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 make it rain ø natalia

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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Mer 21 Fév - 0:15


make it rain
ft. natalia

« Parce que je sais que tu ne feras rien qui nous mettrais à risque. En était-elle si sure ? Vraiment ? N’avait-il pas fait la décision de l’impliquer au cœur du club, en la choisissant, elle, la femme qu’il avait voulu pour la vie au premier « non » sorti de ses lèvres ?
Les propos de sa femme font sens, évidemment. Il ne peut pas lui dire, tout ce qui lui fait peur, ce serait trop dangereux de lui exposer toutes les combines du club et la laisser encore dans le flou après ça. Et puis, d’ailleurs, quel regard aurait-elle sur lui, s’il devait lui dire tout ce qui se passe au club et ce à quoi il participe vraiment ? Comment lui expliquer que quelques longues semaines plus tôt il avait aidé a tué deux flics ? Les mettant, par la même occasion, face au danger de potentiels représailles ? Ils avaient presque failli foirer la mission, il aurait pu y passer, Max l’a échappé belle, et encore, aucun d’eux n’avaient eu à souffrir de retours de flics ou d’autres départements de justice… Mais tout ça, une soirée banale de représailles pour les Kings aurait pu le trainer eu prison ou sous terre et, il l’aurait laissée seule. Une deuxième fois, sans possibilité de revenir. Il pousse un soupir, encore une fois, à l’unisson de sa femme.
C’est à son tour de lui confier ses inquiétudes, sur le club et leur vie complètement tournée vers le MC. Elle a raison, sur bien des points, et si James ne voyait qu’une petite partie de l’image, obnubilé par la mort de Caleb et le chagrin qui lui pèse sur les épaules, Natalia lui ouvre une perspective plus large. Plus lugubre, plus réelle. Il sait qu’elle a raison, lorsqu’elle lui pose cette terrible question. Celle qu’il avait voulu ne pas se soumettre à lui-même, évidemment fatigué par ses réflexions et fermant les yeux aux problèmes plus profonds encore que pose la remise en question de son engagement auprès de ses frères. Il regrette déjà, d’ailleurs, d’avoir émis la possibilité d’un départ à voix haute. Il en serait incapable, ou plutôt, est sur de pouvoir le faire, quitter les KOS, sans être vraiment pour autant sur de vouloir dealer avec les conséquences derrière. Le manque de cette vie de hors-la-loi, cette fraternité qui l’a accueilli au cœur de son adolescence, qui lui a donné une première raison de vivre, de ne pas baisser les bras devant les coups durs. Est-ce que tu penses vraiment qu'on risque plus en restant qu'en partant ? Le motard secoue la tête à la négative, la réponse lui flotte sous les yeux et il sait, maintenant, il s’entend en cœur avec Natalia sur cette question. Il passe ses deux mains sur son visage fatigué, tire sa peau tirée dans une expression de mal-être évident. Il va pour ouvrir la bouche, lui dire que non, il ne pense pas risquer davantage en restant qu’en quittant le club mais Natalia lui coupe l’herbe sous le pied, élève à nouveau la voix. C'était pas censé se passer comme ca.
— Comme ça quoi, Nat ? Il l’observe, alors qu’elle bouge maintenant, porte une main à son front qu’elle finit par laisser retomber, referme son gilet. Il fronce les sourcils, la laisse s’exprimer.
— Après tout ce qui s'est passé ces derniers mois… Je veux juste que ca s'arrête, je veux qu'on s'installe dans cette maison, qu'on se marient, qu’on reprenne notre vie, qu’on… Il ne comprend pas, la regarde s’agiter, cherche son regard mais c’est elle qui finit par le trouver, s’immobiliser devant lui et ouvre les lèvres pour l’assommer de quelques mots : Je suis enceinte James et je sais même plus si c'est une bonne nouvelle. »

Le motard a l’impression que la foudre le frappe à l’instant précis où les mots sortent de la bouche de sa femme. Il l’observe, là, immobile, toujours assis sur sa chaise haute, le regard planté dans le sien et l’entend lui dire ce qui lui pèse sur la conscience, comme en écho. Sa mâchoire se décroche, le corps figé, les yeux soudain grand ouvert. Il n’est pas sur d’avoir bien entendu, pas sur de sentir les vertiges qui lui prennent jusque dans la gorge, pas certain que son cœur ait loupé un battement. Le motard est tout simplement choqué, il voit l’eau glisser au bord des yeux de sa femme mais est incapable de réagir, plongé dans un abysse de confusion.

« Je suis enceinte James et je sais même plus si c'est une bonne nouvelle.
— … quoi ?… »

Il se réveille enfin, se redresse d’un geste. Le choc de la nouvelle est suivi d’une vague étrange de… chaleur, de joie, largement inespérée au milieu de cette vague de peine qui s’abattait dans son dos depuis plusieurs jours. Ses mains atteignent immédiatement les épaules de sa femme, il cherche la trace d’un mensonge, n’importe lequel. Il n’arrive pas à y croire. Sa réaction n’a rien de logique, pourquoi lui mentirait-elle sur un sujet pareil et pourtant, il cherche, pour être sur, pour ne pas être déçu, il se sent d’ores et déjà tremblant.

« T’es enceinte, c’est vrai ? Tu… tu veux dire… depuis quand… de combien ? Il balbutie, incapable d’articuler une vraie phrase. Son cœur cogne dans sa poitrine, pas loin de s’en extraire avec toute la violence de cet élan de bonheur. Ses idées funestes se font la malle en à peine une micro-seconde, il n’y pense plus, pas sur le moment, simplement l’idée que sa femme porte en elle un deuxième enfant… Il ne résiste pas plus longtemps à la joie qui se glisse dans ses veines comme un produit en intraveineuse, relayée par le cœur qui pulse à une vitesse considérable. Il n’y croit pas et y croit déjà très fort à la fois, bloqué entre la stupeur et l’envie de sauter de joie autour de son épouse. L’idée lui tire un sourire immense, enfin, ses yeux se mouillent de larme, son cœur se remplit d’un amour profond, particulier ; le motard exulte et attire sa femme contre lui, glisse un bras dans son dos et l’autre dans ses cheveux, la gardant avec force contre lui. Il enfouit son visage dans le creux de son cou, ne résiste pas à la vague de larmes qui s’échappe de son regard bleuté. Elle est là, contre lui, la femme de sa vie, qui allait lui donner un autre enfant, agrandir sa famille. James s’effondre sans honte, se raccroche à Natalia comme il se raccrocherait à la vie. Sa main glisse dans un geste rassurant, presque frénétique dans le dos de son épouse.

Plus qu’un deuxième enfant, la serbe lui offre l’espoir. C’est ce qu’il ressent à cet instant, une éclaircie au milieu de toute la merde qui semble s’être fait la malle de son cerveau en l’instant. Ce qui guette pas loin, mais qu’il éloigne, entièrement concentré sur la nouvelle, sur la joie que cela lui procure, sur les possibilités et les chemins que Natalia vient de découvrir. Il se le dit, voudrait crier, c’est la meilleure nouvelle qu’il ait pu entendre depuis des mois. Il ne saisit que peu à peu la peur profonde et glaçante qui le menace comme un serpent à l’ombre, qui s’enroule lentement autour de sa poitrine et refroidit ses os. Il se laisse aller à l’allégresse suivant l’annonce, n’a pas peur de ses sanglots silencieux, d’exposer sa femme à cet amour jusque-là pudique. Il ne se détache simplement que pour poser ses mains sur ses joues, glisser un baiser sur son front, sur ses lèvres, ses joues, ses pommettes, puis encore sur ses lèvres, la couvre de baisers, il lui est reconnaissant des larmes de joie qui glisse sur sa peau fatiguée. Son pouce glisse sur sa pommette dans un geste d’allers et venues réguliers, le front collé au sien, les yeux clos, il reprend ses esprits, petit à petit, intègre au fil des secondes la joie qu’il ressent et qui côtoie une terreur, neuve, authentique, de très près. Il laisse le silence se former encore un peu, quelque peu sonné, la tête pleine de bruit, de bazar. Il s’entend hurler de l’intérieur.

