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 all we have

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MessageSujet: all we have Dim 25 Sep - 12:39


 
taylor & milo
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J’arrive plus à m’arrêter de sourire. L’idée de retrouver Taylor me met dans un de ces états d’excitation, c’est dingue ! J’me dis que j’aurai dû le faire plus tôt et en même temps, si je l’avais fait, je ne serai sans doute pas aussi emballé. De toute façon vivre avec des regrets ne sert à rien et je ne veux pas m’appesantir davantage sur cette question. En tout cas, je crois que mettre de la distance entre nous a été la meilleure chose qui puisse nous arriver. Dire que nous ne soupçonnions même pas en avoir besoin ! La vie est quand même rudement bien foutue et mon instinct est drôlement acéré. Bon… Peut-être que ma meilleure amie ne sera pas tout à fait d’accord avec ce fait dans les premiers temps, mais j’arriverai à l’en convaincre, je le sais. Elle va sûrement râler un peu, me reprocher de ne pas avoir donné de nouvelles durant tout ce temps, mais la joie de me retrouver effacera très vite toute cette rancœur inutile.
Une fois encore, mon sac en toile se fait la malle et tente de sauter de mon épaule. Je le rattrape de justesse, réajuste convenablement la lanière et reprend ma route, trainant ma seconde valide derrière moi. Le bruit a d’abord été agaçant mais à présent, je m’y suis habitué et comme il rythme mes pas vers Taylor, il m’est presque devenu agréable même. Tout en avançant à un bon pas dans les rues familières de Chicago, je fait promener mon regard un peu partout. J’ai hâte de recommencer à sillonner les quartiers de ma ville natale dans tous les sens ! Je redécouvre tout sous un autre jour, je peux maintenant faire des comparaisons entre notre architecture et toutes celles que j’ai pu croiser durant mon périple en Europe. J’ai hâte de partager tout ça avec Taylor… Si je n’étais pas si pressé de la retrouver, je commencerai dès maintenant à jouer les touristes. Mais je nous ai déjà trop fait attendre.
Je déboule justement dans la rue où réside ma meilleure amie. D’après Ellie, elle habite toujours au même endroit. Elle n’a pas voulu m’en dire beaucoup plus, me reprochant d’être un ami terrible et refusant de jouer les intermédiaires entre Taylor et moi. Tant pis. Tant mieux ! Comme ça j’aurai un millier de questions à lui poser et l’inverse sera vrai aussi, si Ellie n’a pas donné de mes nouvelles à ma brunette.

J’arrive en vue de l’immeuble. Quelqu’un en sort justement et je hurle à la personne de me retenir la porte. Elle paraît hésiter mais finit par attraper la porte juste avant qu’elle ne se referme pour de bon. Un large sourire avenant aux lèvres, je cours aussi rapidement que mes bagages me le permettent pour la rejoindre, un peu essoufflé. « Merci, merci ! J’veux faire une surprise à mon amie, je l’ai pas vue depuis un an ! J’ai fait le tour de l’Europe, c’était génial, j’le conseille à tout l’monde ! Mais du coup si j’sonne pour qu’elle m’ouvre, ça va un peu ruiner la surprise et j’veux voir sa tronche quand elle m’ouvrira ! Donc merci madame ! Vous venez de sauver ma surprise ! » « …De rien… » lâche-t-elle, regrettant peut-être déjà sa bonne action… Sans plus de cérémonie, me jetant des coups d’œil soupçonneux, elle s’éloigne en refermant sa veste pour se protéger du vent frai qui souffle. Sans me dépeindre de mon sourire, je fais rentrer tout mon bazar dans le hall avant de m’engager dans les escaliers pour rejoindre l’étage où est censé vivre Taylor.  Une fois sur place, je laisse tomber tous mes bagages sur place, au beau milieu du couloir et vient me poster devant la bonne porte. Je vérifie que son nom apparaît bien au-dessus de la sonnette et…me retiens à la dernière seconde d’appuyer dessus. Taylor n’aime pas les grands bruits. Elle a sûrement déjà fait déconnecter la sonnette mais dans le doute – pour lui prouver que je ne l’ai pas complètement oubliée – je me contente de frapper quelques coups sur la porte boisée. Je trépigne d’impatience, triturant nerveusement mes doigts en faisant passer mon poids plume d’un pied à l’autre. J’ai sûrement l’air d’un grand gosse de près de deux mètres qui veut faire pipi… Cette image me fait rire et c’est à ce moment que la porte s’ouvre sur le visage de ma meilleure amie.

Je me mets à battre des mains, incapable de me contrôler et ouvre la bouche dans un cri d’excitation silencieux – je n’ai toujours pas oublié pour son problème. Je continue de tressauter d’excitation en captant l’expression de son visage et glousse de plaisir avant de prendre la parole. « T’as vu j’ai pas crié ! »…je m’exclame d’une voix un peu trop forte et qui lui arrache une petite grimace. Je plaque alors mes deux mains sur ma bouche pour marquer mon erreur, puis recommence à pouffer avant de me jeter sur elle pour l’enlacer et la soulever du sol. Pas difficile vu son poids et étant donné que je la dépasse de près de quarante centimètres… Tout excité, je la laisse redescendre et l’attrape par les épaules pour l’observer, un sourire jusqu’aux oreilles. « T’es belle ! »  

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MessageSujet: Re: all we have Mer 28 Sep - 18:15





All we have
Milo & Taylor

Ca copule et ça s’y donne à cœur joie.
Depuis dix bonnes minutes.
Si ça n’est pas plus. Des « oh oui » et des « plus fort » en veux-tu, en voilà. C’est gratos, pas la peine de chipoter, c’est cadeau.

J’ai beau me boucher les oreilles et mettre des boules quies, ça ne change rien. Comme si le fait d’avoir conscience de ce bruit répétitif du pieu contre le mur et des gémissements de mes voisins, suffisaient à les décupler suffisamment pour les entendre en fond sonore.
Putain mais ils leur faut combien de temps pour voir un orgasme et en finir ? Et lui là, il pouvait pas être un éjaculateur précoce ?

Nez dans le bouquin, je grogne, jure, insultes et souhaite que la capote craque pour qu’ils se retrouvent avec un polichinelle dans le tiroir en guise de retour de Karma.
Ou pas. Si c’est pour l’entendre hurler jusqu’à vouloir le tuer…
Je serre les dents, essaie de prendre sur moi mais des vagues de douleurs et de nausées me submergent, prêts à me faire exploser.
Jusqu’à la limite. Pas rapide vers le mur de mon salon où j’y donne de grand coup de basquet.

- PUTAIN MAIS VOUS ALLEZ VOUS FINIR OUI OU MERDE !!

Une grimace pour moi.
Un hurlement de plaisir pour eux.
Et tout s’apaise. Sauf ma douleur qui me cisaille les tympans et le cerveau. Comme du verre pilé qui flotterait autour et qui viendrait crisser contre mes neurones. Désagréable sensation que je connais pourtant si bien pour en avoir piquer des crises de nerfs et de douleurs à en chialer.
Cœur battant, je retourne à la table de mes révisions, prenant un doliprane par la même occasion histoire d’affaiblir ce mal de crâne qui se pointe pour ensuite reprendre mon taff qui n’avance pas des masses.
Deuxième année d’internat et cette fois, c’est la dernière avant le grand bain. Le vrai. Là où je pourrais enfin me spécialiser en médecine légale auprès de Mlle Fuller.
Future femme de Daniel, l’homme en pyjama starwars.

Je recommence à prendre des notes, sucette au coca à la bouche. Je reprends au fur et à mesure mes notes et ma concentration, focalisé sur ce que je dois bosser pour après demain.
Jusqu’à ce que ça recommence à côté. D’abord en douceur, puis avec le cœur.

- Mais putain…

Mon visage dans mes deux mains, c’est à se demander si je n’vais pas chialer là maintenant. Ils viennent d’aménager il y a genre… trois jours ? Alors je n’ose même pas imaginer ce qu’il m’attend pour le reste à venir. Il manquerait plus que ces deux là soient de vrais lapins duracel pour avoir le droit à la sexphonie tous les jours.
La perspective est presque angoissante et oppressante. J’dois faire quoi ? Appelez les flics ? Allez les voir et les menacer de mort tous les deux ? Ou alors leur préparer un putain de plan foireux histoire de faire passer le message ?

