Partagez | 
 

 you, me, wine & cigarettes ? ø nat

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar



crédits : ava+gifs me
messages : 673
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Jeu 22 Mar - 21:55




you, me, wine & cigarettes ?

« j’ai dis à ton mari de s’occuper de votre p’tit bouchon, passe me chercher au taff tu veux ? :p love u too ! »

« Ressert moi un verre et peut-être que j'y penserais sérieusement !
— Aaaah, voilà c’est ce que j’aime entendre ! Je lui souris à pleines dents. Ce serait n’empêche trop mignon, c’est ce que je me dis alors que je récupère la bouteille de vin pour lui resservir un verre comme elle me le demande.
— Si James en voudrait un autre ? J’acquiesce, sourire aux lèvres. James en voudrait et je cite « douze ». À mon tour de laisser échapper un petit rire, je ne saurais dire si cela m’étonne ou non. Quand je le vois avec Eliott, je le vois bien avec d’autres gamins. Je l’ai pas vu souvent mais j’ai trouvé ça mignon. Ce petit a deux parents qui l’aiment plus que tout, et c’est peut-être pour ça qu’il est aussi mignon. Il a toujours été obsédé par l'idée d'avoir sa propre famille, la plus graaaaande possible étant le mieux. Il me l'a dit dès le départ en réalité. Ca m'a fait rire. Sauf qu'il était très sérieux en fait, mais je te rassure je compte pas lui faire ce plaisir. No way. J’éclate de rire à mon tour puis enchaîne :
— Nan et t’imagines l’horreur, douze gamins. Déjà un ou deux c’est rude alors douze. Y’a des familles qui en ont je sais honnêtement pas comment ils font. J’ai du m’occuper rien que de mes deux frères dont un de mon âge déjà et c’était compliqué. Honnêtement ma biche t’as grave de courage, toi t’as deux bébés à gérer. Je lui adresse un petit sourire narquois, lui tire la langue, fait référence aux deux garçons de sa vie, un peu d’encouragement avant de passer à un autre sujet qui me pousse dans une profonde confusion.

Je tente de me défendre face à ses insinuations, mais j’avoue que c’est pas spécialement brillant. Aucun argument ne me vient en tête dans l’immédiat, et je sens bien que Natalia va choper le filon, saisir l’occasion. Après tout, n’est-elle pas trop belle ? On réussit rarement à me pousser à la boucler, et voilà, quelques phrases et la mère Manning arrive carrément à m’inviter à me remettre en question. Alors ce que je fais, pour trouver mes repères dans cette histoire, c’est simple. Me répéter mes principes de vie, auxquels je tiens, je m’accroche même et qui jusque-là, bon, certes ne m’ont pas évité des problèmes en vue de juin pour la première partie mais me permettent de me tenir sur le droit chemin pour l’instant. J’arrive assez rapidement au troisième point qui est, tout simplement, de ne pas me taper de KOS. C’est pourtant simple. Enfin, c’est pas le cas c’est pas encore arrivé mais bon, maintenant qu’elle me fout le tout sous le nez… Et je vois bien que ça la fait sourire, elle a son petit air malin et je la fusille du regard juste pour la forme alors que je la remercie d’avoir foutu le bordel dans mon cerveau. Ce à quoi elle répond mais une révérence de la main, qui me tire moi aussi un sourire alors que je voulais continuer à être faussement agacée par les dernières secousses. Tout le plaisir est pour moi ma jolie ! Je ne fais que dire tout haut ce que tout le monde pense...bon ok tout le monde à savoir moi, mais je suis pas si souvent en votre présence et pourtant ca me semble plutôoooot évident, je doute d'être la seule à me dire qu'il y a baleine sous gravillon. J’affiche un air offusqué, sourire, air offusqué. Et lève encore une fois les yeux au ciel même si c’est risqué de rester coincée ! Oui ! Parfaitement ! Je vais pour reprendre la parole et lui répondre à nouveau que « non, n’importe quoi » qu’elle me coupe l’herbe sous le pied. C'est quoi le problème en faite ? C'est un KOS d'accord, mais je t'ai jamais suggéré de l'épouser, tu peux juste, tu sais faire un petit tour de manège. Je peux pas m’empêcher d’éclater de rire, je vais finir par avoir des crampes abdominales avec tout ça. Elle continue d’enchaîner, me parle de la taille de son bureau et c’est reparti pour moi, je continue de me marrer. Une petite pause. Un dernier pic bien senti, elle marque de sacrés points là dans l’immédiat, j’ai presque envie de l’écouter maintenant et de faire ce que j’avais dis que je ne ferais pas… D'autres questions ? Je pousse un soupir très, très appuyé et me retrouve rapidement le bec cloué pour la deuxième fois de la conversation et j’aime pas beaucoup ça. Je l’observe, son joli visage calé sur sa main et récupère ma bière au passage, laisse un peu du liquide frais glisser entre mes lèvres. Non mais, enfin… déjà premièrement sans même parler à envisager l’idée que pourquoi pas, c’est une de ses premières règles tu sais. Et puis, c’est un KOS. J’ai pas envie qu’on me prenne pour ce que tu m’as prise la première fois, une poule. Et justement si c’est qu’une histoire de sexe tu vois !… Y’a aussi, je sais pas, une part de moi qui voudrait que ça gâche pas ce truc un peu hors sentier qu’on a, on s’entend bien même si y’a toujours un jeu de « qui aura la plus grosse répartie » quelque part. Je sais pas, dans l’ensemble je trouve pas que ce soit une excellente idée, je sais pas comment il est trop sur ce plan là. Et puis admettons que j’ai un crush, tout ça, blabla, c’est pas vraiment une bonne idée de coucher avec son patron. Dans n’importe quel domaine et peu importe qu’il ait un cuir ou pas. Même si honnêtement, le cuir m’importe, sinon j’aurais pas résisté aux multiples demandes de Thomas. Je hausse les épaules. Maintenant, je suis confuse. Ai-je été si aveugle que ça ? Je laisse échapper une moue affligée avant de reprendre plusieurs gorgées de bière. Et je sais même si c’est une histoire de sexe que je veux. Je sais rien du tout ! Tout ce que je sais c’est que je voulais pas fricoter avec un KOS, ce monde m’a l’air si… compliqué. D’un point de vue extérieur en tout cas, j’sais pas trop comment expliquer. Je repousse un soupir. Enfin, j’sais pas, toi, qu’est-ce que tu t’es dis les trente-douze fois ou t’as vu James débarqué dans ton périmètre ? »

© TITANIA


_________________


i guess that no one ever really made me feel that much higher
boy, it's you I desire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 489
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Mer 28 Mar - 6:02



Talking bout the lights, the dirt, the sh-t, that hurts
We're not gonna turn around

Daya and Judith



You, me, wine & cigarettes


Ça l'a fait rire et pour cause personne de censé ne voudrais réellement douze gamins et en soit bien évidemment que James n'en voudrait pas autant, peut-être dans le monde enchanté qu'il se crée dans sa tête, mais certainement pas dans la réalité de leur quotidien. Elle imagine très bien l'horreur en question, ce qu'en soit n'importe quelle mère pourrait avec juste un gamin sous le bras et non...définitivement non. Elle roule des yeux et secoue la tête avec un air un peu ébahie elle non plus ne sait pas comment ces gens-là font et elle n'a aucune envie de le découvrir. Judith lui explique pour parfaire son point que si elle peut se faire une idée, c'est qu'elle a plus ou moins élevée ses frangins, ce dont Natalia ignorait tout jusque-là et sa curiosité est soudainement piquée, réalisant qu'il y a vraiment encore beaucoup de choses qu'elle ignore concernant le passé de sa récente amie. Un rire léger s'échappe de ses lèvres lorsqu'elle qualifie James de bébé, ce qui n'est pas toujours entièrement faux. Ce n'est pas que le motard ne sait pas s'occuper de lui, il est débrouillard et l'a en réalité fait le plus gros de sa vie, mais ce sur quoi elle ne se trompe pas c'est qu'il aime cependant bien laisser à son épouse le soin de gérer une grande partie de ce qui concerne leur ménage et leur famille, sans compter la facilité qu'il a à jouer le gamin quand il s'agit de s'attirer les faveurs de Natalia. « Nan, mais déjà. Elle lève un doigt devant elle en se redressant. Y a que les espèces de tarés fanatiques de Jésus qui font quinze gosses et franchement dit-elle en fonçant les sourcils aucune femme censé ne s'infligerait ca...une grimace vient se glisser sur ses traits. Aucune ! Elle secoue la tête et la fait disparaître pour venir reposer un regard curieux sur son hôte. Je savais pas que t'avais élevé tes frangins...tes parents étaient pas dans le paysage ? C'est indiscret certes, mais de toute évidence les deux jeunes femmes avaient dépassés le stade du personnel y a un petit moment déjà. Elle attrape quelques biscuits salés et vient en glisser deux sans sa bouche. Je suis sûre que James sera ravie de ce qualificatif ! » Sourire en coin et un peu malicieux, elle lui adresse une menace sous couvert de révéler ses propos, ce qu'elle ne fera pas bien entendu, mais c'est plus drôle comme ca.

L'ambiance s'alourdit légèrement en tout cas c'est ce qui se dégage de la serveuse du crash qui se renfrogne un peu, bien qu'elle semble également être ouverte à poursuivre cette conversation et Natalia s'y attèle avec application, cherchant au passage à rendre le sujet un peu moins sérieux que ne veux bien le prendre Judith. Ca semble avoir son effet puisque les réactions qui se lisent avec tant de facilité sur son visage alterne entre saisissement, trouble et amusement, parce qu'il ne fallait pas oublier qu'il n'y avait pas mort d'homme dans le fait d'avoir un petit crush sur son boss ! Max était pas dégueulasse, pas vraiment le genre de la Serbe qui préférait de loin le côté un peu plus cérébral de son mari, sans compter que le côté montagne de muscles c'était pas trop son délire. Enfin de toute façon ce n'était pas ses goûts à elle qui était mis sur la table ce soir et tandis qu'elle sirote son verre nouvellement remplis elle finit par essayer de véritablement et vocalement dédramatiser le chemin qui semble se faire dans l'esprit de sa copine, parce que oui ca ne lui couterais sûrement pas grand- chose de juste tirer son coup et puis honnêtement ca ferait surement pas de mal à Warham de gouter un peu à sa propre médecine non ? Parce que de ce qu'elle savait il s'en était tapé pas mal de gonzesses sans jamais prendre le temps de chercher plus loin (comme beaucoup des membres du club).  Finalement, et à force d’en rajouter par-ci, par là, Natalia décide de se taire et invite clairement la blondinette à prendre la parole et à lui dire pour ne pas dire avouer, le fin mot cette juteuse histoire et enfin un semblant d’aveu semble sur le point de se faire entendre. « Déjà premièrement sans même parler à envisager l’idée que pourquoi pas, c’est une de ses premières règles tu sais. Pour seule réponse elle roule des yeux de façon ostentatoire, argument rejeté, c’est pas une règle infaillible et ca tueras personne de l’enfreindre. Et puis, c’est un KOS. J’ai pas envie qu’on me prenne pour ce que tu m’as prise la première fois, une poule. Ca lui vole un sourire, juste que bon toute cette histoire était plutôt comique au final et avec le recul qu’elles avaient maintenant, surtout que tout le monde ou en tout cas tout ceux qui gravitait dans son champ la connaissait désormais suffisamment pour savoir qu’elle était pas franchement du genre « poule » au sens direct du terme. Natalia pousse un roooooh en secouant la tête qui veut clairement dire steuplait Judith hein…bon !  On en vient à leur lien si « particulier » comme elle le décrit en tout cas, ca fait sourire la jeune maman, le retour de l’air sournois…la suite est prévisible, pas une bonne idée, reblabla c’est son patron…le doute…blablabla cuir et là l’infos qui sera retenu bien plus que toutes les autres parce qu’évidemment elle lui colle du pain bénis directement dans la bouche aussi…ca ne se refuse pas !

Natalia lève une main devant elle en même temps qu'un sourcil inquisiteur. « Wow wow wow alors on va faire une pause là juste deux secondes. T'es en train de me dire. Elle sourie, passe sa langue sur ses lèvres et retient très mal un gloussement amusé. Qu'en réalité peut-être que Thomas te plaisait pas mal ? Elle occulte complètement le fait qu'elle voue une colère sans nom à ce petit merdeux au profit de ce magnifique morceau de gossip. Avoue que t'as envisagé de lui dire oui ! Tu sais quoi non me dis pas, tu baisserais trop dans mon estime quoi....non ok dis-le-moi ! Thomas ? Vraiment ! Elle affiche une moue intéressée et hoche la tête. Il te les faut tous dis donc. Traîné ! » Elle éclate de rire et balance sa main dans l'air qui les sépare.

Son verre au bord des lèvres (parce qu’on ne l’arrête plus, clairement c’est en taxis qu’elle allait rentrer hein) elle raccroche la sériosité qui s’est imposé d’elle-même dans leur conversation qui revient sur l’homme du jour aka Madmax. « Et je sais même si c’est une histoire de sexe que je veux. Je sais rien du tout ! Tout ce que je sais c’est que je voulais pas fricoter avec un KOS, ce monde m’a l’air si… compliqué. Elle serait mal placée pour dire le contraire, c’est un monde plus que compliqué, mais ce n’est pas quelque chose qui doit nécessairement l’inquiéter si le but est juste de satisfaire ce petit crush, si jamais c’était quelque chose de plus sérieux qui s’enclenchait alors là évidemment on ne parlait plus franchement de la même chose. Enfin, j’sais pas, toi, qu’est-ce que tu t’es dis les trente-douze fois ou t’as vu James débarqué dans ton périmètre ? Les lèvres de Natalia s’étirent d’un côté de son visage, rien de bien positif clairement sans quoi elle ne l’aurait pas envoyé chier autant de fois. « Honnêtement ma jolie y à que toi qui peux savoir si tu veux du cul ou une relation sérieuse, en tout cas avec lui j'entends, parce qu'en réalité c'est pas parce que tu cherches une histoire sérieuse que tu dois nécessairement la trouver avec Max et inversement ca t'empêche pas de faire tes petites affaires avec...enfin tu vois quoi ! Je crois vraiment que tu te poses beaucoup trop de questions, si c'est casual t'as aucune raison de t'inquiéter de ce monde, si après on parle de potentiellement quelque chose de plus sérieux. Les mains de la Serbe viennent se placer devant elle comme pour un peu freiner ses propos. Ce sur quoi je parierais pas nécessairement connaissant l'énergumène je préfère te le dire, mais admettons...alors je vais pas te mentir, c'est loin d'être une partie de plaisir...elle pousse un soupir mécanique. C'est même une sacrée embûche dans une relation, ca demande beaucoup.... elle pause parce que ce mot à de l’importance. De sacrifice. Quant à moi je me suis dit qu'il était hors de question que je cède à un de ses types prétentieux et machos, que je valais beaucoup mieux que ca et que si ce taré de stalkeur imaginait qu'il pourrait me sauter et me jeter comme la moitié des meufs que je voyais sans arrêt autour de lui alors il se mettait le doigt dans l'oeil...Ses mains s’écartent de chaque côté de son corps comme pour se rendre à l’évidence. Bon sauf qu'il a su se montrer convaincant et tenace et surtout me montrer une autre facette que celle à laquelle on peut si facilement s'arrêter....peut-être que j'ai eu de la chance et que je suis bien tombée, je peux pas te dire...c'est quitte ou double, mais parfois ca vaut la peine de prendre le risque. Elle hausse une épaule puis son verre avec un sourire amical. Je te rappelle que j'ai plaqué mon copain de deux ans pour James...dans le genre risqué ! » Et hop une autre gorgée.
(c) black pumpkin


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : ava+gifs me
messages : 673
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Mer 11 Avr - 21:53




you, me, wine & cigarettes ?