… je… j’suis terrifié Natalia mais bon dieu, je t’aime.  »


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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Sam 24 Fév - 1:17




Talia & James



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Les yeux de son mari s'arrondissent et il la fixe sans autres réactions, dans le silence le plus complet, ce qui n'est certainement pas pour rassurer la jeune femme qui doutait déjà elle-même de la suite à donner à cette grossesse qui n'avait pas le moins du monde été prévue. Elle ignorait même comment elle avait pu manquer tous les signes et dieu sait qu'il y en avait eu, à dire vrai et avec un peu de recul elle les avait même tous subit ces dernières semaines. La partie délicate dans toute cette histoire, c'est qu'avec toutes les complications, les déconvenues et leurs conséquences qu'elle avait eu à gérer, elle s'était dit que le stress et la fatigue avaient bon dos et elle avait ainsi tout mis sur cette seule réalité, qui en cachait finalement une tout autre. En toute franchise elle ne s'y attendait pas et avait été plus que choqué quand l'idée s'était matérialisée à elle. Sa première réaction avait été de se dire que non ce n'était pas possible, pas envisageable, juste non. Alors elle avait tâché de réfléchir, cherchant dans les tréfonds de sa mémoire quand elle avait eu ses dernières règles, si elle avait manqué sa pilule, ce genre de chose qui est censé vous rassurer, mais elle ne s'en souvenait pas vraiment et ca n'avait au final fait que l'angoisser encore plus, alors en tout état de cause, elle avait fini par acheter un test de grossesse et elle n'avait pas vraiment eu le temps de s'angoisser davantage....oh non parce que les bandes de couleurs du test s'étaient affichées de façon presque instantanément... Putain de Bordel. Oui.

La Serbe était restée assise là sur son canapé le test entre les mains pendant un long, très long moment a essayé de réfléchir, à essayer de savoir si c'était une nouvelle réjouissante ou non, mais elle avait été incapable de parvenir à une réponse, elle n'en savait foutrement rien, alors elle avait laissé la journée s'écouler, avait tâchée naïvement de vaquer à ses occupations, espérant que tout finirait par être plus clair, mais évidemment ca s'était révélé quasiment impossible, alors elle avait finie par prendre rendez-vous avec un médecin pour être sûre. Elle avait besoin d'avoir des certitudes. Après quelques tests, le médecin lui avait non seulement confirmé qu'elle était enceinte, mais également qu'elle n'en était pas au tout début de sa grossesse, ce qui l'avait décemment laissée perplexe, confuse et sans doute un peu coupable. Comment avait-elle pu fermer les yeux aussi longtemps sur sa condition ? Comment était-ce possible? La question ne cessait de revenir la frapper comme une chanson agacante dont on arrive pas à se sortir l'air de la tête et c'est alors qu'elle rejoignait sa voiture que sa réflexion avait finit par véritablement se développer, ainsi à peine s'était-elle enfermé dans l'habitacle insonorisé et reclus du véhicule que les larmes avaient commencé à inonder ses joues...Elle était restée ainsi plus de temps qu'elle ne saurait le dire et elle avait jusqu'à aujourd'hui eut l'impression d'être restée coincé dans cet état passif de réflexion incertaine, si ce n'était pour les quelques distractions ô combien macabres auxquelles elle avait eu le droit…ils avaient eu le droit.

« … quoi ?… Il réagit finalement. Se redresse brusquement et vient porter ses mains sur ses épaules, plongeant son regard dans le sien comme pour y chercher quelque chose de plus. T’es enceinte, c’est vrai ? Tu… tu veux dire… depuis quand… de combien ? » L'aspect décomposé de sa phrase tire à la Serbe un léger sourire qui ne semble pourtant pas vouloir s'étendre comme il le devrait, en tous les cas pas avant que celui du motard ne vienne parer l'entièreté de son visage. Elle est touchée de voir l'émotion qui s'empare de lui, pas qu'elle en eut douté au contraire, elle était même plutôt sûre du fait que James ne remettrai pas en question l'avenir de cet enfant. Non, si quelqu'un devait le faire ca ne pouvait être qu'elle et à la question est-ce qu'elle le voulait? Rien n'était moins sûre.

Il la ramène contre lui et la serre dans ses bras, laisse courir sa main dans son dos, puis dans ses cheveux avant de glisser son visage dans son cou. James ne pleurait jamais, rare étaient les occasions ou cela était arrivé avant tout ca, mais aujourd'hui c'était différent, elle était contente d'être cette fois le témoin de larmes de joie. C'était en partie pour cette raison qu'elle ne lui avait rien dit jusqu'ici, parce qu'elle savait que cet enfant signifierait tout pour lui, surtout dans une période comme celle-là et elle savait que cela prendrait le pas sur beaucoup de choses y compris probablement le bon sens ou la raison. Pourtant, malgré ses angoisses et malgré toutes les raisons qui lui font penser que le timing est plus qu'un problème, lorsque son mari vient déposer sur ses joues, ses lèvres, son front et le reste de son visage des baisers souriants, elle ne peut qu'avouer que quelque part cet enfant elle en a elle aussi besoin et si c'est parfaitement égoïste elle l'assume, tout du moins elle l'imagine. Finalement, son front vient rencontrer le sien et dans un murmure il finit par lui dire ce que cette annonce lui éveille. Elle au contraire, ne dit rien, pas tout de suite en tout cas et se contente de glisser ses bras autour de son cou et de venir se glisser contre lui juste un instant. C'est un peu beaucoup d'émotions pour la jeune femme dont les hormones s'amusent à faire un yo-yo insupportable depuis maintenant plusieurs semaines. Pas étonnant qu'elle ait passé le dernier mois à chialer pour tout et n'importe quoi. Même son gamin de six ans n'avait pas la pleurnicherie aussi facile. Elle finit par s’écarter et passe une main dans ses cheveux pour les écarter de son visage et donner quelques réponses à son époux. Natalia se racle la gorge et vient se pincer les lèvres en hochant la tête. « Six semaines. Je…elle pousse un soupir. Je sais c’est déjà avancé et honnêtement je sais vraiment pas comment j’ai pu passer à côté aussi longtemps…je crois que j’ai tout mis sur le stress et…la jeune femme prend une inspiration qui sonne un peu comme une plainte. Tout ca lui est juste lourd et étouffant et son esprit semble lui-même s’embrouiller, c’est sans doute pourquoi elle se disperse si vite. Est-ce que tu crois que c’est vraiment raisonnable James ? Sa gorge se serre un peu. Ca fait des jours que je retourne ca dans tous les sens et si jusqu’ici j’étais pas sûre qu’on puisse se permettre une bouche supplémentaire à nourrir, après ce soir…. Sa voix se brise un peu et elle s’écarte de son mari, finit par lui tourner le dos un instant avant de faire de nouveau volte face. Elle ouvre la bouche, mais rien n’en sort bloqué par les larmes qui semblent s’être accumulé dans sa gorge, alors elle la referme quelques secondes avant de réitérer pour un second essai. Je veux ce bébé mais… » La main sur son ventre, elle ne termine pas sa phrase et se laisse finalement submergé par la réalité, celle de cette conversation, celle de leur situation, celle de cet enfant qui n’est plus à présent juste une vague idée uniquement dans son esprit et là, debout dans leur cuisine, elle se met à pleurer une main ramenée sur son visage.
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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Lun 26 Fév - 0:33


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 Natalia finit par s’éloigner, passer une main dans ses cheveux. James lui n’en croit toujours pas ses oreilles, tout ça lui paraît merveilleux de son point de vue. Comme si cette annonce pouvait balayer tout le malheur et le chagrin qui persistait dans sa poitrine. La tristesse est toujours là mais cachée, reléguée, oublié l’espace de quelques instants, le temps de se faire à l’idée. Il n’y arrive pas, d’ailleurs, à concevoir que sa femme porte leur deuxième enfant. Il a l’envie complètement absurde de sauter partout, de laisser échapper la joie que ça lui procure, de se dire que bientôt, bien trop tôt, il portera dans ses bras un petit être neuf. Il passe lui aussi les mains sur son visage, se rend compte du sourire maladroit qu’il arbore, presque débile. Ses yeux ne sont pas secs mais il s’en moque, se concentre sur son épouse qui élève à nouveau la voix.