Des coups frappent à ma porte alors que je suis entrain de lutter contre l’envie furieuse de rentrer chez eux sans y être inviter et pour leur balancer un seau d’eau glacée à la gueule. Histoire de les rafraichir un peu.
ET PUIS MERDE, comme si c’était le moment de venir me faire chier ! A tous les coups c’est l’autre connard d’à côté qui pense que c’est moi qui suis entrain de prendre mon pied et qui est venu pour me gueuler dessus.
Comme si j’avais le temps d’avoir une nana dans mon pieu en ce moment.
J’ouvre la porte à la volée, coincée dans mon sweat trop grand et un jean.

«  C’EST PAS MOI OK ?! » aurais dû être ce que j’aurai dû gueuler en ouvrant cette porte, comme un chien enragé aboyant sur tout ce qui bouge.
Mais mon souffle se coupe net, mon cœur s’arrête de battre, j’ai l’impression que mes jambes se dérobent sous mon poids plume. Comme une sorte de malaise qui s’invite pour se volatiliser en un claquement de doigts. Mon regard se fixe sur cette personne immense et fine qui s’agite dans tous les sens en claquant dans ses mains.

- T’as vu j’ai pas crié !

Et je grimace.
De douleur. Mais aussi pour cacher les larmes qui explosent à mes paupières.
J’ai le temps de rien. Ni de respirer, ni de bouger.
Milo Lawson. Le meilleur ami disparu. Le frère. L’âme sœur. Débarque à la façon d’un petit espoir, d’une petite lumière, que vous n’attendez plus.
Si bien que lorsqu’il me prend dans ses bras, engageant une étreinte du mètre cinquante contre le mètre quatre-vingt-dix, je fond en larme.
En silence.
C’est comme retrouver une part de soi au milieu de tout ce vide infini. Je lui serre le cou de mes petits bras, respire son odeur et j’ai encore du mal à y croire jusqu’à ce qu’il me repose au sol pour me tenir par les épaules.

- T’es belle !
- T’es vraiment qu’un sale con Milo !

Je le frappe sans grande conviction, les joues pleines de larmes et à deux doigts de me moucher dans son pull. Chose que je devrais faire pour le punir de m’avoir laissé sans nouvelles pendant un an.

Au lieu de ça je plonge ma main dans la poche de mon jean et me mouche dans un sopalin en pointant un doigts sur lui.

- Ta gueule. J’pleure pas à cause de toi mais à cause des connards qui copulent trop fort depuis tout à l’heure.

Pas difficile de savoir de quoi je parle, on les entend encore…
En plus de ça, je lui mens. Et je chiale. Le genre de truc qui n’arrive jamais à moins de me pousser dans une rage noire.

- Putain mais t’étais où ? Même pas tu m’envoies des cartes postales pour me montrer ce que tu visites de trop cool sans moi ! Je le pousse légèrement avant de l’attraper par la taille de le serrer plus fort contre moi. Tu m’as manqué. T’es qu’un sale con, mais tu m’as manqué.

Son retour est aujourd’hui plus que jamais, la chose dont j’avais le plus besoin ces derniers temps.
Et je l'engueulerais après.
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MessageSujet: Re: all we have Jeu 29 Sep - 19:28


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« T’es vraiment qu’un sale con Milo ! » qu’elle me réplique, les yeux brouillés de larmes qui pourraient bien m’émouvoir au point d’en verser un peu moi-même… J’suis sensible, faut pas m’juger. Et puis voir Taylor pleurer, ça me remue toujours. Mais je suis quasiment certain que ce sont des larmes de soulagement et de joie à l’idée de me revoir, alors je parviens à ne pas être contaminé. Et quand elle m’assène son premier coup, j’éclate carrément de rire. Elle a la force d’un poulet. Et puis elle n’y a pas mis beaucoup de conviction, c’était juste histoire d’appuyer ses dires. Elle renifle un peu et puis plonge une main dans la poche de son jean duquel elle tire un mouchoir. Je fais mine de m’attendrir, pinçant mes lèvres et battant des cils en joignant mes deux mains devant ma poitrine. Bien sûr, notant mon petit manège, elle s’empresse de me prévenir qu’elle ne chiale pas à cause de mon retour. Cette histoire de couple en train de copuler pique en tout cas mon attention ! Je fronce les sourcils, redresse a tête et tend l’oreille pour capter du bruit. Et j’entends précisément ce qu’elle vient de me décrire. Des halètements, des petits cris et un grincement de lit caractéristique. Il ne manque plus que le petit "flap flap" peu ragoutant de la peau humide rencontrant celle du partenaire pour parfaire le tableau. Au lieu de m’agacer (comme ça a l’air d’être le cas de mon amie) ce bruit de fond m’enchante. « C’est beau, arrête ! L’amour, c’est l’plus beau bruit du monde ! …Enfin après les pleurs d’un mioche à sa naissance sans doute… Et les miaulements trop adorables des chats qui baillent ! Bon bien sûr, c’est encore plus beau quand c’est moi qui bats la mesure mais j’trouve quand même ça chouette ! » je la taquine gentiment, effectuant quelques mouvements de va et vient avec mon bassin pour illustrer mes propos.
De toute façon, je ne suis pas dupe un seul instant. Je sais que, même si le boucan des voisins la dérange sans doute, c’est bien pour moi qu’elle pleure comme une fillette. Elle a beau jouer les dures, ma Taylor est une petite femme fragile. Une rebelle des bacs à sable, un peu dans mon genre. C’est sans doute pour ça qu’on s’entend et se comprend aussi bien.

« Putain mais t’étais où ? Même pas tu m’envoies des cartes postales pour me montrer ce que tu visites de trop cool sans moi ! » reprend-t-elle subitement, adoptant un ton faussement menaçant qui est très vite décrédibiliser par la manière dont elle m’enserre la taille. Elle vient se blottir contre mon torse et je referme mes bras autour d’elle pour la serrer à mon tour avec force, m’agitant de gauche à droite comme pour la bercer. « Tu m’as manqué. T’es qu’un sale con, mais tu m’as manqué. » « Tu m’as trop manqué toi aussi » je lui assure, en inspirant profondément pour retrouver son parfum familier et m’en imprégner. Et c’est vrai qu’elle m’a manqué. Affreusement même. Autant que ma sœur. Peut-être même un peu plus souvent parce qu’il y a davantage de mes expériences en Europe que j’aurai souhaité partager avec Taylor. Parce qu’elle me comprend, parce que nous avons les mêmes goûts, alors que pour ma jumelle : je suis un véritable ovni… A mon grand regret. J’ai parfois eu de gros coups de déprime en pensant à elle, à la distance qui nous séparait alors. « Mais j’ai sûrement manqué plus terriblement encore à ta garde robe » je finis par lui lancer en me décollant de ma meilleure amie pour la détailler de bas en haut, un sourcil arqué dans une expression sceptique. « Je t’aime, t’es la femme de ma vie, t’es canon et tout ça, mais merde, t’abuses ! …C’est un sweat à moi ça en plus, nan ? J’crois bien qu’il est à moi. En tout cas, il te met pas en valeur ma couille » je déplore, secouant la tête de gauche à droite avant de pousser un soupir de dépit.
Je l’entends déjà me dire qu’elle m’emmerde et faire mine de s’agacer. Mais elle est encore trop heureuse de me retrouver pour vraiment s’énerver contre moi et je compte en profiter.
« T’as laissé pousser tes cheveux par contre, ça te va bien. Faudrait juste leur faire rencontrer une brosse… » je poursuis en enroulant une de ses longues mèches brunes autour de mon index, avant de lui tirer la langue, dans un sourire. « Il était temps que j’revienne dans ta vie ! Mon timing est parfait ! Et puis t’en fais pas, j’ai prévu de plus jamais t’manquer ! D’ailleurs… » Je fais volte face et reviens sur mes pas, sortant de l’appartement dans lequel j’avais commencé à mettre les pieds. Je le remonte un peu et attrape mon sac et ma valise avant de me retourner vers Taylor qui a pointé sa grosse tête en dehors de chez elle. « Ta-dah ! Dis bonjour à ton nouveau colocataire ! »  
Ellie m’a dit qu’elle allait refuser tout net que je m’installe dans son appartement. Mais j’suis sûr que non ! Taylor ne me ferait pas ça. Jamais. Pas vrai ?  

