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 alone in a room | joan

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MessageSujet: alone in a room | joan Lun 5 Fév - 22:43



Acte I ; Scene I - Joan
EXORDIUM.


Pour cette énième virée au cœur de la cité des Vents, il s'était persuadé que les rafales pourraient tourner, peut-être se calmer. Il avait espéré un temps calme, quelque-chose de simple, de discret, quelque-chose qui pourrait l'apaiser ; métaphoriquement parlant. Ses pas les ont mené – parce qu'elle est venue avec lui, son Emy – jusqu'au centre de repos qu'il côtoie, parfois. Là où se tient depuis longtemps étendu un être cher à son sang, un être à qui il aurait tout pardonné si tant est que ça ait pu l'aider. Mais ces faits-là ne prospèrent que sous le joug d'une vanité qu'il ne pourrait défaire. Le jeune homme s'est fait à cette idée, ressassant pourtant bien des bon-temps ; ces instants où tout semblait pouvoir rentrer dans l'ordre, avant que tous ces progrès ne viennent se tordre. Comme souvent, comme toujours. Et ce n'est qu'un soupire qui termine par franchir la barrière de ses lèvres, mélancolique, un peu froid. Quelque-chose qui vient érafler sa trachée comme dans l'espoir d'y apaiser un passage bien marqué. Une douleur d'aucune nécessité au vu de celles qui ornent déjà ses pensées. Alors il secoue la tête, le roux, écrasant sa cigarette contre l'un des murs qu'il longe avant que le filtre ne rejoigne l'humidité d'un sol fatigué, chaque jour un peu plus sollicité. Davantage ce soir alors qu'ils errent, essayant de se trouver un but pour ne pas voir ses esprits à lui perdre de leur état prospère. Ronnie s'éloigne et Emy suit, ils déambulent là où ses pas les mènent, loin de là où ses seuls et quelques démons se traînent. Sur son trajet, il en oublie presque le vent glacial qui vient se perdre sous son t-shirt peut-être trop ouvert, cette maigre veste qu'il ne porte qu'à moitié puisque, derrière lui, elle continue de voler. Il n'en ressent que les quelques brides glaciales de ces filets d'air jusque contre lui abandonnés, il n'en ressent que cette désagréable sensation, loin d'être à même de se rendre compte que s'est tu brutalement son peu de raison. Et puis, finalement, il ose. Il ose jeter un coup d’œil à son téléphone, fouiller son répertoire à la recherche d'un numéro qu'il n'a guère l'habitude de contacter. Pourtant, il est là, noir sur blanc, écrit comme attendant depuis longtemps patiemment. Et il hésite, le roux, il hésite à s'en servir avant de relever l'azur presque translucide de ses prunelles sur le boulevard au cœur duquel il se tient, les rues qui s'offrent à lui, la destination qui, immédiatement, vient se proposer. Alors il s'en défait, de cette précédente idée. Il s'en défait et s'en remet à de nouveau l'éviter, convaincu que l'aide nécessaire viendra d'ailleurs. D'ailleurs qu'en ce cœur dont, en vérité, il a peur.

