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 SAISON II # EVENT 1

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MessageSujet: SAISON II # EVENT 1   Sam 23 Déc - 10:18




SAISON 2 # INTRIGUE 2

1 ■ Synopsis
Novembre, the 30th, 2017 - 10:26 am ; SOUTHSIDE (CHICAGO MEDICAL CENTER)

Elle pourrait avoir le cœur battant. Elle pourrait être nerveuse mais elle ne l'est pas. Aveuglée qu'elle est par la colère. Aveuglée qu'elle est par le désir de vengeance. Il est petit le calibre qu'elle a dans son sac. Tout petit. Mais suffisant. Bien suffisant pour accomplir ses sombres desseins. Elle a prévu de nombreuses balles parce qu'elle veut faire des dégâts. Elle veut prendre aux familles du personnel médical ce qu'on lui a pris à elle. Oh elle a bien des noms en tête, des cibles précises, parce qu'elle a eu ces informations au moment du décès de son époux. Elle a rencontré les chirurgiens qui se sont occupés de lui. Elle sait. Trois noms. Et avant d'arriver à ces trois noms, elle est bien décidée à tuer tous ceux qu'elle trouvera sur son chemin. Elle joue de chance dès son arrivée ceci dit. Une question sur les chirurgiens et si on ne sait pas lui dire où se trouvent les deux internes, Sidney vient tout juste de quitter les urgences pour monter jusqu'au scanner où un patient à elle l'attend. D'ailleurs, la veuve aperçoit un peu plus loin la chevelure flamboyante du chirurgien disparaître au coin du couloir. Alors elle s'avance dans la même direction prise par Sidney. Sur ses pas, elle accélère. Et dans un long couloir elle l'interpelle.

« Docteur Christensen ! »

La rousse s'arrête, faite volte-face et plisse les yeux quelques instants jusqu'à ce qu'elle reconnaisse l'épouse de son patient décédé.

« Madame Leroy. »

Et elle s'approche. Elle n'a pas idée. La veuve, elle, a sa main à l'intérieur de son sac, refermée sur l'arme chargée et prête à être utilisée.

« Vous vous souvenez de moi...
- Bien sûr que je me souviens de vous. »

Silence. Bref.

« Écoutez j'ai un patient qui m'attend mais si vous voulez que nous rediscutions de votre époux, je peux vous retrouver d'ici une dizaine de minutes à la cafétéria. »

Elle le propose gentiment, sincèrement. Et tout va ensuite très vite. La veuve sort le calibre de son sac et tire sans vraiment viser. En pleine poitrine. La détonation retentit dans le couloir et attire les yeux de certains. Sidney, elle, est au sol, mains plaquées contre sa poitrine en sang, souffle court et pour cause : elle a conscience que son poumon se remplit de sang. Elle n'a cependant pas le temps de penser davantage à son état. Non. La veuve fait un pas, vise, et la seconde balle termine dans la tête du chirurgien qui meurt sur le coup. Toujours pas de nervosité de la part de la veuve, à croire qu'elle est dans un état second. Elle aperçoit des silhouettes au bout du couloir alors que des cris commencent à retentir. Elle lève son arme et vise. Andrew a le réflexe de plonger sur le côté pour protéger Eärel, en plein stage d'observation à l'hôpital, qui est à ses côtés et dans sa bravoure prend une balle dans l'épaule. C'est Andrew qui lance, malgré la douleur, le code noir à l'aide de son téléphone portable en appelant qui de droit. Code noir pour que l'hôpital boucle ses portes : personne ne rentre, personne ne sort. Chaque personne est censée rester là où elle se trouve même si, hormis ceux qui ont eu affaire à la veuve, personne ne sait pourquoi. Ainsi, Tito, qui vient de déposer un patient, se retrouve bloqué aux urgences tout comme Taylor qui n'a pas la moindre idée du danger qui pèse sur sa tête à elle en particulier. Saoirse, elle, est sur le chemin pour retourner au bloc avec deux poches de O négatif quand son biper sonne pour lui indiquer le code noir. Elle croise Leo, qui sort de sa séance avec le psychiatre imposé par la juge, et l'interne l'interpelle pour lui expliquer qu'ils sont censés rester où ils sont, même si elle ignore pourquoi. C'est quand un coup de feu retentit non loin qu'ils comprennent tous les deux ce qui se trame : il y a un tireur fou à l'intérieur de l'hôpital. Et le tireur est une femme. C'est Irene qui le leur souffle alors qu'elle pénètre à l'intérieur, les mains en sang, parce qu'elle a tenté de sauver une victime de cette femme, en vain.

2 ■ Participants (ordre de passage)
# Andrew Linch
# Eärel Finr
# Irene O'Malley
# Leo Sanders
# Saoirse Fuller
# Taylor L. Obrien
# Tito Hernández  

3 ■ Règles à suivre pour cet event
# 700 mots maximum par réponse
# suivre l'ordre de passage défini ci-dessus : si c'est votre tour et que vous savez que vous n'aurez pas le temps de répondre dans la journée, prévenez vos camarades dans le flood event, merci !
# si vous n'êtes pas en mesure de répondre dans les 48H, votre tour est automatiquement sauté, et ce afin de privilégier l'avancée de l'action  
# il vous est permis de vous arranger avec vos partenaires pour intervertir votre tour avec un autre joueur si l'action s'y prête ou si vous manquez de temps  