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MessageSujet: Re: all we have Sam 8 Oct - 15:31





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- C’est beau, arrête ! L’amour, c’est l’plus beau bruit du monde ! …Enfin après les pleurs d’un mioche à sa naissance sans doute… Et les miaulements trop adorables des chats qui baillent ! Bon bien sûr, c’est encore plus beau quand c’est moi qui bats la mesure mais j’trouve quand même ça chouette !

J’avais presque oublié à quel point ce gars est bloqué dans une autre sphère complètement différente de la notre.
Milo est un condensé de choses positives. Peu importe la merde qui vous tombe au coin de la gueule, il verra le bon côté des choses et passera des heures à vous trouvez une solution qui sera probablement à chier.
Il paraît que c’est le geste qui compte.

Je serre dans mes bras mon meilleur ami de toujours, mon âme sœur, mon jumeau. Il représente un tas de chose pour moi, ne pas le voir pendant un an m’avait bien plus manqué que je ne l’aurai cru mais je m’en rend seulement compte alors qu’il est là, contre moi. Il m’énerve à ne pas m’avoir donné de nouvelles, d’avoir joué le mort, mais pourtant j’lui en veux pas.
Parce que c’est Milo et même si en cet instant j’suis en colère, j’aurai oublié tout ça d’ici peu. Je sais que même à des millions de kilomètres de moi, je ne perdrais jamais ma place à ses yeux clairs.

- Tu m’as trop manqué toi aussi
- Pas assez pour donner des nouvelles visiblement.

Je ronchonne un peu, plus pour la forme qu’autre chose.
Comme d’habitude.
Il nous décolle et me regarde.

- Mais j’ai sûrement manqué plus terriblement encore à ta garde robe

J’écarte les bras et inspecte ma tenue.
Quoi, qu’est-ce que t’aime pas dans mon sweat et mon jean ? J’suis très bien dedans. Une vraie maison.

- Je t’aime, t’es la femme de ma vie, t’es canon et tout ça, mais merde, t’abuses ! …C’est un sweat à moi ça en plus, nan ? J’crois bien qu’il est à moi. En tout cas, il te met pas en valeur ma couille
- J’t’emmerde ! Je lève mon doigts vers lui avant d’enchainer. T’aime pas ? C’est la prochaine collection pour la fashion week automne hiver. Je laisse retomber mes bras sur mes cuisses avant de glisser mes mains dans les poches du pull. Et ouais, c’est le tien, il est parfait pour mes révisions figure toi. Ou pour nettoyer mes chiottes

Grand sourire.
Le genre de fringues que j’utilise toujours pour me mettre à l’aise, comme une sorte de cocon qui m’aide à me concentrer et à être dans un meilleur état d’esprit que je ne pourrais l’être.

- T’as laissé pousser tes cheveux par contre, ça te va bien. Faudrait juste leur faire rencontrer une brosse…
- Eh ! Je tacle sa main du dos de la mienne. Ca va Cristina Cordula ? T’es là pour quoi, pour me faire un relooking ou pour retrouver ta meilleure pote ?
- Il était temps que j’revienne dans ta vie ! Mon timing est parfait ! Et puis t’en fais pas, j’ai prévu de plus jamais t’manquer ! D’ailleurs…

Je le regarde, sourcils froncés. Il se dirige vers la sortie, sans que je n’ai le temps de capter ce qui est entrain de se passer… Milo revient rapidement vers moi, un sac et une valise en main.
Qu’est-ce qu’il fout avec tout ça ?
Et d’abord, où est-ce qu’il a été durant toute cette année ?
J’ai déjà un million de question qui me trotte mais aucune d’entre elles ne parvient à franchir mes lèvres. Pas quand il m’annonce la couleur de sa venue qui à la teinte d’un « ta gueule t’as pas le choix » et qui me saute au visage.

- Ta-dah ! Dis bonjour à ton nouveau colocataire !
- Quoi ?

Je suis bloquée entre deux réactions.
Un fou rire ou grogner.
Ou les deux.
Pourtant rien ne sort alors que je le regarde là, de la tête aux pieds, passant de ses yeux brillants de joie à ses valises annonciatrices d’un putain d’événement qui va très certainement bouleverser mon quotidien et ma vie de solitaire.

- T’entends quoi par colocataire ? Tu vis plus chez ta mère ? Elle est malade ? Il s’est passé un truc ?

Parce qu’en perdant contacte avec Milo, j’ai perdu contacte avec l’ensemble de la famille. Et s’il s’était passé quelque chose de grave et que j’étais pas au courant ? Non, Milo me l’aurait dit.
Non plus. Il est tellement à l’ouest parfois qu’il oublierait même son nom de famille et sa date de naissance. Mais il a l’air trop heureux pour être porteur d’une sale nouvelle… Je le scrute rapidement du regard avant d’enchainer.

- Elle t’a foutue dehors, c’est ça ? C’est encore ta sœur qui t’as fais chier et qui a péter une durite parce que t’es revenue sans prévenir et que t’es partie jouer les globes trotteurs ?

Ce qui pourrait être le cas. Sa jumelle a un caractère assez spécial, du genre jeune femme propre sur elle, bien sous tout rapport, qui a une ambition aussi grosse que le cul de ma concierge – c’est pas à mal que je dis ça mais le baisodrome d’à côté me rend irritable -. Et une chose est sûre : Elle supporte très mal de voir Milo faire sa petite vie comme il l’entend, sans pour autant voir l’ambition d’une vie tranquille, monotone et chiante à mourir. Je sais pas si elle serait capable de le foutre dehors mais nous ne sommes à l’abri de rien en ce qui concerne ces deux là.
Pas que ça me foutrais en rogne de l'avoir en tant que colocataire mais j'ai pas envie qu'on jette mon pote pour ce qu'il est. Famille ou non. J'sais bien qu'il est difficile à suivre et que parfois, il est lourd mais Milo est Milo, personne le changera.
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MessageSujet: Re: all we have Mer 12 Oct - 19:32


 
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Je feints de ne pas entendre sa remarque à propos du fait qu’elle ne m’a pas suffisamment manqué pour que je lui donne de mes nouvelles. Je pourrai me lancer dans ce débat, mais quelque chose me dit que je ne parviendrai jamais à en sortir indemne. Je pourrai l’embrouiller avec une pirouette, mais j’y laisserai tout de même quelques plumes et, la dernière chose que je veux, c’est me disputer avec Taylor. Le faire avec ma jumelle a déjà été assez pénible comme ça…  Du coup, faisant la sourde oreille, j’enchaine en plaisantant au sujet de sa tenue vestimentaire. Bon, d’accord, je ne plaisante pas vraiment. Il y a un sacré laissé aller. Pas que je sois très porté sur la mode. Je m’habille à l’instinct, souvent avec des fringues achetés bon marché (quand je ne les ai pas troqué à même la rue avec de parfaits inconnus…) mais voir que mon amie ne se met pas en valeur me contrarie. Elle a un tas d’atouts à mettre en avant et elle ne le fait pas suffisamment souvent à mon sens. J’ai même entendu plusieurs personnes dire d’elle qu’elle était quelconque, voir pas très jolie, ce qui est totalement faux et me rends toujours complètement dingue ! Mais quand elle se laisse aller de cette manière, je comprends qu’on puisse ne pas voir à quel point elle est merveilleuse… Bref ! Je lui signale qu’elle abuse un peu à ce niveau et, comme d’habitude, elle en rit.    
« Ca va Cristina Cordula ? T’es là pour quoi, pour me faire un relooking ou pour retrouver ta meilleure pote ? »
« J’suis polyvalent ! Et c’qui cette Cristina ? » je l’interroge, avant de choisir de me foutre de ses réponses et de couper court à cet échange. Autant parce que je sens une fois de plus que la situation pourrait mal tourner (ou du moins se retourner contre moi) et ensuite parce que j’ai hâte de lui annoncer la bonne nouvelle.
Enfin pour moi, c’est une excellente nouvelle ! Je ne sais pas ce que va penser Taylor de tout ça pour être tout à fait honnête, mais je préfère envisager qu’elle sera aussi emballée que moi. Après tout, nous ne nous sommes pas vus depuis des mois, près d’un an et, à l’entendre, je lui ai affreusement manqué. C’est le moment de me prouver que ce n’était pas que des paroles en l’air. Quelques jours/semaines de colocation vont nous faire le plus grand bien à tous les deux, c’est certain. Et Taylor va forcément s’en rendre compte et approuver. Bon, évidemment, la connaissant, elle va tout de même souligner quelques points pour la forme, ronchonner un peu, mais elle n’aura pas le cœur à me mettre dehors.

