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 taxi driver

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MessageSujet: Re: taxi driver   Sam 10 Fév - 12:50





taxi driver/lover
# judith
# joleen
# kurtis
« T’es sur ? Ça te dérange pas ? J’t’ai déjà réveillé alors manquerait plus que ça… »
« Si ça m’dérangeait j’le proposerai pas, OK ? » lui répond le motard en faisant claquer sa langue contre son palais pour traduire son agacement. Un agacement mesuré bien sûr, mais quand même. Il veut montrer à Judith qu’il ne propose pas ça en l’air, histoire qu’elle ne refuse pas son offre ou ne fasse durer le suspens. Car si Kurtis ne sait pas prendre de décision lui-même, il déteste voir ce trait de caractère chez les autres et apprécie qu’ils tranchent vite fait, bien fait.
Surtout dans des cas comme celui-ci, où il a parfaitement deviné que Judith n’avait pas envie d’être seule. Alors il veut l’entendre accepter sa proposition et ne pas l’entendre se faire désirer ou rechigner. Parce qu’il n’aime pas insister, imposer sa pensée à qui que ce soit. Bref : elle finit par avouer ce qu’il savait déjà, à savoir que ça la tente bien.
Kurtis acquiesce et redonne sa pleine attention à la route pendant que la serveuse du Crashdown lui propose de lui préparer un petit déjeuner en compensation. Elle risque de rapidement déchanter en voyant le contenu de son frigo et des placards. Et de le faire chier ensuite, comme le ferait Meghan ou sa mère…ou Natalia les rares fois où elle passe chez lui. Ca va le courir et, fatigué comme il l’est, il risque de manquer de patience mais il verra le moment venu.
« J’préfère pas. Si j’pionce j’vais avoir grave la tête dans l’cul » lui répond-t-il en mettant son clignotant pour s’engager dans une nouvelle rue, jetant un œil sur son angle mort avant de se tourner de nouveau vers Jude. « Puis t’fatigues pas trop, l’matin ça m’fout la gerbe de manger. J’bois plutôt un café et j’bouffe plus tard dans la matinée. »  
Généralement une barre protéinée qu’il accompagne d’une cannette de boisson énergisante pour tenir le coup jusqu’au déjeuner. Son repas préféré de la journée. Le plus copieux aussi même s’il sait que le petit déjeuner bla-bla-bla important bla-bla-bla.

Mais elle insiste. Et puis elle ajoute quelque chose qui le fait encore tiquer et l’amène à lui lancer un regard courroucé. Il n’a pas envie d’aborder ce sujet.
« Ca valait que dalle. Si j’veux parler avec Joleen, je parle avec Joleen. Quand j’ai envie et quand j’suis prêt. J’suis pas aussi handicapé que tout l’monde pense. J’veux aller à mon rythme c’tout, OK ? Et quand on m’impose des trucs, quand on m’met la pression, ça tourne au n’importe quoi… Au cas où t’ais pas r’marqué » lui lance-t-il, faisant référence à ses bourdes. « Refais pas ça. J’aime pas. On dirait ma frangine. »  
Elle ouvre la bouche, pour protester, râler, se justifier, il n’en sait rien, mais il préfère la couper.
« Non, commence pas. C’est fait, c’est fait. Juste recommence pas Jude, j’suis sérieux. J’sais m’débrouiller. »
Et il veut prendre son temps. Il ne sait pas trop ce qu’il éprouve pour la stripteaseuse et cette histoire lui rappelle un peu trop la liaison qu’il a entretenue ave Mia il y a quelques mois maintenant. Il ne veut pas commettre les mêmes erreurs. Il se connaît et sait qu’il est d’un naturel possessif et jaloux. Voir Joleen se déhancher est plaisant, mais il commence déjà à s’agacer de voir les regards des autres types sur elle… S’il doit se passer quelque chose entre eux, il faudra qu’il garde sa colère enfouie, qu’il fasse taire sa jalousie pour ne pas lui créer de problèmes. Elle a besoin d’argent et elle est indépendante. Elle ne renoncera pas à son gagne pain pour lui. Il devra faire avec et Kurtis n’est pas certain d’en être capable à ce stade.
Et puis il veut préserver sa relation avec Max qui commence tout juste à ressembler à quelque chose. S’il commence à foutre le bordel dans son business, il va tout ruiner et il n’en a pas envie.
« J’vais tester l’lecteur » finit-il par enchainer, pour couper l’herbe sous le pied de la serveuse, au cas où elle souhaiterait malgré tout renchérir. Et comme par hasard, ça fonctionne et le disque Americana du groupe The Offspring qui est dans le l’autoradio crache immédiatement sa musique.

Le reste du trajet se fait dans un silence relatif (rock oblige). Kurtis commence à bailler et piquer du nez. Il va falloir qu’il avale plus d’une tasse de café. Son coup de barre risque de venir plutôt que d’habitude puisqu’il s’est, du coup, levé plus tôt que d’ordinaire. Il immobilise son véhicule dans l’allée devant sa maison, payée avec l’héritage de son père, et laisse Judith se débrouiller avec sa portière et tout le reste. Il ouvre, prudemment, puis se souvient qu’il enferme maintenant ses chiens dans l’ancien bureau qu’il leur a aménagé.
« Au fait, j’ai aménagé l’bureau, ça y est » signale-t-il à la jeune femme alors que Ringo commence à donner de la voix. « J’en avais marre de ramasser sa pisse et ses conneries un peu partout. Main’ant j’ai qu’une seule pièce à gérer. »
Il referme derrière lui alors que Judith – qui connaît l’endroit comme sa poche depuis le temps qu’elle vient – va saluer son fils adoptif et gratifier Gram de quelques caresses affectueuses. De son côté, Kurtis pousse un soupir et entreprend de faire un brin de ménage dans le salon en évacuant les cadavres de bières, cartons d’aliments commandés ces derniers jours et vidant ses cendriers plein à craquer.    



