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 Would you let me help you ? (Charlie)

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MessageSujet: Would you let me help you ? (Charlie) Mer 27 Déc - 18:58

Would you let me help you ?



Le moteur de la moto arrêté, le casque toujours vissé sur la tête. J'observe la petite maison sans bouger, encore un peu hésitant, je dois bien l'admettre. Parce que je n'ai officiellement aucune raison de me trouver ici même si j'ai usé de mon insigne pour pouvoir obtenir les informations, l'adresse. C'est d'ailleurs la première chose que j'ai faite lorsque j'ai été réintégré : chercher des informations sur cette jeune femme qui a fait une crise de panique le soir d'Halloween. Pour plusieurs raisons : m'assurer qu'elle va bien, qu'elle s'est remise, et m'assurer qu'elle est en sécurité. Et peut-être essayer de l'aider, si je le peux, si elle me laisse faire. C'est que je me souviens bien de ses mots : « J'dirai rien. A personne. Jamais. J'dirai plus rien. Plus un mot. J'oublierai tout. Mais me faites pas de mal. ». Si sur le moment j'ai juste essayé de le calmer, ça a ensuite tourné en boucle dans mon esprit, parce qu'elle avait beau être en pleine crise de panique, ce dont elle avait peur était réel et ses mots l'étaient également. Dans ma tête de flic, cela voulait dire qu'elle avait assisté à une chose à laquelle elle n'aurait pas dû assister. Qu'elle avait vu plus qu'elle ne devait voir et qu'on l'avait menacée de lui faire du mal si jamais elle en parlait. Et pour que ça ait été déclenché de cette façon à la vue du sang et quand j'ai essayé de la calmer, j'en ai déduit qu'il s'agissait sans doute d'un homme. Celui qui l'a menacée. Alors j'ai fouillé. Vraiment fouillé. J'ai d'abord été à l'hôpital pour pouvoir obtenir son nom et son prénom, prétextant avoir besoin de l'interroger pour les besoins d'une enquête. J'ai eu la chance de tomber sur une personne assez coopérative et j'ai donc eu son identité. Trouver l'adresse de Charlie a ensuite été facile. Trouver des informations sur son passé a été plus délicat, plus compliqué. Il m'a fallu fouiller dans les archives pour pouvoir enfin mettre la main sur le dossier où son nom figurait.

Le dossier concernant le meurtre de son père.

A partir de là j'ai encore fouillé, j'ai même tenté de faire rouvrir l'enquête, sans succès. Pas assez d'éléments. J'espère bien faire changer d'avis la hiérarchie mais en attendant, les déductions sont venues à moi : elle a vu le meurtrier, c'est certain. Elle l'a vu. C'est lui qui l'a menacée. Au vu des quelques éléments du dossier donnés par la psychologue qui s'est occupée de Charlie, elle a dû occulter ce moment-là sans vraiment s'en rendre compte. Ou pas. Peut-être qu'elle prétend ne pas se souvenir juste par peur de ce qui pourrait lui arriver. S'il s'agit de cela, il me suffira de la rassurer, de lui promettre qu'on pourra assurer sa sécurité pour qu'elle parle. Si elle fait vraiment un blocage, peut-être y-aurait-il un moyen de l'en défaire. Après tout, ce qu'il s'est passé à Halloween en est la preuve : les souvenirs subsistent. Et si on pouvait arrêter celui qui a fait ça, même après tant d'années, peut-être pourrait-elle retrouver une certaine paix. Alors oui, je suis là. Pour toutes ces raisons. Comment lui expliquer ma présence cependant ? Je réfléchis longuement. Très longuement alors que la pénombre s'impose maintenant que le soleil est couché et que les lumières à l'intérieur de la maison s'allument. Je retire finalement mon casque, sors mon téléphone portable pour envoyer un message à Leo et le prévenir que je risque de rentrer plus tard que prévu, et prends une profonde inspiration avant de m'avancer vers la maison, décidé. Décidé à frapper. Décidé à lui parler. Décidé à être honnête quant aux raisons de ma présence ici parce que lui dire la vérité sera sans doute la meilleure chose à faire. Une fois devant sa porte, je frappe par trois fois et j'attends. Il est possible qu'elle refuse de m'ouvrir. Elle ne se souviendra peut-être même pas de moi. Et même si elle se souvient, peut-être refusera-t-elle de m'ouvrir malgré tout.

Il faudra peut-être que je joue d'entrée la carte du flic qui vient de manière officielle.



