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 Before they turn the lights out Ft Josef

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MessageSujet: Re: Before they turn the lights out Ft Josef   Mar 6 Fév - 2:39



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Before they turn the lights out


Les bras de Josef se ressert autour d'elle et viennent la rapprocher un peu plus de lui et elle se laisse allégrement faire. L'indienne s'élève sur la pointe des pieds, les mains toujours accrochées à la nuque de son pompier et vient se fondre toujours plus contre lui. Les lèvres de son petit-amis dérivent alors vers son cou et lui arrache un frisson suivit d'un rire amusé, évidemment il ne perdait jamais le nord quand il s'agissait de passer aux choses sérieuses. « J'pense que t'as quand même besoin d'un petit plus. Un sourire en coin vient s'afficher sur les lèvres de la jeune femme qui continue de faire glisser ses doigts le long de sa nuque. Ah oui ? Tu crois ? Comme quoi ? Il lui répond en déposant un baiser bien moins pressant cette fois sur ses lèvres. Oh je vois. Elle hoche la tête avec un air faussement sérieux. Petit détail : Chez toi ou chez moi ?  Honnêtement la question se pose c'est vrai, mais elle est prête à une sacré argumentation pour le convaincre de choisir son appartement. Elle n'avait rien contre celui-ci en soit, mais elle avait envie de partir sur des bases qui n'étaient pas biaisés, qu'ils s'installent dans un endroit qui n'était pas (en tous les cas pour elle) déjà plein de souvenirs d'un passé perdu et oublié, elle voulait juste qu'ils construisent quelque chose de neuf sur des bases saines et elle devait bien le reconnaître, elle adorait son appartement et elle ne doutait pas qu'elle ne pourrait que l'aimer davantage encore avec Josef dedans. Parce qu'elle savait qu'il y amènerait sans doute bien plus de vie qu'elle ne l'avait elle-même fait ces derniers temps. On emménage où Mlle Laghari ? »

Il ne lui laisse guère l'occasion de répondre, tout du moins pas de façon attentive, puisqu'il reprend son petit manège et l'abreuve de baiser. «  Jo…Le rire de Daya résonne dans l'appartement avant qu'il ne soit remplacé par des soupirs lascifs. Elle n'a pas franchement la foi de le repousser pour alimenter sérieusement cette conversation, pas quand il s'applique de la sorte à faire voguer son esprit dans une direction bien différente, mais soyons honnêtes pas moins intéressante.- Est-ce qu’on n’opterait pas pour ton super loft où on peut loger trois familles sans se marcher dessus ? De nouveau elle sourit, même s’il n’en voit rien dans l’immédiat, en tout cas pas jusqu'à ce que ses lèvres ne rejoignent brièvement de nouveau les siennes. J’ai même pas besoin d’argumenter ? Alors que j’avais l’argument parfait…Un nouveau soupir s’échappe de ses lèvres. Bien bien, clairement ils parleraient plus tard. Il n’était de toute façon déjà plus concentré depuis un petit moment et elle commençait à véritablement lâcher prise. Il se met à rire en lui laissant entendre qu’il est avec elle pour l’argent évidemment, ce qu’elle sait être faux, ce type serait foutu de vivre d’amour et d’eau fraîche. Elle le repousse délicatement et l’oblige à se redresser, une main fermement posée sur son torse. Tu veux dire après les menottes et les techniques d’interrogatoire ? Un sourire espiègle vient s’afficher sur son visage, tandis qu’elle hausse les sourcils d’un air entendu. Elle s’avance d’un pas, puis d’un autre l’obligeant à reculer avant de le pousser sur le canapé derrière lui, puis elle vient se placer à califourchon sur ses genoux. Dommage pour toi la flic n’est pas de service ce soir, faudra faire avec juste moi. » La réponse est prévisible et faite de geste équivoque. C’est une conversation qui se terminera plus tard.

***
30 Novembre 2018

La soirée avait été dure, mais en un sens peut-être pas suffisamment.

Une fois le laboratoire libéré, il avait fallu sécuriser les preuves, faire transféré les prisonniers et bien évidemment enclenché la paperasse et dieu savait qu'il y en avait surtout dans des cas comme celui-ci ou plusieurs victimes sont à dénombré. Daya savait qu'elle allait faire le sujet d'une enquête interne pour déterminer que son tir était justifié et au vu du contexte, elle n'était pas vraiment inquiète quand au fait que son choix aussi discutable puisse-t-il être pour elle, ne le seras probablement pas pour les autres. Elle était épuisée, malgré son manque de réaction, la froideur dont elle avait pu faire preuve face à son acte, il commençait doucement à lui revenir en plein visage sous forme d'un questionnement silencieux et profondément enfouie, en tous les cas pour ce soir. Lorsqu'enfin elle avait été libérée et autorisée à rentrée chez elle, il était un peu plus de quatre heures du matin et elle ne rêvait que d'une chose son lit…elle avait hésiter avant de prendre sa voiture, puis finalement dans un élan de réflexion judicieuse avait fait le choix de prendre un taxi, la dernière chose dont elle avait besoin était de finir dans un putain d'arbre. Alors qu'elle est dans le véhicule depuis quelques minutes déjà, elle sort son portable de son sac pour y trouver deux appels en absence, un de Josef et un de son répondeur, si son premier réflexe est de ramener son mobile vers son sac (en se disant que là tout de suite elle n'avait pas la force) elle revient vite sur cet automatisme en se rappelant qu'elle lui avait promis de faire des efforts après la crise « fausse alerte bébé », elle compose alors le numéro de sa boite vocale et écoute le message qu'il y a laissé.