« Six semaines. Je… Six semaines, six semaines. Qu’est-ce que ça voulait bien dire au juste ? A quoi est-ce que cela ressemble à cet « âge » là ? Il se rend compte qu’il n’a aucune idée de tout ça, et encore moins de ce qui va venir, voilà ce qui lui fait déjà perdre un peu son sourire et lui rappelle que pas loin de la joie se trouve la terreur. La peur profonde de l’inconnu, de ce qu’il avait voulu vivre sept ans et l’avait passé en prison. Je sais c’est déjà avancé et honnêtement je sais vraiment pas comment j’ai pu passer à côté aussi longtemps…je crois que j’ai tout mis sur le stress et… Il se recentre sur son épouse, échappe toute autre pensée, l’observe s’embrouiller, souffler. Il ne sait pas vraiment dire si Natalia est aussi heureuse que lui. Il n’a pas l’impression et en même temps, il se dit qu’elle a du garder ça pour elle un petit moment, juste assez pour penser à tout. Parce que c’est ce qu’elle fait, et qu’il oublie parfois, chaque fois qu’il est au Homewrecker, chaque fois qu’il est au Crash, avec le club, avec Thomas, en train de bosser au garage, sur une mission, n’importe où. Chaque fois qu’il est ailleurs, elle est là et travaille à tout ce à quoi il ne réfléchit pas, elle pense pour deux. Pour trois avec Eliott.
Alors il la laisse digérer, s’exprimer, ne veut pas l’étouffer avec ses milles émotions contradictoires et pourtant toutes dans la même direction. A la seconde même où Natalia avait prononcé ses mots, il a intégré l’idée d’une nouvelle vie en plein cœur de la sienne, de sa famille. Maintenant qu’elle s’est exprimée, James n’imagine rien d’autre que ça, la possibilité de grandir. Est-ce que tu crois que c’est vraiment raisonnable James ? Il sent la tonalité grave de sa femme, perçoit les doutes, les inquiétudes. Ca fait des jours que je retourne ca dans tous les sens et si jusqu’ici j’étais pas sûre qu’on puisse se permettre une bouche supplémentaire à nourrir, après ce soir… Une part de lui n’a pas envie d’entendre ça, il voudrait simplement célébrer la nouvelle comme il se doit… Mais c’est la réalité des choses et il refuse de ne pas écouter Natalia se confier sur ses inquiétudes. Il ne peut pas agir comme si ça n’était rien, de manière aussi désinvolte que la première fois, occultant toutes les responsabilités qui leur incombe. Surtout pour que son épouse en prenne toute la charge ensuite.

Elle s’éloigne ensuite, se détourne, puis lui fait face de nouveau et il fronce les sourcils, les poings plaqués sur ses hanches. Il ne veut pas la brusquer mais alors que la serbe s’exprime à nouveau, James fait un premier pas vers elle. Hey… Elle ne l’entend pas, semble complètement perdue, une main sur le ventre puis l’autre, ramenée sur le visage, il entend ses sanglots et revient une fois de plus l’enserrer contre lui. Il n’est pas bien adroit ni vraiment très malin mais essaie, comme il peut, de la rassurer. Il glisse une main dans son dos, dans un geste plus tendre et plus lent que le précédent, pose son menton sur le sommet de son crâne et balance le corps frêle de son épouse dans un léger balancement régulier. Ça va aller, babe, ça va aller, pleure pas, d’accord ? En vérité, elle pourrait rester là des heures à s’épancher qu’il ne bougerait pas. Mais les larmes de sa femme lui font du mal, il semble se rendre compte, enfin, à quel point elle a subit la pression qu’il lui a mis sur le dos, à quel point elle est surement fatiguée, épuisée d’avoir à réfléchir pour deux. Il se sent complètement con et démuni, pourtant encore si transporté par la nouvelle. Il reste là un long moment, lui laisse l’opportunité de se lâcher un peu, se contente de lui donner l’impression qu’il la protègera toujours, de tout et n’importe quoi, la garde contre lui. Il dépose un baiser sur ses cheveux, continue de glisser sa main dans un geste léger et tranquille pour finalement lever la voix à son tour. Est-ce qu’on a déjà fait quelque chose de raisonnable, vraiment ? Le motard s’écarte un peu, la laisse respirer, attrape ses mains et se recule pour s’appuyer contre la chaise haute. Il s’efforce de garder un sourire, tente de donner un ton un peu humoristique à ses premiers mots. Il approche l’une des mains de son épouse pour y déposer un deuxième baiser et reprend plus sérieusement : Écoute… c’est… la meilleure chose qui peut nous arriver. Je suis certainement clairement pas objectif et j’ai pas tout c’truc que t’as de tout prévoir, de tout gérer… de tout anticiper. Mais j’pourrais essayer cette fois. Et rien d’autre n’a d’importance, je bosserais ce qu’il faut pour qu’on puisse élever cet enfant. Je me fiche de ce que j’aurais à faire. Peu importe, tout ça… c’est du vent. Ça remet tout en perspective. J’suis fatigué, comme un con parce que… Caleb quoi, juste… Il sent à nouveau la pression dans sa poitrine au rappel du souvenir de Caleb, aux images qui se sont implantées dans son cerveau pour ne plus jamais le quitter. La nausée qui lui prend chaque fois à la gorge alors qu’il entend le cri, qu’il voit les articulations céder sous la pression de leurs motos. Mais d’un geste de main, d’un froncement de sourcil il envoie balader ces images, il ne peut pas y penser, pas maintenant. Mais je ferais ce qu’il faut. Son esprit semble s’ouvrir à d’autres perspectives, il s’imagine autre chose, le motard a l’impression d’avoir le cœur plus léger et surtout, un avenir plus clair, moins entaché des merdes qu’il se collait sous le nez. Si tu veux vraiment cet enfant, autant que je le veux, je ferais ce qu’il faut. Je respecterais ta décision, je sais qu’il faut en discuter à deux, etc blabla, je sais Nat. Mais je t’imposerais rien, certainement pas une grossesse. Il déteste l’idée, ne veut pas avoir à y faire face mais il lui paraît important de notifier cela, après tout, elle avait réfléchit mais était-elle vraiment sure ? Je sais pas trop c’qu’il faut dire là, j’avoue, je suis complètement paumé… tout c’que je sais c’est que je veux ce bébé moi aussi, et le reste me paraît soudainement beaucoup moins important. »

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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Jeu 1 Mar - 5:46




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Elle se sent à la fois idiote et complètement paumée. Parce que ce n'est pas la fin du monde et parce que c'est tout de même une bonne nouvelle au milieu de tout ce merdier, mais pourtant elle n'arrive pas à s'en réjouir et elle ne sait pas vraiment pourquoi. C'est assez confus, ca l'a été à l'instant même où elle avait appris qu'elle portait leur deuxième enfant et si elle aimait son fils par-dessus tout, l'expérience n'avait pas été pour elle une partie de plaisir. Trop de « si » venaient malgré elle, ombrager l'annonce de sa grossesse et si elle se retrouvait de nouveau toute seule ? et si elle n'était pas capable d'aimer ce bébé autant qu'elle aimait Eliott ? Après tout l'avoir et l'élever seule pendant toutes ces années avaient créer entre eux un lien particulièrement fort et fusionnel. Etait-il répliquable ? et s'ils n'avaient pas les ressources pour garder le train de vie un tant soit peu confortable qu'ils arrivaient finalement à s'offrir ? Et si et si et si…