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MessageSujet: Re: Would you let me help you ? (Charlie) Mer 27 Déc - 22:56



Would you let me help you?
Daniel ξ Charlie

23 Novembre.

La mine s'effrite contre le papier Canson, s'use sur les courbes d'un visage féminin, noircit les ombres et comble les vides, soulignant ce regard d'ange si familier. Charlie n'a pas besoin d'être à ses côtés pour la dessiner, pas besoin de relever les yeux de la feuille pour vérifier un détail qu'elle n'aurait pas remarqué jusqu'ici. Chaque trait, chaque ride d'expression, rictus ou marque est imprimé dans son esprit de façon indélébile. Son souffle vient percuter la feuille pour évacuer les déchets de carbone, reprenant là où elle s'était arrêtée, concentrée et perdue dans sa bulle comme à chaque fois qu'elle se plonge dans le dessin. Ce sont des moments précieux où elle n'a à penser à rien, ou elle n'a pas à jouer le rôle de sa vie. Personne ne la voit ici. Personne ne peut la percer à jour. La jeune fille n'a pas à faire attention, à prendre garde. Entre les murs de sa maison – payée à ses vingt-et-un ans avec l'argent que lui a laissé son père – elle est libre d'être qui elle veut. Et dans cette bulle créatrice qu'est la sienne ne sont autorisés que les visages des personnes à qui elle tient. Ils sont peu. Quatre. Alma, Ayleen, Thomas et Joan. Les autres ne retiennent pas suffisamment son attention pour que l'envie de les immortaliser sur papier ne se manifeste.
Aujourd'hui c'est sa plus vieille amie dont elle dessine les traits. Celle-là même qui lui a fait découvrir un tout autre monde il y a une semaine à peine. À cette pensée un sourire étire ses lèvres, avant que la honte ne vienne à nouveau la gagner. Ce que Ayleen et elle ont partagé cette nuit là est un moment à part, hors du temps et la serveuse ne le rejette pas. La première fois. Qu'elle ressentait du plaisir. Un vrai plaisir. Non simulé. Non feint. Le bonheur à l'état brut. Extase. Mais ça n'empêche pas que ce qu'elle a fait est mal. Une femme ne doit pas être avec une femme. Une femme doit être avec un homme. C'est ce qui est logique. Deux femmes entre elles....c'est sale. C'est du moins ce que la petite voix dans sa tête lui a répété toute sa vie. Charlie a pourtant de plus en plus de difficultés à la croire. Et puis la petite voix ne lui parle plus. Elle ne lui parle plus depuis une autre nuit beaucoup plus cauchemardesque. Cette dernière n'a plus produit le moindre son depuis Halloween. Ça lui manque parfois. D'être complètement seule. De ne plus sentir cette présence à l'intérieur de sa tête. Elle se sent néanmoins plus libre dans une certaine mesure.

Quand l'éclairage devient trop pauvre la jeune femme se lève, posant son dessin terminé sur la table basse du salon avant d'allumer la lumière principale. Profitant d'être debout elle se sert un verre d'eau et jette un coup d'oeil à son téléphone pour vérifier l'heure. La jeune femme est surprise du temps écoulé, ne se rendant jamais compte que le monde continue de tourner à allure normale pendant sur le sien se ralentit dans sa bulle. Du moins est-ce ainsi qu'elle le ressent.
Elle s'apprête d'ailleurs à retourner s'y enfermer quand Shadow se met à grogner, encore couché dans son panier. Par instinct Charlie tourne la tête vers la porte d'entrée et voit une ombre par le verre fumé en haut de cette dernière au moment où son compagnon à quatre pattes relève finalement la tête, oreilles dressées et prêt à obéir aux ordres de sa maîtresse. Quelques coups brefs sont frappés, puis le silence. « Reste couché ! » Le ton est autoritaire pour qu'il obéisse mais non brusque et le chien se rallonge, les yeux bien fixés sur la porte d'entrée, juste au cas où. Franchissant les quelques mètres qui la séparent de la porte Charlie l'ouvre prudemment, ne faisant que l’entrebâiller. Elle fait barrage de son corps, relevant le regard sur l'inconnu.  