Son visage ne met pas bien longtemps à se décomposer, la simple utilisation du mot accident la met déjà dans tous ses états, pas de réflexion, pas tout de suite, elle ne se dit pas que s'il l'appelle, nécessairement c'est qu'il va bien, il le lui dit pourtant, s'applique à le préciser, parce qu'il doit sans doute avoir compris à quel point ce genre de chose est difficile pour elle, à quel point c'est devenu d'autant plus compliqué après tous les incidents de ces derniers temps. Elle se reprend soudainement, sortie de sa torpeur par dieu sait quoi. « Excusez-moi changement de programme… » Elle remplace son adresse par celle de Josef auprès du chauffeur, qui se voit rallonger sa course de quelques bonnes dizaines de minutes, il ne s'en plaindra sûrement pas ca va sans dire. Elle essaye d'appeler Josef, mais sans succès, il devait sûrement dormir, après tout il était un peu plus de cinq heures et son message avait été laissé aux environs de minuit, ce n'est pas grave, elle avait de toute façon les clés de chez lui. L'indienne remonte son coude contre la portière de la voiture et laisse son visage venir s'appuyer contre la vitre, elle est épuisée…ses yeux se ferment et elle se promet de ne les garder clos que cinq minutes pas plus…juste cinq petites minutes. « Mademoiselle. Le bruit désagréable d'un raclement de gorge la fait sursauter et elle se redresse tout à coup. Vous êtes arrivée. – Oh hum merci, oui. Elle jette un coup d’œil par la fenêtre et reconnaît effectivement l’immeuble de son petit-ami. Désolé. Elle fouille dans sa poche en jetant un coup d’œil sur le compteur et putain le petit détour ne faisait pas du bien. Elle sort un billet de sa poche et le colle dans la main du chauffeur. Gardez la monnaie. » Son sac dans la main, elle s’extirpe alors du véhicule, jette un regard à l’étage qu’occupe Josef et semble y percevoir une vague lueur, mais elle se dit que c’est fort possiblement le produit de son imagination. Lorsqu’elle pénètre dans l’appartement, seul la petite lampe à côté du canapé diffuse sa lumière dans la pièce. Presque immédiatement elle reperd la silhouette de Josef assis sur le canapé, le dos contre l’accoudoir et le regard un peu perdu, elle n’a pas vraiment le temps de dire quoi que ce soit avant qu’Ischia ne vienne se coller dans ses pattes. Elle dépose une caresse sur la tête de l’animal avant de la contourner pour rejoindre le salon. « Hey. Elle pose sa main sur la nuque du pompier et la fait redescendre le long de son épaule. Qu’est-ce que tu fais encore debout ? Puis elle vient s’asseoir près de lui une main posée sur son genou, ce n'est qu'en cet instant qu'elle aperçoit l'air grave peint sur son visage. Est-ce que ca va ? Qu’est-ce qui s’est passé ? »

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MessageSujet: Re: Before they turn the lights out Ft Josef   Jeu 8 Fév - 22:13

Before they turn the lights out
EXORDIUM.
Tête au-dessus de la cuvette des toilettes, Josef expulse une bile acide, une de ses mains se crispe sur la céramique froide sous l’effet du rejet. Si le pompier n’a pas su exprimer quoi que ce soit depuis cette après-midi, le corps s’en charge seul pour lui rappeler à quel point ce qu’il vit n’est pas naturelle.
Pourtant, il sait que la mort est le processus simple d’une vie, un cycle qui se répète malgré eux, malgré l’humain. Mais cette dernière ne l’est pas lorsqu’elle est imposée. Lorsqu’elle lui arrache sa meilleure amie, l’obligeant à vivre dans un monde où elle n’est plus.
Il refuse. Ne veut pas s’infliger pareille douleur que de vivre une existence sans elle. Josef n’arrive pas à percuter, n’arrive pas à croire que ça leur arrive. La douleur est bien trop violente pour être réelle, le fait actuellement gerber une dernière fois, gorge brûlante. Le pompier transpire, tremble de froid, de frustration, de colère, de peine. Il ne sait plus très bien, tout comme il ne sait pas quelle sorte d’émotion le traverse actuellement. Il n’arrive plus à dissocier douleur et détresse. Les images défilent sous ses paupières brûlantes, l’odeur du sang se mêle à celui de la bile rejetée et il n’en peut plus de voir ces flashs défiler devant ses yeux. Ça et le son de sa voix sifflante, concernée, inquiète pour eux alors qu’elle mourrait sous leurs regards impuissants.