« j’ai dis à ton mari de s’occuper de votre p’tit bouchon, passe me chercher au taff tu veux ? :p love u too ! »

« Nan, mais déjà. Mais déjà quoi ! Je souris très largement, vraiment amusée par la situation. Y a que les espèces de tarés fanatiques de Jésus qui font quinze gosses et franchement, aucune femme censé ne s'infligerait ça… Mon amie fait la grimace et moi j’éclat de rire, acquiesce de manière frénétique à ses propos. Aucune !
— c’est clair ! Faut être complètement tarée ! Jamais de la vie !
— Je savais pas que t'avais élevé tes frangins...tes parents étaient pas dans le paysage ? La bouteille de bière entre mes lèvres, je secoue le visage à la négative et ne répond pas tout de suite, les lèvres refermées pour éviter de ne rien cracher. Même si la suite me ravi au plus haut point alors qu’elle me note l’éventuel engouement de James pour le qualificatif que je viens de lui donner. Je dépose ma bière, récupère un cracker, et me replace dans le fond du canapé.
— Faut arrêter de se mentir ! Il le sait bien lui-même que c’est une sorte de bébé. J’irais lui dire moi-même tiens ! Je lui adresse un sourire malin comme pour lui faire comprendre que sa fausse menace ne marche pas, que je suis tout à fait apte à pousser la blague très loin. Et quand il s’agit d’emmerder son mari, je suis touuuujours là. Et mon père était un connard, ma mère est morte en couches. Du coup bah, j’ai géré le truc. J’ai un frère jumeau et un plus petit. Le p’tit allait à l’école et mon jumeau à l’école, moi j’bossais parce que putain ça coute cher l’université. Je hausse les sourcils comme pour appuyer mon constat. On n’a pas pu y aller tous les deux mais bon, c’est pas moi avec mes ambitions artistiques qui allait devoir faire carrière. Lui, il faisait du droit, il est avocat maintenant. On vivait chez ma tante du coup c’était plus simple pour la thune. Donc j’ai eu mon quota de bébé, chacun son tour. Grand sourire de ma part à nouveau.

Ce sujet abordé on avance sur un autre qui me fait davantage réfléchir et plus actuelle que mes merveilleuses années de caissière. N’empêche que ce temps me manque, en réalité. Rentrer le soir à la même heure pour faire exactement la même chose, préparer un repas avec ma tante pour mon frère qui étudie dans le salon ou en train de s’occuper de mon autre frère. Faire réviser Louis pendant qu’Emerson et Donna s’occupent de mettre la table. Bref, des moments de famille chaleureux, tranquilles. Pas spécialement riches, mais c’était parfait, pour une fois qu’on avait un foyer stable. Mais bref, revenons à nos biscotos, parce que le type qui est au centre de notre discussion n’en manque pas, pour mon plus grand plaisir je dois l’avouer. Faudrait peut-être pas mentir quoi, moi ça m’dérange pas, au contraire, le côté tout en musculature un peu brutasse. Je m’égare !

Eeeeet évidemment ! L’une des premières choses qu’elle récupère de ce que je lui dis c’est Thomas. Je ne me suis pas dis qu’elle prendrait ça comme une perche mais une nouvelle fois j’ai surement sous-estimé son petit œil de lynx et son oreille toute aussi affutée, prête au moiiiindre gossip. Et j’arrive pas à répondre dans l’immédiat parce qu’elle me fait marrer, elle est pas loin de sauter partout à ce stade (on dirait quoi), trop contente de pouvoir me teaser avec Thomas maintenant. Ses sursauts me font rire sans m’arrêter. « Avoue que t'as envisagé de lui dire oui ! Tu sais quoi non me dis pas, tu baisserais trop dans mon estime quoi....non ok dis-le-moi ! Thomas ? Vraiment ! Je lui adresse un regard de suspense comme on dit. Petits haussements de sourcils en prime. Il te les faut tous dis donc. Traînée !
— Heyyy ! »

Le ton redescend assez vite après ça, je lui garde ma réponse pour plus tard alors que je reprends mon petit discours sur ce qui est actuellement en train de se passer dans ma tête, mon éventuelle réalisation de la vérité derrière tout ça. C’est un peu le bordel maintenant parce qu’elle a mis le doigt sur un point sensible et maintenant je remue le tout. Et ça m’emmerde. Parce que je continue de penser que c’est une très mauvaise idée. Je finis par lui demander ce qu’elle, de son côté, a pensé lorsque James a débarqué dans son périmètre et son expérience car elle est surement la mieux placée pour me répondre aux questions qui me trottent déjà dans la tête.

Je réagis aux premières paroles avec un léger sourire. Je ne sais pas ce que je veux, je ne suis même pas encore sure de ce qui se trame dans ma tête ; ni de la réalité d’éventuels sentiments s’il y en a. Et c’est un très gros « si ». « Je crois vraiment que tu te poses beaucoup trop de questions, si c'est casual t'as aucune raison de t'inquiéter de ce monde, si après on parle de potentiellement quelque chose de plus sérieux.
— Hm… Juste un bruit, rien de plus, je ne veux pas l’interrompre.
— Ce sur quoi je parierais pas nécessairement connaissant l'énergumène je préfère te le dire
— Sans déc.
— mais admettons...alors je vais pas te mentir, c'est loin d'être une partie de plaisir… Et je vais aussi l’admettre, même de l’extérieur ça n’a pas l’air d’être le cas. La suite est beaucoup plus sérieuse que le début de notre échange et je comprends très vite que ce n’est pas une blague quand elle parle de sacrifice. Ça donne pas spécialement envie de s’y coller en réalité. Quant à moi je me suis dit qu'il était hors de question que je cède à un de ses types prétentieux et machos, que je valais beaucoup mieux que ca et que si ce taré de stalkeur imaginait qu'il pourrait me sauter et me jeter comme la moitié des meufs que je voyais sans arrêt autour de lui alors il se mettait le doigt dans l'oeil...
— Outch ouais… ok…
— Bon sauf qu'il a su se montrer convaincant et tenace et surtout me montrer une autre facette que celle à laquelle on peut si facilement s'arrêter....peut-être que j'ai eu de la chance et que je suis bien tombée, je peux pas te dire...c'est quitte ou double, mais parfois ca vaut la peine de prendre le risque. Je te rappelle que j'ai plaqué mon copain de deux ans pour James...dans le genre risqué ! Je laisse échapper un rire sincère, acquiesce à ses mots. C’est vrai, c’est un pari risqué.
— Mais t’as eu de la chance t’es tombé sur le bon. Tu vois quand tu dis : « hors de question que je cède à un de ses types prétentieux et machos », bah voilà ! Tu vois ça c’est une excellente raison pour laquelle j’ai pas forcément envie de céder à cette… soudaine envie ? Nouveau rire de ma part. Quelque part j’apprécie vraiment cette discussion tranquille, quasiment à cœur ouvert. C’est pas un truc que j’avais l’habitude d’avoir, les mecs ou les copines ont jamais été ma priorité. C’est une nouvelle vie faite de petites choses du quotidien que je découvre à chaque fois. Et même si la situation présente me plonge dans une sacrée phase de perplexité, le contexte me plait pas mal. Tu vois y’a des trucs qui me rendent ouf ce côté… toujours grand seigneur, j’irais pas jusqu’à dire Mr Je-sais-tout mais tu vois l’truc quoi, purée, faut conjuguer avec un égo pareil. Et je crois que c’est général dans ce club en fait. Après je les connais pas tous, mais ils ont tous —sans offense pour ton mari— facilement l’air détestable par affichage abusif d’arrogance. Et puis c’est trop frais, tu viens d’arriver, de foutre le bordel dans ma tête honnêtement je sais pas ce que je veux. Mais dans tous les cas, je trouve que c’est une mauvaise idée. J’ai pas envie d’être une de plus sur son tableau de chasse. Pour le croiser tous les jours au taff après… Pourtant le package reste appétissant je dis pas. Je l’aime bien quand même, je suis méchante depuis taleur… c’est compliqué quoi. Je pousse un soupir désabusé. Ça me soule. Et pour la petite histoire ma chère amie parce que t’attends que ça depuis tout à l’heure je suis sure : Il a insisté tellement longtemps depuis mon arrivée au Crash, comme s'il avait pas l'habitude qu'on lui dise non. Mais autrement oui, je me serais tapé Thomas. S’il n’avait pas été : lourd, KOS, coureur de jupons catégorie poids lourds, je lève mes doigts en énumérant les raisons, et avec un égo plus gros la planète, honnêtement, je me le serais tapé partout à n’importe quelle sauce, matin midi soir. T’as vu ce body, ce petit sourire là ? Nan mais hey, je ne suis qu’une femme ! Main sur le front, je joue ma drama queen. Et puis merde quoi, moi ça fait un moment ma dernière conquête alors bon, hey, désolée mais, je mange plus sainement maintenant faut que je compense avec un autre vice. Je hausse les sourcils de manière frénétique avant de glisser un peu de bière entre mes lèvres. C’est tellement dur de pécho dans cette ville ma vie ! C’est tellement facile pour toi, t’as qu’à claquer des doigts et ton chevalier blanc débarque ! C’est relou de toujours vouloir ce qu’on peut pas avoir… » Je me marre, appuie sans arrêt sur les clichés, c’est reparti pour une tournée de fun parce que, quand même, ça fait du bien.

© TITANIA

_________________


i guess that no one ever really made me feel that much higher
boy, it's you I desire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 489
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Mar 17 Avr - 23:25



Talking bout the lights, the dirt, the sh-t, that hurts
We're not gonna turn around

Daya and Judith



You, me, wine & cigarettes


Ses yeux roulent sur eux-mêmes, tandis que ses lèvres se pare d'un léger sourire en coin. Évidemment qu'il peut l'être quand il a décidé que se faire materner par sa femme était une bonne idée et il se plaît à en jouer, maintenant de là à ce que la serveuse d'un de ses frangins, se permette de venir lui dire ça tout sourire...elle émettait de gros doutes. « Si t'as des tendances suicidaires je t'en pris...elle esquisse un geste ample et gracieux de la main. Mais je ne pourrais rien pour toi quand il décidera de te rendre la pareille. Elle s'en amuse, alors que son amie lui raconte finalement comment elle s'était retrouvée à prendre soin de sa fratrie. Natalia écoute avec attention, surprise de découvrir autant en quelques secondes seulement, il faut dire que les deux jeunes femmes n'avaient jamais vraiment eu l'occasion de s'étendre sur leurs passés respectifs et les souvenirs qu'ils contenaient, elles avaient parlé de mille et une chose, toutes essentiellement ancrées dans le présent, mais ce soir, la conversation avait pris une tournure très personnelle et bien qu'elle ne s'en plaigne absolument pas, elle ne peut s'empêcher d'en rester étonné, surtout compte tenu des sujets qui malgré leur sérieux ne viennent pas du tout entacher la bonne humeur et la légèreté dont elles font toute deux preuves.

« T'as un frère jumeau ? Woow je veux voir des photos meuf ! Vous êtes donc deux dans le genre, j'aurai pas pensé que la planète puisse survivre à ca. Elle se met à rire de bon coeur avant de secouer sa main dans le vent. Désolée ahah c'est super courageux de ta part en vrai, surtout d'avoir sacrifié tes ambitions pour ton frère ! Ou est-ce qu’ils sont maintenant ? Toujours au Texas ? Tu voulais faire quoi ? Tu parles d'art est-ce que tu peints ou tu dessines ? Natalia s'avance un peu clairement curieuse d'en savoir plus. Elle n'avait elle-même jamais vraiment eu l'occasion de réfléchir à ce qu'elle aurait étudié ou ce qu'elle aurait aimé faire, elle s'était retrouvée bien trop tôt et bien trop vite à jouer les serveuses et ne s'en était jamais vraiment sortie. Bien sûr, elle avait pensé à éventuellement reprendre ses études et c'était une idée qu'elle trouvait vraiment séduisante et à laquelle elle pensait assez souvent ces derniers temps. Il faut dire qu'Eliott était grand maintenant et qui plus est, pouvoir partager sa charge et les tâches du quotidien (tout comme il faut le dire les finances) avec James, lui donnait vraiment une opportunité, mais encore lui fallait-il trouver vers quoi se diriger. Il est jamais trop tard pour y retourner tu sais ! Si tu raccourcis un chouia ton short doré et que tu t'entraînes à leur servir de grands sourires je suis sûr que tu payeras l'université en deux temps, trois mouvements. » Oui bon okay façon de parler, mais dans l'idée ce n'était pas faux n’est-ce pas ?