Ses yeux percutent les iris azurées de l'homme et tout son corps se fige. Son cœur rate un battement. Sa main se resserre nerveusement sur la poignée, de l'autre côté de la porte. Non...
Ce n'est pas un inconnu. La serveuse connaît ses yeux. Elle connaît ce visage. Ses bras dans lesquels elle s'est lovée. Ce torse qu'elle a frappé. Daniel. Elle se souvient de son nom. Il lui a chuchoté pendant qu'elle était en crise. Pendant que la terreur l'assaillait de toute part. Daniel. Policier. Ça aussi il lui a avoué pendant qu'elle hurlait. Pour la rassurer sans doute. Sauf que le voir ici lui provoque divers sentiments. Tout, sauf de la sécurité. Parce qu'il n'a aucune raison d'être ici. Qu'il n'est pas censé être là, devant sa porte. Pas censé savoir son nom ni même où elle habite. Elle est certaine de ne pas lui avoir dit, elle ne l'a dit à personne. Elle n'a donné que son prénom à cette fille aux cheveux étranges à l'hôpital. Même pas son nom de famille. Et quand Joan est venue la chercher elle n'a donné son nom de famille qu'à une infirmière pour signer la décharge. Il ne peut pas savoir. Il ne peut pas être là. Et surtout. Pourquoi ? On lui a toujours dit de se méfier des uniformes. Et encore plus des flics qui n'en portaient pas. Prudence. Il lui faut être prudente.

« Qu'est-ce que vous faîtes là ? » Pas de bonjour, pas de formule basique de politesse. Charlie n'est pas le genre à s'en encombrer en temps normal. Ce soir encore moins. Elle n'aime pas l'idée qu'il soit là. Qu'ils sache où elle vit, qu'il sache qui elle est. Par réflexe elle jette un coup d'oeil à son pitbull qui est toujours couché mais la tête redressée dans sa direction. Il surveille, et ça la rassure un peu. Plantant à nouveau ses yeux dans ceux de l'homme, elle attend, bloquant toujours l'entrebâillement de la porte de son corps.

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MessageSujet: Re: Would you let me help you ? (Charlie) Mer 3 Jan - 18:28

Would you let me help you ?



Quelques instants avant que la porte ne s'ouvre enfin mais pas entièrement. Charlie ne fait qu’entrebâiller la porte cependant. A raison. Elle ne me connaît pas. On ne peut pas dire que la seule fois où nous nous soyons croisés nous ayons l'occasion de faire connaissance et qu'elle soit méfiante ne m'étonne pas. Et cela me rassure qui plus est car si elle est tout le temps méfiante de cette façon, cela veut dire qu'elle prudente, qu'elle fait attention à elle. Vu son passé, c'est clairement ce qu'elle a de mieux à faire. Quelques secondes passent et j'arbore un sourire que j'espère sympathique et rassurant. Sincère il l'est mais j'ai peur que ça ne suffise pas à Charlie qui par ailleurs me reconnaît, je le vois. Elle m'apparaît soudain plus tendue, plus suspicieuse aussi. Là encore, je ne peux que saluer sa façon d'agir, elle met ainsi toutes les chances de son côté pour qu'il ne lui arrive rien. Tension donc. Suspicion. Et quand elle daigne enfin prononcer quelques mots, ce n'est pas pour me saluer, c'est simplement pour me demander ce que je fais là. Question légitime sans aucun doute possible. Je ne suis pas censé être là, pas du tout. J'ai outrepassé mes fonctions, j'en ai parfaitement conscience et c'est dans un sens totalement idiot d'avoir fait ça à peine réintégré mais ça été plus fort que moi : je veux l'aider. Et alors que je suis prêt à formuler la réponse la plus honnête possible, Charlie détourne le regard. Mes prunelles suivent la direction des siennes pour se poser sur le chien que j'aperçois un peu plus loin. Décidément, elle fait tout ce qu'il faut pour sa sécurité. Ce qui est bien révélateur du traumatisme, de ce qu'elle a pu vivre. Seule la crainte qu'on s'en prenne à elle peut la pousser à agir au quotidien de cette façon. Je reporte finalement mon attention sur Charlie quand elle-même reporte toute son attention sur moi.