Si Natalia avait essayée de se projeter, de voir les choses posément et sans se laisser aveugler par ses émotions durant les derniers jours, elle n'y était pas parvenue, parce qu'elle testait dans l'ignorance de bien trop de choses, de tout ce qui pouvait bien se passer au club et pour son mari qui s'était enfermé dans un silence pesant, ne lui laissant pour seul outil que des suppositions maladroite et elle le savait désormais bien loin de la terrible vérité. C'est aussi pour cela qu'elle avait repoussé ce moment, celui où elle lui dirait, celui où elle verrait ce sourire s'afficher sur son visage, cette expression enthousiaste qu'elle appelait tant et qui pourtant ne lui laissait plus d'autre choix à présent, elle le savait, se l'était imposer et si ces constatations se bousculaient bruyamment dans son esprit, elle connaissait leur aspect injuste et erroné, parce qu'une partie d'elle, celle qui ne s'appuyait pas sur la raison ou le bon sens n'envisageait pas un instant de faire disparaître ce bébé qui était déjà le leur. Ainsi, c'est la contrariété, l'angoisse et un niveau d'hormones bien trop élevé qui la pousse à craquer, à sentir son estomac remonté dans sa gorge ou les sanglots gardent précieusement l'air qui devrait pourtant se frayer un chemin. Ca lui fait mal, ca l'oppresse et elle se laisse déplacer comme une vague poupée de chiffon par son mari qui vient dans un élan affectueux l'emprisonner de ses bras et la bercé à un rythme mesuré et apaisant. « Ça va aller, babe, ça va aller, pleure pas, d’accord ? Elle aimerait pouvoir arrêter les torrents qui s'échappent de ses yeux juste par la simple force de décision, mais elle n'y arrive pas, alors à la place elle se raccroche à son mari, elle vient enfouir son visage contre son torse et se laisse dériver jusqu'à ce que l'émotion qui s'était emparé d'elle ne vienne à s'éteindre d'elle-même. Ca prend du temps. Peut-être trop, mais la Serbe ne s'en rend pas compte. Ce n'est que quand le silence a repris pleine possession de la cuisine que son mari esquisse une tentative pour reprendre cette conversation ou en tout cas la poursuivre. Est-ce qu’on a déjà fait quelque chose de raisonnable, vraiment ? Elle s'écarte et laisse un sourire léger certes, mais existant perler à ses lèvres alors qu'il la libère et elle vient passer une main sur ses joues pour en essuyer les restes d'émotions qui s'y trouvent encore. Il marquait un point et certainement pas un petit. Leur histoire entière n'avait été qu'une suite de décisions parfois bancales, d'autres fois rapides et bien souvent disproportionnés. Leur rencontre, leur emménagement, leur mariage, Eliott, la prison, leur deuxième chance…Tous les moments clé de leur couple ne tenaient qu'à quelques secondes qui avaient tout changés et malgré tout, malgré tout ils étaient encore là, ensemble et debout…peut-être que c'était leur propre façon de fonctionner, leur manière d'avancer.

Ses mains dans les siennes, il vient déposer un baiser sur ses doigts et elle le regarde silencieusement, calmée, mais pas vraiment sereine. Écoute… c’est… la meilleure chose qui peut nous arriver… Ca pourrait l’être c’est vrai et elle sait qu’elle devrait essayer de se dégager de ses idées noires qui lui pourrissent littéralement l’idée d’agrandir leur famille. Je suis certainement clairement pas objectif et j’ai pas tout c’truc que t’as de tout prévoir, de tout gérer… de tout anticiper. Mais j’pourrais essayer cette fois. Et rien d’autre n’a d’importance, je bosserais ce qu’il faut pour qu’on puisse élever cet enfant. Je me fiche de ce que j’aurais à faire. Peu importe, tout ça… c’est du vent. Elle sait qu'il est sincère et qu'il fera tout pour tenir sa parole, mais elle ne connaît aussi que trop bien le côté imprévisible et inextricable du club et de ses décisions et c'est ce qui lui fait le plus peur ici, c'est ce qui fait ressortir ce côté fragile et blessé de la Serbe. Parce que ce n'est pas du vent, ils ne peuvent pas faire comme si cet élément n'était pas le plus centrale de leur vie. […]Si tu veux vraiment cet enfant, autant que je le veux, je ferais ce qu’il faut.   Dis à voix haute et poser comme ca elle réalisait que la réponse elle la connaissait déjà. Bien sûr qu’elle voulait ce bébé…elle avait juste espéré que lorsque ce jour se présenterait, elle n’aurait cette fois pas d’autres inquiétudes à avoir que la couleur des murs et la taille de son cul. Naïveté bonjour. […] je veux ce bébé moi aussi, et le reste me paraît soudainement beaucoup moins important. » Elle prend une inspiration, se pince les lèvres et laisse vaquer son regard un instant avant de venir le repositionner droit dans celui de son mari. « Bien sûr que je veux ce bébé. Elle adresse une expression un peu peinée au motard. Elle n'avait pas vraiment eu l'intention de lui donner cette impression. J'arrive juste pas à voir les choses comme toi chéri. J'essaye je t'assure, mais je peux pas m'empêcher d'imaginer le pire et je sais que c'est inutile et idiot, mais je suis bourrée d'hormones qui me rendent complètement instable…Elle hausse les épaules et soupire. Je sais que tu feras ce qu'il faut, je n'en ai jamais douté. La jeune femme penche la tête sur le côté, une moue désolée parée sur ses traits. La vérité c'est juste que j'ai besoin d'être sûre que tu seras là James, je peux pas…les mots se bloquent dans sa gorge, mais cette fois elle surpasse et fait s'envoler l'oppression qui s'était fait un chemin jusqu'à sa poitrine. Je peux pas refaire ca toute seule, pas une deuxième fois. Elle lève une main devant lui, parce qu'elle sait ce qu'il va dire et parce qu'elle ne veut pas qu'il le prenne comme un reproche sous-entendu quand ce n'en est pas un. Je sais que tu devais faire ce que le club avait décidé…je le sais. elle hoche la tête. mais si tu décides d'y rester, j'ai besoin de savoir que ca ne pourra pas se reproduire…C'est tout ce que je te demande. Pour le reste je sais qu'on saura se débrouiller… j'ai juste besoin de ca James. » Elle vient poser une main sur sa joue et lui adresse un regard à la fois interrogateur, résolu et mélancolique, sachant pertinemment qu'aussi minime puisse sembler cette demande il n'en est rien.
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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Mar 6 Mar - 22:18


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 « Bien sûr que je veux ce bébé. J'arrive juste pas à voir les choses comme toi chéri. J'essaye je t'assure, mais je peux pas m'empêcher d'imaginer le pire et je sais que c'est inutile et idiot, mais je suis bourrée d'hormones qui me rendent complètement instable… Il sait, il comprend. Il voudrait lui partager tout l’espoir que lui donne soudain cette nouvelle. Il n’y a pas que les hormones dans cette histoire. James a la tête sur les épaules, a le sens des responsabilités mais aussi une capacité toute particulière à rêver, se précipiter et s’accrocher à ses espoirs et idées dans certains cas. Sa détermination n’a surement d’égale que sa jalousie, peut-être, car c’est ce qui le représente le plus. Je sais que tu feras ce qu'il faut, je n'en ai jamais douté. Il lui sourit, légèrement, le cerveau en ébullition. Il a l’impression qu’un tout autre monde s’est ouvert sous ses pieds, l’arrivée d’un deuxième enfant remettant soudainement toutes ses dernières convictions en perspective.

Il n’interrompt pas sa femme dans son élan, souhaitant comprendre le fonctionnement de son raisonnement et entendre les réponses à ses questions avant de continuer à argumenter. Avant d’exposer ce qui émerge dans son cerveau qui travaille à toute allure, cherche des solutions, se trace un chemin. Je peux pas refaire ca toute seule, pas une deuxième fois. Ça lui fait mal, à chaque fois. Chaque fois qu’il y pense, chaque fois que quelque chose dans son quotidien le lui rappelle. Des souvenirs qu’il ne partage pas avec Natalia, ou avec Eliott. Chaque fois qu’il fait face à l’évidence. Il retient un soupir, elle lève la main, l’interrompt d’ores et déjà dans son fil de pensée et : Je sais que tu devais faire ce que le club avait décidé…je le sais. Le motard secoue la tête à la négative. Évidemment qu’il avait fait ce que le club avait décidé, c’est ce pour quoi il avait signé. C’est son sacrifice, six ans de liberté pour sauver leur cul. Pour aider sa famille. C’est ce qui le rend dingue aujourd’hui, cette nuit, à cet instant présent. Il s’est impliqué dans le club, leur a tout donné, six ans de liberté certes mais pas que, il a sacrifié les premières années de la vie de son fils et a laissé seule son épouse avec leur premier né pour garder intact cette institution dans sa vie. Et tout est en train d’être gâché. Il ne s’est pas impliqué autant pour voir le club tomber en ruines. Mais si tu décides d'y rester, j'ai besoin de savoir que ca ne pourra pas se reproduire…C'est tout ce que je te demande. Pour le reste je sais qu'on saura se débrouiller… j'ai juste besoin de ca James. »

Le motard garde le silence dans un premier temps. Il absorbe ce qu’elle lui dit, entreprend de démêler les pensées qui lui viennent en même temps. Ce qu’elle lui demande est tout bonnement impossible. Il ne pourrait pas lui promettre à 100% d’être là… la menace de la prison, bien qu’elle lui semble éloignée à cet instant pourrait se faire entendre plus violemment à n’importe quel moment. C’est ce type de vie qu’il a choisi. La première chose qu’il avait faite par réelle envie et non pas simplement parce qu’on lui avait imposé. Il avait décidé de lui-même de ne plus se rallier à son père et à sa mère manquante pour se joindre à eux. Le club toujours en premier. James l’observe toujours, profite du contact qu’elle a instauré, de ce moment de calme au milieu de la tempête. Il réfléchit, fixe le vide, puis le regard de sa femme, puis le vide encore. Les minutes s’égrènent et il ne voit qu’une réelle solution à tout ça, pour lui apporter la réponse qu’elle attend.