■ votre dévoué staff  


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Dim 24 Déc - 16:40



SAISON II | INTRIGUE II
EXORDIUM.
La détonation retentit et tout ce qu'il est en mesure de voir, c'est Sydney à même le sol, cette jeune femme dont le sang vient luire contre le carrelage glissant de l'hôpital. Un haut-le-cœur, l'impression que quelque-chose s'effondre juste au-dessus de lui tandis qu'il en relève enfin le regard, tandis qu'il vient se défaire de cette employée trop appréciée. L'arme, le regard de celle qui ne vrille pas, qui ne s'effondre pas. Celle qui relève à nouveau le bras, celle qui vient prendre en cible d'autres âmes pour des raisons qu'il n'est pas encore en mesure de comprendre. Non, pas ici, pas comme ça, pas sous son toit. Andrew n'y réfléchie même pas, conscience que celle qui risque désormais beaucoup – rencontrée dans un bar miteux à ses yeux – ne peut être que paralysée ; contrairement à lui qui vient lui servir de bouclier, lui qui vient la protéger dans la foulée malgré son épaule désormais blessée. C'est immédiat, semblable à un choc électrique. Il en ressent la douleur et sa propagation, tout ce chemin qu'elle vient parcourir jusqu'à alarmer ses sens, sa raison toute entière. Assez pour trouver son téléphone, assez pour faire passer ce fameux code. La machine est en marche et, dans son engrenage, Andrew tire Eärel à ses côtés comme pour au mieux l'abriter. Parce qu'ils risquent bien plus qu'autrui, là, dans ce même couloir que la furie. Et ces cris qui résonnent, cette tension qui n'en décroit pas. Le cœur d'Andrew semble trahir tout son sang-froid malgré les efforts fournis pour tenir. La main pressant sa plaie, la jeune femme au mieux plaquée contre lui, il attend seulement, cachés derrière une servante renversée à la volée avec l'espoir qu'elle ne vienne pas errer jusque-là, avec l'espoir qu'une sécurité quelconque ne se fasse un peu plus pressée. Mais rien, rien si ce n'est ce nouveau coup de feu, ces nouveaux cris, cette impression que le monde s'arrête, que les secondes s'éteignent. Sa main libre posée contre les cheveux de la Belle, gardant une certaine pression pour s'assurer qu'elle ne risque rien, pour s'assurer qu'elle ne puisse lui échapper, pas maintenant, pas en sachant tout ce qu'elle pourrait essuyer ; tout comme lui, comme les autres, comme deux des infirmières qu'il croit apercevoir dans l'encadrement de porte qui mène à la salle de pause de l'étage. Il ose un bref coup de tête, essayant de leur faire comprendre qu'il est grand temps de rester à sa place, qu'il est plus que nécessaire de se tenir à l'écart des accès au couloir qui, en quelques fractions de secondes, s'est vidé sans laisser à cela le moindre hasard. Et ils sont là, livrés tous deux à eux-même, le trentenaire se risquant même à de ridicules prières quant aux bruits de talons qu'il perçoit un peu plus loin, quant à cette avancée certaine de la femme venue régler quelques comptes. Il en lève instinctivement la tête, essayant d'entendre un peu mieux les choses malgré cette douleur assourdissante qui monte jusqu'aux corridors de son esprit. Et s'il ose fermer les yeux, Linch les rouvre aussitôt, pas encore apte à faire face aux images de son chirurgien tout juste abattue. Et rien que l'idée qu'elle soit encore là-bas, le corps étendu contre le sol froid, Andrew en sent une nouvelle nausée, cette impression d'avoir en quelque-sorte échoué. Parce qu'ils n'ont rien envisagé, parce qu'ils n'ont rien imaginé. Ils sont pris de court, bien des âmes tenues dans l'ignorance de cet instant, loin d'imaginer l'horreur, loin d'imaginer toute cette terreur. Et il aimerait pouvoir agir davantage, Andrew aimerait pouvoir ne serait-ce que calmer le jeu morbide qui vient de débuter ; essayant d'ors et déjà de trouver le courage nécessaire quant à l'idée de se relever, de tenter quelques pas jusqu'à la femme armée, jusqu'à celle qu'on doit arrêter. Ça malgré la douleur, malgré le sang qui vient colorer sa chemise blanche dont la cravate fut défaite, celle dont il vient user pour s'offrir un pansement de fortune. Et s'il s'est toujours fait égoïste, trop égocentrique, là, à constater que la veuve n'a pas remonté leur allée, c'est vers Irène que vont ses pensées, et cette panique tout juste installée.      

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rewinding, erasing.
If we can make it through another day with you, then we can make it through another year. 'Cause we both needed to forget this fear if it's all the same to you. If I was to blame, would you still believe?
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mar 26 Déc - 0:05




SAISON 2 # INTRIGUE 2


J'aime être ici. Je me sens tellement dans mon élément, c'était là que je veux être plus tard, je le sais, il le faut, je peux y arriver, je dois y arriver, je peux y arriver. C'est ce que je n'arrête pas de me répéter depuis que j'ai commencé à décrocher, petit à petit, lentement mais sûrement, mais si mes traits paraissent creusés, fatigués, si mes parents ont vus certaines choses, personne n'a encore réussi à véritablement capter mon petit jeu. Enfin, ce n'est pas un jeu que je fais de façon si volontaire que ça, mais c'est un jeu avec de grandes séries d'engrenages, et je ne peux pas enlever mon doigt comme ça, d'un coup, sinon, ce serait encore pire que tout, je le sais bien. Mais aujourd'hui, je n'y pense pas, parce que tout va bien, pour le moment. Je dis pour le moment, car il se pourrait qu'une urgence arrive et qu'elle soit difficile à gérer. De toute façon, pour le moment, je ne pratique pas, j'observe, au pire, je fais de petites choses, des pansements, ce genre de choses là, c'est dans mes cordes quoi qu'il arrive. Pourtant, une odeur de mort se répands bien vite par ici. Je ne peux pas vraiment la sentir, mais un coup de feu indique qu'il se passe quelques choses de grave, et ma quiétude s'envole bien vite. Je commence à avoir peur. Si je n'étais pas avec Andrew, je ne sais pas ce que j'aurais fait, peut être que j'aurais fuit, mais je n'en ai pas le temps, car un tir fuse vers nous, et il me protège comme s'il tenait à moi comme à la prunelle de ces yeux. Il est blessé, je crois, je ne m'en rends pas compte, pas vraiment, mais inconsciemment, je tremble, et ce n'est pas parce que je suis en manque, non, parce que j'ai vraiment peur, comme jamais ce ne fut le cas. Andrew trifouille son téléphone, sans doute pour signaler la femme complètement folle qui vient d'abattre, quelqu'un, je ne sais pas trop qui cela peut être, mais je regarde dans la direction, et visiblement, le sang coule par terre, de façon bien trop importante. Je n'ai rien eu le temps de voir de plus. Andrew est blessé, il a besoin de soin. Il s'est servi de sa cravate comme pansement de fortune pour son bras. La blessure n'a pas l'air trop profonde, heureusement, mais ce n'est pas forcément le gros du problème. J'aimerais parler, mais cela voudrait dire à la femme en colère que nous sommes là, que peut être, elle pourrait nous tirer comme des lapins. Je scrute ces pas. Je ne sais pas exactement où elle va, peut être qu'elle a des cibles en tête ? Je me dis qu'elle ne doit pas vouloir ma mort, n'est ce pas ? Que peut être je pourrais tenter quelques choses ? Alors je m'imagine me lever pour lui faire comprendre les choses, je l'imagine un instant, mais rien ne se produit, je suis tellement tétanisée, que je ne peux bouger, comme si j'étais en mode survie, que je ne faisais que respirer pour ne pas arrêter de vivre.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mar 26 Déc - 23:38