« Bonsoir. » je termine par lui dire parce que si elle n'a pas l'envie de me servir la moindre politesse, moi par contre j'y tiens. « Je sais que ma présence ici doit vous surprendre et je suis désolé de débarquer comme ça mais je venais prendre de vos nouvelles. J'étais inquiet pour vous depuis cette soirée. » Vérité. « Est-ce qu'on pourrait discuter un peu ? Vous voulez bien me laisser entrer ? Tenez. » j'ajoute rapidement en plongeant ma main à l'intérieur de ma veste en cuir. Il me semble bien voir un mouvement de recul. Il me semble même entendre le chien grogner en voyant le geste de Charlie. Ou alors c'est le fruit de mon imagination. Toujours est-il que j'entreprends de sortir ma carte de police que je tends à Charlie pour qu'elle y jette un coup d'oeil et soit, je l'espère, un peu rassurée. L'idée est de lui montrer que je ne mens pas même s'il est facile de faire faire de faux papiers, c'est vrai. Je remets finalement la carte où elle était et la porte se referme. Oh. Bon. Il faudra que je réessaye une proch... Ah. Bruits de la porte qu'on déverrouille. Je ne sais pas si l'effet de la carte, je ne sais pas si c'est parce que je dégage la rassure un peu, toujours est-il que Charlie termine par m'ouvrir sa porte avant de se déplacer pour me laisser la place d'entrer. Je sens son regard sur moi autant que je sens celui de son chier et c'est d'ailleurs sur le magnifique animal que toute mon attention se pose une fois que j'ai pénétré à l'intérieur de la maison. Je reste debout, sans esquisser le moindre geste alors que le chien me fixe, tendu. Toujours couché, mais tendu. « Il est magnifique. » je dis à Charlie sans détourner mon regard du chien. Je n'ai, pour le moment, pas l'intention de me détourner ni de lui tourner le dos. Il n'attaquera pas sans ordre, j'en suis convaincu vu le comportement qu'il a mais rien ne me dit qu'elle ne va pas le donner cet ordre. Rien ne me dit qu'elle ne m'a pas fait entrer justement pour lancer son chien sur moi. Après tout, elle ne me connaît pas, ne me fait sans doute aucune confiance. « Comment s'appelle-t-il ? Ou elle peut-être, pardon. »



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MessageSujet: Re: Would you let me help you ? (Charlie) Dim 21 Jan - 16:26



Would you let me help you?
Daniel ξ Charlie

« J'étais inquiet pour vous depuis cette soirée. »
Elle fronce les sourcils, incertaine, sondant au plus profond de ses yeux azurs la sincérité de ses propos. C'est impossible. On ne peut pas être inquiet pour une personne que l'on a seulement croisé une fois dans sa vie. On ne peut pas être inquiet pour une inconnue. Et c'est ce qu'elle est. Une inconnue. Être entrée en crise psychotique et paranoïaque devant lui, avoir terminé dans ses bras pour se calmer ne fait pas d'elle autre chose qu'une inconnue. Et ça ne fait pas autre chose de lui qu'un étranger. Un homme étranger. Un homme flic étranger. Trois combinaisons qui lui font se dresser les cheveux sur la nuque et se crisper, à l'affût du moindre comportement étrange qui pourrait le trahir. Le simple fait qu'il soit ici l'ennuie, la met mal à l'aise. Même perdue dans les douces limbes de la folie la jeune femme s'est assurée de ne pas prononcer autre chose que son prénom. Devant lui, devant les secouristes, devant le médecin puis l'interne. Comme une sécurité nécessaire. Pour s'éviter ce genre d'ennuis, ce genre de confrontation. Pourtant il se tient devant elle. Ce qui veut dire qu'il a fait des recherches pour la retrouver. Qu'il est allé posé des questions à l'hôpital et que cette infirmière lui a donné les informations qu'il désirait. Information qu'elle enregistre d'ailleurs dans un coin de son esprit. Et le voilà, devant chez elle, sur son perron, pénétrant sa zone de confort, sa vie privée. Et elle n'aime pas ça. Il n'a rien à faire ici. Elle ne l'a pas invité. Ne veut pas de sa présence ici. Qu'il pollue son cocon.
Charlie s'efforce pourtant de garder une expression neutre. Le meilleur moyen de se débarrasser de sa personne est de lui assurer qu'elle va bien, que tout est rentré dans l'ordre et qu'il n'a pas à s'inquiéter. Le tout saupoudré d'un sourire poli et de son regard de petite fille sage. Mais quand elle s'apprête à mettre en pratique ce beau principe mental, il la prend de court. « Est-ce qu'on pourrait discuter un peu ? Vous voulez bien me laisser entrer ? Tenez. » *Non. Dégage!* C'est ce qu'elle aimerait lui aboyer au visage mais évidemment elle ne le fait pas, se contenter de reculer légèrement quand sa main masculine disparaît dans la doublure de sa veste, entendant Shadow grogner. Il ressent sa crainte, son appréhension. Quand une plaque de police se présente finalement devant elle la serveuse fait signe à son pitbull de se rasseoir, discrètement, prenant la plaque dans ses mains pour l'examiner. Daniel Mills. Une information supplémentaire sur lui. De quoi les remettre un tant soit peu sur un pied d'égalité. Juste un peu.
Mais a t-elle vraiment le choix ? Si elle refuse, il se posera des questions ou continuera de revenir l'ennuyer. Et la dernière chose dont elle ait besoin est qu'un flic de la criminelle gravite tout autour d'elle. Non, elle doit le recevoir, savoir précisément ce qu'il veut et ne pas commettre d'impair le temps de sa présence ici.