Josef se redresse un peu, inspirant du mieux qu’il peut avant de se laisser tomber sur le sol, dos contre le mur. D’un geste tremblant, il essui maladroitement ses lèvres humides, yeux rivés sur le carrelage blanc. Il est à peine minuit, vient seulement de rentrer et c’est lorsqu’il a foutu un pied dans l’appartement que tout s’est déclenché, que le corps s’est relâché. Josef n’a eu le temps de penser à rien d’autre qu’aux protocoles, qu’à la paperasse qui l’attend que ça soit pour Lou ou pour lui-même puisqu’Adler a choisit son bon moment pour arriver, pile à l’instant où les poings du pompier s’écrasaient sur la gueule déconfite d’Elvis. Il a fallu gérer Lloyd et le reste de l’équipe à l’hosto, Lou à la morgue, prévenir ses parents parce qu’il a insisté pour le faire, comme un devoir, un dernier geste en sa mémoire.
A aucun moment il n’a pu se concentrer sur sa propre douleur, sur ce vide qui se creuse un peu plus à chaque heure. N’a pas eu le temps de percuter pleinement, de prendre conscience de ce qui l’attend désormais, de cette absence qui s’impose malgré lui, sans lui demander son avis. Et maintenant qu’il est assis dans sa salle de bain avec rien d’autres à penser que Lou, les émotions remontent à la surface, bien trop vite. Au point d’en gerber. Au point d’avoir l’impression de ne plus réussir à respirer correctement. L’angoisse le prend aux tripes, la violence de ce qui s’impose à lui le déstabilise, comme s’il venait d’apprendre la nouvelle, comme si elle venait de disparaitre, de s’échapper.

Lou est morte.
Lou ne reviendra pas. Jamais.

Le sanglot l’étreint rapidement, l’étouffe et Josef mord son poing avec violence, se refusant de craquer. Parce que cette réalité n’est pas sienne, qu’il la refuse en bloc. Sa meilleure amie n’a pas pu mourir entre ses mains, devant ses yeux. S’il les ferme et les rouvrent, il se réveillera dans son pieu, Daya à ses côtés, riant nerveusement devant cet affreux cauchemar. Mais jamais ce monde ne tournera sans la présence de Lou.
Le pompier se revoit appeler sa famille, parler d’une voix bien trop calme pour être la sienne, annonçant à une mère inquiète la mort de sa propre fille. Il ne se souvient même pas du messager laisser à Daya quelques minutes plus tôt, des mots confus et chaotiques qu’il lui a laissé d’une voix tremblante, trainante, presque absente.
Maintenant, tout lui explose à la tronche. La douleur s’infiltre, lui arrache le cœur et l’éclate en un million de morceau. Ses yeux s’humidifient rapidement, ses épaules tremblent, secoué par les pleurs qu’il n’arrive pas à expulser. Ils lui restent là, au creux de la gorge, au bord de ses yeux. Il n’arrive même pas à chialer tant la douleur est intense, tant elle lui parait inhumaine.

Les minutes défilent, abstraites, tout autant que les heures. C’est à peine s’il se souvient de s’être levé pour se glisser sous une douche brûlante, enfilant ensuite son jogging de pompier, un vieux tee-shirt et s’échouer sur son lit… Pour se relever dix minutes plus tard et trouver refuge au fond du canapé.
Tout ce parcours est brumeux, sombre, il apparait par fragment dans l’esprit de Josef qui refuse de trouver le sommeil au risque de faire face à des cauchemars qu’il n’est pas capable d’affronter. Ischia ne le quitte pas d’une semelle, bien trop réceptive à la souffrance de son maitre mais Josef ne remarque ni son absence lorsque Daya pénètre dans l’appartement, ni l’arrivée de cette dernière.
Josef redresse son regard que lorsque sa petite amie pose ses doigts sur sa nuque.
Quelle heure il est ? Combien de temps s’est écoulé depuis son message ? Il n’a plus la mesure de rien. Ni des heures, ni de la nuit.

- Hey. Qu’est-ce que tu fais encore debout ?


Le pompier suit Daya du regard, écoute cette voix qui le rassure généralement, qui lui offre toujours ce petit réconfort chaleureux qu’il aime à retrouver durant ces moments de doute. Mais cette nuit, elle ne fait que le ramener à la réalité, l’arrache de ses pensées brouillons, pour lui faire percuter pour de bon.
Il a les yeux secs mais brûlants, la gorge semblable à du papier de verre.

- Est-ce que ca va ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Un trou béant se forme dans sa poitrine. Il se creuse brusquement, un éboulement d’émotions s’éclatent sur sa gueule et ses épaules qui s’alourdissent. Il revoit cet accident, il ressent de nouveau cette panique de voir Lloyd dans un sale état, puis Abraham… et enfin Lou. Leur précieuse Lou.