SAISON II # EVENT 1
Andrew, Eärel, Léo, Saoirse, Taylor, Tito & Irene


Un café. Un petit, un simple, noir, un bien serré. Un café habituel, accompagné de sa clope, de quelques lattes à peine respirées par un pseudo acquis de conscience pour ne pas trop bousiller l'être qui se trimballe dans son corps engrossé contre sa volonté. Un café, un seul et elle y retourne. Le liquide chaud ingéré à la hâte coule le long de son œsophage pour terminer dans le creux d'un estomac vide depuis la veille au soir. Là, ensuite, dans le couloir, Irene marche, sort de sa poche le minuscule flacon d'un parfum de luxe et le vaporise contre elle pour faire disparaître l'odeur infâme et acariâtre de fumée. Elle marche, fait crisser les minuscules semelles de ses baskets aux côtés du fracas des talons d'une immense femme. Livide et sèche, la main coincée dans son sac à main, elle fixe droit devant elle et la dépasse, la contourne, lui frôle par la même occasion l'arabesque de son ventre rond. Dans un souffle d'agacement, la future maman rajuste son haut bien trop grand et se dirige pour la huitième fois de la journée vers les cabinets. L'affaire ne dure que deux minutes, la pression qu’exerce le bébé étant la plupart du temps qu'une impression traître et trompeuse. Se lavant les mains, rajustant sa chevelure parsemée de quelques dorures, elle lisse les pans de sa blouse blanche quand au dehors des hurlements se soulèvent, puissants.
Les sourcils se froncent, le cœur s'élance, se rate, s’accélère. Un sursaut brusque la prend quand elle se décide à pousser la porte et faire claquer derrière elle le battant. Une foule, immense, criant, paniquant, s'enfuyant. Une foule qui pousse, qui s'échappe, qui piétiné et étale sans ménagement une marre au sol qui s'étale, s'étire : du sang.
Se frayant un passage parmi les gens qui désertent progressivement, Irene remonte à contre courant le rouge de cette sorte de torrent. A ses pieds, Sidney, yeux ouverts, bouche bée, balle dans le crâne tout juste tirée. Morte. Partie. Décédée. Un peu plus loin, Joy, l'une des infirmières en chef entrain de se tordre, de se plier, d'agoniser. La pression dans ses veines la quitte, ses membres se vident, sa tête fourmille et pourtant elle ferme les paupières, prend une inspiration et se convainc de faire ses légendaires compartiments. Ranger dans des cases, traiter le plus urgent, ne surtout pas laisser place aux sentiments. Ses genoux s'écrasent au sol, ses mains déchirent la tenue de l'aide soignante, trouvent la plaie, la compriment. L'air dans ses poumons s'injecte avec l'adrénaline. Ses pensées s'amenuisent et se focalisent sur l'action, sur ce qu'elle doit absolument faire et ce même lorsque la femme sous ses mains laisse échapper sa propre vie d'entre ses doigts.
Choquée, ensanglantée, robotisée. Irene se relève, traverse le silence froid des couloirs, remonte à la trace la tuerie pour aller inconsciemment se réfugier vers le bruit, là où les gens semblent encore en vie. Arrivée à hauteur d'un blondinet et de Saoirse, elle peine à s'exprimer, tente, balbutie, essaie. Son visage qu'elle a essuyé est ensanglanté, son regard cherche à parler et son ventre se met à fortement remuer, allant même jusqu'à taper. « C'est...c'est une femme, elle a un s..un sac vert, oui un sac vert, une parka noire et des bottes hautes, elle a une queue de cheval aussi. Elle...Sidney et Joy... »
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I try to open myself, it’s not my world You are afraid of the truth you try to love But you keep wonder You keep wonder Wherever you are wherever I am Alone and together We try to love we try to hide The world is behind us We've built these walls over ourselves but when we're in pain, we don't seek help alone we are trying to get enough we are all together in this path Take me home, just take me home
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Jeu 28 Déc - 17:04



SAISON II | INTRIGUE II
EXORDIUM.
« Leo, tu dois y aller. » Et il n'ose pas bouger de cet endroit, de ce petit havre de paix qu'ils sont parvenus à construire. Leo ne parvient pas à s'élever de son canapé, comme déjà rongé par tout ce qu'elle viendra faire remonter. Il appréhende, en vérité. Il appréhende tout ce qu'ils pourraient lui trouver, cette névrose qu'il sent installer sans qu'elle n'en soit à pleinement se manifester. Et il n'ose croire que ce pourrait être lui, Sanders s'est fait à l'idée qu'il était parvenu à tout surmonter ; n'appréciant pas qu'on puisse tout ruiner, tout briser en quelques questions, en quelques analyses, en quelques travaux de mémoire forcés pour pouvoir lui rappeler que quelque-chose s'est passé ; quelque-chose qu'il n'a pas oublié. Comment le pourrait-il ? Et les minutes s'étiolent, et la culpabilité grandie. C'est peut-être ça, leur but, lui faire entendre que tout n'avait été que de sa faute pour ensuite lui faire entendre qu'il peut se pardonner, que tout n'est qu'un passé duquel ne viendra aucune réponse aux questions posés. Un soupire s'extirpe d'entre ses lèvres tandis qu'il pose ses prunelles sur Daniel qui s'apprête, Daniel qui s'habille pour rejoindre ceux qui – pourtant – semblent encore bien assez le juger. Un nouveau soupire, l'impression qu'une étincelle de pire est encore à venir. C'est aussi ce pourquoi il ne compte pas bouger, ce pourquoi il vient lui faire entendre qu'il n'a pas l'intention d'y aller ; ça malgré les ordres d'un juge qui s'était fait catégorique sur cette solution proposée. Et son lieutenant ne manque pas de lui rappeler, le forçant finalement à s'apprêter, endossant durant un instant le rôle de Leo dans son métier. « C'est elle que je vais finir par tuer, à force. » Des mots mal choisis, un souvenir de mauvais goût au vu de ce qui les a mené jusqu'ici. Pourtant, Leo n'en revient pas sur ses mots, quelque-peu grognon, se décidant à quitter l'appartement après avoir fait promettre à son brun de rentrer plus tôt que les autres soirs. Parce qu'il ne supporte pas cette solitude, parce qu'il n'arrive pas à se rendre à l'évidence que ses démons soient toujours bien présents. Et Daniel les fait fuir, Daniel le garde éloigné de toutes ces profondeurs révélées.
#
Une heure s'est écoulée depuis qu'il a franchie la porte de ce bureau, une heure qu'il attend que les minutes ne s'effondrent, qu'elle ne disparaisse du cadran de l'horloge qui orne le mur qu'il n'a pas cessé de contempler. Non, en ce moment, il n'en a pas la force. Leo est vidé, défait de tout, de toute volonté plus précisément. Parce qu'il voit les choses telles qu'elles l'ont toujours été depuis la disparition de Claudia, depuis qu'ils se sont fait tabassé en pleine rue, depuis que Halloween s'est acharné sur leur équilibre mental. Bordel, Leo en soupire, Leo essaie de réfléchir, bravant les couloirs de l’hôpital bizarrement désert au vu de l'heure qu'il peut être. C'est ce qui l'intrigue, ce qui vient l'amener à contempler un peu les alentours jusqu'à pleinement en revenir à la réalité, celle qui continue de s'exercer malgré le monde qu'il essaie de se créer. Et, enfin, un peu de vie lui revient, un peu plus d'animation derrière laquelle se cache l'horreur, les cris, la peur. Leo sent son sang se glacer, son cœur s'emballer tandis qu'il essaie de comprendre, bousculant un visage familier avant qu'une autre femme, mains en sang, ne s'approche d'eux. « C'est...c'est une femme, elle a un s..un sac vert, oui un sac vert, une parka noire et des bottes hautes, elle a une queue de cheval aussi. Elle...Sidney et Joy... » Les sourcils qui se froncent, l'impression que tout l’hôpital est en train de sombrer dans un cauchemar qu'il voudrait s'épargner. Non, pas encore. Pas maintenant. Leo en supplierait presque un dieu en lequel il ne croit que trop peu. Ça, avant qu'un bruit sourd ne le fasse sursauter, avant que l'instinct ne se réveille enfin, avant qu'il n’entraîne les deux femmes derrière lui, là, dans une chambre vidée de tout, en venant enfin à suivre les dires de la petite blonde concernant l’immobilisation à faire régner. « Et maintenant? »      

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Sam 30 Déc - 19:38

SAISON II # EVENT I
EXORDIUM.
Journée banale aux urgences où j’enchaine les patients, tranquillement, sans forcément de débordement. Je dirais même que c’est calme. Un peu trop. Généralement, on se dit qu’un calme appelle la tempête et qu’à un moment ou à un autre, on va se prendre un rush sans comprendre ce qu’il nous arrive.
Pour l’instant, je termine de m’occuper de ce patient qui présente une simple crise d’angoisse suite à une situation familiale compliquée. Je l’écoute me raconter ce qu’il ne va pas, ce qui le rend aussi anxieux et tout ce que je peux constater c’est que ce mec en a gros sur la patate et que ça fait cinq bonnes minutes qu’il crache ce qu’il a à cracher. Je le laisse faire, oreille attentive, parce que c’est aussi ça le rôle du médecin, non ? Le côté humain, l’écoute, même si on n’est pas des psys, c’est ce qui permet d’avoir au moins une approche plus douce, de confiance.