Claquant la porte, elle tire la chaînette. Et pendant les quelques secondes que dure le déverrouillage de la porte elle se dit qu'elle devrait peut-être prévenir Alma qu'un flic est dans son salon. C'est ce qu'elle lui a toujours dit de faire si elle se retrouvait face à un flic. L'appeler. Mais la serveuse ne le fait et rouvrant la porte, elle s'écarte pour le laisser passer, ne ratant rien du moindre de ses gestes. Et même quand il complimente son chien aucun sourire ne vient étirer ses lèvres. « Shadow » laisse-t-elle filtrer et à l'entente de son nom il se redresse, les yeux toujours fixés sur le flic. « Il est gentil mais il n'aime pas les étrangers. » Autrement dit mieux vaut pour lui rester à l'écart. « Et c'est un excellent garde du corps » Ou en lisant entre les lignes, 'si tu me touches il te saute à la gorge'. Elle ne dit d'ailleurs pas à son compagnon à quatre pattes de se rasseoir, et elle ne met pas en place le petit rituel des présentations. En règle générale, il lui suffit de prendre la main de son invité, de la faire renfiler à Shadow pour que ce dernier considère le danger écarté et ne fasse rien de répréhensible. Elle s'en abstient volontairement ce soir. L'idée que son pitbull reste sur ses gardes, attentif à ce qui va se passer et aux hypothétiques ordres de sa maîtresse la rassure plus que n'importe quoi d'autre.

Le silence s'abat entre eux et Charlie doit faire un effort surhumain pour se rappeler des règles sociales basiques de politesse. « Vous voulez boire quelque chose. Un café ? » Et elle pointe le salon d'un signe de la main, l'invitant à se mettre plus à l'aise. Elle le devance gentiment, non pas pour lui ouvrir la voie mais pour refermer son carnet de croquis dont elle refuse qu'il voit les derniers dessins, bien trop sombres et énigmatiques pour être expliqués. Elle sait ce que les gens normaux pensent de ce genre d'esquisses, et elle ne veut pas que ce policier les voit. Elle le glisse sur un meuble plus loin avant de se tourner vers l'homme, toujours debout au milieu du salon, surveillant du coin de l’œil Shadow qui lui rend la pareille. « Asseyez-vous.. » Que le spectacle commence ! Et plus vite il débutera, plus vite elle pourra tirer le rideau de fin. Parce qu'elle ne sait toujours pas précisément ce qu'il veut et que ça l'angoisse.

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MessageSujet: Re: Would you let me help you ? (Charlie) Sam 27 Jan - 10:15

Would you let me help you ?



Parler du chien est une manière comme une autre de détendre l'atmosphère. Plus ou moins. Moins que plus. D'essayer en tout cas de rendre les choses moins... Bizarres et un peu gênantes aussi parce que ma présence est quand même à la fois inattendue et inappropriée en réalité. J'en ai parfaitement conscience mais mon souhait de venir en aide à Charlie a été plus fort que le reste. Me voilà donc là, dans son salon, à observer et le chien et elle, attendant qu'elle réponde à ma petite question, attendant qu'elle me suive sur ce terrain sommes toutes bien moins glissant que le terrain sur lequel je souhaite en réalité m'aventurer ce soir. Un terrain qu'il va m'être difficile de pratiquer vu la froideur voire même l'indifférence avec laquelle Charlie se comporte. C'est avec cette indifférence qu'elle me donne le nom du chien, Shadow donc, avant de me dire qu'il est gentil mais qu'il n'aime pas les étrangers. J'esquisse à cette phrase un petit sourire, simplement pour lui faire comprendre que j'ai parfaitement saisi le message qu'elle fait passer. Un message qui par ailleurs se confirme quand elle ajoute que Shadow est un excellent garde du corps. « Je n'en doute pas. » que je me contente de répondre avec toujours ce même sourire aux lèvres. Message reçu. De toutes les façons je ne suis pas là pour lui faire le moindre mal mais celui ou celle qui le voudrait serait bien fou d'essayer avec Shadow auprès de Charlie. J'observe encore un peu le chien du coin de l'oeil puis reporte toute mon attention sur Charlie, préférant ne pas fixer Shadow trop longtemps. Même s'il m'est d'avis que le chien n'attaque que sur ordre de sa maîtresse, il reste un animal qui peut également faire ce qui lui passe par la tête et s'il voit en moi un danger, il n'attendra pas un ordre de Charlie pour m'attaquer et il ferait des dégâts. Il pourrait me tuer, j'en ai conscience. Alors oui, je détourne mon regard, pas tout à fait à l'aise en réalité mais je le fais. Un bref silence s'installe, un silence un poil gênant en réalité, et c'est Charlie qui vient le briser en me proposant à boire.