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MessageSujet: Re: taxi driver   Mer 14 Fév - 21:38




taxi driver

kurtiiiiis kurtis kurtis kurtis kurtis kurtiiiiiis ?!

« Hm ok. » Je réponds à ses petites explications sur sa tenue pitoyable des petit-déjeuner. J’ai pas envie de me battre là maintenant avec lui, il est assez grand je pense il a du entendre douze mille fois dans sa vie que le premier repas était hyper important. S’il en veut pas, je le forcerais pas. Tant pis pour lui hein ! Je préfère retourner sur le sujet de Joleen, qui, d’ailleurs, ne m’attire rien d’autre que des reproches. Il commence donc à m’enchainer sur mon petit piège et je n’ai même pas le temps d’élever à nouveau la voix qu’il me coupe. Je l’observe avec un air particulièrement agacé mais il n’en a rien à foutre. C’est fou, avec Kurtis, toujours la putain de même chose : cinq secondes tout est cool, cinq secondes après j’ai envie de l’écraser avec le plat de ma main comme un putain de moustique. Ça me fatigue voyez, c’est insupportable parce que j’essaie simplement de lui rendre service. Il me dit qu’il gère ? Tu parles ! J’ai jamais vu quelqu'un mettre mal à l’aise aussi facilement une nana, le type l’ignore et s’attend à ce que Joleen revienne ? Duh. Peu importe, je finis par hausser les épaules et ne l’écoute plus, le laisse trifouiller son lecteur qui marche très bien au final. J’observe l’extérieur, décide qu’il n’a qu’à se démerder tout seul, monsieur « je gère tout je sais tout faire à part les trucs normaux de gens normaux ». Je lève les yeux au ciel, pousse un soupir et me renfonce dans le siège en attendant que le trajet passe. J’ai juste envie d’aller me coucher maintenant.

Ça faisait longtemps que j’avais pas entendu les chansons de cet album, ça me rappelle mes vieux cours de musique et mon vieux prof par la même occasion, et je me dis que peut-être à l’occasion je pourrais lui écrire un petit mot. Le temps que quelques chansons passent, on arrive chez Kurtis. Je récupère mon sac après avoir plié correctement le plaid et l’avoir posé à l’arrière puis sors de la bagnole en poussant un large bâillement. Je suis crevée. Je suis Kurtis de quelques pas derrière lui, passe une main dans mes cheveux pour enlever le chouchou qui retenait mes cheveux jusque-là (délivrance) puis passe la porte derrière lui.

« Au fait, j’ai aménagé l’bureau, ça y est.
— Ah, top !
— J’en avais marre de ramasser sa pisse et ses conneries un peu partout. Main’ant j’ai qu’une seule pièce à gérer.
— Smart. »

Je le dépasse et le laisse fermer dans mon dos, dépose prudemment mon sac et enlève mon manteau avant de me diriger vers la pièce dont causait Kurtis. Je connais la maison par cœur maintenant, j’ai l’habitude de débarquer, je sais. Dès que j’ouvre la porte, Ringo qui s’impatientait derrière me saute dans les pattes et j’avoue moi aussi j’ai envie de sauter partout parce qu’il est tellement, mais tellement mignon. « Booonnjouuuuur mon bébééééééé… Ohhhh mais ouiii il est trop mignon le p’tit morceauuuuu d’monstre ! Je l’attrape et le serre contre moi, il bouge dans tous les sens, impitoyable petit machin plein d’énergie. Accroupie, je tâche de l’occuper d’une main, grattant l’arrière de ses oreilles pour tâcher de le calmer et de l’autre, je gratifie l’autre grosse bestiole de Kurtis. Grosse boule d’amour, j’adore Gram également. J’aime les chiens, de toutes façons, c’est un fait. Toutes sortes de chiens, sauf les trucs trop petits qui sont trop agressifs et mesquins. J’ai hâte de voir comment Ringo va évoluer, une sorte de grosse boule de muscles, qu’il faudra évidemment dresser mais j’ai aucun souci à me faire là-dessus, si y’a bien un truc que Kurtis gère c’est l’éducation d’ses clebs. Heyy, me mord pas grognon ! Woh ! Avec tes p’tites dents là tu m’fais maaaaal p’tit boubou… t’es tellement mignon… Je craque complètement, c’est le petit machin le plus mignon du monde. Quand Gram en a marre de mes caresses, il s’en retourne s’allonger plus loin alors je donne toute mon attention au plus petit, et c’est pas un petit job. Il grossit de jour en jour c’est un truc de fou, mais j’adore. J’espère qu’il aura une énorme tête bien musclée, j’adore les rottweilers c’est trop cool. Allez p’pa va gueule mais on s’en fout tu viens avec moi mon gros loup. Je me relève, le laisse rester dans mes pattes, lui parle en même temps que je m’en retourne vers le salon, Kurtis en train de ranger par-ci par-là. C’est le bordel, j’ai l’habitude, retient un soupir. Est-ce que tu veux que j’les sorte ou quelque chose le temps que tu t’occupes du salon ? t’as besoin d’aide d’ailleurs ? Tu devrais t’reposer en attendant plutôt que d’t’occuper de ça j’peux le faire, Kurt. Je récupère mon sac au passage, cherche mes cigarettes, attrape un cendrier et un briquet puis ouvre le paquet sous le nez du Kings. Cigarette ? »


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physique : le corps de Kurtis est couvert à 70% de tatouages dont la plupart ont été réalisés par lui-même / il a une cicatrice au niveau de la cuisse droite (balle reçue), du torse (poignardé et opéré) et a le nez légèrement dévié (il l'a cassé plusieurs fois)