Je lui prescris quelques trucs pour le détendre, rien de bien très fort et le type me remercie, se sentant déjà visiblement bien mieux après avoir vider son sac.
Je m’apprête à prendre un autre patient avant d’être arrêter par une des infirmières.

- Dr O’brien, on a un trauma qui arrive. Voiture contre piéton. L’ambulance sera là d’ici 2 minutes.
- Ok, j’arrive.

Je me passe du gel désinfectant dans les mains et me dirige vers l’entrée.
Journée banale aux urgences. Sans savoir l’ombre qui plane dans les couloirs ou même sur ma gueule.
L’ambulance arrive et un des secouristes arrive jusqu’à moi. Ah, le fameux Hernandez avec sa légendaire moustache qui nous fait tous gentiment marrer. Et ça n’est pas ironique.

- Alors, qu’est-ce qu’on a Mr Moustache ?

Question d’habitude avec moi, même si on ne prend pas vraiment le temps de se connaitre, je pense qu’il a vite cerné que j’étais le gnome -oui, le gnome, merci aux surnoms entre toubib- un peu relou mais taquine. Je l’écoute m’énoncer son cas alors qu’on se dirige vers un des boxes. Je fronce les sourcils, interrompu par mon biper que je sors de ma poche.

Code noir

Juste, code noir. Je me fige et arrête le brancard.

- Attends. Plusieurs bipers résonnent et je lève mes yeux vers Tito. On a un code noir, on doit rester là.

Ce qu’il se passe ? J’en sais foutrement rien. Généralement il est utilisé pour une alerte à la bombe, colis suspect ou un appel de menace. Je passe au crible le reste des urgences qui ne sont pas plus affolés que ça, tous aussi surprit voir inquiet de devoir se retrouver figé ici, sans bouger.

- C’est peut-être une fausse alerte.

Ou pas. Les portes se ferment, bouclant le secteur. Et au loin, une pointe d’angoisse qui se manifeste, presque silencieuse.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Dim 31 Déc - 11:29

SAISON II # EVENT 1


Arrivés sur les lieux, nous nous retrouvons avec un piéton aux blessures multiples et avec une conductrice passablement choquée. Elle ne cesse de répéter qu'elle ne l'a pas vu, qu'il a débarqué de nulle part. La police est déjà là, pose des questions. Vu les blessures du piéton, elle ne roulait pas doucement, c'est certain. Au-delà de ce qui est autorisé ? Impossible de le savoir, ce sera la police qui décidera de ça. J'entreprends de récupérer les papiers du piéton, prends ainsi connaissance de son identité avant d'aider mon collègue à lui mettre un collier cervical et à gérer les blessures gérables avant de le mettre dans l'ambulance. Sirènes hurlantes, nous fonçons à travers les rues de la ville en direction du Chicago Medical Center. Une fois sur place, c'est sur Taylor OBrien que j'ouvre les portes, étant resté à l'arrière avec le patient. Taylor que je croise beaucoup ici, très souvent, que du peu que j'ai échangé avec elle, m'est apparue sympathique. Alors que je descends de l'ambulance, mon collègue me rejoignant, je souris à la remarque de Taylor, au surnom qu'elle vient de me donner et je me demande : est-ce que tout le monde m'appelle comme ça ici maintenant que je me suis laissé pousser la moustache ? Avant c'était la petite barbe mal rasée mais il est vrai que j'ai changé de style, que j'ai adopté cette moustache sans vraiment savoir pourquoi. C'est juste que ça me plaît bien. Peu importe. J'accueille la remarque avec un sourire avant de lui faire un topo. Tout en nous dirigeant vers l'intérieur.

« Finn Steyers, 37 ans. S'est fait renverser par une voiture. Fracture ouverte du tibia, multiples contusions abdominales, l'abdomen s'est durci pendant le trajet. » Traduction, probable hémorragie interne. « Collier cervical posé sur place. Pas de trauma crânien visible mais n'a pas repris connaissance depuis le choc mais les pupilles étaient réactives sur place. » Possible hémorragie cérébrale même si le fait que ses pupilles aient réagi soit une bonne chose. J'ouvre la bouche pour terminer mais suis interrompu par mon collègue qui m'annonce avoir oublié les papiers dans l'ambulance. Il fait donc demi-tour pour sortir pendant que je termine d'accompagner le patient et Taylor. « Il est O négatif. »

Mais Taylor s'arrête alors que nous nous rapprochons d'une salle de trauma. Elle m'intime d'attendre, m'annonce qu'il y a un code noir et que nous devons rester là.

« Comment ça ? »

Une fausse alerte qu'elle dit. Je fronce les sourcils, regarde autour de moi et m'aperçois que les portes se ferment. Je m'éloigne un bref instant du brancard, du patient et de Taylor pour m'approcher des portes qui ne bougent plus. Or, elles s'ouvrent quand on s'en approche. J'aperçois mon collègue plus loin qui ne peut pas rentrer comme je ne peux pas sortir. Un regard échangé avec lui de loin alors qu'il s'en retourne à l'ambulance et que je retourne auprès de Taylor et du patient.

« C'est quoi un code noir ? »

Elle m'explique brièvement et un malaise s'installe. Je n'aime pas ça.

« Ils ne feraient pas un exercice pareil en sachant que des vies sont en jeu. Si c'est bouclé ça veut dire que tout est bouclé, même les ascenseurs. Comment vous allez faire pour le monter au scanner et en chirurgie ? » je lui demande, sincèrement inquiet.

Taylor termine d'emmener le patient en salle de trauma et je la laisse faire, mon travail se terminant ici.

Et je décide d'aller chercher des informations parmi les personnes présentes.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Dim 31 Déc - 11:51




SAISON 2 # INTRIGUE 2

1 ■ Synopsis
Novembre, the 30th, 2017 - 10:35 am ; SOUTHSIDE (CHICAGO MEDICAL CENTER)

Aux urgences, Taylor prend donc en charge son patient : il faut bien poursuivre les soins malgré le code noir. Elle ne peut décemment pas faire autrement. Après avoir fait les vérifications qui s'imposent, elle retire donc le collier cervical et découpe les vêtements du patient qui la gênent pour pouvoir travailler. La fracture est vilaine mains a été bien gérée par Tito et son collègue. Son abdomen est effectivement dur et gonflé, signe d'une probable hémorragie interne. Il va falloir lui faire une échographie sur place. Mais c'est sans compter sur le patient qui se met soudain à convulser. Tito de son côté pose des questions au personnel mais personne n'a la moindre réponse. Ce n'est que lorsque le téléphone de l'accueil des urgences sonne et que l'infirmière qui s'en occupe répond et pâlit en répondant qu'il comprend qu'il va l'avoir sa réponse. Alors il s'approche, à l'instar de ceux qui ne sont pas occupés, et discrètement, elle leur annonce qu'il y a un tireur dans l'hôpital. Plus exactement « une ». Donc, personne n'entre et personne ne sort tant que les autorités ne sont pas intervenues. Tito et les autres ont un regard circulaire : les urgences sont pleines et rien ne peut être dit aux patients sinon cela va créer un mouvement de panique. Tito décide cependant d'aller prévenir Taylor et quand, arrivé à la salle de trauma, il voit le patient en train de convulser, il propose son aide. Il a été infirmier dans l'armée avant d'être ambulancier : bosser en situation de crise il connaît. Il ne dit rien à Taylor concernant la raison du code noir pour le moment.