« C'est gentil mais non merci. »

Poli. Agréable. Autant que je puisse l'être. Je n'ai sincèrement pas soif et je n'ai pas non plus particulièrement envie de me retrouver seul avec Shadow. Je me contente donc de prendre la direction de salon que Charlie me montre d'un signe de la main. Je la laisse prendre les devants et lui emboîte le pas. Je vois qu'elle s'empresse de refermer un carnet, visiblement peu désireuse que je voie ce qui se trouve à l'intérieur mais je ne m'en offusque pas. Je débarque sans prévenir, chez elle, je ne suis qu'un inconnu qui est sur le point de sans doute poser trop de questions alors non, je ne vais pas m'offusquer qu'elle choisisse de me cacher ce qu'elle était en train de faire. C'est personnel et le personnel, je vais déjà mettre assez les pieds dedans comme cela. Je la regarde faire en silence puis m'installe sur un fauteuil après qu'elle me l'ait proposé. Je vois que Shadow m'observe toujours : c'est véritablement un bon garde du corps oui. Je reste un instant sans bouger ni rien dire avant de prendre une profonde inspiration et de croiser mes mains sur mes cuisses, mon regard se posant sur Charlie pour ne plus en bouger. Calme. Sincérité. Inquiétude. Si elle est capable de lire dans le regard des autres, c'est ce qu'elle va voir dans le mien.

« Comme je vous l'ai dit, j'étais inquiet pour vous depuis le soir d'Halloween et je voulais m'assurer que tout allait bien pour vous. »

Oui, c'est ce que je lui ai dit avant qu'elle ne se décide à m'ouvrir donc elle le sait déjà. J'ai d'autres choses à dire, des choses à lui demander même mais je ne me vois pas foncer dans le tas et entrer dans le vif du sujet de manière brutale. Ce serait complètement manquer de tact et si je ne suis pas le roi du tact, au contraire, si on me reproche soudain d'être trop bourru, là, je me dois absolument de faire un effort et, en premier lieu, je me dois de lui expliquer comment je suis arrivé jusque chez elle.

« Je tiens à m'excuser parce que je sais que je ne devrais pas être là, chez vous. » que j'ajoute donc rapidement. « Je sais bien que je n'aurais pas dû vous rechercher mais... » Mais on en revient à ce que j'ai dit quelques instants auparavant. Un soupir. « Mais j'étais vraiment inquiet après cette soirée. Sincèrement, votre crise de panique m'a plus effrayé que le reste. » On sait tous les deux ce que j'entends par « le reste » et je n'ai pas l'intention de revenir dessus, craignant de faire naître une nouvelle crise de panique. « Alors voilà, j'ai cherché et j'ai trouvé. J'ai longtemps hésité avant de venir. » Ce qui est là encore tout à fait vrai. Même devant la maison j'ai hésité. « Est-ce que vous allez mieux ? »

Je m'attends bien sûr à une réponse toute prête. Je m'attends bien sûr à ce qu'elle m'annonce du tac au tac qu'elle va très bien. Pourquoi se confierait-elle à un inconnu ? Je ne suis après tout que cela même si mes intentions sont bonnes. Et mes intentions, je vais devoir y venir à un moment donné.

Et cela risque de ne pas être facile.



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MessageSujet: Re: Would you let me help you ? (Charlie) Dim 28 Jan - 23:13