Prenant mon courage à deux mains, je retourne donc sur mes pas pour ramener mes valises à l’intérieur de l’appartement de la brunette. Sa réaction n’est pas tout à fait celle que j’espérais. Après avoir lâché un simple « Quoi ? », voilà qu’elle me fixe sans plus rien ajouter, apparemment sous le choc. Je commence à appréhender un peu…
Et si elle a une meuf en ce moment ? Une meuf avec qui elle partage son appartement ? Merde ! J’aurai sans doute commencer par me renseigner un peu sur sa situation actuelle… Je gardais ça pour plus tard mais c’était peut-être une erreur… Parce que si elle refuse maintenant, je vais franchement me sentir stupide. Stupide et rejeté. Encore une fois… Peut-être même que je serai un peu fâché contre elle.  
« T’entends quoi par colocataire ? Tu vis plus chez ta mère ? Elle est malade ? Il s’est passé un truc ? » me questionne-t-elle sans reprendre son souffle une seule fois, apparemment un peu anxieuse elle-même.
« Quoi ? Non ! Pourquoi tu veux qu’ma mère soit malade ? » je grimace, ne faire qu’envisager cette idée m’angoissant un peu. « Si elle était malade, j’la laisserai pas toute seule en plus, pourquoi tu dis ça ? Non, c’est juste que… Enfin j’m’étais dis que ce serait chouette et…et puis… »
« Elle t’a foutue dehors, c’est ça ? C’est encore ta sœur qui t’as fais chier et qui a péter une durite parce que t’es revenue sans prévenir et que t’es partie jouer les globes trotteurs ? » résume très justement Taylor. Mais parce que je n’aime pas quand d’autres que moi font passer Ellie pour une psychorigide insupportable, pas même Taylor, je décide de déformer un peu la réalité et de faire reposer le blâme sur moi.
« Quoi ? Naaah » je la contredits donc, voulant une fois de plus éviter que la situation ne devienne désagréable et que nous nous disputions « T’y es pas du tout ! Elle voulait que je reste, elle m’a presque supplié même ! Mais j’ai refusé. Je lui ai dis que je préférai me débrouiller parce que j’pensais pas être capable de revivre avec elles deux après avoir eu mon autonomie pendant tout c’temps. C’est logique quand on y pense, non ? Enfin bref ! Du coup j’lui ai pas dis que j’venais chez toi, j’ai juste dit que j’avais trouvé un appartement, prévu mon retour etc. »
Cette partie là est vraie. Pas le fait que j’ai prévu mon retour, non, mais le fait que j’ai raconté ça à ma sœur et ma mère dont les oreilles trainaient pas loin. Elle a préféré ne pas trop se mêler de mes affaires avec Ellie. Ca vaut mieux, généralement… J’aurai bien aimé qu’elle prenne un peu ma défense mais j’ai compris qu’elle se range du côté de ma sœur. Après tout, Ellie n’est pas partie, elle…

« Bon allez, assez parlé de moi, j’veux savoir tout c’qui t’es arrivé ces derniers temps ! Dans l’détail trois ou quatre fois ! »
En vérité, j’ai plutôt envie de lui parler de ce que moi j’ai fait ces derniers mois, mais si je veux noyer le poisson, mieux vaut la laisser prendre la parole. Et puis si je parle de mon voyage et qu’elle a encore cette histoire de colocation en tête, elle ne va pas m’écouter assez attentivement. Le mieux, c’est donc que je l’amène à oublier tout ça en la faisant se livrer un peu.
« T’as quelque chose à boire ? Je viens d’traverser la moitié d’la ville à pied et j’ai trop soif ! J’ai faim aussi » je lui glisse en abandonnant mes paquets au milieu de la pièce pour aller me jeter sur le canapé de mon ami et commencer à me déchausser.
J’y suis, j’y reste. Problème réglé !
« Si t'as rien c'est pas grave, tu peux commander. J'suis pas difficile, comme tu sais ! »

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MessageSujet: Re: all we have Sam 22 Oct - 11:44





All we have
Milo & Taylor

- Quoi ? Non ! Pourquoi tu veux qu’ma mère soit malade ? Si elle était malade, j’la laisserai pas toute seule en plus, pourquoi tu dis ça ? Non, c’est juste que… Enfin j’m’étais dis que ce serait chouette et…et puis…

Pas faux. Mais même si Milo est du genre impulsif et parfois irréfléchie, sa démarche me surprend.
Ou alors j’ai clairement perdu l’habitude de ses décisions prises à l’arrache.
J’insiste quand même, au cas où. Pour sauver les apparences, Milo est un pro, si sa mère l’a foutu dehors avec humiliation, c’est à peine s’il oserait me le dire. Idem si c’était sa sœur qui s’en est personnellement chargée pour le pousser à prendre ses bijoux de famille en main.

- Quoi ? Naaah. T’y es pas du tout ! Elle voulait que je reste, elle m’a presque supplié même ! Mais j’ai refusé. Je lui ai dis que je préférai me débrouiller parce que j’pensais pas être capable de revivre avec elles deux après avoir eu mon autonomie pendant tout c’temps. C’est logique quand on y pense, non ? Enfin bref ! Du coup j’lui ai pas dis que j’venais chez toi, j’ai juste dit que j’avais trouvé un appartement, prévu mon retour etc.

Honnêtement ? Je suis sceptique. Sa sœur qui le supplie de rester chez eux ? Ca me paraît presque improbable quand on sait à quel point ils ne se supportent pas malgré leur amour fraternel plus qu’évident.
Peut-être que ça n’est finalement pas si impossible que ça. Alors je l’écoute déblatérer tout ce qu’il me raconte avec une confiance presque aveugle. C’est Milo, mon meilleur ami, mon frère, jamais il ne me mentirait.
Bon, tout dépend pourquoi, certes.

- J’ai du mal à croire qu’elle t’ai cru aussi organiser…

Mon sourire s’élargit, gentiment moqueur.
Le jour où Milo sera aussi prévenant et aussi carré dans ce qu’il fait, je deviendrais hétéro. Quoi que ce mec est tellement surprenant que je prends des risques à jouer ma sexualité sur ça. Mais tout ça ne change rien au point essentiel : Cette colocation qui me tombe sur le coin de la gueule sans prévenir. Je n’peux définitivement pas le laisser s’humilier auprès de sa famille en le renvoyant là bas, la queue entre les jambes, tout ça ne donnerait qu’une raison supplémentaire à sa frangine pour le descendre un peu plus. Et d’un autre côté… avec la merde dans laquelle je suis avec les KoS, c’est pas la meilleure idée du siècle que d’avoir se fouineur entre ces murs. J’ai pas envie qu’il sache l’existence de ce merdier tout comme j’ai pas envie de l’y mêler, rien que pour sa sécurité.

- Bon allez, assez parlé de moi, j’veux savoir tout c’qui t’es arrivé ces derniers temps ! Dans l’détail trois ou quatre fois !

Il détourne mon intention, je ne lui en tiens pas rigueur alors que je suis entrain de livrer mentalement bataille. Accepter ou refuser ? Comment j’pourrais lui refuser ça alors que ça fait un an qu’on ne s’est pas vu ? Je n’suis pas le genre de personne à jouer les gentilles par peur de vexer quelqu’un mais là, j’peux pas m’y résoudre alors qu’au fond de moi, même s’il me les brise à débarquer comme ça et jouer sa diva, je suis contente de le voir. Il m’apparaît comme une sorte de bouée de sauvetage, prêt à me rendre ce quotidien de merde moins compliqué qu’il ne l’est.

- T’as quelque chose à boire ? Je viens d’traverser la moitié d’la ville à pied et j’ai trop soif ! J’ai faim aussi. Il se jette sur le canapé et jette ses baskets sur le sol. Si t'as rien c'est pas grave, tu peux commander. J'suis pas difficile, comme tu sais !