C’est un revirement de situation soudain, presque incompatible avec son état d’esprit plus tôt. Il jongle entre toutes ses émotions, ses idées, ses réflexions, incapable de statuer. Il se remet en question une fois encore, ce n’est pas comme s’il avait pris de toutes façons une décision mais rien de ce qu’il pensait quelques longues minutes plus tôt, des heures même il en avait l’impression maintenant ; ne semble avoir de sens à ses yeux en cet instant. Il se repasse dans son esprit toutes les paroles de Natalia, toutes ses propres interrogations. Il a l’impression de voir plus clair maintenant d’être capable de mieux réfléchir, pourtant embrumé, quelque part, par la joie que lui inspire la venue d’un deuxième bébé. Il finit par se redresser, incapable de rester assis plus longtemps et change de place, s’appuie d’abord contre le plan de travail de la cuisine puis se retourne vers son épouse. Je ne te laisserais pas seule, pas cette fois. Je crois que je sais ce qu’il faut que je fasse pour ça, pour m’assurer que ça n’arrive plus. Jamais. Il s’arrête un moment dans sa phrase, semble… calculer ou en tout cas réfléchir plus intensément encore à la suite de ses mots. Si la vérité c’est qu’il est quasiment impossible de quitter le club, et pas uniquement à cause de problèmes matériels. La vérité c’est que ça me rend malade, de voir le MC comme ça. De voir à quel point on se laisse faire. Malade parce qu’on s’est battus, je me suis battu, j’ai et on a tout sacrifié pour le club. Est-ce que… Il suspend sa phrase, laisse passer quelques secondes puis : la solution réside peut-être à l’inverse de ce que j’envisage depuis des jours, peut-être… me rendre indispensable ? »

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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Jeu 8 Mar - 6:58




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Il reste au départ silencieux et elle le laisse suivre son fil de pensées, digéré cette demande dont elle connaît l'ampleur et l'importance. Quelque part elle sait que c'est une demande impossible et que de ce fait ce n'est pas juste de lui demander, surtout en sachant qu'elle était toujours la première à lui demander de ne pas lui faire de promesses qu'il ne pourrait pas tenir et pourtant ce soir même en sachant tout ca, elle serait prête à le croire sur parole, à se voiler volontairement la face, parce qu'au-delà d'une vérité, elle a juste besoin d'être rassuré, de pouvoir respirer et s'imaginer que tout ira bien et qu'elle ne commet pas l'exact même erreur....ce n'est évidemment pas sa grossesse qu'elle considère ainsi, loin de là. Parce qu'elle avait voulu son fils plus que n'importe quoi au monde, dès l'instant où elle avait su, il n'y avait plus rien d'autre à ses yeux qui importait. Il lui avait donné un sens, quelque chose à laquelle se raccrocher quand tout lui avait échappé. Tout ce que James avait su lui donner et qui lui avait été arraché par la force des choses. En réalité c'est la façon dont elle s'était laissée embourber, blesser par tout ca qu'elle considérait comme une erreur, elle n'avait pas su comprendre la place et l'impact du club dans leur vie à temps, elle n'avait pas su se préparer au départ de James, au fait de devoir élever un enfant toute seule, elle s'était laissé surprendre par des épreuves, qu'elle aurait sûrement pu anticiper et il était hors de question qu'elle s'inflige de nouveau une telle chose si elle pouvait faire autrement.

Les minutes deviennent un peu longue et elle finit par s'écarter de lui, son silence lui est pesant et elle comprend qu'il ne lui donnera pas ce qu'elle espère et elle ne peut pas vraiment l'en blâmer. Elle se dirige vers l'évier et entreprend de ranger ce qui est déjà à sa place, juste pour meubler, s'occuper un instant, masqué cette déception injustifiée qui transparaît sur ses traits elle le sait. Elle l'entend se lever et s'arrête dans ses gestes, pinces ses lèvres et essaye de se raisonner silencieusement avant de laisser une main glissée sur son ventre qui ne présente pour l'instant pas vraiment de signe de sa grossesse. «  Je ne te laisserais pas seule, pas cette fois. Je crois que je sais ce qu’il faut que je fasse pour ça, pour m’assurer que ça n’arrive plus. Jamais.  Elle ne s'y attendait plus vraiment et si elle avait espéré une vague promesse, celle-là ne lui semblait pas si floue que ca et c'est ce qui générait son interrogation.

Elle se retourne et dépose son regard dans le sien, pas vraiment sûr de comprendre ce qu'il lui dit. La vérité c’est que ça me rend malade, de voir le MC comme ça. De voir à quel point on se laisse faire. Malade parce qu’on s’est battus, je me suis battu, j’ai et on a tout sacrifié pour le club. Est-ce que… Elle laisses ses bras retomber le long de son corps, lâchant les pans de son gilet qu’elle avait au préalable resserrer contre elle. Elle ne comprend toujours pas où il essaye d’en venir, elle acquiesce pourtant à ce qu’il dit, ce serait difficile d’en faire autrement parce qu’il lui présente une vérité qu’elle connaît, tout du moins en partie. la solution réside peut-être à l’inverse de ce que j’envisage depuis des jours, peut-être… me rendre indispensable ? »  Ses yeux s’agrandissent empreint de surprise. En toute franchise elle n’y comprend rien, enfin évidemment elle comprend l’idée elle n’est pas idiote, mais elle ignore ce qu’il entend réellement par là et comment il envisage ca. C’est à son tour de rester silencieuse, bien moins longtemps que lui ceci étant dit.  « Qu’est-ce que tu as en tête ? L’idée lui fait un peu peur, mais elle fait pourtant sens à ses yeux. J’imagine que le changement de présidence amènera d’autres…restructuration, mais comment ? Elle franchit les quelques pas qui la séparent de son époux et vient dépose une main sur son flanc gauche. Merci. Ca sort de nulle part et s'intègre plutôt mal dans la conversation, mais elle laisse les mots s'échapper sans réfléchir plus que ca à leur place. Je sais que ce que je te demande est compliqué. Elle expire un peu bruyamment. Sûrement même impossible, mais tu essayes et c'est déjà plus qu'important pour moi. Elle vient appuyer son front contre le torse de son mari et y reste une poignée de secondes. Je te promets de faire des efforts pour t'aider. Elle relève la tête vers lui. Je respecterai leurs foutus règles et le rôle que je suis censé avoir. Je le ferais. Pour toi. Pour nous. Ce qu'elle avait toujours eu beaucoup de mal à faire et qui lui avait valu de nombreux reproches et remarques et qui pour certains était toujours un problème elle le savait. Ils n'avaient pas tous digéré son comportement passé. T'es pas le seul à devoir porter cette famille Cette fois c'est ensemble qu'on doit faire tout ca. »
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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Ven 9 Mar - 23:19


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« Qu’est-ce que tu as en tête ? Il ne sait pas lui-même, hausse les épaules réfléchit. L’idée qui lui traverse l’esprit lui paraît plus claire et plus lumineuse que toutes les autres jusque-là, lui ouvre un chemin qui lui paraît soudainement plus abordable, en accord avec sa nature profonde et la suite des évènements. J’imagine que le changement de présidence amènera d’autres…restructuration, mais comment ? James reste silencieux, il ne se prononce pas encore sur ce qu’il s’imagine devoir faire. N’est-ce pas ce qu’il aurait du penser à la base ? S’impliquer toujours plus, chercher à redorer les lettres du club, n’est-ce pas ce que Caleb voudrait voir plutôt que de les observer s’écraser comme des merdes face à des étrangers venus foutre les pieds sur leur territoire, leur dérober ce qui leur appartient, les soumettre. James refuse que ça se passe comme ça. Le motard s’interrompt dans son flux de pensée alors que Natalia fait un pas vers lui et pose sa main sur lui. Merci. Il hausse les sourcils, s’interroge sur ce retour sorti de nul part, comme un cheveu sur la soupe. James interroge son épouse du regard et celle-ci lui amène finalement assez rapidement des réponses sur ce qu’elle veut dire. Je sais que ce que je te demande est compliqué. Ça, il ne pourra pas le lui enlever. C’est presque impossible de lui promettre d’être là. Si demain il devait retourner en prison pour le club… Il le ferait, assurément, comme la première fois. Comme tous. C’est le jeu, un jeu qu’il déteste et qui finirait surement par avoir raison de leur couple s’il ne prenait pas les devants dès maintenant. Sûrement même impossible, mais tu essayes et c'est déjà plus qu'important pour moi. Elle pose son front contre son torse et lui glisse ses bras autour d’elle dans un geste presque automatique à ce stade là. Le blond passe sa main dans un geste tranquille le long de son dos. Je te promets de faire des efforts pour t'aider. James n’est pas bien sur de comprendre, alors que Natalia relève la tête vers lui. Son regard est à nouveau plein de questions. Il ne l’interrompt pas pour autant, d’abord parce qu’il est réellement étonné de ce qu’il vient d’entendre et aussi parce qu’il ne veut pas casser son élan. Il veut comprendre ce qu’elle a derrière la tête. Je respecterai leurs foutus règles et le rôle que je suis censé avoir. Je le ferais. Pour toi. Pour nous. Cette réponse lui fait froncer les sourcils et il se redresse un peu.

Il sait, ou en tout cas est capable d’imaginer de loin ce que ça peut lui coûter. Tout ce qu’elle refuse d’être, de faire, elle prend la décision ce soir de passer outre. Pour lui, pour eux, comme elle dit. Il n’est pas bien sur de ses sentiments vis-à-vis de cette prise de décision, est-il complètement pour ? Il s’est habitué à jongler entre les deux, habitué à ne plus répondre aux questions posées, aux interrogations d’Alma, aux réunions plus ou moins habituelles sans sa femme et son fils. Quelque part l’idée lui paraît séduisante, il ne peut le nier. Séduisante et surtout, lui serait à la fois un soutien et un soulagement. Mais il s’était promis de ne pas la pousser dans cette direction, de respecter la distance qu’elle avait mise entre elle et le club. Cette vieille maxime qui trotte dans sa tête, revient s’imposer une fois de plus. Tout, ou rien, mais pas entre les deux. Il n’y pas de teintes de gris pour les old ladies. T'es pas le seul à devoir porter cette famille Cette fois c'est ensemble qu'on doit faire tout ca. »

James observe son épouse un long moment, les mains toujours glissées par-dessus le tissu qui couvre sa peau. L’idée ne lui paraît pas absurde, au contraire. Une part de lui regrette l’entente qu’elle entretenait avec les KOS. La légèreté de leurs échanges. Il déteste cette fraction entre ses deux familles, son foyer et ses frères. Mais il s’y était fait avec le temps. Une de ses mains glisse jusque son épaule, saisit une mèche de cheveux, revient se caler dans son cou et il attire son épouse un peu plus contre lui, dépose un baiser sur son front. Il n’a pas envie de la contredire dans cette décision. Pas la moindre envie, pourtant, il se doit de poser la question. Au moins… pour être sur.

« Tu sais à quel point c’est important pour moi je crois qu’y’a pas besoin de déblatérer plus longtemps là-dessus. Mais je veux pas que tu te sentes obligée de t’impliquer. J’veux dire… tu sais comment ça marche. Quand je te dis que je dois me rendre indispensable… je parle de faire bouger les choses, de monter en grade… peut-être enfin je sais pas, ça vient de me tomber dessus. Il a du mal à s’exprimer comme toujours, fait une pause, réfléchit quelques instants. Ça veut dire accepter tout un tas de trucs que tu refusais jusque-là. Alma a du t’faire le topo des millions de fois, c’est tout, ou rien. Pause, à nouveau. J’suis prêt à tout, pour nous, pour le bébé, pour sauver le club, pour tout. Mais… je suis même pas certain d’être à l’aise que tu décides de t’impliquer, peu importe à quel point j’y tenais. J’t’ai déjà assez mise en danger comme ça. C’est déjà trop… trop flou, je devrais certainement même pas te dire tout ça. Le blond pousse un soupir, l’euphorie est redescendue, même s’il se sent mieux, plus léger, l’esprit moins embrumé. Place aux décisions sérieuses et à la flippe de s’infiltrer. On pourra pas faire demi-tour. »

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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Dim 11 Mar - 5:36




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Elle sait. Elle a toujours sue avant même de l'épouser, avant même d'envisager ce futur avec lui. Il ne lui avait jamais caché ni l'importance, ni la priorité qu'aurait toujours le club sur elle et elle avait signé pour ca en connaissance de cause...Bien évidemment en pratique cela s'était révélé bien plus compliqué que sa naïveté ne lui avait laissé envisager. Terriblement plus compliqué. Ceci étant dit aujourd'hui plus que jamais elle comprenait enfin tout ce qu'Alma avait toujours essayée de lui expliquer et qui avait bien eu du mal à prendre du sens chez elle. Parce que ces derniers mois, cette dernière année avait finalement porté à la connaissance de la Serbe que l'adage du « tout ou rien » prenait bien sa source quelque part. Il avait été tellement difficile de garder cette distance qu'elle estimait indispensable à la préservation et de son couple et de sa famille et au final cela n'avait fait que compliqué les choses pour James principalement, mais pour elle aussi dans une certaine mesure. C'est pour ca qu'elle offrait aujourd'hui la seule chose qu'elle était en mesure de lui apportée, son soutien...inconditionnel et tant pis si cela lui demandait de mettre son désir d'intimité sous clé. Il se redresse et fronce les sourcils et ce serait mentir de dire qu'elle ne s'y attendait pas, parce qu'aussi fort qu'il puisse vouloir que cette scission disparaisse, elle sait aussi qu'il s'est toujours montré désireux de la placer suffisamment à l'écart de ce monde qui est le sien et que dans un sens il refuse de voir devenir celui de Natalia, bien que les deux pieds de la jeune femme y soient déjà profondément ancrés.

Il vient attraper une mèche de ses cheveux et la repousse de devant son visage avant de laisser sa main glissée dans le creux de son cou pour l'attirer à lui et déposer un baiser sur son front. Elle ferme les yeux, juste un instant, fatiguée certes, mais aussi particulièrement soulager de le voir finalement s'ouvrir, de peut-être finalement voir une solution convenable se former lentement sous leurs mots, mais surtout de lui avoir fait part de la nouvelle qu'elle avait portée seule ces derniers jours. « Tu sais à quel point c’est important pour moi je crois qu’y’a pas besoin de déblatérer plus longtemps là-dessus. Mais je veux pas que tu te sentes obligée de t’impliquer. Mais elle s’y sent obligé, parce qu’elle sait l’importance que ca peut avoir et dans son quotidien et dans le regard que ses frères portent sur lui malgré tout. Elle ouvre la bouche, mais la referme aussitôt alors qu’un soupire s’extirpe avant que ce ne soit le cas.  Quand je te dis que je dois me rendre indispensable… je parle de faire bouger les choses, de monter en grade… Elle comprend ce que cela implique, les heures, les responsabilités, les absences, tout ce qu’elle déteste le voir porter, tout ce qui vient heurter son quotidien et qu’elle a tendance à lui reprocher, mais une nouvelle lumière vient éclairer tout ca et dans l’immédiat et avec tout ce que la mort de Caleb implique, elle est franchement prête à donner une chance à tout ca si James pense vraiment que cela puisse faire une différence, Ça veut dire accepter tout un tas de trucs que tu refusais jusque-là. Alma a du t’faire le topo des millions de fois, c’est tout, ou rien. Alma avait été sa plus fervente défenderesse à une époque et elle avait essayé de lui enseigner des tas de choses qu'elle avait essayée de prendre au sérieux, mais elle avait été coupée dans son élan trop vite et trop brutalement...et c'est ce qui avait nourri sa rancoeur et le rejet totale de ce monde qu'elle avait pourtant à une époque estimée. Pourtant, aujourd'hui elle se sentait prête à ranger ses sentiments négatifs et à donner une nouvelle chance à cette vie, en espérant qu'il n'était pas déjà trop tard. J’suis prêt à tout, pour nous, pour le bébé, pour sauver le club, pour tout. Mais… je suis même pas certain d’être à l’aise que tu décides de t’impliquer, peu importe à quel point j’y tenais… » Et pourtant il doit savoir que c'est nécessaire et il sait cela est certain que sa femme est certainement aussi têtue que lui si ce n'est plus parfois et force est de constater que sa décision semble être prise, mais il ne faudrait pas qu'il ne la pousse trop à y réfléchir plus encore qu'elle ne l'avait fait. Plusieurs fois déjà elle lui avait émis l'idée, souvent à demi-mots c'est vrai et à chaque fois il avait refusé d'aborder véritablement l'éventualité et elle n'avait pas besoin de lui demander pourquoi.