Would you let me help you?
Daniel ξ Charlie

La jeune femme finit par le rejoindre sur le canapé en conservant une certaine distance de sécurité. Autrement dit, lui d'un côté et elle à l'opposé, aussi loin que la longueur de l'assise le lui permet. Elle reste droite, les deux pieds au sol, toujours sur la défensive et prête à se reculer si besoin s'en fait ressentir. Puisqu'il a refusé le café, Charlie n'a pas eu le temps nécessaire pour s'habituer à cette situation, pour poser ce qu'elle pouvait, devait, ne devait pas et ne pouvait pas faire. Et surtout, ce qu'elle doit et ne doit pas dire. Son visage ne trahit donc aucun sentiment particulier. La neutralité à l'état pur. Un rocher inébranlable. Elle sait que ça a le don de déstabiliser les gens, de les mettre mal à l'aise sans aucun angle d'attaque. Et si d'ordinaire elle force le comportement social, présentement elle n'en a cure. Le flic réitère son affirmation, son soit disant besoin de s'assurer qu'elle va bien, que tout est rentré dans l'ordre pour elle et comme à la première écoute la petite brune reste impassible et surtout, dubitative. Est-ce qu'il est allé voir la femme de ce type qui a du elle aussi être traumatisée par la vision de son mari se vidant de son sang ? Est-il allé visité l'homme à l'hôpital s'il s'en est sorti ? Et les autres personnes présentes qui ont mis les mains dans les chairs déchiquetées de cet artiste raté, s'est-il enquit de leur état à chacun ? Charlie en doute très sincèrement. Non, c'est vers elle que son attention s'est tournée parce qu'il l'a géré elle et non les autres. Parce qu'elle s'est effondrée dans ses bras et a fait ressortir le syndrome de super héros enfoui chez presque tous les hommes. Seulement elle ne se sent pas l'âme d'une Lois Lane, et il n'est clairement pas son Superman.   « Je tiens à m'excuser parce que je sais que je ne devrais pas être là, chez vous. » *Clairement pas, cloporte insignifiant.*
« Je sais bien que je n'aurais pas dû vous rechercher mais... »  *Mais rien du tout. Tu n'aurais pas du me rechercher point.* Voilà ce qui arrive quand on donne un certain pouvoir aux gens. Tôt ou tard, ils en usent et en abusent. Pour la bonne cause, pour rendre service, pour veiller à la sécurité d'autrui. Peu importe la raison, le fait est qu'il l'a retrouvée et qu'il est assis sur son canapé, dans son salon, chez elle. Et son inquiétude ne justifie pas sa venue ici à son sens, pas plus que ses excuses déguisées n'efface ses actions. La serveuse détourne les yeux un instant peu désireuse de se souvenir ou de s'entendre dire qu'elle a fait une crise de panique. Les souvenirs liés à ce genre d'événements doivent rester là où ils sont et elle refuse de laisser entre apercevoir certaines choses devant lui. Surtout devant lui. Alors à la question est-ce qu'elle va bien elle répond naturellement et simplement « Oui »

Charlie a apprit à répondre rapidement à ce genre de questions. Elle sait que trop réfléchir est parfois soupçonneux et entraîne d'autres questions. Mais la jeune fille a conscience que ce soir ce simple oui ne la sauvera pas. Pas plus qu'il ne la débarrassera de Daniel Mills. « Vous avez raison, vous ne devriez pas être ici. Vous n'auriez pas du me rechercher » Son visage ne laisse filtrer aucune émotion particulière. Une poupée de porcelaine sans aucune fissure. « Je ne vous ai pas donné mon nom. Même en pleine crise je suis certaine de n'avoir lâchée que mon prénom. Et je ne l'ai pas donné aux médecins. Je n'ai du signer de mon patronyme que la décharge pour qu'ils me laissent sortir. C'est donc ici que se situe la faille. » Une simple constatation pour évoquer les faits simples qui l'ont conduit jusqu'ici. Il faudra que cette infirmière revoit certains codes de professionnalisme semble-t-il. « Je tenais à mon anonymat mais vous êtes passé outre. Parce que vous vous inquiétiez pour moi » Elle ne le lâche pas du regard, ne clignant presque jamais des yeux. « Et bien constatez. Regardez. Je vais bien » Une pause, courte. « D'accord j'ai paniqué, je l'admets. Je n'aime pas le sang. J'en ai la phobie. Alors quand mes yeux se sont portés sur cet homme et que j'ai vu tout ce sang... » Elle simule un frisson sans trop de mal, évitant cependant de se remémorer les faits prononcés. « J'ai paniqué. Je me suis mise à hurler et j'ai eu la trouille de ma vie. Mais ce n'était que ça. Une simple crise de panique. J'ai été mal quelques jours et j'ai repris ma vie. Je n'allais pas me laisser abattre pour un simple indicent certes très macabre mais qui ne me touchait pas directement. » Et pour toute autre personne le discours serait véridique. Mais tout le monde n'a pas vu son père se faire tuer sauvagement sous ses yeux. « Je vais bien inspecteur Mills. Je vous assure » Finalement un sourire poli et discret pour conclure.
*Maintenant tire-toi!*

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MessageSujet: Re: Would you let me help you ? (Charlie) Lun 12 Fév - 23:32

Would you let me help you ?