Les mains dans les poches, la laisse de sa Belle autour du poignet, cet air débrayé auquel beaucoup sont désormais habitués, il sait où aller. Ronnie s'offre le culot de braver le froid, les rires, les propositions douteuses de quelques hommes au manteau long. Il se donne la volonté de faire les quelques kilomètres qui le séparent de cette maison en bord de plage, de ce petit refuge dont il cru avoir entendu que la porte leur serait ouverte. Pour tout, pour le moindre souci, le moindre sourire. Pour tout ce qu'il pourrait avoir à porter sur ses larges épaules, sur ce dos déjà courbé par un passé qu'il ne peut pas forcément oublier. Pas aujourd'hui, en tout cas, pas en sachant l'endroit où sont restées momentanément toutes ses réserves de joie. Et il essaie d'en épargner ses songes, toutes ces réflexions qui dansent au milieu des couloirs de son âme qu'elles longent. Tenaces, coriaces. Il essaie de s'en défaire jusqu'à parvenir loin de ses enfers. Un peu plus loin dans la rue rattrapée, il sait que des murs sauront aisément l'apaiser autant que le regard de sa peluche sur lui. Un repère sécurisant pour l'esprit du roux qui, mine de rien essoufflé, s'épargnera le vice de devenir fou. De ceux dont fait désormais partie une mère qu'il n'a pas oublié malgré cette nouvelle vie accordée, ce nouveau départ auquel il s'est tant accroché. Ronnie a tiré un trait sur son passé à un détail près, ce détail près. Son trop grand cœur, cette volonté de toujours offrir le meilleur de lui-même à ceux qui pourraient en avoir besoin parmi ceux qui lui sont chers, ceux qui le furent un jour et qui, malgré leurs erreurs, soient toujours de cette importance pour celui qui, enfin, parvient sur le pas de la porte. Fatigué, lassé d'une douleur qu'il n'a jamais su gérer, celle qu'il s’évertue tellement à cacher, secret bien gardé ; puis physiquement parlant, azuré par le froid qui s'est installé, cette fraîcheur bravé avec des vêtements trop peu adaptés. Dawson se risque à quelques coups contre la porte, quelques coups peut-être trop léger mais les forces lui manquent et les sensations dans les mains également. Chose qu'il n'arrivera pas forcément à lui cacher, lui qui aime faire bonne impression, lui qui aime à préserver le monde plutôt que de prendre quelques instants pour que ce traitement lui soit également attribué. Un soupire, la tête qui finalement se baisse, peut-être de honte, de gêne. L'impression de déjà faire une erreur ; parce qu'il n'a pas à la déranger, parce qu'il n'a pas à venir lui imposer ses démons. Et il va pour faire demi-tour, finalement, le regard tourné vers un océan finalement trop attrayant ; trop attrayant pour celui qui, voulant partir avant que la porte ne s'ouvre, n'en a pas eut le temps.    
 

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MessageSujet: Re: alone in a room | joan Sam 10 Fév - 16:30

Alone in a room
EXORDIUM.
Faire bonne figure devant les parents. Faire bonne figure devant les collègues. Les amis. Leur assurer que tout va bien, que le plus difficile fut les deux premières semaines mais que maintenant, les choses se tassent.
Un terriblement mensonge savamment mener par la psychiatre qui, ce soir, ressent plus que jamais le poids d’une solitude.

Un mois qu’elle avait foutue Howard dehors et elle n’arrivait toujours pas à faire avec. Les fêtes n’ont rien arrangé, elle qui était habitué à jongler entre sa famille et la belle-famille, d’avoir la présence de son fils, d’avoir au moins la prétention de baigner dans une ambiance joviale et festive. Cette année a certainement été le pire Noël qui soit. Un aller-retour chez ses parents qui n’ont cessé de lui poser une vingtaine de question sur le pourquoi du comment de cette rupture si soudaine avec « un homme bien et avec une situation stable » puis la présence éclair de Dereck avant de s’évader elle ne sait où.
Et le premier de l’an, n’en parlons même pas. Joan a préféré noyer tout ça dans le boulot, optant pour une nuit de garde à l’hôpital où au moins, elle n’a pas chômé entre les suicidaires et les psychotiques se baladant à poil dans la rue en jurant de tuer le prochain hérétique.

Mais ce soir, l’ombre de l’absence pèse un peu plus alors qu’elle rédige son dernier rapport de la soirée, emmitouflé dans un gros gilet d’hiver.
Nous ne pouvons pas oublier vingt ans de mariage d’un claquement de doigts et même si Joan sait qu’elle ne fléchira pas, qu’elle n’ira pas supplier son ex-mari de revenir et de lui donner une deuxième chance, ça ne change rien à la profonde tristesse qui s’étale chez elle. Elle a perdu un meilleur ami, un mari et même si leurs dernières années d’union n’a pas été exemplaire, elle pouvait au moins se consoler d’une présence rassurante le soir, d’une discussion feinte, d’une animation.
Joan termine de taper ses derniers mots et enregistre le fichier, poussant un lourd soupire avant de fermer son ordinateur. La psychiatre quitte son bureau qu’elle ferme toujours à double tour avant de glisser la clé dans un pot dissimulé dans la cuisine. Une précaution qu’elle s’est toujours évertuer de prendre, sans raison apparente.