Je le regarde faire, sourcils froncés avant de me diriger vers lui et de le pousser du pied pour qu’il me fasse de la place.

- Eh Queen M ! J’suis pas ta bonne donc si tu veux quelque chose, tu lèves ton cul. En plus moi j’ai déjà mangé. Je m’écrase contre le canapé, près de lui, sourire aux lèvres. Donc si t’as faim… je désigne le téléphone fixe d’un coup d’œil pour lui faire comprendre qu’il n’a qu’à se débrouiller tout seul pour le faire.

Tournée vers mon ami, mains dans les poches de son sweat, j’enchaine.

- Si tu veux vivre avec moi, va falloir que tu bouges ton cul mon vieux. Il est parfois tête en l’air mais c’est un chouette type, jamais il ne me laisserait en galère. Et si tu ne le fais pas, tu seras de corvée de chiotte pendant trois semaines.

Je le laisse imaginer la cuvette des W.C et je suis certaine que son imagination se charge de lui faire voir des choses qui le feraient presque gerber.

- Toujours faim ? Je ricane et d’un geste des hanches, je viens m’allonger, tête sur ses genoux en le fixant de mes yeux fatigués. J’arrive pas à croire que tu sois revenu, j’ai l’impression que ça fait une éternité que j’ai pas vu ta sale tronche de fouine.

On s’aime, ça n’est pas nouveau. Notre amour est particulier et je n’pourrais jamais vivre sans ce type dans ma vie.
Je tire sur les ficelles de son pull, m’accordant ce bref moment d’accalmie.

- Tu peux vivre ici, tu sais que jamais j’te laisserais dehors. Et puis ça fait combien de temps qu’on parle de pouvoir se faire une coloc’ ? Une éternité, depuis qu’on est gosse où on a toujours dit qu’on se ferait une colocation de la mort avec pizza et jeux vidéos. Le revoir me plonge en enfance et me coupe de la merde qui m’entoure. En plus, j’commençais à me faire chier toute seule dans cet appart’, il me manquait quelqu’un pour faire mon ménage et ma bouffe.

Je le regarde en le taquinant, lui envoyant une pichenette dans le nez qui le fait grimacer.

- Bon raconte un peu ta vie de globe-trotter parce que je sais que t’attends que ça depuis tout à l’heure. Tu m’as ramené un souvenir au moins ?

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MessageSujet: Re: all we have Dim 23 Oct - 19:40


 
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Elle va pas y croire, mais elle va pas insister. C’est là-dessus que je compte. Sur le fait que Taylor ne va pas vouloir me faire de la peine inutilement et enfoncer le clou. Parce que de la peine, j’en ai. J’aurai aimé que mes retrouvailles se passent pour le mieux et que ma famille m’accueille à bras ouverts. Ca n’a pas été le cas. Ellie, ce qu’elle voulait, c’était régler ses comptes et me faire payer mon départ et mon année sabbatique. J’comprends que ma jumelle ait eu les boules… Elle s’est retrouvée à devoir tout gérer et elle s’est sûrement sentie un peu lésée. Peut-être que j’aurai dû lui proposer de m’accompagner en Europe. Mais je savais qu’elle dirait non alors à quoi bon ? Et puis elle aurait essayé de me culpabiliser pour me faire rester. Tout ça parce que, de son côté, elle n’a pas les couilles de faire quoi que ce soit. Je le sais, elle le sait et elle sait que je le sais. Elle veut me faire payer cette liberté dont je jouis et dont elle ne veut même pas au final… Bref, Taylor sait que tout ça doit me chagriner et je compte sur elle pour ne pas trop insister.  
« J’ai du mal à croire qu’elle t’ai cru aussi organiser… » réplique-t-elle seulement, dans un sourire un peu moqueur que j’accueille en élargissant encore un peu le mien. Je dois dire que je suis soulagé. Non pas seulement parce qu’elle n’a pas insisté et cherché à savoir le fin mot de cette histoire, mais parce que je réalise que, malgré tout ce temps passé au loin nous nous connaissons encore par cœur. Taylor sait quand passer certaines choses sous silence, quand elle a droit de me taquiner ou pas.
Je sens bien de mon côté que ça la démange, mais elle va me laisser le temps. Elle sait parfaitement qu’un beau jour, je vais tout lui raconter. Nous aurons certainement une discussion un peu sérieuse à propos de mon irresponsabilité, du mal que mon départ a pu faire autour de moi. Elle me dira peut-être qu’Ellie a agit de la sorte parce qu’elle s’était sentie abandonnée, comme elle avait pu se sentir abandonnée et qu’elle la comprenait même un peu… Je présenterai mes excuses – des excuses sincères – et nous passerons à autre chose. C’est comme ça que ça fonctionne. Comme ça qu’on fonctionne.
Pour le moment… Eh bien ce n’est pas le moment, tout simplement. Alors nous allons jouer les autruches l’un comme l’autre et éviter les sujets sérieux et pouvant nous amener à nous disputer. Ca aussi, je le sais, Tay le sait et sait que je le sais !

Savourant la quiétude de ces retrouvailles ci, je me laisse aller dans le sofa de mon amie qui vient me bousculer pour que je lui fasse un peu de place. Elle m’apprend ensuite qu’elle a déjà mangé et que, si je veux quelque chose, je vais devoir me débrouiller. Je suis son regard jusqu’à sa ligne de téléphone fixe et grimace. Est-ce que c’est le moment pour lui annoncer que je suis plus fauché que les blés ? Je crois que c’est le moment. Je devrai lui dire quelque chose comme : « J’commanderai bien, mais avant, faut que je sois sûr que tu peux payer parce que moi, j’peux pas. J’suis venu avec ma bite, mon amour pour toi et mon couteau Taylor, c’est tout ! » Mais je ne dis rien de tel. A la place, je laisse le silence s’étirer encore un peu entre nous. Jusqu’à ce que mon amie le rompe.
« Si tu veux vivre avec moi, va falloir que tu bouges ton cul mon vieux. Et si tu ne le fais pas, tu seras de corvée de chiotte pendant trois semaines. »
Nouvelle grimace. Nettoyer les chiottes, c’est dégueu ! Mais je trouve ça moins dégueu que de nettoyer le siphon de la baignoire ou de la douche… Tous ces poils… ces longs cheveux… Putain ça m’dégoute ! J’en frisonne violemment alors que mon amie se moque de moi.
« Déconne pas avec ça » je gémit pendant qu’elle vient s’installer sur moi, pour mon plus grand plaisir. J’en oublie presque à quel point elle est dégueulasse… Presque.
« J’arrive pas à croire que tu sois revenu, j’ai l’impression que ça fait une éternité que j’ai pas vu ta sale tronche de fouine » me confie-t-elle ensuite, attrapant le bas de mon pull pour jouer avec, pendant que je fais courir une main sur son visage, m’attardant à suivre l’arrête de son nez de l’index. Son visage, je le connais par cœur. Son corps aussi, pour ce que ça vaut…
Je lui souris pendant qu’elle fixe mon, je cite donc : visage de fouine.

« Tu peux vivre ici, tu sais que jamais j’te laisserais dehors. Et puis ça fait combien de temps qu’on parle de pouvoir se faire une coloc’ ? »
« Une éternité ! » je lui répond avec entrain, ravi qu’elle accepte. En même temps, je n’ne doutais pas. Elle aurait été incapable de me foutre à la porte.
Mais elle me fait rapidement ravaler mon air d’abruti en m’assénant une petite pichenette dans le nez. Je le fronce et y porte ma main. Je le frotte un peu, plus par principe que parce qu’elle m’a réellement fait mal et l’écoute reprendre. Et une fois encore, elle me confirme qu’elle peut lire en moi comme dans un livre ouvert. Je ne peux pas avoir le moindre secret pour cette nana, c’est dingue !
« Tu m’as ramené un souvenir au moins ? »
« Des milliers ! Vire ta grosse tête, j’vais t’montrer » je m’enthousiasme en la faisant se redresser pour pouvoir aller fouiller dans ma valise.
Je vais m’accroupir à côté et l’ouvre en vitesse avant de commencer à étaler mes vêtements un peu partout pour trouver ce qui m’intéresse. Une grosse boite métallique qui contient un tas de souvenirs… Je m’immobilise un instant en l’observant. Je pense à Ellie. J’aime Taylor profondément, mais j’aurai voulu que ma jumelle soit la première à découvrir tout le contenu de ce boitier. Cette pensée m’attriste un peu, mais je me force à me ressaisir. Prenant une longue inspiration, je me redresse d’un bond, un large sourire étalé sur mon visage. Je reviens vers mon amie et me laisse lourdement tomber sur son canapé. Je pose la boite sur mes genoux mais, avant de l’ouvrir, je commence à fouiner dans les poches de mon blouson de cuir que j’ai toujours sur le dos.
J’en sors de quoi me rouler un petit joint avant de me lancer dans mon récit. Je dépose le tout sur le couvercle de la boite, sous el regard de mon amie…
« J’peux rouler ? » je pense enfin à lui demander.
Elle sait que je fume comme un pompier. Elle sait parfaitement ce que je fume. Mais avant mon départ, je me contentais de fumer pendant des soirées ou quand nous étions dans des endroits en plein air. Maintenant, je roule à toute heure du jour et de la nuit, en extérieur comme à l’intérieur. Et si je me fie à l’expression de son visage, ce changement dans mes habitudes n’est pas pour lui plaire…
« C’est thérapeutique… » je mens effrontément.