Lorsque ce sujet finit par s'éteindre, la conversation revient sur LA question qui visiblement la travaille (et pas suffisamment au corps si on peut dire) enfin avant ça Natalia tient d'abord à rebondir sur le sujet Thomas, qui n'est pas son préféré clairement, mais devant lequel elle ne peut décemment pas passer sans relever ce qui a été dit...ce qui n'est visiblement pas le cas de Judith qui laisse l'enthousiasme de la Serbe de côté et prend plaisir à complètement ignorer ses questions, juste pour le plaisir de la faire mariner elle en a bien conscience. Ceci étant dit ce serait naïf de croire que cette dernière ne reviendrait pas dessus jusqu'à savoir ce qu'il en était réellement. La jeune mère en vient à donner son opinion sur le sujet de Max et les questions qui, en un sens, sont justifiés de Judith, ce n'est pas un monde facile, dieu sait que si un jour elle avait pu le croire ça faisait bien longtemps qu'elle s'était retrouvée avec les deux pieds dans la réalité des choses et jamais elle n'oserait enjoliver l'expérience, parce qu'elle sait que tout le monde n'est pas fait pour ça...elle-même en doutait toujours de façon régulière, mais elle avait la chance d'avoir un mari conciliant sur lequel reposé ses inquiétudes, lui et la famille qu'ils formaient avec Eliott était la meilleure raison du monde de faire avec ce côté sombre et difficile de leur vie. Elle trouve ceci-dit que ce ne sont pas vraiment le genre de questions que l'on se pose avant comment dire de juste tirer son coup, ce qui lui laisse à penser que ce n'est pas vraiment ce que Judith recherche et si vraiment c'est le cas, alors elle se dit qu'elle ne devrait sans doute pas l'envoyer au charbon de la sorte avec Maximilian.  « — Mais t’as eu de la chance t’es tombé sur le bon. Tu vois quand tu dis : « hors de question que je cède à un de ses types prétentieux et machos », bah voilà ! Tu vois ça c’est une excellente raison pour laquelle j’ai pas forcément envie de céder à cette… soudaine envie ? Un sourire léger s'accroche à ses lèvres et elle vient calmement déposer son verre sur la table, peut-être qu'elle devrait se calmer un peu, ce n'est pas trois crackers qui allait l'empêcher de rentrer complètement saoule chez elle ce soir. - J'ai eu de la chance ouai et pourtant ça n'a quand même pas été facile pour autant crois-moi, c'est pas franchement comme ça que j'avais envisagé mes premières années de mariage. Ses lèvres se pincent et finalement elle les relâche en un sourire cherchant à dédramatiser le tout. Mais bon, on a réussi à survivre à tout ça donc... elle hausse une épaule. Ca sauve l'histoire ! Elle laisse échapper une exclamation amusée. La différence c'est que j'avais dix-sept ans et que j'étais pas....comment dire, c'était pas la même époque, j'avais pas de recul, ce que je veux dire. Et elle s'avance un peu sur le bord du canapé, les mains jointes. C'est que si t'y va dans l'optique de juste t'amuser un peu et basta, tout ca c'est sans importance, te pose pas tant de questions va ! Après tout pourquoi ils pourraient aller sauter n'importe quelle meufs à la chaîne et nous on pourrait pas hein ? Natalia lui adresse un clin d'oeil et lui laisse finalement la parole. - Tu vois y’a des trucs qui me rendent ouf ce côté… toujours grand seigneur, j’irais pas jusqu’à dire Mr Je-sais-tout mais tu vois l’truc quoi, purée, faut conjuguer avec un égo pareil. Et je crois que c’est général dans ce club en fait. Après je les connais pas tous, mais ils ont tous —sans offense pour ton mari— facilement l’air détestable par affichage abusif d’arrogance. Natalia laisse échapper un rire franc, elle n'aurait pas dit mieux et elle ne la contredira pas sur ce point, pas même au sujet de James dont l'égo n'est plus un secret pour elle. C'est vrai que c'est une facette générale des membres du club et celle-ci est continuellement alimenté par l'importance qu'on leur donne, que ce soit au sein de la communauté ou par les gonzesses avides de reconnaissances et de positions qui gravitent sans cesse autour d'eux, sans forcément s'arrêter à ce à quoi ils peuvent bien ressembler ou les conséquences qu'une vraie relation avec l'un d'entre eux pourrait donner. Non elles sont justes en quête d'aventures, d'une position et d'un rôle, peu importait en réalité, la vérité c'est qu'au final elles ne venaient que lustrer de façon bien trop intensive, l'égo de chacun. L'expression qui pare son visage parle pour elle et acquiesce volontiers ses paroles. - Mais dans tous les cas, je trouve que c’est une mauvaise idée. J’ai pas envie d’être une de plus sur son tableau de chasse. Pour le croiser tous les jours au taff après… bon d'accord ca elle pouvait franchement le comprendre, c'est pas forcément la situation la plus confortable après coup. - Je comprends, mais bon faut dire ce qui est cet égo et cette arrogance, ça fait partie du charme non ? On va pas se mentir combien de nanas se pâment devant le bad boy du coin ? C'est pas comme si elles n'y étaient pas toutes passées au moins une fois. Natalia lève ses sourcils dans une cadence régulière avec un sourire en coin. Ment pas Judith, je le vois dans tes yeux que le cuir, les muscles et le côté truand gros cigare ça t'émoustille. Sa poitrine se soulève dans des hoquets amusés provoqués par le rire qu'elle retient. Elle lève une main et reprend un peu de sérieux. Nan sérieusement je comprends qu'après y a le côté boulot et que ça rend les choses délicates. Je vois plus qu'une solution...elle laisse planer un silence. Va falloir qu'on te trouve un substitut ! Large sourire, ça devrait pouvoir se faire en réalité. Un sous-max pour te libérer de ton attraction envers lui. » Oui bon sûrement un sous-sous max…

Et quand le sujet revient enfin sur l’autre KOS, Natalia esquisse un sourire de comère.
«  Il a insisté tellement longtemps depuis mon arrivée au Crash, comme s'il avait pas l'habitude qu'on lui dise non. Mais autrement oui, je me serais tapé Thomas. S’il n’avait pas été : lourd, KOS, coureur de jupons catégorie poids lourds… et elle énumère bien d’autres raisons que Natalia aurait franchement pu résumer en une seule à savoir que c’est un connard pas fiable. Dans un autre monde, elle aurait franchement pu aisément lui faire un parallèle avec elle et James, mais c’est un terrain sur lequel elle ne s’aventurerat pas, loin d’elle l’idée de pousser même sans le vouloir Judith vers lui, de toute façon c’était de notoriété publique que la seule chose qui l’intéressait chez la gente féminine se trouvait entre leurs cuisses. je me le serais tapé partout à n’importe quelle sauce, matin midi soir. Elle grimace et secoue la tête à la négative avec un air de jugement surjoué sur le visage. Et puis merde quoi, moi ça fait un moment ma dernière conquête alors bon, hey, désolée mais, je mange plus sainement maintenant faut que je compense avec un autre vice. Natalia est encore en train de manger quand finalement elle intervient en frottant ses mains l'une contre l'autre pour en ôter les particules de sels qui s'y étaient déposés. - Jt'ai dit on peut te trouver un petit mignon, juste pour un ou deux soirs...histoire de te remettre dans le game, mais pas Thomas...surtout pas lui. Elle laisse échapper un rire, même si sous celui-ci se cache une vraie conviction. C’est tellement dur de pécho dans cette ville ma vie ! C’est tellement facile pour toi, t’as qu’à claquer des doigts et ton chevalier blanc débarque ! C’est relou de toujours vouloir ce qu’on peut pas avoir… Elle a du mal à imaginer quand même qu'une fille comme Judith est le moindre problème à trouver un prétendant dans une ville comme Chicago...sérieusement ! - J'aurai bien envie de te croire vu que je suis plus dans le game depuis longtemps. Moins qu'on pourrait l'imaginer, mais quand même. Mais j'ai du mal à croire que tu puisses pas trouver un mec pour éclairer ta nuit ma jolie ! Elle s'en amuse et secoue la tête. Je crois que tu te mets des barrières, toute seule, comme une grande, a moins que t'attende après mon chevalier blanc et là j'ai bien peur que tu puisses directement aller signer au couvent. Rire franc et elle change soudainement (et temporairement) de sujet. Rien à voir mais t'as prévu un vrai truc à manger ? parce que je vais rouler par terre si ca continue. Je peux nous commander des pizzas ou un truc du genre si tu veux ! »
(c) black pumpkin


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : ava+gifs me
messages : 673
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Mer 25 Avr - 20:38




you, me, wine & cigarettes ?

« j’ai dis à ton mari de s’occuper de votre p’tit bouchon, passe me chercher au taff tu veux ? :p love u too ! »

Elle s’étonne évidemment que j’ai un frère jumeau, et alors qu’elle me pose douze milles questions pendant que je continue à boire ma bière (je manque de m’étouffer d’ailleurs alors qu’elle me lance un petit pic senti. Du coup pour la peine je lui réponds pas, me contente de hausser les sourcils de manière régulière, de toutes façons elle enchaine d’abord sur l’université : Il est jamais trop tard pour y retourner tu sais ! Si tu raccourcis un chouia ton short doré et que tu t'entraînes à leur servir de grands sourires je suis sûr que tu payeras l'université en deux temps, trois mouvements.
— Hm, naaah. Nah, les études, fini pour moi.  Et sur ça, je suis catégorique. J’ai vraiment pas envie de me retaper les devoirs, les cours, nianiania, c’est vraiment pas quelque chose qui me donne envie. Et ça coûte cher. Même si en réalité j’ai masse de thune dans un compte qui dort tranquillement. Je suis contente d’avoir gagné à la loterie, je joue jamais et voilà, pour une fois. Ça a permis à mon frère de régler ses dettes d’école justement. Et ça, ça c’est bien pour faire autre chose que galérer à rembourser.
Enfin ! Sujet plus drôle, j’évite d’abord de donner ma réponse sur Thomas puisqu’elle a l’air si passionnée sur le sujet… Puis on dérive sur MadMax, sujet un peu piquant pour la simple et bonne raison qu’elle a réussi à me faire douter de mes convictions. Et disons que, comme me faire taire, c’est pas vraiment simple d’ébranler ma confiance en quelque chose. Quand je crois, je crois dur comme fer. Et puis c’est pas comme si j’avais voulu flirter avec lui, en réalité, j’aurais pu depuis un moment entre le self défense et quand il était reclus chez lui et chaque fois que je le vois etc… Le truc c’est que sa règle, j’ai la même à priori voir même étendue à tous les KOS dooonc… voilà quoi. Je lui fais donc part de ma petite histoire et lui rappelle qu’elle, a gagné le gros lot. Excepté le côté cuir/criminel m’enfin.
— J'ai eu de la chance ouai et pourtant ça n'a quand même pas été facile pour autant crois-moi, c'est pas franchement comme ça que j'avais envisagé mes premières années de mariage. Ses lèvres se pincent puis elle sourit, j’imagine, pour ne pas s’appesantir sur la lourdeur de son passé… que je ne connais pas complètement en vérité. Mais bon, on a réussi à survivre à tout ça donc... Ça sauve l’histoire !
— Heureusement ! J’aurais fais quoi sans vous deux moi !
— La différence c'est que j'avais dix-sept ans et que j'étais pas....comment dire, c'était pas la même époque, j'avais pas de recul, ce que je veux dire. C'est que si t'y va dans l'optique de juste t'amuser un peu et basta, tout ca c'est sans importance, te pose pas tant de questions va ! Après tout pourquoi ils pourraient aller sauter n'importe quelle meufs à la chaîne et nous on pourrait pas hein ? Je hausse les épaules face à l’évidence, boit une gorgée de bière et : Vrai ! Mais Tu vois y’a des trucs qui me rendent ouf ce côté… toujours grand seigneur, j’irais pas jusqu’à dire Mr Je-sais-tout mais tu vois l’truc quoi, purée, faut conjuguer avec un égo pareil. Et je crois que c’est général dans ce club en fait. Après je les connais pas tous, mais ils ont tous —sans offense pour ton mari— facilement l’air détestable par affichage abusif d’arrogance. J’enchaine avec ces nouvelles raisons qui sont vraiment fondées sur une observation de la plupart des gars qui passent par le Crash et honnêtement je pense pas mentir en me disant qu’ils ont tous plus ou moins un égo plus gros que le continent. Difficile de conjuguer avec tout ça. Mais dans tous les cas, je trouve que c’est une mauvaise idée. J’ai pas envie d’être une de plus sur son tableau de chasse. Pour le croiser tous les jours au taff après…
— Je comprends, mais bon faut dire ce qui est cet égo et cette arrogance, ça fait partie du charme non ? Je l’observe, le sourire en coin, j’ai certainement pas envie de lui donner raison sur ce point… même si clairement ça joue parce que même si j’ai dis que je voulais pas de cuir, je dois avouer que le package muscle, cuir, mauvais garçon c’est quelque chose qui fait écho en moi c’est vrai. Alors je me contente de secouer la tête à la négative comme un enfant le ferait, renie tout à fait ses propos. Ment pas Judith, je le vois dans tes yeux que le cuir, les muscles et le côté truand gros cigare ça t'émoustille.
— Heyyy ! Elle se marre la morue ! Et moi aussi du coup par extension, je ne peux pas m’empêcher d’être tout sauf sérieuse.
— Nan sérieusement je comprends qu'après y a le côté boulot et que ça rend les choses délicates. Je vois plus qu'une solution...
— Ouiiiii ? fais pas ton suspense là !
— Va falloir qu'on te trouve un substitut ! J’éclate de rire alors qu’elle m’avoue son plan machiavélique. Un sous-max pour te libérer de ton attraction envers lui.
— Est-ce que ça existe même ? La seule chose que j’pourrais aussi dire de tous les zigotos du club de ton mec c’est vraiment qu’ils sont uniques en leur genre… encore heureux d’ailleurs… Je lui souris largement pour lui indiquer que je plaisante bien évidemment, comme depuis le début de toutes façons, y’a pas trop de secret là-dessus. Si j’ai un truc vraiment sérieux à lui dire je la préviens de toutes façons.

Je reviens donc au sujet de Thomas parce qu’elle a mérité quelques explications. Et je suis complètement honnête, transparente sur le truc. C’est pas comme si j’avais quelque chose à lui cacher là-dessus. Alors plus j’avance et plus elle grimace, elle me juge exagérément et moi je continue à appuyer sur le sujet. Et je mens pas, je me le serais tapé dans tous les sens à un moment faut être honnête avec soi-même (ahahah, cette gigantesque blague étant donné l’un des sujets de cette conversation).

— Jt'ai dit on peut te trouver un petit mignon, juste pour un ou deux soirs...histoire de te remettre dans le game, mais pas Thomas...surtout pas lui. Elle rigole mais en réalité Thomas a pas l’air de faire l’unanimité chez elle… pourtant c’est le meilleur ami de son mec non ? Ça me laisse perplexe et me note ça dans un coin du cerveau pour continuer de plaisanter sur le sujet.
— C’est tellement dur de pécho dans cette ville ma vie ! C’est tellement facile pour toi, t’as qu’à claquer des doigts et ton chevalier blanc débarque ! C’est relou de toujours vouloir ce qu’on peut pas avoir…
— J'aurai bien envie de te croire vu que je suis plus dans le game depuis longtemps. Moins qu'on pourrait l'imaginer, mais quand même. Mais j'ai du mal à croire que tu puisses pas trouver un mec pour éclairer ta nuit ma jolie !
— Sisi je te jure ! Personne me plait ! Je sur joue pas mal sur le côté drama queen isolée mais y’a une part de vérité dans ce que je dis. C’est pas vraiment le fun et je sors plus vraiment trop pour choper des mecs et ça m’intéresse pas forcément sur le moment des coups sans lendemain… j’suis pas forcément davantage intéressée sur une relation long terme mais, boh, j’sais pas quoi.
— Je crois que tu te mets des barrières, toute seule, comme une grande, a moins que t'attende après mon chevalier blanc et là j'ai bien peur que tu puisses directement aller signer au couvent. Je ris de concert avec elle, avant qu’elle ne me coupe l’herbe sous le pied et aborde un sujet très important de la soirée. Rien à voir mais t'as prévu un vrai truc à manger ? parce que je vais rouler par terre si ca continue. Je peux nous commander des pizzas ou un truc du genre si tu veux !
— Ouais non, rien prévu ! Je me suis dis que je verrais avec toi. T'es jalouse de Max, tu veux que j'te fasse un petit-dej perso ? Je lui tire la langue, pour me marrer puis enchaîne. Mais comme tu gères t’as la meilleure idée du siècle, allons, pizza ! Ça fait un moment que j’ai pas mangé ça, j’vais chercher le prospectus d’un truc pas trop cher et pas mal qui est pas loin ! Je dépose ma bière sur la table et m’éloigne une minute, descend les escaliers pour récupérer mon sac qui contient mes clopes et remonte, récupère le prospectus dans l’espace avant le salon. Et honnêtement si tu m’trouves un petit mignon vas-y ma jolie, parce que je sors pas vraiment en ce moment ça me dit pas des masses des coups d’un soir… tu t’rends compte ? Je vieillis. Je lui souris, attrape mes clopes, mon porte-feuille, mon briquet, le flyer et reviens m’écraser dans le sofa à côté d’elle, lui tend mon paquet de cigarette et le flyer. Tiens j’te laisse regarder, choisir, moi je change pas c’est toujours la même chose. Je me laisse tomber dans le fond du canap et allume ma cigarette, pousse un soupir de soulagement et la laisse regarder le menu le temps de quelques minutes de silence suffisamment rare pour que je les notifie. Je la laisse me dire ce qu’elle veut, attrape mon phone et appelle le petit resto qui a l’habitude de m’avoir au bout du fil. Voilà, ce sera là dans une demi-heure. Je balance le téléphone cassé sur la table et sort une photo de mon porte-feuille. Tiens, tu voulais savoir à quoi ils ressemblent. Là c’est Louis du coup mon jumeau et Emerson, j'ai genre vingt-et-un ans. Et sur celle-là, c’est l’année dernière. Je lui laisse regarder les deux images que j’ai constamment avec moi. Mon frère a encore des traits assez féminins sur la première photo mais je ne relève pas. Et bingo, ils sont toujours au Texas. Louis est avocat et Emerson a arrêté les études, c’était pas pour lui. Quant à ce que je voulais faire… hmmmm… plutôt dans l’théorique moi, j’adorais l’histoire de l’art. Et ni peinture ni dessin, j’suis une vraie nulle à ça, j’préférais sculpter à l’argile, c’était plus « franc » pour moi. J’étais plutôt douée en vrai, honnêtement ! Ça coutait rien contrairement à la peinture par exemple. Je récupère mon cendrier en verre posé sur la table à ma droite et le dépose sur la table devant nous. Peut-être dans une autre vie j’aurais fini prof ou un truc du genre, je me mets à rigoler, t’imagines ? Enfin… je soupire, laisse échapper un nuage de fumée, frotte mon arcade de mon ongle manucuré. Tu veux un autre secret ? Un air malin se cale sur mon visage. Je jouais du violoncelle. Je lui souris largement. Et là pour le coup c’était mon truc. J’avais la panoplie de l’artiste qui fait de la musique tu vois, comme quoi les choses changent. Je prends une gorgée de ma bière et me tourne un peu vers elle, cale mon visage dans ma main gauche, bras replié sur le dossier du canapé. Et toi, alors ? Dix-sept ans donc quand tu t’es calée avec James… t’as continué les études ? Comment ça s’est passé ? tant qu’on est dans le passé… Et si c’est pas trop indiscret. »