- Non.

Ca ne va pas.
Son bras posé sur son genoux libre montre une main tremblante.

- On a eu un accident avec les deux camions.


Et Josef s’en est sortie indemne, avec seulement quelques contusions sur le visage, rien de plus.

- Lloyd est à l’hôpital, il a dû se faire opérer. Il déglutit. A l’impression de raconter une histoire qui n’est pas la sienne. Abraham va sûrement perdre sa jambe.

Et le néant s’élargit, absorbe tout sur son passage, dévastateur. Sa respiration se fait un peu plus rapide, moins aisée et son regard se perd un peu partout avant de venir se poser sur Daya qu’il a dû mal à affronter à cet instant. Josef a l’impression d’être mise à nu, que s’il prononce la suite, il crèvera dans la seconde. D’une main toujours tremblante, il se passe une main sur le visage, déglutissant bruyamment. Toujours cette boule dans la gorge. Il cherche une once de courage dans les yeux de celle qui l’aime.

- On n’a pas réussi à la sauver. Ses lèvres trembles, ses yeux s’embrument pour de bon cette fois, pour la première fois depuis qu’il a sangloté sur son corps encore chaud. Lou est morte.

Main nerveuse dans ses cheveux qui font des allers-retours, comme si ce geste pouvait l’aider à chasser cette douleur abominable qui lui traverse le thorax, le corps entier. Prononcer ces mots lui est fatal. Le sanglot l’étreint brutalement, ses doigts venant appuyer férocement sur ses paupières, espérant ne rien lâcher de sa faiblesse.
Malgré lui, sa peine explose entre ses côtes, secouant légèrement ses épaules.

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MessageSujet: Re: Before they turn the lights out Ft Josef   Dim 11 Fév - 19:52



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La réponse est nette et brutale et quelque part elle aurait sans doute dû s'y attendre, mais malgré tout elle en reste un tant soit peu surprise. Elle ne connaît pas la teneur des évènements qui se sont déroulés ce soir alors qu'elle-même était en train de suivre les ordres qui l'avaient amener pour la première fois de sa carrière à se servir de son arme... une exclamation aurait pu s'échapper juste à cet instant, de sa bouche pour la façon dont elle avait formulé cette pensée dans son esprit, mais rien ne se passe sur son visage bien trop fatigué. Parce que la vérité c'est que c'était là un résumé un peu biaisé dans la mesure où elle aurait pu loger sa balle ailleurs, elle le savait, l'avait même envisagé et pourtant elle avait fait ce choix, franchie cette barrière qui ne lui laissait à présent plus de possibilité de faire marche arrière. Peut-être que c'est pour ca qu'elle ne réfléchie pas aussi posément que d'habitude, peut-être que c'est pour ca qu'elle se laisse finalement surprendre par l'attitude étrange et détaché de Josef... « On a eu un accident avec les deux camions.  Les doigts de l'Indienne viennent se resserrer autour du genou de son petit-ami en réaction à ce qu'il vient de lui dire, comme pour l'encourager à continuer, comme pour le rassurer, comme pour elle-même se recentrer sur lui. Lloyd est à l’hôpital, il a dû se faire opérer…Abraham va sûrement perdre sa jambe. L'expression sur le visage de Daya change de façon instantanée, ses yeux s'arrondissent et sa bouche prend la forme d'un « O » silencieux, c'est beaucoup plus sérieux que ce que son message lui avait laissé croire, elle entend de nouveau les mots qu'il y avait laissés, le ton calme qu'il avait utilisé et maintenant qu'elle comprenait l'ampleur des évènements elle ne pouvait s'empêcher de se dire que ce ton avait justement été beaucoup trop calme…et qu'elle aurait dû s'en inquiéter. La respiration du pompier se fait plus sonore, tandis que son regard vide glisse sur la pièce tout autour avant de maladroitement retrouver le sien.  On n’a pas réussi à la sauver. Lou est morte. »  Son souffle se coupe, elle reste figée et muette juste le temps de comprendre…elle ne connaissait pas très bien Lou, n’avais jamais vraiment eu le temps de la côtoyer, si ce n’était à l’anniversaire de Lloyd auquel ils avaient fait une courte apparition (étant donné l’état dans lequel se trouvait Josef à ce moment-là), néanmoins elle en avait relativement souvent entendu parler et savait que la jeune femme était une des plus proche amie du pompier. Aussi ce n’était pas difficile d’imaginer le désarroi dans lequel il se trouvait en l’instant. Les épaules de Josef viennent à se secouer et les sanglots finissent par franchir le seuil de ses lèvres dans un craquement déchirant.