Dans les étages, Andrew fait face à une blessure dont le bandage de fortune fait avec sa cravate n'est absolument pas suffisant et il en a bien conscience. La balle n'est pas ressortie, l'hémorragie ne se stoppe pas : il va falloir plus qu'une cravate. Ils ont le matériel nécessaire. Les chariots dans le couloir adjacent en sont pleins. Il va donc falloir aller chercher de quoi s'occuper de cette blessure. Eärel va sans aucun doute devoir se surpasser pour aider Andrew qui ne pourra clairement pas s'occuper de son épaule lui-même. Leo, Saoirse et Irene, eux, sont cachés dans une chambre. La future maman a du mal à retrouver son calme et n'importe qui à sa place serait dans le même état, après ce qu'elle a vu. Fort heureusement, pour le moment, aucune contraction malgré le choc, malgré la situation. C'est sans compter sur des pas qu'ils entendent non loin, dans le couloir, des talons. La démarche est calme, décidée. Tous les trois se figent, restent muets alors qu'ils sont assis par terre, près du lit vide de cette chambre, les yeux braqués sur la porte de la chambre. Ils attendent, le cœur battant, la peur au ventre. Et la porte s'ouvre, la faute à une trace de sang laissée par la main d'Irene sur l'encadrement de la porte quand elle est entrée. Pas de chance. Leo a le réflexe de placer ses mains devant Saoirse et Irene : les protéger avant tout même si face à un revolver il ne peut rien. La veuve Leroy lève son arme mais se fige dans geste. Elle se fige quand elle voit le ventre rond d'Irene. Là, pour la première fois, elle hésite. Pour la première fois, sa main se met à trembler. Elle fixe Irene droit dans les yeux. La blouse blanche qu'elle porte lui donne envie de tirer mais elle ne le fera pas.  Elle pourrait tirer sur Saoirse qui porte aussi une blouse blanche mais elle ne parvient pas à détourner son regard d'Irene.

« Je cherche deux chirurgiens. » qu'elle dit soudain, d'une voix glaciale. « Le Docteur Obrien et le Docteur Fuller. Vous savez où elles se trouvent ? »

Il va falloir mentir et bien mentir. Et Saoirse va devoir être la meilleure comédienne au monde pour ne rien laisser paraître si elle veut rester en vie.

2 ■ Participants (ordre de passage)
# Andrew Linch
# Eärel Finr
# Irene O'Malley
# Leo Sanders
# Saoirse Fuller
# Taylor L. Obrien
# Tito Hernández  

3 ■ Règles à suivre pour cet event
# 700 mots maximum par réponse
# suivre l'ordre de passage défini ci-dessus : si c'est votre tour et que vous savez que vous n'aurez pas le temps de répondre dans la journée, prévenez vos camarades dans le flood event, merci !
# si vous n'êtes pas en mesure de répondre dans les 48H, votre tour est automatiquement sauté, et ce afin de privilégier l'avancée de l'action  
# il vous est permis de vous arranger avec vos partenaires pour intervertir votre tour avec un autre joueur si l'action s'y prête ou si vous manquez de temps  

■ votre dévoué staff  
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Dim 31 Déc - 16:19



SAISON II | INTRIGUE II
EXORDIUM.
Le danger s'écarte, il erre dans d'autres couloirs, dans d'autres parties rejointes sûrement au hasard. Ça, tandis qu'il reste là, tandis qu'il peine à s'animer, séparant sa main de sa plaie encore bien ensanglantée. C'est ce qui vient enfin le préoccuper, le trentenaire se redressant au mieux, venant se défaire de la jeune femme dans un élan d'égoïsme retrouvé. Parce qu'il la sent, cette douleur, parce qu'il la sent se propager jusqu'au travers de son cou, paralysant pratiquement son épaule qu'il ne bouge pourtant pas. Un juron qui s'échappe d'entre ses lèvres, peut-être deux. Andrew lutte, Andrew s'essaie à quelques mouvements, à quelques gestes qui ne lui arrachent qu'une grimace de souffrance. Évidemment. Sa cravate ne suffira pas, la pression non plus. Et ses prunelles viennent finalement se perdre sur la jeune femme qui erre encore à ses côtés, la seule qui soit assez proche pour pleinement pouvoir l'aider. Il n'en oublie pas son chirurgien abattu, il n'en oublie pas les blessés des balles perdues mais se refuse à terminer sa journée avec le même menu. Raison pour laquelle il ose se relever, raison pour laquelle il ose faire apparaître son mètre quatre-vingt dix dans l'un des couloirs qui, malgré tout, s'est complètement vidé. Plus un souffle, plus un cri, plus une larme si ce n'est celle qui s'immisce le long de ses joues lorsqu'il distingue le corps de Sydney un peu plus loin. Un haut-le-cœur, une instabilité déconcertante qu'il se doit de reprendre en main. Assez pour s'animer, assez pour braver sa propre autorité à devoir s'immobiliser. Linch n'a pas le choix et Finr devra en faire de même. Parce qu'il l'appelle déjà, parce qu'il lui ordonne de venir l'aider avec son bras. Les prochaines minutes vont être longues, difficiles. Les prochaines minutes vont se faire décisives, autant pour lui, pour sa santé que pour la jeune femme et la carrière dont ils avaient pu déjà parler, cette ambition qu'elle avait choisi de ne pas lui cacher. « Prête à prouver que vous en voulez ? » La question se pose tandis qu'il récupère quelques pinces, quelques pansements, toutes les compresses qu'il soit en mesure de trouver en sachant ce qu'il compte entreprendre. Car la partie ne sera pas aisée, car tout est à risquer. Et il le sait, Andrew ne le sait que trop. Ce pourquoi il perd son regard sur la jeune femme, sur la seule qui soit à même de pouvoir lui éviter le pire, la seule qui puisse faire preuve d'un minimum de dextérité en cet instant brisé. Si Irene était là. « La balle est encore à l'intérieur, il va falloir l'extraire. Vous vous en sentez capable ? » Et bon dieu, pourvu qu'elle dise oui, pourvu qu'elle reprenne un peu de couleur, un peu de conscience. Parce qu'il ne peut compter que sur elle, elle et ses ambitions, elle et les volontés qu'elle avait évoqué comme de bonnes passions. « Il va falloir que je vous fasse confiance alors il faut être sûre de votre réponse, Finr. » Et il insiste, il insiste parce qu'il refuse de voir son bras paralysé, de perdre ne serait-ce qu'un pourcentage de motricité ; des résultats qu'il ne pardonnerait pas.      