© TITANIA

_________________


i guess that no one ever really made me feel that much higher
boy, it's you I desire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 489
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Sam 28 Avr - 23:35



Talking bout the lights, the dirt, the sh-t, that hurts
We're not gonna turn around

Daya and Judith



You, me, wine & cigarettes


Elle refuse catégoriquement l'idée, visiblement ça ne fait pas partie des possibilités qu'elle s'attribue. « J’ai vraiment pas envie de me retaper les devoirs, les cours, nianiania, c’est vraiment pas quelque chose qui me donne envie. Et ça coûte cher. Là-dessus elle ne peut qu'acquiescer, ce qu'elle fait d'ailleurs d'un hochement de tête, c'est sûr que ça demande non seulement de l'argent, même sans parler de grande université et surtout un temps considérable...tout ce qu'elle n'avait pas quoi...quant à Judith elle ne savait vraiment dire si en réalité elle pourrait se le permettre ou pas, mais dans la mesure où ça ne l'intéressait pas, elle laisse la question glisser et disparaître. Les sujets s'enchaînent avec un arc commun le club et donc forcément sa propre expérience autour de ça, ça ne la dérange pas vraiment, même si elle ne balance pas tous les détails de l'histoire à Judith, déjà elle ignore ce qu'elle sait ou pas et elle n'a pas forcément envie de la forcer à écouter le grand récit de sa vie, qui ne l'aidera sans doute pas à avoir une vision bien moins dramatique de cet environnement qui l'est bien plus qu'on ne puisse l'imaginer au final. Heureusement ! J’aurais fais quoi sans vous deux moi !   Natalia secoue la tête avec un sourire. - Toujours plus tient ! T'aurais probablement fait la même chose, en beaucoup moins fun ça va sans dire. Elle vient rejeter une mèche des ses cheveux châtains derrière son épaule dans un geste théâtrale, avant de laisser échapper un rire cristallin et amusé. Essayer de dédramatiser ce qui pourrait juste être une expérience amusante et sans conséquence n'est pas chose aisée, Judith s'est apparemment monté tout un plan ou en tout cas soumise à des règles plutôt stricts et peut-être qu'au fond elle a raison et peut-être que c'est exactement pour ça que défendre l'intérêt de se montrer un peu aventureuse et insouciante se révèle plus difficile que la Serbe ne l'aurait pensé. Ainsi, il ne lui reste que la solution de se montrer créative et c'est ce qu'elle fait, même si ça n'a jamais été son forte.

« Ouiiiii ? fais pas ton suspense là ! Ça l'amuse et un sourire vient éclairer son visage, dont les joues se trouvent un peu rougit par l'alcool qu'elle ingurgite depuis tout à l'heure sans aucune retenue. Est-ce que ça existe même ? La seule chose que j’pourrais aussi dire de tous les zigotos du club de ton mec c’est vraiment qu’ils sont uniques en leur genre… encore heureux d’ailleurs…   Son épaule gauche vient se soulever et son sourire enjoué se mue en quelque chose d'un tant soit peu espiègle. - Quand on veut on peut ! Oh aller tu vas pas me dire que personne - PER-SONNE ! - et elle insiste bien sûr ce mot qu'elle découpe et appuie. Ne peux faire le poids face à ce très cher Maximillian ? Fait attention je vais finir par croire que c'est pas juste un béguin, mais que t'es amoureuse de lui ! Elle lève ses sourcils avec répétition dans un élan de provocation, bien évidemment qu'elle n'y crois pas une minute, mais pour le bien de cette conversation et de ce sujet qui mérite d'être alimenté, il faut user de tout et un peu d'humour ne fait jamais de mal comme dirait son mari. Est-ce que si j'ouvre ton agenda ou ton livre de chevet, je risque de trouver vos noms entrelacer dans un coeur ? Elle éclate de rire, se moquant gentiment de son amie qu'elle sait suffisamment bon public pour ça. Tu me feras savoir quand t'aura pris ta décision, que je puisse t'établir une liste de potentiels ! Qui cela semble être clair, ne comprendra pas le nom de Hunt, qui de toute façon amènerait avec lui les mêmes problèmes que son petit copain patron du Crash. À savoir un cuir et trop de...tout. Elle avale une gorgée de vin avant d'abandonner son verre sur la table, histoire de se limiter un peu de façon autonome tant que son esprit lui laisse avoir conscience du fait qu'elle abuse déjà un peu trop et qu'il va donc par la même lui falloir plus que des trucs à grignoter pour l'empêcher de rouler sous la table et c'est dans cette optique qu'elle demande ainsi à son hôte ce qu'elle a prévue pour parer à leur apéritif bien entamé. — Ouais non, rien prévu ! Je me suis dis que je verrais avec toi. T'es jalouse de Max, tu veux que j'te fasse un petit-dej perso Sa bouche s'arrondit et elle laisse échapper une exclamation. Elle lui coupe l'herbe sous le pied en acquiesçant ceci-dit à l'idée et dépose sa bière pour aller récupérer le prospectus afin qu'elles puissent commander leur repas. Natalia profite de l'absence de son amie pour sortir de son sac son portable qui n'affiche pas de message, lui indiquant par la même que tout doit se dérouler sans encombres à la maison, ce qui n'est pas vraiment une surprise ceci étant dit. Elle ouvre sa messagerie et tapote un message à l'attention de son mari, pour lui faire savoir qu'elle ne rentrera probablement pas aussi tôt qu'elle l'aurait d'abord cru et lui indique qu'il n'a pas besoin de l'attendre. À peine a-t-elle appuyé sur le bouton d'envoie que Judith refait son apparition dans le salon. Et honnêtement si tu m’trouves un petit mignon vas-y ma jolie, parce que je sors pas vraiment en ce moment ça me dit pas des masses des coups d’un soir… tu t’rends compte ? Elle sourit et vient s’écraser sur le canapé à côté d’elle. Tiens j’te laisse regarder, choisir, moi je change pas c’est toujours la même chose. Natalia attrape le prospectus et y jette un œil concentré avant de lui rendre en lui désignant la pizza sur laquelle elle a arrêté son choix. La blondinette passe son coup de fil alors que le téléphone de la Serbe vibre dans son sac. Réponse de son mari qui se moque gentiment d’elle et lui laisse entendre qu’il sait pertinemment comment ce genre de soirée finit toujours et qu’il la verra donc tout à l’heure. Un sourire facétieux vient marquer ses lèvres avant que son attention ne se reporte finalement sur sa camarade.  « Donc petit-déjeuner hein ? Elle lui offre une moue et un hochement de tête qui elle le sait la provoquera encore un peu plus sur le sujet avant de laisser ses lèvres s'étirer en coin. Donc on cherche un mec qui veut quelque chose de sérieux, qui ne fasse pas trop gentil garçon tout du moins en apparence et qui ne porte pas de cuir ! La jeune femme vient attraper son menton et mimique une intense réflexion. Est-ce que mademoiselle Williams à d'autres critères à ajouter ? Je veux être sûr de bien saisir la demande pour te trouver la perle rare ! Je te laisse y réfléchir !

Elle lui adresse un large sourire alors qu'elle l'observe sortir distraitement de son porte-feuille une photo qu'elle lui tend en lui indiquant qu'il s'agit de ses frères.. Ses yeux se perdent sur les photographies, qui en soit sont une bonne diversion elle doit le reconnaître, elle distingue la ressemblance et l'air clair de famille entre les frères et soeur et écoute avec attention les informations que lui glissent Judith sur le sujet. hmmmm… plutôt dans l’théorique moi, j’adorais l’histoire de l’art. Et ni peinture ni dessin, j’suis une vraie nulle à ça, j’préférais sculpter à l’argile, c’était plus « franc » pour moi. J’étais plutôt douée en vrai, honnêtement ! Ça coutait rien contrairement à la peinture par exemple.   Ça l''avait toujours impressionné cette capacité que pouvait avoir certaine personne à se montrer si créatif, le domaine de l'art l'avait toujours laissé pour sa part totalement perplexe. Elle finit par lui rendre les photographies. « Jolie famille ! Et ils ne sont pas encore venus te rendre visite ? T'es retourné les voir depuis que tu t'es installé ici ? Ils doivent te manquer j'imagine ! Elle lui donne un petit coup d'épaule avec un sourire compatissant, avant de rebondir sur ses talents de sculpteur. J'ai jamais rien compris à l'art j'avoue, ça me dépasse un peu, faut toujours voir plus que ce que ça montrer et je crois que j'ai pas la patience ou l'imagination pour ca, mais l'argile ça à l'air cool, en tout cas ca avait l'air carrément cool et sexy dans le film Ghost ! Elle laisse échapper un rire amusé, c’est là que s’arrêtait sa connaissance de ce savoir-faire. - Peut-être dans une autre vie j’aurais fini prof ou un truc du genre, je me mets à rigoler, t’imagines ? Enfin… La Serbe affiche un air impressionné à l’idée, c’est sûr qu’on était bien loin de sa situation actuelle, mais ca pourrait être un plan, peut-être un jour en tout cas. - Ca serait une bonne reconversion je trouve !  Et pourquoi pas après tout ? ? - Tu veux un autre secret ? Un air clair et parlant s'affiche sur le visage de Natalia, genre elle dirait non à ça ? Elle ? Je jouais du violoncelle. Et là pour le coup c'était mon truc. J'avais la panoplie de l'artiste qui fait de la musique tu vois, comme quoi les choses changent. Etonnée elle l'est et pourtant en un sens après tout ce qu'elle vient de lui raconter elle ne devrait pas, de toute évidence la jeune femme avait la fibre artistique et ça dans plus d'un domaine. - Mais dis-donc t'es une nana pleine de talents secrets ! Je vais rajouter ça dans la liste de ton futur prétendant, artiste ou amateur d'art...Elle lui décoche un clin d'oeil et continue. Tu joues plus du coup ? C'est dommage si t'aimait vraiment ça !

Quand elle finit par se caler pour se retourner un peu plus vers elle c'est pour cette fois-ci retourner le sujet sur elle et son passé qui lui semble si lointain. « Ouhh moi. Nan t'en fais pas j'ai rien à cacher ! Alors, voyons voir j'ai terminé le lycée en vérité, à l'époque je bossais déjà après les cours et les week-ends pour avoir un minimum d'indépendance, c'était le deal chez moi, on me donnais pas d'argent de poche fallait le gagner, alors j'ai commencé à faire ça et quand mes parents m'ont foutu dehors je suis passé sur du temps plein, c'est tout ce que je savais faire, j'étais mineur j'ai pas eu plus d'opportunités que de servir des pizzas et des burgers dans un dinner du coin. Elle lève ses épaules et vient récupérer le paquet de clope de Judith qui avait finis son chemin sur la table basse lorsqu'elle le lui avait tendu un peu plus tôt. Elle en sort une en continuant de parler. Heureusement que James avait son appartement parce que je gagnais pas des masses, bon en même temps c'est un peu à cause de lui que je me suis retrouvée dehors alors il pouvait bien le partager avec moi. Elle allume la cigarette dans un nuage de fumée et jette distraitement le briquet devant elle. Il a pas fait l'unanimité chez mes parents tu t'en doutes...enfin ! elle laisse retomber sa main sur sa cuisse dans un claquement sonore. J'ai continué à faire ca en me disant que dès qu'on pourrait se le permettre j'irai à l'université, mais c'est le genre de choses qui prend du temps et avant que ca arrive je suis tombée enceinte et ensuite quand je me suis retrouvée toute seule avec un nourrisson pour le coup c'était même plus envisageable ! Obviously ! Alors j'ai juste continué à faire le seul truc que je savais faire...pour subvenir à nos besoins et me voilà presque dix ans plus tard...elle écarte les bras avant de venir recoller le tube blanc entre ses lèvres. Mais à la différence de toi j'ai pas de talent particulier alors c'est sans doute moins frustrant ! » Elle lui sourit avant de lever la tête pour laisser échapper une bouffée de fumée.
(c) black pumpkin


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : ava+gifs me
messages : 673
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Ven 11 Mai - 17:31




you, me, wine & cigarettes ?

« j’ai dis à ton mari de s’occuper de votre p’tit bouchon, passe me chercher au taff tu veux ? :p love u too ! »

« Quand on veut on peut ! Oh aller tu vas pas me dire que personne - PER-SONNE ! Elle appuie bien histoire que je comprenne… Ne peux faire le poids face à ce très cher Maximillian ? Fait attention je vais finir par croire que c'est pas juste un béguin, mais que t'es amoureuse de lui !
— Ohoh oula easyyyy ! Faut peut-être pas pousser mémé dans les orties ma jolie ! Je m’amuse, glisse le goulot de ma bouteille de bière entre mes lèvres. À ce stade je vais rapidement finir déchirée, va falloir y aller mollo.
— Est-ce que si j'ouvre ton agenda ou ton livre de chevet, je risque de trouver vos noms entrelacer dans un coeur ? Elle s’éclate à me faire chier et je la suis, ricane comme une abrutie en secouant la tête de gauche à droite. Tu me feras savoir quand t'aura pris ta décision, que je puisse t'établir une liste de potentiels !
— Ok c’est noté, quand j’aurais plus l’alcool que j’ingurgite trop vite dans le sang je commencerais à réfléchir, hin ! »

Je reviens rapidement sur le sujet de la bouffe, parce que c’est important la nourriture surtout quand il s’agit de prévoir de manger genre, une pizza. Je suis pas accroc de la malbouffe mais faut avouer qu’une bonne pizza bien grasse c’est largement meilleur que les trois radis bio de Madmax hein, c’était une catastrophe sa cuisine que j’ai débarqué là-bas. Terrible souvenir. Je vais chercher le prospectus de la pizzeria que j’aime bien pas loin et reprend la parole assez vite pour reparler du sujet qui consiste à trouver un bon prétendant à la place qui reste dans mon lit. C’est pas très drôle d’y rester toute seule tous les soirs quand même. C’est pas vraiment ce qui me motive à me lever tous les jours mais bon pourquoi pas avoir de quoi s’amuser sous la main !