Daya se redresse un peu et approche immédiatement son corps de celui de son petit-ami avant de passer ses bras autour de lui, une main sur sa nuque et l'autre dans son dos, la forçant à venir s‘appuyer contre elle. « Je suis désolée. Je suis vraiment désolée… Elle ne sait pas trop quoi dire, ni quoi faire. Il n'y a jamais de bonne façon de réagir à une annonce pareille, rien que l'on ne puisse dire qui soulagerait la peine, elle le sait, elle la vécue elle aussi. Elle se souvenait encore sans mal de ce mélange de colère, de peine et d'impuissance qu'elle avait ressentie lorsque son père avait été renversé par une pourriture qui l'avait laissé crevé sur le bord de la route comme un chien, elle était sûre que les émotions qui tâchaient de se frayer un chemin auprès de Josef ne devaient pas être bien différentes et pourtant, bien qu'elle les connaisse et qu'elle les ait elle aussi ressentie, elle ne s'en trouvait pas plus avancé quant à ce qu'elle pouvait faire pour l'aider ou l'apaiser. Elle glisse une main de la racine de ses cheveux à sa nuque dans un geste régulier et affectueux et tâche de lui offrir tout le réconfort qu'elle puisse lui donner même silencieux. Après quelques minutes d'un silence de plomb, elle se décide finalement à ouvrir la bouche et tenter de matérialiser sa présence. Shhhh. Shhhh. Je suis là. Elle ressert son corps contre le sien, le coeur brisé de le voir dans un état comme celui-là, désemparé de ne pas savoir comment l'aider, comment faire disparaître cette peine qui semble le consumer. Si tu veux m'en parler je suis là d'accord…Regarde-moi. Une main de chaque côté de son visage elle le poussa à venir rencontrer son regard. Je suis là. » Elle dépose un baiser sur les lèvres humides et salés du pompier avant de laisser son visage retombé dans son cou.

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MessageSujet: Re: Before they turn the lights out Ft Josef   Jeu 15 Fév - 22:55

Before they turn the lights out
EXORDIUM.
Il a les poumons en feu, le corps qui lui fait atrocement mal. Il a l’impression qu’il se retient de chialer depuis bien trop longtemps, que la présence de Daya a été l’élément déclencheur de cette vague incontrôlable de désespoir. Josef chiale comme s’il avait cinq ans, complètement paumé. Il ne sait plus très bien quel jour nous sommes, encore moins l’heure qu’il est, il sait juste que Lou est morte, qu’elle ne respire plus, qu’il n’entendra plus jamais le son de sa voix. Il ne peut pas accepter cette absence imposée, il ne peut pas accepter qu’elle soit partie si vite, comme ça, d’une seconde à l’autre. Que d’un claquement de doigts, sa meilleure amie n’est plus.
Et comme si cette peine ne suffisait pas, il avait fallut que Jakob lui dépose ce putain de courrier pas plus tard que cette après-midi. Il en a encore la gerbe, la rage au bide d’avoir cette impression que tout ne s’est joué qu’à quelques heures ou jours à peine mais que surtout… Lou a emporté avec elle une part de vie.
Ses larmes redoublent, intarissables. La fatigue accentue ses nerfs déjà à fleur de peau. Il n’a dormi que quelques heures depuis, à peine, là non plus il ne sait plus très bien. Le monde tourne au ralenti et Josef a malgré tout du mal à le suivre.
Le seul réconfort qu’il a en cette seconde, ce sont les bras de Daya autour de lui, de ses épaules, auxquels il se raccroche sans redresser le message, presque honteux d’être dans un état pareil devant elle.

- Je suis désolée. Je suis vraiment désolée…

Il n’arrive pas à dire quoi que ce soit, sa gorge bloquée dans un sanglot douloureux.
Le pompier aimerait que le temps s’arrête quelques jours, de pouvoir mettre sur pause tout ce qu’il se passe dans son crâne depuis presque 48 heures. Il n’en peut plus de voir ces images en continues, de revoir encore et encore ce visage blafard qui le fixe avec ce sourire tremblant, à deux doigts de pousser son dernier soupire. Ne supporte plus de se revoir lui tenir le visage de ses deux mains, à lui chuchoter des choses qui la feront rêver en attendant la mort, jusqu’à sentir sa tête perdre tout tonus, se relâchant complètement signe que la vie venait de simplement quitter son être. Pour la première fois depuis un an, il aimerait tout effacer. Au moins cette partie de son existence qu’il ne veut que gerber.

- Shhhh. Shhhh. Je suis là.

Daya se rappelle à lui, resserrant son étreinte, Josef s’y accrochant un peu plus fort.

- Si tu veux m'en parler je suis là d'accord…Regarde-moi.