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Lun 1 Jan - 14:59




SAISON 2 # INTRIGUE 2


Jamais encore je ne me suis retrouvée dans une situation aussi dramatique, aussi difficile, jamais, et pour le moment, j'ai du mal à faire face. C'est dans ces moments là que j'aurais besoin de me détendre, de prendre un peu de DUST, ou de fumer de l'herbe pour me dire que tout va bien se passer, que rien ne peut être pire que ce qu'il vient de se passer. Andrew a pris une balle pour moi, pour me protéger, risquant de mourir pour la simple étudiante que je suis, une deuxième année qui perds pieds, petit à petit. Pourtant, dans l'instant, ce n'est pas ce que je dois faire, ce n'est pas ce que je dois faire. Je dois commencer par me calmer, je dois respirer à fond, réduire les battements de mon coeur, puisque le danger semble momentanément passer, la femme étant partie ailleurs, dans une autre partie de l'hôpital, mais peut être qu'elle va bientôt revenir, peut être, je ne sais pas, je suis perdue. Pourtant, une voix me ramène à la réalité, à la raison, celle que nous devons continuer de vivre malgré les circonstances. Andrew s'est relevé, sa cravate en guise de garrot, mais ce ne sera pas suffisant. Même moi qui ne suit pas une apprenti, je le vois. Il a mal, et le sang coule, un peu trop pour que ce ne soit qu'une simple égratignure. Je souffle, je respire un peu plus fort que d'habitude. Je regarde mes mains, les petits tremblements se stabilisent. Ils ne sont pas encore disparus, mais en pratiquant cette méthode de respiration, ça va mieux, ça ira. Il m'appelle, il me pose la question fatidique, celle qui pourrait me faire tout perdre, en un seul instant, celle qui pourrait me faire dire au revoir à cette carrière que j'aimerais, celle que l'homme blessé à mes côtés connait, celle qu'il pourrait briser d'un simple claquement de doigt. Ce qu'il me demande de faire, je ne l'ai encore jamais fait. Je l'ai vu, dans certains épisodes de Grey's Anatomy ou d'Urgences, mais le faire en vrai, ce n'est pas comparable, ce n'est pas aussi simple. Mais je me focalise, je me concentre, je me mets dans ma bulle, je fais abstraction de tout ce qu'il y a autour de nous, j'essaye en tout cas. Lorsqu'il me demande d'extraire la balle de son bras, lorsqu'il me demande si je m'en sens capable, tout mon corps a envie de lui crier un non qui résonnerait dans tout l'hôpital. Dans mon esprit, je suis en train de faire les 100 pas, de tourner en rond, de me poser la question, et rien n'y fait, la réponse est toujours négative. Pourtant, je ferme les yeux un instant, je schématise ce que je dois faire, et en ouvrant les yeux mon regard se fait plus déterminé, autant que possible vu les circonstances.

" Dites moi ce que je dois faire précisément. "

Dis comme ça, c'est presque un ordre, mais je ne suis pas chirurgien, loin de là. J'ai déjà fait des points de sutures par exemple, mais là, c'est à un autre niveau, clairement. Pourtant, mon regard se trouve plonger dans le sien, attendant les instructions. Le matériel est là, le patient est là, la seule interrogation réside donc dans les capacités du médecin en présence, à savoir, moi-même, une jeune étudiante en deuxième année de médecine qui n'a encore jamais extrait de balle d'un bras.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Lun 1 Jan - 18:50


C’est un cauchemar. Elle tient encore les poches de sang prévues pour le bloc entre ses mains, s’y raccrochant désespérément. Se raccrochant surtout à l’idée qu’elle va pouvoir les utiliser dans un instant, retourner auprès du patient dont elle a la charge et que tout va rentrer dans l’ordre. Mais le coup de feu qui vient de retentir fait voler ses fantasmes en éclats. Son visage habituellement opalin perd encore quelques couleurs alors que son regard exorbité de terreur croise celui de l’homme à ses côtés. Elle sait qu’elle le connaît, se souvient même d’où elle a croisé sa route (la soirée concert du mois d’avril), mais elle ne remet pas son prénom. Elle veut l’appeler Ryan Gosling. Elle a failli le faire au moment où elle l’a interpellé pour lui faire savoir qu’il devait rester où il se trouvait.
Code Noir…  C’est celui pour les alertes à la bombe, non ? s’est-elle demandé, essayant de se repasser les codes internes en revu mentalement. Et puis il y a eu le coup de feu et maintenant elle est fixée.
« Il faut… »
Mais elle n’a pas le temps de terminer sa phrase. Le Docteur O’Malley, l’une des chefs de service s’approche d’eux, les mains, le visage et sa tenue maculés de sang. Elle leur fait une description du tireur – la tireuse – puis cite deux prénoms. Des prénoms trop familiers à l’irlandaise pour qu’elle reste de marbre.  
« Sidney ? » répète-t-elle d’une voix blanche, sous le choc. Impossible. Vous vous trompez, je vais la rejoindre au bloc. On a un polytraumatisé qui arrive et on va opérer ensemble. Les mots sont dans son esprits mais ne parviennent pas à franchir le seuil de ses lèvres. A la place, elle tourne la tête dans la direction qu’elle s’apprêtait à emprunter juste avant que son biper ne s’affole et affiche le fameux Code Noir. La direction de laquelle leur est parvenu le coup de feu…de laquelle vient Irene O’Malley, enceinte jusqu’à ses deux grands yeux de biche voilés par le choc.
« Oh mon Dieu » ne parvient qu’à couiner Saoirse, se raccrochant plus furieusement encore à ses poches de sang, sentant son cœur s’accélérer follement.

saison 2
EVENT 1
Leo est le premier à réagir. Il les attrape l’une et l’autre par le bras et les incite à le suivre dans la première pièce qu’il trouve. Une chambre vide. Irene va s’asseoir, le visage grimaçant, ses mains sanglantes plaquées sur son ventre rebondi. Saoirse referme la porte sur leur passage et se débarrasse à regret de ses poches d’O Neg. pour pouvoir refermer en vitesse les stores de la pièce de ses mains agitées de tremblements.
Cela fait, elle rejoint les deux autres, leur faisant signe de ne pas faire de bruit.
« Et maintenant ? »
« Maintenant on attend et on prie pour que… »
Mais elle ne termine pas sa phrase. Ils viennent d’entendre une des portes battantes s’ouvrir et des pas commencent à raisonner. L’irlandaise leur fait signe de s’accroupir, un doigt plaqué sur sa bouche, son bras libre passant autour des épaules tremblantes d’Irene. La jeune interne ferme ses paupières avec force et entame une prière, implorant le Seigneur d’inciter la femme à changer d’itinéraire et a cesser le carnage. Implorant aussi pour qu’Irene se soit trompé et que son amie et mentor, Sidney, aille bien… Elle l’autorise à la blesser, même grièvement, mais pas à la tuer. Pas comme ça.
Mais aucune de ses prières n’est vraisemblablement entendue.
   
Les pas s’immobilise finalement juste devant la porte de la pièce qu’ils occupent et, avec horreur, Saoirse rouvre les yeux pour voir la poignée tourner. L’instant suivant, une femme pénètre lentement dans la pièce, une arme à la main, qu’elle braque immédiatement sur eux. L’irlandaise retient son souffle et sa main se crispe malgré elle sur l’épaule d’Irene, alors que son autre main vient se rapprocher de son ventre, comme pour tâcher de préserver l’enfant à l’intérieur.
La tension est palpable, mais alors qu’elle s’attend à ce que l’air soit déchiré par une balle s’échappant du canon braqué sur eux, le silence perdure. Encore et encore. Insupportable.
« Je cherche deux chirurgiens » lance tout à coup la femme, d’une voix implacable, dure, sans timbre. « Le Docteur O’Brien et le Docteur Fuller. Vous savez où elles se trouvent ? »
La bouche de Saoirse s’assèche brutalement, alors que ses mains, elles, deviennent moites au contraire. Elle a l’impression que son cœur lui tombe dans l’estomac et ses oreilles se mettent à siffler alors qu’elle sent arriver le malaise.
Elle. C’est ELLE que cette femme cherche. Elle et Taylor. C’est avec elles qu’elle veut régler ses comptes, quel qu’ils soient…
Seigneur, prends pitié… Oh Seigneur, non !