Elle jette un œil à son portable, hausse les sourcils devant l’heure tardive et hésite.
Verre de vin ou lit ? Lit ou verre de vin.
L’hésitation ne se fait pas tarder, attrapant une bouteille déjà entamer et se remplissant la moitié d’un verre. Elle n’ira pas jusqu’à noyer sa solitude dans l’alcool mais Joan estime qu’elle a tous les droits à un petit réconfort. La psychiatre croise sont reflet et détourne rapidement les yeux. La douleur est présente, la blessure encore béante. Elle qui a toujours été si affranchi, si libre, se retrouve aujourd’hui paumée, avec milles questions et doutes qui fulminent sous sa tête blonde. Quarante trois ans et elle n’a déjà plus rien d’enviable, plus rien de sexy, de désirable. Et ça lui en fout un coup au moral de voir que son mari n’a pas tardé à aller foutre son nez ailleurs.
Et pas que son nez …

Joan s’installe dans un fauteuil, près du feu de cheminée qu’elle a allumée un peu plus tôt et en qui elle trouve un bref réconfort. Elle aime cette maison plus que tout mais se demande s’il ne serait pas mieux de la vendre et de se mettre d’accord avec Howard là-dessus. Elle ne se voit pas y vivre seule, même avec son fils prenant un peu plus le large chaque jour.
La psychiatre tend l’oreille, redresse la tête, incertaine de ce qu’elle entend. Si ce sont bien de légers coups donnés à la porte ou simplement le fruit de son imagination. Elle laisse passer une poignée de seconde avant de se décider à se lever et vérifier, juste pour être sûre. Elle jette un bref coup d’œil au Judas et aperçoit des traits qu’elle ne connait que trop bien. Joan déverrouille la porte et l’ouvre sur un ami aux épaules las, lourdes mais surtout transit de froid.

- Ronnie ? Tout va bien ?

Ronnie Dawson n’est pas le genre d’homme à afficher cet air triste, à avoir l’air si abattue. Joan ne reconnait pas cet air perdu, paumé… Quoi qu’il lui ait arrivé quelques fois de le voir au plus mal. Plusieurs même. Entre les aller-retour au commissariat pour le sortir de ses gardes à vue et le ramasser sur un trottoir ivre mort, la psychiatre à on ne peut plus l’habitude de le voir dans un état désastreux. Mais cette fois, les choses semblent différentes.
Et ce n’est qu’à la lumière du perron qu’elle prend conscience à quel point cet idiot est à peine couvert alors qu’il caille comme pas permit. Début Janvier à Chicago, au bord de la plage et à cette heure là de surcroit, il y a de quoi attraper la mort !

- Bon sang ! Mais qu’est-ce que tu fiches habiller comme ça par ce temps ! Viens, rentre.

Elle le tire doucement par le bras, laisse entrée Emy sans hésitation. Joan adore cette chienne, une véritable boule d’amour qui ne quitte jamais son maitre.

- Viens t’assoir par là.

Elle dégage coussin et plaide et lui laisse la place dans ce fauteuil près du feu avant de s’agenouiller devant lui, ses yeux clairs posés dans les siens.

- Quelque chose ne va pas ?



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MessageSujet: Re: alone in a room | joan Mar 13 Fév - 23:31



Acte I ; Scene I - Joan
EXORDIUM.


« Ronnie ? Tout va bien ? » Les sourcils froncés et cet air déjà inquiet. Ronnie regrette presque de venir lui imposer cette mine affreuse sur le devant de sa porte, davantage en sachant tout ce que ses épaules portent. Aussi, il en baisse instinctivement la tête, il la baisse parce qu'il peine à lui faire face ; contrairement à Emy qui tire avec un peu plus d'enclin pour pouvoir la saluer, sur elle presque se mettre à sauter. Et il craque, finalement. Il craque parce qu'il n'a nulle issue à cette situation, nul moyen de revenir sur des pas qui l'ont pourtant conduit là. « Bon sang ! Mais qu’est-ce que tu fiches habiller comme ça par ce temps ! Viens, rentre. » Habillé comment ? C'est à son tour d'avoir l'air un peu perdu, un peu paumé, l'azur de ses prunelles défaits glissant sur le léger t-shirt qu'il aborde, celui qui cache vainement le haut de son ventre qu'il sent se tordre. De douleur, peut-être, de honte aussi, certainement vu ce qu'il engendre, cet horrible tête à tête. Il aurait dû s'abstenir cette virée, il aurait dû lui épargner sa présence fatiguée, esquintée, lassée de tout ce qu'elle a à gérer en cette foutue journée. Désormais soirée. Il comprend alors, sa veste, il a dû l'oublier. Et, avant qu'il n'ait eu le temps de s'expliquer, avant qu'il n'ait pu lui faire entendre que ce n'était qu'une erreur de venir jusqu'à elle pour errer, Joan l'attrape, laissant ses doigts fins s'accrocher à son poignet qu'elle vient tirer pour le faire entrer. Et si cette légère poigne aurait pu être empêchée, c'était sans compter l'empressement de Emy à rejoindre la chaleur d'un refuge qu'elle aime à côtoyer et qu'elle connaît peut-être désormais par cœur. Alors il entre, à son tour, il vient sur les pas de sa boule de poils, suivant les directives silencieuses de celle qu'il est venu trouver tout de même de base inconsciemment. « Viens t’asseoir par là. » Il suit, silencieusement. Il suit après qu'elle lui ait fait une place dans le fauteuil qu'elle s'apprêtait probablement à occuper. Les coussins, les plaids, tout fini par rejoindre une des extrémités du canapé que Emy ne tarde pas à rejoindre à ses côtés, le museau venant déjà contre sa cuisse se poser ; là, juste à côtés des mains de celle chez qui il est désormais l'invité. Improvisé, certes, mais invité tout de même. « Quelque chose ne va pas ? » Et sa voix qui le rappelle pleinement à cet instant, la chaleur des lieux qui semble l'aider à se faire un peu plus présent. Doucement, Ronnie revient à lui. Il s'offre le luxe de souffler quelques secondes, il s'offre l'opportunité de la contempler, dans ses yeux se perdre durant un instant volé. Parce qu'il a besoin de ça pour se sentir en sécurité, loin de ce passé brisé qu'il est allé visiter. Bourde monumentale aux conséquences brutales, de celles qu'ils vont s'ancrer dans les ténèbres de son âme pour finalement remonter lorsque le climat de ses esprits se fera glacial.

