plan, pas plus que je supporte le manque d'attention. Gamine pourrie gâté et trop longtemps ignorée….Je secoue la tête.

L'attitude à laquelle je fais face n'est plus aussi virulente, plus aussi tendue et peut-être que je devrais y voir une opportunité, peut-être que je devrais moi aussi essayer de me détendre ou de me raisonné. Appelez-ca comme vous voulez, mais avant que l'idée n'ait pu vraiment se faire une idée il revient me faire face et déjà il n'est plus le même. Puis merde, t'as raison. Aller vous foutre sur la gueule, tuez-vous dans la foulée, ça m'évitera de foutre mon mariage en l'air. »  Avec ses mots s'envole toutes mes résolutions, avec ses mots ma mâchoire vient se serrer et mon regard le fusiller une fois de plus. Si ma main n'était pas dans un sale état, je lui aurais volontiers collé dans la tronche là tout de suite. « Putain, mais tu comprends pas que c'est pas ton problème ? T'es pas le centre du monde Sebastian, tout ne tourne pas toujours autour de ta petite personne ! T'as peur de quoi en faite ? que j'abîme ta petite chérie c'est ca ? Bien. Tu veux t'en occuper ? Fait le, mais je te préviens si j'entends parler ne serait-ce qu'encore une fois d'elle, c'est chez les flics que je vais la prochaine fois et tu te démerderas pour expliquer ca à ta femme. Parce qu'apparemment le fait que moi je subisse ca suffit pas pour te provoque des états d'âme, mais les autres là c‘est autre chose. Je lève mes mains devant moi comme pour me rendre à l'évidence. Ca ne sert à rien. T'as gagné je m'en vais et t'inquiète pas cette fois je ne viendrais plus t'emmerder. Félicitation. » Je m'écarte et sonde la pièce du regard pour localiser mon sac qui est posé sur le comptoir de la cuisine, je le récupère et cherche rapidement sur le sol, la photo de laquelle j'avais héritée. Après tout elle pourrait me servir si j'étais vraiment amené à devoir me rendre au poste de police. Je la localise et me penche pour la récupérer, le visage de Mia me fixant presque d'un air satisfait. Arrrg j'ai juste envie de faire disparaître son visage sous mes poings.

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