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I woke up and I can't get that trumpet out of my head ; And you say you can't stand me when I'm quiet ; and so I shot you in my silence ; I can't get that trumpet out of my head


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mar 2 Jan - 23:13

SAISON II # EVENT 1
Andrew, Eärel, Léo, Saoirse, Taylor, Tito & Irene


La peur. La peur qui bat autant que la douleur. La peur, qui tape et perce, qui fait dérailler le cœur, dérailler la pensée, qui la fait toute entière trembler. La peur, le choc, savant mélange, cocktail détonnant qui s'injecte jusqu'au creux de l'être qui en elle persiste à vivre. Irene se laisse porter, se laisse emporter derrière la porte close d'une salle qu'ils veulent au plus vite verrouiller. Stores baissés à la va vite, un petit bras qu'elle ne ressent pas autour de ses frêles épaules l’enlace et l'entraîne. Accroupie, arrondie, son iris crève la blancheur masquée d'ombre d'un mur. Néant, vide constant qui s'infiltre en elle doucement, la vision de Sidney et de l'infirmière ne semblent toujours pas vouloir quitter sa rétine. Le sang, le sang qui coule par terre, les éclaboussures le long des plaintes, les yeux ouverts et la bouche qui baille dans la terreur avant de n'être plus que deux défuntes.
Cependant la réalité s'avère être bien plus à redouter que les vestiges macabres d'un proche passé qui persiste à profondément la marquer. La porte s'ouvre, les lumières s'allument, les silhouettes se lèvent presque aussi immédiatement et font face à la femme. La mâchoire crispée, elle tremble sous l'effet de la colère mais son bras tendu demeure ferme et déterminé. Rien ne vient perturber le canon qu'elle fait aller à la lueur de la gâchette de ses iris perdus, paumés. Irene, elle, a le regard happé, absorbé par le trou du flingue qui est tendu dans sa direction, vers elle, allant parfois vers son bébé.
La respiration coupée, elle se sent étrangement fatiguée, éloignée d'elle même, retirée de toute cette scène. Son corps et là. Son esprit est ailleurs. Saoirse protège à sa place, agit et dépose d'une paume chaude contre son ventre, un semblant de sécurité contre son nombril agité. La femme parle, ouvre sa bouche, formule une requête qu'elle peine à comprendre, qu'elle peine à véritablement entendre. Un liquide coule le long de sa cuisse, teintant le bleu de sa tenue d'une couleur un peu plus foncée. Un liquide chaud se déverse, colle le long d'elle et la ramène une nouvelle fois à la vérité d'une situation qui est toujours entrain de se dérouler.  Les mains serrées, elle les amène sur son entre-jambe, tenant de masquer ce qui vient s'y déverser et que la tueuse vient de remarquer.
Le regard fou, le front perlant de sueur, elle continue de les braquer, attendant sa réponse, hésitant toujours à tirer. « Fuller avait une opération de prévue. Bloc 4, dernier étage de l'aile sud. » Clairement en position d'accoucher, Irene a la lucidité de savoir que les expressions crispés de son visage ne pourront jamais être prises pour un quelconque mensonge. Le tableau des opérations se trouvant non loin de là confirmera aisément ce qui était prévu durant une journée qui se devait d'être simplement lambda.
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I try to open myself, it’s not my world You are afraid of the truth you try to love But you keep wonder You keep wonder Wherever you are wherever I am Alone and together We try to love we try to hide The world is behind us We've built these walls over ourselves but when we're in pain, we don't seek help alone we are trying to get enough we are all together in this path Take me home, just take me home
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mer 3 Jan - 22:17



SAISON II | INTRIGUE II
EXORDIUM.
« Maintenant on attend et on prie pour que… » Que quoi ? Il attend la suite des dires de la jeune femme, celle qui se paralyse, celle qui en vient à se figer à sa place tandis qu'un calme glacial s'empare des lieux, tandis qu'aux alentours, tout s'estompe, tout se tait. Et il les entend, ces pas qui s'avancent, qui s'élancent. Il les entend remonter le couloir dévalé, ça jusqu'à parvenir devant la porte derrière laquelle ils se sont réfugiés. L'espace d'un instant, Leo hésite à rejoindre la prière qu'il entend à moitié, celle que la petite blonde récite dans son coin tandis qu'il se concentre à nouveau sur l'extérieur, sur cette faille qui termine par s'ouvrir sur leur trois personnes, sur leur êtres encore par terre par cette nouvelle ombre assiégés. Leo soupire, Leo expire, levant instinctivement les mains dans la direction de la femme possédant l'arme comme pour l'empêcher de faire le moindre pas de plus, le moindre mouvement à l'égard de Blondie et de la femme enceinte devant laquelle ils se tiennent finalement à deux. Ils insistent, tentent de lui faire défaire son regard mais rien, rien ne parvient à la couper dans son élan. Rien, pas même lorsqu'elle vient parler, pas même lorsqu'elle vient questionner sur des choses dont lui, finalement, ne sait rien. La panique, elle vient, s'immisce. Elle vient et se déverse au creux de ses veines jusqu'à ne plus rien laisser de pleinement raisonnable dans sa tête. Parce qu'il doit faire avec ses tourments, avec ses dernières crises, avec cette dépression qui s'installe petit à petit. Leo lutte, secoue brièvement la tête tandis que la plus petite des trois malgré son ventre s'anime, légèrement, tandis qu'elle vient répondre à ce qu'elle vient de demander. Une réponse qui se doit désormais d'être satisfaisante, une réponse qui se doit d'être entendue parce qu'elle termine enfin par faire demi-tour, parce qu'elle termine enfin par les laisser à l'obscurité des lieux, à la solitude qu'elle vient de laisser, ce froid brutal qui s'est abattu le long de son dos ; de leur dos, probablement. Et il faudra quelques secondes à Leo avant qu'il ne se relève, avant qu'il ne vienne arpenter les lieux de quelques pas tremblants, hésitants, ses doigts qui fouillent ses poches à la recherche d'un téléphone qu'il peine à trouver pour y lire « aucun réseau ». Il s'énerve, dans son coin, perd patience puisque les tremblements se font plus denses. Mais il parvient à retrouver un semblant de calme, rien qu'une étincelle de ce dernier en rapportant son attention sur les jeunes femmes qu'il accompagne désormais de son plein gré. Parce que sortir n'est pas judicieux, parce que les traits pâles de la Belle enceinte ne le font pas se sentir mieux. Il s'en rapproche, de cette dernière, il vient jusqu'à elle, retrouvant la fraîcheur du sol de ses genoux pour se hisser tout près d'elle, délaissant ses yeux sur ses mains qu'elle serre, qu'elle ne défait pas de ce qu'il voit, de ce qu'il n'espère pas. « Ça va aller ? » La main du blond délicatement posée sur l'épaule féminine, sur cette présence pour laquelle il se doit finalement d'être un peu plus présent. C'est son côté altruiste qui le fait s'activer, cette habitude jusqu'alors délaissée qui commence à se ranimer. Parce qu'il doit aider, parce qu'il doit protéger. Parce qu'il l'a toujours fait. Raison pour laquelle il ose apposer délicatement une main sur celles de la jeune femme en question, s'essayant à un sourire malgré l'ambiance, les événements ; malgré tout ce qu'ils peuvent encore à traverser. Et, finalement, c'est vers la blonde qu'il se tourne, vers celle qui semble encore plus ou moins tenir ; criant peut-être tout comme lui intérieurement. « T'es sûre qu'on ne peut pas bouger ? »      

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Jeu 4 Jan - 14:41

SAISON II # EVENT I
EXORDIUM.
- Ils ne feraient pas un exercice pareil en sachant que des vies sont en jeu. Si c'est bouclé ça veut dire que tout est bouclé, même les ascenseurs. Comment vous allez faire pour le monter au scanner et en chirurgie ?