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MessageSujet: Re: all we have Mer 16 Nov - 22:11





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- Des milliers ! Vire ta grosse tête, j’vais t’montrer

Je lâche un soupire de réprobation pour la forme – parce que OUI, je râle tout le temps mais c’est pour ma santé – et me redresse pour m’assoir, non sans dissimuler une pointe d’excitation face à ce qu’il va me montrer. Qu’est-ce qu’il m’a ramené de là bas ? De tous les endroits qu’il a visités ? C’est un foutu veinard d’avoir eu les couilles de partir et de faire son p’tit tour du monde mais ça, c’est tout Milo. Son côté aventurier, mine de rien courageux, et bohème, un peu.
Milo fouille dans sa valise, je l’observe distraitement. Dire qu’on va vivre ensemble, lui et moi… J’ai encore du mal à m’imaginer mais finalement, pourquoi pas ? C’est comme une évidence, ça fait des années qu’on imagine un moment comme celui-ci et même si je tiens à mon espace vitale… Non, Milo c’est différent. Et ce p’tit con m’a cruellement manqué.

Il revient à moi, se laisse tomber comme un gros sur le canapé avec sa boite métallique sur les genoux, tout en fouillant dans sa veste en cuir.
Mon sourire s’évanouit à la seconde où je le vois sortir de quoi fumer un joint, comme ça, à cette heure là de la journée comme si c’était sa petite clope du matin.

- Tu fous quoi là ?
- J’peux rouler ?

Je lève mon regard vers lui, une expression pas tellement chaude sur la gueule. Il fait bien ce qu’il veut de son cul et du reste, il m’ait déjà arrivé de fumer ça avec lui en soirée ou de rares fois, dans un parc. Mais il m’a sortie ça de manière tellement naturelle et spontanée que j’peux pas croire que ça soit juste un joint « comme ça ». Trop peu d’hésitation, trop d’assurance dans son geste.
Et il le comprend rien qu’à ma gueule.

- C’est thérapeutique…
- Fous toi bien de ma gueule toi. Je pousse sa grosse tête du bout de mon index. Tu m’dis ça alors que je suis en médecine, idiot.

Mais pas si idiot que ça, j’le sais. Milo n’était peut-être pas très scolaire mais il en a dans le crâne, il est débrouillard et malgré l’immonde merde dans laquelle il peut se mettre parfois, il trouve toujours une solution à tout.

- Ce truc c’est pas bon pour toi et ton diabète, surtout si tu fumes cette merde tous les jours comme une clope. Mais c’est jour de fête alors vas-y. Je me laisse retomber dans mon canapé, avant d’enchainer. Par contre, pas de ça chez moi hein. Enfin pas tout le temps j’veux dire.

Cette boule au fond de ma gorge ? La culpabilité de lui faire la petite leçon de morale Taylorienne alors que je deal des médicaments pour me faire du fric… pour remplacer une dette auprès d’un gang fou furieux de motard.
Paie ton putain d’exemple en terme de leçon de vie.
De toute façon, j’ai pas envie de gâcher ce moment avec lui, pas quand on vient tout juste de se retrouver. Je tousse dans le creux de mon poing et m’agite sur place, en voulant choper la boite en métal.

- Bon et mes souvenirs, tu me les montres ? Ah et par contre, tu dormiras dans le canapé du salon, j’ai pas de chambre supplémentaire. Mais peut-être que quand t’aura trouvé un job, on pourrait voir pour s’prendre un appartement adapté pour nous deux.

Ou peut-être que c’est pas non plus l’idée du siècle avec tout ce qui se trame dans mon existence actuellement, mais j’me dis que d’ici là, j’ai peut-être le temps de tout remettre au clair.

- Etonnant que tu ne nous ai pas ramené une jolie polonaise ou italienne. T’as procréé combien de fois pendant ton voyage, dis-moi ? Ah moins que tu aies préféré faire proliférer tes MST.

Je ricane en me moquant gentiment de lui, sachant parfaitement que c’est exactement le genre de connerie qu’il aurait pu salement me balancer. Notre relation a toujours été particulière, naturelle, voir brute de décoffrage.
Le genre de relation que l’on a avec son frère.


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MessageSujet: Re: all we have Dim 20 Nov - 12:54


 
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« Fous toi bien de ma gueule toi » tique Taylor avec réprobation, avant de venir me bousculer gentiment de l’index, et de me faire la leçon.
Je prends bien soin de l’écouter bien sûr, pour ne pas me faire engueuler davantage. Je la laisse aller au bout de son plaidoyer, gardant mon regard braqué sur un point entre ses deux yeux pour faire croire que je m’imprègne de son petit discours. Tout ce que j’en retiens bien entendu : c’est qu’elle m’autorise à rouler, parce que c’est jour de fête. Je lui adresse donc un large sourire satisfait et passe un bras autour de son cou pour l’attirer à moi et déposer un bécot bruyant sur sa joue.
« Non t’inquiète ! Je gère et je serai sage ! » je lui assure en me remettant au travail et en déposant un peu d’herbe sur un coin de la boite pour me préparer mon joint dans les règles de l’art.
Je prends note mentalement de ne pas lui parler de toutes les expériences psychédéliques que j’ai faites durant mon séjour en Europe. Quoi que ce serait le moment idéal… Comme elle le dit : c’est jour de fête ! Et puis j’ai effectivement réussi à gérer et les incidents à déclarer ont été plutôt minimes. Je me suis juste un peu chié sur la fin, mais ce n’était pas à cause de champignons hallucinogènes, de shit ou de quoi que ce soit de ce genre, j’avais simplement un peu abusé sur l’alcool. Bon, d’accord, peut-être que j’avais VRAIMENT abusé sur l’alcool ce soir là. J’en ai aucun souvenir…
Bref, mon herbe magique n’est pas à blâmer pour ça. Mais peut-être que je devrai malgré tout éviter d’expliquer les véritables raisons de mon retour à Chicago à mon amie. Je vais simplement persister avec cette histoire de nostalgie vis-à-vis de ma ville natale et de mon envie irrépressible de retrouver mes proches. Ca lui fera assurément plus plaisir que d’apprendre la vérité.  