…Mais c’était avant tout ca.

« On pourra pas faire demi-tour. » Elle se redresse un peu plus et lève la tête vers son mari. « Je sais...sûrement plus de choses qu'il ne veux bien se l'avouer. Je sais que c'est quelque chose que tu veux, mais que tu as du mal à envisager, mais j'y tiens. Je ne le fais pas que pour toi, c'est aussi pour moi...Elle hoche la tête machinalement. Je sais que ce ne sera pas facile, je sais qu'ils ne me faciliteront pas forcément la tâche. Preuve en était de la seule soirée à laquelle elle avait bien voulu venir et qui s'était révélé être un fiasco complet. Jamais elle ne s'était sentie aussi peu à sa place que ce soir-là. Alors, il faudra juste que tu sois patient avec moi...Elle lui accorde un léger sourire parce qu'elle se connaît et qu'il risque fortement de l'entendre se plaindre un milliards de fois. C'est tout ou rien James comme tu le dis alors ce sera tout cette fois, d'accord?  On a déjà essayer le rien et l'entre-deux et regarde nous. Elle écarte les bras de chaque côté de son corps, son gilet retombant légèrement sur son épaule dans l'amplitude du geste. On en est là et c'est franchement pas un endroit où je veux rester. Alors oui, on peut être sûr de rien, mais je veux pas qu'on reste en marge de ta vie, je suis ta femme, ce sont tes enfants....Tout ou rien pas vrai ? »
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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Sam 17 Mar - 11:39


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« Je sais… Je sais que c'est quelque chose que tu veux, mais que tu as du mal à envisager, mais j'y tiens. Je ne le fais pas que pour toi, c'est aussi pour moi... James fronce à nouveau les sourcils, il n’est pas sur de comprendre. Ce sujet, Natalia et sa relation avec le club, est un de ceux qu’il aime le moins aborder. Lui qui ne sait pas s’exprimer, qui s’énerve au bout de quelques tentatives désespérées d’annoncer un point de vue généralement maladroit et aveuglé, n’avait pas envie d’entendre ni de l’un ni de l’autre côté les éventuels reproches. Il a pris pour habitude de fermer les écoutilles, de n’en avoir rien à foutre, excepté cette fois toute particulière ou Caleb avait voulu le provoquer en appelant aux origines de Natalia. Son cœur se serre à cette pensée. Alors, il faudra juste que tu sois patient avec moi... Le motard se recentre sur sa femme, observe son léger sourire, referme sa prise dans son dos. Évidemment qu’il sera patient, c’est sa nature après tout, il a été patient à leur rencontre (et elle aussi d’ailleurs…), patient pendant six ans, patient encore à la sortie pour reprendre sa place au sein de son foyer. Il saurait l’être encore une fois. C'est tout ou rien James comme tu le dis alors ce sera tout cette fois, d'accord ? On a déjà essayer le rien et l'entre-deux et regarde nous. D’autant plus qu’elle a raison sur ce point, il ne peut pas la contredire. Vivre en demi-teinte n’est pas facile et n’a pas été glorieux. Il ne peut pas s’imaginer être à sa place, la sienne lui est bien assez inconfortable, mais il sait que ça n’a pas été simple. Ils avaient été prévenus, ils ont essayés, malgré toutes les recommandations reçues. James et Natalia ont toujours voulu faire ce qu’ils voulaient sans avoir à prendre de conseils de personne. Et aujourd’hui peut-être qu’au lieu de se précipiter dans une décision, ils prenaient le temps de réfléchir. Comme quoi les choses changent malgré tout. On en est là et c'est franchement pas un endroit où je veux rester. Alors oui, on peut être sûr de rien, mais je veux pas qu'on reste en marge de ta vie, je suis ta femme, ce sont tes enfants....Tout ou rien pas vrai ? »

Il l’observe, laisse un léger sourire faire sa place malgré lui sur le côté de ses lèvres. Sa femme et, ses enfants. L’idée que sa famille s’étendre une nouvelle fois le rend profondément heureux, il le ressent à l’intérieur, comme une vague de chaleur. Avec tout ce qu’ils traversent, James ne peut pas s’empêcher de considérer l’enfant à venir comme une marque d’espoir. Il ne croit ni au hasard, ni au destin et s’est très simplement détourné de Dieu des années plus tôt quand la seule figure représentative de ce la divinité pouvait être s’était morcelée, par un départ et des coups de poings. Il n’en venait que très rarement à la spiritualité, toujours bien décidé à avoir sa vie entre ses deux mains et dans celles des personnes qu’il autorisait à entrer dans son quotidien. Il pousse un léger soupir, passe une main dans ses cheveux, puis sur son visage et finit par se redresser. « Ok. Il accepte, capitule. Il sait qu’elle a raison et qu’ils ont déjà tenté de fractionner sans réel succès. Ses doigts tapotent à intervalle régulier, comme un rythme, sur le bois du plan de travail sur lequel il est appuyé et il cherche davantage à dire. Tout ou rien, ouais… il hoche la tête, observe les traits fatigués de sa femme, éprouvés par l’émotion, elle reste très certainement la femme qu’il considère la plus belle. Il se dit que le choix qu’il a fait bien des années plus tôt n’a pas été vain, sa détermination s’est dirigée vers la bonne personne. Il a besoin d’elle et besoin de son soutien, c’est indéniable, c’est comme ça qu’il avance. Et il ne peut pas s’empêcher de ressentir un soulagement quant à la décision qu’ils viennent de prendre. Parce qu’il se sentira davantage impliqué, parce qu’il saura quoi faire, saura répondre aux interrogations et bon dieu, Alma allait lui lâcher la grappe, bien que le ton soit monté une fois entre eux et qu’elle n’était plus venue lui casser les pieds ensuite. Love va arrêter de me faire chier, tu sais quoi, c’est peut-être ça dont je te suis le plus reconnaissant. Un trait d’humour, comme à son habitude et… il s’en rend compte, d’ailleurs, ça le soulage. De savoir que quelque part il n’a finalement pas complètement disparu, qu’il peut encore être un peu lui-même malgré les récents évènements et les changements de sa personnalité. Il est devenu plus grave, plus dur peut-être, plus autoritaire et surtout moins hésitant. Il voulait que les choses se calment maintenant, prison, papa, maman, le frère, Caleb… Il veut que les choses arrêtent de dégénérer. Il veut reprendre le contrôle de sa vie et de celle de sa famille. Non, c’est faux, ce dont je te suis le plus reconnaissant c’est de prendre soin de nous, et d’avoir un ou une autre Manning en stock. Il glisse une de ses mains sur la joue de sa femme, n’a pas l’habitude de dire merci, prend les choses pour acquis, ce qui évidemment n’a jamais été du goût de Natalia. Je vais faire en sorte que ça se passe bien pour toi, et pour nous. Ok ? »

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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Mer 21 Mar - 5:10




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Il finit par acquiescer, le ton qui se dénote de sa réponse lui laisse clairement entrevoir que ce n'est pas de gaieté de coeur et ca ne l'étonne pas vraiment, elle sait déjà ce qu'il en pense et elle imagine sans mal que l'inquiétude qu'elle porte doit être aussi diffuse chez lui que chez elle. Ce n'est pas une décision anodine, même si ca pourrait le sembler, c'est remettre en question les fondations même de leur mariage, de cette vie qu'ils ont construits bien difficilement. C'est dans une tout autre direction qu'ils s'engagent aujourd'hui et celle-ci n'est pas sans risques, elle ne sait pas ce qui les attend, mais c'est un risque qu'elle imagine valoir le coup, en tous les cas pour l'instant... Il serait toujours temps de revoir ce plan sans aucun doute bancale en temps et en heure. Parce que si l'allégeance de James est inconditionnelle, celle de Natalia n'appartient qu'à lui, pas au club, ni a aucun de ses membres, pas tant qu'ils ne l'auront pas mérités en tout cas.