« Donc on cherche un mec qui veut quelque chose de sérieux, qui ne fasse pas trop gentil garçon tout du moins en apparence et qui ne porte pas de cuir ! Je hoche la tête, glisse la cigarette entre mes lèvres, remonte mes jambes sur le canapé. Est-ce que mademoiselle Williams à d'autres critères à ajouter ? Je veux être sûr de bien saisir la demande pour te trouver la perle rare ! Je te laisse y réfléchir !
— Ok, je te jure, si j’ai une idée je te dis, je te textote, je peux même te filer des photos comparatives d’acteurs so sexy, déjà j’aime pas trop les blonds par exemple… » Je continue de m’amuser, de courir dans son délire, et c’est très bien comme ça. On sait jamais peut-être qu’elle peut me sortir quelqu’un de son chapeau ! Peut-être qu’elle a un type en réserve quelque part !
En attendant qu’elle trouve mon prince charmant, je me mets en tête de lui présenter, métaphoriquement parlant évidemment, mes deux frères et au passage, lui livre quelques secrets sur mon passé, sur ce que je faisais, aurais voulu faire. J’ai pas eu la chance de faire de longues études comme Louis mais c’est pas grave, mon rôle était de bosser et ramener de la thune pour qu’il fasse quelque chose de sa vie, il en avait les capacités et j’allais certainement pas ramener de quoi nourrir la famille en faisant trois sculptures par mois ou en donnant des cours. Ma tante avait un job plutôt pas trop mal payé mais on était quatre à vivre au même endroit, les dépenses sont pas les mêmes à ce moment là. Je pousse un soupir, la laisse observer mes deux photos de famille que je garde toujours dans mon portefeuille et inspire une longue taffe de nicotine.

« Jolie famille ! Et ils ne sont pas encore venus te rendre visite ? T'es retourné les voir depuis que tu t'es installé ici ? Ils doivent te manquer j'imagine ! Elle glisse son épaule contre la mienne et je lui souris.
— Non en effet ils sont pas venus, c’est un peu compliqué pour l’instant pour eux !
— J'ai jamais rien compris à l'art j'avoue, ça me dépasse un peu, faut toujours voir plus que ce que ça montrer et je crois que j'ai pas la patience ou l'imagination pour ca, mais l'argile ça à l'air cool, en tout cas ca avait l'air carrément cool et sexy dans le film Ghost ! J’éclate de rire à sa remarque, ça m’amuse. J’espère que le mec qu’elle me trouvera sera en chair et en os en tout cas et pas fantomatique. Je rêves un moment en lui disant que peut-être j’aurais pu finir prof mais ça me fait plus marrer qu’autre chose.
— Ca serait une bonne reconversion je trouve ! Je hausse les épaules à sa réponse, c’est vrai que ce serait chouette mais je n’ai pas forcément la patience pour dealer avec des gamins… Et puis mon boulot actuel est tel que je peux faire plein de choses à côté et essayer de rattraper tout ce que j’ai manqué en prison. Mais trêve de plaisanterie, je me tourne vers mon amie et me déclare prête à lui raconter un autre secret sur ma magnifique personnalité. Tant qu’on est dans la découverte de nos passés respectifs, autant y aller jusqu’au bout. Enfin pas jusqu’au bout, jusqu’au bout certes. Natalia se tourne vers moi, évidemment curieuse et je me livre enfin :

« Je jouais du violoncelle. Et là pour le coup c'était mon truc. J'avais la panoplie de l'artiste qui fait de la musique tu vois, comme quoi les choses changent.
— Mais dis-donc t'es une nana pleine de talents secrets ! Je vais rajouter ça dans la liste de ton futur prétendant, artiste ou amateur d'art... Tu joues plus du coup ? C'est dommage si t'aimait vraiment ça !
— Amateur d’art ok mais pas artiste, oh mon dieu non, pas ça, crois-moi faut pas taper dans ces énergumènes la… J’affiche un air grave, comme plein de pensées profondes. Et toi, alors ? Dix-sept ans donc quand tu t’es calée avec James… t’as continué les études ? Comment ça s’est passé ? tant qu’on est dans le passé… Et si c’est pas trop indiscret.
— Ouhh moi. Nan t'en fais pas j'ai rien à cacher !
— Vraiment ? Je hausse les sourcils de manière répétée pour la taquiner et lui offre un œil inquisiteur avant de lui accorder toute mon attention pour la suite.
— Alors, voyons voir j'ai terminé le lycée en vérité, à l'époque je bossais déjà après les cours et les week-ends pour avoir un minimum d'indépendance, c'était le deal chez moi, on me donnais pas d'argent de poche fallait le gagner, alors j'ai commencé à faire ça et quand mes parents m'ont foutu dehors je suis passé sur du temps plein, c'est tout ce que je savais faire, j'étais mineur j'ai pas eu plus d'opportunités que de servir des pizzas et des burgers dans un dinner du coin. J’ouvre le regard, étonnée mais ne l’interromps pas encore alors que je me demande pourquoi la pauvre s’est retrouvée dehors. Mais ma réponse vient bien vite, j’ai pas besoin de demander pourquoi elle s’est retrouvée éjectée de chez elle. J’acquiesce à ses paroles et encore plus quand elle me dit qu’il ne faisait pas l’unanimité chez ses parents.
— J'ai continué à faire ca en me disant que dès qu'on pourrait se le permettre j'irai à l'université, mais c'est le genre de choses qui prend du temps et avant que ca arrive je suis tombée enceinte et ensuite quand je me suis retrouvée toute seule avec un nourrisson pour le coup c'était même plus envisageable !
— Oh, wow, ok.
— Alors j'ai juste continué à faire le seul truc que je savais faire...pour subvenir à nos besoins et me voilà presque dix ans plus tard... Mais à la différence de toi j'ai pas de talent particulier alors c'est sans doute moins frustrant !
— Nah, ma biche, ça veut rien dire ça. Je secoue la tête de gauche à droite, coince le tube de nicotine entre mes lèvres, repousse mes cheveux et récupère la cigarette après avoir inspiré une longue bouffée salvatrice. Tu peux toujours apprendre, c’est ça qui est bien avec l’art ou la musique y’a pas d’âge ni d’histoire de talent. Je t’assure. Je dépose la cendre qui se tient au bout de ma cigarette dans le cendrier et récupère ma bière que je termine. Honnêtement c’est pas ce qui me manque le plus, c’est pas si frustrant. Sauf la musique, c’est vrai. Mais je vais acheter un violoncelle à l’occasion, c’est un truc auquel je réfléchis depuis que j’ai emménagé ici. Mon coloc joue pas mal de violon du coup… ça m’a redonné envie. Après je suis rouillée ça fait genre six ans que j’y ai pas joué alors ça me ferait chier de plus savoir aligner deux notes, peut-être plus que de ne pas en jouer. Je hausse les épaules. Mais du coup ça veut dire que tu t’es mise vachement tôt avec lui ? T’étais mineure du coup tu me dis, et vous êtes ensemble depuis ? C’est beau… Je divague un instant. J’ai jamais eu de boyfriend attitré so… je trouve ça cool. T’as su que c’était genre la perle rare ? C’était un pari risqué ! Franchement, j’admire, en plus vous êtes trop mignons tous les trois. Ça a pas du être facile j’imagine… Et vous avez des projets ? Toi, t’as pas un projet de changer de taff ou quoi ? Tu m’dis si j’t’arrose trop de questions. Et puis ça fait tilt dans ma tête. Mais attend, comment ça tu t'es retrouvée toute seule ? »


© TITANIA

_________________


i guess that no one ever really made me feel that much higher
boy, it's you I desire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 489
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Jeu 24 Mai - 23:11



Talking bout the lights, the dirt, the sh-t, that hurts
We're not gonna turn around

Daya and Judith



You, me, wine & cigarettes


La faire chier sur ce sujet est un jeu d'enfant, même Eliott pourrait le faire Natalia en est persuadée et ce n'est bien évidemment pas l'alcool qui parle. Non ! Il ne l'encourage pas non plus à jouer les gamines de quatorze ans avec sa copine...En y pensant quand elle avait cet âge, elle était encore assez sage, un peu sauvage, mais pas encore rebelle, c'est dire s'il s'en était passé de belles cette dernière décennie ! Bien sûr qu'elle ne croit pas un instant que Judith puisse nourrir de véritable sentiments envers Madmax, pas quand elle est en est encore visiblement au stade du déni et rejetait jusque-là en bloc, toute idée d'intérêt à son encontre, maiiiiiis la jeune femme n'est pas dupe et surtout elle trouve ca amusant de voir la blondinette courir comme ça, c'est presque sans challenge. Presque.

La serveuse commence bien vite à réfléchir aux types qui sont dans son entourage (à savoir très peu vu la jalousie maladive de son mari) et qui pourraient correspondre aux attentes de Judith. Donc si on enlève les KOS, Josef qui est déjà maqué, il reste Lloyd et Eddy le barman du Maureen's. Hum bon okay elle se dit que c'est un peu la dèche, mais deux c'est déjà pas mal quand même, non ? Après elle sait très bien qu'il y a toujours moyen de comploter avec Jo pour qu'il lui file une liste de pompier célibataire et sans MST. « Nan mais t'as cru que j'allais te trouver le sosie de Brad Pitt Ju ? Elle se met à rire. Oui bon il est blond, mais façon de parler ! Laisse ces dieux du grand écran où ils sont et regarde un peu les mecs de la vraie vie, je suis sûre que tu peux en trouver un qui te fera...elle secoue ses épaules avec un air amusé. Vibreeeeer. Elle replace une mèche de cheveux alors qu’elle continue de rire. Ceci étant dit j’ai peut-être deux ou trois options à voir. Œillade mystérieuses et gorgée de vin avant que la conversation ne dérive sur quelque chose d’un tant soit peu sérieux, quelque chose qui rend Natalia un peu moins dispersée qu’auparavant. Elle observe les visages souriant, puis celui de Judith qui se fait attendri alors qu’elle lui donne quelques détails sur ses frères. C’est quelque chose dont elle ignorait tout, n’ayant pas pour sa part de fratrie et si elle avait pu se faire une idée de ce que cela signifiait au travers des relations qu’entretenaient James et les autres membres du club, ce n’était pas vraiment la même chose. Ceci étant dit elle trouvait ca très mignon. « Non en effet ils sont pas venus, c’est un peu compliqué pour l’instant pour eux ! Les lèvres de la Serbe se pincent en une moue désolée. – Compliqué ? rien de grave j’espère ? Ce serait drôle qu’ils viennent te rendre visite, je serais curieuse de te voir avec eux. Elle hausse une épaule avec un air guilleret espérant qu’effectivement ce qui retenait les deux garçons, n’était en rien dû à d’important problèmes. C’était curieux ou plutôt surprenant de quelle façon elle en apprenait finalement plus en cette soirée sur Judith et son passé, qu’elle n’en avait eu l’occasion en quelques mois de rencontres sporadiques. Notamment son engouement pour la musique et le talent apparemment abandonné pour le violoncelle. C’est drôle, elle ne l’aurait jamais imaginé dans le domaine artistique allez savoir pourquoi. Elle prend ceci dit note de toutes ces informations, plaisante sur le faite qu’il lui faudrait un artiste, peut-être bien qu’il pourrait vivre comme des hippies à la sauce années soixantes. — Amateur d’art ok mais pas artiste, oh mon dieu non, pas ça, crois-moi faut pas taper dans ces énergumènes la… Un rire léger vient passer le seuil de ses lèvres. – Ouhla ca sent le vécu ! Bon elle peux donc rayer de sa petite liste mentale Ronnie son ex avec qui de toute façon elle ne la verrait probablement pas faire bon ménage, c’était une idée plutôt filante. La petite maline qu’elle ait retourne la conversation sur Natalia et son manque cruel d’ambition, c’est en tout cas ce dont la Serbe à l’impression à l’instant T. Parce qu’elle ne sait jamais vraiment intéressé à beaucoup de chose, mise à part peut-être l’écriture et les problèmes d’autrui quand elle avait encore le loisir d’occulter les siens. Elle encourage les questions de Judith, après tout ce n’est que justice, puisque la jeune femme elle n’hésite pas à lui faire part de son passé avec beaucoup d’honnêteté. Elle confie donc les grandes lignes de son histoire, comment ce qui n’était qu’un job d’étudiante fauché était devenue son gagne pain, comment elle s’était retrouvé à vivre avec celui qui deviendrait plus tard son mari lorsque ses parents l’avaient mise dehors. Une cigarette s’accroche sur le bout de ses doigts alors qu’elle continue son récit, en venant à l’arrivé de son fils, au départ de son mari et aux décisions alimentaires qu’elle avait du prendre et qui finalement avait été faite dans de bien nombreux sacrifices, dont certains qu’elle ne découvre que bien plus tard. En fin elle termine dans un esprit de comparaison inconscient, sur son manque de talent naturel à contrario de celle qui l’accompagne et ce n’est pas là une façon de s’apitoyer juste une simple vérité, tout le monde ne porte pas d’aptitudes particulières après tout. — Nah, ma biche, ça veut rien dire ça. Tu peux toujours apprendre, c’est ça qui est bien avec l’art ou la musique y’a pas d’âge ni d’histoire de talent. Je t’assure. C’est à son tour de secouer la tête avec un sourire sincère sur le visage. – Huum oui t’as sans doute raison, mais et elle esquisse un geste de la main. C’est pas comme si j’avais un attrait pour quoi que ce soit de ce genre, je suis pas artistique pour un sous je t’assure. J’ai un manque évident d’imagination et de patience pour ces choses-là. Elle tire une latte sur sa cigarette et laisse échapper la fumée devant elle avant de, de nouveau tourner son visage vers sa comparse. Je laisse ce trait de personnalité aux deux loustiques à la maison, c’est bien suffisant. Elle s’en amuse, c’est vrai si il y a bien un truc qu’Eliott a hérité de son père c’est bien son imagination et son goût pour la lecture.

Honnêtement c’est pas ce qui me manque le plus, c’est pas si frustrant. Sauf la musique, c’est vrai.  Elle s’en doutait bien, on ne se débarrasse pas si facilement de ce qui s’avère être une passion. Natalia se fait attentive alors qu’elle son hôte lui précise qu’elle compte s’y remettre et racheter un violoncelle. Mon coloc joue pas mal de violon du coup… ça m’a redonné envie. Après je suis rouillée ça fait genre six ans que j’y ai pas joué alors ça me ferait chier de plus savoir aligner deux notes, peut-être plus que de ne pas en jouer. Une exclamation lui échappe. – Tu parles je suis sûre que c’est comme le vélo ca s’oublie pas ! J’espère que tu me joueras un petit truc quand tu te seras dépoussiérée un peu ! Mais je comprend pas pourquoi t’as arrêter en premier lieu ? Enfin je sais pas c’est pas le genre de truc qu’on décide de stopper net non ?