Que la réponse fuse vite. Trop vite pour ce que soit naturel et parfaitement sincère. Peut-être va-t-elle véritablement bien mais je doute. Je doute sincèrement. Parce que j'ai agi de cette façon moi-même. J'ai appris à répondre vite pour qu'on ne me pose pas de questions et je ne peux m'empêcher de penser qu'elle agit de la même façon. Elle ne s'attarde ceci dit pas longtemps sur cette réponse puisqu'elle rebondit bien rapidement également sur le reste, sur ma présence ici. Une présence indésirable, je le sais. Elle ne manque pas de me le faire savoir. Elle ne manque pas d'appuyer sur tout ce que j'ai fait et que je n'aurais pas dû faire. Si la situation n'était pas si complexe et délicate, je pourrais esquisser un sourire teinté d'une certaine fierté car ces capacités de déduction sont excellentes : elle ferait un excellent flic. Je pourrais mais je ne le fais pas. Je reste stoïque, aussi impassible et neutre que possible. Je hoche cependant la tête quand elle répète les explications que je lui ai données, quand elle me dit que je suis passé outre son désir d'anonymat parce que je m’inquiétais pour elle. Oui, c'est bien cela. Et voilà que Charlie recommence à me servir le même refrain que quelques instants auparavant. Elle affirme avec aisance et détermination qu'elle va bien et je n'y crois pas plus que lorsqu'elle a répondu « oui » avec trop de rapidité. C'est peut-être parce qu'elle perçoit mon scepticisme qu'elle se met soudain à parler de ce qu'il s'est passé ce soir-là. Elle ne nie pas avoir paniqué mais elle affirme qu'il ne s'agissait que d'une simple crise de panique parce qu'elle a eu la trouille et ce n'était peut-être que ça, mais peut-être pas. C'est tout le problème. Elle a repris sa vie et je veux bien la croire, oui, elle n'a pas l'air d'être au trente-sixième dessous. Mais sa vie, quelle est-elle exactement ? Est-ce qu'elle vit avec la peur que quelqu'un revienne s'en prendre à elle ? C'est à cela que je ne cesse de penser, moi. C'est pour cette raison que je me trouve dans son salon.

« Je vais bien inspecteur Mills. Je vous assure. »

C'est la fois de trop pour que cela soit véridique.

« Lieutenant. » je réponds pour la forme avec un petit sourire aux lèvres. Puis un profond soupir alors que je hoche la tête. La suite ne va pas être particulièrement simple mais il me faut être honnête avec elle. C'est pour cela que je suis là. Alors mes mains viennent se croiser sur mes genoux tandis que je me penche un peu en avant, mon regard toujours planté dans celui de Charlie.

« Vous avez raison d'avoir décidé de ne pas laisser cet événement vous gâcher la vie. » C'est un fait. Oui, elle a raison. « Vous avez réussi à passer à autre chose et c'est bien entendu le mieux pour vous mais, il n'y a pas que ça. » j'ajoute finalement. Les mots vont devoir être prononcés à la fois avec précision et avec prudence. Je ne vais cependant pas tourner autour du pot plus longtemps. « Charlie, vous m'avez dit des choses ce soir-là. Pendant cette crise. » Et j'insiste un peu sur le mot « crise ». « Et peut-être que les mots que vous avez prononcés ne sont nés que de l'horreur de la situation mais peut-être pas et c'est ce peut-être pas qui me pousse à être ici parce que je suis flic et que j'ai juré de faire de mon mieux pour protéger les autres. » Je la vois venir avec ses gros sabots m'annoncer qu'elle n'a pas besoin que je la protège alors mes mains se délient juste pour que je lève tout doucement ma main droite pour lui faire comprendre que je souhaite terminer. « Vous m'avez supplié de ne pas vous faire de mal Charlie en m'assurant que vous n'alliez rien dire à personne. Vous m'avez supplié et c'est dans ma tête, je n'arrive pas à m'en défaire. Parce que la vérité c'est que j'ai du mal à croire qu'une simple crise de panique ait pu vous pousser à avoir peur de moi de cette façon. Et les mots prononcés était trop... Précis pour être nés sous l'effet du choc. » Je marque une pause, soupire, l'air grave. Peut-être trop. « Vous m'assurez que vous allez bien et je veux bien vous croire mais est-ce que c'est vrai ? Est-ce que tout va bien ? Est-ce que... Charlie, est-ce que quelqu'un vous menace ? »

Tout ce que je veux, c'est l'aider, et j'ose espérer qu'elle saura l'entrevoir au-delà de la méfiance qu'a fait naître ma présence ici chez elle ce soir.



(c) sweet.lips

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