MessageSujet: Re: taxi driver   Ven 16 Fév - 19:22





taxi driver/lover
# judith
# kurtis
Il essaie de s’activer mais ça n’a jamais été son fort. Kurtis se disperse, passe d’un coin à un autre de la pièce, changeant de priorité toutes les quatre secondes à mesure que ses yeux brûlants de sommeil se pose sur des éléments moins ragoutants les uns que les autres du décor. Finalement, il laisse tout tomber et va chercher un sac poubelle dans la cuisine pour faire un nettoyage par le vide un rien plus efficace. Lorsque Judith reparait finalement avec Ringo lui tournant autour, il vient de se remettre à l’œuvre et plie des cartons de pizza pour les fourrer dans son sac d’ordures.
Judith prend la parole pour lui demander si elle veut qu’il sorte ses bestiaux, son regard se porte alors, non pas sur la serveuse du Crash, mais sur Gram qui tente une sortie timide de l’ancienne chambre d’amis réaménagée. Il lui fait signe de les rejoindre et son pataud de gros amstaff les rejoints et vient lui réclamer quelques caresses.
« J’m’en occupe, c’est bon. T’as pas a nettoyé ma merde » lui répond-t-il, avant qu’elle lui propose une clope qu’il accepte volontiers. On ne dit jamais non à une clope, question de principe… Pendant que Judith s’allume sa propre cigarette, il coince celle qu’elle lui a remise entre ses lèvres et, son sac dans une main, se sert de l’autre pour gratter la tête de Gram qui lui fait mollement la fête.
Il récupère le briquet de son amie pour allumer la sienne, relevant le sac poubelle pour éviter que Ringo ne s’y attaque et le perce maintenant qu’il l’a repéré. Une chance que ce soit encore une petite merde et pas un molosse deux fois plus costaud que Gram et capable de sauter…
« J’veux bien qu’t’ailles les faire pisser derrière, ouais. Y avait rien dans la piaule ? Normalement il est propre mais y a encore des accidents quand il est content ou qu’il a eu peur d’un truc. »
Jude lui confirme qu’il n’y a rien à nettoyer dans la pièce qu’elle vient de quitter avant d’aller ouvrir la porte coulissante menant au jardin. Kurtis tique, va chercher le manteau que a jeune femme a abandonné en arrivant et le lui tend.
« Va pas attraper la crève. J’veux pas que Max me fasse chier parce que t’as attrapé du ma en sortant mes clebs. »

Pendant qu’elle fume dehors et surveille les deux zouaves, Kurtis termine son rangement, sans beaucoup d’entrain. Ca prend moins d’une dizaine de minutes et, lorsque la jeune femme reparait, les joues et le nez rougis par le froid, on y voit un peu plus clair dans les pièces de vie de la maisonnette.
« J’ai lancé la bouilloire » lui annonce fièrement Kurt, qui sent qu’il a eu les bons réflexes. « T’pourras t’faire un thé ou un café comme ça. J’ai qu’du soluble en café, faudrait qu’j’retourne faire des courses un jour… »  
Il ne manque pas de temps pour le faire. Entre son job chez Jam Pony et ses horaires au Crash ou au Homewrecker, il dispose toujours d’au moins deux heures de battement. Sauf qu’il les utilise pour manger un bout et fermer un peu les yeux, en général. A moins que les serbes lui aient demandé un service, ces sales fumiers. Bref, c’est la motivation qui lui manque plus que le temps.
« S’non j’ai du Red, des sodas et d’la bière. Mais c’est p’t-êt’ pas ton truc dès le p’tit déj’... Ma frangine dit qu’ça craint… ‘fin bref. Du coup hem…j’ai sûrement des céréales et des fruits. Pour grailler » se creuse-t-il les méninges alors que Ringo vient lui tourner autours pour obtenir son attention. « R’garde un peu ça Jude ! »
Il s’abaisse pour être à la hauteur du chiot qui s’appuie sur son genou pour tenter de lui lécher le visage, mais Kurtis l’écarte. « Balle. Va chercher. » Il doit répéter son ordre trois fois en désignant la dite balle, mais Ringo finit par comprendre et aller récupérer la petite balle qu’il lui achetée pour la ramener à son maitre. « T’as vu ? I' rapporte ça y est. Pas tout mais sa balle ouais. » Kurtis la lui arrache de la gueule et la jette vers Judith pour que le chiot court après et qu’elle puisse réitérer l’expérience elle-même.



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MessageSujet: Re: taxi driver   Mer 21 Fév - 0:07




taxi driver

kurtiiiiis kurtis kurtis kurtis kurtis kurtiiiiiis ?!