« Bon et mes souvenirs, tu me les montres ? » me relance-t-elle alors que je termine tout juste de m’langer mon tabac avec ma petite réserve spéciale « Ah et par contre, tu dormiras dans le canapé du salon, j’ai pas de chambre supplémentaire. Mais peut-être que quand t’aura trouvé un job, on pourrait voir pour s’prendre un appartement adapté pour nous deux. »
Je roule habilement mon papier, me fendant d’un sourire en lui jetant un regard amusé.
« Dis donc ! Tu prends c’t’histoire de colocation plus au sérieux que j’pensais ! » je la taquine. « Ce serait trop cool ouais ! Puis t’inquiète pour le canapé. Et pour le job. J’vais vite trouver, tu vas voir. J’vais même sûrement gagner deux fois plus que toi avec ta pauvre paie d’interne. »
Je passe ma langue sur le papier et utilise un petit crayon de bois pour terminer de tout tasser. Voilà, c’est prêt ! Et il est comme d’habitude parfaitement calibré et réussi. J’suis un dieu du roulage ! Dommage que ma famille ne sache pas vraiment apprécier mes talents…
« Faudra qu’tu m’expliques où t’en es avec ça d’ailleurs ! Oublie pas d’utiliser Urgences et le Docteur Carter en référence, sinon j’vais rien capter à tes histoires. D’ailleurs, j’ai pris mille ans de retard sur mes séries. J’savais pas qu’les européens avaient pas les shows en même temps qu’nous ! Enfin dans certains coin, si ou avec des abonnements spéciaux on m’a dit, mais sinon faut qu’ils attendent genre un an ! Tu t’rends compte comme c’est naze ? »

Une fois ce débat clôturé, nous abordons un autre sujet. Enfin elle aborde un autre sujet. Celui de mes relations sexuelles. Certains pourraient rougir ou se renfermé face à de tels sujets – surtout dans notre Amérique puritaine – mais ce n’est pas mon cas. Je suis particulièrement à l’aise avec ce genre de sujet et avec mon corps davantage encore. En fait, il y a très peu de sujets que je n’aborde pas. Surtout avec Taylor qui est ma moitié.    
« Déconne pas ! J’ai cru que j’avais chopé des morpions un moment ! Ca m’démangeait à mort ! Puis en fait c’était pas ça. J’ai pas trop compris c’que c’était d’ailleurs parce que j’étais au Portugal et j’parle pas le portugais » je lui explique avant de revenir sur ces histoires d’italiennes et polonaises… « En tout cas, si tu veux tout savoir, la tuyauterie a tenu le coup et j’peux même pas te dire combien de meufs je me suis faites pendant ce séjour ! Si tu veux faire le calcule, dis-toi qu’en gros, j’ai quasiment jamais dormi seul et que parfois, j’avais plus d’une fille avec moi… J’te jure qu’elles sont vraiment pas farouches de l’autre côté d’l’Océan ! En France surtout, c’était la putain d’folie ! Elles couchent dès le premier soir ! Et d’ailleurs, c’est pas vrai cette histoire comme quoi les européennes elles s’épilent pas. Elles étaient même quasiment toutes en mode intégral » je lui explique, plaçant mon index et mon majeur de chaque côté de ma bouche avant de sortir ma langue pour mimer un cuni. J’éclate ensuite d’un rire franc, avant de fouiller dans mes poches, à la recherche d’un briquet pour allumer mon pétard. « C’était trop bien. J’te jure c’est moi qui devait parfois freiner l’truc tellement elles étaient gourmandes ! Au début j’me sentais coupable de les priver d’ma queue, tu vois l’genre ? J’me pointe et j’suis pas capable de leur faire vivre un avant goût du rêve américain ! J’me sentais mal quoi ! » je continue de plaisanter en tirant une première bouffée sur mon joint, avant de recracher un nuage de fumée bleuté dans l’air. « J’suis dégouté de pas avoir pu ramener c’que j’voulais… J’ai acheté ça en arrivant ici » j’explique à Taylor en lui proposant de tirer une latte ou deux. « Ma couille, j’ai testé les Coffee Shop d’Amsterdam, c’était le putain de pied…  J’te jure, j’vais aller m’installer là-bas. J’vais en ouvrir un. C’est le but ultime de ma life maintenant… »
Poussant un soupir empreint de nostalgie, je me laisse aller sur le canapé, repensant aux bons moments que j’ai vécu durant ce petit tour d’Europe improvisé… Et puis je me ressaisi et ouvre enfin la boite métallique sur mes genoux, après avoir rangé mon matos.

Bien sûr, c’est un bordel sans nom là-dedans. Je commence par sortir une liasse de papiers, entourée d’un élastique et les lui tend.
« Tu liras plus tard ça. C’est des lettres que j’écrivais quand j’avais deux minutes. J’pensais souvent à toi en écrivant.  D’autres fois à Ellie ou à ma mère mais tu peux lire quand même. Y a aussi des espèce de poème à la con dedans et puis des dessins » je lui explique en lui remettant le tout, avant de recommencer à fouiner. « Ca c’est des bracelets qu’on nous file aux festivals. J’en ai fait un max et j’pouvais pas tous les mettre » je poursuis en lui en sortant quelques uns, avant de relever mes manches pour lui montrer ceux que j’ai encore sur les poignets. « J’ai vu des centaines de concerts là-bas ! Ca a été mon plus gros budget en fait. Oh regarde ! Ca c’est des pierres que j’ai ramassé sur des plages à droite à gauche. Y a aussi des coquillages. »
Et pendant les dix minutes qui suivent, je lui vide le contenu de ma boite et lui raconte des dizaines d’anecdotes sur mon voyage, mes conquêtes, essayant de lui expliquer dans quel état d’esprit je me trouvais à tel ou tel moment. Entre temps, mon joint s’est consumé et j’ai déjà envie d’en rouler un second. Mais je me contiens pour ne pas l’agacer.
« Et voilà. J’ai encore un millier de trucs à te raconter, mais sans support. Et faudra que j’te présente quelques personnes que j’ai rencontrées là-bas ! C’était vraiment, vraiment chouette. J’regrette pas du tout d’avoir mis les voiles » je lui souris, ravi qu’elle se soit montrée si attentive et enthousiaste pendant tout ce temps. « J’ai un milliard de photos aussi ! Elles sont sur le Cloud. On m’a dépouillé d’mon phone pendant qu’j’étais dans les vapes en Allemagne mais dès que j’mettrai la main sur un ordi, j’pourrai les récupérer ! Tu vas voir comme c’était beau ! Tout ! Partout ! »

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MessageSujet: Re: all we have Mar 20 Déc - 11:42





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- Dis donc ! Tu prends c’t’histoire de colocation plus au sérieux que j’pensais !

Si ça peut t’rassurer, moi aussi je suis étonnée de mon propre sérieux.
J’adore Milo. Non, je l’aime. Comme un frère, un vrai. Mais ma solitude, j’y tiens, ne serait-ce que pour avoir un calme permanent à la maison sans que personne ne m’emmerde mais aussi parce que depuis le coup de la banque, j’ai tendance à être casanière. Dommage pour quelqu’un comme moi qui, avant, aimait le contact humain. Tout dépend de mes humeurs en réalité et c’est sûrement parce que je suis soulagée et foncièrement heureuse de revoir ce petit con, que je me laisse porter par mes émotions à lui dire : Come on Dude, toi et moi en coloc’, on en à toujours rêver !
Même si j’vais sûrement ronchonner d’ici trois jours parce que j’aurai déjà fait connaissance avec quatre de ses calbutes sales et une dizaine de paires de chaussette perdues entre le frigo et la salle de bain.

- Ce serait trop cool ouais ! Puis t’inquiète pour le canapé. Et pour le job. J’vais vite trouver, tu vas voir. J’vais même sûrement gagner deux fois plus que toi avec ta pauvre paie d’interne.
- Raison de plus pour que t’emménage, comme ça tu paieras un peu plus de la moitié du loyer.

Ca va, il sait que j’déconne.
Je ne doute absolument pas de sa parole concernant le job. On aura beau dire tout ce qu’on veut de Milo, il n’a jamais craché sur un taff, il aime toucher à tout et apprendre n’importe quoi, même si ça lui servira à rien.
Et quand à ma petite paie d’interne…Il vaut mieux qu’il ne sache pas ce que je fous trois fois par semaine à déambuler dans certains quartiers, mon sac dissimulant quelques dizaines de boites de médocs.
La voix de Milo me ramène sur terre alors qu’il termine de rouler son joint parfait. Il m’a toujours fasciné par sa dextérité qu’il possède au bout de ses doigts pour ce genre de truc.
Chacun son talent avec ses mains…

- Faudra qu’tu m’expliques où t’en es avec ça d’ailleurs ! Oublie pas d’utiliser Urgences et le Docteur Carter en référence, sinon j’vais rien capter à tes histoires. D’ailleurs, j’ai pris mille ans de retard sur mes séries. J’savais pas qu’les européens avaient pas les shows en même temps qu’nous ! Enfin dans certains coin, si ou avec des abonnements spéciaux on m’a dit, mais sinon faut qu’ils attendent genre un an ! Tu t’rends compte comme c’est naze ?

- C’est bien connu que les Européens sont à la ramasse pour un tas de truc. C’est à s’demander s’ils n’ont pas un décalage horaire de 20 ans parfois.