Lorsque son tour vient de demander des précisions sur la petite histoire très résumé que Natalia vient de lui conter, cette dernière est encore dans cette histoire de violoncelle, pourquoi ? personne ne le sait mais…Hey ! j’ai une idée ! Elle s’agite un peu sur le canapé et se redresse avec un sourire malin. Peut-être que tu pourrais jouer un truc à notre mariage. Son sourire s’étend. Aller dis oui. Large sourire un peu idiot et insistant. Judith. Elle force son regard dans le sien et colle un air faussement suppliant sur son visage. tu peux bien faire ça pour moi ? Hein ? C’est bien la première fois depuis que James l’a redemandé en mariage qu’elle se penche ne serait-ce qu’un peu sur le sujet, il faut dire que la nouvelle avait été occultée bien vite par les évènements qui s’étaient enchaînés depuis septembre et si ce n’était pour l’insistance toute relative d’Alma (qui avait surement finit par en avoir marre des réponses approximatives de la mariée) sur l’organisation, autant dire qu’ils n’en seraient nulle part au lieu de presque nulle part. La tête de sa cigarette vient rencontrer le bord du cendrier et une partie des cendres viennent se perdre à l’intérieur tandis qu’elle la ramène vers ses lèvres, s’arrêtant cependant à mi-chemin. Du coup ca répond à ta question sur les projets, mais tu le savait déjà alors ca compte pas vraiment. Ca fait…elle prend un instant pour réfléchir, oui parce que les maths c’est tout de suite moins faciles avec deux verres dans le nez ou trois…on ne sait plus. Ca fera neuf ans en janvier. Elle gonfle ses joues et pousse un soupir, presque dix piges quoi…J’avais dix-sept ans dit-elle en ricanant. J’étais encore toute fraîche et innocente. Elle en fait des tonnes en prononçant ses mots. Bon okay j’exagère, mais quand même. Oui parce qu’il y avait quand même une part de vérité la dedans, de son innocence de l’époque il ne restait pas grand chose, pas avec ce monde dans lequel elle vivait. Ah et dans les projets éventuels y a aussi la maison de son père qu’on a récupérer avec l’héritage tout ça, mais on ne sait pas encore ce qu’on va en faire. Ce sur quoi Judith enchaîne. - Toi, t’as pas un projet de changer de taff ou quoi ? Tu m’dis si j’t’arrose trop de questions. Mais attend, comment ça tu t'es retrouvée toute seule ? La Serbe lui jette un regard en mode STOP IT ! – Tu vas arrêter de me dire gnagna jte pose trop de questions oui ? Elle secoue la tête avec un sourire, c’est le jeu non ? et puis t’inquiète pas j’ai rien à cacher jt’ai dit ! Bon a part tout ce qui concerne le club, mais elle doute franchement qu’elle en vienne à poser des questions sur leurs activités ou quoi. Du coup peut-être, j’en sait rien, je me dis que le moment s’y prête peut-être enfin, Eliott est grand, j’ai James pour m’aider, on a son salaire…Elle pousse un soupir rapide. Peut-être que je pourrait aller à l’université ou faire une formation, je sais pas. Elle sourit. C’est juste une idée, faut que je me penche dessus ! Elle hausse vaguement une épaule et vient s’enfoncer dans le dossier du canapé et avant de poursuivre sur la seconde question, qui va demander des violons et un air dramatique, elle vient tirer une énième taffe sur sa cigarette. Et oui. Je pensais que tu le savait ou au moins que t’en avait entendu parler, mais pour te résumer ça sans la jouer trop tragique, James à été arrêter quand j’était enceinte de trois mois et il a été condamné à six ans de prison ferme….elle perd un peu de sa stature alors qu’elle raconte ça, elle se demande si un jour elle sera capable d’en parer de façon plus neutre, sans que ca ne l’affecte plus que ça. Ca a été compliqué, pour moi, pour lui, pour le petit…il est sorti y a un an et demi et on s’est remis ensemble à Noël dernier. C’était pas gagné je t’avoue…surtout de mon côté…que de mon côté en réalité, mais  maintenant on essaye de se reconstruire du mieux qu’on peux…c’est pas possible de rattraper le temps perdu, mais on essaye de pas en perdre davantage quoi !  » Si elle avait besoin d’un argument supplémentaire pour ne pas dater les cuirs, Natalia venait visiblement de lui en donner un de taille.
(c) black pumpkin


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : ava+gifs me
messages : 673
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Jeu 7 Juin - 13:34




you, me, wine & cigarettes ?

« j’ai dis à ton mari de s’occuper de votre p’tit bouchon, passe me chercher au taff tu veux ? :p love u too ! »

« Nan mais t'as cru que j'allais te trouver le sosie de Brad Pitt Ju ? J’acquiesce très fort, absolument pas emportée par l’alcool qu’on dégomme un poil trop vite. Oui bon il est blond, mais façon de parler ! Laisse ces dieux du grand écran où ils sont et regarde un peu les mecs de la vraie vie, je suis sûre que tu peux en trouver un qui te fera… Vibreeeeer. Je me marre sans m’arrêter ça en devient presque insupportable, je vais me faire des abdos d’enfer, enfin si on peut encore dire que j’en ai besoin. Insérer ici un petit émoji lunettes de soleil, émoji lunettes de soleil, emoji lunettes de soleil. Si on pouvait s’exprimer ainsi ce serait parfois beaucoup plus simple à mon goût. Ceci étant dit j’ai peut-être deux ou trois options à voir. Ouh intéressant. Derrière le goulot de ma bouteille je hausse les sourcils l’air intéressée. Et puis on passe à autre chose que mes histoires de cul absolument pas palpitantes parce que pour l’instant il faut le dire je suis plutôt seule avec moi-même mais au moins on s’entend à peu près bien. Donc on aborde le sujet de mes frères et c’est toujours un truc dont j’aime parler et pas trop à la fois. Ça me file toujours le cafard et en même temps ça me fait du bien. Alors elle me demande si c’est grave, le pourquoi du comment ils ne sont pas là.

« Nan, nan ! C’est juste que c’est toujours un peu compliqué avec les agendas et la thune, ils bossent tous les deux, tout ça… C’est juste un manque de temps je pense. Bon là je torsade un peu l’histoire pour éviter d’approcher trop près de la vérité mais au moins je l’ai surement rassurée sur le fait que non, en réalité il n’y a rien de grave. Je pense que maintenant on pourrait enfin être tranquilles un peu, à l’autre bout du continent. Du coup je lui souris, rassurante. Et ouais c’est quelque chose, j’avoue ça me manque. S’ils viennent je manquerais pas de te les présenter, promis. » Je lui adresse un petit clin d’œil et on passe encore à un autre sujet, à savoir mes petites prétentions en terme d’art. Je suis plutôt une meuf du théorique étrangement alors que je kiffe faire plein de choses avec mes mains (sans vilain jeux de mots, you perv !). Mais j’ai toujours senti que je trouverais pas ma place en terme artistique, à savoir où me placer quand tout a été fait. Je préfère réfléchir, étonnant. Je sais pas si j’étais brillante mais au moins ça m’intéressait. Je sais pas ce que je pourrais faire de ça, en tout cas ce qui est sur c’est qu’effectivement : « Ouhla ca sent le vécu ! À ça j’acquiesce une nouvelle fois très gravement. Un autre chapitre pour une autre fois, honey. » J’éclate de rire, parce que ça aussi ça vaut bien son pesant de cacahuètes comme on dit. Je me suis jamais casée et pas uniquement parce que j’avais pas le temps ou j’étais focus sur ma famille, mais aussi parce que premièrement je suis allée en prison jeune, sujet sur lequel comme d’habitude je ne passerais pas de temps. Mais surtout parce que le peu d’aventures que j’ai eu n’ont jamais été très concluantes. Pas ma came et j’avais certainement pas la confiance que j’ai aujourd’hui, j’étais une gosse paumée, timide maladive, réservée. J’étais persuadée d’avoir peu à offrir et préférais ma vie de famille à n’importe quelle autre alternative.

Mais assez de moi ! On s’engage sur le passé de Natalia et c’est vrai que je constate qu’on a pas beaucoup échangé sur tout ça. On a passé du temps ensemble mais c’est quelque chose qu’on a pas beaucoup fait. Mais ce soir on rattrape visiblement et j’en apprends plus sur elle en quelques heures qu’en plusieurs semaines. Bon là ça faisait un moment qu’on ne s’était pas vues mais c’est pareil. C’est intéressant d’apprendre autant de choses sur quelqu’un. Est-ce que ça change ma perception d’elle ? Oui un peu je l’avoue. J’en apprends sur les choses qu’elle a traversées et on peut pas dire que ce soit du gâteau. Ça m’intrigue également et je garde des questions pour plus tard alors qu’elle me sort une absurdité que beaucoup de gens partagent d’ailleurs : l’idée que le talent sort de nul part. Ce que je lui dis d’ailleurs.

« Huum oui t’as sans doute raison, mais. Je ne réponds pas, la laisse avancer dans son raisonnement. C’est pas comme si j’avais un attrait pour quoi que ce soit de ce genre, je suis pas artistique pour un sous je t’assure. J’ai un manque évident d’imagination et de patience pour ces choses-là.
— T’es une pragmatique, toi ! Ça s’vaut !
— Je laisse ce trait de personnalité aux deux loustiques à la maison, c’est bien suffisant.
— Hm, ton petit ira loin c’est clair, il en a plein la tête et je dis pas ça parce que c’est le garçon le plus mignon. Je lui adresse un petit sourire. Eliott est adorable, il est poli, mignon, intelligent mais il a quand même un petit côté malin qui vient assurément de ses deux parents, c’est clair et net. Natalia pourra dire ce qu’elle veut de son mari la fourbasse… Elle a son petit lot de malice.
— Honnêtement c’est pas ce qui me manque le plus, c’est pas si frustrant. Sauf la musique, c’est vrai. Mon coloc joue pas mal de violon du coup… ça m’a redonné envie. Après je suis rouillée ça fait genre six ans que j’y ai pas joué alors ça me ferait chier de plus savoir aligner deux notes, peut-être plus que de ne pas en jouer. Je reviens sur mes anciennes passions à un moment, l’air pensif. Natalia ne manque pas de réagir et pousse une exclamation toute particulière.
— Tu parles je suis sûre que c’est comme le vélo ca s’oublie pas ! J’espère que tu me joueras un petit truc quand tu te seras dépoussiérée un peu ! Mais je comprend pas pourquoi t’as arrêter en premier lieu ? Enfin je sais pas c’est pas le genre de truc qu’on décide de stopper net non ? J’affiche un air plus pensif encore, c’est un bonne question à laquelle il faudra que je réponde par un autre stratagème, plutot que, « Oh j’ai buté mon père j’ai été en prison » pour la grosse ficelle de l’histoire avant de rentrer dans les détails… Ça ça reste dans ma tête, que pour moi. Je vais pour lui répondre mais elle élève la voix, soudainement beaucoup plus dynamique. Mon amie s’agite, se redresse, alors intriguée j’en fais de même, me tourne un peu mieux vers elle.

« Hey ! j’ai une idée ! Peut-être que tu pourrais jouer un truc à notre mariage. Ma bouche s’ouvre sous la surprise, et pas uniquement pour la demande qu’elle me fait mais aussi pour madame qui n’a pas de projets me sort qu’elle se remarie, c’est vrai, je sais pas pourquoi j’avais pas pensé à ça, c’est pas comme si elle me l’avait pas dis. La surprise passée je souris peut-être aussi largement qu’elle. C’est trop bien. Je suis trop contente. C’est trop cool. Aller dis oui.
— Hmmmmmm… ça me rend perplexe, je doute largement de mes capacités telles qu’elles sont aujourd’hui.
— Judith. Tu peux bien faire ça pour moi ? Hein ?
— Regardez la, la vilaine, comme elle me prend par les sentiments !
— Du coup ca répond à ta question sur les projets, mais tu le savait déjà alors ca compte pas vraiment. Ça fait… Elle réfléchit (moi aussi de mon côté) et semble se mettre à compter dans sa tête pour répondre à mes nombreuses questions. Ça fera neuf ans en janvier.
— Oooh… pas mal, pas mal !
— J’avais dix-sept ans. J’étais encore toute fraîche et innocente.
— Bah tiens !
— Bon okay j’exagère, mais quand même.
— Sans offense j’ai du mal à t’imaginer en jeune fille toute sage… Je hausse les sourcils et la taquine évidemment.
— Ah et dans les projets éventuels y a aussi la maison de son père qu’on a récupérer avec l’héritage tout ça, mais on ne sait pas encore ce qu’on va en faire.
— Oh oui d’ailleurs hésites pas si t’as besoin que je garde le petit, ou si vous avez besoin d’un coup de main pour des travaux dans la maison. Je suis peut-être pas la plus musclée mais je sais faire des trucs avec mes petites mains ! Tu te sentiras peut-être moins seule entourée de tous ces mecs qui font des travaux torses nus quoi, ça doit tellement être désagréable en plus ! J’exagère évidemment et ne lui laisse pas le temps de répondre qu’une autre question me pop. Oh et toi, t’as pas un projet de changer de taff ou quoi ? Tu m’dis si j’t’arrose trop de questions. Mais attend, comment ça tu t'es retrouvée toute seule ?
— Tu vas arrêter de me dire gnagna jte pose trop de questions oui ?
— Ça va ça vaaaa !
— c’est le jeu non ? et puis t’inquiète pas j’ai rien à cacher jt’ai dis !
— Ouh t’es sure de vouloir me dire ça ? Je hausse à nouveau les sourcils à un rythme censé sentir la provoc ou le scandale ou les deux.
— Du coup peut-être, j’en sait rien, je me dis que le moment s’y prête peut-être enfin. Eliott est grand, j’ai James pour m’aider, on a son salaire…
— Bah ouais c’est le moment ! En plus y’a plein d’organismes gratos si t’as besoin d’aide quant à savoir ce que tu veux faire.
— Peut-être que je pourrait aller à l’université ou faire une formation, je sais pas. C’est juste une idée, faut que je me penche dessus !
— Allez ouais ! C’est une bonne idée, je sponsorise, je suis à fond dedans ! You go ! Si tu veux qu’on réfléchisse à l’occasion quand on aura moins bu franchement hésites pas non plus ! J’ai toute mes journées tranquilles moi hein, je fais rien de ma life. Je rigole mais c’est vrai. Je crois qu’elle va aborder la partie à savoir pourquoi elle s’est retrouvée toute seule. J’enfonce mon mégot dans le cendrier et laisse échapper la fumée de ma dernière bouffée d’entre mes lèvres puis me recentre sur elle.
— Et oui. Je pensais que tu le savait ou au moins que t’en avait entendu parler, mais pour te résumer ça sans la jouer trop tragique, James à été arrêter quand j’était enceinte de trois mois et il a été condamné à six ans de prison ferme…
— Ah… C’est tout ce que je laisse échapper pour l’instant comme petite réaction. 6 ans de prison ferme ça fait un paquet d’année, j’en sais quelque chose, et ça veut aussi dire que c’était pas un petit truc. J’veux dire c’est pas vente de weed à la con quoi. Enfin ça m’étonnerait vu dans quoi il traine mais je pousserais pas les questions jusque-là. Si elle m’assure qu’elle n’a aucun secret, je doute néanmoins que ce soit de très bon goût de lui demander pourquoi il est tombé et de toutes façons c’est déjà assez visible le poids de cette période sur ses épaules. Du coup je préfère ne rien dire pour l’instant, la laisse s’exprimer. Si ça peut éventuellement lui faire un peu de bien, je sais pas !
— Ca a été compliqué, pour moi, pour lui, pour le petit…il est sorti y a un an et demi et on s’est remis ensemble à Noël dernier. C’était pas gagné je t’avoue…surtout de mon côté…que de mon côté en réalité, mais  maintenant on essaye de se reconstruire du mieux qu’on peux…c’est pas possible de rattraper le temps perdu, mais on essaye de pas en perdre davantage quoi !
— Ok, je vois… Du coup t’as du te débrouiller avec la grossesse et le gamin toute seule, l’élever pendant qu’il était pas là… Ça demande des sacrifices c’est clair. C’est courageux ! Vous semblez avoir un lien tellement fusionnel, t’as fais un job du tonnerre. Je lui adresse un petit sourire, je sais pas trop si c’est ce qu’il faut dire à cet instant précis. Je sais même pas s’il y a vraiment quelque chose à dire, je peux pas me mettre à sa place dans le sens où oui j’ai aidé à élever mes frères mais ce n’est pas exactement la même chose premièrement et ensuite, c’est moi qui suis allée derrière les barreaux ; donc c’est Louis et ma Tante Donna qui ont du s’occuper d’un jeune Emerson traumatisé. Ça a pas mal compromis la stabilité de notre jeune foyer. Enfin, c’est pas de moi qu’on parle là, donc je reviens sur le sujet autrement plus important à cet instant.
— C’est con peut-être ce que je vais dire mais je suis désolée que ça te sois arrivée. Ça a pas du être facile, surtout avec un gamin dans les bras en plus de ça. Mais ceci dit, je suis quand même contente que ça marche entre vous aujourd’hui. Désolée j’ai rien de très constructif à dire sur ça, je peux imaginer à quel point ça a du être compliqué mais pas complètement en comprendre l’étendue. Et non je savais pas, tu sais je ferme un peu mes écoutilles, je me mêle pas trop des affaires des autres. Je sais on dirait pas comme ça. En tout cas si jamais t’as besoin d’en parler hésites pas non plus. Tu vois je suis un peu couteau-suisse, bricoleuse, petite oreille, baby-sitter, musicienne de cérémonie. Je lui adresse un petit sourire malin et lève les yeux au ciel, récupère ma bouteille de bière. Oui oui, voilà, tu m’émeus avec tes histoires juste pour me voir jouer de l’archer j’en suis sure. Je la taquine évidemment. Je jouerais quelque chose de votre choix à ton mariage mais ! J’ai une condition ! Je lève un index comme si j’étais très sérieuse. Ton fils doit m’accompagner. Tu te débrouilles, tu lui trouves une nouvelle passion pour la musique ou le chant, ou la danse ! Ou la crayonnade sur scène ! J’en sais rien ! Maiiiis il doit être là ! Je te ferais signaler que j’ai un peu le trac de la scène et si je me loupe il faudra qu’il fasse une blague ou un truc mignon pour rattraper ma bourde. » J’essaie de la faire marrer quand même un petit peu, c’est toujours mieux que de s’enfoncer dans des souvenirs désagréables.