« J’veux bien qu’t’ailles les faire pisser derrière, ouais. Y avait rien dans la piaule ? Normalement il est propre mais y a encore des accidents quand il est content ou qu’il a eu peur d’un truc.
— Ok, no prob. Et nan c’est bon, pièce niquel. Je glisse ma clope entre mes lèvres et gratifie l’énorme amstaff d’une caresse, comme pour lui indiquer qu’il va devoir bouger son grand corps fatigué pour aller dehors. La différence d’énergie entre les deux clebs est impressionnante, presqu’autant que celle entre Kurtis et moi, héhéhé. Je vais pour sortir, ouvre la porte coulissante mais me fait arrêter par Kurtis, qui m’a ramené mon manteau. Ça me fait sourire et encore une fois, il réussit à effacer ma petite amertume en une seconde trente. Comme d’habitude, et ça m’agace. Je change d’avis sur son compte toutes les trois minutes. Je lève les yeux au ciel alors qu’il me dit qu’il aimerait ne pas se faire engueuler par Max si je tombe malade, récupère mon manteau et l’enfile, la clope allumée coincée entre mes lèvres. Manteau mis, je m’écarte du passage, récupère ma clope entre deux doigts. Merci Kurt. Bon, Ringo ! Gram ! Allez, la porte ouverte coulissante c’était un indice pour sortir les gars. Gram capte vite, Ringo suit, se dit surement que si le gros bouge c’est qu’y’a un truc à voir. Je laisse passer les animaux et sort de la baraque en refermant un peu derrière moi histoire de pas trop laisser entrer l’air froid mais permet d’aérer. Je garde un bras fermé autour de mon manteau, l’autre plié pour fumer ma clope, c’est vrai qu’il fait toujours un froid de gueux. Je reste là, attend les clebs, Ringo a l’air plus opé pour jouer que pour faire quoi que ce soit d’autre et s’amuse à emmerder Gram de manière assez récurrente. Plusieurs fois, j’interviens, repousse le petit monstre du gros nounours avec un ton de voix plutôt désagréable mais le rott n’en a strictement rien à foutre. La partie éducation, c’est principalement Kurtis, il l’a chez lui donc beaucoup plus simple, mais à mon avis il doit bien s’amuser à galérer avec cette espèce de créature plus têtue qu’une mule. Pauvre Gram fatigué. Ça me fait rigoler quand même, je finis par réussir à détourner l’attention du petit en jouant avec mon pied, peut-être que les paillettes lui donne envie de mordre mes chevilles pas spécialement charnues. « Bon allez on rentre les gros, go go go. Allez ! Je réouvre la porte après avoir balancé mon mégot dans un cendrier et laisse passer les chiens, puis rentre, me secoue un peu en rentrant et ferme la baie vitrée derrière moi.
— J’ai lancé la bouilloire
— Ah, tu gères !
— T’pourras t’faire un thé ou un café comme ça. J’ai qu’du soluble en café, faudrait qu’j’retourne faire des courses un jour…
— Yesss, merci ! Et ouais ce serait bien, t’as rien pour bouffer ou quoi ? J’hausse un sourcil, interrogative. La suite me donne un indice sur l’état de son frigo.
— S’non j’ai du Red, des sodas et d’la bière. Mais c’est p’t-êt’ pas ton truc dès le p’tit déj’... Ma frangine dit qu’ça craint… ‘fin bref. Du coup hem…j’ai sûrement des céréales et des fruits. Pour grailler Je l’observe une longue seconde, prête à aller fouiller moi-même dans les placards pour aller voir ce dont il parle. Je sais que j’me disais taleur que j’allais rien lui dire pour le petit-dej, mais sérieusement, il bouffe (« bouffe ») que du soda ou du redbull ? C’est une affaire à suivre, je vais aller voir ça d’un peu plus près. R’garde un peu ça Jude ! Enfin tout à l’heure du coup, parce que je m’arrête alors qu’il attire mon attention. Je reste là plantée comme une quiche au milieu du salon alors qu’il s’abaisse au niveau de Ringo. Le chiot est trop mignon, il veut lui lécher le visage et lui fait la fête, comme s’il l’avait pas vu depuis quinze jours au lieu de dix secondes. Kurtis lui donne un même ordre simple plusieurs fois et il lui faut bien tout ça pour enfin obéir, et aller chercher la balle voulue par Kurtis. J’avoue, ça me fait une fois de plus craquer et sautille sur place l’espace d’une seconde, applaudit l’effort. T’as vu ? I' rapporte ça y est. Pas tout mais sa balle ouais.
— Ouaaaaah, c’est le chien le PLUS INTELLIGENT DE LA PLANÈTE. Yes j’y crois tout à fait à ce que je dis, super objective sur l’idée. Kurtis récupère la balle et me l’envoie, je m’abaisse à mon tour, récupère la balle baveuse avec deux doigts et attend que Ringo arrive tout enthousiaste devant moi, pour relancer la balle. Cette fois, il a compris le truc et a surement envie de jouer parce qu’il suit le geste et va récupérer la balle. J’applaudis encore une fois, charmée par la vivacité et la beauté de l’animal, par son incroyable bouille tout court en fait. « Tu m’la donnes ? Allez fais moi plaisiiiiiiir p’tit boubou, tu m’la donnes ta balle ? Je tends la main comme pour lui faire comprendre de me la ramener et au bout d’un certain temps il finit par revenir vers moi, la balle dans la tronche. J’imagine qu’aucun des ordres que j’ai donné ne conviens à son petit cerveau mais je m’en fiche et le gratifie de caresses derrière les oreilles, fais glisser mes ongles peints dans son pelage, dépose un baiser sur sa petite tête plate. Je l’aime trop et il est trop mignon à être content tout le temps, ça me donne l’impression qu’il m’aime aussi ! C’est tellement le chien le plus MIGNON DU MONDE. En plus d’être le plus intelligent ouais ouais, bien sur. Regarde moi çaaaaa ! Je récupère la bestiole et colle son visage contre le mien, il se débat pour me faire des bisous, ça me rend carrément dingue. Aaaaah, tellement cute, j’en mourrais. Encore un baiser, je finis par le redéposer délicatement et le laisse tranquille. Il mérite tout l’amour du monde, ok ! Toi aussi grosse tête. Je m’adresse d’abord à Kurtis, puis  à Gram échoué pas loin. Grosse créature trop chouquette. J’avoue, ça m’a mise en joie. Je finis par me redresser, passe mes mains sur mes cuisses et : J’vais faire mon thé du coup, tu veux quelque chose ? Je n’attends pas sa réponse, je l’entendrais de la cuisine vers laquelle je me dirige. Mon premier réflexe est d’ouvrir le frigo alors que la bouilloire s’éteint, l’eau est prête et je fronce les sourcils. Mouais. Y’a pas grand chose. Je me retourne récupère une tasse, balance un sachet de thé dans la tasse et verse de l’eau. Je laisse tremper le truc, à peine, et vais pour jeter le papier du sachet de thé, ouvre la poubelle et fronce les sourcils. Ne serait-ce pas des cadavres de bouteilles par hasard ? Je me penche et jette un meilleur coup d’œil pour compter le nombre de cadavres de bouteilles en verre. Hm. Des canettes se mêlent au tout. Je jette mon papier puis réfléchis, me redresse pour revenir m’occuper de ma tasse de thé, en réfléchissant. Dis-moi Kurtis, ça fait combien de temps qu’t’a pas fais les courses ? T’as d’la bière et du redbull mais la bouffe, elle est où ? Peut-être on va poser des questions normales, juste comme ça. Je l’ai entendu me dire taleur que sa sœur pense que ça craint, je me demande si par hasard il ferait pas un petit régime type redbull pizza et bières. T’as assez de temps pour bouffer la journée ? Tu manges quoi ? » Je reviens dans le salon, la tasse en main, aussi innocente que possible.