Le pompier sent ses deux mains chaudes sur son visage qu’elle redresse malgré lui. Il n’a aucune force pour lutter, se laisse faire, malgré la honte qui le gagne. Il n’a pas pour habitude de se montrer aussi vulnérable et quant bien même il se retrouve face à sa petite amie, il peine à se montrer, serrant les dents pour ravaler ses larmes traitresses.
Ses yeux humides croisent ceux de Daya, injectés de sang à cause de la fatigue certainement. Maintenant qu’il y pense, ça fait combien de temps qu’elle est partie ? Et elle, est-ce qu’elle va bien ?
C’est brutal mais Josef prend conscience d’une chose qui ne l’avait pas traversé jusque-là ou en tout cas, pas de manière si réaliste. Et s’il recevait un jour un coup de fil pour lui annoncer que Daya était morte ? Qu’elle aussi a disparu d’un claquement de doigts sans qu’il ne se doute un seul instant en ce levant un matin, il devrait composer dans un monde où sa petite amie n’est plus ?
L’idée lui est insupportable, un véritable crève-cœur qu’il serait bien incapable d’encaisser et d’accepter. Si la douleur est telle pour la mort de Lou alors il n’ose imaginer celle qu’il pourrait éprouver si Daya disparaissait.

Josef sent le visage de Daya dans son cou et le pompier déplie ses jambes pour la serrer totalement contre lui, englobant son corps de ses bras, complètement paumée dans cette bulle de détresse qui le bouffe, qui lui donne l’impression de ne plus avoir suffisamment d’air pour respirer correctement. Il trouve un infime réconfort dans l’étreinte de cette femme qu’il prend conscience d’aimer par-dessus tout.

- Un ami est venu me déposer un courrier qu’elle a fait à quelques uns d'entres nous. Sa voix tremble, entrecoupée de quelques larmes qu’il a du mal à retenir. Parler de Lou au passé est insupportable. Elle comptait partir de Chicago quelques temps pour se remettre de quelques problèmes…

Julian, notamment. Ce mec que Josef n’a jamais pu encadrer et voir en peinture, le jugeant pas suffisamment bien pour Lou, pour cette femme qui méritait bien plus… Un type comme Lloyd par exemple.

- Elle était enceinte.

Les mots lui écorchent la gorge, le cœur.
Il se redresse, se ressaisit ne serait-ce qu’un peu en essuyant de ses doigts tremblants ses yeux humides.

- Lloyd est… était le père. Une rage nouvelle s’allume au fond de son regard, le pompier se redresse encore un peu. Et j’vais devoir aller lui donner ce putain de courrier maudit qui lui annonce qu’après avoir perdu sa nana, il y a aussi perdu un futur enfant. Merde.

Il bouillonne de rage, tout ça le dépasse. Trop de nouvelles, trop d’émotions d’un coup qu’il a du mal à gérer, à évacuer.
Josef se passe une main sur son visage tiré par la fatigue, l’épuisement complet de ce qu’il subit depuis plusieurs heures maintenant, depuis plus de 24 heures.

- Je n’supporterais pas qu’un truc pareil t’arrive Daya.

Miller connait les risques qu’elle encourt tous les jours pour son métier, pour son devoir qu’elle exécute toujours les yeux fermés parce que l’indienne est faite pour ça, elle l’a dans les tripes, Josef l’a toujours pensé. Mais aujourd’hui, il lui est inconcevable qu’elle ne retourne sur le terrain, qu’il ne risque à la perdre elle aussi.



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MessageSujet: Re: Before they turn the lights out Ft Josef   Mar 20 Fév - 5:49



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Before they turn the lights out


Il se laisse faire comme une poupée de chiffon alors qu'elle l'enserre de ses bras, reste silencieux si ce n'est pour les sanglots qui viennent secouer ses épaules et remplir l'appartement si silencieux. Ca lui brise littéralement le coeur de le voir comme ca, de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit si ce n'est lui offrir sa présence, lui communiquer quelques gestes affectueux et lui susurrer des paroles rassurantes, tout du moins autant qu'elle puisse l'être dans un moment comme celui-ci. Lorsqu'elle vient perdre son visage dans son cou il déplie ses jambes et la ramène contre lui, elle se laisse donc glisser entre lui et le dossier du canapé et reste immobile si ce n'est pour sa main qui glisse à allure régulière de l'autre côté de son cou et jusqu'à la racine de ses cheveux. Elle ne sait pas quoi faire de plus à par lui proposer une épaule et une oreille compatissante, c'est une situation difficile et il n'y a rien que quiconque pourrait dire qu'il pourrait la rendre moins pénible, elle le sait, elle la vécue elle aussi il y a bien des années maintenant. C'est pour ca qu'elle ne s'embarrasse pas de ces phrases toutes faites que la plupart des gens présentent parce qu'ils ne savent tout simplement pas quoi dire, elle et Josef ont dépassé ca il y a longtemps et elle ose espérer qu'il sait qu'elle est là et qu'il peut s'appuyer sur elle s'il en a besoin.