Tout ou rien. C’est une mise en pratique qui allait prendre du temps, surtout pour elle. Se lier de nouveau à tout ce petit monde n’allait pas être chose aisée, revenir dans les bonnes grâces de ses frères encore moins, mais elle était prête à ranger sa fierté et son égo pour donner une  véritable chance à sa famille et à l’avenir qu’ils semblaient finalement presque touchés du bout des doigts. Il y aurait sur le sujet bien des choses à dire encore, mais la fatigue se fait pesante et elle en saisit les traces sur le visage de son mari qui n’a que trop peu dormi ces derniers jours et ne peut plus vraiment en dissimuler les affres. « Love va arrêter de me faire chier, tu sais quoi, c’est peut-être ça dont je te suis le plus reconnaissant.  Elle laisse échapper un rire amusé et léger, n'oubliant que son petit garçon dormait à poings fermés à quelques pas seulement. En voilà une avec qui ca ne serait pas facile, aussi redevable qu'elle puisse l'être envers la matriarche des Kings of Speed, Natalia savait aussi que celle-ci ne plaisantait pas ni avec les règles, ni avec la bienséance et s'était deux choses dont elle avait tout ignoré. Bien sûr jusqu'ici Alma s'était montré aimable et prévenante, parce qu'elle y voyait là son devoir, mais elle savait cependant qu'elle allait devoir regagner ses faveurs et se faire pardonner la peine qu'elle lui avait injustement infligée bien des années plus tôt. La jeune femme secoue la tête avec un sourire, ca la soulage de voir son mari regagné un peu de la vie qu'il semblait avoir perdu depuis la mort de son mentor. Un coup d'oeil vers lui en cet instant la conforte dans son idée que c'était eux : elle et leurs enfants qui étaient et seraient sa force, il n'avait besoin de rien de plus et c'est ce qu'elle comptait bien lui faire comprendre, c'est la raison pour laquelle elle avait décidé que ce serait tout et non plus rien à présent. Non, c’est faux, ce dont je te suis le plus reconnaissant c’est de prendre soin de nous, et d’avoir un ou une autre Manning en stock. Elle penche la tête et laisse glisser sa joue dans la paume de James avant de venir attraper sa main et de la garder dans la sienne. - Attend donc de voir si tu survis aux huit prochains mois, ta reconnaissance va peut-être en prendre un coup. Elle plaisante évidemment, enfin pas entièrement c'est vrai. Il n'a pas la moindre idée de ce qui les attend, ni en ce qui concerne sa grossesse, ni ce que signifie d'avoir un nourrisson à la maison...maiiiis c'est là un sujet pour une autre fois. Autant lui laisser la joie de le découvrir par lui-même. - Je vais faire en sorte que ça se passe bien pour toi, et pour nous. Ok ? ? La Serbe vient cette fois-ci resserrer ses doigts autour des ceux de son époux, son visage se laissant bercer par un sourire sincère. – D’accord…La jeune femme laisse planer un court silence en remontant sur son épaule son gilet bien trop lâche pour tenir en place. Je pense qu’on devrait en rester là pour ce soir…je suis fatiguée et toi aussi ! Elle lui lance un regard un tant soit peu arrêté. Tu as besoin de dormir James. De son autre main elle vient englober les leurs et laisse lentement glisser le bout de ses doigts sur le dessus de la main de son mari. De toute évidence il y a encore bien des choses pour lesquelles il nous faudra prendre des décisions, mais je crois que c’est déjà beaucoup pour une seule nuit.  On en reparle demain avec les idées un peu plus claires, d’accord ? Elle n’attend pas vraiment et entame quelques pas en arrière tirant son mari dans cette direction. Puis elle s’arrête finalement sans vraiment crier gare et vient se rapprocher de lui. Ne dis rien à personne pour le bébé ok ? Pas pour l’instant en tout cas ! Je préfère...être sûre… »
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MessageSujet: Re: make it rain ø natalia   Jeu 29 Mar - 11:14


make it rain
ft. natalia

 « Attend donc de voir si tu survis aux huit prochains mois, ta reconnaissance va peut-être en prendre un coup. Il laisse échapper un sourire à l’idée, il se doute que ça ne va pas être tous les jours une partie de plaisir mais ce voyage l’enchante, il veut être là cette fois, dans les moments les plus durs comme les meilleurs. Il a tout loupé la première fois, il veut profiter de tout ce qui a pu se passer alors qu’il était en prison. Si cela signifie devoir sortir à n’importe quelle heure chercher n’importe quoi de bizarre pour sa femme, alors il le fera. Même s’il se doute que ce stéréotype est à moitié vrai et surtout l’une des choses les moins difficiles à supporter. Peu lui importe en réalité, il est bien trop content, impatient même déjà de pouvoir observer le visage de son deuxième enfant. L’image le réchauffe, lui donne un peu d’espoir. C’est pourquoi il lui assure qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que tout se déroule bien. Pour elle, pour eux, pour Eliott et son frère ou sa sœur. Son épouse ressert ses doigts autour des siens et il glisse son pouce dans un geste régulier sur sa peau lisse. « D’accord… Il s’efforce de sourire un peu plus, comme pour appuyer son affirmation. Je pense qu’on devrait en rester là pour ce soir…je suis fatiguée et toi aussi ! Il ne sait pas s’il doit répliquer quelque chose, en vu du ton et du regard. Il n’a pas spécialement envie de dormir malgré la fatigue sur ses épaules. Tu as besoin de dormir James. Il pousse un soupir, il sait qu’elle a raison là-dessus. Il ne dort plus depuis la mort de Caleb, chaque fois que ses yeux se ferment, les images de son mentor écartelé reviennent le hanter, toutes fraîches et neuves comme si l’horrible événement s’était passé la veille. De toute évidence il y a encore bien des choses pour lesquelles il nous faudra prendre des décisions, mais je crois que c’est déjà beaucoup pour une seule nuit.  On en reparle demain avec les idées un peu plus claires, d’accord ?
— D’accord. Le motard lui adresse un sourire léger alors qu’elle n’attend pas vraiment plus longtemps pour s’écarter de lui et l’attirer dans la direction de leur chambre. Il lâche un bâillement comme pour appuyer ses dires. Ils en ont assez dis pour ce soir, il a besoin de processer et réfléchir tout ce qui vient de s’être décidé. Parce qu’il ne compte pas revenir sur sa décision, maintenant qu’il s’approchent d’autre chose qu’un compromis. Il fait un premier pas avant que Natalia virevolte et ne revienne s’approcher de lui, interrompant son flux de pensées déjà reparti dans les différents questionnements qui accompagnent le chemin qu’il vient de dégager pour leur futur. Ne dis rien à personne pour le bébé ok ? Pas pour l’instant en tout cas ! Je préfère...être sûre… Il reste immobile quelques secondes. Thomas saura. Il ne peut pas garder ça pour lui tout seul, a besoin d’annoncer à son frère le plus cher qu’il concrétise son rêve de toujours, ce à quoi ils réfléchissaient déjà quand ils avaient seize, dix-sept ans. Deux abrutis calés sur un toit à refaire le monde, revoir leurs attaches. Thomas était déjà très sur de lui quant à son futur en tant que célibataire endurci. Déjà conquis par l’idée de courir nana en nana, convoitant le statut du Kings plongé au milieu d’un bain de poules. Ça le fait sourire encore aujourd’hui. L’un voulant fuir sa famille et l’autre cherchant tous les moyens pour fonder la sienne. Mais pour le reste je te promets de rien dire jusqu’au bon moment. Il pose un baiser sur le front de son épouse et c’est à son tour de l’attirer dans la direction de sommeil, éteins la lumière de la cuisine, traverse le couloir en silence et finis par traverser le pas de leur chambre et fermer la porte dans leur dos. Il rejoint son côté, rythmé par ses habitudes presque maniaques, plier les fringues, recaler son oreiller et le plus important de tous, glisser un bras sous la silhouette mince de sa femme pour l’enfermer contre lui sans possibilité de s’échapper. Il dépose un baiser sur ses lèvres, remonte la couverture pour le couvrir sans l’étouffer complètement sous le tissu et, finalement, le sommeil finit par le trouver plus vite qu’il ne l’aurait imaginé.

— THE END —

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