© TITANIA

_________________


i guess that no one ever really made me feel that much higher
boy, it's you I desire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 489
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Lun 11 Juin - 5:35



Talking bout the lights, the dirt, the sh-t, that hurts
We're not gonna turn around

Daya and Judith



You, me, wine & cigarettes


Elle trouve cela dommage qu'ils n'arrivent pas à se voir plus que ça, c'est le lot quotidien de beaucoup de gens, mais dans le cas présent elle voit l'expression qui passe par instant sur le visage de Judith et qui démontre clairement du regret. C'est un peu étrange quand on sait que c'est tout le contraire qui se passe chez Natalia, on lui offre soudainement un frère, l'occasion de retrouver un semblant de cette famille qu'elle a perdue il y a de nombreuses années maintenant...mais elle n'arrivait pas à avaler l'idée, elle n'arrivait pas à s'en réjouir ou même à envisager que cela puise être quelque chose de positif et elle en ignorait la raison...Peut-être que l'idée que quoi que ce soit ou dans le cas présent qui que ce soit puissent altérer le très mince équilibre sur lequel sa famille, celle qu'elle avait choisie et créer, repose, était quelque chose qui l'angoissait vraiment, elle voulait avoir confiance en l'avenir, mais pour être tout à fait honnête, elle était encore terriblement marquée par les années et tout ce qu'elles lui avaient déjà prises. Alors, peut-être qu'elle protégeait inconsciemment et pourtant avec une ardeur certaine son foyer, parce qu'il n'y avait rien qu'elle ne sacrifierait pas pour son mari et son fils. Rien.

« Nan, nan ! C’est juste que c’est toujours un peu compliqué avec les agendas et la thune, ils bossent tous les deux, tout ça… C’est juste un manque de temps je pense. Elle pense ? Est-ce que ca implique qu'elle n'en est pas sûre ? C'est peut-être là la raison de ce voile de nostalgie qui ponctue ses sourires. Natalia ne relève pas le choix de mot, elle n'a certainement pas envie de venir mettre un frein à l'énergie et la bonne humeur de son amie, mais elle se note dans un coin de la tête, toutes les informations qu'elle récupère et qui quelque part les rapproche un peu plus, parce qu'elle ne doute pas que c'est quelque chose qu'il sera important de prendre en compte dans le futur et dans leur relation, ça l'était pour Judith, ça le serait donc forcément pour la Serbe. Et ouais c’est quelque chose, j’avoue ça me manque. S’ils viennent je manquerais pas de te les présenter, promis. Et elle doit bien reconnaître qu'elle serait curieuse de voir la jeune femme avec sa famille, dans un contexte différent de celui dans lequel elle la voit évoluer depuis leur chaotique rencontre, qui il faut bien le dire la fait sourire désormais. Si on lui avait dit que quelques mois plus tard elle serait dans son salon a partagé un verre et des confidences, elle aurait probablement levée les yeux au ciel en riant. Ironiquement cela va sans dire. - C'est pas toujours évident je comprends, mais je suis sûr qu'avec un peu d'huile de coudes, vous arriverez à vous goupiller quelque chose ! Surtout si vous êtes proches ! T'as pas l'idée d'aller leur rendre toi une petite visite ? La jeune femme n'en dit pas plus, Judith rebondit rapidement sur son côté artistique et elle y voit une façon de ne pas trop s'étendre sur ce sujet qui de toute évidence lui tient beaucoup à coeur. - Un autre chapitre pour une autre fois, honey. Elle laisse échapper un rire léger en réponse à celui de la blonde et fronce le bout de son nez. – Ca ne tombe pas dans l’oreille d’une sourde, sache-le ! Ce sujet est loin d’être clos ! Parce que ça à l’air d’être particulièrement intéressant et parce que jusqu’ici elle s’est montrée assez discrète sur sa vie sentimentale et Natalia a bien du mal à croire qu’une nana comme elle n’a pas eu son lot de petit copain.

La Serbe réfléchit un instant à cet aspect artistique dont elle semble dénuer et tâche de se rappeler si elle en avait un jour eu un, mais aussi loin qu'elle puisse remonter dans ses souvenirs, elle n'arrivait pas à se rappeler être vraiment intéressé par quoi que ce soit de ce genre, si ce n'est peut-être de gribouiller un peu lorsqu'elle était adolescente, mais rien de particulièrement transcendant. Peut-être parce qu'elle n'avait pas été encouragée dans cette voie ? Peut-être parce que ses parents préféraient la voir le nez plongé dans ses livres de classes, ce qui n'avait pas duré très très longtemps, pas qu'elle n'aimait pas les études, apprendre lui avait toujours plu, mais elle avait toujours eu du mal à trouver sa place dans cet univers qui était le sien à l'époque.- T’es une pragmatique, toi ! Ça s’vaut !  Peut-être bien… non de toute évidence elle l’était. Elle accorde un sourire à Judith et hausse une épaule. – C’est mon meilleur talent ! Elle lance une partie de sa chevelure derrière son épaule dans un geste dramatique avant de venir écraser sa cigarette dans le cendrier posé sur la table. - Hm, ton petit ira loin c’est clair, il en a plein la tête et je dis pas ça parce que c’est le garçon le plus mignon. Le sourire déjà présent sur ses lèvres s'étend un peu plus, c'est toujours le cas lorsque quelqu'un mentionne son petit garçon, parce que comme tous les parents elle éprouve une fierté sans borne pour son rejeton, qui malgré tout ce qu'il a traversé pour son jeune âge, fait preuve d'un courage qu'il l'étonne elle-même. - Je ne vais certainement pas te contredire sur le fait, parce que oui on est d'accord que c'est un fait, que mon fils ira loin et est de toute évidence le petit garçon le plus brillant de l'univers sans aucune exagération. Elle se met à rire et visualise cet air malin qu’il porte relativement régulièrement. Peut-être que lui aussi se trouvera doté d’un talent pour le dessin ou la musique comme Judith ou peut-être qu’il se contentera d’avoir la tête dans les livres comme son père, qui à la différence du petit, n’avais jamais eu l’occasion d’exploiter son intelligence dans des études.

Elle se redresse un peu brusquement sous l'impulsion de cette idée sortie de nulle part qui vient de lui traverser l'esprit. Ca lui plaît de se dire qu'elle pourrait jouer quelque chose, c'est quand même plus personnel d'avoir quelqu'un qu'elle connaît que d'embaucher un groupe ou elle ne sait quoi pour une cérémonie qui sera de toute façon composée à quatre-vingt-dix pourcent de Kings of Speed...Ce n'est pas très vendeur surtout ces derniers temps. — Regardez la, la vilaine, comme elle me prend par les sentiments !  Elle hausse les sourcils et ne se défait au final pas vraiment de son enthousiasme. - Est-ce que ça veut dire oui ? Elle s'agite et saute un peu sur elle-même, mais Judith s'applique à ne pas lui donner de réponse direct, aussi, elle enchaîne et répond à sa question sur la longévité de son couple, qui si en théorie peut paraître longue, presque une décennie ce n'est pas rien c'est sûr, mais si on prend en compte qu'ils ont passés les deux-tiers de leur mariage séparé, c'est soudainement beaucoup moins impressionnant. Elle se garde cependant bien de présenter la chose de cette façon, plus pour elle que pour Judith a dire vrai.— Sans offense j’ai du mal à t’imaginer en jeune fille toute sage… Natalia se stoppe une seconde et aborde une moue pleine de réflexion avant de détendre son visage qui se fait un peu rieur. -Ah ah ! C'est parce que je l'étais qu'a moitié, mais un peu quand même je te promets. J'étais une adolescente un peu paumé et si j'ai eu ma période gentille et parfaite, je m'en suis lassée et j'ai tenté l'opposé...tu sais, sécher les cours, traîné dans un repère de motards à l'égo surdimensionné, ce genre de choses tout à fait normal quoi ! Elle se met à rire, ça lui semblait tellement loin. Lorsqu'elle lui dit que dans la case projet vient s'ajouter l'héritage de la maison, elle se propose presque instantanément de garder le petit ou de venir se rendre utile avec les travaux, enfin apparemment uniquement si ca implique des hommes à moitiés nus et jusqu'ici le seul à s'être adonné à ce type d'exercice est son mari et elle n'a pas vraiment l'intention de partager ca avec qui que ce soit. Ça l'amuse, mais la question suivante est déjà sur le tapis avant même qu'elle n'ait eu le temps de répondre. Natalia lui laisse entendre que peut-être, elle devrait envisager d'arrêter de s'excuser à chaque fois qu'elle pose une question, c'est tout l'intérêt de cette soirée après tout, partager. — Bah ouais c’est le moment ! En plus y’a plein d’organismes gratos si t’as besoin d’aide quant à savoir ce que tu veux faire. Elle le sait, elle y pense depuis quelque temps déjà, mais la vérité, c’est que ça l’inquiète un peu de se laisser imaginer qu’elle peut vraiment faire ça, se lancer dans quelque chose d’autre, quelque chose de plus stimulant, mais qui demandera aussi plus d’investissement et de travail de sa part, quelque chose qui ne laissera pas vraiment place à la facilité et elle n’est pas vraiment sûre d’en avoir les capacités. Elle n’a pas vraiment envie de se planter et d’être déçue. Allez ouais ! C’est une bonne idée, je sponsorise, je suis à fond dedans ! You go ! Si tu veux qu’on réfléchisse à l’occasion quand on aura moins bu franchement hésites pas non plus !  Elle apprécie vraiment la proposition et l’engouement de son amie pour ce qui concerne son avenir et c’est assez stimulant elle doit bien le reconnaître de se voir encourager de la sorte. – Attention je risque de te prendre au mot !  Et peut-être qu’elle devrait vraiment. Peut-être que ça la pousserai à véritablement se lancer si quelqu’un était au courant.

Le temps vient de se replonger dans ce passé qui n'a pas grand-chose de plaisant, mais elle le fait pourtant volontiers, parce que ça fait partie de qui elle est et si cette amitié est amenée à prendre de l'ampleur, alors c'est une facette de sa vie qu'il est sans doute important pour Judith de comprendre. Ainsi elle s'y plie et laisse les mots s'échapper, l'histoire reprendre forme dans son esprit, mais aussi celui de son hôte. L'exclamation qu'elle laisse échappe est attendu, c'est souvent celle à laquelle elle a eu le droit et la raison pour laquelle, elle avait fini par trouver une parade, mentionné un départ plutôt qu'un emprisonnement, parce que c'était au final plus facile de se donner une réalité différente.— Ok, je vois… Du coup t’as du te débrouiller avec la grossesse et le gamin toute seule, l’élever pendant qu’il était pas là… Ça demande des sacrifices c’est clair. C’est courageux ! Vous semblez avoir un lien tellement fusionnel, t’as fais un job du tonnerre. C’est un mince sourire qu’elle lui adresse. C’est bien résumé oui et elle aime à croire qu’elle a réussie l’impossible avec son fils et que malgré les circonstances et les nombreuses erreurs qu’elle a pu faire, elle a réussie à lui épargner le pire. – Merci. J'ai fait de mon mieux en tout cas. Elle ne sait pas trop quoi dire de plus pour être tout à fait honnête, alors elle se contente de ça et de toute façon Judith enchaîne bien vite. Ses paroles sont bienveillantes et elle les apprécie à leur juste valeur, ça fait du bien d'être épargné du jugement tout fait de la plupart des gens, celui-là même qu'elle estime avoir déjà bien trop subit. -… Désolée j’ai rien de très constructif à dire sur ça, je peux imaginer à quel point ça a du être compliqué mais pas complètement en comprendre l’étendue… Et elle ne lui souhaite vraiment pas d’être un jour en mesure de le faire. Elle ne le souhaite à personne. En tout cas si jamais t’as besoin d’en parler hésites pas non plus. Tu vois je suis un peu couteau-suisse, bricoleuse, petite oreille, baby-sitter, musicienne de cérémonie. Ça détend un peu l'atmosphère qu'elle avait rendue un peu pesante avec son histoire et son visage, tout comme le reste de son corps d'ailleurs, se détende un peu. - T'inquiète pas va ! Y a pas grand-chose à dire de toute façon, mais c'est gentil, ça fait longtemps que j'avais pas eu de réactions comme ça...en général j'ai plutôt droit à du jugement en barre et à des regards pleins de pitié...c'est fatiguant à force. Elle marque une pause. Et je te remercie pour la proposition, c'est pas forcément mon sujet de prédilection j'te l'avoue, j'essaye ce nouveau truc qui consiste à se tourner vers le futur plutôt que vers le passé et dans cette idée je vais choisir de rebondir sur ton rôle de musicienne de cérémonie... Un large sourire vient s’afficher sur ses lèvres. - Oui oui, voilà, tu m’émeus avec tes histoires juste pour me voir jouer de l’archer j’en suis sure. Je jouerais quelque chose de votre choix à ton mariage mais ! J’ai une condition ! Et pour sûr elle n’hésiterait pas à en jouer, si ça voulait dire obtenir gain de cause et faire d’une pierre deux coups, à savoir voir son mariage prendre plus la forme d’une réunion intimiste et élégante et obligée Judith a renouer avec ses talents oubliés. Natalia se redresse un peu intrigué par cette condition dont elle s’apprête à entendre les détails. –Dis-moi tout ! Et elle s’élance dans son discours qui arrache plus d’un éclat de rire à la jeune femme, elle imagine sans mal Judith sérieuse et concentrée sur son archet accompagné par son fils qui ne saurait probablement pas faire autre chose que le clown pour épaté la galerie…l’image venait en une seconde de perdre toute son élégance c’est certain. - Je suis sûre que je peux lui trouver un rôle on ne peut plus important à tes côtés, mais il risquerait justement de te distraire avec son adorable bouille ! Ceci étant dit, si tu lui donnes quelques cours de musique il pourra peut-être t'accompagner au triangle ou aux percutions ! Et puis visiblement tu adores jouer les baby-sitter alors je t'en pris ça me fait plaisir et puis ça t'entraîneras pour le futur et crois-moi on est jamais assez bien entraînée avec ces monstres ! Qui plus est je dirais pas non à un peu de temps seule avec mon mari si tu vois ce que je veux dire... » Elle n'a pas le temps de continuer que la sonnette de l'appartement, retentie. Enfin de la vraie nourriture allelujah !
(c) black pumpkin


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : ava+gifs me
messages : 673
quartier : downtown ; en coloc avec le fabuleux mais chelou Matthew Goodwin

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Mer 20 Juin - 13:09




you, me, wine & cigarettes ?