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MessageSujet: Re: taxi driver   Sam 24 Fév - 10:54





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# kurtis
Kurtis l’observe s’extasier devant les progrès de leur chien avec amusement. Il est soulagé que son humeur ait changé. Enfin peut-être qu’elle fait semblant, que Judith se force à avoir l’air ravie d’être là mais il se conforte dans l’idée que ce n’est pas le cas. Kurt a envie de se dire qu’il a assuré. Enfin c’est Ringo qui fait tout le travail en étant le chiot mignon qu’il est, mais il estime avoir quand même une petite part de responsabilité là-dedans !
Un sourire empreint de fierté dessiné sur le bas de son visage fatigué, il la regarde câliner l’animal, le couvrir de baisers, avant qu’elle ne le repose sur le sol. Il écrase sa cigarette dans le cendrier le plus proche alors que Jude lui fait savoir qu’il mérite tout l’amour du monde. Il fait semblant de tiquer, l’air de dire qu’elle n’a pas besoin de le lui rappeler et/ou que ça l’emmerde qu’elle lui dise un truc pareil et qu’il trouve qu’elle les gâte trop. Elle n’a qu’à interpréter son claquement de langue comme il lui plaira. De toute façon, elle a certainement capté son sourire benêt et sait à quel point il les aime ses bêtes…  
« J’vais faire mon thé du coup, tu veux quelque chose ? » lui demande la jeune femme en s’éloignant déjà du côté de la cuisine, pendant qu’il va se laisser tomber sur son canapé, suivi de près par Ringo qui a hésité un instant entre suivre Jude et le rejoindre lui.
« Redbull s’te plait » lui lance-t-il en incitant Ringo à grimper sur le canapé. Mais il se fait bousculer par le gros postérieur de Gram qui a pris son élan et rejoint son maitre. Kurt se marre discrètement, laisse son molosse s’installer confortablement près de lui, sa lourde tête sur sa cuisse, puis tapote un espace libre du sofa pour inciter le chiot à réitérer son essai. Le temps que Judith reprenne la parole pour lui causer courses, les deux chiens sont confortablement installés à ses côtés.

Il perd son sourire et lève les yeux au ciel. Elle ne le voit pas faire, mais ça s’est joué à deux secondes.
« T’as assez de temps pour bouffer la journée ? Tu manges quoi ? »
« T’es quoi ? Ma mère ou ma nutritionniste ? » lui réplique-t-il d’un air un peu blasé. « J't'ai dis que j'allais faire les curses. Bientôt. Puis j’ai des pauses dans la journée quand même, j'te f'rai dire. Pis j’gère mon horaire comme j’veux. J’passe au taf que pour récupérer les paquets, l’matin puis l’début d’aprèm et l’reste du temps j’suis livré à moi-même donc j’fais comme j’ai envie. Parfois y a même des gens qui m’offrent un café ou quoi pis des p'tits gâteaux. Les mamies souvent » explique-t-il en repensant à quelques rencontres sympas et touchantes qu’il a eu l’occasion d’avoir au cours de sa carrière de coursier… « Y en a une, une fois, c’était trop triste, elle m’a proposé de rentrer pour que j’partage avec elle son muffin d’anniversaire… J’lui livrai un cadeau d’ses enfants et p’tits enfants - une merde genre un pèse-personne - mais aucun avait fait l’déplacement. C’était grave triste… Du coup j’suis repassé lui filer des fleurs le soir, elle était contente… »
Il n’ajoute pas que, de temps en temps, quand il est dans son quartier, il passe la voir, histoire de lui faire un petit coucou et de s’assurer qu’elle va bien. Parce qu’elle lui rappelle sa propre grand-mère, décédée li y a des années de ça. Puis parce que personne devrait vivre seul comme ça, c’est moche et vraiment trop déprimant.
Il attrape la canette de boisson énergisante que son amie lui tend, l’ouvre et en avale une longue rasade.
« Tu vois quand ta famille du coup ? » lui demande-t-il tout à coup, de but en blanc, se disant qu’il est trop fatigué pour chercher une bonne formulation. Autant mettre les deux pieds dans le plat et sauter. Dans une demie heure, il faudra qu’il se mette en route pour aller bosser donc autant faire vite plutôt que de tourner autour du pot et manquer de temps ensuite.  


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MessageSujet: Re: taxi driver   Mar 27 Fév - 18:45




taxi driver

kurtiiiiis kurtis kurtis kurtis kurtis kurtiiiiiis ?!

« T’es quoi ? Ma mère ou ma nutritionniste ?
— L’une ou l’autre ça dépend du moment de la journée. Il élève à nouveau la voix pour me raconter des gros bobards, enfin c’est c’que j’imagine. J’ai le temps, je peux faire ça entre deux trucs blabla… traduction littérale : me casse pas les couilles je bouffe comme je veux. Et bientôt il essaie de noyer le poisson en avançant sur un autre sujet : Y en a une, une fois, c’était trop triste, elle m’a proposé de rentrer pour que j’partage avec elle son muffin d’anniversaire… J’lui livrai un cadeau d’ses enfants et p’tits enfants - une merde genre un pèse-personne - mais aucun avait fait l’déplacement. C’était grave triste… Du coup j’suis repassé lui filer des fleurs le soir, elle était contente…
— Adorable, en effet. Y’a masse de vieux qui sont seuls mais y’a aussi plein de Kurtis dehors qui ramènent des fleurs. Je lui adresse un sourire amusé, je me moque gentiment, parce qu’en réalité je trouve ça mignon, c’est vrai, parfois il a des gestes spontanés attentionnés mais je sais pas si j’ai envie de le gratifier d’un compliment. Je laisse échapper un bâillement, glisse mes lèvres autour de la tasse brûlante pour me réchauffer, boit une ou deux gorgées avec précaution. Je finis par lui balancer sa cannette de redbull d’un air aussi blasé que le sien et m’échoue sur un fauteuil, en douceur pour pas renverser le thé et l’observe au milieu des deux chiens. Il est passé cinq heures et le type son premier repas c’est une canette de redbull. Je vais pour faire une première remarque mais il me coupe l’herbe sous le pied en reprenant un sujet dont j’avais pas spécialement envie de parler mais bon : Tu vois quand ta famille du coup ?
— J’la verrais pas c’t’année et ni l’année prochaine à priori. Je hausse les sourcils, ça me fout toujours le cafard, c’est mes premières fêtes toute seule et hors de la prison. J’ai pu profiter d’eux l’année dernière avant de me barrer et me retrouver là en Janvier, avec ma nouvelle identité et mes petites affaires. Ça me fait bizarre, la famille c’est important pour moi. C’est pour ça que j’me suis tapée la taule, pas pour moi, pas pour une connerie. Mais pour assurer à Emerson un avenir plus brillant que le mien qui, de toutes façons, n’allait pas spécialement décoller. J’avais un taff juste alimentaire, j’aurais jamais pu vivre du violoncelle, j’ai tout donné à Louis pour qu’il fasse son école de droit. J’étais juste une petite meuf timide et effrayée de tout et rien, j’avais pas spécialement de potes, pas de mec, juste ma tante Donna, mon jumeau et notre petit frère. Qui a vingt ans maintenant, c’est fou comme ça passe vite. J’ai l’impression que tout ça n’était qu’hier, la mort de Reagan, le procès, tout ça. J’ai pas vu Emerson grandir en réalité et j’ai perdu un temps fou avec mon frère jumeau. Ils venaient toutes les semaines mais c’était pas suffisant, juste une glace, un fichu morceau de verre entre eux et moi. L’isolement de la prison est une vraie plaie, si on peut dire ça de manière aussi légère. Parfois je me demande si mon départ de San Diego n’était pas précipité, si ce n’est pas juste une répercussion immédiate de ma difficulté à me réintégrer à la société – en plus des divers harcèlements du quartier etc. Peut-être que j’aurais pu rester Elizabeth, on aurait simplement pu déménager tous ensemble. Je sais pas. La liberté que m’apporte « Judith » est toute particulière. Je finis par m’extraire de mes pensées au bout d’un moment de silence me rappelant où je suis et avec qui. Hm, nan j’vais bosser aux fêtes ça s’ra mieux, plus simple, j’ai pas envie de me prendre la tête à rester alone, je suis pas très fête, je m’en fous mais ça fout quand même le cafard, quoi. Et toi tu fais quoi du coup ? »

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MessageSujet: Re: taxi driver   Sam 3 Mar - 15:57





taxi driver/lover
# judith
# kurtis
Il appréhende un peu la réponse de son amie. Ce n’est pas un sujet qu’elle aborde spontanément, en tout cas pas avec lui. Peut-être parce qu’elle s’imagine que ça ne l’intéresse pas, ou parce que c’est compliqué pour elle d’en parler. Kurt penche pour l’option numéro deux… A cause de son choix de rejoindre les Kings of Speed, sa famille a pendant un temps pris ses distances avec lui. Enfin pas toute sa famille mais les membres qui comptent vraiment à ses yeux, à savoir sa mère et sa frangine. Il sait ce que ça fait, à quel point ça peut blesser. D’après le peu qu’il sait, c’est Judith qui s’est éloignée et non l’inverse, mais ce n’est pas pour ça que ça rend les choses plus faciles… Elle a dû faire un choix, faire un sacrifice et elle doit vivre avec. Mais il ne sera pas de ceux qui lui diront simplement d’assumer et de serrer les dents. Il a détesté entendre ça quand il a lui-même cherché à parler de son mal être avec certaines personnes…
Mais s’il ne donne pas à Judith une chance de s’exprimer sur le sujet, Kurt sait qu’il le regrettera. Elle n’a pas l’air dans son assiette et il est de son devoir, en tant que son ami (du moins c’est de cette façon qu’il se considère maintenant), de savoir ce qu’elle ressent et de lui apporter son soutien si elle en a besoin. Il ne veut pas laisser filer cette opportunité.
« J’la verrais pas c’t’année et ni l’année prochaine à priori. »
Ca le fait un peu tiquer. Pourquoi est-ce qu’elle ne pourrait pas les voir ? C’est un problème de thune ? Elle n’a pas les moyens de retourner chez elle ? Parce que si ce n’est que ça, il peut lui avancer le prix d’un billet aller/retour. A moins qu’elle ne puisse pas poser de congé ? Mais il connaît Max et sait qu’il est plutôt conciliant… Bon, c’est vrai que Jude l’a pris pour un con une fois ou deux et n’est possiblement pas dans ses bonnes grâces en ce moment, mais ça n’est pas irrattrapable de son point de vue. S’il faut, il ira lui-même lui parler.    

Kurtis n’ajoute rien, ne lui pose pour le moment pas de questions. Il aimerait qu’elle enchaine d’elle-même, qu’elle lui explique pourquoi, mais elle n’en fait rien. A la place, la serveuse semble se perdre dans ses pensées. Est-ce qu’elle s’est disputé avec quelqu’un ? Est-ce qu’un des membres de sa famille n’a pas apprécié qu’elle s’éloigne comme elle l’a fait ? Est-ce qu’elle est brouillée avec quelqu’un ? Un parent ? Est-ce que toute la famille se réuni cette année chez un de ses parents chez qui elle est persona non grata ?
« Et toi tu fais quoi du coup ? » finit-elle par lui demander, s’arrachant visiblement  regrets de ses ruminations.
Kurt soupire puis se racle la gorge avant de lui répondre.
« J’bosse le 24, journée et soir, pour que James puisse rentrer chez lui. Il a mérité son Noël en famille j’crois... »
En vérité, James n’a pas encore validé son idée mais Kurt espère qu’il le fera. Son camarade se tue à la tâche et après les épreuves qu’il vient d’enchainer, il a besoin d’un break en famille. Il ne demande rien à personne mais, même s’il manque souvent de jugement comme de jugeote, Kurtis en est persuadé.
« L’ 25 j’bosse à Jam, comme d’hab. C’va êt’ une grosse journée avec tous ces connards qui commandent leurs trucs à la dernière minute. Pis l’soir j’vais chez la daronne. On va pas faire grand chose, ça risque d’être déprimant. C’t’année les gosses de Clyde viennent pas, i’ sont dans la famille de sa gueuse et Casey est avec son nouveau mec donc pas d’Petey non plus. Noël sans gosses c’est…assez nul j’trouve. Du coup y a aura qu’moi, Meg et ma mère. Logan nous honorera p’t-êt’ de sa présence, s’il a besoin de blé mais v’la… » ironise le coursier en faisant mine de lever sa canette, comme pour porter n toast à cette idée, avant d’ne avaler une gorgée.
« S’tu changes d’avis, t’pourras m’accompagner » lui propose-t-il ensuite, sans croire une seule seconde qu’elle pourrait accepter. Il caresse distraitement Ringo qui lui mordille les doigts pour jouer. « Et j’sais qu’tu vas pas aimer mais j’vais l’dire quand même, au cas où ton ego t’empêche de m’demander… Si c’est une question d’blé, si c’est ça qui t’manque pour rejoindre ta famille, j’peux t’avancer. Le business du club rapporte bien et j’ai du fric de côté, avec l’assurance vie d’mon père et tout ça. »
La balle est dans son camp. La lui balancera-t-elle en pleine figure ou sera-t-elle contente de la recevoir ?    


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MessageSujet: Re: taxi driver   Ven 9 Mar - 23:04




taxi driver

kurtiiiiis kurtis kurtis kurtis kurtis kurtiiiiiis ?!

« ’bosse le 24, journée et soir, pour que James puisse rentrer chez lui. Il a mérité son Noël en famille j’crois...
— Hm, ouais, ok. J’acquiesce, souffle sur mon thé et glisse ensuite une gorgée brûlante entre mes lèvres, laisse le liquide me réchauffer agréablement.
— L’ 25 j’bosse à Jam, comme d’hab. C’va êt’ une grosse journée avec tous ces connards qui commandent leurs trucs à la dernière minute. Je grimace, lui adresse une moue contrite, je comprends, ça doit être particulièrement relou. Pis l’soir j’vais chez la daronne. On va pas faire grand chose, ça risque d’être déprimant. C’t’année les gosses de Clyde viennent pas, i’ sont dans la famille de sa gueuse et Casey est avec son nouveau mec donc pas d’Petey non plus. Noël sans gosses c’est…assez nul j’trouve. Du coup y a aura qu’moi, Meg et ma mère. Logan nous honorera p’t-êt’ de sa présence, s’il a besoin de blé mais v’la…
— Ah, ok. Pas spécialement cool. Passer le noël à trois, au moins je me dis c’est pas mal, surtout s’il est avec sa sœur et sa mère au moins il se fera pas emmerder. Enfin je sais pas… je connais pas le reste de sa famille, j’ai déjà croisé sa mère, j’aime bien sa sœur mais c’est tout. C’est vrai que j’pourrais lui poser plus de questions quand même. J’ai déjà vu ses neveux nièces ceci dit. Il lève sa canette comme pour un toast, j’y réponds avec ma tasse de thé et il élève à nouveau la voix.
— S’tu changes d’avis, t’pourras m’accompagner
— Oh… Je m’arrête un instant dans mon geste pour boire puis le reprends, un mince sourire étirant mes lèvres.
— Et j’sais qu’tu vas pas aimer mais j’vais l’dire quand même, au cas où ton ego t’empêche de m’demander… Si c’est une question d’blé, si c’est ça qui t’manque pour rejoindre ta famille, j’peux t’avancer. Le business du club rapporte bien et j’ai du fric de côté, avec l’assurance vie d’mon père et tout ça. Si j’pouvais j’ferais un double « oh », mais non, je me contente simplement de boire encore un peu de thé, puis poser la tasse sur mes cuisses et serrer le mug pour récupérer la chaleur entre mes mains refroidies. Je laisse le silence s’élever un peu, mon petit sourire s’est agrandit. Ce qu’il me dit me fait plaisir. Juste le fait de proposer, ça me suffit, je n’ai besoin de rien en réalité, je pourrais y aller demain si ça me chante mais c’est gentil qu’il m’en fasse la proposition. Je hausse les épaules.
— J’y penserais pour ton truc de Noël. J’ai déjà dis à Max que je bossais, j’y suis à partir de 17h mais… pourquoi pas. Si j’suis pas d’trop ou quoi t’sais. On verra… Mais c’est gentil. Vraiment, merci. Pause, un peu de thé, je reprends la parole. Et, encore merci pour la proposition, c’est gentil. C’pas une question de thune, tu t’souviens j’ai gagné au loto une fois ? J’ai quasiment tout mis de côté y’a pas de prob c’est juste… j’sais pas trop comment dire ça. En gros sans rentrer dans les détails j’suis pas spécialement bienvenue là-bas. Si j’me suis ramenée à Chicago c’est que j’avais besoin d‘être tranquille t’sais. C’est pas encore le moment pour retourner là-bas, j’préfèrerais qu’ils viennent à Chicago mais c’est pas easy. Et je sais pas si j’ai envie de revivre t’sais le côté genre, du deuxième départ en mode vous repartez déjà. Au moins, je bosse, j’ai rien à penser, ça m’occupe l’esprit. C’rien, c’des fêtes, je m’en fiche, même si c’est pas super agréable sur le coup ça passera. J’ai l’habitude de les passer seule. Je hausse à nouveau les épaules. Rien de très intéressant. M’enfin, c’pas grave quoi. »