Oui, c’est bien ça le problème et j’en ai conscience. J’ai devant moi un patient avec une fracture ouverte du tibia, une possible hémorragie interne qui se manifeste et en plus de ça avec un groupe sanguin rare qui ne pourra recevoir que du O si jamais il me claque entre les doigts. C’est horrible à dire mais j’y pense et si j’peux pas atteindre les réserves, faire une collecte improvisée va être compliquée.
Alors oui, c’est la merde parce que ce code m’empêche de l’emmener d’urgence au bloc et aux examens. Mais aussi qu’il laisse planer une angoisse latente, pour l’instant silencieuse. Tout est bouclé, absolument tout. L’inquiétude se pointe alors que je dirige le patient vers une salle de trauma où je dispose le lit, accompagnée d’une infirmière qui me donne déjà tout le matos dont j’ai besoin. Je retire le collier, découpe le vêtement qui m’empêche d’examiner son tibia fracturé et avoir une meilleure visibilité sur la plaie. Je m’équipe de gants avant de découper le pull et le tee-shirt du patient et ainsi palper son abdomen dur comme de la roche et gonflé.
Fais chier.

- On doit lui faire une écho tout de suite. Tallulah, amenez et préparez l’appareil s’il vous plait.

L’infirmière s’exécute alors que je check les pupilles du patient, toujours réactives…

- Merde !

Il convulse, brutalement, sous mes yeux.
Situations de merde en chaine, je fais en sorte à ce qu’il ne tombe pas du brancard où il est positionné et relève aussitôt les barrières pour éviter une chute. C’est ça où il se fracasse la gueule par terre et aggraver son cas. Je n’ai pas d’autre choix que de le laisser convulser avant de pouvoir réagir, au risque de le blesser plus qu’il ne l’ai déjà. Tito débarque à ce moment-là, le patient toujours en convulsion et son corps se calme enfin, cessant de se secouer dans tous les sens. Je me précipite vers lui, vérifie qu’il respire toujours et que ses pupilles sont toujours réactives.

- Ca a donné quoi les infos ? Parce que j’ai besoin de l’emmener illico au bloc et au scan’.

Tallulah arrive et me donne l’appareil branché, prêt à l’utilisation.

- Le Dr Johnson a besoin d’aide dans une autre salle.
- Allez-y, on va se débrouiller à deux.

Elle ne cherche pas plus loin, détale, parce qu’on n’a pas que ça à foutre, parce qu’on se retrouve tous dans des situations compliquées avec rien en mains. J’enchaine, ne m’attarde pas et commence à passer l’écho sur l’abdomen du patient…

- Bordel. J’explore chaque recoin et le constat est sans appel. Il est plein de sang…

J’éteint l’appareil pendant que Tito lui injecte de quoi ne pas reconvulser derrière. Infirmier à l’armée, hein ? J’aurai jamais deviné mais faut croire qu’on a un soupçon de chance dans cette merde.

- Il faut qu’on trouve un moyen de monter au bloc. C’est soit ça, soit j’vais devoir l’opérer ici. Mais j’peux pas le laisser comme ça.

Avec quasi rien. Avec peu de matos. J’ai passé toute une semaine au bloc avec O’Malley mais ça justifie pas que j’sois hyper opérationnelle. Je me crispe sur la table, pas le temps de se poser mille questions quand les minutes sont comptées.
J’ai découpé une jambe en plein jardin, j’suis plus à ça près…




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I am an ocean, I am the sea. There is a world inside of me. Lost in the abyss, drowned in the deep, no set of rules could salvage me.

   
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Jeu 4 Jan - 17:45

SAISON II # EVENT 1


Je m'approche de Taylor et du patient en pleine crise de convulsions en lui expliquant que je peux l'aider si elle a besoin puisque j'ai été infirmier dans l'armée. Mieux vaut préciser pour éviter qu'elle ne s'imagine que je m'improvise soignant. Quand elle me demande ce qu'on donné les informations je ne réponds rien, me contente de surveiller le patient alors qu'une infirmière rapporte à Taylor de quoi faire une échographie avant d'annoncer qu'un autre médecin a besoin d'aide. Taylor lui affirme que nous pouvons et je confirme d'un hochement de tête avant d'enfiler des gants : il va falloir mettre la main à la pâte. La crise de convulsions terminée, Taylor entreprend de faire une échographie au patient et je fronce les sourcils en voyant les images. C'est mauvais. Très mauvais. Il est en train de faire une hémorragie interne. Je grogne dans ma moustache avant de récupérer une seringue et de lui injecter de la Depakine dans on intra-veineuse pour éviter qu'il ne convulse de nouveau. Le problème est que l'hémorragie de l'abdomen n'est pas le seul problème : il a convulsé, il lui faut un scanner cérébral, peut-être même une opération. Très clairement, c'est mal parti pour ce patient. Taylor ajoute alors qu'il va falloir trouver un moyen pour l'emmener au bloc ou bien qu'elle va devoir l'opérer ici puisqu'elle ne peut pas le laisser dans cet état. Je soupire.

« Non, tu ne peux pas le laisser dans cet état mais tu ne peux pas l'emmener au bloc. » je lui dis calmement en plantant un regard sérieux et grave dans le sien. « Il y a un tireur dans l'hôpital. Une femme. Ils n'ont pas son identité mais elle est encore à l'intérieur, c'est certain. Les issues ont été bloquées. Et les ascenseurs aussi. » je lui avoue avant de poursuivre. « On ne peut pas le monter, il va falloir faire ça ici. On n'a pas le choix. Au moins y'a du matériel, j'ai assisté des chirurgiens avec presque rien si ça peut te rassurer. » Autant qu'elle se raccroche à ce qu'elle peut, non ? Parce que ce qui l'attend est loin d'être simple. « Tu vas l'ouvrir, trouver d'où vient l'hémorragie, l'arrêter, et le tour sera joué. » Ou comment essayer de rendre la situation plus simple qu'elle ne l'est véritablement. Je jette un coup d'oeil au patient et secoue brièvement la tête pour bien me mettre les idées en place. « Bon, je vais aller voir à côté si y'a pas du sang de disponible et au pire je vais voir qui est O négatif histoire qu'on puisse le transfuser parce que ça va pisser quand tu vas ouvrir. Je reviens tout de suite. »

Et pendant ce temps, elle peut le préparer. Elle n'a malheureusement pas le choix.
Aucun d'entre nous n'a le choix.


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