Et tandis qu'il se perd, tandis qu'il laisse ses songes l'envahir, il en ressent de nouveau la présence de Joan contre lui se trahir. Parce que l'une de ses mains s'est abandonné sur la sienne, parce que l'une de ses mains est venue quérir un minimum de présence de sa part. Bordel ça n'est pas lui et il le sait, Ronnie commence à s'en rendre compte. Et pourtant, s'il est bien une personne qui puisse voir ce visage, elle réside en cet instant même devant lui, à l'écoute, inquiète, peut-être même un peu trop. « Je suis allée voir ma mère, aujourd'hui. Une petite pause tandis que l'azur de son regard s'est encore défilé, là, sur le sol il s'est arrêté avant de remonter, dans le regard de Joan comprendre qu'il n'a pas tout détaillé, toujours autant paumé que lorsqu'elle ouvrait la porte, un peu plus tôt, avant qu'il ne pense à s'échapper. Ma mère biologique, celle qu'est en psychiatrie. » Il ose, vient faire entendre ces mots qu'il n'apprécie pourtant pas. Parce qu'il se souvient de quelques choses, tout de même. Parce qu'il se souvient de la manière dont elle savait être douce, à leur écoute. Parce qu'il se souvient de tout ce qu'elle aurait pu faire pour les protéger, avant de ne même pas se rendre compte de ce qui leur est arrivé. Elle ne le saura probablement jamais ; grand bien lui fasse, à cette pauvre femme. Il soupire alors, passe une main hâtive contre ses yeux comme pour en éloigner la légère tristesse qu'il ressent pour celle dont il parle, celle qui n'apprendra jamais ô combien lui – en tout cas – s'en sort bien assez. Par lui-même, du mieux qu'il peut, mais de la manière dont il aurait pu le souhaiter. Ses parents adoptifs lui ayant tant donné. « Je ne sais pas vraiment pourtant je continue d'y aller. Je sais même pas si elle me reconnaît vraiment et c'est ça qui, dans le fond, est un peu bizarre. Tout est bizarre maintenant, tout est bizarre depuis longtemps en fait mais davantage dans ces moments. » Qu'il laisse lui échapper, qu'il vient confier tandis que ses mots rejoignent l'espace qu'ils sont en train d'animer, puis le feu qui continue de se consumer. « Je ne voulais pas te déranger, j'avais seulement besoin... d'autre chose en sortant de là-bas. D'autre chose que ce que j'aurais pu faire d'ordinaire en fait, si tu vois ce que je veux dire. » Un faible trait de honte qui vient se glisser le long de son faciès qui, de nouveau, de son regard se défait. Ronnie vient perdre sa main libre contre la cascade blonde de sa chienne, caressant comme pour faire passer une nervosité à laquelle il n'est pas habitué. Ça, tout en serrant la petite main qu'il garde encore entre ses doigts. Et, finalement, c'est un sourire triste qui s'affiche, quelque-chose qu'on ne pourrait pas croire sur lui aussi réaliste. Il est des bas qu'on ne lui connaît pas et Joan, malgré elle, en découvre une des plus profondes abysses qui y soient.     
 

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