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MessageSujet: Re: taxi driver   Dim 11 Mar - 20:50





taxi driver/lover
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# kurtis
Il est un peu soulagé d’entendre Judith lui dire qu’elle  y pensera. Il a l’impression d’avoir fait une bonne action et se sent un peu plus léger, comme chaque fois qu’il le fait. Kurt ne se fait pas trop d’illusions, il se doute qu’elle ne viendra sans doute pas mais au moins elle sait qu’elle est la bienvenue quelque part. Il demandera à sa mère de lui préparer sa place et de lui laisser une portion de ce qu’elle prépara de côté. Et si elle ne vient pas, il décide par avance qu’il lui ramènera des restes.
« T’es jamais d’trop. Même s’tu prends beaucoup d’place, c’vrai » plaisante-t-il en écrasant sa cannette de RedBull entre ses doigts, avant de roter peu discrètement, se sentant un peu plus éveillé maintenant.
Elle le remercie pour sa proposition puis enchaine en lui rappelant cette histoire de Loto. Ses sourcils se froncent. Comment il a pu oublier ça ? Peut-être parce qu’elle est restée discrète sur le sujet et n’est pas du genre dépensière. Enfin si, elle a eu sa période "J’écume tous les bars et les boites de nuit de la ville et dépense des centaines de dollars dans des cocktails à la con" mais à part ça…  On ne peut pas dire qu’elle montre vraiment qu’elle a de l’argent. Ceci dit, lui non plus n’est pas du genre à sortir les biftons, alors qu’il pourrait le faire.
Kurt l’écoute lui expliquer qu’elle n’est pas franchement la bienvenue chez elle et se contente de hocher doucement la tête. Kurtis ne sait pas vraiment si elle ne veut pas rentrer dans les détails ou si elle a simplement peur de l’ennuyer avec ses histoires de famille… Il ne sait pas trop comment lui faire comprendre que ça ne le dérangerait pas. Il n’a pas envie de devenir trop lourd ou de faire dans le sentimentalisme.
« Bon…s’tu l’dis… M’enfin s’tu changes d’avis, s’tu veux passer ou…ou s’tu veux causer, t’sais que ma porte est ouverte. Et l’aspirateur est juste là » ajoute le motard pour détendre un peu l’atmosphère. Ca fonctionne plutôt bien et elle change de sujet, profitant du bâton qu’il vient de tendre pour le battre.

Ils parlent de choses et d’autres pendant encore quelques minutes et puis elle décide d’aller laver sa tasse et se lance dans une vaisselle complète. Ca l’arrange plutôt pas mal… Sauf qu’il doit supporter ses commentaires sur sa manière de manière de vivre, les trop nombreux verres de whisky qu’elle vient de trouver et c’est un peu agaçant. Il a  assez de Meghan qui l’accuse sans cesse d’être un alcoolique, à l’image de leur frère, Samwell et lui tient des discours de deux heure quarante sur le sujet… Pas besoin de ça.
Il finit par ne plus prendre la peine de lui répondre et ferme les yeux quelques secondes, caressant distraitement les têtes de ses deux chiens.
Du moins a-t-il l’impression de ne fermer les yeux que quelques secondes. En réalité, il somnole pendant presque quinze minutes. C’est Judith qui vient l’arracher à sa torpeur en tapotant gentiment son genou. Il sursaute et rouvre les yeux, déphasé, réveillant Ringo qui s’était endormi et commence à protester de sa petite voix aigue.
« Merde… l’est quelle heure ? » bafouille-t-il en écartant les deux bestiaux pour se redresser et frotter ses yeux brûlants de fatigue.
Elle le renseigne et il réalise qu’il s’est réveillé juste à temps. Kurtis soupire et se résigne à aller affronter sa journée de travaille. Enfin la première, parce qu’en soirée, il devra filer pour enchainer avec son second job, ce qui lui donnera l’impression épuisante de vivre deux journées en une seule… Comme tous les jours depuis…
Eh bien depuis que Caleb s’est fait écarteler sous leurs yeux à tous.

Il rassemble ses affaires en vitesse, confie ses clés de voiture à Judith pour qu’elle puisse rentrer chez elle quand elle aura dormi un peu sur son canapé. Ou quand elle voudra, peu lui importe. Il décroche son vélo du crochet de l’entrée, après lui avoir bien demandé d’enfermer les chiens dans l’ancienne chambre d’amis en partant. Juste avant de sortir, il hésite une seconde, et décide finalement de céder à sa pulsion, déposant un rapide bécot sur la joue de son amie.
« Bonne journée. »
Là-dessus, il se détourne en vitesse, enfourche son vélo et s’éloigne en pédalant mollement, maudissant déjà la journée qui l’attend.


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