« j’ai dis à ton mari de s’occuper de votre p’tit bouchon, passe me chercher au taff tu veux ? :p love u too ! »

Je note bien tout ce qu’elle me dit avec un petit sourire, j’ai appris beaucoup de choses sur elle et sur son passé ce soir, c’est intéressant. En réalité, notre relation jusque-là se basait sur le présent, on ne s’est jamais vraiment arrêtées pour regarder en arrière et échanger des confidences. C’est pas forcément ce que j’aime faire le plus mais les choses se déroulent ainsi et je ne lutte pas, après tout, c’est tout de même agréable de se laisser le temps de découvrir quelqu’un. En dehors des quatre murs d’une cellule. J’ai aujourd’hui le loisir de choisir à qui je veux dévoiler un peu de ma vie, j’ai le droit à de l’intimité, le droit de décider ce que je veux faire de ma vie et à qui je veux en parler. Et ça me va d’en discuter avec Natalia, on a pas démarré dans les meilleurs conditions mais au final c’est quand même une bonne surprise. Surtout que la transition d’ennemies infernales à nouvelles amies s’est faite… le plus étrangement possible, noyées dans l’alcool dans l’arrière-salle du Homewrecker quoi, donc je crois qu’on a pris l’habitude de faire les choses de manière indisciplinées et différentes. James a eu un bon pressentiment en fermant la porte derrière nous mais, est-ce qu’il ne regretterait pas aujourd’hui un tout petit peu son geste ? Je sais pas mais dans le doute je vais dire oui parce que ça me fait rire.

Je l’observe donc rire très sincèrement à ma proposition quant à l’accompagnement d’Eliott sur scène mais, hey, je suis tout à fait sérieuse moi ! Je monterais pas là-dessus sans son aide, je réagis pas très bien à la lumière des spotlights il faut le rappeler, ou pas vu que Max a en main la vidéo qui prouve mon habileté.

« Je suis sûre que je peux lui trouver un rôle on ne peut plus important à tes côtés, mais il risquerait justement de te distraire avec son adorable bouille ! Ceci étant dit, si tu lui donnes quelques cours de musique il pourra peut-être t'accompagner au triangle ou aux percutions ! Et puis visiblement tu adores jouer les baby-sitter alors je t'en pris ça me fait plaisir et puis ça t'entraîneras pour le futur et crois-moi on est jamais assez bien entraînée avec ces monstres ! Qui plus est je dirais pas non à un peu de temps seule avec mon mari si tu vois ce que je veux dire... Je rigole sans arrêt alors qu’elle avance dans son petit discours mais la sonnette de mon appart l’interrompt. Roh, c’est dommage elle était si bien partie, arrivait à un moment cru-cial ! Je lève les yeux au ciel et :
— T’arrêtes pas en si bon chemin tiens ! Je récupère les pizzas et après je veux touuuut savoir. Je hausse les sourcils de manière répétitive alors que je me lève et m’éloigne en direction des escaliers, descends dans l’entrée et ouvre la porte au livreur des pizzas. Il m’annonce le prix, je lui file la thune, le remercie et remonte avec le saint-graal. Ta-daaaaaahhhh ! » J’arrive en haut, décale le bordel sur la table, prend les trucs type légumes à emporter dans la cuisine et la laisse arranger rapidement les pizzas. Je récupère du vin et des serviettes au passage, héhé, j’adoooore la pizza.

« Bon alors avant de continuer à boire et de se retrouver incapables de prendre des décisions censées… Je sors mon téléphone, ouvre un mémo. On va récapituler ce qu’on doit faire avant ce fabuleux programme tu veux bien ? Je la joue genre sérieuse (mais toujours pour rigoler), me redresse dans le canapé alors que je dégage le reste de la bière et passe au vin moi aussi et lui remplis à nouveau son verre, également. Tu comptes pas me laisser boire toute seule quand même, je te rappelle que c’est le FONDEMENT de notre amitié ! Je lui adresse un clin d’œil puis redresse le téléphone à hauteur d’œil. Mon écran est cassé mais ça va je gère le truc c’est pas la fin du monde, je m’en fous, j’ai rien besoin de plus quoi. Et qui l’a cassé ? Hein, dites-moi que vous savez… Bah oui Kurtis ! Évidemment, toujours Kuku. Alors ! Tu m’suis ? Je note un premier point sur mon application destinée à me rappeler ce que je dois faire et lis en même temps. Dans un premier temps, brainstormer pour savoir quelle est ta prochaine aventure professionnelle. On pourra se déplacer en ville, aller voir si ces orgas valent vraiment le coup… Enfin tu vois le genre, comme une journée sur discovery channel où t’apprends plein de trucs ! Hop, je passe à la ligne et continue mon petit spectacle. Ensuite, tes travaux ! Je note que si t’as besoin de moi pour faire des trucs ou pour garder le petit pendant que tu mates ton mari faire de la peinture, c’est bon pour moi. Je m’amuse, la taquine évidemment mais franchement elle aurait tort de se priver tant qu’à faire ! Pourquoi pas ! Je suis quasiment sure qu’il est tout disposé à se désaper anywhere, anytime pour le plaisir de sa dame c’est pas comme si son égo était plus léger que celui de ses autres collègues de cuirs là, hein ! Ça se voit qu’il se kiffe, ils se kiffent et ils ont aucun problème avec le fait de le montrer, de parader. Faut les voir les malins sur leurs motos là. Ensuite ! Et avant même de commencer, compte pas sur moi pour avoir des gosses, je te laisse ça à toi et va falloir y songer pour un deuxième hein, on attend nous ! Je lui adresse un grand sourire malin. Mais ceci dit pour le premier, je noooote… lui donner des cours de musique, du coup ? Si ça l’intéresse je pourrais faire ça, ça me dérange pas, il aura qu’à choisir ce qu’il veut et je peux me débrouiller à lui apprendre. Je suis sure que tu seras RA-VIE d’avoir un guitariste à la maison. « Maman, maman écoute je sais faire deux accords en boucle ». Je me marre avant d’attraper moi aussi une part de pizza parce que dans tout ce blabla j’ai presque oublié de me nourrir c’est quand même fou ! Ça te laissera du temps avec ton motard et moi j’en ai pas mal, vu que je me lève certains jours suuuuper tôt pour me faire trainer en salle de sport j’utilise pleinement ma journée. Alors why not ! Vois avec ton mignon si ça lui plairait d’apprendre un peu la musique et moi je lui donne de manière régulière un peu de temps, et aussi à toi du coup… Ah, qu’est-ce que je suis bonne ! Je balance le téléphone sur la table après avoir clos mon petit mémo et j’enfourne une bouchée de pizza. Qu’est-ce que c’est bon, la nourriture du seigneur, on devrait manger ça le dimanche matin plutôt qu’une rondelle de pain rassis moi je vous le dis ! Deal ? Je lui adresse un petit sourire malin, soulève la pizza comme si je soulevais mon verre pour un toast et achève ma première part à une vitesse incroyable. Voilà, maintenant on peut boire toutes les bouteilles de la maison ! »

Je m’amuse, laisse échapper un rire sincère, retombe dans le canapé. Ah comme ça fait du bien de partager un bon moment sans… sans trente kilos de drame derrière. C’est ce que j’attendais en sortant de prison, me voilà heureuse du résultat !


© TITANIA

_________________


i guess that no one ever really made me feel that much higher
boy, it's you I desire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



crédits : @me
messages : 489
quartier : Westside Chicago - Maison héritée du père Manning
physique : Enceinte de 5 mois et demi ( fin mars) - Une corneille tatouée sur le flanc droit

MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   Sam 30 Juin - 20:24



Talking bout the lights, the dirt, the sh-t, that hurts
We're not gonna turn around

Daya and Judith



You, me, wine & cigarettes


Judith s'éclipse donc et va récupérer leur commande à la porte laissant Natalia se marrée devant l'intérêt qu'elle peut porter à ses petites histoires avec son mari. Il ne lui faut qu'une minute pour revenir avec les boites de pizza dont l'odeur se répand de façon instantané dans la pièce et réveille subitement l'estomac bien vide de la jeune femme. Elle dépose grossièrement leur festin sur la table et attrape ce qu'elles grignotaient jusque là pour les porter à la cuisine, la jeune Serbe réarrange donc ce qui se trouve devant elle pour qu'elles puissent finalement attaquer leur dîner on ne peut plus sain et gastronomique. « Bon alors avant de continuer à boire et de se retrouver incapables de prendre des décisions censées… On va récapituler ce qu’on doit faire avant ce fabuleux programme tu veux bien ? Elle lève un sourcil, sourire en coin, c'est le moins qu'on puisse dire vu ce qu'elles picolent, c'est outrancier ! La blondinette attrape son portable et commence à y pianoter avec un air concentré qui fait sourire la Serbe. Celle-ci dans l'entre-temps se sert finalement un verre de vin et vient à re-remplir le sien en lui indiquant qu'elle ne pouvait décemment pas la laisser boire seule, d'autant plus que c'était ce qui avait fondé leur amitié, ce qui en soit n'était pas totalement faux, il avait fallu plusieurs heures et quelques bouteilles pour qu'elles délient leurs langues et mettent finalement à plat les erreurs qui avaient pu être commise de prime abord. Celles de Natalia plus que les siennes d'ailleurs. C'est vrai qu'elle s'était vite emportée et qu'elle n'avait pas ménagée Judith lorsqu'elle l'avait copieusement menacée et attaquée dans les escaliers de leur ancien immeuble, mais les circonstances l'y avaient franchement aidés pour sa défense et puis bon...Natalia avait toujours eu tendance à être un tout petit peu trop territorial. Juste un peu.

Elle commence donc la longue liste des choses et sujets qu'elles ont jusqu'ici abordés et dont Natalia aura probablement abandonné les aboutissants dès demain. Le premier point de sa liste est l'éventuelle réorientation de la jeune maman et honnêtement elle ne sait pas si elle est vraiment prête à s'investir dans quelque chose de ce genre. Jusqu'ici elle s'était toujours trouvée pas mal d'excuses pour ne pas se lancer dans quelque chose qu'elle n'était pas sûre de pouvoir mener au bout, mais elle était d'accord avec Judith sur le fait que ça ne lui coutait pas grand-chose d'au moins aller voir et d'étudier les possibilités. Ainsi, elle acquiesce d'un signe de tête ferme avant d'attraper une part de pizza et de la fourrée dans sa bouche. Jesus christ c'est tellement la vie. Ensuite, tes travaux ! Je note que si t’as besoin de moi pour faire des trucs ou pour garder le petit pendant que tu mates ton mari faire de la peinture, c’est bon pour moi.  Elle éclate sincèrement de rire, l’idée ne lui déplait pas très franchement, à qui déplairait-elle en même temps ? Elle penche la tête, sourire malin aux lèvres. – Je vais pas prétendre que c’est pas une idée tentante pour moi. Elle lève ses mains devant elle en signe de défense avec amusement. C’est plutôt agréable comme spectacle, crois-moi !  Ca la fait rire apparemment et Natalia ne pense pas qu’elle soit franchement surprise de ce qu’elle vient de lui dire, elle n’a jamais caché ou même amoindrie ses sentiments vis-à-vis de son mari devant quiconque. C’est la bouche pleine qu’elle secoue la tête à la négative, no way José ! Elle s’essaye à répondre à la négative, mais la pizza l’empêche de parler, elle finit donc sa bouche avec empressement pour ajouter à ses bruits de négation une véritable phrase. – Nan. Jt’ai dit j’ai pas la moindre intention d’en faire un deuxième, celui que j’ai déjà est bien trop parfait ! Et ce n’est que le dessus de l’iceberg en réalité, mais c’est un sujet pour une autre fois. -…il aura qu’à choisir ce qu’il veut et je peux me débrouiller à lui apprendre. Je suis sure que tu seras RA-VIE d’avoir un guitariste à la maison. « Maman, maman écoute je sais faire deux accords en boucle ».  L'idée peut paraître soulante, mais ça la changera de sa passion pour les dinosaures et elle ne refuse pas une pause dans le domaine. Ça fait plusieurs années maintenant qu'elle la subit et ce n'est pas de tout repos. - JE-T-EN-PRIS ! ça me fera du changement, je suis prête à en subir toutes les conséquences ! Elle laisse échapper une expression amusée. Je lui poserais la question et je te dirais ça ! Tu as ton deal oui ! »  Les deux jeunes femmes prennent alors une légère pause dans leur discussion bien remplis pour finalement manger avant effectivement d'ouvrir une autre bouteille, c'est qu'elles sont au final plutôt bien partie.

Fin du sujet
(c) black pumpkin


_________________



We don't know who we are until we're connected to someone else. We're just better human beings when with the person we're supposed to be with. I wasn't supposed to leave...I belong here.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: you, me, wine & cigarettes ? ø nat   

Revenir en haut Aller en bas
 
you, me, wine & cigarettes ? ø nat
Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» 01. But all I need is cigarettes and alcohol
» It's 106 miles to Chicago, we got a full tank of gas, half a pack of cigarettes, it's dark... and we're wearing sunglasses - Darius
» LC / Acer Aspire one
» betty ☆ wine colored roses.
» Blessée... dans la Day Class O_O

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Windy City 911 :: THE WINDY CITY :: Downtown The Loop :: LOGEMENTS-
Sauter vers: