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 don't shoot the messenger

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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Sam 10 Fév - 12:09


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« Des pâtes et des conserves » je répète en continuant mon exploration des placards de mon ami, à la recherche des précieux. Je finis par mettre la main dessus. Effectivement, y a tout un tas de denrées. Bon, je suppose que ça devra faire l’affaire… Parce qu’effectivement, je ne me vois pas redescendre, traverser la ville pour trouver une supérette et remonter tout avec des sacs blindés de bouffe. Et puis après ce qui s’est passé l’autre fois, je ne suis pas prêt à remettre les pieds dans une épicerie quelconque. C’est une super excuse parce que franchement, j’aime pas trop faire les courses. Ou le ménage. Ou la lessive. Ou passer l’aspirateur. Ou faire un quelconque truc relou dans ce genre.  
« J’suis pas une princesse, j’suis un fan de malbouffe, c’est tout à fait différent mon cher ! »
Ce qui n’est pas du tout adapté à mon régime de diabétique mais hey : j’m’en fous !
Je sors donc des pâtes, une conserve de légumes quelconque, histoire de, puis claudique tant bien que mal vers le plan de travail. Justin, de son côté, s’est lancé dans une session de rangement/ramassage de débris, après la petite crise de nerfs tout à fait justifiée qu’il a faite un peu plus tôt.

« Tu crois que j’pourrais aller la voir quand ? »
Je me fige. Je préférais quand on parlait cuisine, très franchement. En même temps, je me suis trainé – difficilement – jusqu’ici pour parler de Taylor avec lui, non ? Donc c’est normal que le sujet revienne sur le tapis.
« Quand tu voudras. Enfin préviens-la peut-être avant… Elle est fatigué et…encore un peu déprimée. »
Pas qu’un peu en fait. Mais je ne veux pas prendre le risque de décourager Justin et de priver du même coup Tay d’un peu de soutien. D’ailleurs…
« Mais comme je t’ai dis : si tu vas la voir, faut pas lui crier dessus, OK ? J’suis pas fier mais moi je l’ai fait… J’ai pas pu m’empêcher… Et elle a pas besoin de ça. Si tu y vas, faudra prendre sur toi et pas la culpabiliser ou quoi. Elle en chie déjà suffisamment comme ça. Donc si tu y vas pas pour lui remonter le moral, j’t’interdis formellement de la voir. T’es prévenu » je lui lance en pointant un index dans sa direction, l’expression de mon visage on ne peut plus sérieuse. Je le suis rarement, donc il va comprendre à quel point je pense ce que je lui dis. Enfin j’espère…

Je vois le visage de Justin se tourner en suite en direction des lettres que nous avons abandonnées sur le canapé-lit. Je frissonne. Je ne veux pas découvrir leur contenu. Je suis encore partagé au sujet de ces stupides lettres. Peut-être que si Justin insiste un peu…
« J’croyais que ce genre d’histoires, ça n’arrivait que chez les autres… »
« Mouais… » je me contente de répondre dans un premier temps. « Y a quelques mois j’t’aurais dis pareille… Puis y a eu la fusillade, mes soucis avec Zara, la taule… »
Je ne crois plus que ces histoires n’arrivent qu’aux autres. Je ne crois plus que la vie est belle ou que le karma se charge de récompenser les bons et punir les méchants. Je ne sais plus trop en quoi croire. Je me sens dépassé, en colère, trompé, stupide… J’ai été trop naïf. Je crois que je le suis de moins en moins chaque jour, que je deviens plus dur, plus intransigeant, plus méfiant… Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. C’est comme ça, c’est tout.
« Tu vas m’laisser tout faire tout seul ? » j’enchaine en désignant la gazinière encore éteinte. « Laisse ces trucs, c'est pas grave. J’sais pas où sont tes casseroles et tout. J’veux pas risquer de tropfouiller et tomber sur tes accessoires de cul ou quoi ! D’ailleurs, t’en es où sur le plan fesses ? Parce que bon…c’est ton bras qu’est cassé, pas c’que t’as entre les jambes j’te signale. C’est quand que tu nous ramènes une Madame Flanagan qui cuisinera pour nous ? »


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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Lun 12 Fév - 13:30

La conversation oscillait de manière déconcertante entre légèreté et dureté. Pourtant, si Justin était capable de lancer des vannes à Milo concernant sa pseudo attitude de princesse et se moquer gentiment de lui, Taylor ne quittait pas son esprit. Comment aurait-elle pu ? Chaque fois qu’il laissait planer son esprit, ne serait-ce que pour quelques secondes, elle lui revenait en tête. Elle et son sourire, elle et toute l’amitié qu’il avait pour elle. C’était un assaut permanent, un truc qui venait taper à son esprit sans qu’il ne puisse le retenir, sans qu’il n’ait quelque part envie de le faire. Parce qu’en parler, c’était aussi une manière de mettre les pièces du puzzle en place, d’y voir un peu plus clair. A supposer qu’il y ait quelque chose à voir, à comprendre…. En tout cas, Justin sentait qu’il avait besoin de la voir. De lui parler, pas forcément de ça. Mais peut-être était-ce pour se rassurer. Peut-être que la voir bien vivante l’aiderait à reprendre un peu son souffle. Milo lui expliqua alors qu’il pouvait en soit aller la voir quand il le voulait, du moment qu’il prévenait. Justin hocha alors la tête. Il l’appellerait alors, en espérant qu’elle accepte de répondre et de le voir… Son ami enchaîna, le mettant de nouveau en garde, lui expliquant qu’il ne pouvait pas aller la voir pour décharger sa colère et sa douleur sur elle. Justin afficha alors un mince sourire.

« J’te jure que j’irai pas la voir pour lâcher mes nerfs sur elle. »

Justin était sincère et avait regardé Milo en face pour lâcher ces quelques mots, pour qu’il comprenne qu’il ne disait pas ça en l’air juste pour le rassurer. Le technicien de surface était complètement démuni face à la situation, il ne comprenait pas, il n’était sans doute pas le plus subtile de la bande ni celui avec l’analyse psychologique la plus fine. Mais il ressentait au fond de lui qu’il ne crierait pas sur Taylor. Il le savait, sans pouvoir l’expliquer. Il voulait la voir, la rassurer, se rassurer, il caressait l’espoir de réussir à la faire sourire. Et tant pis s’il devait faire le clown face à elle et passer pour une andouille. Il voulait la voir.

Le regard de Justin s’était ensuite perdu sur les lettres posées sur le lit et il avait laissé filtrer quelques mots. Le fameux ça n’arrive qu’aux autres… Milo réagit alors immédiatement, lui expliquant que lui aussi aurait pu dire ça. Avant. Justin poussa alors un léger soupir.

« C’est sûr que vu comme ça… »

Milo n’avait clairement pas été épargné ces derniers temps et ça expliquant sans doute qu’il soit moins naïf que Justin, plus enclin à accepter que la vie pouvait vous la mettre à l’envers à n’importe quel moment. Pourtant, malgré son accident, malgré ce qui était arrivé à ses collègues pompiers… Il arrivait encore à croire que le malheur était loin. Sans doute parce qu’il avait terriblement envie de croire que c’était le cas. Cet aspect candide de sa personnalité n’empêchait pas Milo de le ramener un peu sur terre, de manière plus légère cette fois. Son ami se plaignait qu’il le laissait seul face à la préparation du repas. Justin rit alors légèrement avant de se lever.

« J’adore te voir t’activer c’est pour ça… D’ailleurs, t’aurait été encore plus mignon avec un tablier. »

Justin haussa alors les sourcils à plusieurs reprises, pour se moquer de Milo avant de le rejoindre derrière le bar, dans la petite cuisine et de partir à la recherche des casseroles. Milo de son côté ne perdait pas le nord et après une petite boutade dont il avait le secret, il le lança sur un tout autre sujet, l’interrogeant sur sa vie amoureuse. Alors qu’il remplissait une casserole d’eau pour les pâtes et qu’il la posait sur le gaz qu’il venait d’allumer, Justin secoua la tête, l’air désespéré.

« Faut qu’t’arrête de te faire des films. Madame Flanagan c’est pas pour tout d’suite. »

Justin plaça alors le contenu de la conserve de légumes sur le feu avant de se tourner vers Milo, haussant les épaules.

« Y’a rien d’bien palpitant à raconter. J’rencontre des nanas parfois, on peut bien s’amuser mais en général, au bout d’une ou deux semaines bah… J’me rends compte que c’est pas pour moi. »

Un sourire moqueur et taquin s’esquissa alors sur le visage de Justin.

« Mais si ça peut te rassurer, effectivement, y’a qu’mon bras qu’est cassé, le reste fonctionne très bien. »

Ami de la délicatesse, bonjour.
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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Lun 12 Fév - 17:14


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Je suis rassuré par ce que je vois et entend. Je ne pensais pas que Justin réagirait si vivement lorsque je lui ai annoncé ce que Taylor avait fait, pour être tout à fait honnête. Maintenant que tout est terminé, même si l’appartement est en piteux état, j’ai du mal à me dire que c’est mon petit Justin, toujours souriant, qui a pété son câble et tout cassé sur son passage. Maintenant que je ne l’ai plus sous les yeux en train de passer ses nerfs sur son mobilier, je me dis que ça n’a pas pu arriver… Qu’en tout cas, ça n’arrivera plus. Alors je préfère croire qu’il dit vrai et qu’il ne s’en prendra jamais à Tay. Ni physiquement, ni verbalement.
C’est comme cette histoire de croire que ça n’arrive qu’aux autres… Moi je ne pensais pas voir un jour Justin se mettre dans un état pareil, un état tellement contraire à ce qu’il dégage, tellement loin de lui. Faut se méfier des apparences, encore un bel exemple ! Je devrai le savoir depuis le temps qu’on me juge à mon apparence de vilain délinquant junkie. …D’où le fait que les gens aient mis autant de temps à me croire innocent des crimes dont on m’accusait. BREF !

« …D’ailleurs, t’aurait été encore plus mignon avec un tablier. »
« Ben grave, merde ! File-moi un tablier ! J’te préviens par contre, je retire tout le reste » je plaisante, en réponse à ses haussements de sourcils libidineux. Et tant qu’on parle de gens tout nu… J’enchaine sur le sujet de la sexualité de mon pote. Je l’ai déjà vu opéré, rentrer avec des gonzesses mais ça m’agace qu’il n’arrive pas à trouver la bonne. C’est un type vraiment cool et ça m’échappe qu’il n’arrive pas à se caser. Ceci dit...une gonzesse équivaut à tout un tas d’emmerdes alors je peux comprendre qu’il ne soit pas vraiment prêt à mouiller la chemise.
« Bon, tant que t’arrives à tirer ton coup de temps en temps, ça m’va ! Au moins j’peux débarquer quand je veux sans entendre ta meuf t’attirer dans la chambre en mode "Euh Justin, j’peux te parler une seconde ?" pour te dire de me foutre dehors parce que vous deviez allez voir sa famille ou lui acheter un treizième sac à main... Oh, d’ailleurs, je vais m’installer chez toi deux ou trois jours, si ça te fait rien » je lui lance en faisant mine de surveiller la cuisson des pâtes. Avant de ricaner bêtement et de lui donner une tape dans le dos. « J’plaisante mec ! Enfin si tu veux m’inviter, ça m’fera plaisir parce que bon, ma sœur est pas toujours de bonne humeur mais v’là. »
En vrai, ça me ferait plus que plaisir s’il m’invitait à m’installer quelques jours chez lui. Ca me changerait d’air et il habite plus près de l’hôpital que Ellie qui, elle, est proche du campus. Aucune utilité pour moi donc.

Nous continuons à cuisiner et je me charge de rester planter sur ma seule jambe valide pour surveiller la cuisson des pates et compagnie pendant que Justin se sert de son bras valide pour nous mettre la table. Après quelques allers retours, je le vois revenir avec les lettres dans la main…
Je lui adresse un sourire contrit et tend la main pour les récupérer.
« T’veux que j’te fasse la lecture ou on les crame dans l’évier ? » je lui demande, prêt à suivre le mouvement quoi qu’il me demande.



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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Mar 13 Fév - 9:50

Justin se mit à rire en écoutant Milo expliquer à quoi pourrait ressembler la vie s’il se retrouvait en couple. Autant dire que le jeune homme n’avait pas envie de ça. Pourtant, il devait bien admettre qu’avec son côté nounours et toujours gentil, il pouvait très facilement se faire embobiner et céder à un certain nombre de caprices sans grande difficulté. Mais que Milo se rassure, il y avait quelque chose qu’il ne se voyait vraiment pas faire : tourner le dos à ses amis. Ça non, il refusait de croire qu’il puisse faire partie de cette catégorie de personnes. Mais ça, seule la vie lui dirait comment il réagirait vraiment. Enfin, en attendant, derrière cette conversation anodine, Milo avait glissé une petite demande, discrètement, parlant de venir passer quelques jours ici. Justin avait d’abord relevé la tête vers lui, pour savoir s’il était sérieux ou non et comprit à l’instant même où il vit son ami soudainement très attiré par la cuisson des pâtes. Il ne s’agissait donc pas que d’une plaisanterie. Milo rajouta, en riant, qu’avec sa sœur ce n’était pas toujours simple. Justin haussa alors les épaules, répondant d’un air volontairement très détaché.

« Si t’as besoin de respirer un coup, tu peux v’nir ici quand tu veux. C’est pas très grand et t’en auras sans doute vite marre d’être à moins d’un mètre d’moi en permanence. Mais t’es l’bienvenu. »

Justin sourit ensuite à Milo avant de lui aussi tourner son attention vers les casseroles l’espace de quelques secondes. Son appartement était vraiment petit et avec une personne en plus, ça devenait vite très étroit. Mais ce n’était pas un souci aux yeux du technicien de surface. Si son ami avait besoin de s’échapper un peu, il pouvait l’accueillir sans aucun souci. A ses yeux, cela ne portait même pas à débat, la réponse était évidente.

Voyant que Milo avait la partie cuisine bien en main, Justin entreprit de sortir des assiettes et des couverts et de poser tout ça sur le bar qui servait autant de séparation entre les deux « pièces » que de table pour manger. Il sortit aussi une bouteille de verre pleine d’eau, des verres et tout le nécessaire à un bon repas. Alors qu’il marchait ensuite vers la partie chambre pour attraper une veste, son regard se posa sur les lettres et Justin se figea quelques secondes. Elles étaient toujours là. Oubliant la veste, il les attrapa et se dirigea machinalement vers Milo. Ce dernier repéra immédiatement les deux bouts de papiers dans sa main.


« J’crois qu’j’ai besoin de savoir. »


Justin leva alors les lettres devant son regard. Les lettres n’avaient pas de sens à ses yeux. Avec énormément de concentration, il pourrait peut-être déchiffrer mais cela lui prendrait des heures et il risquait fort de s’énerver avant d’avoir réussi à comprendre quoi que ce soit. Mais parmi tout ça, il avait tout de même ressenti que Milo était réticent face à ces lettres. Le technicien de surface leva alors les yeux vers lui.

« Mais si tu veux, ça peut attendre quelques heures voire une journée, j’suis plus à ça près… »

Justin avait besoin de lire les lettres avant d’aller voir Taylor. Pour être sûr de ne pas ressentir le besoin de l’assaillir de questions, pour avoir tous les éléments en main afin de la revoir sereinement et de réussir à lui parler avec douceur. Il devait pouvoir la réconforter, il l’avait promis à Milo, il se l’était promis à lui-même. Mais pour ça, il fallait avant qu’il puisse digérer certaines choses, qu’il puisse comprendre ne serait-ce qu’un minimum ce qui avait motivé son ami à tout lâcher. Pour autant, maintenant que la rage avait explosée, Justin pensait à Milo. Lui et Taylor avaient une relation particulièrement forte et ce devait être une terrible épreuve pour lui. Il ne pouvait pas lui imposer de la souffrance encore et encore alors qu’il arrivait à s’aérer enfin un peu la tête. Il se devait de lui laisser la possibilité de respirer un peu.
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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Mar 13 Fév - 16:23


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« J’crois qu’j’ai besoin de savoir. »
C’est plus fort que moi. Je pousse un lourd soupir qui fait gonfler mes joues. J’ai pas envie. Vraiment pas envie. Mais comme il le dit : il a besoin de savoir. Et une part de moi a besoin de comprendre aussi. Taylor et moi avons eu cette discussion en live, quand j’étais à son chevet, mais je me dis qu’elle n’a peut-être pas osé tout aborder avec moi… Et puis qui sait, peut-être qu’elle ne parle pas des raisons l’ayant poussé à tenter de se tuer à Justin, peut-être qu’elle ne fait qu’énoncer toutes les choses qui lui manqueront chez lui. Je n’ai aucune idée de ce que contiennent ces lettres.  
« Mais si tu veux, ça peut attendre quelques heures voire une journée, j’suis plus à ça près… »
« Non vas-y, laisse tomber. Qu’on en finisse » je lui réponds en me saisissant des enveloppes. « Mais file-moi un siège, ça commence à me faire mal. Ca te dérange pas si j’m’en grille un en même temps ? J’vais en avoir besoin… » je lui demande, faisant référence à l’herbe qu’il a l’habitude de me voir fumer et que je consomme bien plus fréquemment que le tabac simple.
Ma réponse obtenue, je me mets au travail. Il faut que je me mette en condition, mode grand sportif. Parce que ce qui m’attend ne va pas être une balade de santé. Et si la lettre n’était qu’une suite de reproches adressés à Justin ? Si au lieu de citer tout ce qui pourrait lui manquer, elle listait toutes ses erreurs ? Ce serait horrible… Je ne veux pas croire que Taylor puisse faire un truc de ce genre à qui que ce soit. En même temps, je ne penserai pas qu’un jour, elle tenterait de mettre fin à ses jours.
« Bon, alors… »
Je me racle la gorge nerveusement, une fois, deux fois, je prends une longue inspiration. Ma main tremble un peu et la feuille de papier en fait autant. Je savais que ce serait difficile mais…
Ca pourrait être ses derniers mots. Ces lettres pourraient être la dernière chose ayant appartenus à ma meilleure amie…ses derniers mots adressés à chacun de nous. Cette idée me fait mal, me fiche la gerbe.
« OK, donc…elle écrit… » Nouveau raclement de gorge avant que je ne me lance enfin : « J’me dis que tu seras probablement déjà au courant quand Milo t’apportera cette lettre, que tu m’en voudras déjà, tout comme lui… »

Je marque une première pause. Mon regard se porte sur mon ami. Comment est-ce que j’ai pu oublier de le prévenir ?
« J’suis désolé mec. De pas…t’avoir prévenu de suite… Vraiment. »
Justin m’invite à poursuivre ma lecture et je m’y colle du mieux que je peux, la voix un peu tremblante, mon cœur cognant fougueusement dans ma poitrine.  
« Je sais qu’un courrier est complètement con, que ça changera absolument rien aux faits, que ça n’enlèvera rien à ce que j’ai fait…mais j’peux pas partir comme ça, sans vous expliquer. Je ne vais pas m’étaler sur des kilomètres de papier, je t’épargnerais ça… »
Je prends une longue inspiration, sentant mon nez me picoter, signe que quelques larmes risquent de poindre sous peu…
« Ce n’est la faute de personne, à part la mienne. Ce n’est pas parce que je n’ai pas été assez aimé ou assez soutenu… Juste que je n’en peux plus. Je n’arrive pas à me sortir de toutes ces merdes, de tout ce que je porte déjà et je te jure Justin que j’ai essayé. Un million de fois, de multiples manières mais j’arrive à bout. Tout simplement. Je ne saurais pas l’expliquer clairement, avec les bons mots, parce que je n’ai jamais été douée pour ça. Mais j’arrive à un stade où ça n’est tout simplement plus possible. »
Ca y est. Les premières larmes. Je m’interromps dans ma lecture pour essuyer mes yeux. Et ce n’est pas ma lettre. C’est celle de Justin… Que contient la mienne ? Est-ce qu’elle répète les mêmes mots ou est-ce qu’elle entre dans les détails pour la mienne, s’étale comme elle le dit sur des kilomètres ?
La présence de mon ami à mes côtés me donne la force de continuer à lire. Je lui dois bien ça…  
« Je sais que tu vas m’en vouloir et tu en as tous les droits mais j’ose quand même te dire que je suis désolée. Vraiment. Tu es l’un de mes plus proches amis, un type formidable qui mérite tout le bonheur, à la hauteur de ce qu’il est. Tu m’as beaucoup apporté, quoi que tu penses et ne change rien de ce que tu es. Des personnes comme toi, ce monde en a besoin, Milo en a besoin. Prend…Prends soin… de lui, s’il te plait, même s’il est entrain de lire… »
Je ne peux pas aller plus loin pour l’instant.  C’est au-dessus de mes forces. Ma vue se brouille trop de toute façon, je serai incapable même si je le voulais. Je ne vois plus rien.
« C’est trop stupide putain ! Pourquoi elle nous a pas juste appelé pour dire ces trucs ! Il suffisait qu’elle nous le DISE ! Qu’elle nous dise qu’elle en pouvait plus ! » je hoquète lamentablement alors que l’eau censé recevoir les pâtes commence à bouillir.




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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Mer 14 Fév - 9:31

Justin avait laissé une ouverture à Milo parce qu’il savait comme la situation était délicate, comme son ami souffrait et que la lecture de ses lettres allait forcément les retourner, encore et encore. Pourtant, il décida de se lancer. Peut-être que cela ne servait à rien à rien de reculer l’échéance ? Sans doute préférait-il enlever le pansement d’une traite, pour que ça fasse moins mal ? Qu’on en finisse. Tels avaient été ses mots. Justin avait donc hoché la tête, le remerciant silencieusement d’accepter de faire ça pour lui. Le technicien de surface détestait devoir dépendre des autres, détestait se retrouver dans cette situation de faiblesse parce que les mots refusaient de prendre du sens devant ses yeux… En temps normal, c’était Taylor qui l’aidait face à la lecture. Qui l’aidait à remplir ses papiers officiels et importants… Chassant l’image de son ami, sur ce bar l’aidant avec son courrier, il attrapa le tabouret qui avait résisté à sa colère et le déposa à côté de Milo pour qu’il puisse s’asseoir. Il s’en voulut de ne pas lui avoir proposé plus tôt d’ailleurs… Justin lui resta debout et se plaça de l’autre côté, côté cuisine, en face de lui. Il avait accepté qu’il se roule un joint aussi, ne voyant aucun souci à ça. Au pire ses voisins sentiraient l’odeur, et après ? Franchement, c’était le cadet de ses soucis.

Justin regardait Milo, faisait nerveusement craquer ses doigts. Son ami était en phase de préparation. Il ne voulait pas le brusquer mais il sentait monter en lui une appréhension étrange, une sorte de stress. Que pouvaient contenir ses lettres ? Il souhaitait y trouver des réponses mais peut-être y lirait-il tout autre chose… Il n’en savait rien. Et ça l’angoissait de se retrouver soudainement face aux pensées de Taylor, d’entendre ce qu’il aurait sans doute dû voir bien plus tôt. Sa gorge était sèche, nouée, il se sentait incapable de parler. Il voyait les tremblements de Milo. Il attendit patiemment, se mettant à sa place, imaginant le poids qui devait lui peser dessus.

Et puis les premiers mots tombèrent. Justin se figea alors que la boule dans sa gorge prenait plus de place. Les premiers mots étaient anodins mais en les entendant, il avait vu Taylor en train de les écrire. Il la voyait seul, peut-être dans une vision romancée, à la lueur d’une lampe simple, couchant les mots sur le papier. Sa vision fut interrompue par Milo qui s’excusait d’avoir tardé à le prévenir. Justin esquissa un faible sourire, tremblant. Il aurait aimé lui dire que c’était rien mais les mots ne sortaient pas. Alors il vint serrer son épaule quelques secondes, juste pour lui dire qu’il ne lui en voulait pas. Oui il avait été en colère mais c’était oublié parce que ce n’était pas le plus important…

Milo reprit sa lecture. Elle ne pouvait pas partir sans s’expliquer. Partir… Justin referma son poing gauche, se crispant. Le reste de son corps lui resta parfaitement immobile, écoutant Milo dont la voix se fracturait au fur et à mesure des mots. Taylor, au travers de la voix de Milo, parlait du trop plein, cherchait immédiatement à les dédouaner, à leur faire comprendre que ce geste n’avait rien à voir avec eux. Justin vit les larmes sur le visage de Milo. Encore une fois, il ne bougea pas. Son visage était fermé, immobile, seuls ses yeux témoignaient du violent ouragan d’émotions qui prenait place en lui. Qui le remuait dans tous les sens. Son ami trouva cependant la force de continuer. Et les mots qu’ils entendit furent comme un coup de massue. Taylor l’encourageait à vivre, à être lui, à prendre soin de Milo… Justin s’accrocha au bar, comme si le sol allait se dérober sous ses pieds. Milo lui, céda au torrent de douleur. Sa voix était brisée, ses mots âpres… Justin sentit sa vue se troubler. Il entendit alors l’eau bouillir et se retourna machinalement pour y plonger les pâtes. Il attrapa une cuillère en bois, les remua, baissa le feu et se retourna. Milo était toujours là. Les lettres étaient toujours là.


« On la laissera plus… On la laissera plus jamais penser comme ça… »


Justin passa alors de l’autre côté du bar et vint de nouveau poser sa main sur l’épaule de Milo. Il avait peiné à sortir ces quelques mots, il avait râclé sa gorge, ils s’étaient accrochés à ses cordes vocales avant de sortir plus rauques, plus graves que d’habitude. Ses doigts se serrèrent sur l’épaule de son ami. Il n’avait rien vu pour Taylor, il n’avait pas su. Il ne commettrait plus les mêmes erreurs. Il ne laisserait jamais Milo seul face à la souffrance, seul face au flot d’émotions qui était en train de le submerger.


« Elle va voir qu’il y a encore des raisons de s’accrocher… »


Justin sentit une larme couler sur son visage. En libérant sa voix, en libérant sa parole, il avait fait exploser les bulles qui se trouvaient dans ses yeux. Mais ce n’était pas important. Les mots de Taylor l’avaient transpercé. Sa main s’accrochait encore à l’épaule de Milo. Toujours là. Non, lui, il ne le lâcherait pas.
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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Dim 18 Fév - 16:15


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Ca me tue putain ! La solution était sous son nez pendant tout ce temps et elle ne l’a pas vue. Il suffisait qu’elle parle, qu’elle sonne à ma porte ou m’envoie un message pour me dire : Hey Milo, frangin, ça va pas du tout, j’ai l’impression de couler. Je serai venue. J’aurai même pas pris la peine d’enfiler un maillot, HOP, direct dans le grand bain ! Je l’aurai aidé à remonter, je lui aurai appris à nager et rien de toutes ces horreurs ne se seraient produites. Maeve aurait fait la même chose, Justin, Ayleen, Saoirse…bon peut-être pas cette traitresse de Saoirse, mais nous autres, on aurait accouru ! On l’aurait aidé, putain ! On l’aurait portée à bout de bras, quitte à boire un peu la tasse aussi.
Pourquoi elle nous a rien dit ? Pour pas déranger ? Parce qu’elle n’y a simplement pas pensé ? Parce qu’au fond, elle ne voulait même plus d’aide ? Mais si c’est ça, si elle voulait pas qu’on sache et que maintenant on sait parce qu’elle a raté…est-ce qu’elle ne va pas recommencer ? Et si jamais je n’étais pas à la hauteur ? Si jamais elle s’en rendait compte en cours de route et décidait de remettre ça ? Et si cette fois, elle ne se ratait pas ?
Ces pensées, je les ai cent fois par jour au minimum…et le fait d’avoir lu cette maudite lettre ne va pas aider, ne va rien apaiser. Il n’y a aucune réponse là-dedans… J’avoue que ça me déçoit un peu, je m’attendais (j’espérais) qu’elle m’aurait un peu prémâché le boulot comme elle le fait d’habitude toujours.

Je sens la main de Justin sur mon épaule. Il s’est déplacé, pour gérer les pâtes à ma place, puisque je suis une loque humaine maintenant. Il m’affirme que nous ne la laisserons plus jamais penser comme ça, plus descendre aussi bas… Mais est-ce qu’on en a les moyens ? Est-ce qu’elle nous laissera faire ? Taylor est butée… Parfois plus encore que moi. Et si elle décidait que quoi qu’on fasse, ce n’était pas assez ?
« Elle va voir qu’il y a encore des raisons de s’accrocher… »
Je pousse un lourd soupir et appose mon front contre mon bras, appuyé sur le comptoir. Ca craint trop. Je sais même pas par où commencer. Et si jamais elle allait mieux et qu’il se passait un truc ? Un truc horrible comme…  
« Et si jamais Maeve meurt ? Et si Ayleen a jamais sa greffe et meurt aussi ? Si ça arrive Taylor s’en remettra pas et elle va recommencer et alors…et alors moi il me restera quoi ? »
Je sais, c’est égoïste de me poser ce genre de question. Ce n’est pas moi le sujet du jour. N’empêche que ça me pèse affreusement et qu’il faut que ça sorte. Et puisque je ne peux pas parler de sa propre mort possible à Ayleen ou à Maeve, que Taylor est trop fragile pour recevoir mes questions… Désolé Justin, c’est toi qui prend !
« Tout part en putain d’couilles mec ! Je sais pas par où commencer ! Comment est-ce que je suis censé la convaincre que tout va bien aller dans le meilleur des mondes alors que l’amour de sa life est mourante, qu’une de ses meilleures amies fêteras sûrement même pas son prochain anniversaire et que sa carrière est peut-être foutue ? Tu m’dis comment je m’y prends pour ça ? J’suis pas Jésus putain ! » je m’agace en reniflant bruyamment, écartant les bras pour trahir mon impuissance. « J’sais pas faire de miracles !  J’suis un boulet moi ! J’suis Milo le boulet ! C’est elle qui rattrape mes conneries, elle qui a toujours assuré, moi j’me contente d’être là mais ça marche plus ça, c’est fini ! Si j’y arrive pas et qu’elle… Si elle… Ce sera ma faute bordel ! j’pourrai pas supporter ça ! J’peux pas l’supporter là maintenant ! Qu’est-ce qu’on va faire Justin ? Comment on va faire pour lui donner envie de continuer à vivre dans un monde de merde comme celui-là où tout part en couilles et où tout le monde crève ? Tu vas travailler : tu crèves ! Tu marche dans la rue, PAF ! Tu vas faire des courses, tu t'prends une VOITURE ! Une voiture dans le supermarché ! L'appart de Maeve a pris feu y a genre même pas deux mois, Saoirse se fait tirer dessus, toi tu prends un bout d'plafond et une machine tueuse de la mort dans la face, Ayleen manque de se faire écraser, moi je me fais taper dedans... On a qu'à tous se tuer ! C'est peut-être ça la solution où j'en sais rien ! »  



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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Lun 19 Fév - 11:34

La main de Justin n’avait pas bougé de l’épaule de Milo et pourtant, il avait l’impression que son ami était en train de se dérober sous lui. Comme si, soudainement, une part de lui parvenait à se soustraire de ce contact physique pour se glisser dans quelque chose de sombre et distant. Un univers auquel Justin n’avait pas vraiment accès. Il ne pouvait qu’être témoin de cette dérobade, de cette longue glissade et attendre. Attendre que son ami parle, expulse, lui donne des signes lui permettant de comprendre ce qui était en train de se jouer dans son esprit, ce qui était soudainement entrain de le faire se dissoudre. Les mots de Milo finirent par sortir, aiguisés, tranchants et acerbes. Justin ne bougea pas mais eut l’impression de recevoir un premier coup dans l’estomac en les entendant. Oui, Maeve et Ayleen pouvaient mourir, oui c’était un fait. Et ça porterait sans doute un coup énorme à Taylor. Mais tout le monde pouvait mourir ? Milo cependant, semblait ne pas accepter cette éventualité mais surtout, il dévoila le nœud du problème : la souffrance que provoquait en lui l’idée que Taylor puisse lui échapper. Puisse le laisser derrière…

La colère arriva après la froideur. La main de Justin glissa de l’épaule de son ami au fur et à mesure des mots de ce dernier. Comment était-il censé faire ? C’était une bonne question, une excellente question. Mais Justin n’eut même pas le temps d’envisager une réponse. Son ami enchaînait déjà, crachant tout ce qui devait lui peser sur l’âme jusque-là. Il parla de son sentiment d’impuissance, de sa crainte de culpabilité, de la vie qui semblait partir en vrille. Oui il y avait eu des accidents, trop sans doute. Justin n’en avait subi qu’un directement et c’était sans doute ça qui l’aidait à croire encore à l’avenir. A moins que ce soit sa naïveté. Mais lui, malgré tout ce qu’il entendait, malgré la douleur visible de manière aveuglante sur le visage de Milo… Il n’arrivait pas à se résoudre. Il ne pouvait pas être résigné. Il ne pourrait sans doute jamais l’être. Alors, quand porté par la colère et la douleur Milo termina son discours en disant que la solution était peut-être de tous se laisser partir, Justin réagit du tac au tac.

« Non. »

La voix habituellement si douce et enjouée de Justin était cette fois tranchante et incisive. Il n’appelait à aucune négociation, aucun commentaire. Dans un geste lent, le jeune homme se dirigea vers les casseroles et remua lentement les pâtes dans l’eau. Il resta ainsi quelques secondes, face à la casserole, dos à Milo avant finalement de se retourner et de le regarder droit dans les yeux.


« J’sais pas comment on fait Milo. Et clairement, j’suis pas l’plus doué pour trouver les bons mots. Pour faire de beaux discours réconfortants et redonner l’envie de vivre à quelqu’un juste en appuyant au bon endroit, en réussissant à dire ce que l’autre a besoin d’entendre. »


Le visage de Justin était fermé, son sourire avait de nouveau disparu mais cette fois, il n’y avait plus de larmes. Il n’y avait plus cette forme de désespoir qu’il avait exprimée en entendant la nouvelle. Non, parce que cette fois, il y avait Milo face à lui qui était en train de se laisser happer et ça, ça ça ne devait surtout pas arriver.

« Et moi j’suis là et je bougerai pas Milo. J’suis peut-être un peu couillon, carrément naïf mais je te laisserai pas tomber et je serai toujours là. Alors même si le lien que j’ai avec Taylor ne sera jamais le même que celui qu’il y a entre vous… Je te laisserai pas tomber. J’la laisserai pas tomber. J’vais t’aider comme je peux, avec mes armes. Et j’suis sûr qu’ensemble on peut y arriver. Y’a pas d’remède miracle, on va en chier et elle aussi. Mais on est plus forts que ça. »

Une certaine émotion s’entendait dans la voix de Justin qui tremblait légèrement pourtant, dans son regard, il y avait toujours cette détermination.

« Ouais la vie peut foirer à tout moment mais si on est encore en vie jusque-là c’est qu’y’a une raison. Si Maeve m’a sorti de ses putains de décombres y’a une raison. Si c’est que ta jambe qu’est dans l’plâtre y’a une raison. Taylor arrive plus à voir ça, arrive plus à y croire. Faut pas qu’on trouve la réponse pour elle, juste qu’on lui montre la voie. Qu’on lui montre qu’on y croit. »
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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Dim 25 Fév - 13:26


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C’est la merde. C’est la grosse merde. Plus je parle, plus je vide mon sac, plus je me rends compte à quel point la situation est désespérée. Pour Taylor, Maeve, Ayleen et aussiun peu pour moi. Deux de mes plus proches amies risquent de passer l’arme à gauche  cause de leur santé de merde et si/quand ça nous tombera dessus, ça va faire très mal. Ca va être insupportable. Je comprends pourquoi Tay a eu envie de baisser le rideau… Elle ne veut pas affronter ça. Je ne veux pas l’affronter non plus. En partant la première, elle se serait évité beaucoup de souffrance si jamais les choses tournaient mal pour sa petite amie ou pour Ayleen. Et puis Saoirse qui s’est pris une balle, moi qui me suis pris une voiture, Justin qui s’est mangé le toit d’un grand magasin sur la tronche… Non, décidément tout part trop en couilles !
« Non. »
Son ton me coupe l’envie de fondre en larmes. Je relève mes yeux brillants vers lui, retenant mon souffle et lui accordant toute mon attention. C’est le même ton qu’il a utilisé tout à l’heure, juste avant de péter son câble et de casser le tabouret… Est-ce qu’il va me cogner ? Est-ce que c’est ça la prochaine étape ? …J’ai de la chance que son bras soit plâtré peut-être.
Est-ce que c’est pour éviter de le faire qu’il s’éloigne tout à coup pur aller remuer dans les pâtes qui continuent de cuire lentement mais sûrement. Je recommence à respirer, renifle, essuie mes yeux, soupire. Je retrouve peu à peu mon calme, même si j’ne ai encore gros sur le cœur. Mais son intonation et le « non » ferme qu’il m’a adressé me dissuadent de reprendre la parole et de poursuivre sur la voie empruntée.  

C’est donc Justin qui se charge de reprendre la parole et de m’exposer son point de vue sur la question. Il m’avoue se sentir tout aussi dépassé par les évènements, être conscient de ne pas être le plus doué pour trouver les mots mais refuse d’abdiquer, de se résigner comme je commence à le faire, comme Taylor l’a fait…
« J’la laisserai pas tomber. J’vais t’aider comme je peux, avec mes armes. Et j’suis sûr qu’ensemble on peut y arriver. Y’a pas d’remède miracle, on va en chier et elle aussi. Mais on est plus forts que ça. »
Nouveau reniflement. J’aimerai bien y croire, me persuader qu’on peut y arriver, sauver tout le monde rien qu’en étant soudés mais… C’est de plus en plus dur. J’e ai trop bavé depuis mon retour à Chicago. Peut-être que je n’aurai pas dû rentrer ? Si mes finances me l’avaient permis, je serai resté en Europe encore un moment. Mais j’ai eu un souci de santé et blablabla, me revoilà.
Je baisse les yeux, me sentant honteux. D’habitude, je suis du genre bout en train, à toujours voir le bon côté des choses, à essayer de rebooster tout le monde, mais franchement, là… Je ne vois pas comment faire ça. Je m’en veux. Vraiment. Parce que je sais que si je n’assure pas, les conséquences seront terribles. Parce que Justin a raison : Taylor ne voit plus d’issue non plus. Et si je n’ai pas une porte de sortie à lui montrer, elle va passer par la fenêtre la plus proche, c’est certain. Et je ne le supporterai pas. Je ne pourrai pas vivre avec ce poids sur la conscience.
Il faut que je me sorte les doigts du cul en résumé. Sauf qu’ils sont bien, bieeen, enfoncés là.
« J’sais qu’t’as raison mais…j’arrive pas là » je soupire en frottant mes yeux qui continuent de picoter. A cause des larmes et de la fatigue. « J’fais semblant avec elle, mais elle me connaît trop bien, j’peux pas lui mentir sur le long terme… C’est pour ça que quand…quand j’étais avec Zara je la fuyais un maximum. Pour pas qu’elle comprenne rien qu’à ma tronche qu’un truc lochait vraiment. J’veux plus jamais qu’elle fasse un truc pareil mais j’sais pas comment lui faire croire que j’y crois encore, tu vois ? J’suis fatigué. J’sais que j’donne toujours l’impression d’être une larve, j’fais tout à mon rythme très lent, j’me traine dans tous les domaines mais…là j’suis vraiment à bout. Enfin bref. J’vais pas t’emmerder avec ça. Ma névrosée de frangine m’a filé l’adresse d’un psy et je vais aller la voir. Peut-être que ça sera bien. Si j’évacue deux trois trucs, j’aurai la place pour accueillir ceux de Taylor » je lui explique avant de me tourner pour jeter un œil sur les pâtes, alors que mon ventre gargouille. « C’est prêt ? Faut que j’me pique avant de grailler. T’veux bien m’apporter ma sacoche ? » je lui demande en la désignant sur le canapé que j’ai quitté tout à l’heure pour me rapprocher de la cuisine.  
Justin s’exécute et me ramène mon matos. Je teste ma glycémie, ajuste la dose d’insuline à m’injecter et soulève mes nombreuses couches de fringues pour pouvoir me piquer dans le bide pendant que le propriétaire des lieux gère le repas.

Quand c’est fait, je fais disparaître le tout et me laisse servir par Justin. Certes, il n’a qu’un bras mais avec une seule béquille, je ne suis pas hyper à l’aise et je risquerai de tout faire tomber. Ce serait bête, faut avouer.
Il vient s’installer face à moi et je me jette directement sur mes féculents.
« Au fait, tu dois l’garder combien de temps ton plâtre ? Tu vas pouvoir reprendre le boulot quand ? » 



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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Lun 5 Mar - 10:25

Justin n’aimait pas ce qui était en train de tomber sur le visage de Milo. Cette envie de baisser les bras, d’arrêter le combat et de se concentrer pour juste réussir à respirer. Il avait l’air soudainement si épuisé, si fragile, ça avait quelque chose de déstabilisant. Les deux jeunes gens étaient habitués à faire les couillons ensemble, à rire, à faire les malins mais pas à ouvrir leurs cœurs de la sorte. Ce n’était pas la première fois certes mais voir son ami aussi blessé lui mettait une grosse claque. Justin lui aussi été fatigué mais il sentait bien qu’il y avait une marge entre eux. Lui avait encore la force de rebondir, l’envie de se battre alors que Milo était prêt à se laisser glisser. Il ne pouvait pas accepter, il ne pouvait pas laisser ça comme ça, croiser les bras et le regarder couler. Non, il l’avait fait avec Taylor parce qu’il n’avait pas su regarder, pas su écouter. Il ne ferait pas deux fois la même erreur. Milo au moins ne cachait pas son malêtre, sa souffrance et expliqua clairement à Justin qu’il était à bout. Le technicien de surface l’écouta attentivement et il ne chercha pas à retenir un long et profond soupir quand son ami déclara qu’il allait arrêter de l’embêter avec ses histoires. Il avait déjà oublié ce qui avait été dit avant ? Justin ne se rappelait pas que Milo avait si peu de mémoire. Lorsque son ami lui demanda sa sacoche, Justin alla la chercher et en profita pour reprendre la parole.

« C’est p’t’être une bonne idée d’aller voir un psy. Par contre si tu m’redis encore une fois que tu vas pas me parler pour ne pas m’embêter j’te jure que je t’en colle une. »

Justin donna alors sa sacoche à Milo avant de retourner derrière les fourneaux. Il sortit alors une passoire et écouta les pâtes. Il y ajouta ensuite les légumes chauds et mélangea le tout. Alors qu’il posait la casserole pleine sur le bar, il leva les yeux vers Milo.

« J’te laisse un peu de temps pour te remettre mais j’te jure que je viendrai bientôt te botter le cul. Et si tu cherches à me cacher des trucs, j’te jure que ça va barder. Taylor a refusé de nous parler et on voit ce que ça a donné. Alors arrête tes conneries de j’vais pas te parler pour pas t’faire chier. »

De son bras valide, Justin commença alors à servir les assiettes, répartissant le contenu de la casserole. N’ayant plus de tabouret pour s’asseoir après son magnifique coup d’éclat il resta debout devant le bar, côté cuisine et donc en face de Milo. Un bras dans le plâtre c’est plus facile à gérer debout qu’une jambe. Il planta alors sa fourchette dans les pâtes et se rendit compte que malgré tout, il avait un peu d’appétit. Peut-être que le fait de devoir rebooster son ami, devoir être l’homme joyeux avait convaincu son corps et dénoué un peu son estomac. Milo relança alors la conversation, se détournant un peu du sujet principal. Justin ne lui en voulait pas. Il devait accepter de lui laisser un peu de temps.

« J’en avais pour trois s’maines en tout donc a priori, j’vais reprendre le taff pour Noël. »

Dit comme ça, ça ressemblait un peu à un cadeau empoisonné. Pourtant, Justin avait presque hâte. Rester chez lui était un enfer. Il tournait en rond et si au début c’était plaisait, ça commençait vite à la gonfler. Et il était certain qu’avec la nouvelle qui venait de lui tomber sur le coin de la tête, il aurait encore plus besoin de sortir de son minuscule appartement. Travailler c’était aussi se concentrer sur quelque chose de très simple, de mécanique et oublier le monde.


« En attendant, j’vais manger des pâtes tous les jours et tourner en rond ici. »


Justin esquissa alors ce qui pouvait ressembler à un sourire entre deux bouchées. Il n’était pas à plaindre et n’avait pas envie de se placer en victime surtout avec tout ce qui était en train de se passer autour de lui. Mais détendre un peu l’atmosphère semblait nécessaire à Milo qui commençait clairement à saturer. Justin avait encore des questions, des doutes, des interrogations mais il les rangea soigneusement dans un petit coin de son esprit, il allait patienter.

« Et toi, t’es immobilisé combien de temps ? »
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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Sam 10 Mar - 18:06


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Je mâchonne ma bouchée de pâtes pendant qu’il me renseigne sur la durée de son arrêt de travail forcé. Je préfère aborder ce sujet que le précédent, à propos de mes états d’âme et tout ça. Et de loin, franchement !
« Ca craint un peu, non ? » je lui demande en l’entendant évoquer ce timing à chier. Reprendre le boulot à Noël, à mon sens, ça craint. C’est une fête que j’aime plutôt bien. Toute la ville est décorée, j’aime la neige et le froid ne m’a jamais trop dérangé. C’est aussi la meilleure période pour se retrouver en famille et j’ai toujours été proche des miens. Evidemment, comme dans toutes les familles, il y a des tensions par moments, mon père ne me comprend pas toujours, n’approuve pas mes choix de vie, mais il l’aime inconditionnellement et la réciproque est vraie. J’ai hâte de me mettre à table avec eux pour me remplir le bide, franchement ! Peut-être que, cette année encore, Taylor m’accompagnera. Elle l’a déjà fait par le passé et je me dis que ça lui ferait peut-être du bien de passer un Noël chez les Lawson, à se faire bichonner ! Mais sans doute aimera-t-elle mieux être auprès de sa famille à elle… Ou peut-être qu’on pourrait s’organiser un Noël entre amis ? J’sais pas… C’est une idée à lancer.

« En attendant, j’vais manger des pâtes tous les jours et tourner en rond ici » enchaine Justin pendant que je médite sur ma nouvelle idée géniale. « Et toi, t’es immobilisé combien de temps ? »
« Jusqu’à la fin des temps j’ai l’impression » je marmonne, la bouche pleine, avant de déglutir. Celui qui a dit que l’appétit venait en mangeant était un génie ! « En vrai ils ont dit que ça dépendrait de comment ça évolue. Comme mon genou a déjà morflé une fois…ben ils savent pas trop ce que ça va donner. Disons jusqu’à février au moins. Ca va être la looose… D’ailleurs ! Tant qu’on parle de plâtre et tout ça : j’peux savoir pourquoi tu ne m’as pas proposé de signer ton plâtre ou de signer le mien ? Tu n’es pas un véritable ami Justin. Tu pues du cul ! Dès que j’ai terminé de bouffer à l’œil et de vider tes réserves, j’te préviens, on s’y met ! Je vais te faire un truc du feu de dieu, tu verras » je lui souris, retrouvant un peu de ma bonne humeur.

J’ai dessiné la plupart de mes tatouages et je ne suis pas trop mauvais. Je dirai même que je suis bon en fait.
« Quand j’serai débarrassé de ça et que…ben quand je me sentirai mieux et puis prêt quoi : j’irai bien revoir Reese pour savoir s’il peut m’embaucher. Tu t’souviens d’Reese ? mon patron tout tatoué de la tête au pied là. Tu peux pas l’oublier…ceci dit je crois que t’es jamais v’nu me voir au salon quand j’y bossais… Non ? »
Quand j’y bossais, avant que des connards complètement tarés viennent canarder la rue et tuer plein de mômes innocents au moment des fêtes de Noël. Non, pire le JOUR du Réveillon de Noël. Mais je ne veux pas penser à ça. Parce qu’encore une fois, Noël est une de mes fêtes favorites et j’en ai marre de vivre dans la peur…
Je vais aller voir un psy et je vais aller mieux. Je vais remonter la pente. Je vais retourner voir Reese, me faire embaucher et je retournerai sur mon ancien lieu de travail. Jusque là je n’y suis pas parvenu (trop de mauvais souvenirs)  mais il faut bien que je me fixe des objectifs, non ? Il faut que j’arrive à dépasser tout ça. Parce que Justin a raison, il faut qu’on soutienne Taylor, il faut qu’on y croit, pour qu’à son tour elle puisse y croire.
Si j’arrive à retourner au salon, à y travailler malgré tout ce qui s’est passé, alors peut-être que je pourrai inciter ma meilleure amie à retourner bosser aussi quand le moment viendra.
Bref, Justin m'apprend que non, il n'a jamais eu l'occasion de passer me voir là-bas et de rencontrer mon ami et ancien patron.
« C’est un type vraiment cool, même s'il fait un peu flippé au premier abord. Faudra que je te le présente... C'est une bonne idée tu crois ? »
En vrai je sais qu'il va approuver mais j'ai envie et besoin de l'entendre.


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MessageSujet: Re: don't shoot the messenger Mer 14 Mar - 9:57

Justin avait haussé les épaules alors que Milo lui demandait si le timing de sa reprise de travail n’était pas un peu craignos. Ses parents étant à Chicago, il savait qu’il pourrait les voir pour Noël même s’il travaillait alors il ne se formalisait pas trop pour ça. Il aimait passer cette fête avec sa famille, sans nul doute, mais travailler ce jour-là ne l’avait jamais spécialement dérangé. Ça tombait souvent sur lui, le petit jeune, qui n’a pas de famille, qui peut donc bien faire ce sacrifice. Au fil des ans, il s’était habitué et trouvait ça presque plaisant. Voir les gens s’agiter dans les rues pour faire les derniers cadeaux, entendre les conversations hachées sur le repas qui doit être prêt dans les temps. Sourire aussi, à ceux qui sont coincés dans des endroits où on ne veut jamais être pendant les fêtes… Alors tant pis, Justin reprendrait le travail à ce moment-là mais il irait manger le soir avec ses parents, comme toujours.
Enchaînons sur Milo qui commença à lui expliquer que de son côté par contre, ce n’était vraiment pas réjouissant. Au moins jusqu’à février ? Il avait bien entendu ? Le technicien de surface ouvrit de grands yeux, fixant son ami comme s’il venait d’avoir une hallucination.

« Février ??? Sérieusement ? Oh putain. »

Ah ouais, déjà qu’un mois pour lui c’était le bout du monde mais alors trois… Justin était littéralement sur le cul et ne put s’empêcher de se demander comment Milo allait faire. Ce qui n’était sans doute pas ce que son ami avait besoin d’entendre mais bon. Heureusement, ce dernier enchaîna sur quelque chose de bien plus léger, d’une façon dont lui seul avait le secret. En quelques secondes seulement il passa à autre chose, lui parlant de son plâtre et du fait qu’il ne lui avait pas proposé de le signer. Justin se mit alors à rire de bon cœur. Il n’avait pas de doute sur les talents de dessinateur de son ami, non il craignait juste son potentiel connerie. Parce qu’il n’avait pas non plus envie de se retrouver avec un truc honteux sur son bras qu’il pouvait difficilement cacher.

« T’as intérêt à c’que ce soit pas honteux ou ridicule, sinon, j’te jure que je te dessine une énorme bite sur ta jambe. »

Merci Justin pour ce moment de poésie et de douceur. Lui par contre, ça ne le dérangeait pas le moins du monde de faire de l’humour gras. Il planta donc sa fourchette avec appétit dans son assiette et mangea avec envie. Discuter comme ça avec Milo lui faisait du bien. L’ombre de la nouvelle le rattraperait bientôt, c’était certain. Mais au moins, ils s’offraient ensemble quelques minutes de douceur, de complicité lors de toute la merde du monde et c’était sans doute ce dont ils avaient besoin. Le technicien de surface mangeait donc tranquillement alors que Milo commençait à lui parler de son avenir, ce qui faisait plaisir à entendre. Il lui expliqua alors qu’il aimerait retourner voir son ancien patron. Il lui demanda alors s’il se souvenait de lui. La bouche pleine, Justin fronça les sourcils avant de secouer négativement la tête. Ça lui disait rien, effectivement, il n’était jamais venu voir Milo à son ancien travail. Ami indigne.

« Quand toi tu dis qu’il fait un peu flipper au premier abord, c’pas du tout rassurant. »

Justin rit alors légèrement. Attrapant un verre, il but un peu d’eau avant de réenchaîner sur le vrai sujet de la conversation.

« J’pense que c’est une bonne idée. Ça te plaisait comme taff et t’es plutôt bon là-dedans alors vas-y. Et puis, j’pense que ça peut te faire du bien d’avoir un projet. »

Soulevant sa fourchette, Justin afficha alors un sourire amusé.

« Enfin, c’est c’que disait tout l’temps ma mère. »

Incapable d’être sérieux le Justin ? Ça dépendait des jours. Et s’il pensait sincèrement que Milo devait prendre la direction annoncée et se lancer dans ce projet, il avait besoin de faire un peu le pitre. Pour recoller au moins temporairement les petits morceaux de lui. Et pour s’aider à ça, il mangea encore une bonne fourchette de pâtes avant de pousser un soupir.

« On s’mate un film après en fumant ? »

Derrière cette invitation, Justin demandait clairement à Milo s’il voulait bien rester encore un moment ici. Il ne voulait pas être tout de suite seul avec ses pensées, avec la violence de ce qu’il venait d’apprendre. Il avait besoin de son ami, de s’oublier quelques instants avant de prendre la réalité à bras le corps.
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