Ils restent ainsi quelques minutes en silence, en attendant que les soubresauts cessent de secouer le corps du pompier et que les larmes se tarissent un petit peu, suffisamment en tout cas pour le laisser parler. Daya se sent lentement partir, elle lutte parce que la situation ne se prête pas vraiment à s'endormir, mais elle est éveillée depuis maintenant presque quarante-huit heures et le fait d'être à moitié allongée, là, contre l'homme qu'elle aime, la précipite dans une bulle confortable et doucereuse qui la berce lentement. Puis le son de sa voix vient la rappeler à lui et il lui parle de ce type qui lui a amené une lettre, elle fronce les sourcils machinalement le visage toujours niché au creux de son épaule, pourquoi leur avait-elle écrit des lettres si tout ca était un accident…elle ne comprenait pas vraiment et comme s'il pouvait entendre ses pensées, il vient préciser son discours. Elle était sur le départ. Bon dieu le destin ne lui en avait visiblement pas laissé le temps et cela rend tout ça plus tragique en quelque sorte, de se dire qu'il s'en était joué de peu pour qu'elle ne se trouve pas dans ce camion, pour qu'elle soit quelque part loin de cette ville en vie et bien portante.

Le destin avait pourtant parfois un drôle de plan, tout n’était qu’une histoire de chance, de décision, celles qui nous conduisaient à nous trouver à tel endroit, à tel moment…cela pouvait nous conduire directement vers un futur réjouissant, comme vers une funeste fatalité. Le hasard ne faisait malheureusement pas toujours bien les choses.

« Elle était enceinte. Daya se fige un peu, avant de se redresser sans pour autant rompre le moindre contact entre eux, bien au contraire, mais lui aussi se redresse un peu plus brusquement et vient essuyer son visage encore baigné de larmes. Lloyd est… était le père. Ok l'étau semble à présent se resserrer, elle a l'impression que rien ne pourrait arrêter cet empilement de toujours plus, toujours davantage de malheur qui vienne accabler une situation déjà fortement tragique. L'attitude de Josef change rapidement en un quart de seconde et il se redresse encore plus et elle se retrouve obligé de reprendre sa position de départ assise un peu plus loin. Elle n'aime pas voir son petit ami dégagé ce type de colère, ce n'est jamais très bon signe. Et j’vais devoir aller lui donner ce putain de courrier maudit qui lui annonce qu’après avoir perdu sa nana, il y a aussi perdu un futur enfant. Merde… La situation est délicate et elle trouve ca parfaitement injuste qu'il se retrouve avec cette responsabilité, lloyd était un de ses plus proches amis et cela depuis des années et devoir être celui qui finirait de briser son coeur était juste trop… - Je…c'est…les mots, elle ne les trouve pas, elle n'arrive pas à réfléchir correctement et même si elle le pouvait elle doutait fortement qu'il y ait quoi que ce soit de suffisamment fort pour venir parer à ce qu'il venait de lui dire. Quelque part elle a juste peur de dire une bêtise, elle voit son état de colère, celui qui vient à présent remplacer sa détresse et elle ne veut pas risquer de l'alimenter alors, elle se contente de prendre sa main dans la sienne et de la porter à ses lèvres. Elle y dépose un baiser et la garde là contre sa bouche un instant avant de la laisser retomber sur ses genoux, toujours dans la sienne. Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire ? Elle doute d'être d'une très grande aide, mais si elle peut au moins le soulager ne serait-ce qu'un peu de quelque façon que ce soit, alors bien évidemment elle le fera, sans y penser à deux fois. Ses doigts se resserrent autour des sien alors que sa voix se brise un peu, ca lui fait mal de le voir comme ca et d'être aussi impuissante qu'elle l'est en cet instant précis. Dis-moi ce que je peux faire pour t'aider… »

Il ne répond pas, semble perdu dans une réflexion qui lui échappe et d'un coup après avoir passé une main lasse et fatiguée sur son visage, il se retourne finalement vers elle. « Je n’supporterais pas qu’un truc pareil t’arrive Daya. Elle expire un peu fort et secoue la tête à la négative, avant de venir de nouveau combler l'espace entre eux. L'indienne glisse une main sur la joue de son petit-ami et plonge son regard clairement triste dans le sien. – Nan, nan, nan. Il ne m'arrivera rien d'accord. Elle essaye de bloquer son regard, d'être sûr qu'il l'écoute, mais surtout l'entend. Je suis prudente je te le promet Jo, je ne veux pas que tu t'inquiètes…Je ne veux pas que tu penses à ca. Son regard se veux sûr, mais elle ne sait pas vraiment si c’est le cas. je ne suis pas toute seule là-bas, jamais. Elle vient coller son front contre le sien. Il ne m'arrivera rien. » C'est une promesse un peu difficile à faire, surtout la concernant, surtout quand on mélange le travail et les vendetta personnelles comme elle le fait. Elle prend des risques et ce soir plus que jamais elle regrette de n'avoir pas su fermer cette porte avant qu'elle n'ait pris une telle ampleur. Elle voudrait pouvoir affirmer qu'elle rentrera toujours à la maison, qu'elle reviendrait toujours à lui, mais la vérité c'est que c'était bien trop s'avancer. Pourtant, ce soir, elle le lui dit, parce qu'il en a besoin et peut-être aussi parce qu'elle veut le croire. Elle la fait aujourd'hui après tout.
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MessageSujet: Re: Before they turn the lights out Ft Josef   Jeu 22 Fév - 0:04