J’hausse les épaules et enfonce mes mains bien dans les poches de mon -son- sweat avant de poursuivre.

- Toujours dans les études, j’suis en deuxième année d’internat, en phase de choisir ma spécialisation. J’hésite entre la médecine légale, tu sais les autopsies à la morgue là, pour savoir comment un type est mort. Ou alors un truc en chirurgie. J’aime bien les urgences aussi… Bref, j’hésite encore.

J’hésite, tâtonne entre deux spécialités jusqu’à ce que la réalité me rattrape.
Et si j’me fais choper pour tous ces médocs que je deal en échange d’argent ? Et si ma carrière était foutue après ça ? Parce que je n’rêve pas et je n’ai aucun espoir… Si qui que ce soit me grille, j’suis foutue et j’aurai le droit à aucune deuxième chance.
Adieu la médecine, adieu tous ces efforts donner dans le vent.
Rien que d’y penser, l’angoisse remonte et je la digère difficilement en balançant un autre sujet sur le tapis, un truc bien plus léger et plus joyeux que ma vie chaotique.
Sa sexualité.
Aucune gêne dans ma voix, aucune gêne dans son regard. C’est un sujet qui n’est absolument pas tabou entre nous, tout comme notre pudeur. Combien de fois ça nous ait arrivé de nous retrouver à poil chez moi ou chez lui, sans aucun complexe, à déambuler entre chambre et douche ?

- Déconne pas ! J’ai cru que j’avais chopé des morpions un moment ! Ca m’démangeait à mort ! Puis en fait c’était pas ça. J’ai pas trop compris c’que c’était d’ailleurs parce que j’étais au Portugal et j’parle pas le portugais

Pourquoi j’suis pas étonnée…

- En tout cas, si tu veux tout savoir, la tuyauterie a tenu le coup et j’peux même pas te dire combien de meufs je me suis faites pendant ce séjour ! Si tu veux faire le calcule, dis-toi qu’en gros, j’ai quasiment jamais dormi seul et que parfois, j’avais plus d’une fille avec moi… J’te jure qu’elles sont vraiment pas farouches de l’autre côté d’l’Océan ! En France surtout, c’était la putain d’folie ! Elles couchent dès le premier soir ! Et d’ailleurs, c’est pas vrai cette histoire comme quoi les européennes elles s’épilent pas. Elles étaient même quasiment toutes en mode intégral
- Putain de veinard. J’ai l’impression d’être une none à côté de toi maintenant ! Je souris devant son geste obscène – ahem – et me cale dans le canapé avant d’enchainer… Ceci dit, mode intégral, ça fait pas petite fille quand même ? J’trouve ça presque glauque.
- C’était trop bien. J’te jure c’est moi qui devait parfois freiner l’truc tellement elles étaient gourmandes ! Au début j’me sentais coupable de les priver d’ma queue, tu vois l’genre ? J’me pointe et j’suis pas capable de leur faire vivre un avant goût du rêve américain ! J’me sentais mal quoi !
- Ca aurait été dommage de leur privé de Milo Jr le Conquérent. J’espère que l’avant-goût du rêve américain que tu leur as donné n’était pas une panne parce que tu savais plus où donner de la tête avec toutes ces meufs autour de toi.

Tu peux l’dire si tu savais plus où donner de la q… tête.

- J’suis dégouté de pas avoir pu ramener c’que j’voulais… J’ai acheté ça en arrivant ici

J’hésite lorsqu’il me tend le joint, le regarde une demi-seconde avant de le prendre et de tirer deux lattes. Pourquoi pas après tout ? Ca m’fera pas de mal vu la situation et puis merde, c’est jour de fête, revoir Milo est un peu comme le signe que j’attendais, celui qui va m’faire croire que tout va s’arranger. Au moins pour quelques jours.

- Ma couille, j’ai testé les Coffee Shop d’Amsterdam, c’était le putain de pied… J’te jure, j’vais aller m’installer là-bas. J’vais en ouvrir un. C’est le but ultime de ma life maintenant…
- Et moi j’ouvrirai un sexshop juste à côté. Ou à l’intérieur tiens, un Café/Sexshop, histoire de décoincer les plus puritains autour d’un bon café.

Mon sourire est large, appréciant plus que je ne l’aurai penser de retrouver ce genre de conversation naturelle et spontanée, de retrouver Milo tout court comme s’il n’était jamais partie d’ici.
Il finit par ranger son matos et par ouvrir la fameuse petite boite en métal qui recèle visiblement un tas de souvenirs de son périple. C’est un gros bordel, mais c’est presque un bordel qui a du sens. Un bordel à la Milo.

- Tu liras plus tard ça. C’est des lettres que j’écrivais quand j’avais deux minutes. J’pensais souvent à toi en écrivant. D’autres fois à Ellie ou à ma mère mais tu peux lire quand même. Y a aussi des espèce de poème à la con dedans et puis des dessins

Je récupère toutes les lettres, sourire aux lèvres, dissimulant à quel point ça me touche. Rien à foutre qu’il ne les ai pas envoyé, elles sont là quand même.

- Ca c’est des bracelets qu’on nous file aux festivals. J’en ai fait un max et j’pouvais pas tous les mettre. J’ai vu des centaines de concerts là-bas ! Ca a été mon plus gros budget en fait. Oh regarde ! Ca c’est des pierres que j’ai ramassé sur des plages à droite à gauche. Y a aussi des coquillages. »

Je m’émerveille comme une gamine devant ses bracelets, m’imaginant l’ambiance d’un festival en Allemagne ou en Angleterre même si je ne pourrais jamais connaitre cette délivrance devant une scène, à s’oublier, chanter, danser, se prendre dans les bras… J’imagine aussi la paix d’une plage, les soirées que j’aurai voulu partager avec lui là bas à boire quelques bières, à refaire le monde avec celui qui m’a toujours comprise et qui ne me prenait jamais pour une folle lors de mes crises à cause d’un son trop élevé.
Je l’écoute TOUT me raconter, m’enthousiasme, je voyage carrément avec lui d’un pays à un autre, le sourire aux lèvres. Pendant ces longues minutes, j’en oublie qui je suis, le deal de cachetons, les KoS, mon frère, ma vie chaotique, pour la façonner d’une toute autre façon.

- Et voilà. J’ai encore un millier de trucs à te raconter, mais sans support. Et faudra que j’te présente quelques personnes que j’ai rencontrées là-bas ! C’était vraiment, vraiment chouette. J’regrette pas du tout d’avoir mis les voiles

Je me lève et ouvre le frigo pour aller chercher deux bières parce que, tout ça, ça va se fêter jusqu’au bout de la soirée, voir de la nuit. J’en sais trop rien, je n’ai juste pas envie de redescendre de ce petit nuage dans laquelle Milo m’a placé avec toutes ses mésaventures.
Je viens m’installer de nouveau à côté de lui et lui tend sa bouteille que j’ai décapsuler avec le briquet.

- J’ai un milliard de photos aussi ! Elles sont sur le Cloud. On m’a dépouillé d’mon phone pendant qu’j’étais dans les vapes en Allemagne mais dès que j’mettrai la main sur un ordi, j’pourrai les récupérer ! Tu vas voir comme c’était beau ! Tout ! Partout !
- Pourquoi t’étais dans les vapes toi encore ? Je me penche vers le téléphone et lui balance le prospectus de pizza. Tiens, choisis. C’est juste parce que tu m’as ramené plein de souvenir et que tu m’fais rêver avec tes histoires de baroudeur. J’attends qu’il fasse son choix, passe commande de deux pizzas et lui chope le joint qu’il tient entre ses deux doigts, tire une autre latte et commence à constater un léger effet sur moi. T’as qu’à prendre mon ordi s’tu veux, j’vais te le chercher, bouge pas.

Direction ma chambre où je chope mon ordinateur portable, récent cadeau de mes parents suite au crash du précédent, l’ouvre, tape le code et le lui file.

- Allez continuer de me faire rêver tête de nœud.

Je me cale contre lui, glisse mon bras sous le sien en continuant de boire ma bière.
Exactement le genre de soirée que j’attendais, dont j’avais besoin.
Mon meilleur pote, une bière, une pizza et d’innombrables photos pour te faire oublier ce putain de crash qui t’attend au tournant.

FIN POUR MOI
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