Before they turn the lights out
EXORDIUM.
- Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire ? Dis-moi ce que je peux faire pour t'aider…

En l’état, oui. Quitter ce boulot de merde qui risque de supprimer un jour Daya de sa vie. Ce soir plus que jamais, Josef redoute cette soirée ou matinée, d’entendre quelqu’un frapper à sa porte pour lui annoncer que sa petite amie a été tué dans une intervention. Ou alors ce putain de coup de fil que toute personnes ayant un proche dans les forces de l’ordre redoute.  
Plus les secondes s’écoulent, plus Josef prend conscience qu’il ne pourrait jamais encaisser la mort de celle qu’il aime. Daya a remit de l’ordre dans sa vie, l’aide chaque jour à faire de lui un type bien. Elle contribue à son bonheur et son épanouissement et il préfère crever que de vivre une vie sans elle, que de faire avec une absence comme Lou est entrain de le lui laisser. Et encore, il sait à quel point celle de Daya serait plus ravageuse et violente encore.

Et il le lui fait savoir. Ses mots fusent, l’émotion ne l’aide pas à contenir ce qui le ronge en cet instant, ce qui le bouffe littéralement, grossissant un peu plus l’angoisse à chaque seconde que de l’imaginer morte.
Absente. Sans vie. Un quotidien où il ne la verrait plus passer le pas de la porte. Où il n’entendrait plus jamais sa voix, ne respirerait plus l’odeur de sa peau. Un adieu définitif et imposé. Quoi qu’il dise. La réaction de sa petite amie est spontanée et immédiate. La main de cette dernière sur sa joue, Josef plante son regard criblé de larme dans le sien.
Oui, une vie sans elle ne vaut plus rien.

- Nan, nan, nan. Il ne m'arrivera rien d'accord.

Il sait pertinemment que c’est faux. Il sait que leur métier ne leur donne pas l’occasion d’établir ce genre de certitude. Mais Josef est fatigué, épuisé et en cette seconde, même s’il sait la vérité beaucoup moins simple, il a envie de s’y raccrocher. Comme un désespéré.

- Je suis prudente je te le promet Jo, je ne veux pas que tu t'inquiètes…Je ne veux pas que tu penses à ca. Je ne suis pas toute seule là-bas, jamais.

Front contre front, le pompier serre les dents, serre les mains de Daya entre les siennes et essaie plus que jamais d’y croire malgré cette vague d’incertitude qui s’installe. Malgré sa conscience qui le rappelle à l’ordre. Prudente ou non, ça ne changera rien. Tout comme le fait d’être entouré de collègue, de monde. Il sait à quel point le métier de flic est dangereux, qu’elle risque d’y passer à tout moment pour X raisons et que son métier ne fait qu’ajouter des chances mortuaires dans les pronostics et rien que cette idée, ça le rend fou. Plus encore ce soir où il a vu sa meilleure amie mourir dans un banal accident de circulation. Et la prudence n’a rien changé. Tout comme la présence de ses collègues.

- Il ne m'arrivera rien.

Il la prend dans ses bras, sans prévenir. Entoure ce corps qu’il aime tant près de lui, la conserve, comme une ultime protection. Josef est parfaitement conscient que tout cela est faux mais ce soir, il n’a pas la force de lutter pour une vérité aussi douloureuse, préférant se laisser aller contre cette femme qu’il aime, de sa présence chaude et vivante.
Le vide qui lui fait face est déjà suffisamment violent et éprouvant pour qu’il ne se rajoute d’autres ombres, d’autres démons qui, de toute façon, ne tarderont pas à le hanter.

- Je t’aime.

Voix enrouée, brisée, les sanglots se font plus rares. Josef est épuisé, aussi bien moralement que physiquement, avec l’impression de ne pas avoir dormi depuis plusieurs jours. Ce qui est peut-être un peu le cas.
Le pompier ne sait pas combien de temps ils restent ainsi, lové l’un contre l’autre avant que Daya ne vienne briser l’étreinte pour l’obliger à se lever malgré le refus peu convaincant de Josef que d’aller se coucher.  L’indienne n’a pas à insister trop longtemps avant qu’il ne baisse les armes malgré cette angoisse tapie au fond de son esprit, celle qui lui murmure que le peu de sommeil qu’il s’octroira ne sera qu’une putain de série de cauchemar dont il en connait déjà la couleur. Mais en cette seconde, la seule chose qu’il souhaite, c’est de s’allonger et d’espérer trouver un repos contre Daya.
Les deux amants rejoignent ce lit qui a vu tant de nuit partagée, tant d’étreintes passionnées mais qui, ce soir, connait la plus sinistre de leur retrouvailles.
Il n’a pas l’ombre d’une force, pas même celle de lui demander comment s’est passé cette journée interminable pour elle, si elle va bien, que le sommeil l’emporte sans prévenir. Aussi vite que celui qui entraine Daya vers les limbes.

- FIN DU SUJET -

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